Carnet de voyage

Youpi: Australie...nous voici !!!!!

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Dernière étape postée il y a 1 jour
6 mois avec Sydney pour pied-à-terre et autant de temps pour découvrir cette terre australe en plein été en famille! 💖🇦🇺👨‍👩‍👧‍👧👍😉🐨☀️🌏
Du 8 octobre 2018 au 25 mars 2019
169 jours
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Publié le 7 octobre 2018

Lili et Juju ont presque terminé leurs valises!

Départ demain!

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Publié le 8 octobre 2018

Notre Ami Tibô nous laisse au passage sécurité de cet aéroport suisse assez rutilant, après un sympathique trajet en voiture jusque-là et quelques frayeurs à l’enregistrement des bagages avec le passeport de notre Lili! Ouf, tout va bien et ça repart avec une barre de Toblerone🍫.

En ce moment-même, nous écrivons nos aventures du jour en regardant les avions décoller: c’est toujours spectaculaire!

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Publié le 11 octobre 2018

Courte escale à Singapour, ville-Etat du sud de la Malaisie dont nous n’avons vu que l’aéroport, pour faire le plein. En arrière-plan, l’avion dans lequel nous avons ré-embarqué pour un autre 7h de vol après les 11h45 qui nous avaient menés jusque-là. Au premier plan bien sûr, nos deux chouettes🦉🧡!

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Sydney, enfin ! L’émotion nous étreint à l’aterrissage très matinal de mercredi. Nous sommes « fatigués mais heureux » d’arriver et de rencontrer David qui nous hébergera 5 jours durant avec sa compagne Kate, sous la formule très répandue ici du « couch surfing » qui consiste à accueillir chez soi gratuitement des gens pour une courte durée.

Nos deux premiers jours se résument à de longues balades au bord de l'océan Pacifique et la découverte des environs, cafés à emporter à la main, à nos premières régalades de sushis qui alternent avec de bons moments passés chez nos hôtes à discuter, nous reposer et faire des siestes salvatrices: le décalage horaire fait mal!

Quelques commentaires en vrac:

  • Contre toute attente il pleut et le vent venu des terres antarctiques rafraîchit l’atmosphère: nous ne sommes pas équipés!!! Où est le soleil brûlant que nous redoutions?!
  • La faune locale est passionnante: opposums, cacatoès et inséparables multicolores jalonnent nos promenades et nous étonnent encore. Pour le moment, pas de bestiole effrayante en vue...
  • C’est décidément le pays du surf! Jacky ne s’y est pas encore mis... c’est étonnant!
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Publié le 13 octobre 2018

Grande aventure vendredi matin puisque nous sommes partis à l’assaut du coeur de Sydney. C’est donc frais, dispos et très enthousiastes que nous prîmes le ferry à partir du port de Manly, le petit quartier où nous résidons depuis notre arrivée au nord de la ville. Après 40 minutes de navigation houleuse, venteuse et rafraichissante, nous accostons à Circular Quay, point de rencontre névralgique de bateaux de tous acabits, trains et bus, à deux pas du célèbre opéra dont nous connaissons tous l’architecture semblable à une voile ou un coquillage, c’est au choix. Ce monument côtoie Harbour bridge que vous découvrez aussi sur les photos et les gratte-ciel aux reflets gris argent de ce jour de pluie.

Ce lieu hautement touristique attire une foule hétéroclite et frétillante que nous quittons après une agréable flânerie pour rejoindre le Garvan Institute où s’amusera un peu Jacky lors de notre séjour. Nous passons pour cela par le pur centre ville où nous traversons le quartier des affaires, le jardin botanique royal dont la végétation luxuriante nous enveloppe littéralement et où les ibis locaux nous emboitent le pas, longeons la cathédrale Sainte-Marie que nous prendrons le temps de visiter un autre jour et Hyde park, qui offre aux nombreux sportifs un bel espace de verdure ombragé pour vaquer à leur activité.

Bien entendu nos kilomètres de marche ont été récompensés par de nouveaux sushis au déjeuner et un roulé à la cannelle hongrois pour le gouter (Kürtosch), devant lequel vous voyez Lili se pourlécher les babines.

Retour tardif dans notre paisible maison où nous accueillent toujours avec beaucoup d’entrain Tinker Bell le chat et Scupper la chienne, dont raffollent nos deux têtes blondes.

Pour le plaisir, un cliché de la piscine naturelle - elles sont nombreuses par ici- à côté de laquelle nous passons chaque jour et où nous plongerons à la première occasion!

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Publié le 13 octobre 2018

Nous venons de passer une journée ensoleillée entrecoupée de nombreuses, courtes et intenses averses, mais néanmoins très agréable, au bord de l'océan, à prendre le temps de vivre, profiter de l’atmosphère indescriptible qui règne ici, à observer les gens faire toutes sortes de sports de plage et d’eau, à longer le Pacifique décidément très agité ces temps-ci, mais d’autant plus beau, à prendre le soleil et respirer l’air marin, à nous regaler de thé chai, chocolats chauds et autres fish&chips renommés du coin.

Un samedi qui ressemble à un dimanche pas tout à fait comme à la maison, puisque les filles ont nourri un joyeux et gourmand groupe de cacatoès et que nous avons vu de près notre premier Water dragon, que vous découvrez ci-dessus. Quand je rentre, je nous achète un petit reptile!

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Publié le 16 octobre 2018
  • Dimanche nous avons investigué du côté du vieux quartier des Rocks - du nom du promontoire rocheux attribué aux premiers forçats pour y bâtir leur abri - où l’on est tombé rapidement au sortir du ferry, sur un foodmarket proposant une ribambelle de petits plats à emporter venus d’ailleurs: nous n’avons pas résisté aux pancakes japonais frits aux légumes, mais n’avons pas cédé à la proposition de menu typiquement australien que vous verrez sur la photo😉
  • Ragaillardis par ce repas, nous avons longé des quais interminables dont les gigantesques entrepôts ont été parfois réaménagés en «appartement ultra-tendance» et parfois laissés à l’abandon. J’ai assez aimé cette partie très industrielle de la balade qui nous a fait traverser de grands espaces verts au bord de l’eau et accéder finalement à Darling Harbour, une vaste zone piétonnière de quais-promenade qui regorge de skyscapers tout en vitres, innombrables restaurants et cafés, attractions et shopping centers en tous genres. Je ne suis pas du tout adepte de ce côté « société des loisirs » à outrance qui fait un peu toc... mais il faut avouer que l’ensembe « a de la gueule ».
  • Tout à côté il y a paraît-il un fabuleux fish market et Chinatown, mais ce sera pour une prochaine fois!
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oct

Je n'en reviens pas de publier ces photos-ci de lundi, alors que je pourrais poster une vidéo de baleine à bosse fendant des flots tumultueux, une autre d’un échidné à nez court - mammifère entre le porc-épic et le hérisson - fourrageant dans la terre, celle d’un impressionnant lézard « blue tongue » dans de hautes herbes sèches et enfin une dernière montrant un « water dragon » courant sur un ponton de bois. Mais notre fascination fut telle que j’ai fait des films bien trop longs et par conséquent bien trop lourds! Les seuls animaux que nous n’ayons pas croisés ce jour-là sont les « bandicoots », pourtant communs ici et si nombreux, qu’on demande la plus grande prudence aux automobilistes, comme vous le voyez sur l’une des photos.

Randonnée pleine de surprises donc, sur un parcours à la fois très sauvage et aménagé par endroits, en bordure d’une péninsule magnifique au nord de Sydney et au départ de notre actuel quartier. Jalonnés de petites plages au fond de criques discrètes et charmantes, de zones de forêt humide et de belvédères qui offrent tantôt une vue sur le plein océan et ses falaises, tantôt sur le downtown au loin, ces 20 kilomètres ont été un bonheur continu partagé avec mes filles, tandis que Jacky, que nous avons retrouvé après une pause-café désormais quotidienne et l’observation attentive et amusée d’un cours de surf, en était à son premier jour de travail.

C’est bientôt notre tour de reprendre l’école un peu plus sérieusement d’ailleurs!

19
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Une première étape s’est achevée pour nous samedi dernier lorsque nous avons quitté nos chers hôtes et le vivant quartier de Manly pour rejoindre celui de Vaucluse, à 15 minutes en ferry de là, sur une autre péninsule très escarpée qui lui fait face. A l’ouest de cet isthme, c’est une anse turquoise qui regarde Sydney, à l’est un vide vertigineux, « The Gap », formé par une paroi abrupte où viennent se briser les vagues puissantes. Le chemin côtier que nous rallions de la maison mène a «South head», à l’extrémité de cette bande de terre qui semble être aussi le bout du monde... On passe pour l’atteindre par deux petites plages idylliques et le phare Hornby, tout rayé de rouge et de blanc, qui s’impose et brave fièrement le large. J’adore les phares. Et cet endroit.

Notre lumineux appartement se situe à deux pas du littoral et ses falaises, en bordure du parc Christison qui voit à toute heure de la journée de nombreux coureurs et autres innombrables chiens qui semblent perpétuellement en promenade. Les filles et moi y faisons désormais régulièrement un footing et continuons de visiter les maritimes alentours. Le soir, depuis nos fenêtres, nous voyons d’un côté les buildings illuminés du « downtown » et de l’autre côté, la lumière du Macquarie lightouse, premier phare australien érigé en 1818, tournoyant inlassablement dès le coucher du soleil. Il est majestueux, d’un blanc immaculé, et se dresse là en repère immuable et déterminé.

Nous avons également repris assidûment l’école à la maison, ce qui est plaisant et confortable, mais c’est un métier qui ne s’improvise pas! J’essaye de faire au mieux avec le précieux concours des enseignants, Monsieur Huck et Madame Guyenot, que je tiens à remercier ici pour leur implication et leur enthousiasme! Grâce à eux, à nos moments d’échanges « en live », cette aventure est aussi celle de leurs classes et de l’école tout entière! Thanks a lot! Vielen Dank!

Cette semaine, Jacky a commencé à travailler. Il nous quitte chaque matin, juché sur le vélo que David a eu la gentillesse de lui prêter pour six mois. Les australiens nous paraissent décidément très sympathiques, comme en témoignent nos expériences jusqu’ici. Il y a quelques jours par exemple, sous une pluie battante, quatre dames âgées se retrouvant pour leur balade hebdomadaire nous ont vues, les filles et moi, tenter de nous repérer dans les dédales de ruelles emberlificotées et nous ont guidé, n'hésitant pas pour cela à faire un large détour. Avec le sourire! Plus tard dans la semaine, bien chargés au sortir du supermarché «Colse», une dame nous prit semble-t-il en pitié et proposa de nous ramener en voiture. Simplicité, altérité et bienveillance caractérisent les australiens qui se targuent d’ailleurs de vivre harmonieusement ensemble dans des villes où un certain nombre d'ethnies se côtoient.

Autres petites considérations du moment: il n’est pas rare de croiser les gens allant nus pieds; les habitants de Sydney s’adonnent aux sports nautiques à l’aube avant d’aller travailler; il est difficile de s’accommoder aux véhicules qui roulent à gauche et de soi-même s’astreindre à marcher de l’autre côté (Jacky peine à vélo!); ici on peut laisser dans la rue sa bicyclette sans cadenas et sans craindre de se la faire dérober ; le soleil est brûlant, redoutable lorsqu’il nous darde de ses puissants rayons et l'humidité est pénétrante; nous avons vu notre premier kookaburra, un martin-chasseur australien qui ressemble à un martin-pêcheur et dont le chant nous impose le réveil; la végétation est chatoyante, luxuriante, saisissante et les fleurs du printemps commencent à apparaitre; les racines des arbres sont tortueuses et monumentales; la vie est dispendieuse; la vie est belle!

Un nouveau week-end s’annonce, nous sommes impatients de le vivre car nous le savons plein de surprises!

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Publié le 24 octobre 2018

En « préambule visuel », vous découvrez une photo de la bâtisse en briques dont le premier étage nous sert actuellement de logement, flanquée du cliché d’un pélican rencontré sur la plage de Watson’s bay tôt samedi matin, avant de reprendre le ferry et déambuler sur un marché aux puces. Nous avons dejeuné au bord de l’eau en dégustant avec plaisir de savoureux plats asiatiques à emporter (take away).

Dimanche, après un vigoureux footing et une première séance de natation pour Jacky dans un océan très frais, nous sommes allés passer du temps à Bondi beach (prononcez Bondaï je vous prie), la plage la plus renommée du coin, en pleine city. « Sydneyenne » au possible et internationale à la fois, jeune et rebelle, familiale et reposante, tendance et éprise de liberté, ce sont des centaines de surfers, torses nus et tatoués, des joueurs de beach volley motivés, des jeunes filles aux maillots de bain souvent très échancrés, des joueurs de ukulélé, cannabis au bord des lèvres, des parents et leurs progénitures venus pique-niquer ou des actifs de retour du travail qui s’y retrouvent inlassablement. Vous l’aurez compris, Bondi est cosmopolite et son Iceberg Club, gigantesque piscine d’eau de mer qui surplombe la plage et l’océan, fait office de centre de natation créé en 1929, mais aussi de restaurant et de salle de concert; le 1er dimanche de juin, au début de l’hiver, ses membres se jettent a l’eau, munis de lourds blocs de glace, pour défier le froid. Ils sont fous ces australiens 😉...

Ce week-end a débuté sur le littoral escarpé qui mène de Bondi plage à celle de Tamarama, une exposition de 100 sculptures dont vous verrez les rares spécimens que j’ai appréciés. Elle occupera le front de mer 3 semaines durant, attirant chaque année des millions de visiteurs. Si j’aime l’art qui s’insinue dans la nature, je ne suis pas une grande amatrice de ce parcours et suivre la foule a la queue-leu-leu (par la gauche😉) sous un soleil de plomb n’était pas de nature à faire déborder notre enthousiasme (Jacky : comme je relis et corrige les textes d’Audrey, je corrige ici : « l’enthousiasme d’Audrey »). Nous nous sommes réfugiés dans des coins ombragés et avons terminé notre après-midi par une crème glacée qui illuminât le sourire de Lili et de Juliette.

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Publié le 3 novembre 2018

Bonjour à tous! Après une petite pause dans la rédaction, nous revoici! Sans transition, je vous invite à consulter les deux vidéos suivantes en cliquant simplement sur les liens, et ensuite je vous raconte 😉🐳!!!

https://drive.google.com/file/d/1iP1c4VqA-CSx42ajDaozNC7WJHcma0nU/view?usp=drivesdk

https://drive.google.com/file/d/10NDgl3tEi3qPFtoQwQgYZNsB2KPPJsBg/view?usp=drivesdk

Nous sommes donc allés voir les baleines qui nous ont bel et bien fait la grâce de leur majestueuse présence et de leur joyeuse activité ce jour-là! Nous avons passé un long moment en compagnie d’une famille de deux adultes et deux baleineaux qui batifolaient tout à côté du bateau, non loin des côtes, avant de prendre le large. Nous avons fait un bout de chemin avec elles, deux heures durant, et voici un petit florilège de nos spectaculaires observations: d’énormes et parfaites queues noires et blanches surgissaient pour replonger harmonieusement plus en profondeur; les baleineaux aériens, qui paraissaient réellement s’amuser comme de jeunes enfants, s’élançaient hors de l’eau à la verticale et avec une belle amplitude; les nageoires fines et longilignes des quatre baleines venaient sans cesse frapper la surface de l’eau dans un claquement sourd, sec et inoubliable, tandis qu’elles se retournaient, laissant apparaître tantôt leur dos arrondi, noir et luisant doté d’un aileron, tantôt leur ventre et leur poitrail blancs, lourds et imposants; la tête tuberculeuse des adultes s’élevait parfois, nous permettant de distinguer jusqu’à leur doux oeil semblant nous scruter de façon bienveillante et espiègle; elles émettaient souvent un son qui s’apparentait à un ronflement ou un soupir, et celui, si caractéristique et qui chantera également longtemps à ńos oreilles, de l’eau et l’air violemment projetés par leur évent et retombant en un « splash » visible et reconnaissable de loin. Enfin, pour parachever ce ballet déjà improbable, quelques dauphins se sont joints à la fête à la proue du bateau, pour nager ensuite autour de notre embarcation en émoi et bouche bée. D’une grâce et d’un enjouement qui font toucher du doigt la plénitude.

Ce que nous avons appris par le spécialiste à bord: les baleines à bosse sortent généralement toutes les 4 à 7 minutes de l’eau pour respirer (la projection peut atteindre 3 mètres de hauteur), mais certaines tiennent jusqu’à 20 minutes; ces mammifères vivent entre 30 et 50 ans, peuvent peser 40 tonnes - la maman étant la plus grosse de la famille - et atteindre 15 mètres de long; parties des côtes nord-est de l’Australie, celles qui sont observables depuis Sydney de mai à novembre, rejoignent l’Antarctique où elles se nourrissent de poissons et crustacés après un voyage de parfois 10000 kilomètres à jeun. C’est là également, en hiver, que les femelles donnent naissance à leur progéniture avant de rejoindre pour l’été les mers tropicales plus chaudes. Lors de cette nouvelle migration, elles nourriront très abondamment leur petit d’un lait dont la consistance se rapproche de celle du dentifrice, afin que le baleineau puisse aisément l’ingurgiter sans qu’il ne se dilue dans l’eau; il y a 80 ans, les baleines n’étaient plus observables dans ce secteur à cause de la chasse, mais c’est chose révolue désormais et elles ont pu se reproduire en grand nombre.

C’est tout pour l’aspect scientifique de cet article et pour clore, un seul mot me vient à l’esprit: ENORME, dans tous les sens du terme!

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Publié le 3 novembre 2018

Et voici en images un petit condensé de nos deux semaines qui viennent de s’écouler, à Sydney toujours 📸🤩!

🌸🌿 Entre nature et culture 🌃🎨
💚 Nos moments, nos endroits préférés, nos balades, un yum cha à Chinatown, l’attente récurrente du buuuuus et... HALLOWEEN!!! 🧟‍♂️...
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Publié le 3 novembre 2018
Sur une des photos, les filles portent leur nouveau "vetsuit", tenue de natation et/ou surf pour résister au froid de l'océan... 


Hier, Juliette, Lili et moi (Jacky) avons finalement testé la très connue Bondi Iceberg pool (https://icebergs.com.au), une institution à Sydney depuis 1929 (comme le disait Audrey) et localisée sur la pointe sud de Bondi Beach. Pour la petite histoire, cette piscine est née de l’initiative de sauveteurs qui voulaient préserver leur forme athlétique pendant l’hiver. Cette piscine sera la piscine où auront lieu les cours de perfectionnement à la natation que prendront les filles à partir de Mardi. Remplie d’eau de mer et vidangée/remplie tous les jeudis, elle offre une vue imprenable sur Bondi Beach, accueille une population éclectique de nageurs aguerris et amateurs, body-buildés ou non, bronzés ou pas, mais tous tolérants (...). Certains se laissent ensuite tenter par une séance en océan, car une petite porte y mène naturellement. Pour info, nager ici dans une piscine est quasiment impensable pour un australian-born – rien de mieux que l’océan ! D’ailleurs, une doctorante de mon labo, Kendelle (!), nage régulièrement dans l’océan, tous les matins, à 6h (un classique pour un australien - et m’y convie) et m’a conté l’autre jour avoir croisé, en tout quiétude, un requin...(Grey Nurse, espèce protégée ici !). Nous avons ensuite fini la journée sur notre plage préférée, Camp Cove, bien fournie en ce samedi (>30°C) que nous avons du mal à « ne pas visiter chaque jour ». On y voit les filles devant Camp Cove Kiosk, un joli petit café de plage où l'on peut déguster jus d'oranges pressées, limonades maison, et autres smooooooothies dont le délicieux "Detox Smoothie", à base de spiruline, myrtilles, bananes, coriande, etc...miam.

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Publié le 6 novembre 2018

Le dimanche 4 novembre, nous sommes allés au Taronga zoo, magnifiquement situé et aussi très ombragé. Nous avons commencé par le panda roux - pour la petite histoire, « PANDA » 🐼veut dire "manger du bambou" et les bébés pandas naissent aveugles et sourds. Peu après, nous avons continué sur un beau chemin où nous avons vu une sorte de simulateur de vol: nous sommes dans un faux avion où nous avons l’impression d’atterrir à Sumatra (en Indonésie), une belle île où les tigres sont menacés car leur territoire rétrécit sans cesse en raison de la déforestation et des plantations. C’est un animal qui souffre aussi de la chasse illégale (le braconnage). Ensuite nous sommes allés voir les éléphants d’Asie (ils sont plus petits que les éléphants d’Afrique et n’ont pas de défenses). Peu après, nous sommes allés voir les girafes, ces animaux m’ont beaucoup marquée; après ça, nous avons dégusté un délicieux pique-nique (préparé par maman), ce qui nous a redonné de l’énergie pour l’après-midi. Dans le zoo il y avait des dinosaures très réalistes (ils bougaient et poussaient des cris), nous sommes allés rendre visite aux échidnés (des hérissons locaux à long nez), là nous avons vu notre premier KOALA 🐨!!! Ils dorment 20h/24h, le reste du temps ils se goinfrent d’eucalyptus qui est difficile à digérer, voilà pourquoi ils sont tout le temps assoupis. Puis nous sommes passés aux reptiles et au KANGOUROUS: ils sont petits par rapport à ce que j’imaginais, mais très beaux quand même. Nous avons fini par la zone aquatique où il y avait des petits pingouins toujours naturellement présents sur les côtes de Sydney.

J’ai beaucoup aimé cette journée!!!

Regardez correctement la photo du kangourou: vous trouverez quelque chose de bien mignon!
Voici la majestueuse tigresse de Sumatra (à gauche, pas celle de droite...😉)! 
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Publié le 6 novembre 2018

Le dimanche 4 novembre, nous sommes allés à Taronga zoo et nous avons vu plein d’animaux: un tigre, des girafes, des éléphants, des pandas roux 🐼, des phoques et surtout nos premiers KANGOUROUS ET NOS PREMIERS KOALA 🐨 !!! ( « panda » signifie manger des banbous !!!). Il y avait un moment où nous sommes allés dans une espèce de simulateur de vol qui nous faisait croire qu’on était dans un avion qui nous emmenait à Sumatra (entre l’Asie et l’Australie: l’Indonésie). À ce moment-là, nous avons vu un tigre (une femelle), c’était rigolo parce qu’on voyait l’opéra et la mer quand on regardait à gauche !!!

Regardez bien: les kangourous sont juste derrière moi! 

Petites informations sur les koalas et les pandas roux:

Les koalas dorment 20h/24h, c’est rigolo ce n’est pas pareil que chez les humains, les koalas grandissent dans la poche de leur maman et les pandas roux naissent aveugles et sourds !!!

J’ai adoré cette sortie, j’espère que ceux qui liront ce texte l’aimeront bien !!!

C’est mon animal préféré ! J’ai adoré en voir!  
10
nov
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La semaine passée a été marquée par deux petits évènements : les filles prennent désormais des cours de natation au Bondi Iceberg Club pour perfectionner leur technique, avant de pouvoir se lancer dans des leçons de surf dont Jacky se délecte déjà!

Lili et Juliette n’étaient pas rassurées par ce double défi de devoir affronter l’anglais et nager aux côtés de petits australiens nés les palmes aux pieds, mais elles s’en sont bien sorties. Quant à Jacky, quel challenge sportif craindrait-il au juste?!? Il a pour projet de bientôt partager son expérience avec vous, mais je poste tout de même quelques photos de ses premiers pas planche à la main, et d’autres du petit butin de coquillage et étoiles de mer des filles.

Pour finir, deux vidéos de compères sauteurs qui viennent compléter les articles de Lili et Juliette sur notre sortie au zoo. Je concède d’ailleurs que cette visite pour y voir kangourous et koalas est un comble, mais nous n’y tenions plus! Il nous fallait des preuves! A propos de bébêtes, Jacky a dû sauvagement assassiner notre première araignée assez géante (« huntsman » pour les curieux) qui s'était nonchalamment introduite dans notre chambre, à coups de chaussure... je vous dispense de la photo et vous dis à bientôt !

https://drive.google.com/file/d/1nPpvQdCJb-veIbSfc4ISUEIbGU7cGcFQ/view?usp=drivesdk

https://drive.google.com/file/d/1TEHvtrVkPE4YwtbqEYuS-1JtLSPdwiO2/view?usp=drivesdk

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nov
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Publié le 25 novembre 2018

Je vais tenter de vous raconter en détail ma journée d’anniversaire!

Le matin, papa est parti travailler et nous avons dégusté un copieux petit-déjeuner. Après ça nous avons un peu travaillé pour une rédaction en allemand puis nous sommes allées chercher mes CUP CAKES qu’une serveuse du café avait preparés exclusivement pour nous. Quand nous sommes rentrées nous avons commencé par contempler les gâteaux, puis nous les avons posés au frais. Quand papa est enfin rentré manger (après de longues minutes) nous avons mangé le repas, puis nous avons commencé à manger les CUP CAKES (j’avais l’impression de mordre dans un nuage, quand j’ai mordu dans le glaçage) ils étaient délicieux!!! Ensuite nous sommes allés au cours de natation à Bondi, tout s’est très bien passé : le froid habituel de l’eau ( personnellement j’ai l’impression, en sortant, que la température de mon corps a baissé de 3°). Après ça, nous sommes partis, en bus, au SUCHIGOI (restaurant japonais du coin) manger toute sortes de sushis. J’ai mangé beaucoup sashimis de saumon/thon et de sushis, puis nous avons fini la journée avec une bonne glace (j’ai pris cookie avec du caramel) que nous avons dégustée au bord de la mer! Nous avons passé une très bonne journée comme d’habitude!!!

*~ SUPER JOURNÉE POUR MON ANNIVERSAIRE ~*


Alors, ce n’était pas prévu mais je vais aussi vous raconter mon inoubliable CADEAU🎁!!!

Nous sommes allés à l’AQUARIUM DE SYDNEY ( il s’appelle sea⭐life )!!! Nous avons vu beaucoup de sortes différentes de poissons, étoiles de mer, requins, méduses... vous trouverez les photos ci-dessous:

requin, méduse, étoile, tortue...voyez-vous Dory?
La belle raie
3
déc
3
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Publié le 3 décembre 2018

C’est depuis le vol NZ112 pour Auckland que je vous écris ces nouvelles lignes.

Depuis la fois dernière, nous avons déménagé vers le sud, toujours sur la côte est de Sydney et toujours au bord de cet océan que nous ne voulons plus quitter. Nous sommes désormais bien installés dans la ville et aimons notre agréable train-train, nos petites habitudes australiennes, ce quotidien qui fleure bon la douceur de vivre.

Nous faisons parfois l’école dans des sites insolites comme une cabane improvisée au fond d’une crique ou sous un promontoire de pierre de sable qui surplombe le Pacifique. Nous nous promenons chaque jour, partons à la découverte de nouveaux endroits où foulons nos chemins préférés; faisons toujours nos footings entre filles ou en famille et adoptons ainsi le rythme sportif local; profitons des quartiers où nous habitons sans plus trop nous en éloigner et fréquentons encore assidûment leurs jolis petits cafés - un art de vivre ici! - où Jacky commandera son sempiternel long black et où Lili et Juliette se régaleront de délicieux bananabreads ou carrot cakes au glaçage onctueux et citronné: autant de saveurs qui nous replongent inévitablement à Vancouver, tout comme Sydney toute entière d’ailleurs. Nous faisons un bond de 10 ans en arrière par le biais de cette nouvelle aventure, mais aujourd’hui les filles sont là, et ce voyage à une toute autre saveur, lui aussi! Quant à notre régime gastronomique, notre coeur balance toujours entre le petit indien du coin ou le sushi du secteur, voire le diététique fish&ships à emporter... yummi!!!

J’en parlais déjà dans un des premiers articles. Ici, j’ai un coup de coeur pour les piscines naturelles d'eau de mer; elles apparaissent toujours par surprise ça et là, sauvages et salées, discrètes ou aménagées, accolées à l’océan et remuant à son rythme. C’est dans ces ocean pools que nous nous baignons le plus souvent ces derniers temps, car la chaleur s’installe tout doucement, adoucie heureusement par le vent presque incessant. L’été arrive avec ses buissons en fleurs et ce sont des rues arborées toute violettes qui nous apparaissent et de grosses fleurs jaunes, roses, oranges et rouges s'épanouissent partout. Les cours de natation et de surf continuent eux aussi, Noël s’en vient avec ses décorations d’un kitsch anglais ravissant et son lot de fraises, framboises et mûres sur les étals. C’est si... exotique et délicieusement anachronique!

Telle est l’ambiance festive et relaxe du moment à Sydney, avec toutefois une petite alerte météorologique il y a quelques jours: un dust storm, littéralement «tempête de poussière » devant sévir à Sydney, mais en dehors de quelques bourrasques et d’un ciel mordoré, rien à signaler: dommage.

Nous allons atterrir: je sens qu’on va tomber en Amour.

Kite wawe koe ("A bientôt", en langue maorie).

3
déc
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Publié le 17 décembre 2018

L’arrivée à Auckland, ville du nord de l'île du nord, est pluvieuse mais chaleureuse, après un vol de 3 heures par une compagnie colorée, des vêtements fleuris de l'équipage jusqu’aux rideaux de hublots turquoises et néons tamisés mauves de l’habitacle, en passant par les murs des salles d’eau empapillonnés ou ennuagés et le sourire halé des hôtesses qui vous disent bonjour en maori à l’entrée dans l’avion, dont la carrosserie, élégamment tatouée suivant la tradition autochtone, fait rêver...! C’est déjà toute une histoire avant d’atterrir.

Une petite navette dans laquelle l’ambiance était à la rigolade, nous conduit à l’hôtel. Le lendemain, Jacky donne une conférence pendant que les filles et moi flânons dans cette ville qui mêle elle aussi les hauts immeubles modernes et les bâtiments plus anciens de style classique, souvent victorien. Nous passons par le port et l’hypercentre, les places sont jolies, les parcs aussi, mais il est temps de partir récupérer notre campervan pour notre roadtrip de 12 jours. Youpi, c’est un Jucy!

Petite info rigolote: les néo-zélandais se font surnommer « Kiwis » car c’est seulement sur ce petit bout de planète que l’on trouve ces oiseaux-là!

5
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Une fois Jucy récupéré(e), nous voilà, sans attendre et sans perdre de temps, en route vers le sud. Les premiers kilomètres, à gauche de la route et à droite de la voiture, se passent plutôt paisiblement dans notre Toyota Hiace (une révélation pour nous) et on quitte rapidement la banlieue d’Auckland pour s’embarquer sur les routes sinueuses du centre de l’île, en direction de Hamilton. Un petit détour par l’épicerie du coin, pour acheter de quoi manger dans la soirée, nous permet de rencontrer nos premiers autochtones, les Maori, qui nous demandent si nous venons de Tahiti. Notre teint hâlé nous joue des tours ;-).

Après quelques minutes de débat, la décision est prise : la première étape sera Hobbiton, un des lieux mythiques de la Nouvelle-Zélande. En effet, c’est là qu’ont été tournées les trilogies “Le Seigneur des Anneaux” et “Le Hobbit”. La route qui mène à Matamata nous fait rapidement comprendre ce qui a convaincu Peter Jackson (alors en Hélicoptère, en septembre 1998) d’y tourner l’adaptation cinématographique de l’oeuvre de Tolkien.

Paysages de collines sans fin, aux courbes douces et vertes, parsemées d’arbres qui s’élèvent avec grâce. Les routes sinueuses et étroites nous mènent vers la ferme d’élevage de la famille Alexandre, à qui appartient la totalité du site de tournage.

La première nuit en Freedom Camping et l'arrivée sur le site de tournage 

Après une nuit en Freedom Camping, perdus dans ce décor de rêve, nous nous levons de bonne heure pour être les premiers sur le site. Un bus nous mène à travers le domaine fermé au public vers un site reculé où le tournage a eu lieu il y a quelques années. Le site est magnifique, niché dans un creux de colline, et nous donne rapidement l’impression de plonger dans un véritable village de Hobbits.

Sunny, notre guide ! 

Sunny (notre guide bien néo-zelandais) nous apprend, à la volée, que les différents trous de Hobbits ont été construits à différentes échelles pour s’adapter à la taille des personnages et leur donner leur apparence petite, mais également pour permettre de les reconstruire en studio et ainsi permettre de filmer des plan de raccord. Le parcours nous permet de visiter, trou après trou, la quasi-totalité de ce village fictif, mais si réaliste qu’on se prend rapidement pour un petit Hobbit.

On découvre le magnifique arbre, situé au-dessus de Cul-de-Sac, la maison de Bilbo et Frodo, pour les puristes. Cet arbre a la particularité d’être totalement artificiel, souhait du “crazy” (selon Sunny) Peter Jackson, fait d’acier et de silicone, mais surtout créé à partir d’un moulage de vrai chêne et de 200 000 fausses feuilles en plastique importées de...Taiwan. Bluffant.

Sunny nous énumère les nombreux caprices et souhaits de P.Jackson pour rester fidèle à l’oeuvre de Tolkien, comme ces autres arbres qui sont en réalité des pommiers, dépouillés de leurs feuilles qui seront remplacées par des feuilles de prunier pour donner l’impression d’arbre à prunes, à l’échelle des Hobbits.

Mais aussi ces flancs de colline entiers, refaçonnés pour n’apparaître que 4 à 6 secondes par film.

La visite de 2h se finit dans une ambiance presque festive, au Dragon Vert, où l’on est invités à déguster une bière locale (une Ale Ambrée) ainsi qu’une Ginger Beer pour les enfants. Les boiseries magnifiques ont été confectionnées à partir de Macrocarpa (cyprès), bois souvent utilisé par les Maoris pour confectionner leurs totems.

A noter, sans ordre d’importance que :

- les travaux colossaux de terrassement, à l’origine du site, ont été réalisés par l’armée néo-zélandaise

- 39 trous de Hobbits y ont été construits

- La première version a été construite pour le “Seigneur des Anneaux”, en 1999, puis reconstruite pour la trilogie du Hobbit, en 2009.

- Le tournage de la première trilogie n’a duré que 3 mois, la seconde trilogie, 12 jours.


De retour à notre Van (se dit Veennne en australien) Jucy, en fin de matinée, une odeur de soufre nous guide vers le Parc National de Wai-o-Tapu (eaux sacrées en Maori) pour découvrir ce magnifique site géothermique, à environ 30 km au sud-est de Rotorua et 50 km au nord-est de Taupo. L’excitation nous gagne car c’est le seul site au monde de ce genre, avec le Parc Yellowstone (que nous avions également visité lors de notre séjour à Vancouver).

5
déc
5
déc
Publié le 18 décembre 2018

Des Hobbits plein la tête, nous prenons donc la route vers la zone volcanique de Taupo. La vitesse de croisière de notre Jucy (70 km/h) nous permet de plonger dans les profondeurs de l’origine de la Nouvelle-Zélande. Surnommées les Shaky Islands, ou "îles qui tremblent", ces deux îles sont secouées par une activité sismique constante. Située à la croisée de deux plaques tectoniques en collision, les plaques pacifique et indo-australiennes, elle est toujours habitée de volcans dormants ou en activité. Toute une histoire, et un peu l'histoire et le fil conducteur de notre road-trip.

Pour ceux plus enclins à la mythologie...océanienne, Maui, une demi-dieu très populaire, aurait hérité de sa grand-mère Muri-ranga-whenua d'un os maxillaire, qu’il transforma en hameçon magique. Puis, via un appât fait de son sang et sa formidable force, il tira la Nouvelle-Zélande et d’autres îles hors de la mer....

La légende ne donne pas d’explication aux odeurs du site de Taupo...mais, Lili pouvant témoigner, elles mériteraient bien un dieu aussi...(à moins que Taupo....). Bref. Prêts à éviter la foule du site plus populaire de Rotorua, on approche tranquillement de cette zone encore une fois mythique, qui s’étire sur une bande de 250 km de long, ancrée par les volcans Tongariro, Ngauruhoe et Ruapehu. La zone volcanique s’accompagne ainsi de 17 zones hydrothermales, dont deux d’entres elles permettent de couvrir 5% des besoins énergétiques de la Nouvelle-Zélande. Wai-0-Tapu, que d’autres auraient appelé Wai-O-Tupu (oups), sans le oups, est connue sous le nom de Thermal Wonderland. Plus sérieusement, Wai-O-Tapu, qui signifie les eaux sacrées, est un site fantastique que nous avons découvert au cours d’une autre promenade de presque 3h pour clotûrer cette journée sous le signe du trou (de Hobbit) ou de cratère (de soufre).

Les sites les plus connus sont la piscine Champagne, les cratères, la palette de l’artiste, et autres piscines de boue (100°) et geysers. Même si aucun geyser n’a été aperçu en activité, on en a eu plein les yeux, et les narines. En effet, peu s’aventureraient à y allumer une cigarette tant l’odeur environnante de soufre est prenante.

Arrêtons-nous rapidement sur la palette de l’artiste, site phare de la région. Celle-ci est une énorme source chaude où cohabitent ni hobbits, ni seigneurs, mais arsenic, sulfates et autres soufres, carbones et chlorures, pour former une source chaude fumante (La piscine de Champagne) qui, suite à une inclinaison causée par un tremblement de terre, coule à travers la palette au gré de la gravité, et du vent.

Mais outre l’odeur qui a failli emporter notre si (belle et) sensible Lili, sans faire vaciller le Roc (&roll) Juliette, le site se caractérise par l’absence quasi-totale de poissons ou animaux, et par un melting-pot de couleurs magnifiques: du jaune pour le soufre, au vert pour l’arsenic, du violet pour le manganèse, au blanc pour la silice.

Mais aussi l’or, de l’argent, du mercure, qui sont autant de minéraux contenus dans les eaux qui ruissellent à travers le site.

On découvre aussi la maison du diable, cratère formé par l’érosion du soufre, la piscine à huîtres (photo plus haut), le lac Ngakoro, et le bain du diable. On dit que l’intensité du vert de l’eau suit étroitement les niveaux d’arsenic...! Mais la couleur s’explique plutôt par un savant mélange de sels de soufre et de fer.


Avant de perdre complètement Lili, et la tête remplie de couleurs et d’odeurs,

on remonte dans notre Jucy, direction Tongariro Peurk !

On the (gravel) road again ! 
6
déc

La route vers le site volcanique de Tongariro s’avère nuageuse, mais les décors sont sublimes. Les guides évoquent la plus belle randonnée au monde...exciting !

Le décor volcanique de Tongariro Park 

On décide de contourner le parc par la face nord-ouest et de rejoindre le célèbre sentier Alpine Crossing avant la nuit. C’est là qu’on plante Jucy, perdu au milieu d’un décor volcanique aux allures de désert, à flanc de montagne, où peu de végétation haute se développe. On comprend rapidement que la traversée sera complexe. Un chemin de terre (sur lequel nous allons finalement passer une nuit froide et humide), ou Gravel road, de 7 km de long permet de rejoindre un parking limité à 4h...Sachant que la traversée mythique des volcans prend, au bas mot, 6h, je vous laisse imaginer les stratégies à développer pour effectuer cette ballade.

Ici, on se rend compte, après quelques échanges, que tout est mis en place pour dissuader les marcheurs sur cette terre sacrée. A noter que cette terre ancestrale (2630 ha) a été gracieusement offerte au gouvernement par le chef Maori Te Heuheu Tukino IV. La dernière éruption de Tongariro a eu lieu en 1897, et le site entier a été classé “World Heritage Site” tant la population autochtone lui attribue des valeurs culturelles et spirituelles. On comprend un peu mieux la teneur dissuasive de nos discussions avec les locaux, notamment au centre d’information de Chateau-Tongariro. Lors d’une discussion rapide avec une Maori, celle-ci m’informe de la difficulté du sentier (relative) et de me mentionner du décès d’un marcheur le mois précédent...

Le mont Ruapehu, sous les nuages...mais, ce n'est que partie remise.  

Le temps jouant en notre défaveur, nous repartons un peu frustrés et décidons de visiter un atelier de totems, où d’autres Maoris s’adonnent à la sculpture de totems sacrés dans une ambiance musicale et bon enfant. On y apprend notamment que le bois favori est à nouveau le MacroCarpa, mais aussi le Kauri, espèce protégée en Nouvelle-Zélande, qui donne lieu à des arbres gigantesques (>50m) vivant plus de 2000 ans.

La route se poursuit par des lignes droites interminables, mais ô combien splendides, où l’on passe rapidement de ce décor volcanique à un paysage typiquement néo-zélandais où collines aux courbes douces s’entremêlent dans un vert somptueux.

La route vers Wanganui, sur la côte ouest, s’avère sinueuse – mais on ne se lasse pas de ces nombreux lacets où chaque virage révèle un décor toujours plus vert et bluffant. Nous prenons un déjeuner rapide à Wanganui, où l’on apercevra les premiers driftwood, morceaux de bois et grumes entières charriés par les courants marins, sur nos premières plage de sable noir !

On prolonge ensuite et tranquillement notre roadtrip du jour en prenant la direction de...Wellington, capitale de la Nouvelle-Zélande, et profitons d’une route côtière charmante qui nous permet d’apercevoir Kapiti Island.

Le café, un must en Australie & Nouvelle-Zélande - Long Black pour moi, Chai Latte pour Audrey & Hot Chocolate pour les filles
Kapiti Island 

Wellington sera le spot de...la première douche...où nous profitons d’un luxe néo-zélandais, les toilettes et douches de bord de plage, dont la propreté est fascinante...et élisons domicile à Karaka Bay, à l’abri d’un rocher et au bord de l’océan...le rêve.

Happy ! 
7
déc
7
déc

Le réveil sur Karaka Bay est splendide. Soleil perçant les nuages, bruit cyclique des vagues, température agréable...proximité des toilettes et des douches, et d'un café. Je me laisse même aller à un jogging matinal. C'est décidé, on profite du bien-être de cette capitale pour décider si oui, ou non, nous embarquons un Ferry pour Southern Island. Le moment est décisif. La décision qui sera prise, judicieuse.

Karaka bay au réveil 
Petit-déjeuner idyllique 

Le temps de prendre le temps (ah, que c'est bon) et de déguster un petit-déjeuner en bord de mer, on prend la direction du centre-ville. Entre-temps, après quelques discussions intenses et à regret, nous décidons de nous concentrer sur l'île du Nord et, par conséquent, de ne pas prendre le Ferry pour le sud dans la soirée. Cette décision nous permet justement de déguster la très colorée Wellington.

Réputée pour sa culture du café et sa vie nocturne incessante, on l'appréhende sans à priori. Centre politique et haut-lieu culturel de la Nouvelle-Zélande, elle apparait très régulièrement dans les premières places des villes où il fait bon vivre (comme Vancouver et Sydney d'ailleurs...).

Les nombreuses couleurs de Wellington 

Très rapidement, deux choses vont attirer notre attention : le Musée Te Papa, "le lieu des trésors de cette terre", dont le principe fondateur est de représenter au mieux la culture du pays, la culture Maori. Mais, étant férus de café - surtout moi, on opte d'abord pour une visite de Havana Coffee Works, une institution ici. Toute une histoire qui aurait valu une journée entière. On se rend rapidement compte de la culture Coffee qui vibre à Wellington, tout comme à Sydney. Havana Coffee Works est le temple local du café. On y visite, sent, torréfie, distribue, apprécie, sert et vit pour le café (so goood !). Rapidement, à notre arrivée, notre air curieux suscite l'attention et on se laisse embarquer dans une visite toute particulière. On découvre tour à tour machines à torréfier, barils et sacs de grain de café avant et après torréfaction, on plonge nos mains et nos nez et respirons le bonheur, la couleur café. Havana Works Coffee est une société vieille de 30 ans, spécialisée dans l'achat, la torréfaction et la distribution du café en provenance de partout dans le monde. Pour la petite histoire, l'idée a surgi dans la tête des deux fondateurs lors d'une rencontre à Vancouver, inspirés par la culture café canadienne. L'un deux, guidé par sa passion pour Cuba où il voyage régulièrement, a façonné l'entreprise à la couleur de ce pays. Et ça se sent ! Havana Coffee Works est née en 1989 et distribue du café (single - pur, ou blend - mélange) à travers 250 cafés en Nouvelle-Zélande, une vraie institution. Le site situé de Tory Street torréfie 5 tonnes de café par semaine grâce à un "torréfieur" Petroncini que nous avons eu l'occasion de voir en action. Nous sommes bien entendu repartis avec deux choses : du bon café take-away, et la décision d'aller visiter Cuba !

Des couleurs et des odeurs plein la tête, nous prenons la direction de Te Papa. On y découvre, gratuitement, plusieurs pans de la très riche culture Maori, et de leurs nombreuses tribus encore présentes.

La journée se termine par une ballade sur le port, où l'activité est épatante, avant d'apercevoir le vieux "cable car" et de terminer dans le célèbre marché nocturne où de nombreux stands de toutes origines font le bonheur de nos papilles gustatives.

Miam! Un burger de riz! 
8
déc
8
déc
Publié le 25 décembre 2018

La journée s'annonce "on the road again". Après une deuxième nuit consécutive sur Karaka Bay, à Wellington, le réveil est doux, bercé par le bruit des vagues. Le café du matin sera pris à Chocolate Fish Café, déjà bien animé et endroit privilégié de quelques cyclistes matinaux désireux de profiter des premiers rayons de soleil. Comme les australiens, les néo-zélandais sont plutôt matinaux et on aime ça. Le petit déjeuner, sur Shelly Bay et à bord de Jucy, est succulent.

Shelly Bay, à Wellington 

Il est propice à l'organisation de la journée qui, après l'annulation du trip sur l'île du Sud, notamment pour aller voir Maxime (Sorry Maxime ;-), nous permet de consacrer un peu plus de temps à nos découvertes. La discussion se concentre sur un aspect important de cette île du Nord : les volcans. Frustré par notre périple tronqué à Tongariro Park, on décide d'opter pour un autre volcan (et nous serons récompensés), qui est peut-être même plus majestueux que ses acolytes du centre de l'île. Je vous le donne en mille : la décision est prise d'aller randonner sur Mount Taranaki, ou Mount Egmont (personnellement, je préfère Taranaki), dans Egmont National Park. Je ne résiste pas à partager la vue satellite, bluffante, de ce volcan...

Vue satelitte de Mt Taranaki 

Et c'est parti pour quelques centaines de kilomètres en direction de ce Volcan, en prenant par la côte. Juste le temps de poser devant Kapiti Island (again!), Jucy lâche les chevaux pour nous mener vers notre nouvelle destination. En cours de route, la magnifique application CamperMate, que nous avons largement adoptée, nous indique un camping "splendide", au bord de l'océan, à Ohawe Beach. Il semblerait que Phoebe, qui le tient, soit d'une gentillesse incomparable. Laissons-nous tenter !

Au fond, Kapiti Island

Sur la route, on décide de déjeuner en bord de mer également, et posons Jucy à Koitiata. Petite station balnéaire, dont la plage infinie est remplie de driftwood et dont le sable, à cette heure de la journée, est brûlant.

La plage de Koitiata 

Après une pause glace dans une exploitation de fraises et framboises, l'arrivée vers Ohawe beach est...excitante.

En effet, Mt Taranaki est visible depuis très loin et impose sa majestuosité à toute la région qu'il domine. On ne résiste pas à le prendre en photo, alors qu'il est à peine visible...

Vues lointaines du Mt Taranaki 

L'arrivée à Ohawe Beach est également de toute beauté, et confirme notre confiance à CamperMate - une plage splendide, un espace gigantesque pour notre Van, une douche et des toilettes anciennes mais ô combien charmantes, et Phoebe, adorable. On y termine paisiblement cette journée sur la route par une partie de Monopoly gagnée haut la main par Lili (scores à l'appui !).

Ohawe Beach 
Notre camping et notre partie de Monopoly 

On se réjouit de voir le Mt Taranaki...j'espère que vous aussi...

9
déc
9
déc

La journée commence par une histoire d'amour, une autre que la notre 😉 . Nous quittons Ohawe Beach, en route pour le Mont Taranaki (2518m).

Ohawe Beach 

Dans la légende Maori, le mont et dieu Taranaki (son nom Maori, Egmont pour le nom anglophone) se dressait autrefois au centre de l'île du Nord, tout comme les autres volcans divins Tongariro, Ruapehu et Ngauruhoe. Tous les 4 tombent sous le charme d'un autre volcan et déesse, charmante, portant le nom de Pihanga. La dernière éruption du Mont Taranaki date de 1755, et il est considéré comme "dormant".

Taranaki, audacieux, lui fit des avances, ce qui attira les foudres du grand Tongariro dont la colère volcanique secoua la terre et assombrit le ciel. Au réveil, Tongariro avait perdu de sa hauteur et de sa superbe, mais était aux côtés de Pihanga. Tarakani, déchu et déçu, décida de quitter la région centrale et se dirigea, exilé, vers l'ouest, auprès du Mont Pouakai. La légende dit aussi que les Maoris aiment à dire que, par jour de mauvais temps, Taranaki pleure Pihanga.

La route vers ce Mont est splendide et il est difficile de ne pas prendre une photo du Mont à chaque nouvel angle de vue, à chaque nouveau virage. Le dernier tronçon, très étroit, qui y conduit est une forêt où l’on perd, temporairement, le mont de vue. L’excitation nous gagne.

Arrivés au départ du sentier, nous décidons de prendre, sur conseil du « Ranger » local, une version mi-longue, qui ne mène pas au sommet (recommandé que pour des départs à l’aube), mais qui donnera une vue et une approche intéressantes de ce mont mythique, en direction de Hooker Shelter (voir carte).

Le parcours est forestier dans un premier temps, mais une forêt particulière, humide et habitée d’innombrables arbres mousseux. Le parcours est aussi...difficile...un escalier continu...qui peut mener jusqu’à Fhantams Peak après quelques milliers de marches. Après avoir atteint Hooker Shleter, nous décidons de continuer vers Kapuni Lodge (voir carte), et nous serons récompensés.

En effet, la vue sur la vallée est panoramique et splendide et nous permet, à notre plus grande surprise, de découvrir...Tongariro, au centre de l'île (photo ci-dessus par exemple). Finalement, il a cédé à nos avances, lui. Après 3h de marche et une bonne dizaine de kilomètres, nous rebroussons chemin pour un dernier déjeuner avec une vue sur Taranaki.

Au cours du repas, le choix du site de la nuitée est fait (en direction du site de 3 sisters) et nous prenons la route, Surf Highway 45, pour découvrir des plages de surf renommées. Direction Opunake, Pungarehu, Kumara Beach et Okahura. Nous sommes malheureusement un peu déçus car les plages sont difficiles à trouver, et sans le moindre surfeur, mais la route reste époustouflante.

L’arrivée au site de 3 Sisters & the Elephant Rock, non loin de New Plymouth à Tongaporutu, est plaisante. Le site est en perdition car des morceaux entiers de roche se détachent inlassablement, victimes de l'érosion. Cela rajoute au charme de l'endroit, éphémère. Le temps de trouver un spot Freedom Camping pour se garer, nous rejoignons le bord de l’eau, à marée basse, sans trop savoir ce qui nous attend. Des panneaux nous préviennent des dangers de la marée et on comprend pourquoi: le site est dangereux car une montée rapide de l’eau pourrait nous bloquer. On tente le coup, le soleil se couche et ça valait la montée d'adrénaline... Le retour se fera en courant pour éviter de nous faire piéger!

10
déc
10
déc

Le réveil à 3 Sisters est agréable, et nous prenons des forces pour une nouvelle journée en Jucy, sur les routes toujours plus vertes de Nouvelle-Zélande.

L’objectif de la journée était annoncé depuis longtemps : on quitte les hauteurs enneigées des volcans pour découvrir les profondeurs illuminées des grottes de Waitomo. Très touristique, on s’entend ! Mais, on ne pouvait pas quitter la Nouvelle-Zélande sans voir ces grottes quasiment uniques au monde. Pourquoi le sont-elles ? Car elles sont : (i) gigantesques, mais et surtout (ii), elles abritent Arachnocampa luminosa. Avant d’en dire plus (et vous n’en verrez rien, ou peu, car il est interdit d’y faire des photos...), un peu d’histoire....

Elles ont été découvertes en 1887 par le chef Maori Tane Tinorau, accompagné du britannique Fred Mace. Un guide nous fait d’ailleurs savoir que tous les employés de la cave, gigantesque entreprise touristique, sont des descendants de ce chef. Les caves ont été formées par une rivière, qu’ont empruntée les deux hommes, il y des milliers d’années.

Waitomo signifie littéralement Trou (Tomo) d’eau (Wai). La particularité du site, outre ses stalactites, stalagmites et autres colonnes (presque anecdotiques), réside dans ses... habitants. En effet, ces caves abritent un espèce endémique, Arachnocampa luminosa, qui sont des vers luisants, Glowworm ou Titiwai (en Maori). Les larves de cette espèce (qui donneront des mouches) sont... bioluminescentes, ce qui transforme les plafonds de la cave en un magnifique ciel étoilé... indescriptible. La luminescence attire les proies qui s’attachent au mucus bioluminescent sécrété par les larves, le long d’un fil « baveux » que nous avons vu pendre, par centaines.

La visite, très touristique, se finit cependant en apothéose. On nous prévient de l’absence requise, et totale, de bruit qui tend à « éteindre » les glowworms. Le guide, dans le noir et le silence complets, nous fait monter dans une barque sur la rivière souterraine. Dressé à l’avant de la barque, sans le moindre bruit, il nous tire le long de cordes vers des endroits privilégiés où... magie... on découvre des galaxies de glowworms à couper le souffle, à défaut de couper la parole. On ne peut pas voir nos voisins, mais le silence en dit long. Une expérience unique, incroyable, qui ne dure que quelques minutes. Aucune image ne peut retranscrire ce que l’on a vu et vécu, j’en copie tout de même une que j’ai retrouvée ici : https://www.aucklandtoursnz.com/waitomo-caves-tour?lightbox=dataItem-iw917184

Eblouis par ce que nous avons vu, nous reprenons la route, en direction de Pauanui Beach et en passant par Hamilton, aux abords de la région de Coromandel, où nous consacrerons les derniers jours de notre escapade, sur les conseils de nombreuses personnes.

On y découvre une plage magique, où le Freedom Camping est limité, avec une vue imprenable sur Shoe Island. Une belle soirée de plage et de relaxation nous y attend...

11
déc
11
déc
Publié le 5 janvier 2019

Notre séjour dans la péninsule de Coromandel démarre par un bon petit-déjeuner sur Pauanui Beach. Cette péninsule tire son nom d’un bateau, HMS Coromandel (HMS pour «Her Majesty's Ship») de la British Royal Navy qui a débarqué au port de Coromandel en 1820, pour y acheter du bois de l’arbre Kauri. C’est un endroit de moyenne montagne qui culmine à 900 m et est recouvert d’une forêt humide que nous traverserons par une Gravel Road plus tard. Cette péninsule a connu une vague démographique dans les années 70, voyant des centaines de hippies y migrer pour y retrouver une vie plus proche de la nature.

Pauanui Beach 

Nous démarrons le périple sur Coromandel par une attraction touristique : Hot Water Beach. C’est une plage réputée pour ses sources chaudes : à marée basse, on peut y creuser un espace dans le sable qui se remplira d’eau chaude. La marée était... haute, et nous n’apprécions que peu les attractions touristiques. Nous repartons...

... et rejoignons ensuite Hahei, où nous souhaitons découvrir le site connu de Cathedral Cove et faire, si possible, un peu de snorkeling. Une ballade de 2/3h nous permettra de découvrir consécutivement Gemstone Bay, Stingray (Raie qui pique) beach et Cathedral Cove. L’activité Snorkeling se limitera à une tentative courte de ma part à Gemstone Bay... car Audrey apercevra une « grosse » raie à Stingray Beach... ce qui finit par refroidir nos ardeurs. On profite néanmoins d’une magnifique promenade dont les décors s’apparentent à la Baie d’Halong au Vietnam, que nous avions découverte l’année passée avec Tibô et sa famille, de grands amis. Le site de Cathedral Cove, dernière destination d’une promenade circulaire, est splendide: on y traverse l’arche de Te Whanganui-A-Hei et découvrons des falaises et le fameux rocher Te Hoho Rock.

Le retour est plus difficile, la chaleur monte et les côtes ardues.... mais, au retour sur Hahei beach, une belle surprise nous attend.

En effet, j’aperçois plusieurs personnes regardant fixement en direction de la mer. En regardant de plus près, je distingue un groupe d’une bonne vingtaine de dauphins, tout près du bord de la plage. Le moment est magique car les mammifères ont bel et bien décidé de passer un peu de temps ici. Audrey et les filles me rejoignent et nous nous amusons à les suivre le long de la plage, au gré des vagues et de leurs apparitions, brèves mais harmonieuses, à la surface de l’eau.

Soyez attentifs aux premières secondes de la vidéo ! 

La journée se finit dans notre Jucy, où nous rejoignons Whitianga, un peu plus au Nord.

12
déc
12
déc
Publié le 6 janvier 2019

Cette nouvelle journée démarre par une petite expédition. Plutôt que de longer la côte, nous décidons d’emprunter la célèbre route 309 qui traverse et coupe la péninsule, entre Whitianga à l’Est, et Coromandel à l’Ouest. Plusieurs particularités à cette route : (i) elle est faite de gravier/terre (Gravel Road) (ii) elle est très étroite et pentue (iii) elle traverse une forêt humide toute particulière, avec des arbres Kauri gigantesques. Jucy (et ses 14L/100km!) n’a peur de rien et nous nous y lançons ! Deux théories se disputent le label 309 : l’une dit que cette route comporte 309 virages, l’autre que c’est le temps en minutes que prenaient des embarcations tirées par des chevaux à l’époque. Nous confirmons la première, il y a énormément de virages !

Road 309, Gravel road 

Le long du parcours, qui laissera Jucy dans un piteux état, nous décidons de nous arrêter aux cascades de Waiau (Waiau Falls) pour y passer un moment bien particulier et se laisser doucher par la force d’une cascade de quelques mètres de haut – this was fun !

Waiau Falls 

Direction, Coromandel, la ville. Autrefois ville portuaire, où transitaient l’or acheminé des mines et le bois Kauri, cette charmante petite bourgade est aujourd’hui principalement touristique, et se laisse chatouiller par la mytiliculture.

Coromandel, la ville 

Le ventre rempli, nous nous engageons sur une des plus belles routes que nous connaissons et ayons eu la chance de parcourir, tous pays confondus. Cette route nous permet de contourner la quasi-totalité de la baie appelée Firth (embouchure, en écossais) of Thames, véritable paradis ornithologique (échassiers et autres oiseaux). Certaines baleines viennent s’y reposer lors de leur migration.

Les hauteurs de Coromandel 
Photos prises en roulant, bien entendu ! 
Pendant (la vie est belle!), après (que c'est bon!). 

Le temps d’une pausé café (éternels Long black, Chai Latte & Hot Chocolate) au célèbre Waiomu Beach Café, et d'affiner nos positions de surf, nos tenues de take-away cups et nos ports de sunnies, et c’est reparti !

On se laisse bercer par la douceur des courbes côtières, dans un paysage unique, jusqu’au petit village de Kaiaua, de l'autre côté de la baie.

Yes, while driving ! 
L'immensité de Firth of Thames !

C’est là que nous passerons notre dernière nuit avec Jucy, sur un campement où nous rencontrerons des gens du "monde entier" et où nous dégusterons de délicieux Fish & Chips et autres produits de la mer, chez Kaiaua Fisheries.

Camping Spot 
13
déc
13
déc

La dernière journée en Nouvelle-Zélande démarre sur les chapeaux de roue : il est 9h30 du matin, et les filles dégustent une succulente Ice Cream du Pink Shop, réputé sur toute la côté, à Kaiaua. Elles ne pouvaient pas manquer ça et ont répondu à l’appel sans broncher !

Ice cream at 9.30 am - challenge accepted !

Cette dernière journée sera courte en découvertes, mais intense en émotions. Jucy remplie (elle aura été très gourmande !), direction Auckland puis Karekare, pour aller voir une plage mythique, Karekare beach. Cette plage se situe au sud de l’autre plage mythique, Piha Beach, mais reste moins visitée, car la route qui y mène est... compliquée. En effet, très escarpée et... limitante en hauteur, car des contraintes naturelles (arbres) rendent le passage impossible pour les véhicules hauts. Heureusement, le lit supérieur de Jucy ne prend pas trop de place, et on passe, à quelques centimètres près !

Jucy is thirsty 
Mind your head 

Arrivés, nous rejoignons un sentier qui mène à la plage, et sommes contraints de traverser une rivière à pied. Un vrai bonheur, nous sommes presque seuls et le site est paradisiaque – une belle définition de la liberté, et du bonheur, simple et à 4 !

River crossing  

La plage, de sable noir (et donc chaud-brûlant), est grandiose. Elle est réputée pour ses courants forts, les rips*, redoutés des surfeurs (*un chapitre Surf suivra bientôt). Pour les cinéphiles, cette plage apparait dans la Leçon de Piano. On profite du moment, de l’immensité des lieux et rebroussons chemin pour préparer Jucy à un retour au bercail (intendance essence, gaz, nettoyage, etc...).

Karekare beach, carrément cool ! 

La dernière nuit aura lieu à l’aéroport d’Auckland, d’où nous décollerons pour Sydney, de bon matin (réveil à 4h30), où nous dégustons un dernier bon Havana Coffee dans un café où chaque commande est reprise en choeur, à voix haute et dans la bonne humeur, par des employées très enjouées.

Havanaaaa Coffee 

Avant de conclure cette étape, un peu d’histoire sur cette terre magnifique que nous avons eu la chance de découvrir. La Nouvelle-Zélande s’est dissociée, il y a environ 180 millions d’années, d’une plaque terrestre gigantesque, le Gondwana, pour se positionner quelques 3000 kilomètres au sud, à l’endroit où elle se situe aujourd’hui. Les polynésiens y ont navigué au début du 14e siècle, pour suivre leur ancêtre Kupe, qui avait baptisé cet endroit Aotearoa, ou « La terre au long nuage blanc ». L’explorateur hollandais Abel Tasman arrive en 1642 et rebaptise cette contrée « Nieuw Zeeland ». L’installation des pionniers européens débute en 1769 avec l’arrivée du navigateur britannique James Cook. En 1840, le traité de Waitangi ratifie le fait que la Nouvelle-Zélande soit une colonie britannique. Celle-ci devient indépendante en 1947.

So far from home ! 

Elle nous a accueillis, à l'autre bout de la Terre, pour un périple de 3500 km en 12 jours, et un voyage ô combien mémorable. Et nous espérons que vous l’avez apprécié autant que nous !

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Publié le 10 janvier 2019

Je reprends avec joie la plume après que Jacky a joliment conté nos péripéties néo-zélandaises!

Tout d’abord, belle année à tout le monde et merci pour vos voeux chaleureux et commentaires enthousiastes sur ce blog que nous prenons grand plaisir à écrire et à partager avec vous tous!

Nous étions donc de retour à Sydney le 14 décembre et avons établi nos pénates à Paramatta, dans la lointaine banlieue ouest, pour une expérience inédite de petsitting. Nous avons donc retroussé nos manches et nous sommes occupés pendant 3 semaines d’Alice le serpent - un carpet python tout ce qu’il y a de plus pacifique, mais qui engloutit facilement un rat ou une caille décongelé (c’est assez effrayant, vous verrez) -, Fluff et Scruff les frères cochons d’Inde, 6 poules non-baptisées et Coco, la chienne. Du boulot en perpective pour maintenir le tout en ordre et veiller au bien être de nos amies les bêtes, mais un grand plaisir aussi, que de tenir cette mini-ferme grandement pédagogique pour les filles!

Sur le balcon tous les jours, nous avions également la visite de perroquets bigarrés, cacatoès gourmands et, ayant élu domicile dans les eucalyptus, deux chouettes et dindes sauvages. Le soir enfin, une immense nuée de grandes chauves-souris (je dirais de la taille d’une mouette), passait au-dessus de la maison et parfois, l’une d’entre-elle, se posait sur un arbre avoisinant.

Une joyeuses ménagerie colorée et bruyante, les kookaburras surtout, hurlant en choeur chaque matin tels des singes, furent nos compagnons de ce quotidien exotique en plein bush... dont sortent parfois des bestioles moins sympathiques comme ce drôle de spécimen d’araignée plutôt patibulaire...

Cette période de Noël a été marquée par quelques menus événements d’importance (attention, figure de style😋): les 8 ans de notre Juliette passés aux urgences pour une indigestion digne de ce nom, mais rattrapée par une semaine de privilèges; le certificat d’aptitude à la natation des filles après des tests compétitifs récompensés par des churros longtemps désirés; l'arrivée de ma maman-mamie-Odile et de Francine, ancienne Atsem de Lili et Juliette devenue une amie de la famille, caractérisée par 15 jours de vadrouille intensive et une vague de chaleur presque insoutenable; une journée à Luna Park, joli parc d’attractions aux couleurs vives et chaudes des années 30, avec son entrée en forme de clown hilare ayant évolué au gré des époques et son charme désuet (Lili y consacrera son article à venir, donc pour les photos, il faudra attendre un peu); Noël snorkeling sur Shelly beach et Nouvel An sur la plage de Rose Bay à admirer le mythique feu d’artifices de Sydney à... 21h et... sous la pluie!

Fêtes exotiques et mémorables (c’est Juliette qui se chargera de vous en relater les détails, donc toujours pas de photos pour l’instant...), tout comme la séance de coiffure à domicile opérée par Jacky sur ses 3 petites «bonnes femmes»✂💈.

En décembre, nous avons également suivi en direct l’annuelle Sydney Hobart Yacht Race, une régate vers la Tasmanie très populaire, et visité la Saint Mary’s Cathedral - au coeur de Hide Park, dont les figuiers et les nombreux ibis le rendent bien différent de son homologue londonien -, la plus grande de l’hémisphère sud, dont la construction a commencé en 1865 et dont les flèches n’ont été déposées qu’en 1999... par hélicoptère!

Nous avons enfin fait un tour au Chinese garden of friendship, jardin chinois en plein Chinatown, offert en 1988, lors du bicentenaire du pays, par la ville Guangzhou. Dans les allées serpentines autour du lac, royaume des nénuphars, il faut lever les yeux et apercevoir les gratte-ciel pour se souvenir que l’on est à Sydney. Dépaysant.

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Publié le 12 janvier 2019

Le 1er Janvier 2019, nous sommes allés à Luna Park (de Sydney, bien sûr!): c’était notre super cadeau de Noël à Juju et moi! Merci maman et papa!

La belle entrée du parc  

Nous sommes d’abord allés acheter nos pass (ils sont définis en fonction de la taille de celui qui l’achète) :

1. Le pass rouge: 85-105cm, pour les petits enfants

2. Le pass vert: 106-129cm, pour Juliette et Maman qui l’accompagnait

3. Le pass jaune: 130cm+, pour Papa et moi !

Une fois achetés, sans attendre, nous nous lançons dans les attractions :

1. La Ferris Wheel: une roue, nous l’avons tous faite !

La vue de la roue 

2. Le Tango Train: des petits wagonnets qui tournent vite. Maman et Juliette ont fait un tour lent (au grand désespoir de Juliette...) et Papa et moi avons fait un tour à la vitesse maximale!

Voici les autobox dont je n’ai pas parlé car ce n’est pas mon manège favori...

3. Le Hair Raiser : il y a une barre au centre et un cercle doté de sièges, le cercle monte doucement et descend si vite qu’on ne peut plus respirer; papa et moi l’avons fait!

Avant le départ du HAIR RAISER!!! 
Le Hair Raiser

4. Le Wild Mouse: ce sont des petites montagnes russes qui ne sont pas sous forme de train, mais plutôt en wagonnets-souris, d’où le nom de Wild Mouse; nous l’avons tous fait !

Puis, nous sommes allés manger une bonne salade de pâtes (ou de riz: nous n’arrivons plus à tomber d’accord😉), préparée par Maman. Et nous avons poursuivi par :

5. Le U-Drive: des petites voiturettes que les enfants font semblant de conduire, Juliette nous a fait faire un tour à Maman et moi !!!

Le U-Drive et nous dans les allées du parc

6. Le Spider: il y a une plaque avec des bras qui en sortent, et au bout il y a des cabines, et le tout tourne (la plaque, les bras et les cabines)

7. Coney Island :c’est une grande salle de jeux à l’ancienne où se trouvent notamment des toboggans géants que nous descendons avec les jambes dans des sacs en toile de jute. Il y a aussi des flippers, des parcours d’obstacles, des labyrinthes-miroirs, d’autres qui déforment etc.; nous y étions tous!

Toboggan dans les sacs de jute 
Le miroir qui déforme: on est super grands!!!!

8. Le Moon Ranger: un bateau qui tourne et se retourne que papa a fait tout seul !

9. Le Tumble Bug: il y a 3 bras, chacun doté de cercles avec des petits wagonnets et ça tourne; nous l’avons tous fait!!!

Puis, pour finir la journée en beauté, nous sommes allés manger une bonne glace.

Ice cream 🍦


Un peu d’histoire...

Les débuts

La localisation du parc était à l’origine la place d’une série d’ateliers et de grues destinés à la construction du Harbour Bridge. Quand ce pont fut terminé en 1932, un appel fut lancé pour trouver que faire de ce terrain. Au même moment, Herman Phillips, David Atkins et Ted Hopkins, responsables du Luna Park de Glenelg, en Australie-Méridionale, commençaient des recherches pour établir un nouveau Luna Park. Herman Phillips remporta l’offre et entama la construction du parc en 1935. Immédiatement après, il plaça le Luna Park de Glenelg en liquidation volontaire. Les attractions furent transportées jusqu’à Sydney pour y être remontées. La construction coûta 60 000£ et employa plus de 1 000 ouvriers.

Des années 1930 aux années 1950

L’ouverture du parc, le 4 octobre 1935, fût un succès immédiat. Durant la Seconde Guerre Mondiale, c’était un lieu de divertissement pour les soldats. Les lumières étaient éteintes pour éviter d’attirer les soldats Japonais en cas d’attaque sur Sydney.

Luna Park vu du ciel   
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Le soir de Noël, le 24 décembre, nous sommes allés manger dans un très bon restaurant égyptien : c’était un réveillon très exotique et c’était rigolo de voir des palmiers et des sapins de Noël, je n’étais pas du tout dans l’ambiance de Noël! Le 25 décembre, au matin, nous sommes parties de notre “zoo” pour prendre le ferry de Parramatta jusqu’à Manly à une plage qui se nomme Shelly beach. Là-bas, nous nous sommes tous baignés, sauf Francine. Papa, maman, Lili et moi nous sommes allés faire du snorkeling. C’était génial !

“Shelly Beach” 🏖🏝  et les espèces marines que l’on peut y observer

Il y avait plein de poissons. Par exemple des yellowtail scuds : ces petits poissons, qui nagent en banc par vingtaines, sont les plus nombreux. Les Eastern Blue Groper : ceux-là, ce sont de très gros poissons bleus qui, eux, ne nagent pas en groupe. Il n’y en a pas beaucoup mais il y en a quand même, c’est mieux que rien ! Ils ont de beaux yeux oranges. Et nous avons même vu une raie, une Stingray ! Elle ne bougeait pas, nous l’avons approchée de très près, elle était quand même assez grosse et se confondait avec le sable.

L’eau était froide au début mais je me suis habituée, beaucoup de gens regardaient les poissons ! On voyait les tubas dépasser de l’eau, c’était rigolo :-) ! Ensuite, mamie et Francine sont parties se promener et nous ont rejoints à une petite piscine naturelle où on s’est baignés pendant à peu près 30 minutes. Cette piscine de couleur bleu turquoise s’appelle : Fairy Bower Sea Pool.

En rentrant, avant de reprendre le Ferry, Maman et papa nous ont acheté des bonbons et les grands ont pris des glaces.

Manly 🏊pool  🏊‍♀️
🇦🇺🏖 Moi à Manly pool🎄 Mes Bonbons étaient délicieux 😋🍭🍬 !!!

À Nouvel An, nous sommes partis de Parramatta (Mamie-Odile, Francine, papa, maman, Lili et moi) pour aller voir le feu d’artifices. Nous sommes allés à Rose Bay, une jolie petite plage avec plein de bateaux d’où l’on voyait très bien le pont Harbour Bridge duquel le feu est tiré. Arrivés à l’entrée de la plage, il y avait des personnes qui vérifiaient si les gens avaient de l’alcool. Comme nous n’en n’avions pas, nous avons pu y aller. À cette heure-ci de la journée, il y avait un grand SOLEIL !

ROSE BAY 😋
Dans la mer, sous la pluie - le bonheur 

Nous nous sommes placés assez près de l’eau et Lili et moi y sommes tout de suite allées. Il y avait des endroits où la mer était chaude et des endroits de courants très froids, c’était vraiment GÉNIAL. Ensuite, il a commencé à pleuvoir. C’était rigolo et nous sommes restées dans l’eau. Maman est venue avec nous, nous avons un peu joué, puis papa a fini par venir ! Il pleuvait beaucoup et il y avait un peu d’orage. Mamie s’est refugiée sous des palmiers et Francine se protégeait avec son foulard. L’ambiance de la plage était géniale car il y a avait une grande fête dont le thème était de s’habiller en blanc !

On a pieds loin dans l'eau! 


Petite vidéo de Rose Bay

Il pleuvait sans arrêt ! Il y a eu un moment où papa a emmené Mamie, Francine et Lili à l’abri vers les commerces. Maman et moi, nous sommes restées en–dessous d’un garage tout près de la plage, où nous n’étions pas du tout mouillées. Nous avons beaucoup attendu pour le feu d’artifices.

Ça a commencé par une multitude de petits feux. Ensuite, il y a eu des moyens, et après des énormes ! À chaque fois qu’il y en avait, ils venaient par dizaines. Parfois, on avait l’impression qu’il y avait des étoiles qui tombaient sur nous, ils avaient tous énormément de couleurs ! Ils montaient tous très haut dans le ciel ! Nous avons eu beaucoup de chance: ce que je veux dire, c’est que quand nous étions en train de regarder le feu d’artifices, il ne pleuvait pas mais il y avait juste des petites gouttelettes.

J’ai vraiment aimé ce feu d’artifice à SYDNEY surtout quand il pleuvait et que nous étions dans l’eau ! C’était vraiment magnifique : à chaque fois qu’il y avait un gros feu, les gens criaient très fort !

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Publié le 14 janvier 2019

Comme je l’avais déjà évoqué, un australien qui se respecte se lève à 4h du matin pour aller faire du sport : une philosophie qui me plait et que j’adopte, la preuve😉 ! Il est 5h15 du matin sur cette photo, et la voie est libre...et 5h35 sur la suivante, Pyrmont Bridge, vue sur Darling Harbour.

Un réveil matinal et sportif peut prendre la forme de (i) Rowing (aviron) comme Kate et David chez qui nous avons passé un peu de temps à Manly, (ii) Ocean Swimming, comme Kendelle, une doctorante de mon labo qui me contait un matin sa dernière sortie en océan, entre Shelly et Manly beach, écourtée par la présence de Bull sharks, (iii) Riding, comme ces nombreux cyclistes qui se rejoignent, par club, ou entre amis, à 5h30 du matin, pour une sortie en groupe de 2/3h, ponctuée d’un petit déjeuner en groupe.

Ayant la chance d’avoir un vélo (un peu ancien, mais qui fait l'affaire) depuis notre arrivée, que David (de Manly) m’a très gentiment et naturellement confié, je peux librement rejoindre et quitter l’institut à vélo tous les jours. Après avoir découvert les collines des Eastern Suburbs (Vaucluse, Bondi, South Coogee & Maroubra), mais aussi les tours du fameux Centennial Park, j’ai récemment découvert les bords de Parramatta River pour rejoindre Sydney CBD (Sydney Central Business District) en passant notamment par Sydney Olympic Park (un exemple d'AR au travail ici : https://www.relive.cc/view/2027679206). Trajet découvert en nouant des contacts avec un local, Robert, rencontré sur Strava. Une belle manière de découvrir la ville et d’affiner mes compétences..en changement de chambre à air...pas moins de 9 flat tires depuis le début...pour environ 1600 km parcourus (en moyenne 160km/sem, soit 1 flat/177 km...).

Lors de mes sorties les plus matinales, j’ai très fréquemment croisé ou suivi ces groupes de cyclistes dont la ride se terminait. Grâce à cette application Strava, que j’ai maintenant complètement apprivoisée (merci Stéphane), j’ai rapidement établi des contacts avec des riders et autres triathlètes, et notamment avec Alli Prior, triathlète de l’équipe d’Australie (catégorie 55-60 ans), ainsi qu'avec le Dulwich Hill Cycling Club la semaine passée. Rapidement, j’ai eu la chance et le plaisir d’effectuer deux bunch rides (sorties en groupe), un vrai régal.

La première, mercredi passé, était le classique LaPa : passage par Maroubra en direction de La Pérouse. Réveil à 4h30 pour un rendez-vous et départ à 6h à Marricksville. Là, pas moins de 70 cyclistes, frais et heureux, se rejoignent pour se lancer en groupe, sous la houlette d’un ou plusieurs Ride Captain, à travers la ville. Inoubliable. Cette première sortie en groupe a été une véritable révélation et découverte : l’allure soutenue, par rang de deux, pousse les cyclistes a énormément de vigilance, l’un pour l’autre, et pour soi. Les coups de pédales sont accompagnés d’avertissements mutuels : ‘hole left, pole in the middle, car left, car right, slowing, bunch up’, qui sont autant d’avertissements, très fréquents, pour sécuriser le groupe, et assurer son allure. Les changements de voie, sur les routes très empruntées de bon matin, sont un exercice particulier où l’harmonie entre cyclistes qui ouvrent et ferment le groupe fait de celui-ci un élément compact qui navigue à 30 km/h tel un train en marche entre les voitures pressées, mais respectueuses, de début de journée. Une expérience tellement mémorable, ponctuée par quelques séances photos dont je partage certains clichés pris lors de ces 51 km matinaux. Au retour, certains se rejoignent autour d'un café et d'autres suivent leur chemin vers le boulot, ce que j'ai fait mercredi passé. Je suis de retour, après 52km, au labo à 8h15, dont je fréquente les douches aussi souvent que mon bureau, frais et dispo – quel feeling de bon matin, dont je ne me lasserai jamais.

Le tracé de Lapa 

La seconde, vendredi dernier, Mosman Alps, est également un classique : rendez-vous à 5h35, en pleine nuit, à Pyrmont Bridge pour attraper un premier bunch en marche (parti à 5h15 de Marricksville). Un joli défilé de lumières blanches et rouges, en file indienne, à travers Harbour Bridge, en direction de North Sydney où l’on cueille un dernier groupe. Au total, une vingtaine de riders. La physionomie de la sortie est différente et plus propice à l’interaction, mais plus difficile (Alps...). Les avertissements sont similaires mais moins fréquents car le groupe « explose » souvent dans les nombreuses descentes et ascensions de cette sortie. On enchaine de nombreux sommets, passons par le Zoo de Sydney, et terminons par les terribles Awaba & Bickell, deux pentes avoisinant les 20%...La sortie se conclut (après 52km et +1330m de dénivelé) par un petit déjeuner, bien copieux pour certains, dans un café pour riders à North Sydney. Je noue des contacts avec Andy, Faye, Stéphanie, Tom, etc...que je retrouve sur Strava, de quoi planifier de nouvelles sorties ! Un vrai bonheur matinal.

Le tracé De Mosman Alps 
Après l'effort, a good Long Black with some eggs ! 
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Quelques nouvelles du front!

On s’amuse et on se régale, c’est important!

Jacky est parti tout seul à Melbourne pour donner deux conférences et en profitera aujourd’hui pour passer une journée à l’Open d’Australie (frustrationonon.......!!!!!). Il vous racontera!

Mais revenons un peu en arrière. Entre deux séjours dans notre désormais familier petit zoo à domicile, nous avons passé 4 jours dans un quartier des suburbs de l’ouest, ou l’Inner West, un ensemble de petits villages à 10 minutes du centre ville, qui cultivent leur différence avec ténacité.

Glebe, où nous résidions (avec un oppossum qui nous rendait visite le soir!), dégage un doux parfum d’Europe qui fait du bien. Conjugaison éclectique de demeures victoriennes, de coquets cottages ouvriers et de HLM, nous en avons arpenté l’épine dorsale qu’est Glebe Point road et apprécié le vent de fraîcheur qu’elle distille et l’esprit de jeunesse qui y règne: c’est le domaine des librairies et des cafés où l’on refait le monde et sa quantité de magasins new-age et take away, bon marché et délicieux, en font le carrefour des étudiants. Sa plus proche voisine, Newtown, territoire plus underground, est un quartier alternatif où règne une joyeuse mixité culturelle, sociale, sexuelle et ethnique. Sa rue principale n’en finit pas de décliner bars, scènes pop rock et boutiques vintage, entre grafittis et murals dont un, impressionnant, qui rend hommage à Martin Luther King et à la cause aborigène. Enfin, il fait également bon vivre dans la ravissante presque-île de Balmain plus au nord, autrefois ouvrière et qui attire désormais les jeunes bourgeois-bohèmes.

Ajoutons que sillonner Sydney en ce moment rime avec humer les frangipaniers rose et or, dont les petites fleurs rigides et raffinées exhalent une senteur capiteuse qui embaume les rues.

Sur la dernière photo, une chauve-souris suspendue: elles sont nombreuses et très actives à la tombée de la nuit.

A Glebe donc, nous étions proches de l’Université de Sydney, « USyd » pour les connaisseurs, la plus vieille du pays édifiée en 1859, à l’image des prestigieuses Cambridge et Oxford. La pierre est de grès brun, le joli cloître à créneaux que l’on parcourt est tout en croisées d’ogives et donne sur le jardin intérieur dont la pelouse est d’un vert néo-zélandais (😉) et invite au recueillement.

Lorsque l’on franchit les portes de cette bâtisse où résonnent près de 2 siècles de Savoir, de massifs escaliers en bois et des corridors faiblement éclairés nous sont donnés à voir. On visite cet endroit comme on découvre un monastère: cois et à pas feutrés. Et c’est quasiment par effraction que nous avons pénétré, seules, profitant hardiment d’une porte ouverte pour quelques minutes, dans la majestueuse et âpre salle des cérémonies. Celle-ci, tout en longueur et hauts plafonds de cèdre, ornée de mirifiques vitraux à la gloire de grands scientifiques et philosophes, abrite un joyau: son orgue noire qui surplombe les lieux et impose un respectueux silence. Un ange a passé... le temps s’est arrêté... et c’est tout un contraste avec la frénésie urbaine qui règne à l’extérieur, à quelques mètres de là.

L’université héberge aussi 3 musées. C’est sur le « Nicholson Museum » que nous avons jeté notre dévolu, où est exposée la collection la plus importante du pays d'antiquités grecques, égyptiennes et romaines. Une visite riche et intéressante, qui a beaucoup plu aux filles.

Changement de décor, changement d'atmosphère: une autre découverte pour elles fut celle du cabaret au Festival de Sydney, un rendez-vous annuel de 3 semaines, caractérisé par une véritable avalanche de spectacles, concerts et autres installations artistiques dans de nombreux espaces culturels, rues et parcs de la ville. En cette édition 2019 du « Sydney Festival », nous sommes allés voir ce « Shanghai Mimi », cabaret chinois donc, dans un très joli théâtre. Les chaudes lanternes rouges qui ornaient la scène nous ont envoûtés, l’orchestre de jazz fut excellent. Le spectacle moins, même si je dois en reconnaître les qualités esthétiques.

On a aimé aussi, en extérieur, l’homme-orchestre hilarant et doué qui reprenait avec un son gramophonique les titres des Kinks, et le Mallakhamb, une discipline sportive traditionnelle d’Inde, qui s'apparente à de la gymnastique acrobatique. La particularité de ce sport est l'utilisation d'un poteau central dans les figures, que 5 artistes en provenance de Bombay se sont appropriés pour réaliser des cascades à couper le souffle, doublées d’une espèce de yoga aérien. Ce furent 45 minutes de prouesses techniques, une démonstration d'équilibre et un tour de force - dans tous les sens du terme - qui semblaient défier les lois de la physique.

Vive le spectacle vivant!

Un dernier tour par notre zoo et puis s’en va...

Les désormais habituels cacatoès gourmands et des nouveaux venus: un galah (cacatoès rose) et deux kookaburras. 

... vers le nouvel endroit où nous résidons pour 10 jours et que nous connaissons bien. Les français y élisent domicile et ils ont bien raison: ce quartier des western suburbs, c’est Maroubra. Par les fortes chaleurs actuelles, c’est un bonheur de renouer enfin avec l’océan.

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Publié le 15 février 2019

Il y a quelques semaines (du 12 au 15 janvier), j’ai eu la chance d’être invité à Melbourne pour y donner deux conférences. Malheureusement, les filles n’ont pas pu me suivre et ont profité d’un appartement en bord de plage à Maroubra. Voici un tout petit descriptif des 3 jours passés là-bas, dans cette ville magnifique du Sud de l’Australie.

Pour ceux qui me connaissent, il est facile de comprendre la coïncidence entre les dates et...l’Open d’Australie. En effet, je suis parvenu à combiner deux invitations avec le célèbre tournoi de tennis. Deux jours de travail pour une journée de tennis !

A mon arrivée à Melbourne, deuxième ville d’Australie derrière Sydney, dans l’état de Victoria, je découvre une vraie capitale sportive, et culturelle. Souvent considérée subjectivement comme la ville la plus agréable à vivre au monde, elle mêle architecture moderne et de l’époque victorienne, autour du fleuve Yarra. Mes hôtes m’ayant choisi un hôtel en plein coeur de Melbourne, à deux pas de Chinatown, je décide rapidement d’enfiler mes running shoes pour m’acclimater, découvrir la ville à pied, et explorer les environs de Rod Laver Arena. Un footing “découverte” me permet de traverser une ville aux saveurs européennes, un vaste réseau de tram, des festivals de musique qui se mêlent à l’ambiance chaude de l’Australian Open, un joli fleuve bordé de promenades et autres bâtiments à l’architecture très moderne, ses musées et parcs.

Une harmonie propice au bien-être et à la promenade urbaine - ce qui manque un peu à Sydney, où l’emprise de la voiture est (trop) forte. La ville bat au coeur de la musique et du tennis, ce qui rend le footing des plus agréables. Je finis ma journée dans Chinatown, y déguste d’inévitables sushis avant de me préparer pour ma journée à l’Australian Open.

Je suis, à 9h30, devant les portes du/des stades(s)! L’ambiance est sportive, les gens impatients d’aller voir leurs idoles – tout le monde se prépare à lutter contre le soleil. Je découvre un endroit spacieux, finalement assez différent de Roland-Garros, où Rod Laver Arena règne au milieu de courts très accessibles (pas loin de 30) et où les premiers joueurs de la journée s’échauffent tranquillement. Je décide de mettre l’accent sur ces courts d’entrainement, plutôt que de passer de longues heures dans l’arène principale. Cela me permet de voir de nombreux entrainements/échauffements, et de m’apercevoir encore plus de la qualité physique de ces joueurs professionnels. Je reste notamment médusé par celle des joueuses telles que Muguruza, impressionante de puissance et de vélocité. Le nombre de spectateurs augmente graduellement avec la journée qui progresse, et les stars du jour à l'entrainement sont Tsitsipas, qui venait de vaincre the King Roger, mais également Serena Williams. Je profite du Rod Laver Arena et des matches de légende (Mc Enroe), de la victoire du jour d'Osaka, de la cuisante défaite de Zverev contre Raonic, et de la jolie victoire de Pouille contre Coric, qui l’amène en quart de finale. La journée se finit des souvenirs plein la tête à 21h, alors que de nombreux spectateurs arrivent pour la session de nuit.

Mon séjour à Melbourne se finit par deux journées à l’ARMI, Institut Australien de Médecine Régénérative, et au LIMS, Institut de Biologie Moléculaire de l’Université La Trobe, où je donne deux séminaires. J'ai eu notamment la chance de visiter une des 3 animaleries de cailles transgéniques au monde (certains y verront de la fluorescence dans les yeux de la caille...), de diner avec mes hôtes dans un magnifique restaurant asiatique et de piquer une tête dans la piscine rooftop de mon hôtel avant de reprendre l’avion pour Sydney retrouver mes amours à Maroubra Beach ! Bye bye Melbourne.

16
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Publié le 17 février 2019

Nous sommes dans l’avion qui nous ramène du centre de l’Australie vers Sydney, après quatre jours au coeur du désert. L’article à ce sujet est en gestation, mais voici de quoi vous faire patienter...

Mont sacré Uluru, ou Ayers rock 

Avant cette dépaysante et extraordinaire escapade avec la meilleure copine de Lili, sa soeur et ses parents, nous sommes passés par un sixième puis septième lieu de résidence dans notre ville-hôte, du côté de Maroubra dans une « sous-section » appelée Malabar (je n’y comprends toujours rien...), un agréable et sympathique quartier sud en bord de mer, plébiscité et investi par les français, dont le bon goût n’est plus à démontrer😀.

Notre premier appartement se trouvait entre Maroubra beach et notre rock pool préférée, Mahon, que vous connaissez maintenant presque aussi bien que nous!

Les filles ont rapidement recueilli sur la plage une planche de surf abandonnée et en ont fait l’objet principal de leurs jeux. Il a fait très chaud au cours de cette période, de sorte que nos activités se bornaient à la piscine naturelle le matin et le soir, après un footing quasi-crépusculaire et une journée de home school.

Nous habitions juste au-dessus d’un Grumpy baker, ou « boulanger grognon », si l’on traduit littéralement le nom de l’endroit où nous achetions chaque jour le plus délicieux des toasted bananas breads, sucré et qui se tartine au beurre salé. Un régal calorique pour nous consoler de ne pas être à l’Open d’Australie avec Jacky, mon amoureux depuis 21 ans désormais! Cela valait bien un dîner au bord du Pacifique et un petit verre de rouge avant son départ (un français dont le bon goût est irréfutable comme je l’indiquais plus haut, ne se refait pas😀).

Un week-end de chaleur intense, nous nous sommes rendus à une manifestation pour enfants organisée par le quartier à l’occasion de l’Australian Day, la fête nationale, qui se tient le 26 janvier et marque l'anniversaire du jour où le capitaine Arthur Phillip a soulevé pour la première fois le drapeau britannique à Sydney Cove. Il commémore l'arrivée des Européens en Australie le 26 janvier 1788. De nombreuses festivités populaires ont alors lieu et pour notre part donc, nous avons assisté à une présentation de ses reptiles par un vieux briscard spécialiste en la matière et dont les spécimens variaient des lézards aux serpents, en passant par des tortues terrestres. Et comme il faisait trop chaud, nous avons échappé à son... crocodile nous a-t-il fait savoir. Zut alors!

La tortue a l’air sympa, non?! 

Des balades en bordure d’océan le long des falaises locales de pierre de sable ou sandstone, ou dans le parc national avoisinant, ont également rythmé notre semaine sans Jacky.

A son retour, nous n’avons eu qu’à traverser ce même parc qui embrasse et fait se rejoindre north et south Maroubra, tel un pont naturel qui offre une promenade de 2 petits kilomètres et quelques jolis points de vue, pour déposer nos valises dans le sous-sol de la villa où nous avons élu domicile.

Ce choix "airbnb" éclairé ne nous donnait ni la possibilité de cuisiner, ni de laver notre linge, puisque c’est un logement conçu pour de courts séjours. Comme je n’ai pas lu assez attentivement le descriptif... j’ai fait chaque matin une petite lessive au savon dans la baignoire et me suis amusée à imaginer quinze jours durant des repas forcément froids que nous dégustions à même le sol ou sur pouf et table basse dans le petit patio. A l’école de la débrouille, on s’en est plutôt pas mal tirés!

Et comme à notre habitude, école, footings, balades, plage et brunchs au Malabar beach café ont cadencé cette seconde période à Maroubra...

... où nous avons eu la chance de faire l’observation inédite de corellas - oiseaux blancs de la famille des cacatoès mais dénués de crête -, d’un « serpent noir à collier rouge » tout juste à mes pieds dont nous avions été prévenus de la présence par différents panneaux tout à fait rassurants, d’un mignon opposum aux grands yeux (c’est un animal nocturne normalement et très commun dans les parages), ainsi que d’une variété de volatiles tous plus surprenants les uns que les autres: l’Australie est un vrai paradis ornithologique!

C’est à cette période aussi que nous avons participé aux nombreuses célébrations du Nouvel An chinois (qui est cochon parmi vous? Eh bien sachez-le, c’est votre année !)...

... que nous sommes allés au passionnant Australian Museum, le plus grand musée d’histoire naturelle du pays, dont les vitrines sont saisissantes, l’exposition temporaire sur la baleine fascinante, la galerie d’animaux et la collection de squelettes époustouflante. La section aborigène enfin, que nous avons faite au pas de course malheureusement, très intéressante.

Photo centrale: on voit où mène l’excès de lecture... 

Nous avons revisité Sydney...

Last picture: Angel place, où sont suspendues des cages à oiseaux dont les chants enregistrés égayent la sombre ruelle.

... et assisté à notre première séance cinéma en plein air. Les adeptes reconnaîtront à la photo ce mythique chef-d’œuvre du septième art😀!

Indice: « Nobody puts Baby in a corner! »... alors? 

La Perouse, une jolie presqu’île très au sud de Sydney où l’on vient en général observer le coucher du soleil, fit également l’objet de notre visite et, ô surprise!, de notre première plage nudiste...

... avant d’accueillir quelques jours plus tard nos invités, compagnons de route vers le Northern territory que j’évoquais en préambule, et plus spécifiquement la région du red centre, dont voici une seconde mise en bouche.

À bientôt pour la suite!

19
fév

... depuis trop longtemps la la la... Merci à Jean-Patrick Capdevielle de m’avoir permis de déterrer cette chanson oubliée et surtout, de ne plus parvenir à m’en défaire: n’importe quel antidote sera le bienvenu!

Du jaune, du vert, du bleu, du rouge... le désert est « multi-couleurs »

« L’Australie est le plus vieux continent du monde. Plus de 90% des habitants vivent dans les grandes villes côtières, laissant l’intérieur aux moutons... et au désert. Son ancienneté géologique apparaît de manière saisissante dans l’immensité du territoire intérieur appelé Outback. Là, il peut parfois ne pas pleuvoir pendant plusieurs années, un ciel d’un bleu éclatant met en valeur les tons rouge, ocre et pourpre de roches qui comptent parmi les plus vieilles de la planète, les « villes » ne comportent que quelques sommaires édifices et des centaines de kilomètres séparent parfois une station-service de la suivante (...).

En effet...

Les habitants de l’Outback mènent une existence rude et conservatrice, en petites communautés isolées par de longues distances. C’est dans sa majeure partie une terre de pionniers à l’écart de la nation moderne et son image traditionnelle, une bicoque de bois entourée jusqu’à perte de vue d’un désert de poussière rouge, est une réalité ».

Indeed... 

C’est pour cet Outback tant fantasmé que nous avons quitté Sydney le 11 février dernier. Nous l’attendions à la fois avec impatience et le redoutions, ce désert australien, pour les fortes chaleurs qui y sévissent et empêchent la randonnée lorsqu'il y fait plus de 36°. Or, les bulletins météo précédant notre départ, avertissaient de températures pouvant atteindre 42 degrés dans le secteur où nous allions: du bien-être en perspective...!

Ça promet...! 

Le survol de 3h30 d’un paysage désertique sur plus de 2000 kilomètres fut à peu près tranquille; l'atterrissage beaucoup moins, puisqu’il se fit en deux temps, à cause d’importantes rafales de vent qui soufflaient ce jour-là sur Uluru-Kata Tjuta National Park: un avion en passe de se poser sur le tarmac qui se redresse soudain pour repartir de plus belle, c’est un grand moment de solitude!

L’Outback, vu du ciel 

Au sortir de la carlingue, la température extérieure nous surprit finalement par sa « supportabilité », tant nous sommes habitués à de telles chaleurs doublées d’une épuisante et « transperçante » humidité « sydnéenne ». Là, la sécheresse de l’air a rendu notre séjour dans le désert tout à fait supportable.

Avides d’y pénétrer, nous avons rapidement décidé d’une balade crépusculaire au pied du grandiose et majestueux Mont Uluru (ou Ayers Rock), aperçu avec émotion à travers les hublots de l’avion, tout comme sa proche sœur à une quarantaine de kilomètres de là, le Mont Olga.

On approche... 

« Devenu un emblème de l’Australie, l’Uluru est un immense monolithe rouge qui domine de 348 mètres une plaine désertique. Protégé depuis 1958 par un parc national inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco, le gouvernement australien en céda la propriété en 1985 aux Aborigènes, pour qui toute la région reste sacrée. Celui-ci n’est en réalité que le sommet d’un immense bloc de grès enfoncé dans le sol et est célèbre pour ses changements de couleurs: rouge au soleil levant, il noircit après la pluie. Son ascension est défendue et la marche silencieuse est imposée dans ces lieux d’une grande importance spirituelle pour les Anangu, propriétaires de ce site (...).

Waiting for the sunset together 

Les Aborigènes croient en un monde spirituel d’où sont issus les ancêtres de la création. Ceux-ci, par leurs chants et leurs déplacements sur la terre, formèrent les vallées, les rivières et les montagnes et donnèrent naissance aux plantes, aux animaux et aux humains. Ces êtres fondateurs subsistent sous la forme de forces naturelles qui continuent d’insuffler la vie et d’influer sur les éléments. Chaque clan tire son origine d’un ancêtre qui a laissé son empreinte en des sites sacrés toujours vénérés (...) » comme l’Uluru qui nous concerne.

C’est à quelques mètres de ce géant monolithe que nous avons assisté au lent processus du coucher du soleil, si spécial en ces lieux. L’astre dardait Uluru de ses chauds et tardifs rayons, l’enveloppant d’une douce lumière de fin de journée et faisant changer en effet sa couleur, jusqu’à un marron mat d’un côté, et un orange vif, presque rouge, sur son autre face, alors même que le soleil n'éclairait déjà plus ce pan-ci de la planète.

Les différents tons que revêt l’Ayers Rock à mesure que le soleil se couche 

L’irréfutable beauté de cet imposant rocher, qui semble couché au milieu d’une plaine sans limite telle une immense bête endormie, nous procura un doux apaisement, et c’est émus par ce spectacle maintes fois imaginé et dans l’attente impatiente du lendemain, que nous avons entamé notre première nuit dans le désert australien.

23
fév
Beautiful sunrise on the Ayers Rock 

L’Uluru Kata-Tjuta National Park renferme un autre site majeur pour les Aborigènes qui prend la forme de 36 dômes de grès et dont le nom signifie « beaucoup de têtes »: les Kata Tjuta. Vestiges d’un lit de roches sédimentaires et presque entièrement recouvertes de sable, elles formaient jadis une entité unique beaucoup plus grande que l’Ayers Rock et se nommaient les « Olgas ».

C’est vers ce drôle d’alignement de collines aux formes douces et rondes qui passent elles-aussi du orange au violet selon l’heure du jour et le temps, que nous nous sommes dirigés de très bon matin. Objectif: observer la merveille qu’est le lever du soleil sur Uluru lui faisant face et auquel il est « souterrainement » relié.

Les Olgas à l’aube 

Après ce moment de pure félicité - on en deviendrait presque mystique - nous avons opté pour un parcours de 3 petits kilomètres avant que le soleil ne devienne impitoyable. Dans la Walpa Gorge, un défilé entre deux rochers de Kata Tjuta conduit au pied d’une falaise et se conclut par une verdoyante oasis.

Le soleil levant se reflétait sur la pierre rousse, ce qui était d’une extrême beauté, et la fraîcheur matinale mêlée à l’absolu silence environnant, fit de cet instant un autre moment de béatitude.

Au retour, la réalité bondissante d’un groupe de kangourous nous ramena sur terre: quelle joie de les voir enfin cabrioler dans leur milieu naturel! En revanche, c’est aussi lors de cette promenade que nous sont apparues dans toute leur « nuisibilité », les innombrables mouches, qui, dans ce désert, s'éveillent par milliers avec le jour, et n’ont qu’un objectif: s’acharner coûte que coûte sur l'innocent randonneur.

Nous n’avons pas de bonne photographie de ces chers marsupiaux, tout surpris que nous fûmes par leur brève apparition et qui fit pousser des cris d'étonnement aux enfants, ni de ces maudits insectes qui sont les seuls que j’assassine désormais en ce bas monde (avec les moustiques), exaspérée par leur ronde incessante autour de moi et écœurée d’en avoir avalé trois ... miam miam miam.

De retour à l’hôtel pour un petit-déjeuner digne d’un Crocodile Dundee affamé (on continue avec les références culturelles incoutournables), nous sommes repartis pour approcher de plus près l’Ayers Rock. Notre petit tour appelé Mala walk nous confronta à des mouches encore plus nombreuses et audacieuses, une chaleur plus dure et une roche plus rouge, telle un immense bloc de feu pétrifié.

Nous avons emprunté un chemin sinueux qui nous a d’abord menés vers une grotte ornée de peintures rupestres et projetés du même coup dans un lointain passé, puis à une source asséchée dont ne subsistait que le large sillon noir depuis le sommet d’Uluru jusqu’à une petite piscine naturelle que le promeneur pourrait toucher du doigt s’il en avait le droit. La présence d’eau en cet endroit reste surprenante, bien que ce paysage désertique ne soit pas celui que l’on pourrait imaginer, tant la végétation y est omniprésente.

La promenade de Mala walk 

Nous prîmes plus tard la route qui devait nous mener à quatre heures de route de là, dans le Watarrka National Park qui recèle lui aussi de merveilles naturelles dont le Kings canyon, que nous projetions d’explorer le lendemain.

Autour de nous, ce ne fut des heures durant que terre pourpre, broussailles de spinifex vert de jaune et baobabs décharnés - cette espèce perd ses feuilles à la saison sèche pour survire -. Quant à la nôtre de survie, elle n’a dépendu que de la voiture climatisée et beaucoup d’eau: 43° à l’ombre au compteur.

La ligne droite où nous ne croisâmes que d’impressionnants camions aux cabines rutilantes très américaines et qui nous mena à destination, fut belle, presque interminable et riche en surprises.

Nous croisâmes d’abord un troupeau de chevaux sauvages dont l’un d’entre-eux, probablement effrayé par nos véhicules, se lança dans une course effrénée à nos côtés puis se cabra avant de finalement traverser la route au grand galop: un cliché cinématographique qui prit vie sous nos yeux.

Quant aux pacifiques troupeaux de dromadaires que nous eûmes le plaisir de voir ensuite arpenter la route de leur pas lent, lourd et néanmoins élégant, sachez qu’ils furent importés du Moyen-Orient vers 1870 pour servir les montures. L’Outback est le dernier endroit au monde où ils vivent à l’état sauvage.

Kings Creek Station et Curtin Springs, pittoresques et uniques stations-service/campings/cafés/fermes/ dignes d’un western, furent synonymes de pause-café pour nous et d’oignons frits pour nos amis😀.

Dans ce décor où les hommes à la voix rauque portent Santiag et Stetson, je n’aurais pas cillé si était apparu Charles Bronson en personne, colt au ceinturon, puis mettant en joue un quelconque autre mercenaire ou cow-boy...

Suite et fin... au prochain épisode!

27
fév
27
fév
Publié le 1er mars 2019

Comme je l’ai déjà indiqué, le Kings Canyon se trouve dans le Watarrka National Park, « riche en trous d’eau et en poches de végétation qui assurent la survie de plus de 600 espèces de plantes, 100 d’oiseaux et 60 de reptiles. Creusé par des millions d’années d’érosion, l’impressionnant canyon a des parois de 100 mètres de haut qui conservent les traces fossilisées de créatures marines disparues depuis longtemps et celles des ondulations d’une ancienne mer ».

Nous observâmes en effet sur la route du retour, de vastes étendues blanchâtres qui pourraient être les restes de sels de cette « ancienne mer », comme figés et incrustés dans le sol. Cette couleur laiteuse qui scintille au soleil, vient compléter la palette largement évoquée dans les précédents articles.

Nous arrivâmes finalement dans ce parc où les mouches sont si « impossiblement » et « insupportablement » nombreuses, que nous dûmes - à moins de craquer nerveusement-, acheter des filets anti-mouches dont nous nous moquions un peu il est vrai au début, mais qui s’avèrent indispensables pour pouvoir survivre à l’extérieur dans cette contrée et conserver sa santé mentale...

Nous avons donc fini par arborer tous les huit cet accessoire très tendance dans la région - acquis après avoir quasiment deboulé dans la boutique - dont la panoplie varie du rose au turquoise pour le plus grand plaisir des filles! C’est ainsi accoutrés que nous sommes allés observer le coucher du soleil - notre activité désertique récurrente vous l'aurez noté - après avoir passé l'après-midi dans la chambre pour certains et à la piscine du camping-hôtel pour d’autres, seuls endroits délaissés par nos insectes préférés. Ouf, un peu de répit!

Ô bonheur et soulagement! Une fois le soleil éclipsé, les mouches disparaissent avec lui et nous pûmes à nouveau disposer librement de notre espace et de notre corps. Un dîner au Thirsty Dingo Bar vraiment authentique, du cru et tout ce que vous voudrez qui signifiera que nous nous sommes sentis au milieu de nulle part - clôtura cette journée, sans dingo à l’horizon, qui sillonnent pourtant le secteur en grand nombre habituellement -. Nous dormîmes du sommeil du juste avant d’attaquer le canyon le lendemain matin, attifés de nos salvateurs filets.

Nous nous quittâmes définitivement après cette promenade riche en mouches et chaque famille reprît son chemin vers d’autres cieux, après de gais adieux au pied du canyon. Pour notre part, nous repartîmes sur la route vers Uluru où nous tombâmes sur les mêmes dromadaires, ainsi qu’une sorte de Bip-bip sans son coyotte, croisé avec un émeu, l’autruche du coin, ou quelque chose de ce genre. Nous « stoppâmes » forcément aux mêmes endroits et fîmes un arrêt pour observer le Mont Ebenezer, un monolithe à la forme également très spéciale, nettement visible de la route et qui se dressait à quelques kilomètres à l’est.

Vue sur Ebenezer 

En arrivant, direction le supermarché pour acheter ce qui ferait l’objet de notre ultime pique-nique-coucher-de-soleil sur l’Ayers Rock: poulet frit, chips et fraises. Un repas à la hauteur du moment!

La carte du secteur & « On the plane again »! 

L’aventure s’achève ici. Et comme disait mon pépé, riant toujours de sa propre blague: « Ah! Les vaches de mouches! »

1
mars
1
mars
Publié le 1er mars 2019
Notre au revoir à l’Ayers rock 

Dans la précipitation de passer à autre chose, j’ai oublié d’évoquer notre toute dernière petite marche nocturne à Uluru, tout juste après que le soleil se soit couché.

Imaginez un silence presque inquiétant, les visiteurs s’étant retirés du parc national qui doit fermer ses portes; nous sommes seuls au pied du mont sacré encore flamboyant qui s’assombrit cependant, tout comme le chemin qui le longe et plonge dans la pénombre d’un petit bois. On distingue la silhouette des arbres vert bouteille aux prémisses de la nuit et la lune luit discrètement dans un ciel rempli d’étoiles très brillantes, puisqu’ici la pollution lumineuse n’existe pas. Un frisson me parcourt, intimidée que je suis par la puissante présence de l’Ayers Rock, et probablement influencée par le mythe qui l’entoure...C’est là que se termine définitivement notre visite au coeur du continent australien.

Et voici pour terminer quelques clichés qui alimenteront notre souvenir commun, de moments passés à Sydney avec nos copains alsaciens.

Opera House - Dans les bambous du jardin botanique et à Mahon pool 
Fish&chips, ferry et plage à Manly - Famous Harbour Bridge 

Merci pour cette sympathique visite et les bons moments! Bye bye!

4
mars
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mars
Publié le 5 mars 2019

Quel quartier plus indiqué que Freshwater pour succéder au désert, je vous le demande?!

Chouette « spot » du premier soir où nous retournâmes souvent

C’est vers les Northern beaches non-encore explorées, que nous nous établîmes donc le 14 février; il s’agit, comme vers le sud-est de la ville et ses eastern suburbs, d’une succession de plages au fond d’une baie plus ou moins grande, encadrées par deux péninsules auxquelles succède une autre plage à l’abri dans son anse, et ainsi de suite. A chacune de ces plages son petit quartier commerçant et résidentiel, comme une multitude de petits villages au caractère bien trempé, mais toujours si... paisibles et coooooooooools...!

Freshwater beach et l’immeuble où nous logions 

Ce nouvel et dernier endroit à Sydney nous plut encore plus que tous les autres pour sa situation géographique et son ambiance: cafés pleins de charme; délicieux sushis à petits prix; petite plage sympathique et active aux vagues rassurantes et régulières; résidents simples et sympas et hippies en vans, surf sous le bras et pieds nus à la journée longue; stunning coastal walk démarrant côté nord de la plage de Freshwater pour longer l’océan jusqu’à la suivante, Curl curl... pour ne citer que ces aspects-là. Un rêve éveillé.

De l’aute côté de Freshwater beach, en gravissant une petite colline citadine comme il y en a une multitude à Sydney, nous étions reliés à Manly, notre tout premier endroit dont nous sommes irrésistiblement attirés par mon café préféré et sa piscine aux sirènes merveilleuses. Nous y avons aussi découvert récemment une librairie où l’on trouve de vieux vynils et des bouquins de seconde main en tous genres. Et hop! On s’installe dans le bon vieux fauteuil jaune moutarde et on se régale!