Carnet de voyage

Pérou

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Dernière étape postée il y a 16 heures
Hasta luego Ecuador ! Bienvenido Peru !
Septembre 2022
90 jours
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Publié le 27 septembre 2022

Hé oui nous voilà au Pérou, pays qui fait rêver et nous donne de nouvelles envies d’explorer. Pour y parvenir nous avons pris un bus de Vilcabamba à Jaén, suite à de nombreuses lectures concernant cette portion. En effet à peine 300km et 12h de bus, pour vous donner une idée de la route, enfin de la piste… le passage de la frontière s’est fait assez facilement. Nous voilà avec un visa de 3 mois au Pérou (jusqu’au 26 décembre😉). La piste était étroite tout en serpentant avec une végétation verdoyante amazonienne, on roulait parfois à moins de 15km/h et quand un camion ou autre véhicule arrivait en face on serrait les fesses. Sortis des gorges et de l’Equateur, le paysage change radicalement en laissant place à des champs de rizières, de banane où le relief se fait plus doux. Nous arrivons à Jaén à la nuit tombée.

Piste et rizière sur Jaén 

https://youtu.be/2F9ojoC-6K8

Les routes de l’impossible… 

Nous profitons d’être à Jaén pour faire les formalités nécessaires pour démarrer au Pérou (nouvelle SIM portable, nouvelle monnaie… ) et visiter la ville. On pourrait se croire en Asie, en effet les tuk tuk remplacent les taxis jaunes, ils y en a partout. La ville grouille de gens et est très bruyante, nous n’avons plus l’habitude. Ici, nous sommes à 700m, la chaleur est étouffante. Nous avons hâte de reprendre un peu d’altitude!

Ruelle colorée 
Les tuk tuks péruviens 
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Publié le 1er octobre 2022

Nous partons de Jaén dans un tintamarre pour prendre une route transversale, encore une fois cela se transforme vite en sentier peu roulable. Les paysages sont magnifiques, ornés de rizières de part et d’autre jusqu’à Bague Grande. Nous devons traverser le Rio Marañón et devons pour se faire embarquer sur une barque peu rassurante mais qui toute fois nous amène à bon port.

Les rizières et le Rio Marañón
Sortie de Jaén , Ulric en course avec la moto…

Nous arrivons bien fatigués à Bagua Grande. La chaleur est accablante! Le compteur affiche 45°. On boit jusqu’à 8 litres chacun entre coca, eau et autres boissons incas… on cherche l’ombre mais il n’y en a pas ! 😩 Les villes se préparent aux élections municipales de dimanche. Je vous mets une petite vidéo pour vous montrer de quelle façon on soutient chaque candidat.

Campagne électorale Pérou 🇵🇪

Aprés une nuit bien étouffante nous reprenons la route en direction de Chachapoya. De longues lignes droites sur 20km et là on est stoppé pour cause de travaux pendant 1h. La route s’est effondrée l’année dernière suite à un tremblement de terre d’une magnitude de 7,3. La route directe se transforme en une piste poussiéreuse et serpentant dans la montagne, qui n’est pas forcément à notre goût. Nous faisons presque la totalité de la montée en poussant les vélo et mangeant de la peuf à chaque passage de camions, voitures et motos. Les ouvriers, à l’arrêt, sont là pour nous encourager et nous abreuver en eau fraîche (euh! Ça c’est eux qui le disent!!) Nous arrivons à une hacienda juste avant la pluie où nous dormirons pendant deux jours. Hélas oui au petit matin des trombes d’eau s’abattent sur ce territoire amazonien et nous décidons d’une journée off. (Pas pour tout le monde car les moustiques ont bien bossés au vu des mollets d’Ulric…

L’enfer du paradis… 

Nous reprenons notre route sous un ciel plus clément à travers des gorges magnifiques. La montée est plus douce et se fait tranquillement jusqu’à une auberge plein de charme.

On est pas mal quand même 🤪


Sur la route… 
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Publié le 4 octobre 2022

Nous voici arrivés à Chachapoyas où nous posons les vélos deux jours. Une petite visite de la ville, avec ces bâtiments blanc aux balcons coloniaux. Le lendemain nous prenons un collectivo qui nous transporte au canyon de Sonche. Ce canyon, immense et vertigineux, donne un aperçu du relief des Andes amazoniennes. Retour à pied au village de Huancas qui est le village des poteries. Au Pérou chaque ville et village a sa place d’arme qui est souvent centrale et bien entretenu (espaces verts, banc, fontaine)

Canyon de Sonche 

Le mercredi je reste cloué au lit, et oui il fallait qu’elle arrive la fameuse « tourista ». Laëtitia quant à elle va visiter deux sites: la caverne de Quiocta et les sarcophages de Karajia. Elle commence par la caverne Quiocta qui est une grotte où se trouve des ossements humains et d’aprés le guide c’était un endroit de cérémonie par les chamans. Ambiance un peu mystique d’après Laet. Le deuxième site visité est les momies Karajia, elles sont situées environs 10 métres du sol et mesure 2,50m. Leur armatures sont faites de bois recouvertes d’un mélange de terre et chaume et à l’intérieur la momie est en position Fœtale qui est de coutume. Le midi fut agrémenté d’un bon Almuerzo local.

Grotte et Momies de Karajia 
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Tingo nuev

Nuevo tingo

Publié le 6 octobre 2022

Nous relions Chachapoyas à Nuevo Tingo par une petite étape agréable pour aller visiter le site de Kuelap appelé aussi le Machu picchu du nord. Sur le chemin, nous apercevons pleins d’oiseaux notamment des aras verts. Nous logeons dans un hôtel fort agréable avec piscine, et profitons de l’extérieur pour nous reposer. Le lendemain, nous prenons un télécabine pour monter sur le site et profitons d’une marche contemplative 1/2 heure, pour entendre dire que le site est majoritairement fermé pour cause d’une faille de 15cm.😩 Nous avons juste pu voir la muraille extérieure ainsi qu’une reconstitution d’une hutte reproduisant leur mode de vie. Ils avaient même la réserve de cochon d’Inde 😜

Hôtel et site de Kuelpa 

Ce qui nous a marqué durant la visite c’est tout le protocole sanitaire et de sécurité à respecter. Double masque dans le bus, double masque dans le télécabine, numéro au sol où l’on doit se positionner avant d’entrer dans le télécabine, lavage de main obligatoire au savon, gel hydroalcoolique, etc…Gros paradoxe quand on les voit à trois sur une moto sans casque, sans gants, et des fois en tenant un enfant dans les bras. 🤪🤪🤪

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Lemeybamba

Leymebamba

Publié le 7 octobre 2022

Nous arrivons à Leymebamba sous la pluie, après une étape de 52km. Comme nous arrivons de bonne heure, nous sautons dans une moto-taxi pour aller visiter le musée archéologique reconnu pour ses momies retrouvées près de la lagune de los Condores. Trés beau musée par sa diversité et surtout le nombre de momies impressionnantes (219). Pour la suite 3 voir 4 grosses journées de vélo nous attendent avec beaucoup de dénivelés.

Museé de Leymebamba 
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Publié le 10 octobre 2022

Nous voilà partis pour affronter 3 cols péruviens, avec beaucoup de dénivelé puisqu’ils se situent à plus de 3000 mètres d’altitude. 1er jour: Nous partons de Leymebamba motivés et commençons l’ascension du 1er col de Calla Calla à 3600m. Nous croisons Thomas en moto lors d’une pause. On le remercie pour la banane qu’on a fortement apprécié. La pluie s’invite ainsi que le brouillard et le vent, Laet est frigorifiée et on décide très vite, au bout de 5km de descente, de s’arrêter dans le 1er village que l’on voit. A Las Achupas les enfants nous proposent la salle communale pour dormir. Laet amuse les enfants et nous avons même un petit chant. Quatre bancs côte à côte et le lit est fait.

Las Achupas 
Petit chant péruvien  sur le printemps

2ème jour: nous reprenons les vélos pour une descente de 58km ( longue, très longue). La route n’est vraiment pas large avec différents trous plus ou moins gros. Moi qui aime descendre j’avoue que je ne fais pas le malin quand je vois le précipice, et nous nous collons côté falaise 🤪. Nous perdons environ 3000m d’altitude. En haut on est parti avec 6° et en bas nous atteignons 45° en 2 heures de temps. Un couple de Lima nous avait prévenu et on s’est dit qu’ils exagéraient😂. Après cette longue descente, nous entamons une remontée de 500m de dénivelé sous un soleil de plomb et trouvons un espace pour poser notre tente.

Ulric s’est fait un copain 

3ème jour: levés à 5h30 pour partir à la fraîche (ou presque! ) car au programme plus de 35km de montée et environ 2000m de dénivelé. Nous arrivons au sommet après 8h de vélo, exténués mais contents de l’avoir fait. Au sommet on boit un coup et réservons un hôtel à 13km dans la ville de Celendin pour deux jours, demain journée off pour affronter le 3ème gros col.

 Montée au col…
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Publié le 13 octobre 2022

Nous rejoignons Cajamarca par le 3ème col qui se situe à 3800m d’altitude. Nous partons à 8h de l’hôtel pour entamer une montée régulière jusqu’à Pampa del Torro où initialement nous avions prévu de dormir. Arrivés à 13h30 la haut, Laéti ayant les jambes nous décidons de continuer notre route pour passer le col à 15h. De là, nous attaquons un plat suivi d’une descente qui nous amène à Cajamarca en début de soirée. Et bien sur la pluie s’invite au rendez vous en milieu d’après-midi. Bilan de cette étape 103km, 1500m de dénivelé et un col à 3800m, on est fatigué 🤪😜🤪. Le paysage était encore différent des autres jours. Les montagnes sont moins abruptes et plus verdoyantes. L’activité est essentiellement l’élevage bovin.

Le sourire à 3820m… 


Nous restons 1 journée à Cajamarca pour flâner, visiter et boire de vrais expressos, qui jusque là faisait défaut. Une ville charmante au centre, avec ces nombreuses églises mais dès que l’on sort un peu les habitations sont sommaires et généralement pas finies. Ceci est vrai dans toutes les villes visitées jusqu’à présent.

Trés beau centre ville, mais sorti de là les habitations sont sommaires et jamais finies.
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Publié le 18 octobre 2022

De Cajamarca nous partons en direction du pacifique à Trujillo, ce qui nous prend 6 jours de vélo avec de beaux cols à franchir et de beaux dénivelés chaque jour entre 1200m et 1400m. Les trois premiers jours sont sans surprises avec de belles montées régulières et des paysages qui ne changent guère. La pluie s’invite souvent au rendez vous ce qui nous facilite pas la tâche car il fait vite froid aux alentours de 3000m. Le troisième jour nous rencontrons trois jeunes français qui font aussi le trajet en vélo de Quito à Ushuaia, et décidons de manger tous ensemble au resto le soir à Huamachuco.

Entre Cajamarca et Huachuco 

Le quatrième jour, nous partons très tôt car un col à 4200m d’altitude nous attend. Encore une fois la pluie s’invite avant le sommet mais pas de quoi nous ralentir, les jambes et le souffle sont là! L’acclimatation est faite pour notre grand plaisir. Nous arrivons dans un village de minier où le paysage est dévasté par une multitude de petite mines soit d’argent ou d’or. La ville ressemble à un bidonville et on connaîtra le pire Hotel depuis le départ. On voit que c’est une activité qui a dû être prospère en son temps: nombreuses structures et maisons abandonnées. La rivière qui coule en contre bas en dit long sur l’activité juste par sa couleur orangée. Demain il n’y a plus qu’à se laisser glisser jusqu’au pacifique d’où nous allons perdre 3000m d’altitude.

Activité minière 
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Publié le 24 octobre 2022

Nous voilà arrivés à Trujillo chez Lucho à la casa des ciclistas où nous posons les vélos pendant trois jours. Nous en profitons pour un gros nettoyage des montures effectué par des péruviens très méticuleux et contents qu’on leur ait confié ce travail. J’en profite pour changer plaquettes de freins et faire dévoiler la jante de la roue à Laeti par Lucho qui est un expert. Nous visitons cette grande ville bruyante qui est la 3ème plus importante du Pérou où fusent en permanence les Klaxons de jour comme de nuit. La ville est agréable et jolie dans ces rues piétonnes et sur la place des Armes où il fait bon de flâner. Le dernier soir on fait une soirée pizza avec la fille et la femme de Lucho. Quel régal! Je laisse la recette qui aura séduit.

Centre et place d’arme de Trujillo 

Nous décidons également d’aller visiter le site Chan Chan ainsi que son musée. De belles ruines sculptées sont présentes dans cette plus grande ville de l’ère pré-colombienne. Le nom de Chan Chan, selon une des théorie, signifie « soleil soleil » ce qui n’était pas le cas lors de cette visite.

Site de Chan Chan 

Aprés la visite nous poussons en bus jusqu’à l’océan pour une ballade et un petit resto à l’air iodé. Partout sur la plage nous voyons leurs embarcations appelées Caballitos et des surfeurs.

Caballitos 
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Publié le 24 octobre 2022

Nous reprenons la route après ces quelques jours de repos pour nous attaquer au contrefort des Andes. La seule solution pour sortir de Trujillo direction Chimbote est de prendre la Panaméricaine sur une centaine de kilomètres , parfois 2*2 de voies parfois 1*1 de voie où la circulation est relativement abondante. Nous sommes prudents et roulons au maximum sur la bande d’arrêt d’urgence. Toute cette partie est très désertique et peu attirante, surtout à la vue des abords de la route…(petite vidéo)… ne parlons pas des odeurs!! On fait escale à Chao : c’est dimanche et il y a la fête. Après l’hôtel fantôme, nous trouvons une chambre dans un hôtel où l’eau et l’électricité sont coupés. On aura eu de l’eau de 18h à 22h!! 😩 😭

Sortie de Trujillo 
Poubelles à ciel ouvert 
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Publié le 27 octobre 2022

Nous rejoignons Caraz en 3 étapes avec en moyenne 1200m de dénivelé mais surtout avec de fortes chaleurs, 35° à 45°, ce qui nous mets sur les rotules le soir, bref du plaisir à l’état brute. Le premier soir nous dormons dans un hospedaje de fortune tenu par un couple âgé sympathique. Les douches et les toilettes sont au fond du « jardin » et il faut le seau d’eau pour les toilettes. Nous y mangeons et là mon réveil à 4h du mat fut une belle tourista « seconde édition »… Nous reprenons la route le lendemain malgré tout pour rejoindre Huallanca et attaquer le fameux cañon Del Pato. Les piments sèchent sur les bords des routes un peu partout, ceux que l’on retrouve à tous les repas avec chaque plat. Nous sommes frappés aussi par le nombre de petites mines de graphite gisant à flanc de montagne. Le paysage est varié avant d’aller s’enfermer dans le canyon.

Mines de graphite et piments en trains de sécher 

Le troisième jour nous rentrons dans le cañon del pato qui est très touristique et connu de tous les péruviens. 38km de route plus ou moins bonne et 35 tunnels creusés à la main (chapeau bas). La route est peu large et deux véhicules ne peuvent se croiser, il faut trouver un renfoncement pour laisser passer. Nous, en vélos, nous préférons nous arrêter et laisser passer surtout si c’est un camion ou un bus. Le paysage est à la fois subjuguant mais aussi un poil angoissant par cette verticalité et cette immensité. Le klaxon est de mise pour prévenir dans chaque virage, chaque tunnel, chaque rencontre, en fait constamment…

Canyon del pato 

Les cascades sont impressionnantes et la végétation est bien typique de la région, la chaleur est toujours là malgré la montée en altitude (Caraz 2350m). Les couleurs des montagnes varient du noir à l’ocre en passant par le rouge. Arrivés à Caraz nous pouvons sur un versant la cordillère Blanca et ses sommets enneigés culminant à plus de 6000m et sur l’autre versant la cordillère Negra plus aride.

Cascades du canyon 
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Publié le 28 octobre 2022

Ce vendredi nous décidons de partir en balade à la lagune de Paron. Nous prenons un minibus pour nous y conduire sur un chemin de terre équivalent à nos chemins de montagne chez nous (durée trajet 2h pour 30km). En l’attendant nous assistons à une manifestation devant la mairie pour exclure le maire qui a détourné apparemment 5000000 de sol (environ 1000000 d’euro), et à 20 mètres une fête d’enfants 🤪🤪🤪, plus rien ne nous étonne. La lagune se situe à 4200m d’altitude et est entourée de sommets culminant à 6000m. Son eau est d’un bleu turquoise, mais au lieu de blabla voici les photos.

Lagune de Paron 

Le soir en sortant du resto nous pouvons assister à une fête religieuse qui célèbre le seigneur des miracles. A voir…

Fête religieuse 
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Publié le 1er novembre 2022

Nous prenons la route pour deux jours jusqu’à Huaraz. Pas de difficultés sur les étapes, nous avons des pentes douces sous un soleil radieux avec une petite bise agréable, mais ici au Pérou pour la Toussaint le We du 30, 31, 01, novembre sont fériés d’où une circulation excessive au goût de Laet. Nous profitons du début de la cordillère blanche pour admirer ces sommets enneigés culminant à plus de 6000m. Nous apercevons également un cimetière impressionnant suite à un tremblement de terre en 1970 ayant fait plus de 30000 morts dans toute la vallée. Le soir est récompensé par un super resto aux cocktails délicieux.

Transit vers Hauraz 

Nous décidons de prendre une journée pour aller randonner jusqu’au glacier de Pastouris. Nous prenons un mini van et partons pour la journée pour une rando à plus de 5000m d’altitude. Le souffle est là, les jambes aussi, je pense que l’acclimatation est faite. Pour notre grand bonheur nous pouvons profiter de ce spectacle sans subir le mal des montagne. Durant la montée nous nous arrétons devant une source gazeuse naturelle mais non buvable car chargée en souffre et plomb. Nous pouvons aussi contempler de magnifiques Puya Raymondi, des végétaux unique de 15 m de hauteur qui ne fleurissent que tous les 100 ans. Nous nous arrétons également devant la lagune aux sept couleurs, non du à sa couleur mais à la légende qui dit que si l’on jette une pièce on aperçoit sept reflets différents. Le guide nous donne de la coca pour la montée, alors on essaye mais ni Laet ni moi ne trouvons ça bon et agréable en bouche, nous recrachons 🤢.

La montée au glacier 
Glacier de Pastouris 
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Publié le 5 novembre 2022

Nous repartons de Huaraz pour 6 jours de vélo à des hauteurs avoisinant les 4000m d’altitude. Nous changeons radicalement de paysage pour nous retrouver sur un anti plano aride où de longues lignes droites se succèdent accompagnés de vent de face tous les jours à partir de 11h. Les kilomètres s’enchaînent et nous voilà à 3900m devant un péage au milieu de nul part : il y a les choses péruviennes qui nous échappent.

Altiplano 

Nous nous dirigeons vers Conococha situé à 4100m où nous passerons la nuit dans un hospedaje. Petite balade pour aller voir la lagune se situant juste à coté et rencontrer des alpagas en libertés. Dès que le soleil se cache nous enfilons vite les doudounes car à cette altitude l’air se rafraîchit très vite. Pour nous réchauffer nous buvons bien sur le maté de coca qui est une valeur sure pour le mal des montagnes.

La cordillère blanche 
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Publié le 5 novembre 2022

Aprés Conococha nous faisons escale à Pachapaqui encore à 4000m d’altitude ce qui a une incidence sur nos nuits de sommeil. Le lendemain, on se lève à 6h et partons à 6h45 dans un froid digne de cette altitude 1° pour affronter un col à 4700m d’altitude, ce qui est une premiére pour nous à vélo. Doucement mais sûrement nous sommes au sommet vers 11h du matin, un petit encas et on repart pour une longue descente de 50km pour retrouver une altitude avoisinant les 3200m. La montée se fait en douceur et nous sommes subjugués par la beauté du paysage. Tantôt vue sur l’altiplano avec des maisons en torchis au toit de chaume typique de la région tantôt vue sur les glaciers au dessus de nos têtes.

La montée au col 

Nous attaquons la longue descente qui se termine sur 20km de piste en très mauvais état. Là encore une activité minière est très présente mais moins défigurante pour le paysage. Une jolie lagune et qui plus est bien aménagée (ce qui est rare au Pérou) nous attend en bas de la descente. Ce soir ce sera douche chaude à l’hôtel pour éliminer toute la poussiéreuse accumulée sur cette piste défoncée.

Lagune Conococha 
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Publié le 7 novembre 2022

2 jours de galère bien hard car au programme environ 140 km de piste avec trous, sable, pierres, poussières et vent tout ça à 4000m d’altitude pour finir par une descente traumatisante de 50km qui nous redescend à 2200m. Ce qui devait être une route à l’origine est en fait une route en « reconstruction » depuis des années!!! Les paysages sont là encore une fois mais nous avons du mal à les contempler car trop concentrés à éviter ces putain de trous, heureusement les pauses sont là…nous arrivons à Huanuco éreinté et poussiéreux au possible mais content de l’avoir fait, on s’offre un jour de repos. Voici quelque photos qui illustre bien la piste…

Piste poussiéreuse sur + de 140km 
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Publié le 10 novembre 2022

Nous visitons Huanuco et prenons des infos à la police pour le bus afin d’aller vers Cerro de Pasco, car ici pas de pages internet ni horaires fixes pour les bus petites lignes. Nous visitons la ville et profitons de faire quelques impondérables (lessive, lavage des vélos, ravitaillement) et de profiter des restos locaux. Nous prenons le bus pour Cerro de Pasco car après de nombreuses lectures cette portion de 120km est peu intéressante, nous mettons 4h pour y parvenir, là encore une bonne moyenne en bus mais nous commençons à avoir l’habitude. Cette ville est la ville la plus haute du monde de plus de 50 000 habitants, elle se situe à 4400m d’altitude. En arrivant nous décidons de rouler 10km juste avant la pluie pour descendre à 4300m dans un petit hôtel. Le lendemain nous partons pour Junin 60km plus loin. Au premier abord la ville est peu séduisante mais en entrant dans son cœur celle- ci est très charmante. Je vous mets quelque photos des places d’armes qui sont toujours très colorées et bien entretenues. Depuis quelques jours nous naviguons sur un immense altiplano à 4000m.

Rencontre policière fort sympathique 
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Publié le 12 novembre 2022

Nous partons en direction de Tarma en passant un col à 4200m d’altitude. Nous roulons sur un immense altiplano où nous pouvons apercevoir de nombreuses vigognes, à l’état sauvage, qui ne se laissent pas approcher si facilement. De longues lignes droites sont le programme de la journée avant d’entamer une belle descente de 15km qui nous mène en ville dans un joli hospedaje de l’époque des conquistadors...dans son jus mais plein de charme. La ville est charmante et s’étend sur les pans de la montagne, on prend le temps de flâner dans ses petites rues. La nuit à 00h00 je suis réveillé par un mal de ventre, hé oui la «3ème édition de la tourista est là, à ce rythme je sors l’encyclopédie complète à la fin du voyage…

Les vigognes sur l’altiplano 
Hospedaje charmant et dans son jus. 
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Publié le 12 novembre 2022

Nous prenons la route après un petit coucou à Mag en WhatsApp (joyeux anniversaire, et bonne féte Gus) pour une grosse étape, hé oui on était descendu à 3100m et il faut passer encore aujourd’hui un col à 4200m. Il est midi quand nous arrivons au sommet. Pendant la montée nous croisons plusieurs fois trois jeunes kamikazes péruviens qui descendent à bloc les pentes raides goudronnées et tout ça en pleine circulation (je kiff grave🤪). La remontée se fait en s’accrochant à un camion, soit dans un pick-up. Allez une petite vidéo pour vous faire partager ses moments de folies. Nous traversons des petit villages accrochés au flan de la montagne. Le paysage est somptueux avec de multitudes couleurs suivant les plantations et avec une terre ocre par endroit.

Remontée au col … 

https://youtu.be/j1dSICoxpII

Les kamikazes péruviens 
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Publié le 17 novembre 2022

Après une courte étape au profil faux plat descendant et 45km nous voici à Huancayo en fin de matinée, il faut dire que nous étions tellement bien accueilli dans un hospedaje la veille que nous avons eu du mal à décoller ce matin. Nous savions dès le départ que nous ne pouvions pas faire tout le Pérou en vélo, le visa est de trois mois et le pays est tout en longueur alors il faut faire des choix. Après certaines lectures d’autres cyclistes nous suivrons leurs démarches et prendrons le bus jusqu’à CUSCO. Pas de bus direct, nous prenons un premier bus à 21h le soir même qui nous mène à Ayacucho et arrivons à 6h du matin (nuit blanche). De là nous patientons toute la journée (elle fut longue dans ce hall d’attente) pour reprendre un bus à 20h en direction de CUSCO et arrivons à 11h le lendemain, mais cette fois-ci nous prenons l’option siège couchette. Laet arrive à dormir moi seulement 2h sur tout le trajet, aie aie aie je n’ai plus 20 ans.

La classe ce bus… 
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Cusco

Cusco

Publié le 17 novembre 2022

1er jour à Cusco et visite de la ville : nous sommes agréablement surpris, ici moins de bruit moins de Klaxons et une ville où il est fort sympathique de s’y promener. Sa cathédrale en pierre et ses monuments coloniaux donnent une beauté singulière à la ville, nous flânons dans les rue pavés et pour ma part déguste un excellent Hamburger d’alpaga. C’est de cette ville que l’on prépare la visite du Machu Picchu et honnêtement c’est le parcours du combattant. En effet le billet d’entrée se réserve des semaines à l’avance, ou comme nous il faut aller au pied du site et attendre pour espérer avoir le précieux sésame ( prix train+bus+entrée=200 dollars par personne) et comme dirait ma mère ce n’est qu’un tas de cailloux😜. La suite au prochain épisode…

Ville de cusco 
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Publié le 19 novembre 2022

Nous voilÀ partis pour le fameux Machu Picchu sur deux jours. En effet nous allons glaner des billets d’entrée au pied de celui-ci comme conseiller par le gérant de notre Hotel car les places sont limitées et sur le net plus rien n’est dispo. Nous partons à la découverte des sites de Pisac et Ollantaytambo très intéressants dans la vallée sacrée. Les différentes plates-formes étaient pour les cultures et suivant les étages on y cultivait divers céréales ou pommes de terre en fonction de leurs besoins en eau. Le site de Pisac représente une perdrix et les plateformes les ailes . Les sites furent détruits lors de l’invasion des conquistadors.

Site incas Pisac et Ollantaytambo
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Publié le 19 novembre 2022

Nous arrivons à Aguas Calientes rebaptisée Machu Picchu Pueblo en soirée après un trajet en train d’1h30 et tout son folklore qui va avec : danse péruvienne costumée sur le quai et dans le train pour divertir les touristes. Nous nous précipitons ensuite vers le bureau d’entrée du site et la à notre grande surprise encore plus de 300 places disponibles sur les 2500 visiteurs autorisés par jour. Nous prenons même le billet de bus qui nous permet de monter au pied du fameux Machu. Il nous reste plus qu’a profiter de notre soirée dans ce village surbondés d’étrangers et uniquement dédié au site. Le village contraste, je dois l’avouer, avec ce que l’on a pu voir ailleurs au Pérou. Petit resto pour déguster un pavé de bœuf ainsi qu’un pavé d’alpaga au combien délicieux.

Nous profitons de notre soirée 


Après une nuit agitée (putain de chiens péruviens) le réveil se fait de bonne heure pour être à 8h sur le site. La végétation est de nouveau amazonienne et luxuriante, tout est vert et abondant. Durant la montée en bus nous découvrons le Huancayo Picchu, la fameuse montagne que l’on voit sur toute les photos en arrière-plan . Nous rentrons dans le site et là, je dois dire que l’on en prend plein les yeux, c’est d’une beauté rare et envoûtante, un lieu chargé d’histoire qui est à la fois d’une sérénité et d’un calme reposant malgré cette foule de touristes. Le lieu est très bien conservé car les conquistadors ayant détruit les sites de la vallée sacrée ne se doutaient pas qu’il y en avait d’autres perchés dans la montagne. Les pierres étaient taillées de façons trapézoïdales et l’inclination des murs était pensée pour pouvoir résister aux séismes fréquents dans la région. Allez arrêtons le blabla et place aux photos.

Le Machu Picchu 
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Après une journée de repos à glandouiller à Cusco, nous partons en randonnée à la montagne des 7 couleurs. Levés à 3H30 du matin suivi de 3h de bus et nous voila arrivés sur site. Nous montons tranquillement car nous sommes presque à 5100m d’altitude, et bizarrement ni Laet ni moi ressentons le mal des montagnes pour notre grand plaisir. La montagne est splendide, ses couleurs sont dues aux différents éléments minéralogiques qui la constituent comme le manganèse, le zinc, le souffre, argile rouge, fer, quartz… on a également une vue sur les glaciers dont le plus haut sommet n’a jamais était gravi ( lolo si ça te tente à la place du tour des Ayéres je suis partant😜 ).

La montagne aux 7 couleurs 

Le lendemain nous partons pour la visite des salines de Maras, une petite heure de bus et nous sommes sur le site. Nous faisons une pause dans un atelier de tissage à Chinchero : nous sommes accueillis par un thé de muña et on nous explique les étapes du tissage à la coloration naturelle de la laine d’alpaga (j’en profite pour me prendre une paire de chaussette en alpage). Puis nous continuons direction les salines de Maras. Je suis subjugué par la beauté de ses salines qui contrastent tout à fait avec la montagne à la terre rouge qui l’entoure. Les salines sont de différentes couleurs suivant leur stade de cristallisation. L’eau qui sort par un petit filet de la montagne est étrangement chargée en sel. Pour l’instant des hypothèses sont émises sur la salinité de cette eau mais à ce jour aucune explication n’est certaine et vérifiée. Trois sortes de produits sont récoltés la fleur de sel, sel rose, le sel aux vertus médicinales.

Les salines de Maras 
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Publié le 26 novembre 2022

Après cette pause de 8 jours à Cusco nous reprenons la route sur nos vélos en direction du lac Titicaca à 400KM. Le jour de notre départ la région de Cusco est entièrement bloquée par une gréve générale contre le gouvernement et la baisse du pouvoir d’achat. On commence à connaître le slogan « el pueblo unido jamàs será vencido »!! . La durée des barrages est de deux jours mais par chance nous arrivons à passer quand même avec un grand sourire, nous sommes aux anges car pas de voitures , pas de camions, la route est à nous. Nous remontons sur un altiplano et naviguons tranquillement sur de longues lignes droites aux environs de 4000m d’altitude avec un col à 4335m, et assistons même à un match de football . Le troisième jour nous nous arrêtons pour la nuit dans le lieu-dit Aguas Calientes qui propose des bains chauds naturels et médicinaux. On profite, on papote avec des locaux jusqu’à la fin d’après-midi. Quel bonheur de se baigner à 4100M entourait de montagnes majestueuses et de profiter du coucher de soleil.

Sur l’altiplano 
Grève «  el Paro »