Carnet de voyage

Pays-Bas, Belgique et Luxembourg

8 étapes
4 commentaires
4
Cette fois-ci c'est vraiment la fin, nous sommes sur la route du retour et allons traverser nos trois derniers pays voisins de la France mais que nous ne connaissons finalement très peu.
Novembre 2017
10 jours
Partager ce carnet de voyage
1

Nous quittons l'Allemagne et après une route sous la pluie et la grisaille arrivons au Pays-Bas. Nous comprenons rapidement pourquoi le pays est appelé le plat pays, les routes sont droites, encadrées par des champs, il y a des éoliennes partout et aucune montagne ni même aucune petite colline à l'horizon. Nous arrivons au village de Giethoorn mais comme désormais il fait nuit un peu avant 17h nous n'avons pas le temps de découvrir ce petit village pittoresque et nous nous installons dans le jardin tout mignon d'une dame.

Le lendemain c'est sous un ciel gris que nous découvrons Giethoorn, le village avec tout ses canaux et ses multitudes de ponts a des airs de petite Venise. Nous sommes directement emballé par la magie de ce village totalement typique du pays. Nous nous dirigeons le long du canal principal pour y louer une petite barque à moteur électrique afin de découvrir le village via ses nombreux canaux. Giethoorn est de toute façon un village entièrement piéton on peut le visiter à pied, à vélo ou en bateau. Le long des berges nous découvrons les grandes demeures au toit de chaume, leurs pelouses viennent jusqu'au bord de l'eau et presque toutes les maisons disposent d'un garage sur le canal pour ranger leur petite embarcation. C'est vraiment super charmant. Tout au bout d'un canal nous arrivons sur un grand lac, le loueur de barque nous a donné un itinéraire à suivre mais à la sortie du lac au milieu d'un canal nous sommes bloqué par... une pelleteuse. Elle est en plein milieu de l'eau et impossible de passer nous prenons donc une autre "route" et passons sous des ponts très bas ou nous devons nous coucher dans la barque pour pouvoir passer, finalement nous arrivons à retrouver le parcours initial. Le village en pleine saison doit être envahie de touriste à en juger par le nombre de barque à louer et de maison BnB que nous voyons, en cette saison nous sommes tranquille, la seule embarcation sur les canaux est la notre même si il y a tout de même quelques touristes, d'ailleurs des chinois nous prennent en photo dans notre barque.

Une petite parenthèse hors du temps, dans un village très calme et authentique, nous avons vraiment passé un bon moment.

2

La journée n'est pas finie nous partons vers Marken, c'est une presqu'île reliée par le continent via une digue qui mène uniquement au village de Marken. Nous la traversons dans le brouillard et avons l'impression de nous rendre au milieu de l'eau. Marken est un village de moins de 2000 habitants et le tour peut se faire uniquement à pied. Une fois descendu du camion on se croirait complètement dans une autre époque, les petit canaux serpentent entre les maisons en bois et sur pilotis, c'est super mignon et un brin folklorique, on pourrait dire que le village a même un aspect "maison de poupée". Bien sur on adore même si le brouillard provoque un petit crachin. Le village est silencieux et désert mis à part quelques visiteurs qui se baladent comme nous dans les rues. A l'entrée du village il y a une ancienne fabrique de sabot ou l'on voit le sabotier créer les sabots traditionnels en bois. On ne les a pas essayé mais ça n'a pas l'air confortable ni pratique pour marcher.

la digue
la digue
le port
le port
l'atelier du sabotier
l'atelier du sabotier
le magasin de sabot
le magasin de sabot
3

Amsterdam la ville au multiples canaux, pour la visiter nous louons des vélos ainsi nous nous fondons dans le paysage et vivons un peu comme les locaux car ici c'est la ville aux vélos ! Il y en a partout et sont bien plus nombreux que les voitures à circuler dans la ville, il faut reconnaitre que c'est bien plus pratique avec tout ses canaux et ses ponts car changer de rue est parfois compliqué mais en vélo tout est faisable. C'est donc sur nos grands vélos (même un peu trop grand pour moi) que nous nous lançons le long des immenses pistes cyclables en direction du centre ville. Nous devons changer d'île et prenons un ferry qui nous mène sur l'autre rive, dessus s'entasse des tas de vélo, des scooters et même un toute petite voiture sans permis, déjà rien que ça nous trouvons la ville atypique et dingue. Nous n'avons pas de but précis et roulons longuement le long des jolies canaux, on adore cette ambiance village et sommes déjà conquis par la ville.

dans le ferry

Nous accrochons nos vélos sur un parking à vélo qui flotte sur un canal et partons vers un marché aux fleurs : le Bloemenmarkt qui est sur des baraques sur pilotis. On y trouve de toutes sortes de bulbes de fleur et même des plants et graine de cannabis. En face du marché il y a des échoppes de souvenir mais aussi et ça nous n'en avons encore jamais vu dans aucune capitale des magasins qui proposent absolument tout les ustensiles pour consommer de l'herbe, il est même possible d'en acheter au comptoir et d'acheter aussi des champignons hallucinogènes, le vendeur a devant lui une petite pancarte avec les grammages et en gros les effets provoqués (de ce que j'ai pu comprendre), se sont les fameux coffee shop d'Amsterdam. Aux Pays Bas la consommation d'herbe n'est pas légalisé mais toléré. Bon par curiosité on est entré dans le magasin bien sur. Tout autour il y a aussi les magasins de fromage hollandais, nous ne résistons pas à l'achat d'un beau gouda jaune.

l'intérieur du coffee shop
coffee shop
le Bloemenmarkt
magasin de fromage

Nous marchons encore quelques temps dans les rues et reprenons nos vélos, pour aller vers De Wallen plus connue sous le nom du Quartier Rouge. Nous garons nos vélos autour du monument national, à coté se trouve le Palais Royal, la nouvelle église d'Amsterdam et un grand magasin style Galerie Lafayette, par ici les rues de la ville sont bondes de monde à pied et à vélo c'est un vrai mic-mac pour circuler. Nous nous frayons un chemin parmi cette horde de gens, les rues sont parées des décorations lumineuse de noël c'est vraiment beau avec les maisons en brique. Le Quartier Rouge est l'un des plus anciens de la ville, c'est le quartier de la débauche d'Amsterdam même si ça l'est un peu moins que quelques décennies auparavant. Ici sex-shop, coffe shop, club de strip-tease et vitrine que les prostituées louent à la journée pour vendre leur service. Nous passons devant le musée de la prostitution et décidons d'y faire un tour. Dans l'audio guide nous sommes accompagné par Inga une prostituée du Quartier depuis 15ans, elle nous raconte l'Histoire de De Wallen, son mode de travail, ses secrets, les difficultés, les "ficelles du métier", le musée est dans une ancienne maison close ou en 1956 une prostituée a été tuée. Au premier abord ce type de musée peut avoir l'air un peu glauque mais il est très bien fait, nous passons de pièce en pièce avec toujours Inga qui nous raconte son histoire et nous nous rendons compte au fil de la visite que notre regard change sur les prostituées.

le Palais Royal
le quartier rouge
le monument national

Le Quartier Rouge on n'y reste pas non plus pendant des heures il ne fait que 500m de long, nous retrouvons nos vélos et comme à notre arrivé roulons sans but le long des canaux qui nous offre un nouveau visage la nuit tombé.

Amsterdam est hors du commun, ses petites maisons à l'allure de village, ses multiples ponts, cette horde de vélo, ce vent de liberté nous a beaucoup plus. Le fait que d'une rue à l'autre l'ambiance soit si différente, on peut passer d'un endroit bondé de monde et l'instant d'après être seul au monde le long d'un canal. Il n'est pas rare de sentir une effluve d'herbe dans nos narines mais Amsterdam ne se résume pas qu'à la drogue douce et à la prostitution, son architecture est très belle et les canaux la rendent complètement atypique. Il n'y a pas deux villes comme Amsterdam, il faut y venir pour s’imprégner de l'ambiance.

4

Nous quittons le parking ou nous avons passé deux nuits tranquille à quelques kilomètres d'Amsterdam, le temps est au beau fixe tout va bien, nous passons par la ville de Keukenhof au cas ou il y aurait encore quelques fleurs et plantations mais plus rien du tout les champs sont vides, lorsque c'est la saison les champs de tulipe foisonnent dans cette ville, c'est l'endroit incontournable. Nous poursuivons la route vers Delft ou nous voulons faire une halte de quelques heures pour visiter avant de nous rendre en Belgique. Mais rien ne se passe comme prévu, à quelques kilomètres de Delft PAF ! Le pare-brise éclate comme ça sans préambule, sur une route droite, lisse, sans que nous ayons pris de cailloux ou autre, incompréhensible. Derrière le pare-brise en miette nous ne voyons plus rien, nous arrivons à nous arrêter sur une mini place de stationnement en bord de route. Je ne vous cache pas que c'est un peu la panique à 10 jours de la fin du voyage nous sommes dépité. L'assurance nous envoie une dépanneuse qui nous emmène à Carglass, notre Popo a bien l'air bien malheureux avec son pare brise explosé.

A Carglass on nous explique n'avoir rien reçu encore de la part de notre assurance pour la prise en charge des réparations, s'en suit une multitude d'appel entre nous et l'assurance, entre nous et Carglass France, entre nous et Carglass Pays Bas, entre nous et l'assistance bref ça dure loooongtemps pour qu'au final le monsieur de Carglass nous dise qu'il n'a pas notre pare brise et qu'il ne l'aura pas avant mardi ou bien peut être dans une semaine ou peut être même jamais. Ça fait déjà plus de 3h que nous sommes là, il est vendredi l'heure tourne et bien sur le garage est fermé tout le week-end, il faut que l'on trouve une solution. En attendant (encore) un appel de l'assurance nous parlons de notre voyage avec monsieur Carglass, lui et son collège sont très sympa et bien embêté pour nous. L'assurance propose de nous rapatrier en France ou de nous payer les nuits d'hôtel dans l'attente du camion, mais comme nous n'avons pas de réel délai on ne sait pas trop quoi faire, nous préparons notre sac d'affaire prêt à toute éventualité et surtout en se disant que c'est peut-être notre dernier jour de voyage. Quand monsieur Carglass vient nous annoncer que demain à 13h le pare-brise serait changé même s'ils sont fermé. Nous lui faisons répéter plusieurs fois au cas ou nous aurions mal compris mais si si il nous dit que quelqu'un va venir exprès demain. On est soulagé et super content, le voyage ne se terminera pas comme ça. Bon on ne sait pas du tout comment il a fait pour obtenir un pare brise alors qu'il n'en avait pas 3h avant mais ce n'est pas grave. Un taxi nous emmène jusqu'à l'hôtel que l'assistance nous a réservé, le point positif c'est que nous allons passer une bonne nuit dans un hôtel et gratuitement.

Le lendemain c'est aussi la galère, le taxi que nous envoie l'assurance n'arrive jamais. Nous recevons un appel du monsieur qui est venu changer notre pare-brise qui nous dit que si nous n'arrivons pas il va partir. Pas question de laisser Popo tout le weekend et d'être bloqué ici, la réceptionniste nous appel un autre taxi et c'est in-extrémiste (quand même 40 minutes après l'appel du monsieur) que nous arrivons pour récupérer notre Popo chéri.

Après tout ça nous n'avons plus très envie de visiter Delft et partons directement pour Bruxelles.

5

Comme la route pour Bruxelles est longue nous faisons une halte à Kinderdijk. Aux Pays-Bas il y a les tulipes, les canaux, le fromage et les moulins nous avons déjà tout vu sauf ces derniers. A Kinderdijk il y a 19 moulins à vent datant du XVIIIème siècle, ils ont été construit pour gérer l'eau et permettre aux terres environnantes de ne pas être inondé. Les moulins de Kinderdijk sont les mieux conservés des Pays-Bas. C'est un joli paysage, typiquement les photos représentées sur les cartes postales. On se ballade longuement le long de l'eau avant de reprendre la route.

6

Nous entamons notre visite de Bruxelles en nous rendant à l'atomium qui est un peu excentré de la ville. C'est un monument qui a été construit à l'occasion de l'Exposition Universelle de 1958 et représente la maille conventionnelle du crystal de fer agrandie 165 milliards de fois, bon en soit ce n'est pas ce qu'il y a de plus esthétique mais c'est malgré tout assez impressionnant.

l'atomium de Bruxelles

Après avoir eu du mal à trouver une place pour nous garer, les parkings étant pris d'assaut car le dimanche ils sont gratuits, nous prenons le bus pour nous rendre au centre ville. Le centre de Bruxelles est entièrement piéton et est ravissant avec ses jolies façades. Après avoir fait un petit coucou au Manneken-Pis que je pensais beaucoup plus grand et impressionnant que ça, nous faisons notre entré sur la Grand-Place et sommes stupéfait par tant de beauté. Nous avions déjà entendu parlé de cette place mais nous ne nous doutions pas qu'elle était si belle, on y trouve l'Hôtel de ville qui est gigantesque et date du moyen âge ainsi que le musée de la ville dans un bâtiment tout aussi majestueux. Tout autour de la place qui n'est finalement pas si grande que ça les bâtisses sont décorées de statue et recouverte de dorure. Un immense sapin de noël est entrain d'être installé au centre de la place.

Manneken-Pis
le musée de la ville
la Grand-Place
l'hôtel de ville

Bien sur on ne peut pas être à Bruxelles sans manger les fameuses frites belges, nous en prenons un cornet chez Georgette et je suis navré de vous annoncer qu'elles étaient bonne mais n'avait rien de spécial. Nous passons voir Jeanneke-Pis l'équivalent féminin du Manneken Pis qui se trouve tout au bout d'une ruelle encerclé par des bars, il faut savoir qu'elle est ici pour la trouver. Nos pas nous mène à la Galerie Royal Saint Hubert ou se trouve la Galerie du Roi, la Galerie de la Reine et la Galerie des Princes, se sont trois galeries recouverte par une verrière en arcade. A l'intérieur il y a des magasins luxueux et surtout de nombreuses chocolaterie, c'est un endroit somptueux.

Jeanneke-Pis

A la sortie de la galerie nous nous installons au bar "A la mort subite" pour déguster une bière belge naturellement. C'est un super endroit à l'ambiance conviviale avec une déco rustique. Après notre bière nous allons au musée de la bande dessinée qui est assez loin du centre-ville mais peut importe ça nous permettra de découvrir les rues de Bruxelles. En chemin nous ne résistons pas à l'envie de déguster une gaufre belge, en plus celle-ci était faite pour nous le camion étant un T3. Il faut savoir qu'un peu partout dans la ville il y a des vendeurs de gaufre et de frite même si les friteries sont un peu moins nombreuses, c'est donc très facile de se laisser tenter.

Le musée de la BD ou Centre Belge de la bande dessinée est composée d'une exposition permanente qui retrace l'histoire de la BD et d'expositions temporaires. Lors de notre passage il y avait des expos sur Tintin, Astérix et Obélix, les schtroumpfs et d'autres ainsi que sur la nouvelle BD flamande. Nous ne sommes pas particulièrement fan de BD mais le musée nous a tout de même intéressé, il y a des planches originales, on apprend comment est monté une BD et on découvre un peu plus les personnages que nous avons suivi durant notre enfance. D'ailleurs en parlant de BD dans les rues de Bruxelles il y a des fresques dédié à la bande dessiné un peu partout dans la ville, il y a même un parcours dédié à Tintin.

Quand nous sortons du musée la nuit est tombée, les rues s'illuminent. Nous marchons jusqu'à notre Popo qui est assez loin et en profitons pour tester un bar que nous avions repéré : le Chatouille. C'est un bar classique sauf qu'il y a des chats qui sont recueilli par une association et il est possible de les adopter. L'ambiance était détendu et tout le monde discutait ensemble grâce au chat qui amenait la conversation. Nous on a beaucoup aimé ce concept.

Le lendemain nous repartons une nouvelle fois vers l'Allemagne.

7

A Luxembourg nous avions prévu d'aller au camping mais il est fermé, tant pis c'est sur le parking que nous nous installons. Nous attendons qu'il fasse nuit pour nous rendre au centre ville pour découvrir le marché de noël. Les grandes rues piétonnes sont illuminées et le marché est réparti sur trois places de la ville. C'est vraiment féérique, il y a des lumières partout, les cabanes sont variée et on trouve tout ce que l'on souhaite pour manger, du plat asiatique à la fondue savoyarde en passant par les crêpes bretonnes. Nous flanons dans cette ambiance de fête il y a des scènes ou des groupes se produisent, nous avons entendons beaucoup de blues. Bien sur qui dit marché de noël dit vin chaud, ils sont servi dans des récipients en forme de botte, c'est rigolo et comme on est un peu des enfants nous prenons des chichis. Il y a des manèges pour les enfants, une patinoire, des vendeurs de confiseries, de pain d'épice, de fromage, des figurines en bois et des vêtements d'hiver, on peut trouver tout ce qu'on veut. Au Luxembourg ils parlant trois langues : le luxembourgeois, l'allemand et le français et bon nombre parle très bien anglais. Au début c'est assez déroutant d'entendre autour de soi toutes ses langues différentes, je ne sais pas comment ils font pour décider quel langue choisir de parler, en tout cas leur accent français ressemble à un mélange d'accent belge et de ch'tit. La ville n'est pas des plus belles, les espaces sont très grand et les bâtiments sont très moderne mais nous sommes venu principalement ici pour le marché de noël.

8

Nous voici à la dernière étape avant le retour. A cause du marché de Noël il est fortement déconseillé d’entrer dans le cœur de Strasbourg avec son véhicule, nous nous garons à l’extérieur et prenons le tramway. Au centre ville il y a un monde fou c’est le premier samedi et le deuxième jour du marché autant dire que c’est l’effervescence. Il y a des cabanes sur toutes les places de la ville, c’est vraiment magique et la féérie de noël est déjà présente. Il y a un gigantesque sapin de noël, tout illuminé au centre de la place Kléber, on se ballade de place en place, nous faisons des provisions de thé de noël. Autour de la très belle et imposante Cathédrale il y a aussi des cabanes, la Cathédrale de Strasbourg est un très bel édifice, au fil des rue nous découvrons aussi les jolies maisons Alsaciennes. Ensuite nous filons dans un restaurant alsacien. Le restaurant est tenu par un couple d’une soixantaine d’année et la salle doit avoir la même décoration depuis quarante ans, c’est un brin kitsch et la bonne franquette on nous sert une choucroute bien garnie avec un vin blanc d’Alsace, pour notre dernier repas du voyage nous ne pouvions rêver mieux.

Le lendemain c'est le grand retour, nous roulons un peu plus de la moitié du trajet qui nous sépare d'Angers et passons la nuit à Souppes-sur-Loing (en dessous de Melun) à coté d'une usine de betterave, ça sent un peu fort. Le lundi nous terminons le trajet et arrivons en fin de journée, la sensation d'être arrivé quelques part et de ne pas repartir est assez étrange.