Carnet de voyage

Grèce

12 étapes
27 commentaires
10
Nous voici désormais à la découverte des vestiges de la Grèce antique, ses monuments, ses légendes et ses Dieux. Au bord des mers Ionienne et Egée.
Juin 2017
4 semaines
Partager ce carnet de voyage
1

Nous quittons l'Albanie, pour notre départ nous avons pris une dernière fois des pistes pour nous rendre en direction de la frontière. Nous voici en Grèce, nous nous habituons au panneau, écrit avec un alphabet inconnu pour nous. Les routes sont désertes, c'est le milieu d'après midi et nous croisons très peu de voiture. Nous longeons la côte dans le but de descendre vers le Péloponnèse, les paysages sont assez aride, la route longe des montagnes, il y a de beaux bougainvilliers et autres fleurs, la terre est rouge, il y a des champs d'oliviers et la mer est bleue turquoise et totalement limpide. Le paysage fait assez rêver, il fait chaud mais ce n'est pas suffocant. Après une bonne journée de route nous nous arrêtons sur le bord d'une petite crique qui a première vue est idyllique. Elle ne l'est pas temps que ça finalement, il a beaucoup de moustiques et mouches, l'eau de la mer est vaseuse et il y a des déchets qui trainent un peu partout. Dommage, la baignade sera pour une autre fois, nous restons quand même car la journée touche à sa fin mais nous repartirons dès le lendemain matin.

sur la route... des chèvres
sur la route... des chèvres
la crique
la crique

Au petit déjeuner nous sommes assailli par des petits cochons sauvages, ils mangent tout se qui trainent et s’attaquent même à nos tongs et à notre bidon d'eau. Une fois tranquille nous repartons, nous traversons la mer Ionienne par un splendide pont qui relie la Grèce continentale et le Péloponnèse. Nous avons chaud et marre de rouler, du coup nous nous faisons plaisir et choisissons un camping "chic" avec piscine. Nous avons traverser des tas de champs de pastèque, j'avoue on en a pris une, qui finalement s'est avérée ne pas être mûr. Le camping est bondé d'allemand, nous y restons 2 jours et profitons pleinement, de la piscine, de la mer et du soleil.

le pont
2

Nous visitons le site archéologique d'Olympie, là ou sont née les Jeux Olympique. Depuis l'Antiquité Olympie était le lieu de cule de nombreux Dieux et le plus important de tous : Zeus. Le site archéologique est grand et il y a de nombreux vestiges : le gymnase, les thermes, la maison de l'Empereur Neron, la basilique paléochrétienne, les temples pour vénérer les différents Dieux et le tunnel qui débouche sur le stade olympique. Il est difficile au début d'arriver à imaginer ce que pouvait être le lieu à l'époque (environ 776 avant J.C), mais au fil de la visite et grâce aux panneaux représentant les monuments tel qu'ils l'étaient nous arrivons à nous imprégner des lieux et de l'atmosphère qui pouvait y régner. Le site est très impressionnant, les vestiges sont pour certains assez bien conservés.

le temple
l'entrée du stade
le stade
les thermes

Nous poursuivons la visite vers le musée archéologique d'Olympie, mais auparavant nous achetons un livre sur la Grèce qui nous permettra lors de nos prochaines visites d'avoir plus d'informations sur ce que nous voyons, on a copié sur d'autres touristes et on trouve ça pas mal car c'est difficile de différencier une ruine d'une autre ruine si le panneau est seulement écrit en grec ou en allemand. Le musée regorge de poteries, de figurines en bronze, de statues de Zeus et statues d'Empereurs romains.

statue d'Hermès en marbre

Nous n'avons pas pu visiter le musée des Jeux Olympique car il ferme à 15h et il était trop tard. Nous retournons à notre campement ou nous profitons de la piscine, nous sommes tout seul dans ce nouveau camping.

3

La route vers Sparte est agréable, elle se fait sous le soleil. Nous traversons quelques montagnes, autour des routes il y a des champs d'oliviers et beaucoup de fleurs, la terre sous les arbres parait toujours aussi sèche. Nous traversons des petits villages qui a chacun son église orthodoxe, elles sont très belles et paraissent moderne comparé à nos églises. Autour des villages il y a pleins de cerisiers, nous nous arrêtons pour cueillir des cerises et reprenons la route en croisant de temps en temps des troupeaux de chèvre, désormais plus rien ne nous étonne.

A Sparte il n'y a plus grand chose à voir de ses splendeurs d'antan, pourtant à l'époque mycénienne Sparte était l'une des villes les plus importante de Grèce. Bien sur nous pensons à la belle Hélène l'épouse de Ménélas qui fut la cause de la guerre de Troie. Nous passons devant la statue de Léonidas pour nous rendre au tout petit site archéologique de la ville, qui regroupe quelques vestiges de temples et le théâtre antique.

statue de Léonidas
4

Dans la même journée nous nous rendons à Monemvasia. Il se fait tard pour visiter la ville, nous trouvons un lieu ou nous installer, en bord de mer, entre les arbres à coté d'une plage de sable. Nous sommes seul, le spot est magnifique et nous avons une vue directe sur le rocher de Monemvasia. Nous profitons de la mer pour nous rafraichir.

La plage avec en fond le rocher de Monemvasia 

La journée du lendemain se fait de farniente, de soleil et de plage. Mis à part quelques habitant du coin qui viennent faire une petite baignade, nous ne voyons personne et les passages sont peu nombreux. L'eau de la mer est transparente, le sable est doux, nous voyons quelques petits poissons passer entre nos jambes. C'est un endroit fabuleux et la mer est là pour nous rafraîchir de la chaleur.

la vue du camion
rocher de Monemvasia

Nous partons à la visite de la ville. Monemvasia est bâtie sur une presqu'ile qui surplombe la mer et est reliée par le continent par une route étroite. C'est impressionnant ce gros rocher qui domine la mer et il l'est encore plus quand nous sommes à son pied. Nous longeons la mer pour monter jusqu'à la basse ville qui se situe à l'intérieur de la forteresse. La basse ville est faite de ruelles étroites, toutes en pente, les maisons sont les unes à cotés des autres avec des portes en arche qui ne sont pas très haute. Sur la place centrale d'où l'on a une vue somptueuse sur la mer, se dresse la Basilique Christ Elcoménos. C'est charmant, les ruelles sont pleines de fleurs, ça sent bon la mer et le parfum fleurie. En haut du rocher est bâtie la ville haute entourée d'une muraille, la montée est chaotique, les pavés sont glissant et le chemin parsemé de cailloux. Je suis encore en tong, ne pensant pas que la ville serait faite ainsi, je n'ai jamais les bonnes chaussures quand il faut visiblement. Une fois arrivé en haut, ayant bien bien bien chaud, il fait déjà plus de 30°C, on y trouve les vestiges de l'ancienne ville byzantine et l'église Aghia Sophia qui est en bon état et date du XIIIe siècle. Le panorama sur la mer est à couper le souffle. Nous redescendons et choisissons de nous arrêter à la terrasse d'un petit restaurant qui à une jolie vue sur les toits de la ville basse.

le rocher de Monemvasia 
Christ Elcoménos
les remparts
les porches des maisons

Nous retraversons le passage qui relie le rocher au continent pour nous rendre dans la ville moderne de Monemvasia en quête d'un magasin de bricolage. Nous avons eu un petit soucis avec notre tuyau d'eau et il a un trou, il faut donc que nous le changions. Il n'y a personne dans les rues tellement la chaleur est étouffante, nous trouvons un magasin, le seul de la ville on dirait bien, et trouvons ce qu'il nous faut. Nous n'avons pas envie de reprendre la route en ce milieu d'après midi car il fait trop chaud, nous retournons donc nous installer sur "notre" plage pour profiter d'une bonne baignade et y repasser une nuit. Le départ pour remonter le Péloponnèse se fera demain.

5

Après avoir longuement roulé sous le soleil et fait quelques pauses pour reposer le Popo, nous voici sur le site archéologique de Mycènes. Nous nous préparons à entrer sur le site : casquettes, eau, crème solaire, lunettes... la panoplie du véritable touriste, mais le soleil tape fort. Mycènes est la cité la plus importante de l'époque préhistorique de Grèce, elle est en haut d'une colline naturelle et est entourée par la chaine de montagne du Tritos. Nous grimpons et entrons sur le site par la porte des Lionnes, la porte représente 2 Lionnes qui se font face. Sur le site se trouve les vestiges de cercle funéraire de l'époque mycénienne, des ruines de maisons datant de cette époque et le tombeau d'Agamemnon qui est le monument funéraire préhistorique le mieux conservé en Europe (1250 avant J.C). Le site archéologique est grand et très bien entretenu, nous prenons plaisir à découvrir les lieux malgré le fait qu'il n'y ai pas d'ombre et la forte chaleur.

Nous poursuivons avec la visite du musée archéologique, nous sommes tout content car pour une fois il y a un audio guide en français ! Le musée est vraiment très interessant, peut être parce que l'on comprend toutes les explications, il est composé en 4 unités : l'époque préhistorique, les objets funéraires (avec les trésors du tombeau d'Agamemnon), l'activité humaine (poterie, monnaie, début de l'écriture) et le monde des femmes à l'époque de l'antiquité.

Nous partons nous installer à Tolos non loin de la ville de Nauplie. Nous ne trouvons pas de lieu ou établir notre campement, finalement nous nous installons dans le camping le plus mal entretenu et vieillot de tout les campings environnant. Heureusement le propriétaire Marvin est sympa mais il n'y a que ça de bien. Après une rapide promenade des alentours, le coin à l'air très prisé des Grecs, il y a des camping partout, plus ou moins bien entretenu. D'ailleurs les campings en Grèce ne sont pas en très bon état, les sanitaires sont très souvent vétuste et les lieux peu entretenus et les prix sont assez élevés par rapport aux prestations. Tolos n'est pas très jolie c'est une station balnéaire ou viennent les Grecs en séjour mais la mer n'est pas des plus belle et les plages non plus. Nous sommes un peu déçu mais de toute façon avions juste prévu d'y rester une nuit.

6

Nauplie (Nafplio en Grec) est pour les Grecs la ville de l'amour. Nous nous garons sur le port de Nauplie pour découvrir la ville. Le long du port et de la mer règne une grande activité, le long de la promenade qui longe la mer il y a de nombreux bars et restaurants, il y a beaucoup de touriste Grec, comme je le disais c'est la ville des amoureux et nombreuse sont les enseignes qui portent un nom sur le thème de l'amour. Nous entrons dans la vieille ville qui est charmante, les ruelles sont fleuries et les rues ont un petit air italien, dû à l'occupation vénitienne d'antan.

la vieille ville  

Après un long moment de ballade, nous décidons de monter à la Forteresse de Palamède qui domine la ville, elle est réellement gigantesque et perchée très haute sur son rocher, quand nous arrivons à Nauplie nous la voyons déjà et en ville nous la voyons de partout quand nous levons la tête. Nous pouvons y monter à pied mais son ascension n'est pas des plus évidente avec ses 825 marches assez abrupte semble t-il. Finalement nous y allons en camion, de toute façon je n'ai encore une fois pas les bonnes chaussures pour faire une tel marche. La forteresse date de l'occupation vénitienne (1711), elle est formée de 8 bastions de hauteur différente pour pouvoir se défendre les uns des autres. Une fois arrivé en haut nous entendons le tonnerre gronder au loin, nous entrons tout de même dans la forteresse et profitons de la vue imprenable sur tout Nauplie, la mer et les montagnes environnante. La vue dégagée est de courte durée et quelques minutes plus tard une pluie torrentiel s'abat sur nous, des grosses gouttes d'orage traversent nos vêtements, nous sommes littéralement trempé. Nous trouvons refuge sous une arche et attendons que ça passe. Une fois le déluge fini le soleil repointe le bout de son nez et nous ne mettons pas longtemps à être sec. Du coup nous sommes plus que tout seul à visiter le lieu, le sol est encore un peu glissant, nous marchons de bastion en bastion, en passant par les prisons et les cachots. Sur la mer face à la ville il y a un petit îlot : l'ilôt Bourdzi, c'est une ile de pierre construite par les vénitiens pour protéger l'accès au port de la ville.

le rocher de la Forteresse de Palamède
l'ilot Bourdzi

Nous repartons du site dans l'idée de de visiter le site d'Epidaure qui est à seulement quelques kilomètres. Une fois arrivé le prix de l'entrée nous refroidit quelques peu et nous changeons d'avis, après tout des sites archéologiques nous allons encre en voir beaucoup et nous préférons privilégier les visites à Athènes. Du parking nous arrivons quand même à voir quelques vestiges, Marin veut tenter une entrée par le grillage mais le monsieur qui surveille le site nous en dissuade rapidement. Tant pis nous ne verrons pas superbe théâtre antique et le temple dédié à Asclépios.

photos "volées" du site d'Epidaure
7

Nous nous installons pour 2 jours dans un camping près de Corinthe les pieds dans l'eau. Le camping est juste au bord de la mer et nous sommes installé juste en face. Nous profitons de la plage, les températures sont depuis quelques jours assez douce nous ne dépassons jamais le 27 degrés et en fin de journée nous avons souvent de la pluie. Non loin du camping se trouve une citée engloutie, nous partons pour la découvrir, le ciel est noir et assez menaçant. Nous longeons la plage, nous rencontrons des chiens, des oies, des pêcheurs, mais ne voyons pas la citée d'indiquée. Un monsieur nous explique que nous sommes sur le bon chemin et que c'est plus loin toujours le long de la plage. Il pleut, une grosses averse d'orage et les températures ont subitement chuté. C'est sous la pluie que nous trouvons la citée engloutie et nous ne voyons rien, à cause du mauvais temps l'eau de la mer est devenue trouble et aucun de nous 2 ne veut plonger et nager dans la mer car le vent est froid. Bon nous aurons vu le panneau indiquant la citée et fait une bonne ballade. De retour au camion la pluie est moins forte et nous ne sommes plus en plein vent, nous nous offrons une baignade dans la mer sous la pluie. Le lendemain il pleut du matin jusqu'en milieu d'après midi et nous avons perdu 8 degrés en l'espace de 24h, il ne fait plus que 20 on remet nos pantalons.

le panneau de la citée engloutie
je vous indique ou se trouve la citée
la citée engloutie vu du dessus de la mer :)
le campement avec vue sur la mer
la plage

Nous ne partons pas de bonne heure du camping car nous profitons d'un dernier bain de mer et c'est en début d'après midi que nous voici parti à la découverte du site archéologique de Corinthe. Il est superbe, les vestiges de la vile sont nombreux et plus ou moins en bon état, il ne faut pas oublier que ses vestiges datent de 400 ans avant J.C pour certain, donc parfois il faut avoir une bonne imagination pour voir ce que c'était avant. Le monument le plus impressionnant du site est le temple d'Apollon il reste 7 colonnes en hauteur sur les 20 d'autrefois. La promenade se fait sous une chaleur de plomb mais les nuages cachent le soleil, c'est donc supportable. Vient ensuite le musée archéologique, l'un des mieux que l'on ai visité jusqu'à maintenant de mon point de vue. On y découvre des trouvailles de la période néolithique jusqu'au moyen âge et des objets du sanctuaire d'Asclépios ainsi que de nombreuses statues et sculptures. Au dessus du site archéologique on voit l'Acrocorinthe c'est une colline rocheuse qui domine la ville de 575m avec des fortifications, nous n'y allons pas car il faut monter à pied et la chaleur nous rend un peu moins téméraire.

temple d'Apollon
la colline de l'Acrocorinthe

La visite terminée nous prenons la route pour nous rendre près d'un lac pour y passer la nuit. Le lieu est très beau, la route pour y parvenir nous fait gravir des montagnes avec de nombreux virages, la vue est vraiment très belle, on se croirait dans un décor de carte postale. Nous nous installons et une fois n'est pas coutume nous rendons compte que nous avons un soucis avec le tuyau de raccordement de gaz, du coup ce soir se sera salade ! Nous passons notre première nuit sur le lit "de l'étage" car avec la chaleur on se dit qu'on aura peut être moins chaud. Quel nuit ! Les chiens errant environnant on aboyé toute la nuit, des chats se sont battus, des jeunes grecs sont venus faire un bain de minuit à 3h du matin dans le lac, résultat je m'endors qu'au petit matin mais pas pour longtemps car la chaleur est là de bonne heure. Marin lui à passer une bonne nuit, c'est déjà ça. Nous partons à la recherche d'un autre endroit pour nous installer. Nous repassons par la ville de Corinthe et passons sur l'isthme de Corinthe. C'est une bande de terre qui fait la jonction entre le Péloponnèse et la Grèce continentale et le canal permet aux bateaux de passer du golfe de Corinthe au golfe Saronique.

isthme de Corinthe
Lac de Loutraki

Nous cherchons à nous installer le long de la mer, malheureusement plus nous roulons moins les endroits que nous trouvons sont agréable : mouches, détritus, mauvaises odeurs, plages sales, emplacement en pleins soleil et à force de rouler nous sommes proche d'Athènes. Nous décidons donc d'y aller et nous nous installons dans un camping dans la périphérie d'Athènes, la gérante parle français et nous fait un petit prix. Ici c'est l'invasion de moustique tigre, il y en a partout, nous allumons bougie, encens et produit anti moustique.

8

La légende raconte que Poseidon et Athéna se sont querellé pour acquérir la ville. Selon le jugement des autres Dieux celui qui ferait le meilleur présent à la ville la ferait sienne. Poséidon a frappé de son trident le rocher de l'Acropole et l'eau a jailli. Athéna a lancé une graine à coté des traces du trident de Poseidon et le premier olivier du monde a surgi. Les autres Dieux ont estimé que le présent de la déesse était le plus précieux car l'eau existait déjà. C'est ainsi que la déesse Athéna donna son nom à la cité. Athènes.

le rocher de l'Acropole 

Nous sommes à la capitale, pour visiter Athènes nous choisissons de faire du air BnB car nous devons laisser le camion au garage pour qu'il regarde ce qu'il peut faire pour le refroidissement du moteur car nous sommes constamment en surchauffe. Il y a quelques jours nous avons rencontré un français vivant à Athènes qui roulait en VW T2, nous avons discuté et il nous a conseillé de nous rendre au garage CS Beetles d'Athènes. Après avoir traversé tout Athènes (bravo à mon super chauffeur) nous rencontrons Andreas. Au garage il y a des VW partout, des coccinelles, des combis, des carcasses de vieille voiture, il y en a dans tout les sens, son garage est tout petit mais chaque mètre carré est envahi. Finalement Andreas va garder notre camion et nous appelle quand les réparations sont faites.

Andreas et le garage CS Beetles 

Nous sommes déjà en fin d'après midi, nous prenons le métro pour nous rendre dans le centre d'Athènes. Ici nous mangeons dans un joli restaurant et nous nous rendons à l'office de tourisme pour avoir un plan de la ville. Pour visiter Athènes nous avons opter pour l'achat de ticket à 30€ l'unité qui permettent de visiter plusieurs sites sans payer à chaque fois, le ticket est valable 5 jours et une fois le calcul fait c'est largement rentable, on paye moitié moins cher que si l'on achetait tout les tickets à l'unité, pareil pour le métro ou nous achetons des tickets valable 5 jours. Nous apercevons le rocher sacré ou se dresse l'Acropole, mais sa visite ne se fera que demain, pour le moment nous nous contentons de marcher dans les rues du quartier de Plaka. C'est un jolie quartier, le plus ancien d'Athènes, on y voit de belles églises byzantines et les ruelles sont charmantes. Nous retournons à notre appartement que nous avons loué pour 2 jours, il est au 6ème étage d'un vieil immeuble, nous avons une superbe vue sur les toits d'Athènes, de l'Acropole et il n'est pas loin du métro.

Quartier de Plaka et vue de l'appartement 

Aujourd'hui c'est la visite de l'Acropole qui est sans conteste l'emblème de la ville. Il y a un monde incroyable, c'est pire qu'au Colisée de Rome ou il y avait déjà beaucoup de monde, c'est une vraie fourmilière. Il fait très chaud depuis quelques jours entre 33 et 35° et nous faisons la queue pour monter à l'Acropole. Auparavant nous passons devant le théâtre de Dionysos et l'Odéon d'Herodes. Nous atteignons le sommet du rocher sacré et devant nous se dresse le Parthénon, dédié à la déesse Athéna Parthénos, déesse de la sagesse et de la guerre, protectrice de la citée d'Athènes. Au nord du Parthénon il y a l'Erechthéion, le temple dédié au premier roi d'Athènes : Erechthée, et qui est ornée des statues des caryatides. On y découvre aussi le temple d'Athena Niké et le Propylées qui est le monument de l'entrée principale de l'Acropole. Les monuments sont impressionnant, les colonnes sont immenses et la vue à 360° sur Athènes est absolument superbe. On voit en bas du rocher l'Agora antique, le temple de Zeus et plus loin la colline Lycabette.

le Propylées
l'Erechthéion
le Parthénon
le mont Lycabette
temple d'Athena Niké
le Parthénon
l'Odéon d'Herodes
théâtre de Dionysos
les monuments de l'Acropole 

Nous redescendons de l'Acropole pour visiter l'ancien Agora qui est à ses pieds. L'Agora dans l'Antiquité servait de place publique, de centre commercial, religieux et administratif. L'Agora couvre une grande surface et s'y promener est très agréable, de plus ses vestiges sont très bien conservés (maisons, fontaines, temples...). Nous montons au temple d'Hephaistos qui est l'emblème de l'ancien Agora, les frises et les colonnes doriques sont encore très nettement visible. Hephaistos est le dieu de la forge, du feu et de la métallurgie, c'est donc autour de ce temple que les forgerons et artisans venaient vendre leur artisanat. Après tout ses efforts une petite pause s'impose, nous nous laissons tenter par une bonne grosse glace dans le quartier d'Anafiotika qui est au pied de l'Acropole.

temple d'Hephaistos

Nous reprenons la visite de la ville en nous rendant à la bibliothèque d'Hadrien et à l'Agora romaine. Au fond de l'Agora romaine se trouve la tour des vents qui était autrefois une horloge publique. Nous marchons de nouveau dans le quartier de Plaka, il fait très chaud et nous prenons une longue pause dans un bar pour nous désaltérer, dans tout les bars environnant dès que l'on s'installe on nous apporte systématiquement un pichet d'eau fraîche. Nous reprenons le métro, qui est vraiment très agréable, propre, climatisé, sans trop de cohue, pour nous rendre au stade olympique appelé le stade Panathenaique. Le stade date de - 330 avant J.C et est revêtue entièrement de marbre, il a été rénové en 1896 pour les premier Jeux Olympiques de l'ère moderne et est l'étape d'arrivé du marathon d’Athènes. Il est spectaculaire, quand nous sommes tout en bas sur la piste on se prend un peu pour des grands sportifs, on s'assoie sur les sièges en marbre destinés aux empereurs et montons tout en haut du stade. Le stade est vraiment immense et a une capacité d'environ 60 000 personnes, on en prend plein les yeux. Nous pénétrons dans l'entrée des athlètes, oú se trouve un petit musée des Jeux Olympiques. Ici nous découvrons toutes les flammes olympiques et les affiches des jeux des premiers jusqu'au dernier de 2016.

bibliothèque d'Hadrien
bibliothèque d'Hadrien
la tour des vents
l'agora romaine
les sièges en marbre des empereurs
le stade Panathenaique

La visite terminée nous partons nous rafraîchir dans le jardin national d’Athènes mais passons d'abord par la place Syntagma oú se trouve le Parlement hellénique et nous voyons les gardes vêtu du vêtement traditionnel. Le jardin national est bien agréable, ombragé, au calme, on y trouve des bassins où il y a des tortues et un mini zoo avec des paons et des chèvres, il y a même un groupe de cuivre qui joue une belle musique. D'un portail du jardin nous avons réussi à voir la relève de la garde derrière le Parlement, les gardes nous offre une "drôle de danse". Rafraîchit par cette petite pause dans la verdure nous rentrons à notre appartement à pied, ce qui nous permet de découvrir un peu mieux la ville.

le Parlement Héllénique

Le lendemain nous devons changer d'appartement et c'est à pied que nous quittons le quartier de Kynosargous pour nous installer dans le quartier de Kallithéa. Notre nouveau quartier est un peu moins agréable que le premier car un peu plus loin du métro et un peu moins propre. Une fois installé dans notre nouveau logement nous revoici parti à la découverte d'Athènes. Nous partons pour le Pirée, le port emblématique d'Athènes, d'ou partent et arrivent tout les bateaux pour les îles grecques. Finalement nous n'y restons pas longtemps, n'aimant pas du tout l'endroit. Sale, trop de bruit, un va et viens incessant de monde, nous ne voyons pas l’intérêt de continuer notre ballade dans ce quartier, nous reprenons le métro pour nous rendre à l'Olympieion. Il ne reste aujourd'hui que 15 colonnes du colossale temple dédié à Zeus sur les 107 qui le composait au IVe siècle avant J.C. Les colonnes sont gigantesques et on se sent tout petit à côté de cet imposant temple, il est situé dans un grand jardin et on ne voit que lui qui trône en son milieu. A la sortie du temple de Zeus il y a la porte d'Hadrien qui est composé d'un arc de triomphe et de colonnes corintiennes, autrefois elle servait de séparation entre l'Athènes grecque et l'Athènes romaine. Ce qui est assez déroutant c'est que la porte est juste à coté d'une grosse artère très passante et que la modernité se mélange avec ce monument antique.

la porte d'Hadrien
le temple de Zeus
le temple de Zeus
le temple de Zeus

Nous nous rendons au Musée national archéologique, qui a une vaste collection d'antiquité grecque qui s'étendent de la Préhistoire jusqu'à la fin de l'Antiquité. Il y a plusieurs thèmes : la Préhistoire, les sculptures, les objets en ivoires et céramiques et la collection égyptienne. C'est réellement un beau musée, très complet et interessant. C'est durant notre visite qu'Andreas nous appelle pour nous dire que notre camion est prêt et qu'il faut que nous venions le chercher ce soir. Nous terminons notre visite et partons en direction du garage.

statue de Poseidon
le musée national archéologique d'Athènes

Verdict du mécanicien : notre ventilateur ne fonctionnait pas ce qui explique que le camion était en surchauffe et que le liquide de refroidissement "disparaissait". Nous remercions chaleureusement Andreas et partons à la recherche d'un parking ou garer Popo. Ce qui aurait pu être une simple formalité s'est transformé en mission. Il est 20h30, et tout les parkings couverts que nous trouvons ne sont plus ouvert, nous essayons de trouver un parking dans notre quartier mais n'en trouvant pas nous nous en éloignons. Après avoir cherché en vain, nous décidons d'essayer de garer le camion dans notre rue, malheureusement aucun de nous 2 n'a retenu son nom, aucun de nos 2 portables n'a de batterie pour retrouver l'adresse et nous ne savons pas très bien ou nous sommes et Athènes c'est grand... Marin a eu une illumination et s'est rappelé du nom de la rue et malgré la nuit nous arrivons à prendre quelques repère qui nous font nous diriger vers notre quartier. Après avoir chercher de longues minutes notre rue nous la trouvons enfin et trouvons aussi une place pour que Popo passe la nuit, nous le mettrons dans un parking demain matin. Avec tout ça il est tard et nous n'avons pas mangé, ni eu le temps de faire des courses, nous trouvons non loin de l'appartement un restaurant de hamburger. Que d'émotion, nous avons cru devoir dormir dans notre camion et ne jamais retrouver l'appartement.

photos du métro et de notre quartier

Le lendemain nous nous accordons un peu de repos et nous nous promenons dans la ville avec le métro. En fin d'après midi nous montons au Mont Lycabette pour admirer le coucher de soleil et Athènes de nuit. D'ou nous sommes nous devons traverser le quartier d'Exarcheia. C'est le quartier anarchiste d'Athènes, le quartier des étudiants, des artistes et des familles au revenu modeste. Les immeubles sont vieux et non rénovés mais ce qui est le plus marquant à Exarcheia se sont les graffitis, il y en a partout, sur tout les murs, des beau comme des moins beau, ils sont parfois porteur de message fort.

quartier d'Exarcheia

Une fois le quartier traversé nous commençons l'ascension de la colline par un chemin de terre et de pierre avant de tomber sur un chemin un peu plus balisé et propre. Une fois en haut la vue sur Athènes est somptueuse, tout Athènes s'étend à nos pieds. Mais nous sommes nombreux à attendre le coucher du soleil et nous ne sommes pas si au calme que ça en haut de la colline. Une fois la nuit tombé nous voyons les lumières illuminé la ville. Nous apercevons très bien le rocher sacré de l'Acropole, le jardin national et l'immense stade Panathénaique.

Ces 5 jours à Athènes on été merveilleux, nous avons adoré cette ville. C'est facile de s'y déplacer, on se sent toujours en sécurité alors que l'on a jamais vu de policier. C'est une ville très belle pleine de chose à découvrir et de quartier animé. Au début nous ne voulions pas nous attarder plus que ça et partir sur une ile et finalement Athènes nous a captivé. Les monuments qu'elle offre à voir son splendide et il est très agréable de s'y balader à pied et en métro. Seul bémol et pas des moindre les poubelles, je ne sais pas comment fonctionne le ramassage des ordures à Athènes mais ce n'est pas au point. Les poubelles sont pleines archi pleine et les chiens et chats errants "y font leur course", dommage car elles dégagent de fortes odeurs par ces chaleurs ce qui gâche un peu la promenade.

Athènes est une ville pleine de vie et qu'il faut absolument découvrir.

9

Nous quittons la capitale que nous avons tant aimé pour visiter le site et le musée archéologique de Delphes, c'est l'un des sites les plus important de Grèce.

La légende raconte que Zeus voulant trouver le centre du monde fit s'envoler deux aigles d'une extrémité à l'autre de l'univers et ils se rencontrèrent à Delphes. Zeus laissa tomber l'Omphalos (qui signifie nombril, matérialisé sous forme de pierre) marquant ainsi Delphes comme "le nombril du monde"

Nous montons un peu la montagne du Mont Parnasse et traversons quelques stations de ski, ça nous étonne car il fait actuellement 33° et il est difficile d'imaginer qu'il y ai des pistes skiables par ici. Le paysage est très beau, la montagne est imposante et est recouverte de pin et de végétation bien verte, ça nous change des paysages arides et secs que nous avons traversé durant toute la Grèce.

Mont Parnasse

Le site archéologique est sans conteste le plus beau que nous ayons visité, tant par ses vestiges qui sont remarquables que par la construction du site et le paysage qui l'entoure. Par chance nous sommes en milieu d'après midi et les cars de touriste sont déjà passé il y a donc peu de monde. Le site est construit sur l'escarpement de la montagne parmi les pins et les cyprès et il domine la vallée. Le panorama est absolument magnifique. Le site commence par la Voie Sacré qui mène au temple d'Apollon, elle était autrefois bordée de statues, on y trouve le monument appelé le Trésor des Athéniens, ou était entreposé les trésors de guerre. Vient ensuite le Temple d'Apollon datant du IVe siècle avant J.C, ensuite nous passons devant le théâtre et montons au stade qui est un peu en dehors du sanctuaire. Tout le site se situe en pente même la ville de Delphes et il faut toujours monter ou descendre, par cette chaleur on a rapidement soif. Le décor sur les montagnes rend la visite encore plus belle. L'orage gronde au loin depuis quelques temps et il commence à pleuvoir mais pas assez longtemps pour que ça nous rafraichisse vraiment, par contre le ciel s'est assombri et les nuages se sont accrochés dans le sommet du Mont Parnasse si bien qu'on ne le voit plus distinctement. Ce qui est bien sur le site c'est que tout les panneaux sont écrit en français car les recherches on été mené par l’École Française d'Athènes. Nous sortons du site pour descendre en contrebas pour voir le sanctuaire dédié à Athéna Pronaia, déesse de la sagesse, de la santé et de la fertilité. Très bien conservé et construit sur le flanc de la montagne.

Trésor des Athéniens
la voie sacré
temple d'Apollon
sanctuaire d'Athéna Pronaia
le théatre
le stade

Nous poursuivons avec la visite du musée archéologique, on y trouve des restes de fresque et de frise qui ornaient les bâtiments du sanctuaire, le colossale sphinx des Naxiens, les statues en marbre de Cléobis et Biton, des vases, des offrandes en argent et en or. Le musée est très agréable, les espaces sont aérés et il y a des reconstitutions de ce qu'était les monuments ou les statues autrefois ce qui permet de se mieux se représenter.

sphinx des Naxiens
Cléobis et Biton

La visite terminée nous reprenons le camion pour nous rendre au Delphi camping, super camping très mignon avec une vue plongeante sur les montagnes, la vallée et au loin on y voit le golfe de Corinthe et il y a une piscine ! Superbe. Le propriétaire parle français ce qui nous aide bien, nous le sollicitons beaucoup car nous n'avons pas résolu notre problème de gaz, il essaie de nous dépanner et nous explique ou trouver un magasin de bricolage pour s'y rendre demain. Du coup nous devons manger au restaurant du camping, qui heureusement pour nous n'est pas cher et est très bon. Le propriétaire cultive des plantations d'olive depuis plusieurs générations, il nous offre de la tapenade, des olives et de l'huile d'olive sur du pain, ses olives sont excellentes. Son accueil a vraiment été des plus chaleureux.

10

La route qui nous sépare de Delphes des Métores est longue et chaude, plus ça va et plus il fait chaud. Nous ne sommes jamais en dessous des 33° et pour les jours avenir nous voyons des prévisions à 39 voir 41° ! La route n'est pas spécialement intéressante, les paysages ne sont pas très beau et nous traversons beaucoup de plaine très sèche. En arrivant à Kalambaka de la route nous voyons les Météores, se sont de grosses montagnes lisses et noires qui s'élancent vers le ciel. C'est très impressionnant. Nous traversons le village de Kalambaka qui est très charmant, nous sommes à la recherche d'une plaque de gaz pour résoudre notre problème, nous en voyons une dans un magasin mais qui est fermé, il est 15h30 c'est l'heure de la sieste, nous devrons repasser après 17h. Nous nous installons dans un camping au pied des Météores, ici pas le choix, ce n'est pas possible de faire du camping sauvage et par cette chaleur nous sommes très content de profiter de la piscine du camping. A 17h Marin retourne au village mais le magasin n'a pas ré-ouvert, tant pis nous n'aurons pas de gaz encore aujourd'hui. Au camping nous faisons la connaissance de Mathieu et Laure, un couple de vendéens qui fait un voyage de plusieurs mois, ils font de l'escalade et on eux aussi des problèmes de gaz. Nous passons la soirée ensemble.

vue de la route
la piscine du camping
Les rochers des Météores 

Le lendemain nous partons pour visiter les monastères qui sont perchés en haut des Météores. Il existe une trentaine de monastère et seulement 6 sont encore en activités, ils sont classés au patrimoine mondiale de l'UNESCO. Casquette, sandwich, chaussures de marche, lunettes de de soleil, bouteilles d'eau, carte des sentiers, nous sommes prêt à partir à la découverte de cette montagne de grès et de ses monastères. Nous traversons le petit village de Kastraki, qui est très pittoresque et nous trouvons un sentier qui nous mène au premier monastère : Saint Nicolas d'Anapafsas. Pour entrer dans les monastères les hommes doivent mettre un pantalon et les femmes une jupe longue, on nous en prête à l'entrée, c'est rigolo on a l'air un peu de hippie comme ça. Le monastère abrite à ce jour un unique moine, il est assez petit, la chapelle est recouverte entièrement de peinture, de sa terrasse nous sommes entourés par les montagnes grises et la nature, c'est saisissant tellement c'est beau.

village de Kastraki
monastère Saint Nicolas d'Anapafsas

Ensuite nous reprenons le sentier dans la végétation, dire que c'est un sentier c'est beaucoup, disons plutôt un chemin au milieu de la forêt, mais il n'est pas très pratique à emprunter et ça monte tout le temps. Le chemin est long mais nous arrivons enfin au Grand Météore. Nous sommes trempé de sueur et nous nous accordons une longue pause avant d'entrer dans le monastère. Le monastère du Grand Météore a été fondé au 14e siècle après J.C, c'est le plus ancien, le plus grand et le plus haut des monastères (615m d'altitude), c'est aussi le plus visité, il y a une horde de car et de voiture. Nous qui n'avions croisé personne sur les sentiers nous voilà plongé dans la foule. Le monastère est très beau, il y a des fresques et des icônes anciennes, on y trouve un musée, on peut voir les cuisines du monastère et leur cave à vin. Du Grand Météore on peut voir le monastère Saint Nicolas d'Anapafsas et celui de Varlaam qui est juste à coté.

monastère Grand Météore 
monastère de Varlaam

Pour repartir du Grand Météore c'est un peu plus compliqué, nous ne trouvons pas le sentier indiqué sur la carte, nous longeons la route mais ne le voyons pas, du coup nous faisons demi tour et nous apercevons un petit bout de chemin qui pourrait être LE chemin. Nous nous engageons, ça ressemble plus a un terrain d'escalade qu'a un sentier pédestre, on grimpe, on descend, autant vous dire que le chemin est plus que sommaire, on voit un léger tracé au sol par moment. C'est le début d'après midi maintenant et il fait vraiment très chaud, nous sommes en plein soleil, d'un coup le chemin s'arrête plus de trace au sol et il s'avère compliqué de poursuivre car nous sommes en pente et les pierres et arbres nous empêche de passer. Nous voyons qu'en face de nous il y a la forêt et les météores, nous avons un peu peur de nous perdre sans tracé indiqué, du coup nous rebroussons chemin. Non sans mal nous voici de nouveau sur la route, pas le choix il va valoir la longer jusqu'au prochain sentier. Nous passons au pied du monastère de Roussanou, on dirait qu'il a été posé sur le rocher, celui ci est habité par des nonnes. Nous retrouvons un chemin un peu plus bas qui s'enfonce dans la forêt et nous nous installons pour pique niquer en compagnie des moustiques qui ne nous quitte pas de toute la ballade. Le chemin est encore rude mais au moins nous arrivons à le suivre. C'est très beau, nous sommes tout seul dans la forêt, qui nous amène ensuite au milieu des météores, il y a des oliviers, des petits arbustes verts et le sol est rocheux et sec. Nous sommes vraiment tout petit face à ses grosses montagnes et cette nature. Cette ballade est super, nous n'allons pas jusqu'au monastère de la Sainte Trinité et de Saint Stéphane car ils sont trop loin et nous sommes déjà bien fatigué par les heures de marche et le soleil qui tape dur. Nous redescendons par le sentier jusqu'au village de Kalambaka dans l'espoir de pouvoir acheter des plaques de gaz dans le petit magasin mais il est 16h et il est encore fermé, la sieste en Grèce est de 15h à 17h. Un peu fatigué et assoiffé nous arrivons au camping ou nous profitons d'une bonne baignade pour détendre nos jambes et nos pieds.

monastère Grand Météore
au loin le village de Kalambaka
monastère de Varlaam
monastère de Roussanou
le tracé du chemin

Petit coup de cœur pour ce magnifique lieu. De ce coté ci de la Grèce il n'y a pas beaucoup de lieu touristique et il n'y a pas la mer mais venir au Météore vaut vraiment la peine. C'est un lieu unique et plein de charme.

11

Dans la mythologie grecque il y a beaucoup de Dieux, il y a des Dieux pour tout. Ils ont des enfants avec d'autres Dieux et parfois des mortels , son marié avec leur sœur, tue leur père, font la guerre à leurs enfants, bref il y a de quoi s'y perdre. Un petit point rapide des Dieux les plus important de la mythologie.

  • Le plus important de tous ZEUS. Le père des Dieux et des Hommes. Fils de Cronos et de Rhéa. Cronos savait qu'un de ses enfants lui prendrait le trône ainsi il avala tout ses enfants mais Rhéa accoucha de Zeus en cachette et le remis aux Nymphes en Crête ou Gaia se chargea de l’élever. Ensuite Zeus combattit son père et le força a régurgiter ses enfants. Zeus combattit de nombreuses forces pour être reconnu comme le Dieu souverain, au cours de ses batailles il gagna le tonnerre, l'éclair et la foudre et devint le maitre du ciel.
  • Héra. La reine des Dieux de l'Olympe. Épouse légitime de Zeus et également sa sœur. Ensemble ils eurent Arès dieu de la guerre, Hébé, Ilithye déesse de l'accouchement. Seule elle eut Héphaistos.
  • Athéna. Déesse de la sagesse et de la guerre, de l'orage et des phénomènes météorologique, des cultures et des arts. Fille de Zeus et de Métis. La déesse protège tout les grands héros dans leur combat et les conseille, elle se bat toujours avec sagesse. Elle guide aussi les intellectuels car est extrêmement intelligente.
  • Poseidon. Le Dieu des eaux et de la mer. Fils de Cronos et de Rhéa, frère de Zeus et d'Héra. Il est marié à Amphitrite. Avec son trident il peut provoquer des séismes, agiter la mer et faire jaillir des sources.
  • Déméter. La déesse féconde de l'agriculture. Fille de Cronos et Rhéa. Sœur de Zeus, Héra et Poseidon. Elle eut une fille Perséphone avec Zeus. Elle arrêta la fertilité de la terre lorsque Hadès avec le consentement de Zeus enleva sa fille pour l'emmener au royaume des morts, l'infertilité de la terre incita Zeus à demander à son frère de rendre Perséphone mais il lui fit manger une grenade qui signifiait qu'elle devait revenir au Royaume des morts 4 mois par an. Ainsi les mois d'été ou Perséphone n'était pas là le sol était sec et aride et rien ne poussait.
  • Apollon. Dieu de la lumière, de la mantique et des arts. Fils de Zeus et de Léto. Frère jumeau d'Artémis. Il eut de nombreuses femmes et ses nombreux fils devinrent des héros et chefs de tribu. C'est un Dieu protecteur et vengeur avec son arc et ses flèches il n'hésitait pas à tuer ses adversaires.
  • Artémis. La déesse de la chasse. Maitresse de la nature et protectrice des animaux nouveaux nées. Fille de Zeus et de Léto, sœur jumelle d'Apollon. Elle eut l'autorisation de Zeus de rester libre de toute union et ce pour toujours. Elle assiste les jeunes qui sont chaste et chatit ceux qui on bafoué leur serment de chasteté.
  • Arès. Dieu de la guerre. Fils de Zeus et d'Héra. Contrairement à sa sœur Athéna, il se bat avec violence, rudesse et de façon inconsidéré. C'est un Dieu cruel par opposition aux autres Dieux , son impulsivité le conduit souvent à la défaite et à se ridiculiser auprès des autres Dieux.
  • Aphrodite. Déesse de la beauté et de l'amour. Elle est née de l'écume de la mer lorsque Cronos a tranché les organes génitaux d'Ouranos et les a jeté à la mer. Aphrodite est la plus belle dans le monde, elle insufflait l'amour à tous les mortels et aux immortels, elle a charmé tout les êtres de la terre. Elle est devenue l'épouse d'Hephaistos mais aimait Arès avec qui elle eut 4 enfants.
  • Dionysos. Dieu de la vigne et du vin. Fils de Zeus et Sémélé.
  • Hadès. Dieu des morts. Fils de Cronos et de Rhéa. Frère de Zeus, Héra, Poseidon et Déméter. Poseidon, Zeus et Hadès après tirage au sort se partagèrent le pouvoir sur le monde. Zeus prit le ciel, Poseidon la mer et Hadès le royaume des morts. Personne ne pouvait sortir du royaume des morts la porte était gardé par Cerbère.
12

Thessalonique dernière étape de notre périple grec. Ici nous attendons une livraison de livres et le duplicata de notre carte d'assurance camion. Nous traversons Thessalonique pour nous rendre à la poste point d'arriver de nos colis. Thessalonique est la deuxième plus grande ville de Grèce et ça se voit, il a des voitures partout et garer un peu n'importe où, la poste se trouve en plein centre ville, on serre les fesses et on a chaud, résultat rien pour d'arrivé nous. Nous repartons toujours sous une chaleur étouffante, il ne fait pas loin des 40°. Finalement on s'installe à 30 minutes de Thessalonique dans un camping familiale exclusivement de vacanciers grecs, d'ailleurs tout est écrit en grec. Il y a la piscine et la mer, c'est mignon. Là nous faisons la connaissance de nos voisins, un couple de belge vivant 6 mois de l'année en Bulgarie, ils nous conseille de venir visiter leur village en Bulgarie qui est à seulement 2h de Thessalonique, nous prenons note et changeons notre itinéraire initial. Nous n'avons toujours pas réglé notre soucis de gaz car en effet le problème ne vient finalement pas des plaques de gaz mais du connecteur. Après plusieurs recherches nous trouvons un magasin de camping car et de quoi changer tout le système, hourra sa fonctionne enfin, on en profite pour faire recharger notre bouteille de gaz.

le camping

Pour les jours suivants nous profitons de la mer en buvant des fredo expresso. Nos voisins nous on prêté un masque intégral de plongé pour voir ce qui se passe sous l'eau, Marin est ravi, un vrai poissons dans l'eau. Ici il y a beaucoup d'herbe de mer oú se loge les oursins alors il faut faire attention, la technique consiste à nager tout le temps. Sous l'eau il y a plein de petits poissons et de jolies coquillages.

Toujours pas de nouvelle de nos colis, nous attendons encore, Marin en profite pour bricoler les tiroirs. Dans la soirée nous partons visiter la ville d'à coté. Nous nous attendions à un petit port de pêche, eh bien pas du tout, ça ressemble à Saint Jean de Mont en plein été. Des touristes dans tout les sens, des magasins de tong et de jeux de plage, des glaciers, des restaurants, des galeries de jeu, ça bouge et fait du bruit.

encore un nouveau copain de voyage
Marin qui bricole

Cinq jours plus tard nous retournons à la poste bien décidé à récupérer notre lettre, notre colis et à partir vers la Bulgarie. Chou blanc, il n'y a rien d'arrivé et nous avons quitté le camping. Après renseignement notre colis doit arriver demain nous décidons d'attendre un jour de plus et nous nous installons sur le parking du magasin de camping car ou nous avons acheter le gaz. Bon on a fait mieux, nous sommes à coté de la 2 fois 2 voies et tout près de l'aéroport, en ce qui concerne les nuisances sonores on a fait mieux, mais pour une nuit ça dépanne et c'est gratuit. Le lendemain voici qu'un nouveau soucis vient s'ajouter, le fusible du ventilateur fond, c'est sur avant le ventilateur ne fonctionnait pas on avait donc pas encore découvert ce nouveau problème. Nous voici parti en quête d'un garagiste. Thessalonique n'est vraiment pas une ville facile pour circuler, il y a énormément de voiture, de sens unique et de stationnement "sauvage". Après plusieurs heures de recherche et plusieurs garagiste de rencontré pour certain pas très très agréable et pas très aidant, nous trouvons ce que nous cherchons chez un petit artisan qui part en scooter nous chercher une résistance balast à ajouter au fusible pour éviter la chauffe. Marin installe tout ça et retour à la poste ou l'on nous dit n'avoir rien pour nous... Tant pis après une semaine d'attente infructueuse nous décidons de partir vers la Bulgarie.

Popo au car wash


Bilan de la Grèce, ça nous a beaucoup plu. Les paysages ne sont pas époustouflant, tout le long de la Grèce ils se ressemblent entre montagne et terre aride. Le plus beau reste la mer bleue transparente, superbe. Le top se sont les vestiges antiques, il y en a partout et valent la peine d'être visité, même si il faut admettre que parfois après avoir visité plusieurs sites c'est lassant "de voir des cailloux", mais nous on adore ! Il a fait chaud même parfois trop chaud, nos derniers jours à Thessalonique on été étouffant de chaleur. Mention spéciale pour Athènes que l'on m'avait vendu comme une ville sale et moche, eh bien nous nous avons adoré cette ville, on s'y est senti très bien. En toute franchise les grecs ne sont pas les plus accueillants, ni les plus agréable mais on ne va pas faire de généralité et dire que l'on a pas eu de chance et que l'on est pas tombé sur les bonnes personnes. 😉

Finalement nous sommes resté plus longtemps que prévu, la Grèce c'est top on pourrait y rester encore et encore. Juste un petit regret de ne pas avoir été à Santorin, se sera pour un prochain voyage.