Carnet de voyage

Bulgarie

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Nous voici à notre neuvième pays et nous entamons notre quatrième mois de voyage, ça passe vite et avons hâte de découvrir ce pays inconnu pour nous qu'est la Bulgarie.
Juillet 2017
15 jours
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Sur les conseils de nos voisins de camping en Grèce, nous voici arrivé à Kromidovo dans le camping de leurs amis. Il ne faut pas se fier à l'allure du village, les routes sont pleines de nid de poule, envahies de poussière et le village à l'air désert. Maintenant que nous sommes ici nous comprenons pourquoi la policière à la frontière a rigolé quand nous lui avons dit que nous allions faire du camping à Kromidovo. Nous suivons les petits panneaux représentant 2 tipis et arrivons au camping de Sara et John. Le camping est dans leur jardin, nous sommes accueilli par Sara qui nous explique que le camping est un camping écologique. Il y a un tipi au fond du jardin qu'ils louent pour la nuit, des toilettes sèches, des douches qui fonctionnent à l'eau chauffé par le soleil, ils ont un potager et un coin pour recycler les déchets. C'est un endroit super, au calme, charmant, on se met vite à l'aise et on se croit chez nous. Sara nous offre des concombres de son jardin et ses 3 chiens nous font la fête.

Après une bonne nuit passé dans le calme de la campagne bulgare, nous partons visiter Melnik et Rupite, toujours sur les conseils de notre rencontre grec. Mais avant d'entamer notre journée de visite voici que Popo fait des siennes, le ventilateur ne fonctionne plus on ne sait pas pourquoi car le fusible est encore bon mais on ne peut pas faire 10km sans que le moteur ai chaud. Rebelote nous cherchons un garagiste, alors ici en Bulgarie c'est compliqué, il n'y en a pas des masses et quand nous en trouvons un il ne peut rien pour nous et l'un d'eux nous dit que notre connecteur ne fonctionne pas, du coup on l'enlève et on poursuit la route comme ça, le fusible à l'air de tenir le choc, nous qui croyons être sorti de cette histoire en quittant Thessalonique ce n'est pas le cas. Nous partons visiter Rupite nous trouverons une solution plus tard.

Rupite est célèbre en Bulgarie pour être le lieu de résidence et de sépulture de la voyante Baba Vanga, décédée en 1996. Rupite est située dans le cratère du volcan Kozhuh et est connue pour sa forte concentration en énergie cosmique et de source minérale. Autant vous dire que tout ça donne un coté très spirituel au lieu. C'est un grand parc, il y a le temple de Vanga créé par la fondation Vanga, autour des arbres fruitiers et des sources d'eau. On y découvre aussi la maison de Baba Vanga et les lieux ou elle faisait ses prédictions. Plus loin il y a des sources d'eau chaude qui émanent du volcan éteint, tellement chaude que nous ne pouvons pas mettre la main dedans. C'est un lieu très calme et reposant avec un petit coté mystique.

Pour information Baba Vanga de son vivant aurait prédit ses évènements :

- les attentats du 11 septembre 2001 à New York

- le tsunami de 2004

- le 44ème Président des Etats Unis serait un afro-américain (Barak Obama)

En ce qui concerne l'avenir elle avait prédit pour 2016 le départ d'une guerre avec le monde musulman qui conduirait à la fin de l'Europe. Pour 2033 la fonte totale des calottes glacières et en 5711 la fin du monde.

les vergers
la maison de Baba Vanga
statue de Baba Vanga
temple de Baba Vanga "Sr Petka Bulgarska"
source d'eau chaude

Nous repartons à une quinzaine de kilomètres de la pour Melnik qui est le plus petit village de Bulgarie. C'est un charmant village avec des routes de sable et de terre. On y découvre des belles maisons à l'architecture ancienne, le village à l'air sorti d'un autre temps et se situe au pied de ce qu'on appelle dans la région "les pyramides de Melnik", se sont des montagnes de calcaire. Le décor est étonnant et un peu surréaliste.

En fin de journée nous retournons à Kromidovo, le paysage dans la région est très aride et sec, il y a d'ailleurs par endroit des restes d'incendies. Nous traversons des villages assez pauvre, parfois la route est très bien et ensuite on passe à des routes en très mauvais état, on croise des charrettes, des vieilles voitures et des tracteurs. Dans la région il y plein de cigogne qui font leur nid tout en haut des pylônes électriques.

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Nous avons prévu de faire un crochet par Skopje la capitale de la Macédoine avant de revenir en Bulgarie. Nous partons de Kromidovo après avoir chaleureusement remercié Sara et John. Nous ne sommes pas très loin de la frontière macédonienne et y arrivons rapidement. Nous passons sans problème le premier poste de contrôle du côté bulgare, 300m plus loin il y a le poste de la Macédoine et là nous ne pouvons entrer en territoire macédonien. La raison : nous n'avons pas notre nouvelle carte verte d'assurance, pourtant nous avons la bonne vignette et avons le papier sur notre portable. Le policier macédonien nous fait mettre de côté sur le parking, nous tentons de lui expliquer que nous sommes assurer, que nous n'avons juste pas le papier imprimé, on lui sort la vignette, lui montre le scan du papier, non et non il veut le "green paper" comme il dit. Nous appelons l'assureur qui propose de parler au policier et de faxer le papier au poste de contrôle, le policier refuse de prendre notre téléphone et de nous donner le numéro de fax. Il ne veut rien savoir et n'est pas très commode. Pas de papier, pas d'entrer sur le territoire. Du coup nous repartons un peu déçu, notre voyage ne passera pas par la Macédoine.

drapeau macédonien

Après cette échec nous poursuivons l'itinéraire que nous avions prévu et montons vers le monastère de Rila. Popo va mieux c'est n'a rien n'y comprendre, Marin a dévissé le boitier de fusible et là nous n'avons plus de problème avec la chauffe du fusible, tant mieux, mais nous n'avons toujours pas d'explication au problème. Le monastère de Rila se situe près de la rivière de Rilska, dans la montagne mais pas a très haute altitude, c'est très vert et boisé et il fait frais. Le monastère de Rila est classée au patrimoine mondiale de l'UNESCO et est le lieu le plus visité en Bulgarie. Pour entrer dans le monastère je dois me couvrir les épaules, la cour est très spacieuse et au milieu se situe l'église principale. Il a été fondé au Xe siècle par Saint Ivan de Rila, honnêtement c'est grandiose, les bâtiments sont superbes, l'église est recouverte de fresques et de peintures. Le reste du monastère est en bois et est peint, c'est impressionnant car il est en excellent état. Dans la cour il y a des sources d'eau potable qui viennent de la montagnes, l'eau est très fraiche. Un pope sonne 17h, on le voit monter en haut d'une tour située à côté de l'église pour sonner les cloches. Nous restons assez longtemps dans la cour du monastère car l'atmosphère calme qui y règne nous plait, malgré les nombreux visiteurs le lieu reste tranquille.

le pope qui sonne l'heure
les peintures à l'extérieur de l'église
l'église orthodoxe du monastère
les peintures à l'extérieur de l'église
une des entrées du monastère
le devant de l'église
une fontaine d'eau de montagne

Une fois la visite terminée nous partons nous installer à 1km de là sur une grande place vide près d'une rivière avec une très belle vue sur les montagnes, nous sommes rejoint quelques heures plus tard par un couple de jeune français voyageant en camion avec leur 2 chiens, nous partageons une bière.

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De ce que nous avons pu lire la capitale n'est pas spécialement jolie et ne regorge pas de somptueux bâtiments, nous allons voir ça par nous même. L'arrivée à Sofia se fait par l'autoroute, nous n'avons pas trouvé de lieu ou acheter la vignette, heureusement pas de contrôle. Nous déposons le camion chez Ivan, un Bulgare d'une soixantaine d'année, son jardin fait office de camping pour un petite somme. Le métro est à quelques mètres, c'est parfait. Une fois installé nous partons visiter Sofia, première impression le métro est niquel, très propre et spacieux, on s'attendait à un métro délabré et sale c'est tout le contraire. Nous sommes dimanche le centre de la ville est calme, pas beaucoup de circulation, ni beaucoup de piéton. Au pied du métro se dresse la grande statue de Sainte Sophie. On a un peu faim, on va au plus près, au plus vite, le McDo d'à côté, oui oui ce n'est pas local mais des fois on craque. La c'est un retour vers les années 2000! La déco est la même que nous avions il y a 15ans, ça nous fait bien rire de voir la tête du clown McDo.

seul dans le métro
le quai du métro
l'intérieur du MacDo

Nous commençons la visite de la ville par l'église russe Sveti Nikolaï construite au 20e siècle, elle n'est pas très grande, ses dômes en or et ses fresques extérieurs pleines de couleurs sont superbe, l'intérieur n'est pas très grand mais richement décoré, d'or, de marbre et d'argent. Ensuite nous marchons vers la Présidence oú nous voyons 2 soldats Bulgare en tenue traditionnelle monter la garde. Nous passons sous l'arche du bâtiment de la Présidence et découvrons la rotonde Sveti Géorgi qui date du IVe siècle, se sont des ruines romaines. C'est déroutant de trouver ce genre de vestige en pleine ville entouré de bâtiment moderne. Nous longeons une grande rue pavée, très belle et nous nous trouvons dans un parc, ici tout les bancs sont investi par des petits vieux, des couples, des enfants, il y a des petites fontaines, c'est bucolique et vivant. Tout au bout du parc se trouve le Théâtre National Ivan Vazov, très majestueux mais une scène se monte juste devant ce qui nous gâche un peu la vue.

statue de Sainte Sophie
les gardes
la rotonde Sveti Géorgi
Théâtre National Ivan Vazov
Théâtre National Ivan Vazov
l'église russe Sveti Nikolaï

Nous poursuivons notre ballade le long des rues, qui soit dit en passant sont propres mais tristes et grises. Nous passons par le marché aux icônes et un marché au puce qui vend des reliques de guerre : drapeaux soviétiques, armes, blasons, il y a même des croix gammés et un portrait d'Hitler. Nous arrivons sur une grande place pavée qui se situe à coté d'un parc ou il y a plusieurs statues de Tsar et autres personnalités. Sur la place se dresse la Cathédrale Alexander Nevsky, c'est l'un des symboles de Sofia, il s'agit de la plus grande Cathédrale orthodoxe en Bulgarie et c'est un temple-mémorial qui commémore la libération de la Bulgarie de l'Empire Ottoman en 1878. L'intérieur est tout aussi grandiose que l'extérieur. Les monuments orthodoxes ne sont pas comme les églises chrétiennes, à l'intérieur il n'y a pas de banc pour s'assoir, l'espace est très grand et parait vide, au plafond il y a des gros lustres en or avec des bougies et au milieu de l'église il y a des icônes que les croyants viennent saluer et embrasser. Le lieu est magnifique mais l'on a pas le droit de prendre de photos, des fidèles chantent un chant qui rempli toute la Cathédrale c'est jolie mais un peu triste. Sur la place il y a une statue de lion en bronze juste à côté de la tombe du soldat inconnu ou brule une flamme. Nous remontons le long de la rue et nous voyons l'énorme statue du Tsar Libérateur, c'est un peu compliqué de s'y rendre à cause la circulation du boulevard qui est affluente. La statue est gigantesque dommage que les alentours ne soit pas beau, il y a des gros immeuble en verre et des panneaux publicitaire qui ne mettent pas en valeur cette incroyable statue.

le marché au icone
statue du Tsar Libérateur
statue du Tsar Samuel
le soldat inconnu
Cathédrale Alexander Nevsky
statue du Tsar Libérateur
l'intérieur de la Cathédrale

La ballade se poursuit et nous nous rendons au Monument à l'Armée Soviétique, le régime communisme en Bulgarie dura de 1944 à 1989, c'est un monument à la gloire de l'armée rouge. Il est gigantesque comme tout les monuments soviétique d'ailleurs, situé sur une immense place dallée vide, une grande allée nous mène au monument, c'est grandiose mais on voit bien que l'air du communisme n'est plus là, le lieu n'est plus entretenu : de l'herbe pousse entre les dalles et c'est désormais le lieu des jeunes skateurs et des groupes de jeune se retrouvent pour y boire un coup. En 2011 des artistes avaient peint les soldats russes en super-héros américain et il a depuis été peint plusieurs fois en symbole de contestation.

En une journée nous avons déjà bien parcouru Sofia, le lendemain nous nous rendons à l'église de Boyana en taxi car le métro ne va pas jusque là bas, ça nous coute 3 fois rien. L'église Boyana est apparemment un lieu incontournable si l'on visite Sofia, elle est classée au patrimoine mondiale de l'UNESCO. Elle est située tout en haut d'une colline, on ne se croirait pas dans la capitale, l'endroit et boisé et calme. C'est l'un des seul monument du moyen age bulgare elle date du début du 11ème siècle, à l'intérieur il y a des fresques intacts datant de 1260 mais honnêtement nous sommes assez déçu et trouvons ça nettement moins impressionnant et interessant que la Cathédrale Alexander Nevsky.

Nous ne nous attardons pas et cherchons un taxi pour nous rendre au musée national d'histoire de Sofia mais nous n'en trouvons pas du coup nous partons à pied. Nous avons repéré sur notre carte que l'on devait traverser un parc pour nous rendre au musée, c'est plus court que de faire tout le tour par la route et plus sympa. Ça c'était dans la théorie, dans la pratique on se rend compte que l'on ne peut pas entrer dans le parc, il y a des murs tout autour, nous tentons notre chance à une petite porte qui est ouverte. Une fois dans le parc ce n'est pas du tout un petit endroit mignon et bucolique comme nous le pensions, la végétation est laissée à l'abandon, c'est une vrai jungle, on trouve des carcasses de voitures et des bâtiments abandonnés. C'est assez flippant. Finalement le chemin mène sur un autre portail qui est fermé, nous rebroussons chemin et nous rendons à l'évidence qu'il faudra faire tout le tour du parc pour aller au musée. Après 40minutes de marche nous voici au musée national d'histoire, il ressemble vraiment à un ancien bâtiment communiste, c'est un gros bloc au milieu d'une gigantesque place pavée. Le musée est vieillot mais interessant il retrace l'histoire complète de la Bulgarie, outre les objets exposés les pièces sont aussi intéressantes, on y voit clairement la marque communiste.

Nous reprenons un taxi pour retourner à la bouche de métro, ce trajet nous coute le double du premier trajet pour la même distance, nous sommes étonné mais c'est loin de nous ruiner. A coté de la bouche de métro il y a le plus grand centre commerciale de Sofia, comme on en a assez de visité on y entre, c'est un temple de la consommation, un étage entier de restaurant, toutes les marques sont présente, il y a un cinéma et une arcade de jeu. On veut se détendre et comme on est des enfants on va jouer au jeu vidéo dans l'arcade, on rigole et à la fin on gagne même une sucette.

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Nous quittons Sofia pour Plovdiv, la deuxième ville du pays. Nous cherchons un petit lieu agréable ou nous installer pour passer l'après midi au calme. Nous nous lançons sur des chemins de terre et de sable au alentour de la ville. Il fait une chaleur étouffante, 37° nous écrase, les chemins sont pleins de bosses et de nid de poule. Tout au bout d'un long chemin il y a un lac, mais les alentours sont sales et il y a une voiture abandonné et des vêtements, l'endroit n'est pas dingue, on poursuit nos recherches, finalement on se rend compte que les alentours sont investi par les prostituées et ou que l'on aille elles sont là. On fini par se rabattre sur un camping, mais à Plovdiv il n'y en a pas et les parkings que nous trouvons sont en plein soleil. Après réflexion nous optons pour aller à l'hôtel juste pour une nuit le temps de visiter Plovdiv le lendemain. A savoir qu'en Bulgarie un hôtel 4 étoiles avec piscine et petit déjeuner inclus coûte en moyenne 70 leva soit 35€, ce qui en soit n'est pas cher.

Popo dans les chemins 

La ville moderne de Plovdiv est faite de gros immeuble et d'infrastructure en béton, il y a beaucoup de voiture elle n'a rien d'agréable, ce qui contraste totalement avec sa vieille ville qui est absolument charmante. Plovdiv est appelée la ville au 7 collines car elle repose sur 7 collines, c'est l'une des plus ancienne ville d'Europe et elle sera la capitale de la culture en 2019. Dans les rues piétonne de la ville il y a le stade romain d'on il ne reste plus grand chose, mis à part quelques gradins, un restaurant à été construit à l'intérieur. A côté il y a la grande mosquée de Djoumaya qui est la plus grande de Bulgarie, nous ne pouvons la visiter car elle est fermée. Dans le centre commerçant de la ville il y a beaucoup de street art, avec de très belles fresques.

stade romain
mosquée de Djoumaya
centre ville de Plovdiv 

Nous montons sur l'une des collines de la ville pour apercevoir sur une colline en face la statue Alyosha, c'est une statue en béton armée de 11 mètre qui représente un soldat soviétique, c'est un mémorial qui commémore les pertes soviétiques lors de la seconde guerre mondiale. Nous nous rendons dans le vieux Plovdiv et c'est un retour dans le temps, les rues sont pavés et les maisons colorées datant de la Renaissance sont somptueuses. Il y a beaucoup de maison bourgeoise datant de cette époque, nous entrons dans l'une d'elle, une dame parlant français nous explique que la maison a été rénové grâce à un mécène chinois, elle a été rétablit à l'identique. Les pièces sont toutes peintes de couleurs différentes et il y a des ornements aux portes et aux fenêtres, le sol est en parquet et est recouvert de grand tapis bulgare, tandis que les plafonds sont décorés et ornés de boiseries. A côté de cette maison il y a la maison de Lamartine, le poète y a fait escale en 1833. Au fil des rues nous découvrons ses magnifiques maisons et arrivons au théâtre romain, nous nous arrêtons à coté pour y boire un cocktail (à 5 leva le cocktail pourquoi se priver). Le théâtre romain date du IIème siècle et est toujours en activités, il peut accueillir jusqu’à 3000 spectateurs. Nous déambulons dans les rues et montons en haut de la colline Nebet-Tepe, c'est ici qu'il y a la plus belle vue sur la ville.

statue Alyosha
la maison de Lamartine
théatre romain
vue de Plovdiv 

Nous avons visité Plovdiv de bonne heure, nous reprenons la route en direction du Bouzloudja, un lieu mystérieux...

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Nous prenons la route tout excité de découvrir le Bouzloudja mais à quelques kilomètres de l'arrivée nous voyons de la route 2 dômes en or se dresser au dessus des arbres, ça attise notre curiosité on décide de quitter la route pour aller voir. Nous suivons les dômes du regard pour nous diriger et arrivons sur un parking ou il y a quelques vendeurs d'eau de rose et de souvenirs. Nous grimpons les marches qui mène au bâtiment mystère et là se dresse devant nous une magnifique église orthodoxe, c'est l'église de la ville de Chipka. Elle est splendide et repose au milieu d'un jolie jardin. Nous en faisons le tour émerveillé.

Après cette petite pause qui en valait bien la peine, nous n'avons plus beaucoup de route à faire mais désormais nous allons quitter la plaine pour grimper dans la montagne car le Bouzloudja se situe à 1440m d'altitude. Alors le Bouzloudja c'est un ancien bâtiment communiste soviétique qui servait de QG aux communistes bulgares, il est complètement à l'abandon en plein cœur des Balkans. Nous avons lu plein de chose à propos de ce lieu, il serait infesté de zombies, il y aurait des loups et des ours mangeurs d'hommes et des gens n'en seraient jamais revenu. Nous grimpons le long de la route qui est entouré d'une forêt verte et dense, le décor a totalement changé, fini les plaines sèches et plates. D'un coup nous le voyons perché en haut de la montagne il est imposant, perdu au milieu de nulle part. Nous le voyons tout le long de l’ascension, nous nous arrêtons au palier juste en dessous le Bouzloudja pour admirer l'énorme statue de deux mains tenant deux flammes. La statue est sur une place vide et est énorme on voit le Bouzloudja juste au dessus, la vue est saisissante. C'est assez violent comme symbole, c'est austère, c'est la force du communisme.

C'est la fin de journée mais nous sommes impatient d'aller voir le monument de plus près, nous reprenons le camion. La route pour monter est en piteux état, Marin esquive les trous comme il peut, on avance très doucement. On se gare au pied du Bouzloudja, on dirait une grosse soucoupe volante, il n'y a personne, on entend juste les craquements du bâtiment et le vent qui souffle dans les trous de son toit. C'est vrai que c'est un peu flippant. Nous arrivons sur une grande place, il faut monter d'imposante marche pour se rendre à l'entrée. De chaque côté de la porte il y a de grosses lettres cyrilliques qui devaient certainement être des slogans communistes et des tags un peu partout. La porte est condamnée, renforcée par des barres de fer et d'acier, il est impossible d'y entrer par ici. Nous faisons le tour dans l'espoir de trouver une entrée mais nous n'en voyons pas. C'est grandiose, on ne peut pas dire que se soit beau mais l'architecture du bâtiment pour l'époque est complexe et le symbole qu'il renvoi est fort. D'ici nous avons un panorama à 360° sur les alentours, nous sommes entouré par la forêt. Le soleil ne va pas tarder à se coucher, nous redescendons au premier parking et passons la nuit ici, nous retournerons au Bouzloudja demain dans l'espoir de trouver une entrée.

Après une nuit très calme et sans attaque d'ours ou de loup, nous remontons au Bouzloudja dès 9h00, l'air est frais ça nous fait du bien. Ce matin il y a un troupeau de chevaux autour du bâtiment, la lumière matinale le rend un peu moins austère et il fait un peu moins peur. Nous refaisons le tour des lieux et trouvons deux trous dans le béton du sol, sur le côté gauche, nous ne les avions pas vu hier. Bon on hésite un peu, c'est pas très rassurant. Marin se glisse dans le trou, il atterrit sur une sorte de plate forme qui donne en contrebas directement accès au sous sol du Bouzloudja, il voit des sortes de casier et des rangements mais c'est compliqué d'avancer dans la pièce car il n'est pas sur de pouvoir remonter par le trou ensuite, de plus la visibilité est compliqué. Il tente sa chance par la deuxième entrée qui est un peu plus étroite, celle ci donne sur ce qui devait être la chaufferie mais pareil l'avancée est périlleuse et la pièce est partiellement effondrée. Il faudrait remonter au cœur du Bouzloudja pour pouvoir y voir les pièces principales ou apparemment il y resterait des tableaux, des peintures et la faucille et le marteau communiste accroché à un mur. Sur ce coup là on est pas très téméraire et on rebrousse chemin.

Bien content d'avoir vu ce lieu, nous voici reparti. En haut du Bouzloudja nous avons vu un monument bien plus loin dans la montagne, il a l'air imposant du coup nous décidons d'y aller. La route est étroite et sinueuse et nous sommes toujours cerné par la forêt, on garde espoir d'apercevoir un animal sauvage mais mis à part des oiseaux on ne voit rien de plus. Le lieu ou nous arrivons est le mémorial de Chipka érigé pour honorer la mémoire des soldats des trois batailles de Chipka durant la guerre russo-turque de 1877-78. Tout comme le Bouzloudja il est au milieu de nulle part en haut d'une colline, pour y accéder il faut monter une multitudes de marches. Le monument est une tour surmonté d'un gros lion en bronze. Ici aussi le lieu fait de l'effet.

En partant nous prenons deux auto-stoppeuse française et nous les déposons au village de Chipka. Nous nous sommes un peu trompé dans l'itinéraire et avons oublié de nous rendre au village de Koprivshtitsa qui est situé avant le Bouzloudja, du coup nous y voici parti.

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Nous voici dans un petit village bulgare au nom difficile à prononcer : Koprivshtitsa. Pour nous y rendre nous avons traversé de belle et grande forêt et grimper quelques peu dans la montagne. Il n'y a pas beaucoup de monde dans le village et les seuls touristes qui s'y trouve sont bulgare. Nous nous attablons dans un restaurant typiquement bulgare et mangeons une soupe froide de concombre, des boulettes de viande et un mich-mach, sorte d’œufs brouillés avec des poivrons, des tomates et des oignons, accompagné d'une Kamenitza, la bière local.

le restaurant 

Le village est très pittoresque, le sol est fait de pavé et il y a beaucoup de poussière, les maisons sont en bois et colorées. On peut y visiter 6 maisons-musées de personnalités originaires de Koprivshtitsa, des révolutionnaires qui ont déclarés l'insurrection contre les Ottomans, des poètes et des écrivains. Les maisons sont typiques, en bois et peinte. Dedans est retracé l'histoire des personnalités qui y habitaient mais très peu de panneau sont en anglais donc comme on ne parle toujours pas le bulgare couramment on ne comprend pas tout. Les maisons sont très bien conservés, elles ont chacune la même disposition : le salon avec une banquette qui en fait tout le tour, un grand tapis au sol et au milieu le berceau de l'enfant. Ensuite il y a la cuisine avec la cheminée et tout les ustensiles, à l'étage généralement il y a 3 chambre qui sont desservit par un grand hall recouvert d'un tapis. Dans certain rez de chaussée Marin ne tient pas debout entièrement car la hauteur de plafond doit tout juste faire 1m70. Nous visitons aussi une ancienne école datant du début 1900. Visiter toutes les maisons musées nous fait sillonner le village, ainsi on y découvre des jolies ponts en pierre ou les enfants pêche à la mouche dans la rivière, il y a d'anciennes églises, des étables et les maisons sont entourés de beaux jardins bien entretenus.

le village 
l'intérieur des maisons

Après cette visite très agréable, nous voulons reprendre la route pour trouver un lieu ou nous installer. De retour au camion nous nous rendons compte qu'il n'y a plus de batterie, je pense avoir laissé la radio allumé... On essaie de demander au peu de gens qui sont là si ils ont des pinces mais personne n'a rien. Nous appelons l'assistance de l'assurance qui nous dit note contrat est arrivé à échéance nous avons dépassé les 90 jours (de peu) à l'étranger. Arg. Il est 19h et dans le village on ne peut pas dire qu'il y ai beaucoup de monde et sur l'immense parking nous sommes seul. Après une bonne heure et demi un gros monsieur et un autre plus jeune viennent à notre rencontre, le plus jeune nous explique qu'il va nous tracter avec son camion. En deux temps trois mouvement l'affaire est réglé et le camion redémarre, on ne sait pas d’où ils sont arrivés ni comment ils savaient que nous avions un problème mais ils sont été charmant et heureusement qu'ils étaient là.

Comme il est tard nous ne cherchons pas vraiment un lieu agréable, juste de quoi passer la nuit et repartir le lendemain. Nous nous installons sur une plaine dans la montagne, nous sommes en plein vent, si bien que nous avons failli en perdre notre tente de douche, Marin a fait un sprint en tong pour sauver la tente qui se serait perdu dans les hauteurs de la montagne bulgare. Encore une fois nous avons un problème avec le tuyau d'eau de l'évier, il est de nouveau percé à cause de manœuvre que nous avons faite avec le frigo auparavant, il faudra réparer ça demain. Il y a des jours comme ça ou c'est pas très marrant. Nous passons la nuit en plein vent avec la tente de toit fermé.

Petit coup de cœur pour ce beau et pittoresque village de Koprivshtitsa, il vaut vraiment la peine de s'y rendre. C'est un lieu plein de charme et agréable à visiter, de plus les paysages qui l'entoure sont magnifique.

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Le lendemain le vent s'est calmé et c'est dans la douceur du matin que nous partons vers le monastère de Troyan. Nous appréhendons cette route par peur de devoir trop monter dans les montagnes et finalement il n'y avait pas de quoi s'inquiéter le Popo a fait tranquillement la route sans aucun problème, il a même remarquablement bien grimper. Nous traversons le parc national des Balkans qui nous offre un paysage magnifique au travers la forêt et une route toute en lacet, nous sommes entouré par la végétation dense et les pins immenses, depuis que nous avons quitté Plovdiv les températures sont beaucoup plus agréable il fait plus frais jamais plus de 28°.

monastère de Troyan

Le monastère de Troyan se situe non loin de la ville et au pied de la montagne, finalement nous avons grimper au travers la montagne pour la redescendre ensuite. Le monastère a été créé vers 1600 et est dédié à Sainte Marie, c'est le troisième plus grand de Bulgarie. Il est tout en bois, son église est richement décoré et ses fresques qui datent de 1847 sont en excellent état.

Nous reprenons la route vers Kapinovski à 30 minutes de Veliko Tarnovo ou nous avons repéré un camping ou nous pourrons y faire des machines et réparer l'eau.

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Le camping ou nous arrivons est super, la route pour y aller est un peu abimé mais ça vaut le coup, il est situé à coté d'une cascade et a une belle piscine. En cette mi journée nous exécutons toute nos tâches de voyageur : installation du campement, lessive, remplissage de l'eau, réparation du tuyau d'eau et séance "beauté". Le lendemain matin nous faisons la connaissance d'un couple de français Norbert et Aurélie et de leur 2 enfants, ils sont au camping pour plusieurs semaines et viennent de l'Aveyron. Nous discutons en prenant un café et ils nous invitent à prendre l'apéro le soir. Dans l'après midi une pluie torrentiel s'abat sur le camping et les températures chutent d'un coup il ne fait plus que 17°, ce n'est pas aujourd'hui que nous allons profiter de la cascade. Nous passons tout de même la soirée avec Aurélie et Norbert. Le dimanche rebelote il pleut toute la journée et je suis un peu patraque, du coup nous restons au camion. La vie en camion quand il pleut ce n'est pas simple ni très marrant, il faut faire sécher les affaires et l'endroit est vite petit.

La pluie a enfin cessée mais le soleil n'est pas revenu du coup les températures ne sont pas très chaude, nous ressortons les jeans et les manteaux pour partir à la visite de Veliko Tarnovo. Au premier abord quand nous avions traversé la ville pour nous rendre au camping, Veliko Tarnovo ne nous a pas réellement enchanté et nous a paru froide et vielle, finalement la vieille ville s'avère intrigante et pleine de surprise, quant à la ville moderne elle ressemble à toute les villes de Bulgarie que nous avons vue jusqu'ici grise et triste. Nous commençons la visite par la cité royale qui est une grande forteresse, elle date du 14e siècle et est construite sur le mont Tzarevetz si bien qu'elle domine toute la ville. Le lieu a été entretenu mais laissé tel quel du coup à certains endroit il faut faire attention à ne pas tomber dans un trou ou ne pas trop s'appuyer sur les balustrades des tours. Tout en haut il y a la Cathédrale patriarcale de la Sainte Ascension de Dieu les décorations intérieurs de l'église n'ont pas survécu au temps et l'intérieur a été repeint au 20e siècle par un artiste qui a créé des fresques qui retracent l'histoire médiéval bulgare dans un style moderniste, à cause de ses peintures l'église n'est aujourd'hui plus un lieu de culte actif. Pourtant nous trouvons la décoration de cette édifice remarquable, la peinture est incroyablement bien faite et pleine de détail, les dessins sont gris blancs et noirs avec de beau relief, nous les contemplons longuement. Une fois ressorti de la Cathédrale qui n'en est finalement plus une, il commence à pleuvoir, nous nous dépêchons de trouver un endroit ou manger en attendant que l'averse se calme.

la vue de la forteresse
Cathédrale patriarcale de la Sainte Ascension de Dieu
la forteresse et l'intérieur de l'église

L'averse passée nous repartons à la découverte de la vieille ville, nous marchons au travers les ruelles qui montent et descendent et découvrons les maisons "posées" pêle-mêle en étage les unes sur les autres le long de la rivière Yantra. A cause de la pluie il y a de la brume ce qui donne une atmosphère un peu mystérieuse à la ville. Les maisons sont plus ou moins en bon état, on a du mal à savoir si elles sont habitées ou non. Nous passons devant une énorme statue, qui pour une fois n'a rien à voir avec le communisme, elles est composée de 4 chevaux et de leur seigneurs, il s'agit du monument de la dynastie d'Asen. La famille Asen était une puissante dynastie au moyen age en Bulgarie et l'a dominé pendant un siècle, ce monument est en leur hommage.

Nous marchons longuement dans la brume et l'humidité, nous longeons un parc et passons devant une statue tout en haut d'une colline. Nous redescendons par des marches qui nous mènent à un quartier à l'aspect démuni. Dans les ruelles les enfants jouent au ballon et les maisons sont en assez piteux état.

De retour au camping nous passons notre dernière soirée en compagnie de Norbert Aurélie et leurs enfants avec qui nous avons vraiment bien sympathisé et passé de bons moments.

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Aujourd'hui nous nous rendons sur la côte de la mer Noire et nous traversons de nombreux petits villages. Nous passons par des forêts épaisses et denses ou la route est très étroite, à tout moment nous nous attendons à voir surgir un animal. Les routes que nous empruntons sont très abimés encore plus qu'ailleurs, nous n'allons pas très vite et les villages ont vraiment l'air tout droit sorti des années 60. Il y a des charrettes, des monticules de bois pour le feu devant les portails, les maisons sont en torchis ou en bois et plus ou moins en bon état. Il y a de nombreux chiens errants, les gens travaillent dans les champs avec des ustensiles d'un autre âge, les poules, coqs, chèvres et moutons broutent l'herbe sur le bord de la route. Nous poursuivons toujours au travers la campagne, la route est longue jusqu'à la mer Noire et nous nous arrêtons dans une taverne dans le village de Kotel. Ce village a l'air tout aussi démuni que les autres mais il y a de belles maisons en bois qui doivent dater de la Renaissance. Nous quittons la forêt pour faire place à de grande plaine ou il y a des champs. Dans les villes plus grandes ce ne sont plus des maisons mais des immeubles usés que nous voyons.

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Nous arrivons à Nessebar en fin de journée ou nous nous installons en dehors de la ville. Il y a énormément de monde, Nessebar est une grande station balnéaire ou l'on peut y faire de nombreuses activités, du coup nous serons plus tranquille hors de la ville. Le lendemain nous profitons de la mer, la ou nous sommes il n'y a que des touristes bulgares venu dans leur bungalow de bord de mer. Il fait beau mais il y a énormément de vent, la mer est très agitée et fait de gros rouleaux. Sur la plage nous voyons des hommes et des femmes recouvert d'une boue noire, nous n'avons pas trouvé ou il se la procurait mais on en a déduit que çà devait être bon pour la peau. Le décor de la plage n'est pas spécialement beau car elle est longée par des immeubles en piteux état, par contre sur la plage on est bien, elle est en sable fin et il n'y a aucun rocher ni aucune algue dans la mer. C'est agréable. Après cette journée de farniente nous partons à la découverte de Nessebar. La ville moderne n'est pas très intéressante ni très belle, comme je le disais c'est une station balnéaire avec tout ce que cela comporte. Du coup nous nous dirigeons directement vers le vieux Nessebar qui se situe sur une presqu'île. Le vieux Nessebar est classé au patrimoine mondial de l'UNESCO, c'est une des plus vieille ville d'Europe, elle a été fondée 3000ans avant J.C par les Thraces. Nous entrons dans la ville par une porte en pierre qui ressemble à une muraille, à l'intérieur on y trouve plusieurs églises anciennes et surtout beaucoup de monde et pleins de marchand de babiole, trop même. Ça gâche complément le lieu qui est réellement agréable et ancien, du coup nous marchons dans les ruelles pavés mais sommes assez déçu de l'atmosphère hyper touristique qui règne dans l'enceinte de la vieille ville. Après quelques heures passées à Nessebar nous reprenons la route pour Varna.

La route pour Varna est sympa nous traversons un bout de montagne avec des virages très serré nous avons même croisé une voiture qui avait perdu ses valises au milieu de la route. La montagne, la mer, le décor est top, s'en est un autre lorsque nous arrivons à Varna. Nous y arrivons par un grand pont, il y a des grues, des bateaux gigantesques avec des containers et de grosses cheminées qui crachent une épaisse fumée. Wahou çà refroidit. A Varna nous avions repéré au préalable un camping chez l'habitant, la maison se trouve au milieu d'une ruelle défoncée difficile d'accès. Nous faisons la connaissance de Nikolaï à qui appartient le terrain, il parle parfaitement français et est prof de philosophie au lycée français de Varna, il nous accueille chaleureusement et nous explique qu'il propose son terrain aux voyageurs en attendant d'avoir les autorisations pour construire sa maison et ça fait 10 ans qu'il attend ! Nous nous retrouvons sur un terrain en pente et envahi par des scouts belges wallons et flamands, il y a des filles en maillot de bain partout qui écoute de la musique et chante à tue tête, y a de l'ambiance ici.

Le lendemain nous partons visiter Varna, ce n'est pas une ville terrible, c'est la plus grosse ville au bord de la mer Noire en Bulgarie, elle n'a pas vraiment de charme. Nous marchons vers le littoral qui est bordé par un grand parc, le centre ville comporte quelques jolies maisons peintes mais l'architecture est assez aléatoire, il y a tantôt des blocs gris, tantôt des maisons délabrées et parfois de jolies maisons bien restaurées de style Renaissance. Nous passons devant la Cathédrale de Varna, qui est imposante mais pas très bien entretenue, autour il y a des femmes qui vendent des chaussettes qu'elles tricotent et des petits napperons. Dans le parc du littoral nous visitons l'aquarium de Varna, c'est un très vieil aquarium et on fait un saut dans le temps ! Il a du carrelage des années 70, les bassins ressemblent au bassin des animaleries et il y a de la rouille un peu partout. La visite dure en tout 20 minutes mais ça nous a bien fait rire. Nous nous rendons à l'office de tourisme ou des jeunes d'ERAMUS font un exposé sur Varna en français, nous en apprenons un peu plus sur la ville. D'ici nous prenons un taxi qui nous emmène dans un centre commercial ou se situe un musée d'anciennes automobiles, c'est très interessant, les voitures sont très bien restaurées. Dans le musée on découvre aussi des affiches de propagande de l'époque communiste, des anciens téléviseurs, machine à écrire, machine à laver, des vieux paquets de cigarettes...

aquarium de Varna

Nous reprenons un taxi qui nous demande moitié moins d'argent que le premier pour la même distance, du coup nous en déduisons que le premier taxi nous a arnaqué mais tant pis, la course vaut environ 40 centimes d'euro le kilomètre. Nous nous rendons au monument de l'amitié bulgare-soviétique, c'est un énorme bloc de béton, construit tout en haut d'une colline, il faut monter environ 300 marches d'une largeur gigantesques pour ensuite se retrouver au pied du bloc ou 3 imposants soldats de l'armée soviétique gravés en relief dans le béton font face à 3 jeunes femmes bulgares qui leur apportent des offrandes. Le monument est terrifiant mais grandiose à la fois, il a fallu 10 000 tonnes de béton pour le créer. Autrefois lorsque le monument servait encore pour des cérémonies, il y avait des spots lumineux partout pour que le bâtiment soit visible de la mer et lors de la montée des marches la 7ème symphonie de Shostakovitch accompagnait les visiteurs. Cette fois ci nous ne faisons pas comme au Bouzloudja nous entrons à l'intérieur, l'entrée se fait par une porte normalement bloquée par des barres de fer mais il y a eu un passage de fait juste pour s'y glisser. A l'intérieur c'est le noir complet car dans ce bloc de béton il n'y a pas de fenêtre, à l'aide de notre lampe torche nous grimpons des escaliers, il y a plusieurs salles dont une immense avec l'étoile soviétique gravé dans le béton. Finalement nous arrivons sur le toit ou nous avons un vue sur tout Varna. Au moment de redescendre nous sommes pris d'un doute sur le chemin à prendre, après avoir tourné en rond et avoir eu un peu peur nous revoici à l'air libre.

Après avoir passé une nouvelle nuit parmi les scouts, nous devons récupérer nos amis Sandra et Vivien qui nous arrive tout droit du Danemark pour passer une semaine avec nous. En attendant de les récupérer à l'aéroport nous nous rendons au centre commercial pour acheter de nouvelle chaussure. Au moment de repartir vers l'aéroport, bim, le camion ne s'allume plus encore plus de batterie, cette fois ci on en est certain nous n'avions rien laissé d'allumé. Nous demandons de l'aide à des chauffeurs de taxi non loin de nous qui nous rient au nez et nous demandent de l'argent, du coup on décide de se débrouiller seul. Marin part acheter une nouvelle batterie, au moins le problème sera réglé. Après avoir négocié tant bien que mal le prix avec le monsieur qui voulait lui vendre le double de son prix, la nouvelle batterie est installée, nous pouvons nous rendre à l'aéroport.

Une fois les Danois récupéré nous filons tout les 4 vers les Sables d'Or, une station balnéaire très connue sur la côte bulgare ou les plages sont réputés pour être très belle et l'eau limpide. Pour notre première nuit tout les 4 dans le camion nous ne voulons pas faire de camping sauvage du coup nous nous installons dans le seul camping de la région. Il est loin d'être super car nous sommes calé entre un polonais et un néerlandais sur un emplacement qui doit être à la base conçu pour un véhicule mais bon nous sommes près de la mer c'est ce qui compte. Le lendemain nous nous installons à la plage, elle est bien, au bord de la mer il y a un grand banc d'algue qu'il faut traverser, ensuite l'eau est assez profonde et lorsque l'on continue d'avancer nous avons de nouveau pied et il n'y a que du sable fin. Par contre en milieu de matinée des petites méduses sont arrivées et Marin s'est fait piquer le pied en explorant les fonds marins, rien de bien méchant. L'après midi nous nous rendons dans la ville qui se situe à 30 minutes de marche du camping, la ville en bord de mer est en faite une grande fête géante! Il y a des bars partout avec la musique à fond, des restaurants et des magasins en tout genre. Il y a beaucoup d'allemand et de russe qui viennent faire la fête au Sable d'Or nous avait dit Nikolaï. Nous décidons de passer la soirée ici car c'est les 25 ans de Marin, nous passons la soirée au bar avec une gentille serveuse du nom de Rumi.

Honnêtement la côte de la mer Noire bulgare ce n'est pas ce à quoi nous nous attendions, du coup nous décidons de passer la frontière roumaine le long de la côte pour voir si du côté roumain c'est la même chose. Un peu avant la frontière nous laissons Sandra et Vivien car notre carte grise est pour 2 personnes, ils passeront la frontière à pied, finalement nous aurions pu les garder avec nous car le policier regarde juste 5 secondes nos cartes d'identité et c'est tout. Nikolaï nous avait conseillé de nous arrêter à Vama Veche un village juste après la frontière car il y a des spots d'ancien hippies mais quand nous avons vu la foule de vacancier nous avons renoncé et préféré nous installer plus loin dans la ville de Jupiter. C'est aussi une station balnéaire mais beaucoup moins bling bling que les Sables d'Or mais les plages sont quasiment toutes privées. L'endroit ne nous plait pas plus que ça et après le barbecue du soir nous décidons à l'unanimité de quitter la côte dès le lendemain pour nous rendre directement à Bucarest.

La côte de la Mer Noire c'est parfait pour venir y faire la fête mais les prix sont 3 fois plus cher que dans tout le reste du pays, il n'y a quasiment que des jeunes touristes étrangers notamment des allemands et des russes. Ce n'est pas très interessant ni très beau si l'on veut y faire autre chose que la fiesta, c'est un peu comme certaines villes du sud de la France en plein été. Bref on y passe mais on s'éternise pas, les villes sont envahies par des blocs entiers d'hôtels et les plages remplies de transat et parasol, si tu viens avec ta serviette tu t'installes plus loin ou au fond de la plage.