Carnet de voyage

Bosnie Herzégovine

10 étapes
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La route se poursuit avec la visite de la Bosnie Herzégovine, pays pleins de mystère
Mai 2017
10 jours
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Petite vue d'ensemble de la Bosnie.


- Les conflits qui ont marqué le pays sont bel et bien terminé même si dans certaines régions peut régner une tension entre les serbes et les bosniens.

- Il n'est pas rare de voir des bâtiments en ruine ou piqueté de balles de la guerre de 1992.


- L'économie du pays n'est pas très stable et le pays croule sous les dépenses publiques notamment à cause du système des 2 entités politiques qui ne facilite pas les prise de décision.

- La Bosnie figure parmi les pays les moins développé dans la région des Balkans.

- Le chômage reste élevé (28% en 2015) surtout chez les jeunes, seulement 46% de la population en âge de travailler participe au marché du travail.

- Le salaire moyen d'un bosnien est d'environ 687BAM soit 350€.

- La religion musulmane est la plus pratiqué, plus de 40% en majorité par les bosniens, vient ensuite les orthodoxes a 30% pratiqué par les serbes et les catholiques par les croates environ 15%.

- Le pays est très montagneux notamment au centre et au sud du pays oú il est traversé par les Alpes dinariques.

- La Bosnie ne dispose que de 13km de façade maritime.

- En Bosnie on parle plusieurs langues : le bosnien, le serbe et le croate mais la langue "officiel" est le serbo-croate, qui est écrit en cyrillique par les serbes et en latin par les autres.

- La monnaie est le mark convertible. Il est impossible d'échanger des mark dans un autre pays que la Bosnie.

- Et enfin on peut fumer partout! Dans les magasins les vendeurs fument, au restaurant, au café, dans les offices de tourisme, et on a aussi l'impression que tout le monde fume.


Vous l'aurez compris la Bosnie est un pays complexe et multiculturelle


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Le passage de la frontière bosnienne se fait en fin de journée et nous voici à Neum, l'unique station balnéaire de Bosnie. Neum est la ville qui sépare Dubrovnik du reste de la Croatie. Nous nous installons sur un parking avec des emplacements d'herbe avec vu sur la mer, plutôt pas mal et partons retiré de l'argent car ici ce n'est plus le Kuna comme en Croatie ni l'euro mais le Mark Bosnien, le BAM .

33,70BAM = 17,12€

1BAM = 50cts d'euro

De retour au camion comme d'habitude quand nous arrivons dans un nouveau pays nous faisons le point sur notre itinéraire et sur les lieux que nous allons visiter, grâce à notre road book et des recherches sur le net. Mais ici pas d'internet et pas de téléphone, pourtant notre opérateur nous a certifié être couvert sur toute la zone Europe, après recherche sur notre contrat, écrit en petit, avec un astérisque nous voyons que zone Europe = Union Européenne, or la Bosnie est hors UE. Nous avons vu les routes que nous allons devoir emprunter et la montagne toute proche nous fait peur, nous avons besoin d'étudier le relief de la carte et de modifier notre itinéraire si on sent que Popo n'appréciera pas. Après réflexion nous poursuivons notre route et repassons en Croatie du coté de Dubrovnik, cette fois juste pour une journée afin de nous préparer au mieux. Nous trouvons un auto camp à quelques kilomètres de la frontière, charmant chez une dame un peu loufoque. Nous sommes dans son jardin et la vue est MA-GNI-FI-QUE, au calme dans une baie bordée par la mer avec en fond les montagnes. Sa maison est un vraie petit coin de paradis et dans notre anglais approximatif nous arrivons à lui faire comprendre avec de grand geste et moult "AMAZING".

Coté Croate
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Cette fois ci après ce faux départ en Bosnie nous voilà reparti, nous traversons Neum et montons direction Počitelj. Les routes de Bosnie sont au top, rien à voir avec les renseignements que nous avons lu, les routes sont niquel et la traversé des montagnes se fait en douceur car les routes ne montent pas de façon abrupte mais la traverse via des petits tunnels (plus ou moins étanche). Le paysage est très agréable très beau entre la rivière Neretva et les montagnes de roche blanche. Le long de la route il y a plein de petit étal de vendeur de cerises et de fraises.

Le village de Pocitelj à notre arrrivé

Nous arrivons à Počitelj qui est un tout petit village, perché sur les hauteurs, l'accès se fait principalement à pied. Nous gravissons les marches en pierre, le village a un coté très rustique et un peu oriental avec les ornement de ses portes en bois et la grande mosquée en son centre. Nous passons devant la mosquée blanche qui a été restauré après la guerre de Bosnie et continuons pour grimper jusqu’à la forteresse de Počitelj. La forteresse est une ruine qui date de 1444 mais est bien conservée et offre un superbe panorama sur la vallée. Nous nous promenons dans les ruelles montantes et descendante du village, il n'y a quasiment personne dans ce village. Au loin sa gronde et un orage éclate en de grosses gouttes, nous terminons donc notre ballade sous la pluie.

la foteresse
les ruines de la forteresse
la mosquée
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Nous reprenons la route pour nous rendre à une vingtaine de kilomètres dans le village de Blagaj. Lui aussi à un caractère très oriental, on sent l'influence turc. Nous nous garons sur le parking à l'entrée de l'attraction phare de Blagaj : la Tekija Blagaj. Un gardien pas très commode nous fait signe qu'il faut payer, après nous avoir indiqué le prix nous déclarons que c'est du vol de touriste et nous repartons pour nous poser plus loin. En effet il y a très peu de site touristique majeur en Bosnie alors ils profitent du peu qu'ils ont pour pratiquer des prix élevés., après tout c'est le jeu. Nous trouvons un super coin au bord de l'eau, visiblement c'est payant mais il n'y a pas un chat à l'horizon. Nous faisons une exploration des lieux : sanitaires un peu vétuste mais propre, une caravane jeté dans un coin, tables et chaises en palette avec des cousins vieux comme le monde surement jamais lavé d'ailleurs, dépendance qui sert de rangement de bazar en tout genre avec une kitchenette qui n'a surement jamais vu une éponge, ce coté "bouï-bouï" donne une charme au lieu, ça nous plait. Nous nous apprêtons à retourner visiter le village. A 16h45 les haut parleurs du minaret de la mosquée appel les fidèles à la prière, une première pour nous, nous trouvons que le chant du muezzin est très mélodieux.

le campement

Les nuages sont dangereusement noirs et le tonnerre gronde toujours au loin, on revetti nos vêtements de pluie que nous n'avons pas ressorti depuis Venise et partons. Mauvaise idée à peine arrivé au village il se met à pleuvoir à torrent, téméraire nous continuons et après réflexion et surtout parce que nous sommes trempé jusqu'au os nous rebroussons chemin, la visite se fera demain. Au campement un monsieur vient à notre rencontre visiblement c'est le propriétaire des lieux, il fait un peu peur et il est à lui tout seul le cliché du bosnien : petit, trapu, chauve, rondouillard et les sourcils froncés. Oui oui c'est l'idée que je mettais fait du bosnien. D'ailleurs j'ai lu qu'on disait bosnien pour désigner la population et non bosniaque, les bosniaques ne désignant que les personnes de confession musulmane. Très gentil nous dit que nous pouvons rester ici et que l'on peut se servir de tous les équipements, bon vu ce que nous avons trouvé lors de notre visite il y a certaines choses que nous laisserons de coté. La pluie un peu calmé nous nous lançons dans la préparation du premier barbecue de notre périple, nous passons une bonne soirée sur le coin pique-nique-table-en-palette-cousin-miteux.

Tekija Blagaj 

Le lendemain tous les nuages sont parti il fait grand soleil et même un peu chaud, nous repartons pour visiter Tekija Blagaj. Nous arrivons à la source de la rivière Buna, la plus grande source d'eau en Europe, l'eau sort tout droit de la falaise et le courant est affolant. A son bord se tient un ancien derviska tekija, un couvent de derviches musulmans, ou désormais les musulmans viennent y prier. Un derviche c'est semblable à un moine, il vit dans une pauvreté et une austérité extrême pour mieux découvrir la richesse de la foi et la richesse intellectuel. Autour de la maison des derviches il y a 2 salles, une pour les hommes, une pour les femmes pour faire les ablutions avant la prière. Nous nous promenons un peu le long de la source en voyant le torrent qu'elle provoque nous comprenons mieux pourquoi devant notre campement le courant est si fort. C'est un lieu surprenant et qui nous fait découvrir une culture que nous connaissons peu.

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Deuxième visite de la journée la ville de Mostar, la plus grande ville touristique de Bosnie, inscrite au patrimoine mondial de l'UNESCO. Nous arrivons sur la ville et voyons plusieurs minaret qui pointent vers le ciel, nous nous perdons quelques temps avec le camion dans la ville ce qui nous permet de découvrir le visage des villes bosniennes. En effet nous avons déjà remarqué lors des traversés des villes et villages que le pays est tout en contraste. Les bâtiments modernes et neufs côtoient les anciens bâtiments parfois en ruine ou impactés par les balles de la guerre de Bosnie, les femmes sont tantôt très européenne tantôt en tenue plus traditionnel ou intégralement voilé, les voitures modernes partagent la routes avec les voitures des années 70-80, la richesse de certains contrastent avec la pauvreté d'autres, en Bosnie dans les villes des enfants et de femmes font la manche, au restaurant les menus traditionnels sont proposé d'être servi avec un coca-cola, les mosquées font face au église. C'est assez surprenant, comme si le pays n'avait pas fini sa phase de reconstruction. D'ailleurs je voudrais souligné qu'avec notre camion nous passons absolument inaperçu ici il y a des VW T3 partout mais les habitants s'en servent comme utilitaire, ce qui fend le cœur de Marin de voir tout ses beaux camions en si piteux état.

bâtiments datant de la guerre de 1992 

Nous trouvons le centre historique de la ville ou se trouve le fameux vieux pont, Stari Most, la vieille ville s'est développé autour de ce pont. Construit en 1557 il a été détruit durant la guerre de 1992 et été entièrement reconstruit en 2004 ainsi qu'une partie de la vieille ville. Sur le pont des jeunes hommes font le show en sautant dans la rivière, les touristes filment et ensuite les autres garçons resté en haut demande de l'argent.

Stari Most

Nous marchons dans les ruelles qui sont bordés de magasins de touriste et de petit restaurant. La vieille ville est charmante. Nous finissons par nous installer dans un restaurant ou nous mangeons des plats typiquement bosnien.

stari most
les plongeurs du pont
la vieille ville de Mostar 
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Nous sommes reparti vers le Lac de Jablanica un grand lac artificiel ou les bosnien y font des activités nautiques durant l'été. Les routes sont toujours aussi belles, serpentent dans la montagne et nous longeons le fleuve qui est d'une couleur vert émeraude, un véritable décor de carte postale. Nous subissons notre premier contrôle de police qui se passe sans encombre. Ne trouvant pas d'endroit en bord de route ou nous installer, nous nous arrêtons dans le premier et seul camping que nous voyons sur la route. Le camping est assez vétuste, je dirais même que rudimentaire. Nous descendons une pente très très raide et sommes accueilli par une jeune femme qui semble sorti d'un autre temps. La douche est dehors à l'eau froide, les toilettes datent des années 60, l'électricité n'est pas au norme et le terrain est en pente et comme vous le savez maintenant nous n'avons pas de cale, ça sera très bien pour une nuit, par contre point positif nous avons une belle vue sur le lac. Un petit chat sauvage vient miauler dans nos jambes, ici en Bosnie c'est le premier pays ou l'on voit autant de chat et de chien errant, il y en a partout en campagne comme en ville, ils viennent demander à manger et ne sont parfois pas très beau à voir, infesté de puces, parasites et abimé par les bagarres.

Nous nous promenons dans la ville de Jablanica et nous rendons "au pont des blessés" un vieux pont détruit par les allemands durant la guerre de 1943, ce pont servait a évacuer les blessés de la zone de combat.

Le pont des blessés
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Les paysages de la route jusqu'à Jajce changent, nous gravissons les lacets de la montagne, les villages que nous traversons sont plus reculés des grandes villes et par conséquent les maisons sont plus rudimentaires. Les villages paraissent plus pauvre, beaucoup de bâtiment sont en ruine ou à l'abandon, on ne sait pas si ils sont entrain d'être construit ou si ils tombent en morceaux. Parmi ses maisons délabré il y en a qui sont occupés, elles sont en briques rouge et le toit est généralement en zinc ou en grosses tuile oranges. Les habitants cultivent tous un petit terrain de terre et sur le bord de la route nous les voyons cultivé leur terrain avec des ustensiles d'un autre âge. Ici beaucoup de chien errant qui n'ont pas du tout peur des voitures, il faut faire attention car ils déboulent devant le camion au milieu de la route. Nous montons vraiment très haut dans la montagne si bien que l'air s'est rafraichit et que nous voyons sur les montagnes en face des restes de neige. La nature est vraiment superbe.

maisons de village en bord de route 

A Jajce nous nous installons dans un auto kamp le seul que nous trouvons aussi et nous sommes à une dizaine de kilomètre de la ville. Nous décidons de visiter la ville demain et de traiter les questions pratiques aujourd'hui (eau, vidange, lessives), Marin part faire des courses dans le village. Je reste donc au campement pendant qu'il voit avec le gérant comment se rendre en ville sans bouger le camion. Après de nombreuses explications en bosnien en anglais en français de nombreux gestes, des incompréhensions et beaucoup de rires, la solution est trouvé. Le père de la gérante du camping emmène Marin dans sa voiture personnel mais ne pourra pas le ramener, une fois en ville il l'emmène dans un hôtel pour que l'hôtel puisse appeler un taxi qui le ramènera au camping, car il explique qu'en ville on ne peut pas trouver de taxi si on ne l'appelle pas. Tout se passe comme prévu, même si Marin a eu un peu peur avec le chauffeur de taxi qui envoyait des SMS, n'avait pas sa ceinture, roulait vite et doublait beaucoup (trop). Au final on nous explique qu'il n'y a jamais de français par ici et c'est vrai que nous n'en avons pas vu, au camp les quelques touristes présent sont des allemands.

campement Jajce

Nous commençons la visite de Jajce par la forteresse qui est très grande et possède de beaux remparts. Elle offre une très belle vue sur l'ensemble de la ville et la montagne, ainsi nous pouvons voir que la ville est pleinement créé sur les flancs de la celle-ci. Nous passons devant l'église Sainte Marie, une église orthodoxe et une mosquée seulement en traversant quelques rues. Ensuite nous allons au chute d'eau de Pliva , se sont de grandes chutes d'eau, juste à coté de la ville, très beaux spectacle. Nous restons la quelques temps à nous faire aspergé de gouttelettes d'eau et nous repartons pour nous rendre aux moulins à eau.

En Bosnie c'est compliqué de trouver son chemin, soit il n'y a pas de panneaux, soit ils sont cachés, soit la direction est indiqué à un moment et à l'intersection d'après il n'y a plus rien, soit il y a des travaux sur la route et elle est bouchée mais c'est qu'une fois arrivé dessus que tu le sais. Et c'est compliqué de faire demi tour sur les petites routes. C'est suite à beaucoup de demi tour et en finissant par suivre un conducteur bosnien que nous trouvons les moulins à eau. Le long de la rivière Plivska il y a 19 petits moulins en bois, servant autrefois à faire tourner la meule, ils sont relié entre eux par des petits ponts en bois. C'est super mignon et très reposant avec le bruit de l'eau.

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En quittant Jajce nous traversons encore les beaux paysages montagneux et vallonné mais pour ne pas trop fatigué le Popo nous prenons une portion d'autoroute. L'autoroute en Bosnie n'est pas cher du tout mais ce n'est pas l'autoroute que nous connaissons car nous y avons rencontré des chiens et une famille de canard qui faisaient leur vie au bord et sur les voies.

L'arrivé dans la capitale nous laisse un peu perplexe, de nombreux bâtiments sont tagués, piqueté par des impacts de balles de la dernière guerre, les immeubles sont très vieux, le tramway à l'air fatigué et les espace verts sont laissé à l'abandon. Notre première impression est que Sarajevo est une vieille ville laissé dans son jus mais nos visites précédente nous on appris qu'il ne fallait pas se fier à la première impression. Nous laissons le camion dans un parking et partons nous balader le long de la rivière Miljacka. Ce n'est pas la plus belle des ballades que nous ayons faite car nous sommes entre la rivière, la route, des vieux bâtiments tagués et les herbes laissé en friche, pourtant il y a du monde le long de cette promenade. Nous nous passons devant un espace de jeu pour enfant, il y a des chars d'assaut en exposition ou les enfants peuvent grimper dessus et bien sur les enfants jouent à la guerre.

Ici encore plus qu'ailleurs l'influence truc est très présente. Dans la vieille ville, il y a de nombreux bar à chicha, des mosquées, des pâtisseries orientales, des cafés qui servent des petits cafés bosniens et des thés turcs. On sent l'ancien esprit ottoman de la ville, tout comme le long du fleuve l'esprit austro--hongrois. La vieille ville est d'ailleurs très agréable avec ses nombreuses ruelles qui sont longées de petites échoppes en tout genre, on peut facilement s'y perdre car elle se ressemble toute, heureusement au milieu il y a l'imposante mosquée Ghazi Husrev bey qui permet de se repérer. Malgré la guerre qui a fait rage il y a 20ans la vieille ville est très bien conservé. Nous passons devant la fontaine de Selbij classé au patrimoine nationaux de Bosnie et passons le reste de la journée à trainer dans les rues de la vieille ville et de la ville. Nous passons devant l'église Saint Anthony et le monastère franciscain, la mosquée impériale, le pont latin, l'église orthodoxe, la flamme éternel. Nous réservons une excursion avec un guide pour le lendemain afin de découvrir l'histoire de Sarajevo durant la guerre de 1992 à 1995 et l'excursion nous l'avons réservé en anglais ! (En faite nous n'avions pas trop le choix).

fontaine de Selbij
mosquée Ghazi Husrev bey

Nous sommes 6 pour notre excursion intitulé "découverte de la ville en temps de guerre", 3 américains, le guide et nous. Nous sommes content car même si nous n'avons pas tout saisi à ses explications, nous avons réussi à comprendre l'essentiel de la visite et ça c'est cool pour des débutants que nous sommes. Il nous a emmené en haut d'une des 5 collines qui surplombent la ville, pour nous montrer les lignes de front et de démarcation, d'ici nous voyons les nombreux cimetières qui sont en haut des collines de la ville. Le siège de la ville de Sarajevo a durée toute la guerre, et opposait la Bosnie Herzégovine qui voulait son indépendance de la Yougoslavie aux Serbes qui voulait y rester attaché. Nous nous sommes rendu au Tunnel de Sarajevo, il a été creusé sous l'aéroport durant la guerre et servait a relier la zone occupé vers la zone extérieur, il servait a amener des vivres et a évacuer les blessés. Cette visite guidé nous a permis de mieux connaitre cette guerre, nous en repartons ravi.


Sarajevo 

Il est tant de partir et nous emmenons le camion au garage pour sa première vidange et pour faire une vérification des freins qui "couinent" beaucoup. Le garagiste nous dit qu'il peut le faire le lendemain, du coup nous récupérons le camion et revenons le lendemain à 8h, le monsieur nous dit de revenir pour 16h. Nous en profitons pour nous rendre à la grande piscine de Sarajevo et ensuite au centre commercial.

Nous récupérons le camion et partons. Quelques kilomètres passent et le camion recommence à couiner mais cette fois-ci en continue, demi-tour nous retournons au garage et leur exposons le problème, il est 17h et ici c'est fin de journée, du coup on revoit ça le lendemain... Le lendemain ils démontent le tout et nous explique qu'une pièce est fêlé mais qu'il faut aller la chercher. 4h plus tard, on nous dit que la pièce n'a pas été trouvé, s'en suit une explication de sourd pour savoir quoi faire, finalement nous partons manger et quand nous revenons nous retrouvons notre camion sur le parking, on nous tend les clés et byebye. Le problème n'est pas résolu et nous sommes déjà en milieu d'après midi, nous nous rendons dans un autre garage et le monsieur nous dit... demain. Un peu tendu on revient le lendemain matin à 8h, le monsieur nous sert un café nous propose des cigarettes et nous discutons pendant que le mécanicien travaille sur le camion. Finalement les plaquettes de frein sont changé et le monsieur nous dit d'essayer le camion et si ça ne nous convient pas que l'on ne paye pas et qu'il continue de travailler dessus. Verdict le camion freine très bien et ne fait plus de bruit. Satisfait nous repartons, même si finalement le problème n'est pas totalement réglé car l'étrier fêlé n'a toujours pas été remplacé. Mais hourra ! Après 4 jours passés un peu pour rien nous pouvons repartir.

Popo au garage

Nous voici en route vers Dubrovnik. Les paysages ont changé nous traversons le parc national de Sutjeska, qui est sublime, nous sommes tout petit sur la route face aux grandes montagnes de pierre et à la forêt gigantesque. Ce paysage laisse sans voix. Ensuite le paysage se modifie nous ne sommes plus dans les montagnes mais dans des vallées et des plaines. Là nous rencontrons des vaches qui broutent l'herbe le long de la route, elles ne sont pas dans des prés clôturés et vagabondent ou elles veulent. Il y a des panneaux de circulation le long des routes pour indiquer de faire attention aux vaches, parfois leurs propriétaires sont avec elles à les surveiller avec un bâton. Dans cette partie du pays les panneaux sont exclusivement écrit en cyrillique alors difficile de s'y référer. Sur l'atlas nous avons repéré le grand axe que nous devons suivre mais voyant la route qui ressemble plus à une route de campagne nous sommes pris de doute, après vérification c'est bel et bien le grand axe en question sur lequel nous sommes. Étonnant.

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- Supa goveda : une soupe de bœuf, c'est un bouillon avec des pâtes et des boulettes de bœuf.


- Cevapi avec du kajmak : des rouleaux de viandes hachés épicés, servi avec un pain plat chaud accompagné d'oignons crus servit ou non avec du kajmak un produit laitier qui ressemble à du beurre. Il y en dans tout les fast food de toutes les villes bosniennes. Ce n'est pas ce que nous avons préféré pourtant.

- Sarajvski sahan : des poivrons, courgettes et oignons farcies à la viande de bœuf avec une sauce au paprika. Un véritable délice.

- Klepe sa sirom : des pâtes au fromage, mais rien à voir avec nos pâtes aux fromages à nous, ici la forme des pâtes est ronde et plate, le fromage c'est comme beaucoup de fromage en Bosnie une sorte de crème fraiche épaisse, épicé à l'ail et aux oignons, j'ai adoré, mon estomac un peu moins car très relevé par l'ail. Ce plat m'aura valu une nuit un peu mouvementé pour cause de gros maux de ventre.

- Musaka od tikvica : c'est une moussaka aux courgettes avec de la viande de bœuf et des œufs.

- Burek : comme le cevapi il y en a dans tout les fast food, c'est une pâte phyllo fourré au épinard, au fromage ou à la viande et frit. Nous nous en avons mangé aux épinards c'est bon mais on est vite calé.


Bien sur il ne faut pas oublié les desserts, très sucré en Bosnie.

- Baklava : c'est de la pâte phyllo du sirop de sucre et des concassés de noix, fruits secs, pistaches. Très bon mais on en reprend pas deux fois car c'est trrrès sucré.

- Tufahija : un gâteau aux pommes avec de la pâte phyllo et des noix, servit avec un sirop et de la crème.

- Diverses pâtisseries orientales : loukoum, pâtisseries aux dates, à la figue, aromatisé à la fleur d'oranger…

Et pour conclure le repas : un café bosnien, servi dans une sorte de petite casserole et une petite tasse, il est très très fort et au fond de la casserole il reste le marc. Ou un petit thé turc servit avec 2 gros sucres.


Pour accompagner les burek et les cevapi les Bosniens boivent un yogurt.


Klepe sa sirom et Musaka od tikvica
Sarajvski sahan avec une salade concombre feta
Baklava et Tufahija
Supa goveda et cevapi
café bosnien
pâtisseries orientales

La cuisine Bosnienne n'est pas des plus légère et est très influencé par les origines turcs. En tout cas c'est très dépaysant. A savoir que les plats que nous avons pris nous les avons un peu choisi au hasard car nous ne comprenions pas toujours leur composition, nous n'avons pas été déçu. Mis à part que je me suis retrouvé à boire de la liqueur de cerise en pleîn après midi au lieu d'un jus de cerise, c'etait pas mauvais mais pas désaltérant.

Si vous voulez aller jeter un coup d’œil au restaurant et aux plats c'est sur www.naninakuhinja.ba , le restaurant ou nous avons mangé plusieurs fois à Sarajevo.

En bref la nourriture bosnienne on aime bien mais il faut pas que ça dure trop longtemps car ce n'est pas très léger.

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La Bosnie est un pays très beau, dessiné par les montagnes et peuplés de forêt. Les couleurs de la nature sont magnifique, l'eau des fleuves est limpide et le climat est très doux. On ne sent pas en insécurité dans les villes et villages même si il y a toujours des mendiants, les personnes que nous avons rencontrés on été bienveillante et toujours prête à nous aider. En Bosnie nous nous sommes vraiment senti dépaysé, leur culture est très différente de la notre, le fait qu'ils arrivent à vivre tous ensemble en ayant chacun leur religion et leur culture fait réfléchir, on se dit que c'est possible d'avoir un pays ou chacun est libre de pratiquer sa religion. Nous avons constaté que la religion prend beaucoup de place, nous avons été réveillé plusieurs fois dans la nuit par le chant de l'imam et les cloches des églises sonnent beaucoup souvent que chez nous. La Bosnie est un pays très accueillant très loin de l'image que nous nous en faisons, ce n'est plus un pays en guerre même si l'on en voit les vestiges tant sur les habitations que sur la population, il n'est pas rare de voir quelqu'un avec une jambe ou un bras en moins, c'est un pays qui s'est reconstruit et évolue. Ici nous avons pu manger pour 1,50€ dans un fast food et pour 10€ dans un restaurant boisson et plat, la nourriture n'est vraiment pas cher, par contre les auto kamp le sont un peu plus (en moyenne 15€) pour des prestations assez médiocre mais il y en a très peu.

On a un peu moins aimé le fait de pouvoir fumer partout, les cigarettes sont à 2€ et les gens t'en propose systématiquement. Comme je l'ai souvent dit durant le séjour la Bosnie c'est le pays du "a peu près", en effet les espaces verts ne sont pas spécialement entretenu, les sanitaires des campings sont plus ou moins propre et utilisable, les travaux publics sont en cours mais pas trop vite, les prix dans les magasins ne sont pas affichés et les panneaux de circulation sont parfois présent parfois non. Visiblement le port d'arme est autorisé car devant les boutiques et les lieux à visiter il y a des panneaux indiquant de ne pas avoir d'arme. L'écologie non plus n'est pas au cœur de leur préoccupation, le long des routes c'est sale, il y a des sacs plastiques accrochés aux arbres, des bouteilles en plastique, des canettes et un peu comme en Croatie il y a des décharges sauvages.

La Bosnie nous avons aimé et surtout nous avons été surpris, c'est un pays qui mérite d'être plus visité mais du coup c'était agréable de ne pas se retrouver avec pleins de touristes.