Carnet de voyage

Afrique du Sud

Dernière étape postée il y a 12 jours
Puisque je ne peux pas aller au Vietnam, direction l'Afrique du Sud ! Le pays du Roi Lion, des Zulus, de Nelson Mandela et tant d'autres choses à découvrir.
Décembre 2020
45 jours
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Publié le 6 décembre 2020

Je quitte Armelle et Lionel au père Lachaise qui m'ont très gentiment accueillie après mon faux départ pour le Vietnam.

Direction l'aéroport CDG en RER.

Pas de souci de contrôle sur le chemin. Le RER s'arrête au terminal 1, alors que je dois aller au 2. Je demande à un groupe de mecs, ils y vont aussi, dans le même avion. Ma veine, je les suis. Eux vont faire du team building pour leur start-up en Tanzanie. Clairement pas mon style.

Enregistrement du sac à dos, 7,2 kg, plutôt pas mal niveau voyage léger.

Passage de la sécurité. Tant que j'ai pas décollé, je me dis que c'est impossible que j'arrive à partir.

Et puis, finalement, on décolle avec 1h de retard direction Addis-Abeba, capitale d'Ethiopie.

Un peu de dodo, je regarde Ocean's 8 sur l'écran d'à côté car le mien ne marche pas, la poisse. L'avion n'est pas du tout plein.

Transfert d'1h sans souci à Addis-Abeba, je crains que mon sac ne suive pas comme au Vietnam.

Nouveau vol vers Johannesbourg, plus rempli cette fois-ci. Je dors un peu, discute avec le voisin un peu dragueur, qui va jouer dans un club de foot à Pretoria et est dans l'équipe nationale du Cameroun.

Pas de souci avec mon sac à dos, je quitte l'aéroport en train.

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Publié le 6 décembre 2020

Arrivée vers 13h à Jo-burg (pour les intimes).

Transfert en train jusqu'à Park station puis petit moment d'égarement. Impossible d'acheter un billet à la station de bus, les personnes m'indiquent un endroit dans la gare qui ressemble plus à un parking avec des mecs louches autour, beaucoup de sans abris. Je préfère ne pas traîner dans le coin et marcher à la prochaine station.

Quelques difficultés à trouver le bon bus, 2 me passent devant mais j'arrive finalement à bon port à Melville House, ma première auberge où une bonne douche m'attend après 16h de voyage.

Je rencontre des jeunes sud-africains notamment Terry et une Afrikaner soixantenaire, Jenny qui boivent à l'apéro du gin tonic en canette. Deux d'entre eux m'aident à trouver un étui pour mon téléphone et où trouver à manger pour le soir. Pas de gros dépaysement, je trouve de la soupe, des lentilles et des bananes au Spar. Niveau produits de base, ça ressemble à n'importe quel supermarché occidental.

On me répète à plusieurs reprises de faire attention le soir, de ne prendre que des taxis, d'être aimable mais pas trop proches des gens, surtout de "couleur". Bon venant de la part d'une personne de couleur, ça passe encore, mais ça donne le ton.

Dîner et coucher tôt après avoir discuté avec les quelques personnes présentes à l'auberge (Covid updates en Afrique du Sud, lock down, et informations générales).

Au lit à 20h, les 3h de sommeil dans l'avion se font ressentir avant de partir pour le Kruger Park le lendemain.


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Publié le 9 décembre 2020

1er jour : départ de Johannesbourg dans la matinée pour un long trajet. Mon chauffeur Dan vient me chercher dans une grande camionnette mais je serai la seule passagère.

J'en profite pour organiser la suite de mon séjour et lire le routard que je viens de télécharger.

Arrivée vers 16h au lodge Tremisana. Courte pause avant de faire la 1ère virée en 4x4 accompagnée de Raymond, mon guide pour les prochains jours. Nous évoluons dans la réserve de Balule. Il s'agit d'une réserve privée juste à côté de Kruger mais n'ayant pas de frontière physique avec le parc. Les animaux peuvent donc se déplacer du parc à la réserve comme bon leur semble.

Raymond communique avec les autres guides et rangers de la zone par talkie walkie et il semble y avoir du mouvement.

On croise plutôt des animaux seuls : un phacochère, un éléphant, une girafe ainsi que plusieurs de troupeaux d'impala, car c'est une zone qui n'est ouverte aux animaux que depuis une quarantaine d'années.

Au bout d'une heure, surprise, deux lions mâles en train de faire la sieste pendant que les lionnes chassent. L'un de deux se met sur le dos, comme un gros chat. Un autre 4x4, rempli lui, est juste devant nous. Lorsqu'il s'en va, nous nous rapprochons et attendons quelques instants. Enfin, les deux se mettent à rugir. C'est merveilleux !!! Nous avons beaucoup de chance. Raymond m'explique qu'ils appellent les lionnes pour ensuite partir à la chasse. Alors qu'elles bossent 8h par jour, eux ne sortent de leur torpeur que 4h.

Dîner dans la brousse préparé par Capheus avec braii (barbecue version sud-africaine), entourés de hyènes alléchées par les bonnes odeurs de grillades. Dégustation d'Amarula une boisson type Bailey's préparée avec des fruits d'un arbre local.

2 des Big Five dans la même soirée, plutôt pas mal !

Les Big Five, initialement nommés ainsi par les chasseurs car pouvant attaquer l'homme s'ils n'arrivaient pas à les tuer. Ce sont les plus dangereux. À savoir, le lion, le léopard, l'éléphant, le rhinocéros et le buffle.


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Publié le 9 décembre 2020

5h du matin, marche dans la brousse avec Raymond et Capheus. Raymond a entendu ce matin des lions tuer une proie, nous allons donc à leur poursuite. Il y a peut-être des lionceaux !

Alors que nous quittons le lodge avec le 4x4, au bout de 10 minutes de route, nous rencontrons, de l'autre côté d'une barrière électrifiée d'une réserve privée voisine, un léopard mâle. L'instant est très bref car ces animaux sont très craintifs et du genre solitaire. Nous continuons notre route et là, je repère sur notre droite un autre léopard. Elle s'enfuit vite et nous n'arrivons pas à la suivre. Mais quelle chance en si peu de temps ! Le réveil matinal est vite oublié. Je crois que les gros chats m'aiment bien 😊. Nous ne verrons que la trace des lions et des lionceaux mais ce n'est que partie remise.

S'en suit une marche dans la brousse avec Raymond, le fusil sous le bras. Il m'explique la plein de choses sur ce qui nous entoure. Nous ne verrons pas d'animaux en dehors d'un groupe d'hippopotames car les animaux sauvages entendent nos pas de très loin. Ils gardent en mémoire que les hommes sont eux aussi très dangereux.

Brunch gentiment préparé par Rihanna puis repos au lodge.

17h, afternoon game drive. Des éléphants, des girafes et des zèbres mais pas de gros chat.

Transfert à Marc's camp où je rencontre Victor, mon guide pour le lendemain et Luka, un italien faisant du volontariat depuis février, resté au camp depuis le confinement.

Logée dans une tente en dur avec sanitaires extérieurs, assez loin du bâtiment central. Pour les rejoindre pour le dîner, je me perds un peu en chemin mais je rencontre un porc-épic apeuré. Pour le retour, Luka me raccompagnera pour éviter que je me perde.

Nuit courte avec parfois le cris des hyènes mais surtout, une cicadelle qui fait un bruit horriblement aigu.

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Publié le 9 décembre 2020

Départ de Marc's treehouse avec Victor pour une journée complète dans le parc Kruger !

Pour rentrer par l'Orpen gate, une grande route droite avec à gauche, la Nature avec les animaux sauvages du parc, à droite, la Civilisation avec villages et troupeaux d'animaux domestiques. Cette frontière est cependant parfois perméable. Victor me raconte que des éléphants ont déjà renversé la clôture électrique pour aller manger les arbres de son jardin.

Nous roulons sur des piste bien entretenues. La nature est verdoyante en ce moment contrairement à l'année dernière où ils ont souffert de sécheresse.

Zèbres, gnou, girafes et éléphants nous entourent tout au long de la journée avec la panoplie d'antilopes (impala, bush back, kourou). Nous croisons un troupeau de buffles (4e Big Five).

Si nous voulons voir des animaux, il faut aller là où il y a de l'eau, me dit Victor. Nous rencontrons un troupeau d'éléphants se rafraîchissant dans une étendue d'eau. Certains jouent, d'autres prennent du bon temps dans l'eau 😏. Des points d'eau sont aménagés dans le parc en cas de sécheresse, alimentés grâce à une pompe fonctionnant avec un panneau solaire.

Trois spécimens d'une espèce difficile à voir, le Southern Ground Hornbill, menacée d'extinction, se baladent tranquillement. Nous en verrons furtivement deux autres par la suite.

Hippopotames et crocodile prennent la fraîcheur pour les uns, chaleur pour l'autre autour d'un lac. Plusieurs fish eagles cherchant quel poisson ils pourraient bien attraper.

Dernière surprise de la journée, nous apercevons au loin une lionne seule, se reposant près d'un point d'eau. Nous n'avons malheureusement pas aperçu les autres qui devaient être proches d'elle.

Les nuits courtes précédentes commencent à se sentir et je m'endors sur la route du retour.



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Publié le 9 décembre 2020

Moholoholo rehabilitation center le matin. C'est un centre qui recueille les animaux ayant été blessés par des pièges ou d'autres animaux, abandonnés par leur mère, etc. Un petit musée avec des animaux empaillés montre leurs blessures, beaucoup n'ont pas survécu. Quelle tristesse de les voir mutilés par la main de l'homme.

Puis visite du centre et des animaux : beaucoup d'aigles, de vautours. Puis un lion et une lionne, contents d'avoir de la visite (et de la viande fraîche), plusieurs léopards dont un noir issu d'un croisement. Je vois enfin des léopards, qu'ils sont beaux, élancés et gracieux ! Des hyènes, des blaireaux.

Même s'ils sont en captivité, nous comprennons pourquoi ils ne peuvent pas être relâchés. Certains fauves sont tellement habitués à l'homme qu'ils n'en sont plus effrayés. Ils risqueraient de s'approcher des villages et de tuer car ne sachant pas chasser. D'autres meurent de faim lorsqu'ils sont relâchés.

Après midi de repos, j'en profite pour faire une grosse sieste et le soir, nouvelle virée en 4x4, cette fois-ci dans la réserve où se situe le camp. Il y a des rhinocéros, des guépards et des buffles mais nous ne verrons qu'un buffle en plus des animaux habituels. Quelques autruches aussi.

Un peu déçue de ne pas avoir vu le dernier Big Five (le rhinocéros), mais le coucher de soleil, la sortie dans la brousse m'ont quand même ravie.


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Publié le 14 décembre 2020

Courte promenade matinale dans la brousse avec Luka et Capheus, qui cette fois porte le fusil. Ils me montrent les différentes empreintes d'animaux : porc-épic, impalas, civette, hyènes, et autres gazelles. Certains arbres ayant des propriétés médicinales. Nids de termites. Luka m'explique que si les nyalas n'ont pas peur des hommes, c'est à cause des plantes qu'elles mangent qui les rendent stones. Apparemment, les prédateurs ne les aiment pas trop d'ailleurs.

Dernier petit déjeuner et départ pour l'aéroport d'Hoedspruit pour chercher la voiture de location.

Premiere fois que je conduis à gauche. Heureusement, j'ai pu observer comment la conduite de mes chauffeurs. Pas trop de difficultés, mais pas si facile que ça.

C'est parti pour faire une journée dans la région de Mpumalanga, le long du Blyde River Canyon, 3e plus grand après le Grand Canyon et le Fish River Canyon en Namibie.

Premier arrêt au point de vue sur les Three Rondavels, 3 sommets ressemblant à des huttes africaines, d'où leur nom. Ensuite arrêt aux Bourke's Luck potholes, des sortes de marmites creusées par les torrents. Puis, déjeuner sur la route de la Berlin fall dans un petit restaurant /logde charmant malgré la pluie. Au moins, c'est verdoyant. La Berlin fall, pas si impressionnante. Initialement, je pensais aller à la Lisbon fall. Tant pis.

Petite balade vers la God's window appelée ainsi par les indigènes. Superbe point de vue sur les alentours notamment le parc Kruger.

Puis direction Nelspruit car beaucoup de route m'attends si je ne veux pas arriver après la tombée de la nuit. Passage au Spar pour m'acheter de quoi dîner.

Arrivée au Old Vic Travellers Inn. Bon accueil, d'autant plus qu'au lieu de dormir en dortoir, je suis "surclassée" dans une chambre seule car les dortoirs sont remplis de "travailleurs sud-africains" me dit le propriétaire. Je ne sais pas si c'est du racisme ou si c'est juste pour que je me sente en sécurité. Aurait-il dit la même chose si ça avait été des touristes masculin ? Quoiqu'il en soit c'est plutôt chouette. Je fais enfin la lessive de mes vêtements bien sales et pleins de poussière du safari.

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Publié le 14 décembre 2020

Départ de Nelspruit en direction de la frontière avec le Swaziland (ou eSwatini comme on devrait l'appeler désormais) par Jeppes' reef. Arrivée à la frontière, pas de souci particulière côté départ. Cependant, côté Swazi, ce n'est pas la même chose. Mon test PCR est en français et ça ne leur convient pas. Ils voudraient que je paye 50 euros, que j'attende le résultat pour entrer. Pas question, surtout pour y passer 2 jours. Donc demi tour. Et au bout de 20 min de route, je me fais arrêter pour excès de vitesse. J'ai raté le panneau 60 km/h, c'est pas ma journée on dirait. Et à chaque fois, les gens sont surpris de me voir me balader toute seule.

Je regarde où je peux bien aller. Direction le parc Hluhluwe pour y voir des rhinocéros, si j'ai de la chance. Comme je dois contourner le Swaziland, je décide de m'arrêter passer la nuit à Emahlathini Guest Farm. La route est longue, mais très belle. Je repère plusieurs fois les policiers qui contrôlent la vitesse, mais je ne me ferais plus avoir. Ils se mettent en bas des descentes là où il faut ralentir et se mettent juste après le panneau, malin !

Arrivée à la ferme, un petit coin de paradis, avec des singes et des oiseaux, en cage malheureusement, et des paons qui se baladent sur les toitures. Un repas végétarien m'attend avec la bouteille de vin local achetée la veille.

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Publié le 14 décembre 2020

Réveil matinal, de quoi me laisser le temps de faire un peu de sport (rester dans une voiture ou un 4x4 toute la journée, c'est pas très fatiguant), de me préparer un pique nique, de manger une des fabuleuses mangues que j'ai achetées sur la route.

Après 4h de route pour aller voir l'océan Indien, arrivée au parking de la plage de St Lucia. Parking bondé de monde, avec musique à fond, bbq dans tous les sens. J'étais pas prête pour ça 😂. Je gare ma voiture au milieu de ce bazar en me demandant dans quel état je vais la retrouver en revenant. Déjeuner sur la plage, le temps est plutôt couvert mais il fait chaud. Heureusement, le vent rend le tout agréable, mais pas assez pour que je me baigne. Je trempe un pied mais c'est trop froid.

Comme je me sens observée, je décide d'aller à l'hôtel. C'est un endroit où les chambres sont des tentes, entouré de verdure, avec 2 piscines. Comme c'est samedi, c'est rempli de filles faisant la fête avec musique à fond, chicha et compagnie. Décidément ! Même le manager vient les engueuler car elles font trop de bruit. Alors que je cuisine, je commence à discuter avec Pretty et sa copine dont je ne me souviens que la traduction du prénom en Zulu, Bonheur. Elles sont vraiment adorables.

Dodo tôt car réveil prévu tôt le lendemain pour essayer de voir quelques rhinocéros au parc Hluhluwe, malheureusement, mes voisines de chambres ne sont pas très discrètes et ont le pas lourd.


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Publié le 14 décembre 2020

Départ à 5h après une courte nuit pour aller voir le plus ancien parc d'Afrique du Sud où on peut voir notamment les Big Five et d'autres animaux. Il est 20 fois plus petit que le Kruger, la concentration d'animaux est donc plus importante, d'autant plus qu'il y a moins de braconnage.

Un garde m'embête un peu m, me fait la morale à me demander ce que fais à voyager seule et où sont mes parents. Ça m'agace.

Mais ça ne me gâchera pas mon plaisir d'être là. C'est parti pour une journée de safari dans la petite voiture de location. Au bout de 30 min de route, une maman rhino et son petit. Trop heureuse !!! Puis je continue à travers la brousse sur des chemins plus ou moins praticables, il faudra laver la voiture avant de la rendre !

Quelques éléphants, girafes, toujours la flopée d'antilopes, des buffles aussi et pas mal de phacochères. C'est vraiment le Roi Lion ici, mais sans les lions.

Après une pause pour déjeuner et une petite sieste sur un banc, j'y retourne. Je croise une autre famille de rhinocéros, je pense le père, la mère et le petit. Quelle chance !

Je me perds un peu dans le parc mais dans l'après midi, il n'y pas grand chose à voir, ils doivent tous faire la sieste à l'ombre.

Je décide de rentrer vers St Lucia pour aller voir les hippopotames près du marais. Malheureusement, le resto-bar est en train de fermer. Je peux juste y boire un verre. Pas d'hippos en vue, mais une attaque féroce de moustiques à la tombée de la nuit. 4 me suivent dans la voiture, le calvaire !

Retour à l'hôtel, comme c'est dimanche, les fêtardes sont rentrées chez elles, c'est le calme plat. Ça fait du bien !

Ici, les locaux préfèrent se cuisiner eux-mêmes leur nourriture quand ils sont en vacances. Il y a donc toujours une cuisine commune dans les auberges. Tant mieux, comme ça je peux manger végétarien et pas besoin de sortir quand ça peut être un peu dangereux.



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Publié le 14 décembre 2020

Je traîne à l'hôtel pour bouquiner puis direction le sud. Déjeuner à Richards bay dans un petit resto indien au bord du port. Pas folichon ce port. Le resto juste avant était plutôt du genre marijuana café, ça me donnait pas trop envie.

Après 2h de route, Durban. Changement brutal d'environnement. On passe en 2 secondes de la campagne verdoyante à la banlieue, le trafic s'intensifie. Je cherche un laboratoire d'analyses médicales pour faire un test Covid pour entrer au Lesotho, le trafic est horrible. Je me gare où je peux. Après avoir cherché l'endroit, il est dit qu'ils ne font pas de test, mais il y a 2 autres adresses. Je retourne à la voiture, pour voir que j'ai encore pris un PV car j'étais stationnée sur une place de livraison. On peut donc se garer ici en triple file, par contre, sur les places en jaune, impossible. Vivement que je lâche cette voiture. L'adresse de l'autre labo m'amène à une église... Et c'est pas très bien fréquenté comme quartier. J'en peux plus, je vais à l'hotel. Pareil la galère pour trouver. Mon GPS me donne un endroit qui n'est pas le bon. Les grandes avenues sont à sens unique, ça klaxonne dans tous les sens, les piétons sont suicidaires. Je manque de me retrouver dans le mauvais sens de circulation. Et quand je trouve la bonne rue, impossible de trouver l'hotel au numéro 55 alors que je suis au 57. Heureusement, le gars de la réception va venir à mon secours.

Entre temps un gars me propose de rester près de lui car il dit que le quartier est dangereux, surtout pour une fille perdue.

Je trouve enfin l'hôtel, ouf. Très propre, avec un patio à milieu, le staff très sympa. Lii me propose de m'accompagner sur ses heures off si j'en ai besoin. Je me sens en sécurité après tout ce stress de la ville.

Je pars avec Pam qui travaille ici pour aller faire des courses pour manger. Taxi local (en fait ce sont les minibus qui sont partout), première adresse fermée, donc taxi (un vrai cette fois) et retour à l'hôtel.

On cuisine ensemble, elle des pieds de poulet, moi des légumes sautés et on partage le reste de vin. Elle et Lii ont tous les deux des enfants, mais ne sont plus avec l'autre parent et c'est la grand mère qui les garde. C'est une autre culture ! Lii me fait rire à me demander si la France est un quartier de Jo-burg.


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Publié le 23 décembre 2020

Enfin temps de rendre cette satanée voiture. Passage par la station essence et le lavage qui dure et dure. Faut dire que ce n'est pas automatisé donc plusieurs hommes s'affairent autour de la voiture. Et ouïs, il faut bien enlever toute cette boue. Ils boivent tous du coca dans le même gobelet. Pas très covid tout ça. Et dire que pendant leur confinement qui a duré 5 mois, il y a eu une interdiction de vendre cigarettes et alcool. Je discute avec deux policiers qui me disent que cette n'est ville n'est pas si dangereuse. Autre son de cloche de la part de la police... Et juste quand ils partent, un type sort de sa voiture pour la nettoyer en mettant un pistolet dans sa poche.

Ensuite retour de la voiture chez Avis et test covid. Alors que je suis dans la queue depuis 30 min et que j'organise mon trek, je me rends compte que je ne suis pas obligée de passer par le Lesotho. Pas besoin de test donc ! Je vais directement au poste de police pour payer le PV d'hier.

Retour à l'auberge, il fait très chaud aujourd'hui. La compagnie de trek ne me répond pas donc je vais organiser avec KZN Wildlife, l'organisme qui gère les parcs du KwaZulu-Natal. Je trouve une boutique un peu excentrée pour aller chercher du matos, casserole, réchaud. Je pense qu'il faut un sac de couchage et un matelas mais tant pis, je ferai sans, pas envie de me les trimballer après, d'autant plus que je suis déjà équipée en France. Avec mon draps de sac, mon écharpe et la couverture de survie, ça devrait suffire.

Après cette journée relativement peu intéressante, mais fatiguante je me pose à l'auberge et n'en ressort plus. Je passe la soirée avec Lindani, qui travaille, à parler de tout et de rien en buvant des bières.


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Publié le 23 décembre 2020

Un chauffeur vient me chercher pour me conduire au point de départ du trek. Départ vert 10h après avoir laissé un sac d'affaires au Halo hôtel. J'ai dormi durant quasiment tout le chemin. Sauf à la fin. Vers 12h-13h, c'est l'heure où il y a souvent des orages. Pas de tonnerre mais une sacrée averse. La vue sur les montagnes est complètement bouchée, j'espère que ce ne sera pas comme ça tous les jours ! Il conduit vite donc nous arrivons vers 13h au lodge après quelques courtes haltes en chemin.

J'arrive dans un ensemble de bâtiments entouré de nature, de diverses variétés d'arbres, de fleurs, c'est vraiment très mignon. Une dame peu aimable me montre ma chambre et après mon pique-nique je fais mon check in avec le proprio qui m'indique des courtes balades autour du lodge. Je décide de faire l'ascension du Stromness où je découvre, après une section dans les bois et le passage d'une clôture en barbelé, une magnifique vue sur la vallée. Le soleil est de sortie et il fait très chaud. Je descends par un autre chemin pour faire une boucle, en bas, il faut sauter par dessus une nouvelle clôture ou continuer un peu sur la droite où il y a une porte. Je choisis la dernière option, mais je galère à refermer la clôture.

Retour au lodge vers 16h, je vais me prendre une boisson au café du lodge et réserver mon repas de ce soir. J'hésite à m'acheter une couverture en plus mais avant de me charger, je préfère voir comment se passe la nuit avec ce que j'ai déjà.

Au dîner, je rencontre Emma et Tubo. Emma vit à Cape Town et Tubo à Jo-burg. Elle est allée le rejoindre à Jo-burg et ils font un road trip de quelques jours pour aller dans un parc et être de retour à Cape Town pour Noël. Ils me conseillent des endroits sympas à voir sur la route entre Durban et Cape Town. Le désert du Karoo, Swellendam, le parc Tsitsikama. Emma me propose même de m'héberger à Cape Town, ils sont vraiment gentils.


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Publié le 23 décembre 2020

Et c'est parti pour le trek. Pas très difficile, en moyenne 12km par jour pour 2000 m de dénivelé sur 5 jours.

Départ de Sani lodge backpackers vers 6h30. Pas eu froid pendant la nuit donc plutôt rassurée.

Il y a 3 options pour rejoindre le sentier depuis le lodge, je choisis l'option qui longe la rivière Gxalingenwa. Le temps est couvert mais après quelques kilomètres, ça se dégage. Après avoir passé l'hôtel de luxe Sani et un pont, je démarre le sentier sur la gauche. Il longe la rivière et il y a plusieurs traversée avec parfois de l'eau jusqu'au genoux. Mes chaussures et chaussettes sont mouillées après la première traversée. J'enlève les chaussures pour les suivantes mais c'est vraiment très désagréable de marcher dans des chaussures mouillées. Heureusement elles sèchent vite.

Dès 8h le soleil tape déjà. J'atteins une sorte de piscine vers 10h, mais même si l'eau n'est pas glacée, j'ai pas trop envie de me baigner. Un peu d'escalade, puis je passe par une grotte. Je repère quelques babouins au loin, un serpent, beaucoup de petits oiseaux. Je quitte ensuite le lit de la rivière pour suivre un sentier parfois caché sous la végétation. Vers 12h, je commence à entendre le tonnerre gronder. Ce sera direction le camp sans pause. Vers 13h, une fine pluie démarre. Puis grand soleil jusqu'à l'arrivée vers 14h. Après avoir posé mes affaires dans le grand bâtiment comprenant 4 chambres et 30 lits, je m'enregistre sur le registre, c'est une mesure de sécurité. Je prends le numéro de secours aussi au cas où.

Il y a plusieurs personnes qui campent mais version sud-africaine, avec d'énormes tentes accolées aux 4x4 et que des blancs. On dirait des américains, comme ceux que j'ai croisé au parc Kruger. Grands, blancs, gros, avec un côté beauf à côté de leur barbecue, bière dans une main, saucisse dans l'autre.

Après avoir déjeuné, alors que je lis sur un banc, une pluie diluvienne s'abat. Ça dure longtemps, il y a même des grêlons ! Moi qui hésitait à faire un petit tour cet après-midi, je vais rester au sec.

Le soir, un des campeurs me propose de les rejoindre près du feu de camp, mais je suis plongée dans la lecture de La maladie de Sachs donc je reste au calme. Finalement, après dîner, il revient me voir. Il est curieux et a envie de discuter. Je me demande s'il est pas un peu raciste. Il me dit que depuis la fin de l'apartheid, c'est compliqué de trouver du travail pour les blancs, il dit que les sud-africains sont dangereux. Mais en même temps, il ne s'imagine pas vivra ailleurs.

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Publié le 23 décembre 2020

Étape plutot courte aujourd'hui avec seulement 9km à parcourir. Pas besoin de me partir trop tôt pour éviter les orages mais mon horloge interne me réveille à 5h30. Départ vers 7h après avoir croisé le mec de l'entretien qui me demande si j'ai tout bien fait (réservé, mis mon nom sur le registre, payé, etc).

Après avoir contourné un paddock, j'oublie de prendre à gauche et je dois faire demi tour. Puis, petite montée avec en haut une jolie vue comme hier. La rosée n'a pas encore séché donc en 5 min j'ai déjà les pieds mouillés. Aaaargh.

Je traverse une caverne avec une petite cascade. La végétation est très variée, les oiseaux et les insectes aussi. Les ronces ne sont pas rampantes comme chez nous, on dirait des petits arbustes. Je croise plusieurs sauterelles magnifiques qui ont des ailes semblables à des papillons. J'entends des cris d'animaux mais je ne les vois pas.

Après une traversée herbeuse et avoir perdu le sentier, j'aperçois la hutte bien insérée dans le paysage. Il faut traverser un petit pont pas très droit. Sur la gauche, une piscine naturelle, je décide d'y faire un plouf et de déjeuner à côté. Le soleil tape trop donc je vais visiter la hutte. Il y a 4 chambres avec des lits superposés, sans matelas mais dans une des chambres, 2 tapis de sol. J'ai de la chance une fois de plus. Puis je commence la lecture d'Un barrage contre le Pacifique et sieste à l'ombre.

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Publié le 23 décembre 2020

Et c'est reparti pour marcher les pieds mouillés après une nuit plutôt fraîche. Départ à 6h avec joli lever de soleil sur les montagnes. La montée se fait bien jusqu'à 8h où je me pose pour profiter de la vue.

Ensuite, débute la descente. J'hésite entre 2 sentiers, évidemment je prends le mauvais et m'en rends compte au bout de 20 min. Pas possible de couper car il y a une rivière en contrebas donc il faut rebrousser chemin.

Vers 10h30, pause près de la rivière pour nettoyer les chaussettes et les chaussures qui sont sales et pleines de cailloux. Je profite encore un peu du soleil qui tape beaucoup aujourd'hui, ça sent le coup de soleil.

La descente continue, je croise une femme qui fait du trail et un couple avec un bébé. L'eau est tellement pure que la femme qui court a juste un gobelet qu'elle remplit directement dans la rivière.

Puis arrivée sur une section de route, pas très agréable, mais la vue sur la vallée est incroyable. Un groupe d'enfants me fait coucou et me suis sur quelques mètres. Puis vers 12h30, un orage éclate alors qu'il ne me reste que 30 min de marche. Tant pis, je continue, malgré les grêlons. Arrivée à l'abri constitué de 6 rondavels vers 13h, avec vue superbe. Je me sèche et le soleil revient ! Petite sieste et lecture, douche, lessive, comme tous les autres jours.

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Publié le 23 décembre 2020

La plus belle journée.

Réveillée aux aurores par des canards qui s'amusent sur le toit de la cahute. Je vois de loin un coureur, on se salue puis un troupeau de cinq sortes de biches.

Puis départ à 6h comme les autres jours avec encore quelques belles couleurs de l'aube. Mes chaussures n'ont pas séché donc j'ai déjà les pieds mouillés (ce sera la running joke de la rando).

Montée assez raide pendant 1h30 avec splendide point de vue à 2000 m d'altitude.

Puis plateau avec magnifique vue sur la vallée et la frontière avec le Lesotho et descente.

200 m avant d'arriver à l'abri, une petite pluie démarre vers 11h. De plus en plus tôt. Je me dépêche d'arriver.

C'est une maison, avec parquet et même une baignoire. Il y a même de l'électricité et de l'eau chaude ! Pas besoin de grand chose pour être heureuse. Je vais pouvoir recharger les batteries qui commençaient à être vides.

Deux ado arrivent à côté de la maison dans une petite voiture de golf. Je me demande ce qu'ils font jusqu'à ce que je me rende compte qu'ils tirent sur des bangs. Ah l'adolescence 😂.

Le gardien vient me faire un coucou et voir si tout va bien.

Je vais à l'office pour m'enregistrer et voir s'ils ne vendent pas de bière, ça fait quand même 5 jours ! Je demande au gardien si les animaux que j'ai vu sont des Elands. Ce sont les plus grosses antilopes du pays. Luka m'en avait parlé durant le safari. La chance de nouveau ! Pas de magasin mais le gardien propose de m'amener à l'hôtel qui est à 3 km lorsqu'il a fini son service. Il s'appelle Welcolme, très sympa comme quasiment tous les gens que je rencontre. J'achète de la soupe instantanée (miam) car je me suis rendue compte que je n'avais pas très faim le soir.

Petite bière au bar en attendant que la pluie s'arrête puis il faut que je fasse 3 km pour retourner à la maison. Sur la route, je croise un groupe d'élans, ça ne doit pas être si rare finalement.

Comme j'ai de l'électricité, je me regarde un film, car de nuit, être toute seule dans la grande maison me rassure moins.




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Publié le 23 décembre 2020

Dernier jour de marche et les pieds secs cette fois.

Alors que je n'avais pas mis de réveil, je suis tout de même réveillée à 5h.

Départ à 6h30, le temps est couvert mais c'est pas plus mal car il fait plus doux.

Je reprends le même chemin qu'hier mais tourne à droite après 20 minutes. Montée jusqu'à 9h environ au point culminant du trek à 2100 m puis plateau. Une colonie de babouins (au moins 20) se trouve sur la droite, maintenant je reconnais leurs cris.

Je croise une famille de randonneurs.

Un versant est rempli de fleurs rouges, c'est superbe. Pleins d'autres petites fleurs sauvages très mignonnes.

Puis descente vers l'abri qui est plus près que je le croyais. Arrivée vers 11h30 où je vais directement me baigner dans la rivière car le soleil tape fort et j'ai bien transpiré.

Je termine le livre de Marguerite Duras sur un matelas à l'ombre. Assez tragique et dur comme histoire.

Il me tarde de pouvoir manger autre chose que de la semoule et des pâtes. Je rêve de légumes et de fruits frais.

Demain, on viendra me chercher vers 9h à l'hôtel qui est situé à 3 km. Je vais pouvoir y prendre un bon petit déjeuner !

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Publié le 26 décembre 2020

Retour en début d'après midi à Durban après un petit déjeuner très copieux au Bushman's nek hotel. Personnel pas très aimable, quand j'arrive à 7h, la dame de l'accueil me dit que le restaurant n'ouvre qu'à 8h et je suis obligée de lui demander où je peux me poser pour attendre. Bon je comprends que j'ai pas le look qui convient pour l'endroit avec mon pantalon et mes chaussures boueuses. J'attends en complétant un puzzle de 1500 pièces, pas très covid mais vraiment très sympa pour passer le temps.

English breakfast avec vue sur les montagnes embrumées et sur le vaste terrain de l'hôtel avec piscine. Il y a même des enfants qui se baignent alors qu'il caille dehors ! Évidemment, ici les clients sont blancs et le personnel noir.

Puis mon chauffeur arrive. Après 4h de route et un arrêt au Food lovers' market, un supermarché qui vend du vrac et des légumes qui font envie.

Après midi lessive et bataille par mail avec Avis qui me fait payer une journée de location en plus pour 10 minutes de retard... J'en sortirais jamais de cette voiture. En plus il me reste un PV à payer en ligne 🙈.

Cette fois ci, j'ai une coloc de chambre, Thulisa. Elle me propose de l'accompagner à une soirée avec une fille qu'elle a rencontré via une expérience Airbnb. J'ai pas trop compris ce qu'elle faisait dans la vie. Toujours est il que nous partons à 3 avec Lindani rejoindre l'autre fille, Mandy. Apparemment, c'est Ze soirée de la semaine. Mais nous n'arriverons jamais à entrer. Y a de la queue, le videur semble laisser rentrer ses amis uniquement, ou les filles avec les robes les plus moulantes voire carrément pas de haut, juste des brassières dorées. Elles sont très apprêtées avec fard à paupière, paillettes et perruques de cheveux lisses.

On abandonne car il est déjà 21h et avec le couvre feu à minuit, on ne veut pas perdre de temps. On rejoint d'autres personnes dans une rue remplie de bars. Le temps de commander de quoi se réhydrater et de boire 1 verre qu'il faut déjà partir car le bar ferme à 22h. Direction l'hôtel dans un taxi, à 6, ça passe, pour terminer la soirée. Je découvre les tendances musicales du moment en Afrique du Sud, plutôt hip-hop. Ils me demandent si je sais danser. J'avoue que je ne suis pas sûre de savoir répondre à leur question. Disons que je sais bouger mon corps à peu près en rythme, mais je ne fais pas de déhanchés ou de twerk comme les filles 😂. On s'amuse bien.


Le lendemain, je me décide à visiter la ville en commençant par le marché indien car il y a une grande communauté à Durban (20%), Gandhi y a d'ailleurs vécu durant 10 ans. J'achète des épices à une vendeuse, probablement 2 fois le pris normal mais comme elle était sympa, je n'ai pas bataillé. Elle me conseille un très bon restaurant indien à essayer. Je vais ensuite au marché local juste à côté. Vêtements et gadget en bas, en haut, herboriste, médecine traditionnelle et cadavres d'animaux séchés. Je n'ai pas osé demander à quoi ça pouvait bien servir.

Puis direction le restaurant indien en VTC car un peu éloigné. Il y a la queue, c'est bon signe. Je commande une bière et le serveur me conseille le butter paneer, une sorte de fromage indien dans une sauce tomate, noix de cajou et épices. Un délice !

Ensuite, je fais une promenade de 4 km le long de la plage. Quelques baigneurs, pêcheurs. L'eau est super bonne mais je n'ai pas mon maillot. Pause glace, pas très bonne puis retour à l'hôtel.

Ensuite nous allons avec Thulisa à l'événement organisé par une amie de Mandy avec exposition et musique. Très bel endroit avec piscine, jardin et good vibes. Thulisa veut essayer un bar qui appartient à un célèbre rappeur local, mais il est fermé. On termine donc dans un bar près de la plage pour boire un verre et manger un morceau.


24 décembre, j'éclate mon portable sur du béton, il faut donc que j'aille chercher une coque que je n'avais pas réussi à trouver à Paris. Pam me conseille un centre commercial mais disons que c'est pas la bonne journée pour aller faire les magasins. Du monde partout partout. La queue pour retirer de l'argent, pour le supermarché, le liquor store, l'emballage de cadeau. L'enfer.

Lindani me propose dans l'après midi d'aller visiter son quartier, situé dans un township, en minibus local. Là bas, c'est plutôt rural, avec des animaux. Je rencontre cousins, frères, oncles, grand mère. Il me montre le terrain qu'il vient d'acheter pour y faire construire une maison pour sa mère et lui.

Nous allons avec les cousins acheter quelques bières et nous poser. Du magasin, jolie vue sur la rivière et les collines environnantes.

Retour à Durban avant que le système de minibus ne s'arrête. Puis on décide de commander à manger et de passer la soirée avec un autre client de l'hôtel très sympa qui prévoit un trek dans quelques jours.

Le 25, départ à 6h de l'hôtel pour prendre le bus pour Cape Town. Durée du trajet : 26h...

On quitte le Zululand avec ses paysages montagneux et ses petits villages ruraux, passe par Estern-Cape en longeant la côte. Arrivée à 10h30 à Cape Town. Enfin !!!



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Publié le 2 janvier 2021

On m'a beaucoup parlé de cette ville comme celle à visiter. Je comprends maintenant, c'est une ville très "européenne". On peut y marcher ! Oui oui. Elle est construite autour d'une baie avec des plages à l'ouest, un port et une chaîne de montagne à l'intérieur. Effectivement, la vie y est plus agréable que Jo-burg ou Durban. Les gens y sont détendus. Beaucoup de blancs en vacances et d'immenses villas sur la côte. Je croise même des gens faisant du vélo ! J'ai beaucoup moins l'impression d'être dévisagée à chaque coin de rue. Les gens vivent ensemble. Il y a pas mal de métisses. Une Afrique du Sud qu'on aimerait voir en soit. Même si les disparités sociales sont toujours bien présentes, elles semblent moins visibles j'imagine.

Je dors 2 nuits au Carnival Court Hostel avec le bar Scary Canary en bas, dans le centre ville. Good vibes and friendly people there. Un peu laissé à l'abandon et vétuste. Quelques événements style marché de créateurs, tatouage à domicile (non je n'ai pas osé). Ayant envie de calme (et d'un peu de propre), je décide d'aller passer 2 nuits au MOJO Hotel, puis 1 nuit au Blue Backpackers puis 2 nuits au Carnival court, où je passe le réveillon. Je bouge pas mal.

Niveau visites :

- Promenade d'une douzaine de kilomètres le long de la côte, de Camps Bay au Waterfront, des grosses villas et quelques jolies plages.

- Coucher de soleil (couvert) sur Signal hill. J'y retourne une après midi avec Kevin, un mec qui vit au Blue Backpackers pour y promener les chiens.

- Randonnée à la Table mountain qu'on peut voir de beaucoup d'endroits, qui culmine à 1086m avec MX, un mec de Jo-burg, touche à tout, des mines à la musique et la mécanique. Montée par Plattelklip, descente par Maclear's beacon et Gorge Skeleton. Traversée du jardin botanique Kirstenbosch. Montée et descente ultra raide avec escaliers, mais ça vaut le coup pour la vue sublime sur toute la côte et même au delà, les montagnes du Cederberg, Karoo desert (objectif pour les jours d'après).

- Rencontre avec les pingouins d'Afrique de la Boulders beach à Simon's town, une espèce menacée à cause de la destruction de leur habitat et de la surpêche notamment. Puis marche d'une dizaine de km jusqu'à Fishhoek, avec pas mal de passage à côté de la route pas très agréables mais magnifique vue sur la False bay et la chaîne de montagne allant des vignobles de Stellenbosch à la mer.

- Visite des vignobles sus-cités annulée en raison de l'interdiction de la vente d'alcool malheureusement.

- Journée repos : cours de yoga et piscine à l'auberge comme les plages sont fermées.

- Visite du Old Biscuit Mill, une ancienne usine de biscuit reconvertie en lieu branché avec créateurs, céramiques, maroquinerie et brocante où se tient le samedi matin un marché avec des stands de nourriture du monde entier. On fait le tour avec MX et je lui fait goûter le houmous au libanais. Il y a même des cannelés !



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Publié le 2 janvier 2021

Après la visite de Old Biscuit Mill, je laisse MX au Scary Canary pour aller voir la plage d'Hermanus à 1h30 de Cape Town. Elle est réputée pour accueillir les baleines mais la saison est terminée et on ne peut pas s'y baigner ou y marcher. Les policiers sont au rendez-vous.

Je déjeune rapidement et me dirige vers le cap Agulhas. C'est la pointe la plus au Sud de l'Afrique, là où se rencontrent l'océan Atlantique et Indien. Beaucoup de vent, quelques touristes faisant une photo devant le panneau. Ça me fait penser à la Bretagne avec des gros rochers.

Pause glace à côté d'une plage non loin puis direction Swellendam où j'ai réservé une chambre dans une maison d'hôte, c'est une petite ville accolée à la chaîne de montagne de Langeberg. C'est impressionnant car on dirait que la montagne surgit brutalement de la vallée. Coucher tôt pour être en forme pour randonner demain.

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Publié le 3 janvier 2021

Voulant initialement faire une grosse randonnée dans la Marloth Nature Reserve et partir tôt avant que le soleil ne tape trop fort, j'arrive à l'office vers 7h30 mais les horaires ont changé et il n'ouvre qu'à 9h. Je discute avec un mec à l'entrée qui vit dans le parc, il me dit qu'il va faire trop chaud et me conseille d'autres itinéraires. Je vais faire des courses alimentaires en attendant que le parc ouvre, puis mon permis en poche, je débute la boucle du Plaat, qui comme son nom l'indique mène à un plateau. Aucune difficulté, une vue dégagée avec malheureusement la ville de Swellendam en premier plan, j'aime bof. Heureusement qu'il y a un petite brise en haut car il y a peu d'ombre et le soleil tape. Je croise quelques randonneuse en descendant puis je fais un détour par la cascade de Duiwelbos. Une famille (nombreuse et bruyante) est juste devant moi. Au bout de 10 min, je les trouve agglutinés face à un serpent en train de s'enfuir. La dame de l'accueil m'avait dit de faire attention, je n'y croyais qu'à moitié.

Montée assez raide mais courte jusqu'à la cascade. Comme c'est l'été, l'eau stagne et est marron. Ça donne pas envie d'y tremper les pieds.

Retour à la voiture vers 14h.

Déjeuner bien mérité dans une pizzeria puis 1h de route en direction de Robertson, où une douche bien fraîche et une piscine bien chaude m'attendent.

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Publié le 6 janvier 2021

Après moultes hésitations sur la randonnée que je veux faire ce jour, je décide de ne pas en faire car j'ai quand même plus de 4h de route et hier, avec la fatigue et la chaleur, j'ai failli m'endormir au volant. Je décide de plutôt prendre mon temps sur la route. Le routard conseillait de prendre la route 62 qui traverse la vallée de la Breede. Effectivement, les paysages sont arides, on dirait l'ouest américain avec des cailloux rouges. Quelques zones de verdure là où il y a des habitations mais on se demande bien comment ils arrivent à faire pousser quoique ce soit. Je m'arrête pour faire un tour à Montagu, un village pas très loin. Puis je continue jusqu'à Barrydale, puis le GPS me fait emprunter une piste en plutôt bon état. Même s'il y a des fermes, je me dis quand même que je n'ai pas envie de tomber en panne dans ce coin vu le peu de personnes aux alentours. Je croise une oliveraie, improbable.

Puis direction Mossel Bay où j'ai l'intention de déjeuner face à l'océan indien. C'est une station balnéaire, qui constitue aussi le départ de la Garden Route, allant jusqu'au Tsitsikamma Park. Réputée pour l'attraction qui consiste à nager dans une cage avec les requins blancs, friands des otaries vivant sur une île à 1 km de la côte. En montant jusqu'au phare, je rencontre une famille de Damans du Cap, appelés ici dassies, des gros rongeurs, entre le cochon d'Inde et la marmotte. Depuis le phare, superbe vue, il y a aussi une très longue tyrolienne dont la queue ne désemplit pas.

Après cette escale, direction Wilderness où je vais passer les 2 prochains jours, rien que nom de la ville fait rêver. Je dors à la Wild farm, une ferme située sur les hauteurs avec une vue magnifique sur l'océan, avec de l'autre côté des montagnes et entre une vallée avec une rivière. Déjà le cadre est carrément génial.

Ensuite, je rencontre un groupe de résidants, tous passionnés de parapente car ici, "it's the Mecca for paragliding". La Mecque du parapente donc. Entres autres, Graham et Matthew. Après une bonne averse, nous observons un coucher de soleil brumeux sur la falaise. Je passe la soirée à discuter autour d'un feu de camp Matthew qui est moniteur de parapente, passionné depuis 5 ans et qui depuis, fait le tour du globe chaque année pour rester au chaud et donner des cours. Ses projets sont malheureusement en pause à cause du Covid mais il voudrait ouvrir un hôtel au Kenya dans la vallée du grand Rift où il pourrait y accueillir des occidentaux en quête de sensations fortes pour ensuite reverser une partie des bénéfices à la communauté locale, construire des écoles, ce genre de projets. J'adore !

Il me propose de me "baptiser" dans 2 jours si les conditions le permettent, ce serait vraiment extraordinaire.

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Publié le 6 janvier 2021

Avec Matthew, nous allons faire une randonnée comme le temps est couvert et qu'il risque de pleuvoir (pas trop bon pour le parapente).

J'ai décidé de faire le Half-Collard Kingfisher trail. Une marche dans la forêt dans le parc d'une dizaine de kilomètres qui mène à une cascade. Il y fait frais, la diversité de la végétation notamment des fougères, plantes ancestrales est importante. Les oiseaux nous accompagnent avec leurs chants tout au long de la balade. Nous prenons un espèce de radeau pour traverser la rivière tandis que plusieurs canoës remontent la rivière. Le sentier est très aménagé avec plusieurs passages de passerelles en bois. Matthew me dit montre des grottes où il pense que des léopards pourraient vivre.

Arrivés à la cascade, une fine pluie démarre, rendant les pierres glissantes. Malgré ça, nous décidons non sans peine à escalader une paroi. L'endroit est charmant.

Retour par le même chemin.

Nous allons ensuite dans le centre ville boire un café. Celui-ci est entouré de végétations. On peut y trouver toutes sortes d'objets à acheter comme des livres ou des babioles. Ambiance canapés chinés.

Même dans la ville, tout est vert et luxuriant, une petite ville sympa comme j'aime.

Ensuite, nous montons au point de départ des parapentistes, the Map, pour y pique-niquer tout en regardant un moniteur lancer ses 3 élèves. Au loin, des dauphins jouent dans les vagues. Petit coup d'œil à la Map of Africa, un point de vue sur 2 rivières dont la forme fait penser à une carte de l'Afrique. La pluie ayant eu raison de nous, nous retournons à la ferme. Je trouve un livre écrit par Aziz Ansari, un humoriste américain que j'aime bien.

Dîner au Big Olive, style tapas veggies.

Jeu de carte (the shit head) à la ferme avec les autres résidants.

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Publié le 7 janvier 2021

Avec le covid, Matthew a eu peu de clients. Les vacances entant terminées, je lui ai proposé de m'accompagner au Tsitsikamma Park. Nous faisons nos valises et lessives de matin puis comme les conditions sont bonnes, il m'emmène pour que nous fassions un vol en tandem. Il y a déjà plusieurs parapentistes dans les airs. On discute un peu avec ses amis puis, c'est parti pour le baptême de l'air ! Une trentaine de minutes à voler au dessus de la falaise et de l'océan. Nous regardons les villas de millionnaires d'en haut avec leurs piscines à débordement en essayant d'en choisir une où chacun aimerait vivre. Il me laisse prendre un peu le contrôle de l'aile. Il nous fait aussi monter et descendre rapidement. La sensation de voler est incroyable, on est bien installé assis dans le baudrier. Difficile de décrire la sensation mais c'est génial. J'aurais cependant plus de mal si je devais voler solo.

Puis direction Tsitsikamma, petit détour par Knysna's head pour admirer la baie depuis un gros rocher.

Après 2h de route en tout, nous arrivons au River Storm village où j'avais réservé une tente. En arrivant, la dame de la réception me demande si nous avons une tente car j'avais en fait réservé un emplacement de camping. Ils ont quand même des tentes aménagées, même si le prix n'est carrément pas le même. Il y a même un minibar rempli !!! Après 5 jours sans alcool, on va pas se priver d'ouvrir une des bouteilles de vin. On commande une pizza pour aller avec.

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Publié le 8 janvier 2021

En route pour le parc avec le 4x4 de Matthew.

Nous décidons de faire deux des balades du parc. La première longe la côte vers l'ouest pour atteindre une cascade et dure 4h environ. Pas trop d'ombre mais un peu de vent. Il faut escalader des rochers, j'adore ça. Matthew un peu moins, il n'a pas l'habitude de marcher et il fait très chaud. Cette balade signe le début du Otter trail, le trek le plus fréquenté du pays, il faut presque réserver un an à l'avance !

Au bout de 2h de marche, nous atteignons une cascade assez impressionnante qui plonge dans un grand bassin profond dans lequel sautent les plus courageux. L'océan et le bassin sont séparés par des dalles de rocher. L'eau est fraîche et la baignade salvatrice.

Au retour, on visite une grotte qu'on avait raté car trop concentré sur le sentier. Petite pause dans un restaurant aménagé à côté de l'océan.

Ensuite, nous faisons la courte balade qui amène à un pont suspendu au dessus de l'embouchure de la Strom River dont l'eau est noire à cause des tanins des racines des arbres et une plage de galets. Les couleurs de l'eau de la rivière et celle de l'océan se mélange difficilement, laissant des zones brunes et bleues séparées par l'écume des vagues. On croise des canoéistes qui ont descendu la Storm River.

Retour à l'hôtel après une journée bien fatiguante et dîner dans un diner à l'américaine avec voitures et motos de collection.



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Publié le 10 janvier 2021

Impossible de prononcer le nom de la ville où j'ai prévu d'aller passer la nuit.

Il fait nuageux et pluvieux à Tsitsikamma donc on repart vers Wilderness dans la matinée. Petite pause à Green shades, le café du coin puis 1h de route vers le nord pour Oudtshoorn. Dès qu'on passe les montagnes, les nuages se dissipent, le vent se lève et la chaleur revient. C'est fou la différence de climat en 50 km de distance.

Arrivés à Oudtshoorn, nous décidons d'aller visiter une ferme d'autruche, c'est apparemment la grande attraction de la vile. Après avoir goûté un morceau du burger d'autruche de Matthew, nous réalisons la visite guidée de la ferme. Il y a 3 espèces d'autruches ici, celle du Kenya, du Zimbabwe et d'Afrique du Sud. L'idée reçue disant qu'elles rentrent la tête dans le sable quand elles sont effrayées est fausse car en fait, elles sont juste allongés mais leur tête est cachée à côté d'elles. Leurs œufs pleins peuvent supporter un poids de 240 kg et elles courent jusqu'à 70 km/h. On peut les nourrir avec des granulés verts. Une autruche arrache même le seau de Matthew. Les balades à dos d'autruche ont été interdites car considérées comme de la cruauté envers les animaux. Ouf.

Elles sont utilisées pour leurs plumes, leur viande, leur cuir, leurs œufs et les coquilles qui peuvent être décorées ou servir de lampe.

Après la visite, on va poser les valises au Karoo Soul, une auberge au calme. Dîner à emporter chez un italien pour profiter du coucher de soleil sur les montagnes.

Nicole, la fille qui travaille à l'auberge nous propose de boire des bières avec elle. On discute de tout mais surtout du point de vue des blancs par rapport à la politique actuelle. Pas trop de réjouissance pour eux mais c'est vraiment une situation compliquée.



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Publié le 10 janvier 2021

Après un petit déjeuner dans un hôtel de la route principale d'Outdshoorn, nous quittons la ville en direction des Cango Caves. Malheureusement, le tour est complet et nous n'avons pas le temps d'attendre car nous avons beaucoup de route pour atteindre le désert du Karoo.

On passe par le Swartberg Pass, une route construite par des bagnards au 19e siècle en 7 années. On comprends rapidement pourquoi. On monte jusqu'à un col sur un route de terre avec des murets en pierre puis on descend le long d'une rivière. Tout ça entouré de roches rougeoiyantes.

Ensuite, on a environ 4h de route pour le parc. On doit faire vite car l'accueil ferme à 17h. Il y a beaucoup de vent chaud, on croise plein des "wind devils", des mini tornades de sables venant de bulles d'air chaud qui éclatent dans la poussière. La route est longue et le paysage aride. Heureusement qu'on est en 4x4 car la route n'est pas goudronnée, ça m'aurait pris pas mal de temps !

En arrivant, Matthew se rend compte qu'on n'a plus beaucoup de carburant dans la voiture... Faudrait vraiment pas qu'on ait une panne au beau milieu du désert. Les gens du parc ne peuvent pas nous dépanner. On verra ça demain.

Après être passés à la réception, on file à la Guest house de l'autre côté du parc. Une grande maison, au milieu du désert avec une piscine centrale. Curieux. Quelques oiseaux survivent à ce climat et je rencontre même un élan lorsque la nuit tombe.

On se fait à dîner pour pouvoir regarder le coucher de soleil puis le magnifique ciel étoilé car exempt de toute pollution lumineuse et de nuages. Incroyable. Je découvre donc les constellations du sud, les Pelades ou les sept sœurs, Orion, la croix du sud, des nuages magellaniques correspondant à d'autres galaxies. Instant magique.

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Publié le 14 janvier 2021

Matinée dans le parc. On va essayer de récupérer quelques litres de diesel pour éviter la panne sèche. Un habitant nous dépanne quelques litres, suffisant pour pouvoir rouler dans le parc et aller jusqu'à la prochaine station. En chemin, on croise des antilopes, des élands, des autruches avec leurs petits.

Après 3 km sur une route pour les 4x4 uniquement, on arrive à un point de vue en hauteur surplombant les vestiges d'un probable ancien océan. C'est le Elandsberg viewpoint.

Ensuite direction le Galanga pass, où il y a un autre point de vue sur le désert. La roche est rouge. Une groupe de quatre motards nous dépassent.

Puis on quitte le parc, pause ravitaillement et plein d'essence.

On redescend vers le sud pour les montagnes du Cederberg. Arrivée à la ferme avec vignes, ânes et oliveraie.

On dort dans une caravane ce soir.

Repas dans un petit resto du coin puis baignade dans un petit lac en amont d'un barrage.

Nuit agitée en raison des moustiques mais beau ciel étoilé.


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Publié le 14 janvier 2021

Randonnée matinale solo car Matthew à oublié des affaires dans la caravane.

Départ de l'Algeria forest avec 1h de montée jusqu'à une cascade puis retour à la voiture. Très agréable car à l'ombre.

Puis nous allons voir la Maltese cross, une autre rando de 3h jusqu'à un énorme rocher en forme de croix, même si on dirait plutôt un poing en l'air. Assez raide, en plus à midi donc ça tape dur. Dur de s'imaginer comment ce rocher tient toujours en place.

Ensuite, visite de la peinture réalisée par le peuple San sur laquelle figure des éléphants et des hommes. Elle pourrait représenter un scène de rituels chamaniques. Ils utilisaient une peinture faite de roche rouge mélangée à du sang ou des plantes. Un peu plus loin, les grottes de Stadsaal creusées dans la roche.

Puis, direction Porterville, hot-spot pour parapentistes.




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Publié le 14 janvier 2021

2e vol en parapente près de Porterville. Environ 1h au dessus des champs arides, entre deux chaînes de montagnes. Un allemand nous amène gentiment en haut de la montagne tandis qu'on laisse la voiture près de la zone d'atterrissage. Il fait très très chaud, il est annoncé 42 degrés pour l'après midi. Si on essaye d'atterrir trop tard, le courant d'air chaud venant du sol risque de nous en empêcher. On vole avec les corbeaux, on aperçoit un aigle. Deux antilopes nous observent depuis un rocher.

Je sens que c'est bien plus technique que sur la côte. Au moment d'atterrir, on perce une bulle d'air chaud qui nous fait remonter puis on atterrit à la verticale dans un champ près de la voiture.

Petite pause au Kopikoffi avant de repartir pour Cape Town.



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Publié le 14 janvier 2021

Je vais faire mon test covid le matin puis je vais faire un coucou à la team du Scary Canary.

Ensuite, je rejoins Matthew sur Signal hill, point de départ des parapentes. Il veut discuter avec les pilotes dans l'idée de venir s'y installer quelques temps et voir s'il peut travailler avec eux.

Le vent est faible mais on arrive quand même à voler au dessus de la ville. Durée du vol : 4 minutes ! Même si c'est court, c'est marrant de voler au dessus des immeubles avec leurs piscines privées. Mais on n'a même pas le temps de prendre une photo.

Pause au B&B La Rose, tenu par un couple franco-indien car la chaleur a raison de nous.

Le soir, dîner sur le port pour ma dernière soirée à Cape Town.

Le lendemain, les conditions sont meilleures pour voler donc on retourne à Signal hill pour un autre vol.

Ensuite, je vais à la station de bus pour retourner à Johannesbourg. 18h de bus en perspective...

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Publié le 16 janvier 2021

Arrivée dans la matinée avec 1h de retard en raison d'un accident voiture vs poids-lourd.

Je retourne à Melville House, la première auberge où j'ai séjourné où ils acceptent gentiment que je pose mes affaires et me douche.

Je vais prendre un petit déjeuner à la 7th street, connue pour ses nombreux restauset bars, puis je vais visiter le musée de l'apartheid. Il faut bien que je me cultive un peu.

Une sensation nauséeuse tout au long de la visite où on commence par une entrée où, de manière arbitraire, notre ticket nous indique si on entre par l'entrée pour les blancs ou les non-blancs. Très intéressant, beaucoup de détails historiques pour comprendre comment ce pays a pu en arriver là. Des luttes pour les terres, puis lors de la découverte de l'or dans la région de Johannesbourg, l'arrivée massive de travailleurs dans la ville, la peur que ces travailleurs pauvres désertent les campagnes où leur main d'œuvre est utile, la peur de perdre la supériorité de la race blanche en cas de mélange des populations ont contribué à favoriser la ségrégation.

Puis les révoltes sanglantes dans les quartiers populaires jusqu'à l'abolition de l'apartheid et les élections permettant à l'ANC avec Nelson Mandela d'accéder au pouvoir.

Mais pourtant, le chemin est encore long vers l'égalité dans ce pays où ceux qui ont le pouvoir abusent de leur privilèges et détournent l'argent public. Malgré tout, la majorité continue de voter pour l'ANC car ne veut plus jamais de blancs au pouvoir (le parti de l'opposition, établi notamment à Cape Town et sur la Garden route), surtout les moins éduqués qui sont nombreux. C'est dommage qu'il y ait un parti blanc et un parti noir. Pourquoi n'y a-t-il pas des partis en fonction des idées politiques plutôt qu'une couleur de peau ?

Après le musée, je me dirige vers la 44 Stanley avenue, changement de décor avec boutiques branchées et petits restaus, en quête de choses à ramener mais je ne trouve rien qui puisse rentrer dans la valise à part un masque en tissu (enfin !)

Je retourne à Melville House et retrouve Terry, que j'avais rencontrée lors de mon arrivée. Trop heureuse de pouvoir rediscuter avec elle. Elle a décidé de s'y installer, a le projet de faire un petit potager et de trouver un travail en ligne pour s'occuper. Karine, une française qui repart lundi nous rejoint. Ça fait longtemps que je n'ai pas discuté longuement en français, ça fait bizarre. Elle est restée 4 semaines, mais j'ai l'impression qu'elle n'a pas vu grand chose. Elle est restée à Cape Town 2 semaines. En plus, elle a dû raccourcir son voyage en raison de la situation sanitaire. Et elle doit faire 7 jours d'isolement à son arrivée. Elle me raconte qu'elle a failli se faire voler son portable par un mec avec un couteau il y a 2 jours mais a refusé. À sa place, j'aurais pas joué ! Une chose qui ne me manquera pas, les histoires sur l'insécurité même si je n'ai pas eu de souci en dehors d'un épisode à Cape Town où un SDF était assez agressif en sortant du restaurant avec Matthew et a essayé de monter un coup avec un chauffeur de bus collectif.

Enfin, départ pour l'aéroport dans la soirée. Pas une boutique de duty free ouverture pour ramener du vin. Tristesse !

J'ai avec un petit pincement au cœur de quitter ce magnifique pays par sa diversité de paysages, de faune, de flore, de personnes, l'amicalité et la gentillesse de ses habitants, dont le poids de l'histoire pèse encore lourdement. Mais contente de toutes ces aventures et belles rencontres.