Carnet de voyage

Bornéo 2018

20 étapes
75 commentaires
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Située entre Malaisie et Papouasie, nous voilà partis à la découverte de Bornéo , de sa population et de ses trèsors cachés dans ses forèts tropicales et ses récifs coraliens...
Du 10 janvier au 28 février 2018
50 jours
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10
janv

Après le chocolat de Genève , les lukums d’Istanbul, le goreng de Kuala Lumpur , on va pouvoir enfin découvrir la spécialité de Kuching....Enfin , pour ce soir ce sera Tiger béer et big sleep .....

12
janv
Ballade dans Kuching  

Kuching , capitale du Sarawak, est une ville à taille humaine, surprenante par sa diversité d’un côté moderne vers le côté coloniale avec un mélange de culture qui anime ces rues et le bord de la Sungaï Sarawak ou l’on prend plaisir à flâner , mais c’est surtout le point de départ de plusieurs sites naturels où on compte bien y traîner nos baskets...où nos bottes vue les sots d’eau qui tombent par moment...!!

13
janv
13
janv
Les Ourang Outangs de Semenggoh  

A une trentaine de km de Kuching se situe la réserve de Semenggoh, un des rare lieux au monde ou l’on peut venir découvrir ces primates dans leur milieu naturel. Accompagné d’un guide, nous avons tout juste une heure pour marcher dans la jungle et tenté de les voir car la règle est stricte concernant le contact même de loin avec les humains. C’est donc sous une pluie battante que nous partons sans trop y croire, sachant que la saison des fruits bat son plein , les artistes ne sont pressés de fréquenter le sentier...Oui mais , un premier apparaît au sommet d’un grand Teck tropical que d’autres le rejoignent !! Grand moment de bonheur à les voir évoluer avec élégance et facilité, on en prends pleins les yeux que déjà on doit partir....

15
janv
15
janv
Parc national Bako

Parc National Bako

Quelques échantillons d’une nature impressionnante  

Situé sur une péninsule où l’on accède que par bateau, Bako est un sanctuaire ou la nature règne sans partage. C’est ici que l’on peut observer la plupart des espèces endémiques de Bornéo. Sept trecks ont été tracés dans la jungle afin de pouvoir découvrir la faune et la flore qui vous cerne de toute part. Deux jours sur place ne seront pas de trop pour essayer d’en voir une partie. A peine avoir prit possession de notre « Forest lodge « que les macaques à longue queues nous tournent autour , histoire de voir s’il n’y a rien à chipper : l’ambiance est donner ! Avant de partir nous allons signaler notre trek et notre heure de départ car ici les règles sont stricts et on ne badine pas avec la sécurité, les sentiers sont très bien balisés et tant mieux . Les sentiers offrent une multitude de reliefs variés, sentiers en racines,dans du sables, sur de la roche,dans des maraicages,des ruisseaux, dans un bruit impressionnant, dans une moiteur maximum , sous un petit 30 degré de quoi vous faire disparaître les derniers excès des fêtes de Noel...!!! Traverser cette jungle est un vrai sport mais aussi un vrai étonnement au vue des ces multitudes d’arbres aussi grands que petits, de ses fleurs aussi bellles que dangereuses comme les Nepenthes ( fleurs carnivores) sans oublier les araignées et insectes en tout genres dont on garde bien nos distances et de tout ces animaux que l’on peut croiser , la vedette revient au Procobcis monkey ( Nasique) que l’on ne trouve nulle part ailleurs que sur Bornéo, ce singe arboricole avec son appendice nasale et son gros bidon reste la curiosité numéro 1 et partager l’apero Le soir en les regardant manger dans les arbres tout autour du lodge restera un grand moment. La ballade de nuit est tout aussi impressionnante, pour ceux qui aime les serpents et araignées 🕷 , mais nous avons préférez les lémures volants qui en passant au dessus de nos têtes nous ont mis une sacrée pétoche ...!! Le top aurait été que l’on puisse profiter de la mer mais malheureusement la baignade est interdite car les serpents de mer et les crocodiles en on fait leur résidence d’hiver.... Ce ne sera pas sans un petit pincement que l’on quittera ce petit paradis ou l’homme quand il veut peut laisser la nature s’exprimer...

Ci dessous un lien qui synthétise un de nos treck..

https://www.relive.cc/view/u2659287187

17
janv
Aperçus de la ville Sibu 

Nous quittons Kuching (la ville chat ) pour nous rendre par la mer dans le centre du Sarawak, à Sibu (la ville Cygne) qui se situe à l’embouchure du fleuve Batang Rajang ( l’amazone de Bornéo 650km...!) que nous comptons remonter sur plusieurs jours pour découvrir les terres sauvages du centre de l’ile. Sibu est une ville comptoir qui réceptionne tout le commerce du fleuve et qui bouge beaucoup, cette étape nous permet de découvrir une population différente ainsi que de nouveaux plats délicieux mais ne nous ne demandez pas ce qu’il y a dedans !! Nous partageons ces découvertes avec un couple de jeunes routards nantais fort sympathiques...

18
janv
De Sibu vers Kapit 160km 

Naviguer sur les eaux brunes du fleuve sur ces « flotting cuffins « littéralement cercueil flottants est une expérience intéressante, voir ces bateaux filer à plus de 50km/h à contre courant , à travers les remous et croisants les autres bateaux vous met de suite dans l’ambiance...Dernier grand village en amont du fleuve , Kapit reste un comptoir étape et une bourgade paisible, il y reste le premier et dernier fort colonial construit par les anglais et qui a fermé lors de la réunification des tribus coupeuses de têtes Iban, Kayan et Kenyah jadis en guerre...

Demain nous partons vers Belaga dernier village « civilisé « sur le fleuve...

22
janv


155km de Remontée finale vers Belaga 

Dernier point d’approvisionnement vers les villages en amont, l’embarque De Kapit était folklorique, et la navigation de cinq heures sur un fleuve qui se rétrécie au fur et à mesure ne l’est pas moins ! Point d’orgue: le passage des rapides de Pelagus où le surnom de cercueils flottants donné à ces bateaux prends tout son sens... On tangue à droite, à gauche, on évite les rochers noirs et là, on se dit: pourvu que les moteurs ne tombent pas en panne..! Terminus, on arrive à Belaga, dernier village desservi, après c’est la pirogue. Le village est tout petit et nous trouvons à loger dans une pension de famille, problème : Y a personne ! On appel le propriétaire qui nous fait ouvrir la maison par son voisin, on choisit notre chambre, on fait comme chez nous en attendant son retour prévu le lendemain apm...cool, ici l’hospitalité a encore du sens.

Village de Belaga et treck au village Kenyah et aux cascades de Mangba Mbu’u

Ici le temps s’est arrêté, le gens vivent et travaillent dans la forêt, on s’imprègne de l’ambiance locale, et vu qu’on est les seuls étrangers on ne tarde pas à nous repérer et à nous proposer de boire un thé ou de manger chez les uns ou les autres, on fume le Djako , tabac local en forme de cône...Bref on est débordé ! Le lendemain on nous propose de nous faire traverser le fleuve afin d’aller voir un village Kenyah situé à deux heures de marche dans la jungle . C’est parti , on prends des cadeaux en signe de bienvenue (farine, sucre) , sans garantie de les voir car ils sont semi nomade et bougent sur plusieurs villages en jungle en fonction des récoltes, malheureusement ils avaient déménagé ....Mais cas cela ne tiennent nous décidons d’aller voir les cascades de Mangba Mbu’u situées de l’autre côté du fleuve ce qui nous a permis de voir un Glavial ( crocodile du fleuve ) qui ne mange que des poissons !!??

Un lien qui synthétise notre ballade sur les alentours de Belaga:

https://www.relive.cc/view/u2669177614

23
janv
23
janv
Belaga

Asap Mjong


Tranche de vie au village d’Asap  

Sur les conseils de Levoh, nous quittons Belaga pour rejoindre sa sœur au village d’Asap Mjong par la piste forestière afin d’éviter de redescendre le fleuve. Ce village typique de l’ethnie Kayan est constitué de long house qui regroupe plusieurs familles qui vivent en communité et partage les ressources que leurs fournissent dame nature à travers plusieurs plantations diverses, cacao, tabac, caoutchouc,café, et un nombre impressionnant d’arbres fruitiers et de jardin de légumes diverses, j’en connais qui se régalerais! Bon, on s’est contenté de ramasser quelques ramboutans,ananas, Mawals et des légumes dont les noms sont trop compliqués à vous écrire...Le temps passe vite au jardin , mais les kayans le passent aussi à jouer et notamment au mäin tok ,un jeu de bouliers pas toujours évident à comprendre, mais y parait qu’on a que cela à faire quand il fait chaud. Le soir , après avoir bien suer au badminton (sport national) on se retrouve à plusieurs pour partager le repas...Ces deux jours sont passés très vite et la gentillesse, la générosité et la bonne humeur nous auront beaucoup touché et les puces beaucoup piquées....

24
janv
24
janv
Similajau Forest Reserve

Parc National de Similajau

Park Similajau 

Deux heures de route, et nous voilà arrivé au Parc de Similajau. Finalement nous avons opté pour l’option parc car d’une part les lodges sont immenses et peu chers (8€ les 24h ainsi que la cantine 3€ le repas pour deux! ) et d’autre part après les trecks , on reste sur place pour profiter de l’ambiance qui le soir prends toute sa dimension avec les bruits environnant des animaux , même s’il ne faut oublier de fermer les fenêtres et les portes , cause que les bébêtes sinon elle passent partout..!! On à déjà la gratouille ,faudrait pas en rajouter...Ici la jungle à la particularité de longer de superbes plages où l’on peut rencontrer quatre espèces de tortues qui viennent pondre ainsi que de nombreux oiseaux comme les aigles côtiers, les calaos rhinocéros mais aussi des singes comme le gibon de Bornéo et d’autres mammifères, à la différence de Bako c’est qu’ici ils ont l’air plus farouches et que l’on a dû sortir les jumelles pour les voir , alors pour les photos ....On commence a prendre le coup pour marcher, car après les pluies de la nuit, le terrain est plutôt glissant, avec les feuilles et les racines , quand on a fini de regarder où on met les pieds, les mains,la tête en l’air pour observer les habitants de la canopée ,on ressemble plus à un couple qui rentre du salon des vins le Vendredi soir qu’à des randonneurs...!! Qu’elle dommage d’être sur de si belles plages et de ne pas pouvoir se baigner surtout après la marche car les crocodiles sont tout autour et veille au repas...

Un lien qui synthétise notre treck.

https://www.relive.cc/view/u2675221390

27
janv
27
janv
Niah Forest Reserve

Parc national de Niah

Extraordinaires grottes de Niah 

Après une étape à Bintulu pour retrouver un peu le confort des villes, nous repartons vers le Parc de Niah découvrir tout autre chose. Au cœur du parc se trouve des grottes classées parmi les vastes cavités du monde où les ethnies Pénans récoltent les nids de salanganes (hirondelle locale) qui peuvent se vendre jusqu’à 1300€ le kg et on comprends pourquoi, quand on voit les perches en bambous sur lesquelles les ramasseurs sont capables d’escalader jusqu’aux voûtes qui s’élèvent jusqu’à plus de 50m de hauteur sans rien ! On se dit que faire de la sécurité sur les travaux en hauteur ici : pas sûr d’être entendu !!?? Grâce à eux , une des grottes a été découverte et mis à jour une nécropole datée d’environ 1200ans où il y reste des peintures rupestres et quelques cercueils en forme de canoé ,dans une autre grotte des ossements et un crâne vieux de 40000 ans transféré depuis à Kuala Lumpur. L’accès se fait en traversant la rivière et après une heure de marche sur une passerelle en bois à travers la forêt marécageuse au milieu de papillons grands comme des moineaux, dès wa wa des grenouilles on atteint cette immense grotte de 2km de long sur 250m de large et pouvant atteindre 60m de haut ! Franchement, c’est très impressionnant d’autant plus quand on pénètre dans les parties obscures où se mélanges le bruits des oiseaux, les cris stridents des chauves-souris recensées à environ 200 000 spécimens, on se croirait bien dans le roman de Jules Verne « voyage au centre de la terre » sachant que les grottes continueraient sur plus de 150km dans ces roches calcaires!

Une expérience recommandée aux amateurs de sensations...

30
janv
BSB vue des deux côtés du fleuve Sangaï Brunéï 

Petite halte à Miri, deuxième ville du Sarawak, elle est considéré comme un carrefour important au niveau des transports puisque frontalière avec le Sultanat de Brunéi et l’état de Sabah. Nous y décidons de préparer notre prochaine expédition vers le Gunung Mulu, les grottes de Niah sont paraît-il un excellent apéro avant de se rendre à Mulu...!! Le soucis , c’est qu’il est situé à l’est du Sarawak en pleine jungle tropicale et uniquement accessible en avion...Bref, il nous aura fallu presque une journée pour faire coïncider et booker avion,logement et le treck avec guide....Dans cinq jours ! Et on a de la chance car paraît-il , on peut patienter beaucoup plus. En attendant, on change nos plans et décidons de nous rendre à Brunéi. Le Sultanat est des plus grands gisements pétrolifère d’Asie du Sud est et par conséquent très riche. Dans ce pays se côtoient Mosquées splendides, buildings et villages flottants, l’ensemble entouré d’une forêt primaire jalousement préservée du tourisme et uniquement dédié aux scientifiques,l’avantage c’est qu’avec l’argent du pétrole ,ils n’ont pas eu besoin de la transformer en plantations de palmiers à huile ! C’est un état religieux musulman strictement contrôlé où la charia a été progressivement installée depuis 2014 ,ça promet !Bandar Seri Begawan ( BSB) la capitale , est faites en deux parties distinctes séparées par le fleuve Sangaï Brunéi. D’un côté, un des plus grands villages flottant du monde coloré avec ses 30 000 habitants et quelques singes chapardeurs et vieux de 1500 ans: Kampung Ayer ,de l’autre côté la ville moderne mais plutôt discrète comparé aux autres capitale du pétrole. La monnaie est évidemment le Dollar Brunéi, la vie est deux fois plus chère qu’au Sarawak, mais le coût de la vie reste raisonnable. Ces trois jours passés dans cette ville de 240000 habitants nous auront laissé l’impression d’une cité assoupie où les gens bien qu’adorables restent passifs où les activités principales en dehors du travail restent le shopping dans des malls luxueux et les restaurants chics ,pour le reste pas grands choses à faire. Les sorties du soirs ressemblent plus à des rentrées à quatre heures du matin chez nous tant les rues sont désertes..!! Évidemment à jeun ! Puisque l’alcool est strictement interdit... La misère..!

4
fév
Le treck des Pinnacles 

Nous voilà de retour à Miri,où nous sommes content de retrouver des rues colorés,animées avec du bruit et des odeurs et de bonnes bières en terrasse tout le contraire du Brunéï..!! Le temps de faire du ravitaillement et de rejoindre la région du Gunung Mulu.L’arrivée en avion vous met de suite dans l’ambiance, de la forêt à perte de vue entrecoupée de rivière sinueuses ce parc situé en pleine jungle est complètement isolé du reste du Sarawak,seul le village de Mulu habité par des tribus Penans sédentarisés par l’état met un peu de vie. C’est un des rares parc qui rassemble autant de choses que ce soit sur terre où sous terre.Avec dès grottes aux dimensions démesurées ,des formations géologiques incroyables et une forêt primaire équatoriale qui abrite des milliers d’espèces animales et végétales , ce parc est classé au patrimoine mondiale de l’UNESCO. Isolé pour isolé ,on choisit de s’enfoncer au cœur de la forêt pendant trois jours faire le fameux treck des Pinnacles.1er Jour: Après un briefing sur la réglementation du parc, on embarque sur des pirogues pour remonter la rivière Melinau sur une dizaine de km, arrêt au village de Mulu afin de saluer les Penans, les locaux du coin ,qui au passage ont préparé quelques babioles artisanales pour le groupe de dix que nous sommes. Ensuite quelques km après,arrêt pour visiter la Wind cave. Cette grotte faite de tunnels s’enfonce sur des centaines de mètres où l’on marche au milieu de forêt de stalactites et stalagmites dans de légers courant d’air pour rejoindre la connexion avec la Clearwater Cave qui encore plus grande que la première est parcourue par une rivière aux eaux cristallines, ça nous change un peu ! Ensuite pirogue jusqu’à ce qu’il n’y ai plus assez d’eau pour naviguer et la suite à pied sur 9km de forêt dense jusqu’au au camp de base.2ème Jour: lever 5h00 ,départ 6h00 en pleine nuit pour ascensioner la montagne , et c’est parti pour 1200m de dénivelé sur 2400 m jusqu’au sommet , à vous de voir !Après 3h00 de monter,on attaque la dernière partie faite d’une dizaine d’échelles et d’ancrages métalliques qui ressemble plus à de l’escalade pour arriver enfin à découvrir les fameux Pinnacles, ces roches calcaires ciselées par l’érosion et qui offre un spectacle éblouissant pour les plus courageux malgré quelques pertes à la montée....Que dire de la descente si ce n’est que l’on mettra autant de temps qu’à la montée à éviter les pièges des racines et des roches glissantes qui ne vous laissent que peu de droits à l’erreur, chaque pas doit être vérifié au risque d’une glissade assurée ...Ce qui est arrivé à la chinoise de devant qui a imiter l’envol du dragon sans succès ,mais grâce à une intervention de Docteur Lulu elle a pu repartir sans dommage..! L’arrivée au camp a été un vrai soulagement pour le groupe et spécialement pour les genoux de Valérie qui ont trouvé refuge dans l’eau fraîche et cristalline de la rivière...La dernière soirée à été un vrai partage avec les guides locaux qui nous on expliqué beaucoup sur la faune et flore avec quelques exemples vivant d’insectes qui nous tiennent compagnie depuis notre départ..!3ème Jour: Départ 7h00 pour faire le chemin à l’envers et pour profiter de cette extraordinaire forêt où le fait d’être un acteur de Jurassique Park vous comble jusqu’à la fin du parcours.

7
fév
Dans et autour du Parc de Mulu 

Après une récupération bien méritée, nous profitons du parc pour découvrir à travers plusieurs sentiers les secrets de cette forêt comme les calaos rhinocéros où à casques ,ces énormes oiseaux qui survolent la canopée dans des battements d’ailes impressionnant, clous du spectacle vers les six heures du soir où nous rendons à la sortie de la Deer cave, la plus grande galerie ouverte au monde mesurant plus de 2km sur 174m de hauteur ,350m de large et connecter aux autres grottes sur plus de 250km de long ! A la sortie de la grotte, une tribune vous permet d’observer un des phénomènes impressionnants , la sortie de vingtaines de groupes de chauves souris composés de 50000 à 200000 individus d’une dizaine d’espèces différentes sortant de toutes parts en une masse noire,grouillante et tourbillonnante partie dévorer les nuées de moustiques...!!D’après les infos du parc , la grotte hébergerait trois millions d’une dizaine d’espèces de chauves souris différentes qui engloutirais à chaque sortie une trentaine de tonnes de moustiques !! Quelle aubaine et quel spectacle...Voilà plus de 26heures que des pluies diluviennes se sont abattues sur Mulu faisant monter de plus de deux mètres le niveau de La rivière Mélinau , le parc est fermé et nous sommes isolé par les eaux,impossible de faire quoi que soit si ce n’est d’attendre...Malheureusement nous ne pourrons pas clôturer nos visites car déjà l’heure du départ est arrivé. Nous laissons Jeck et Rita chez qui nous avons été hébergés comme des princes et partagés de rares moments d’intimité pour partir vers l’est de l’etat du Sabah...

9
fév
La ville de Semporna  

Deux petites heures d’avion jusqu’à Kotakinabalu, dix longues heures de bus de nuit et nous voilà arrivé à l’extrême est de l’état du Sabah dans l’archipel de Semporna. Changement radical , puisque nous sommes côté mer des Célèbes où le climat semble plus clément,les gens différents,la mer plus claire, vous l’aurez comprit on laisse la jungle de côté pour se mettre en mode plongée... La ville de Semporna, petit port animé par des pêcheurs et son village flottant ne présente pas un grand intérêt mais reste une étape incontournable puisque elles sert de base arrière pour préparer les séjours sur les différentes îles de l’archipel et notamment réserver son logement et les plongées sur l’île de Mabul pour plonger sur Sipadan considéré comme un des meilleurs spot mondial...Ici le nombre de plongeurs est soumis à un strict quota par jour et pour l’instant nous attendons car pas de places avant début Mars...!! Les négociations vont bon train...Les centres sont tous regroupés dans les deux rues principales qui ressemble plus à un salon de la plongée qui en ferait rêver quelques uns...mais pour l’instant c’est l’attente ! On est forcé de reconnaître que la plongée amène ici un plus à l’économie mais , force est de constater que c’est la première fois depuis notre arrivée que la misère est visible et que le contraste des plongeurs Chinois ,Japonais,Coréens équipés comme des « Goldoraks » avec les enfants des rues qui vous quémandent de quoi manger : Cela fait tache !

12
fév
La vie terrestre et marine sur Mabul 

Bingo ! L’attente et les négociations ont payé,nous avons obtenus quatre permis pour Sipadan et le reste des plongées autour de Mabul et Kapalaï. Une heure de navigation et nous voilà établis sur la petite île de Mabul...Des petits bungalows posés sur la mer , on rêve éveillé ! L’île est un savant mélange de quelques centres de plongée disséminés autour du petit village de pêcheurs et ici et là sur l’eau tout autour des bateaux logeant les Bajahaux . Ces nomades de la mer qui se déplacent d’îles en îles et qui passent régulièrement au fil des journées avec leurs pirogues aux pieds des pilotis vendre la pêche du jour composée de langoustes,crevettes bleues,crabes et de poissons de récifs , mieux que le drive ! Ici le temps s’est arrêté ,il y règne une ambiance douce et tranquille et nous permet d’en profiter pleinement tant les gens sont serviables et disponibles ,bon il y toujours des chinois qui braillent et qui bouffent toute la journée et qui nous prennent en photos avec leurs portables , normale nous sommes les seuls blanc qui traînons dans les parages ! Le staff du club est composé de jeunes malaisiens qui deconnent du matin au soir ,guitares à la mains, qui chantent toute la journée, petit air polynésien... Nous avons très vite été adoptés et tout le monde préfèrent plonger avec Mame et Gipi plutôt que les chinois , oui je sais encore eux !! L’île est entourée par un récif corallien qui nous permet d’apprécier tout la diversité de la flore et de la faune locale même si l’eau n’est pas toujours cristalline, on s’en accommodera quand même.

14
fév
L’île vierge de Sipadan  

Sipadan , ce nom fait rêver bon nombre de plongeurs, ce petit îlot situé à une quarantaine de km des côtes est strictement vierges et protégé en tant que parc naturel marin. Ici seul un poste de l’armée vous enregistre avant de plonger et deux abris en bois autorisent les plongeurs à se restaurer entre les trois immersions autorisées à la journée. Des eaux turquoises entourent l’île bordée par des plages de sable blanc et fin comme de la farine et qui entourent une forêt de palmiers et de figuiers étrangleurs, mais seule une bande de 300m est accessible, interdiction formelle d’aller plus loin...Un coin de paradis qui perdure et c’est Bien. Le récif qui entoure l’île est une explosion de couleurs de coraux divers et variés et fréquenté par des tourbillons de vie marines , ici on peut quasiment rencontrer toutes les espèces de poissons, en passant par les requins, les baleines,les dauphins,barracudas , tortuesqui baladent le long des tombants qui descendent jusqu’à 2000m de profondeur !! Seuls sont autorisés les plongeurs confirmés car les courants sont parfois violents et très changeants pouvant être latérales ou verticales et même tourbillonnant,désignés ici « les washing machines »..!! Qu’à cela ne tienne ,on est prêt et ça va dépoter !!

Après deux journées d’émerveillement et de rencontres spectaculaires, nous devons laisser bien tristement ce petit paradis et continuer notre route vers la pointe nord de Bornéo où de nouvelles surprises nous attendent...

19
fév
Tips of Bornéo, une ambiance de bout du monde 

Une nuit de bus, quelques heures de minivan et nous voilà arrivé à Kudat, dernier port au nord du Sabah avant les Phillipines. Nous avons rdv avec Moush pour nous amener vers le Tips of Bornéo, la pointe de terre la plus au nord de l’île. Ici la région est quasiment vierge de tourisme et nous avons trouvé de quoi loger à Tampat do aman un petit village Rungus (ethnie locale) de huttes et de longhouses,reconstitué par Howard, un anglais marié à une fille du coin et installé depuis de longues années. L’endroit est posé au milieu d’une jungle dense qui plonge sur la mer, toute la côte est faite de multiples plages et criques aux eaux turquoises cernés par le vert de la jungle, de vraies cartes postales... Les ballades en stop seul moyen de se déplacer grâce aux effets de jupettes de Mame , nous ont permis de découvrir de petits villages de pêcheurs où nous avons pu partager de réels moments de découvertes tant les gens sont accueillant et disponibles. Moyennant quelques ringits nous avons pu partager leur quotidien dans une ambiance décontractée, tout ce qu’on aime...

21
fév
On a vu Banggi et pis on est parti..!!! 

On pensait être allé au bout du bout de Bornéo en arrivant au Tips, mais en discutant avec les locaux , on nous a dit qu’il y avait, encore plus au large une île à une quarantaine de km où les fonds seraient parmi les plus beaux de Malaisie ..!? En se renseignant , on arrive à avoir des brides d’informations qui confirmeraient mais sans plus. Comme il nous reste un peu de temps, on décide de prendre le boatpeople local sans trop savoir ce qui nous attends ??

Comment vous dire... Dès notre arrivée, nous sommes pris en charge par un couple d’instituteurs qui nous explique que l’île est en effet très riche tant sur le plan terrestre que marin mais se baigner ou snorkler n’est pas recommandé vu les crocodiles de mer qui résident autour du village, de plus, elle est complètement délaissée par le gouvernement car elle n’est pas sécurisée, rien n’est cartographié et elle habitée par l’ethnie Ibouane banggi , la plus petite du Sabah qui abriterait des pirates Phillipins pas très recommandables ..!!?

On comprend mieux le nombre de policiers et de militaires présents au m2 . Grâce à eux nous trouvons un « Boédet » pour dormir et passons la soirée ensemble. Après un petit déjeuner matinal, nous prenons le premier bateau pour Kudat ..!!

24
fév
Quelques vues de KK en plein nouvel an chinois...

De retour à Kudat, après notre petite mésaventure nous décidons de rejoindre la plage déserte de Manana où réside un petit guet housse avec un club de plongée. Surprise ! Tout est fermé pour cause de rénovation.... Nous décidons de descendre directement à Kota Kinabalu , la capitale du Sabah. Kéké, comme tout le monde la surnomme est une ville en pleine expansion grâce aux derniers gisements de gaz et de pétrole, elle est stratégiquement très bien placée. Coincé entre le parc montagneux du Kinabalu avec son sommet le plus haut d’Asie du sud-est à 4100m et les îles du parc marin Tunku Abdul Rahman, elle offre de multiples possibilités. Et comme on a de la chance, on est en pleine semaine du nouvel an chinois ..! Ce dernier anime bien les rues de la ville avec ces cortèges de défilés bruyants et colorés allant porter la prospérité dans les magasins et restaurants en cette année du chien. L’ascension du Kinabalu peut se faire sur deux jours et faire un 4000 en basket et légèrement équipé était prévu, mais vu le prix proposé on a préféré rester en mode mer et finir en roue libre...

Kéké est située dans une baie longé par un très long front de mer. Une grosse partie de la vie de la ville de l’espadon se concentre ici, pèle mèle, on y trouve le Jesselton point où se font tout les départs pour les îles voisines et lointaines, le port de pêche accolé au fish market, ou l’on peut choisir et se faire cuisiner les arrivages du jour. Et là, on peut dire qu’on a prit notre dose de crustacés et poissons à des prix imbattables ! Plus loin le marché Phillipin qui propose les poissons grillés et plein de spécialités et encore plus loin les autres marchés aux fruits, légumes, poissons séchés ( pour celui là, bien maîtriser l’apnée pour les odeurs..) ainsi que celui des Duriams où les mêmes capacités sont requises ! Plein d’animations locales qui nous permettent de bien occuper les soirées .

Pauses sur les îles du Park Tunku Abdul Rahman 

Constituer un parc marin n’est pas compliqué. Vous préparez cinq bon gros morceaux de jungles épaisses que vous assaisonner de quelques singes, varants et oiseaux tropicaux. Vous disséminez cela sur un vaste plateau corallien que vous sopoudrez de sable blanc aux extrémités et vous obtenez le Parc marin « Tunku Abdul Rahman ». Situé à vingt minutes à peine du Jesselton point , ces 5 îles paradisiaques vont nous permettre de clôturer notre voyage en beauté. Seul ingrédient non prévu, le chinois ! Derrière chaque bannière de leur tour opérator, le tinois arrive groupir, le tinois va patauger groupir, le tinois va manger groupir, le tinois va faire la sieste groupir et bien sûr le tinois repart groupir en suivant sa bannière...!! Ce qui nous permit de developper un nouvel art crucial : l’art du décalage...Ce n’était pas une chronique anti-chinois ,bien au contraire, ce sont des gens charmant et courtois mais observer leur fonctionnement si différent nous force parfois à sourir... Chaque île a son club de plongée, et renseignement prit auprès d’un moniteur local, le plattier corallien est très étendu et les profondeurs ne dépassent guère les 15m , vu les prix pratiqués,ils nous conseille de faire du snorkling où nous avons toutes les chances de voir quasiment les mêmes choses, et de plus nous avons le choix entre les cinq îles... Entre l’abandon du Kinabalu et la suppression des bouteilles, Mister Budget n’aura pas besoin se serrer la ceinture..!! Bien sûr , ce n’est pas Sipadan, tout est plus petit, mais quand même nager chaque jour sur un récif intact et coloré en y croisant régulièrement des requins, des barracudas, et tout autres poissons tropicaux dans une eaux à 28° ,on va pas faire la fine bouche. Demain, nous quittons Kéké avec un peu de regrets car son charme ne nous auras pas laisser indiffèrent.

27
fév
27
fév
Quelques pensées positives avant notre retour... 

De retour au Sarawak, nous voilà revenu au point de départ dans la ville chat de Kuching qui ronronne tranquillement et qui change radicalement de Kéké. Nous retrouvons nos logeurs Abdul et Iniah tout heureux de nous retrouver et impatients qu’on leurs raconte nos visites de leur pays ..!!??

Derniers moments à profiter et à faire une chose toute à fait nouvelle : du shopping..!!

Il est temps de clôturer ce carnet de voyage , on espère qu’à travers lui vous aurez pu découvrir autant que nous cette belle île qu’est Bornéo et peut être donner des idées à certains.. Merci et bravo pour tout vos commentaires qui nous aurons permis de garder le lien et de bien rigoler par moments...

Et promis on vous ramène de la chaleur dans nos bagages....

Selamat tinggal

Mame and Gipi