Carnet de voyage

Vietnam Express

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La course infernale de quatre français, à travers le Vietnam & le Cambodge
Août 2018
30 jours
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Publié le 28 juillet 2018

Après des mois d'attente, des journées à se demander quand est ce que Louisette achetera enfin ses billets d'avion, de longues heures à rêvasser de riz, de massages à 6e, de tuktuk fous, d'odeurs en tout genre... Nous y voilà ! Accompagnée par mes trois acolytes David, Louisette et Gaëtan, c'est au Vietnam et au Cambodge que nous posons nos backpacks (je vous ai dis que Loulou avait acheté un backpack parisien : mi sac a dos / mi valise ? 😃)


L'aventure est devant nous, Gate 22, et c'est d'un pas téméraire (enfin, ça dépend de qui on parle) que nous la franchissons !


Publié le 6 août 2018


Quel bonheur de retrouver cette humidité qui nous opresse  à la sortie de l'aéroport, le chaos ambiant d'une ville asiatique, ou encore les multiples chapeaux chinois qui s'agitent devant nos yeux.

A peine arrivés à notre hôtel, nous voilà partis à la découverte de la capitale du Vietnam !


En plein développement, Hanoi est une synergie de chaos et de charme. Chaos pour son côté délabré et son défilé  incessant de scooter (le klaxon est un "réflexe" indispensable au code de la route... code de quoi ?), et charme pour ses enivrantes ruelles qui révèle un patchwork architectural. Un patchwork très influencé par la colonisation française, notamment dans le vieux quartier, appelé le quartier des 36 rues (une rue correspondant à un domaine d'artisanat -  bon ok, je stoppe mon wikipedia show).

Le quartier des 36 rues à Hanoi

Nous avons exploré en long et en large ce quartier (en essayant péniblement de ne pas se faire écraser le pied par un scooter), partant à la recherche d'un spot photo pittoresque (le genre bien instagrammable vous voyez, où tous les touristes sont rassemblés, et que du coup, votre photo devient insupportable. Mais bon, on y va quand même.) Comme nous n'avions pas internet, ce qui prend une heure en prend le triple puisque nous sommes partis dans le sens inverse du chemin à prendre !

Fort de notre exploit, il était temps de prendre le gouter. Bien sur, le Food Tour était déja entamé ce midi, avec le Banh Mi - sandwich version Vietnam, miam ! - mangé sur un coin de trottoir.

Exit les brownies de brossard, et dégustons le café à l'oeuf. Pas sûre de moi, j'avais préparé mon vogalène, mais finalement, ce café / dessert est excellent (tellement qu'on en a repris un second.. #grostas).

Banh mi dégusté sur un bout de trottoir & café à l'oeuf

Nous avons continué d'arpenter les rues (d'un pas moins rapide, oui), de découvrir la ville et la vie quotidienne des locaux. Comme tous pays asiatiques, les locaux vivent dans la rue, mais encore plus ici. Leur habitation, construise pour la plupart en hauteur, intègre leur "magasin" au rez de chaussée, complètement ouvert sur l'extérieur. Dormir, manger, jouer, se faire les ongles de pied.. tout se passe ici et tout le monde en profite !

Un dédale de petites rues & la cathédrale Saint Joseph

La nuit tombe, pourtant, le brouhaha urbain est incessant. Les rues sont pleine de vie, et il faut emprunter une voie piétonne pour apaiser nos oreilles. De la circulation j'entends. Car les vietnamiens font de la rue un réel lieu de rencontres : les enfants jouent ensemble (marelle, corde à sauter, danse..), les "artistes" sont de sortis (groupe de 15ans type boys bands, chanteurs vietnamiens qui nous paraissent démodés..), vous pouvez même vous asseoir  avec un groupe d'inconnus ("free talk")..


Hanoi surprend, Hanoi fatigue, il est temps de se laisser emporter paisiblement par le sommeil.


Le Lac Hoam Kiem

De retour pour un après-midi à Hanoi, nous décidons de nous rendre à une pagode excentrée du vieux quartier où nous résidons  (#touristes). De rue en rue, nous découvrons d'anciennes maisons de type colonial, ou encore le mausolée d'Ho Chi Minh que nous n'avons pu visiter (les horaires, les horaires...). J'ai rententé ma chance pour apercevoir le train filant entre les maisons, mais celui n'est jamais passé ! (#sncf)

Pagode Tran Quoc & lac de l'ouest

[#vie locale]

Je remarque que beaucoup de vietnamiens on un chien ("c'est pour le manger" je vous ai entendu), mais un chien PROPRE, ce qui n est pas le cas dans beaucoup de pays asiatiques, où tous les chiens sont errants, entremêlent sale et en mauvaise santé. Chihuahua, chow-chow, husky.. En revanche les chats sont inexistants (je ne commenterai pas plus, j'espère que j'ai bien mangé du boeuf tout à l'heure).

 

Continuons sur la vie locale - je crois que j'ai pas grand chose à dire sur notre apres midi ?

Où que nous allions, la circulation est dense et nous progressons très rapidement dans l'apprentissage de "comment traverser sur un passage piéton". Que raconte t-elle encore me direz vous ! Mais comme de multiples villes asiatiques, il faut savoir que le scooter se considère comme prioritaire et non l'inverse ! Car feu rouge ou feu vert (sil y a un feu..), il faut s'imposer et passer entre les scooters.. (coucou maman !)

Après un cocktail et un bon repas, nous cloturons nos 14kms de marche et notre découverte de la bruyante mais charmante Hanoi, par un rendez vous avec le marchand de sable !


Publié le 8 août 2018


Aujourd'hui, c'est la fuite de la capitale pour rejoindre la célèbre baie de Ha Long. Classée au patrimoine mondial de l'UNESCO, elle est constituée de presque 2000 iles.

On va pas vous mentir, on s'est pris pour des riches le temps d'un clic pour réserver un tour (Le genre 5 étoiles all inclusive jemeposepasdequestion et on ne décriera pas le manque d'authencité).


Après 2h de route, nous découvrons notre magnifique bateau avec un personnel aux petits soins, et un soleil au rendez vous (le mois d'août est un mois mitigé ; c'est le début de la mousson)

Une chambre plutôt sympathique

Nous découvrons au fil des saveurs la beauté du paysage. Les rochers couverts de forêt tropicale se superposent, se confondent et nous ne pouvons qu'admirer ce doux rêve effectué approximativement chaque nuit durant les 50 derniers jours.

L'heure des activité est arrivée, nous partons faire un tour en bateau pour admirer les petites grottes formées naturellement par l'eau. Une barque en bois plutôt, de 8 personnes, poussée par la force des bras d'un vietnamien. Nombreux sont les touristes amenés par les agences pour effectuer cette promenade et nous nous succédons en file indienne (mais bien assez éloignés, tout est calculé) pour admirer le paysage.

Nous prenons par la suite un kayak pour explorer les environs. Avant de retourner dans notre superbe cabine, nous essayons d'aller frapper au carreau de notre chambre - car figurez vous que Loulou est restée chiller au lit - mais le karma n'était pas de notre côté puisque le canoë commençait à couler ! 😂

Balade en barque

Bain moussant, happy hour, confection de rouleaux printemps, buffet à volonté et jeux de cartes, c'est ainsi que s'achève notre première journée qui a enchanté chacun de nous.

Une courte nuit, et voilà déjà l'alarme qui nous reveille en grande pompe pour assister au lever de soleil. Un lever de soleil encombré de nuages, d'humidité (prendre des photos avec un voile d'humidité qui se dépose sur l'objectif toutes les 30 secondes, avez vous essayé ?), de nombreuses libellules, d'un moustique et d'un frelon asiatique.

Lever de soleil nuageux au coeur de la baie d'Halong

Quelques instants de comptemplation plus tard, nous voilà partis pour une session de Tai Chi au centre de ce paysage magnifique.

Session Tai Chi

Un peu de détente, un peu de jus de mangue, et un petit brunch plus tard, il faut désormais quitter notre bateau, et faire signe "au revoir" à l'équipage.

Mais ne disons pas au revoir à la sublime baie d'halong, puisque c'est pour longtemps que son paysage, son atmosphère, sa beauté naturelle et surnaturelle resteront ancrée dans nos souvenirs.



La Baie d'Ha Long, une.des sept nouvelles merveilles de la nature
Publié le 10 août 2018


Après plus de 3h de bus pour Ninh Binh, la baie d'Ha Long terrestre (qui devait en être 2 au moment de la vente du ticket), nous arrivons dans notre habitation pour les deux prochaines nuits. Un endroit reculé, loin du tumulte de la ville, au coeur des pains de sucre. Avec émerveillement, nous découvrons notre bungalow, au bord de l'eau et des fleurs de lotus.

Un bungalow nature.. tout en bambou, ouverte sur l'extérieur, avec peu d'intimité pour la salle de bain (un sacré contraste avec la croisière !), une immersion 100% authentique !

Bungalow au coeur des pains de sucre

Comme bons touristes que nous sommes, nous partons pour effectuer une balade en barque à Tam  Coc, l'activité la plus populaire. Le homestay met à disposition des vélos (vous imaginez que ce ne sont pas des VTT de  compet), j'en choisis un (en vrai je ne choisis pas, il ne restait que celui la, les autres avaient une roue crevée). Après trois minutes de vélo, je me rends compte que je ne roulerai pas bien longtemps.. mon pneu était KO. David va rapporter le vélo, sauf que la pédale s'est bloquée et il a du le porter jusqu'au homestay 😂

Bref, au bout du compte, nous sommes arrivés à Tam Coc, moi avec une selle pivotante et David sans frein.

La barque est menée par une vietnamienne pédalant avec ses pieds (la technique !), nous offrant un cadre reposant, tout droit sortis d'un film d'aventure.


Balade en barque à Tam Coc

Un cocktail et un repas (pas bon) plus tard, il fait complètement nuit et nous devons regagner notre homestay (environ 20min à vélo). Nous mettons notre portable en guise de lampe, calée dans le panier, histoire d'avoir un minimum d'éclairage, et prenons un "raccourci". La nuit tombée, les chiens semblent agressifs.


[Bonus]

La scène de la journée à ne pas rater : un chien qui court vers nous en aboyant, et Louisette, prenant la fuite, pédalant a toute vitesse comme si elle était au tour de France.


Nous sommes ensuite passés par les rizières (je rappelle qu'il faisait nuit et qu'il n'y avait pas d'éclairage), bien sûr, nous nous sommes égarés (entre les moustiques chauves souris et autres insectes étranges), David toujours sans ses freins et moi avec une selle inclinée à 80°! Nous avons fini par retrouver notre chemin après une heure de galère (merci Google).

Bref, nous sommes prêts pour Pékin Express !

Avant l'effort, le réconfort !

Le lendemain nous partons en direction de la grotte Mua, armés de nouveaux vélos de choc (les seuls à peu près en état de rouler). En réalité nous y allons pour le point de vue magnifique (heureusement car nous n'avons pas vu la couleur de la grotte), appelé par les français la colline du dragon.

Le ciel se dégage et nous commençons à gravir les marches, au nombre de 500, sous la chaleur, l'humidité et un soleil de plomb. Loulou a abandonné a la vue des escaliers (irréguliers) et de la hauteur.

Vue sur la colline du dragon

La transpiration d'à peu près 3L en valait la peine car c'est une vue splendide à 360° qui s'offre à nous : des pains de sucre qui s'étendent à perte de vue, perdus au milieu des rizières.


Vue de la colline du dragon.. époustoufflant

Devant le fameux dragon, Gaëtan et moi nous accrochons à la roche et faisons le tour afin de vivre l'expérience à 100%. Un moment fort du voyage !

On aperçoit Loulou qui s'est résolue à atteindre le sommet, et c'est tous les trois en sueur (#glamour) que nous repartons pour de nouvelles aventures.


Point de vue après avoir franchi quelques rochers

Ce n'est que le début de la journée, nous enfourchons nos vélos pour rejoindre Tam Coc afin de reprendre des forces et rejoindre la pagode Bich Dong.


[Bonus]

A ce moment, j'ai eu une araignée dans l'oeil puis mon vélo a déraillé dans la foulée. Heureusement David SAV Vélo était à la rescousse.


Nous choisissons de bifurquer, voyant quelques vélos sur un petit chemin.. Nous traversons a nouveau les rizières, les canards et les pains de sucre.

Chemin entre Tam Coc et Bich Dong

Et dans ce paysage apaisant, un Gaëtan pédalant de moins en moins vite, jusqu'à ne plus pédaler du tout ! Après examen par David SAV Vélo, nous en avons conclu qu'une quantité trop importante de boue c'était logée sur le vélo, ouf !


David SAV Vélo j'écoute !

Après nettoyage du vélo, nous arrivons à la pagode Bich Dong, construite a flanc de montagne, un lieu calme et surtout de culte ; une famille chinoise organisait ce jour une grande cérémonie d'offrandes dédiées à leurs ancêtres. Ce lieu abrite également une grotte qui mène à une vue (pas terrible, cachée par des arbres - déception).

Pagode Bich Dong et cérémonie d'offrandes

Nous allions reprendre nos vélos, quand David a eu la bonne idée de suivre un petit chemin. Celui ci nous a conduit aux marches que j'avais repéré lors de la visite, mais non atteignable au sein de la pagode. Une fois quelques escaliers montés, nous croisons une chèvre gourmande (les chèvres grimpent absolument partout), et continuons notre chemin jusqu'à atteindre un coin reculé. Un coin paisible, coincé entre les pains de sucre, à l'abri des touristes et du bruit.

Au milieu de nulle part

La journée se termine déjà, et ce sont des étoiles plein les yeux (cette phrase trop cliché quoi, on recommence). La journée se termine déjà et ce sont des pains de sucre plein la tête que nous achevons notre séjour à Ninh Binh, une région paisible, propice à la déconnexion technologique et à la reconnexion avec la nature.

La bande de crassous et moi en vanille fraise
Publié le 14 août 2018


Direction le parc national de Phong Nha Ke Bang, qui abrite une forêt quasiment vierge et une faune variée : tigres, éléphants, reptiles, oiseaux.. et quelques vestiges de la guerre ; le parc étant parcemé d'engins explosifs (#cavabiensepasser). C'est ici qu'a élu domicile la plus grande grotte au monde (126km).

J'ai choisi Hai's Eco tour pour que nous puissions marcher deux jours dans cette jungle, tout en encourageant financièrement cette compagnie (une partie des fonds est reversé à leur réserve animalière et à l'éducation).

Le parc national de Phong Nha-ke Bang, classé au patrimoine mondial de l'Unesco

La journée commence tranquillement par un thé et de nombreuses explications de notre guide (prononciation : win. J'étais trop fatiguée pour demander comment ça s'écrivait). La réserve animalière recueille des animaux tels que les singes, proie des chasseurs et du marché noir, les soigne et les relâche dans la nature. Les mentalités évoluent difficilement et lentement, et les animaux restent une source de revenus pour les vietnamiens.

Nous avons passé quelques temps dans ce centre à observer les animaux et jouer avec un petit singe, avant de reprendre la route pour la forêt.

L'équipe avant l'effort et la réserve de Hai's Eco tour

La forêt semble dense, apparait comme une cascade végétale, nous donne cette impression de "dégouliner" pour s'écraser sur le sol.

Au bord de la route

Nous commençons notre trek, avec une baignade dans une cascade puis une bonne marche.

Début du trek avec notre guide et quelques abeilles sur le chemin

J'ai cru que nous allions perdre Louisette et son rythme cardiaque au bout d'une heure. Mais elle s'est accrochée, et nous avons été récompensé avec un super déjeuner (#grostas).

Un déjeuner local délicieux

Comme on avait un peu trop mangé, j'ai fais un petit roulé-boulé dans une pente (en vrai mon pied est resté accroché à une liane). Plus de peur que de mal, je m'en sors avec des bleus, c'est mieux qu'une fracture crânienne !

Nous continuons notre marche et plus nous avançions, plus la forêt semblait dense, prête à nous engloutir à chaque instant. La végétation nous encerclait, presque vierge, comme si l'homme n'empruntait jamais ce chemin.


De la verdure, encore et toujours

Entre les pierres, la terre, la verdure, les insectes, nous progressons vers un endroit rocheux où se trouve notre campement du soir. Une bache abrite notre lieu de vie, nous en profitons pour se reposer et c'est au bout de quelques minutes que Gaëtan s'endort paisiblement sur le sol ! L'équipe, un porteur, un cuisinier et notre guide, nous concocte un bon repas : poulet (cuit devant nous), canard, bambou, pomme de terre et carottes accompagnés d'une sauce miracle "Cheo" a base de citron et de chili.

Poulet, canard, carottes,.pommes de terre, riz et cacahuètes

La nuit tombe, nous prenons nos lampes torches pour marcher quelques instants dans la forêt afin de repérer un singe et quelques insectes : tarentule, mille pattes, phasme..

La nuit dans la grotte n'est pas si terrible entre les cailloux, les araignées et les cris d'oiseaux (coucou David, comment ça va ?)

Vestige de guerre, insecte étrange et nuit dans la grotte

Après un bon petit déjeuner c'est l'heure de repartir à l'assaut de la jungle ! En deux minutes, c'est la sudation complète (imaginez les grosses gouttes de sueur qui perlent sur le front, dans le dos.. et qui coulent... ce moment glamour vous est offert gratuitement).




J'avais envie de mixer notre repas avec une belle araignée vénéneuse... Qu'en pensez vous ?

Nous avançons péniblement, au milieu des moustiques, très nombreux aujourd'hui.

Tiens, faisons une pause spéciale moustiques ! 

[Bonus > depuis quelques jours nous sommes piqués par les moustiques avec Louisette. Ça a débuté par une trentaine de piqûres sur le corps pour finir par une trentaine sur une seule jambe a la fin du trek. Petit, inaudible, nous nous sommes fait dévorer par le moustique tigre (et la tu vas me dire " Mais Clélia, tu connais pas le répulsif anti moustique tigre ? " et je vais te dire "c'est de la poudre de perlinpimpim!" car  RIEN n'a fonctionné).

Bref j'ai finis le trek couverte de bleus et de piqûres (ma carrière de mannequin chez gambettes box est terminée)] 




Oui, ça n'a rien à voir avec les moustiques. J'allais quand même pas mettre mes cuisses en photos !

Après mon combat avec les moustiques, nous nous arrêtons à une petit cascade pour se baigner (la encore je me fais attaquer par des petits poissons qui dévorent les peaux mortes - fish spa gratuit) et pour manger (ENCORE). 

Je vous jure qu'on a pas fait un trek food

C'est la fin de l'après midi, et il est temps d'enfourcher les scooters pour chercher un logement et se doucher (tu te doutes bien qu'on est resté deux jours dans notre sueur, comme un petit ragoût qui mijote lentement - into the wild), de dire au revoir à l'équipe de Hai's Eco tour.

Un Gaëtan en toute décontraction sur le scooter VS un David tout tendu

Une équipe souriante, avenante et généreuse. Et qu'importe les piqûres, les bleus et la fatigue nous garderons un souvenir imperissable de cette immersion dans la nature sauvage et indomptable.

C'est un peu avec regrets que j'achète mon ticket de bus pour Hué car la région est tellement belle, préservée, que deux jours en plus n'auraient pas été de trop (sauf pour ma peau - miss mosquito).

Publié le 14 août 2018


Je me croyais fatiguée et c'est finalement une nuit Blanche qui m'a tendu les bras, passant mon temps à réfléchir, me gratter, réfléchir, me gratter, me gratter. Les 4h de bus suivants ne m'ont pas aidé et c'est épuisé que je me traîne à Hué pour visiter la cité impériale.


Hué fut capitale du Vietnam pendant plus d'un siècle, jusque 1945, avant de se faire ravir la place par Sai Gon puis Hanoi.

Nous pénétrons dans la citadelle et c'est en toute innocence que je dis "on est à vauban" (translate : on se croirait au parc Vauban à Lille). Nous apprendrons ensuite que cette citadelle est construite sur le modèle Vauban !

Construite à partir de 1802 par Gia Long, la citadelle fut détruite à la fois par les français, les américains et c'est de nombreuses fois que notre guide prononça le mot "destroyed". Il ne reste finalement plus grand chose de ce que pouvais être le site autrefois, pourtant, il n'a pas perdu de sa superbe.

Les femmes et les hommes etaient divisés (à l'ouest les batiments pour femmes, à l'est les hommes. Bon, ou l'inverse). Pour "garantir la perennité du royaume" les rois avaient à leur disposition, en plus de leur reine, une multitude de concubines de toute classe (certaines ne l'ont d'ailleurs jamais vu, mais étaient a leur service, retenu dans la citadelle comme dans une prison). Certains rois ont eu 3 enfants quand d'autres en ont eu plus de 400.

Le trône du roi

Le site est tres pittoresque (J'aurais pu mieux faire comme commentaires, mais je suis à court).

La citadelle respecte le Yin et le Yang : les éléments naturels tels que l'eau, le bois, ou encore les couleurs primaires comme le jaune ou le bleu (pour plus d'information, merci de vous adresser à Google, je suis fatiguée ! 😂)


Après cette visite culturelle, nous marchons (translate : on se traine) vers la boulangerie française (Oui, et alors ?) pour manger un sandwich, un jus frais et une crêpe. Un peu de France au bout des papilles !


[ #Vielocale]

La nourriture asiatique est bonne mais n'est absolument pas variée. En tant que français ou juste en tant qu'européen, quand on a faim le midi, on peut manger dans un gastro ou au kebab du coin, dans un restaurant italien, indien, libanais, un fast food (#grostas), un sandwich..

En Asie on peut manger une soupe, du riz, des noodles.. La base de l'alimentation est toujours la même ainsi que les ingrédients utilisés. Rébarbatif. Alors de temps en temps ce qui nous paraît anodin et pas terrible comme manger un sandwich est une delivrance (même si ce n'est pas très bon). Le chocolat, la charcuterie, le fromage, au revoir !


Et sinon c'était repos à la boulangerie française, réservation de notre hôtel pour notre prochaine destination, un super massage vietnamien dans un hôtel (ça rattrape mon experience précédente de.massage extrêmement NUL à Phong Nha) puis dîner dans un boui-boui local dans la rue (excellent).

Demain nous partons de Hué. Je pense qu'on est clairement passé à côté de la ville, malheureusement il fallait faire un choix car nous n'avons plus beaucoup de temps au Vietnam !


Publié le 16 août 2018


Prenons notre temps et délassons nous l'espace de quelques heures dans la charmante Hoi An. C'est dans un havre de paix que l'on a élu domicile pendant trois jours et demi.

Réputée pour son charme et ses hordes de touristes, il n'en est pas qu'une rumeur.

David à la conquête de la ville des lanternes

Nous entamons notre après midi par le check in d'un hôtel qui ne tient pas ses promesses (allez, on se dupe tous les uns et les autres avec nos photos non conformes), d'un choix de vélo hasardeux (Loulou a du retourner à l'hotel après avoir parcouru quelques mètres) et d'une balade à vélo dans la vieille ville.

Quelques coups de pédales plus tard, nous pouvons comprendre les différentes influences de la ville a travers ses bâtiments : style colonial français très présent, nombreuses batisses chinoises (entrées payantes, on passe notre tour #rapiat) et même  japonaise (notamment un pont, édifié au XVIeme siècle, intouché par la guerre)...

Maisons style colonial et pont japonais

Son architecture pittoresque, ses arbres fleuris qui se mêlent aux murs de couleur jaune passé, ses multiples cafés "so cute" (bois, fleurs, chill, tout ça..), ses jeunes mariés qui viennent capturer leurs instants romantiques, et surtout ses lanternes (j'ai pris au moins 50 photos #touriste)...

Hoi An nous enivre d'un doux parfum de quiétude, malgré la horde de touristes qui, sans cesse, défile.


Deux couples d'amoureux et un peintre au coin d'une rue

Nous mangeons sur un stand de rue puis laissons nos vélos pour explorer les rues à pied. De multiples shops (vêtements sur mesure, souvenirs, lanternes, magasin de cuir...) se succèdent. Je craque sur un pain au chocolat (la bonne francaise) et un jus (dans un café hipster bobo et cie, tout moi).

Le quartier est calme, les scooters et voitures sont interdits, en revanche, nous sommes énormément sollicités par les locaux pour visiter leur magasin, acheté ci ou ça (bon on a fait quelques achats comme de faibles touristes). Nous passons devant un marché de fruits et légumes.

Le marché de la vieille ville

Le soir nous nous éloignons des cafés pour aller manger "local" et allons par hasard dans un marché couvert. Après sélection d'un stand, nous sommes un peu déçus de notre choix et repartons à vélo à notre hôtel.


Mercredi matin nous partons (à vélo, encore) à l'est de Hoi An, au dénommé "Water coconut village". Village de pêcheurs, il est caracterisé par plusieurs hectares de forêts de cocotiers immergés d'eau, que l'on peut visiter avec un local en "basket boat".

Un basket boat

Nous naviguons entre les cocotiers, a la recherche de petits crabes, et notre guide nous confectionne des bijoux et couronnes avec les feuilles. La visite est sympa mais clairement trop touristique (Oui, on veut être des touristes mais sans les autres).

Le temps oscille entre nuage et soleil, mais on décide de partir à la plage, car en plus d'être une jolie ville, Hoi An a son compteur quelques kilomètres de sable blanc, des cocotiers, et une mer à plus de 25 degrés (désolée pour celui qui est en train de lire depuis son bureau ou son canapé, allez, on pense à vous !).

Plage de Cua Dai

Balade sur la plage, baignade et chill au programme, notamment la découverte d'un petit restau "qui ne paye pas de mine" (oups). On peut dire merci à tripadvisor car c'est excellent (il s'agit du Lucky Beach sur la plage de An Bang). Bon plan pour les Picsou gourmet : en moyenne 3 euros le plat, 1 à 2 euros la boisson

Noix de st jacques et coques pour moi

En fin d'après midi, nous nous rendons à Tra Que (sauf Loulou qui est restée collée au transat). Un petit îlot de pêcheurs (sauf qu'on en a vu aucun), et surtout, un village de plus de 400 agriculteurs (riz, menthe, salade...) qui n'utilisent aucun pesticide.

Nous nous promenons (à vélo, toujours) au hasard et tombons sur quelques agriculteurs se laissant prendre au jeu, une pause par ci, un sourire par la (du coup, on leur a laissé un tip).

Agriculteurs à Tra Que

Le soleil se couche et ce village peut s'avérer être un excellent spot photo, non ?

On retourne au Lucky Beach, rejoindre une Loulou reposée, et mangeons à nouveau au restaurant (#grostas) : coques, crevettes, poisson local grillé, noix de saint Jacques, crabe... faites votre choix ! 


Il est temps de rentrer (l'hôtel semble si loin), on a pris de belles couleurs !

[>Bonus]

Proche de l'arrivée, dans la petite rue de notre hôtel, un scooter roule derrière David et moi. J'étais déjà bien serrée a droite, mais le scooter semblait vouloir passer sur ma droite (têtue comme je suis, je ne vois pas pourquoi je dois me décaler). Il profite d'un léger écart pour passer à ma droite, me frôler et rattraper David. ET LA il tend sa main gauche vers David (j'ai cru qu'il voulait le pousser) pour.. lui prendre son portable ! (Oui David il aime bien faire du vélo et regarder son téléphone en même temps - coucou la maman de David si vous lisez !)

David dérape tout en agripant son téléphone, mais le voleur lui chute avec son scooter (bien fait) et il a eu très vite fait de se relever quand il voit Gaëtan courir vers lui 😂

Plus de peur et pas de mal, les vols à l'arrachée sont monnaie courante au Vietnam et notamment à Ho Chi Minh. Et oui, en fait c'était un entraînement !

Allez bonne nuit !



Un David serein

Jeudi matin, nous prenons la direction d'un autre hôtel (mieux), puis.. journée chill plage.


Plage de An Bang

Une bonne excuse pour retourner au Lucky Beach !


Coques grillés et légumes pour moi

Loulou prend la direction de l'hôtel, quand David Gaëtan et moi nous dirigeons vers le vieux quartier histoire de me dénicher une robe typique. Mais bon comme une pince, je finis par ne rien acheter car je trouve cela trop cher (15 euros, pensez vous !).

On se renseigne sur le bus local partant à Da Nang, que nous devons prendre vendredi après midi. Bien entendu, les hôtels ou les book office ne savent pas qu'il existe un bus local et même pour certains, cela n'existe pas 😉 bref nous trouvons la station des bus par nos propres moyens.

Comme vous le voyez je n'ai pas grand chose à raconter de notre journée. Mais je vous ai préparé un petit bonus !


Moi et le vélo, la grande histoire

[>Bonus]

Nous allons atteindre l'hôtel (à vélo, encore encore et toujours), je commence a tourner a droite sauf que.. la voiture derriere moi m'a tout simplement percuté ! (Coucou les parents !) Bon pas de panique, on roulait pas vite et figurez vous que je ne suis même pas tombé (on dira merci aux réflexes, je ne sais pas comment je m'y suis prise). Le chauffeur (de taxi, on est safe..) est sorti.. pour examiner sa voiture 😂


Bon et sinon, on dit un grand merci à tripadvisor pour nous avoir aidé à dénicher une petite adresse à deux pas de l'hôtel, le claypot. L'heure d'attente en valait la peine.

Claypot crevettes aux cinq épices

Voici arrivé notre dernier jour à Hoi An, et nous le cloturons par un cours de cuisine (#grostas). Un cours plutôt intimiste contrairement à ce que j'ai pu connaître, nous étions 5.

Nous commençons traditionnellement par suivre notre chef cuisinier qui part acheter ses provisions au marché local. Le marché c'est un mélange d'odeurs, entre fruits frais et étalage de viande en plein air, c'est un phénomène visuel pour les Européens

J'ai trouvé ce cours plutôt raffiné et travaillé. Nous y avons cuisiné et déguster des sortes de rouleaux de printemps (papaye, carotte, concombre, coriandre, avocat, chili), des brochettes de poulet à la sauce savoureuse, du thon snacké (Un délice, c'est sa spécialité) et une noodle soup.

Un moment très sympa, de la cuisine de qualité, mais un peu déçue de ne pas avoir beaucoup cuisiné !

Une chose est sûre, en plus d'être charmante Hoi An est une belle destination pour manger (les gros tas que nous sommes avons été ravis). Je pense qu'on a pour l'instant jamais mangé mieux qu'ici.

C'est sur cette note positive que nous prenons le bus pour Da Nang.

La ville la plus développée vu jusqu'à présent, et pour autant, ne présente en surface aucun intérêt. Nous y avons pris un verre sur le "plus haut rooftop du Vietnam" (ça valait pas un rooftop à Bangkok ou à Singapour, mais on va pas se plaindre) qu'on a payé une fortune (17 euros). C'est parti pour Ho Chi Minh !

Le bus local et la seule photo de Da Nang que j'ai à vous offrir
Publié le 22 août 2018

Embarquement immédiat pour Ho Chi Minh, au demeurant toujours appelée Saigon.


A peine arrivé dans notre quartier, nous sommes abordés par de multiples vendeurs de lunettes et autres.. ca change de Hoi An ! Nous logeons dans le quartier des routards, à Ben Thanh, histoire de pas être trop dépaysé quoi ! C'est le quartier le plus animé de la ville, avec tous les bars et restaurants à portée de mains.

Après avoir dévoré notre premier hamburger chez burger King à 10h30, on se dirige vers quelques incontournables de HCM (petite abréviation pour faire "genre").

Le marché couvert de Ben Thanh abrite des centaines de stands de vêtements, accessoires, alimentation. C'est ici que je déniche une robe traditionnelle pour 11 euros !

Le marché couvert de Ben Thanh

On se dirige ensuite vers la Cathédrale Notre Dame de Saigon, construite par les français au XIXème siècle, que nous n'avons pas pu visiter car actuellement en rénovation. En face se situe la poste centrale de HCM.

La Cathédrale Notre-Dame de Saigon et la Poste

Sur la route on tombe sur quelques centres commerciaux pour faire un peu de shopping visuel. Les prix ne sont pas plus avantageux ici, et parfois plus cher. Par ailleurs, comme beaucoup de villes asiatiques, la contrefaçon est monnaie courante (on en trouve même au supermarché) ; Channel, Gucci font parties des marques les plus répandues.

Le temps ne nous épargne pas et c'est sous la pluie que nous arrivons au musée de la guerre. Un musée très fréquenté, qui retrace l'histoire de la guerre du Vietnam à travers des milliers de photos de reporters vietnamiens, américains, français.. Cette visite culturelle ne laisse pas indifférent, et les photos sont parfois prenantes.

Le musée de la Guerre

Nous gagnons ensuite un autre centre commercial pour un encas (dans une chaine "tous les jours" #francais). Aidés par tripadvisor, on déniche un salon de massage ultra mignon, pour 1h de massage traditionnel vietnamien. Cette fois ci, on a eu le droit à un VRAI massage et croyez moi, ce n'est pas de tout repos. Loin du massage californien, j'ai cru que la masseuse allait me casser les côtes. Compression, points d'appui et massage aux pierres chaudes.. avec ça nous étions tout léger à la sortie !

On mange local !

C'est d'ailleurs un tout autre HCM qui nous attendait à la sortie du massage. Un air un peu moins chaud, la nuit tombée qui découvrait des buildings et des enseignes éclairées et colorées, le début d'une  agitation nocturne, les odeurs de street food... l'ancienne capitale du Vietnam est bien plus agréable la nuit.

Saturday Night Light

Nous sortons dans notre rue qui se révèle être la rue des bars, un semblant de Khao San Road comme j'ai pu le lire (nb : la Khao San Road est une rue piétonne de Bangkok, où se côtoient toutes les nationalités au gré des bars, des buckets - seau d'alcool, stands d'insectes grillés.. rien de bien authentique mais une ambiance unique en son genre). Nous avançons de bars en bars, où les musiques des bars se confondent, entre musique vietnamienne moderne, techno, ou karaoké. Une vrai cacophonie. Et les normes sonores... n'en parlons pas ! (On a perdu un tympan, et passé une heure à ne pas se parler, en communicant avec les mains).

Je suis étonnée de voir que le quartier du routard est majoritairement fréquenté par des vietnamiens, qui restent pour la plupart assis sur leur siège en extérieur, mangeant et regardant les passants.

Après avoir écumé trois bars, nous rentrons.

Petite particularité à HCM : les bars vendent librement des ballons à gaz euphorisant.


Le lendemain midi, nous nous rendons dans une pizzeria ("on mange local") puis nous baladons pour dénicher un petit temple hindou.

Petite parenthèse : contrairement à certains pays asiatiques, j'ai vu très peu de temples chinois, temples hindous ou mosquées. Peu de mixité des cultures, des religions et par ailleurs, Louisette est regardée de tous les côtés ("la seule black du Vietnam").

Temple hindou

Le temps se couvre et on élu domicile pour l'après midi dans un starbucks ("on boit local") histoire de réserver nos logements pour les nuits à venir. J'ai testé le café glacé c'est pas mauvais du tout.

Le temps est magnifique à Ho Chi Minh

On s'est ensuite baladé au gré du vent. On a trouvé quelques produits locaux en supermarché : crevettes séchées, gâteaux etranges (On est vraiment pas sur le même standing qu'en France), fruits de mer à la couleur douteuse, vache qui rit goût crabe ou poulet..

Promenade en fin de journée et repas dans un street food local.. Je ne vais pas vous duper plus longtemps, je n'ai pas grand chose à vous raconter sur HCM. C'est une ville qui mélange le moderne au traditionnel, les boutiques de luxe et les boui-boui, le quartier des affaires et les drapeaux communistes. La ville est grande, et tout est diffus ; c'est comme s'il n'y avait pas d'hyper centre. Il n'y a pas non plus de beaux bâtiments, pas de beaux quartiers à exploiter. Mon opinion est un peu mitigé sur cette ville, que je pourrai comparer à un Kuala Lumpur, sans grand intérêt.

C'est ainsi que nous quittons définitivement le Vietnam, un pays qui très touché par la guerre dans certaines villes, qui regorge de beaux sites et  belles contrées. C'est bien entendu le Vietnam du Nord qui m'a le plus emballé compte tenu de la beauté des paysages, malheureusement parfois mal entretenu (pollution, déchets...). Le fameux sourire vietnamien existe, mais on ne peut nier un certain contraste ; la majorité de la population vous voit comme un porte monnaie ambulant (on ne peut que compatir quand on regarde leur salaire mensuel moyen), et c'est parfois oppressant.

Certains sourires sont eux, beaux et sincères.

Publié le 25 août 2018


Une île, ça se mérite ! Lundi matin, c'est 14h de bus qui nous attendent. 14 longues heures à passer à somnoler, lire (bilan du jour : 36 pages), regarder le paysage défiler (au passage un paysage bien plus pauvre et précaire qu'au Vietnam), dormir, somnoler...

Arrivés à Sihanoukville au Cambodge, une ville semblant être en plein développement (=constructions à chaque coin de rue = moche), nous prenons un tuktuk pour gagner notre hôtel. Sauf que vous n'avez pas idée de la multitude de trous qui peuvent se trouver sur une route cambodgienne (définition de la route cambodgienne : un chemin de terre mi sec mi boueux peuplé de trous de toute taille).

La suite de la soirée : #grostas. Nous partons avec David dans un restaurant italien, tenu par de vrais italiens avec du vrai fromage italien. La première bouchée c'était un peu comme un des meilleurs moments de ma vie.

Et la vous vous dites "mais pourquoi ne parle t-elle pas de Koh Rong ?".. Écoutez, je vous mets au défi de trouver une pizza délicieuse au Vietnam et au Cambodge !

Pizza 4 fromages, évidemment !

Bref, mardi matin c'est cap sur l'île de Koh Rong.


Respirez profondément, fermez les yeux, et imaginez l'espace d'un instant le soleil caressant votre peau, le vent léger soufflant sur vos cheveux, vos doigts laissant échapper quelques grains de sable blanc, le calme et le doux clapotis des vagues frémissant à vos oreilles, quelques cocotiers s'agitant au dessus de vous...

Vous y êtes ! Koh Rong, une grande île faites de jungle, mer turquoise et sable blanc. Vous savez, le genre de sable doux, sans coquillage, sans cailloux. Un sable accueillant pour vos pieds sensibles.

Un cliché en quelque sorte (coucou à tous ceux qui travaillent en ce moment).

Je mets pas de légende 😊

Je vais vous épargner tous les détails, car je suis un peu fatiguée et puis je n'aimerais que vous ressentiez un quelconque dégoût ou une quelconque frustration ! Donc, notre mardi après midi à été consacré à la plage (aux plages, restons précis), à la baignade, au repos, aux cocktails..

Gaëtan est au paradis !

Rebelote (on oubliera ma ringardise) le lendemain après midi. Comme c'est un peu rébarbatif, vous trouverez ci dessous un petit bonus.


[>Bonus]

Mercredi matin nous décidons d'explorer une autre plage qui doit approximativement se situer à une heure de la notre. Nous marchons, marchons et arrivons à un chemin boueux qu'il nous est impossible d'éviter. Comme je me crois un peu dans Koh Lanta, j'ouvre la marche. Évidemment mes tongs restent enfoncées dans la boue. Têtue, je décide de mettre un pied, qui s'enfonce, s'enfonce.. ! Au revoir la plage, en plus d'avoir de la boue plein les pieds, je rebrousse chemin à pieds nus (bon allez c'était l'histoire de 10 minutes).


Quand j'ai cru être à Koh Lanta alors qu'on était à Koh Rong

Même en ratant notre expédition (on apprendra plus tard qu'on s'était complètement trompé de chemin), nous avons pu découvrir une autre facette de l'île. Une île avec un goût d'inachevé, un semblant de zone désaffectée, des habitants vivant dans la pauvreté à côté des bungalows pour touristes... Une île en passe de se développer, avec l'ambition de devenir une réelle destination touristique avec construction de routes, complexes hôteliers et aéroport... En somme la destruction de l'île, de son charme naturel et de sa forêt.

Quand j'ai cru faire un reportage Enquête Exclusive "la face cachée de Koh Rong"

Sur cette bonne note, nous nous levons tranquillement jeudi après une soirée un peu arrosée (pour certaines personnes - nous garderons l'anonymat pour le respect des familles). Nous avons trouvé un QG sympa du style bois / zen / chill / cosy / coussin, le genre d'endroit où on peut y passer la journée sans voir le temps passer (Bon nous c'était la matinée et en plus il a plu des cordes pendant des heures).

Restaurant Le Paradise

Le midi, le ciel reste nuageux mais la pluie a disparue et nous partons pour un "boat tour".

On commence par du snorkelling proche d'une île minuscule (et sale), pour admirer les petits poissons et les coraux. L'aller jusque l'île se fait sans problème. L'aller.

Notre capitaine

[>Bonus]

Pour le retour, nous nageons à contre courant. Sauf que le courant était un peu trop fort pour Louisette et moi. Et qu'on a un peu dérivé. Loulou arrivait plus à nager et moi je ne nageais pas assez fort. On est venu nous secourir avec les gilets de sauvetage.. Un grand moment, j'en ris encore. 😂😂

Nous sommes arrêtés sur plusieurs plages l'après midi - je n'ai pas pris de photos.. Le droit à la déconnexion ? En début de soirée nous pouvions nager avec des planctons luminescents. Les planctons se manifestent lorsqu'il fait nuit noire. Sauf que bien sûr, c'était presque la pleine lune et que l'eau était froide.. j'ai passé mon tour pour cette fois.

Un sunset réussi

Malgré une pollution certaine, ces quelques jours sur l'île étaient vraiment parfaits.

Un petit bout de plage parfait

Des plages avec un trop peu de touristes, un temps clément, des restaurants et bungalows typiques, un environnement encore sauvage et préservé, une ambiance exotique et romantique..

(je serais bien restée une semaine quoi)

Parfois un petit bout de vous reste à l'autre bout du monde

(Un peu cliché j'avoue)

4K beach
Publié le 29 août 2018


Loulou nous a quitté. Pour rejoindre Paris, ses haricots verts-knacki poulet du midi et ses folles soirées parisiennes.

David, Gaëtan et moi prenons la direction de Kampot, le sud du Cambodge.

La ville est connue pour la production de poivre vert, un des meilleurs au monde. Un poivre associé souvent au crabe (Même pas 5 lignes... #grostas), aux viandes.. (bon en fait on en trouve dans tous les plats, même les sauces, les glaces et les desserts). Le poivre frais est très bon et très parfumé.

La petite ville de Kampot avec ses bâtiments coloniaux

Comme de bons touristes, nous bookons un tour organisé pour la journée du samedi. J'ai horreur des tours du style car chinois - on s'arrête 5 minutes pour prendre une photo du site sans le regarder et on recommence - mais j'avoue que la fatigue a pris le dessus.

On prend la route pour le Bokor Hill Station, une ancienne station climatique française laissée plus ou moins à l'abandon. C'est une des attractions phares de la région.

La porte du van s'ouvre et je réalise à quel point il fait froid (Plus de 1000 mètres d'altitude pour commencer) et à quel point je suis bête d'avoir oublié mon sweat si doux et si chaud..

On est pas bien là ?

Cette station a été créée lors de l'époque coloniale française, puis abandonnée, puis reprise par les khmers, puis abonnée de nouveau pour faire ensuite office de QG des khmers rouges. C'est seulement dans les années 90 que les derniers rebelles sont chassés.

Quand un lourd passé côtoie le street art

Les bâtiments ne sont pas rénovés pour la plupart et la végétation a pris le dessus.

Quand je me.fonds dans le décor

Une église catholique est toujours présente.. On pourrait presque tourner un film d'horreur dans ce parc, non ?

Et sinon j'espérais voir le Bokor Palace (Le bâtiment le plus célèbre du parc) avant que je comprenne qu'il avait été complétement rénové. Une nuit coûte 1000 dollars d'après un des guides. La terrasse de cet hôtel bénéficie d'une vue magnifique sur les collines et la mer. Mais le brouillard est tellement épais et important qu'il est strictement impossible d'apercevoir un bout de végétation. Les pluies et le brouillard rendent que peu habitable cette région lors de la saison sèche.

On peut découvrir un temple bouddhiste, caché dans les hauteurs.

Nous y avons pris un repas, en plein dans la fraîcheur, la brume, le vent... enjoy !

En fin de journée, nous faisons un tour en bateau (inclus dans notre tour). Une petite mention pour les normes de sécurité sur les bateaux au Cambodge : lorsqu'on passe un pont et qu'on se situe à l'étage du bateau, en exterieur, on doit parfois se coucher histoire de ne pas avoir d'accidents !

Prendre le bateau au Cambodge

Le soir nous trouvons notre nouveau QG, le rikitikitavi restaurant (qu'on a appelé le Rikiki, autant faire simple), un personnel souriant et une cuisine délicieuse.

David devient téméraire ; il s'essaie à la glace du Durian (et il a tout fini ! Tandis que Gaëtan a failli vomir sur son dessert- moment glamour gratuit)


Le lendemain matin après avoir tergiverser sur ce qu'on voulait faire et ce qu'il était possible de faire, on choisit l'option sécurité / fainéantise. Suite aux conseils d un couple de voyageurs rencontrés plusieurs fois sur notre route, on fait une grasse matinée (ça dépend pour qui.. personnellement j'ai scruté le plafond de l'auberge de jeunesse jusque 3h30) et on se dirige vers le restaurant Green House.

Le chemin en tuktuk n'est pas de tout repos (des trous, des trous et encore des trous), mais en valait la peine.

David le prince du Tuktuk

On a pu acheter du vrai poivre de Kampot (pas celui vendu dans les shops pour touristes) et manger divinement bien (je sais ce que vous vous dites, je vous assure qu'on ne passe pas tout notre temps à manger).

Le Green House, une des meilleures adresses de Kampot

Il est déjà 15h30, l'heure de prendre un bus pour Phnom Penh durant plus de 4h (mais qui part pas vraiment à 15h30, vous savez, le décalage horaire asiatique - restons calmes), puis d'enchaîner sur un bus de nuit durant un peu moins de 5h30 (contre les 7h annoncés.. Pour une fois que ça se fait dans ce sens hein). Le bus est truffé de guirlandes et d'une petite boule à facette (trop kitsch) et l'intérieur est plutôt typique et cosy. Après voilà, je commençais à m'endormir quand on est arrivé !

Gaëtan est aux anges

Petite digression sur la vie locale (pour faire face à un contenu un peu creux).

Les cambodgiens sont extrêmement gentils, souriants et avenants. Des différents pays asiatiques que j'ai pu visiter, c'est peut être celui ci le plus pauvre, le plus pollué mais c'est aussi celui ci le plus souriant, qui humainement, à peut être le plus à offrir.

Sur le plan culinaire (pour changer), le Cambodge se différencie par de nombreux restaurants touristiques (mexicain, italien, japonais...), et un manque de restaurants locaux (ou alors qui le sont un peu "trop" comme les stands ambulants de poulet entier avec les pattes retournées.. peu appétissant). Un petit choc financier également quand on compare le coût de la vie locale (Plus élevée qu'au Vietnam contre un salaire plus bas). Parfois les plats locaux coûtent 6 euros contre 2 au Vietnam #attrapetouristes

Les gens ne vivent pas dans la rue comme au Vietnam, et la nuit, les rues sont extrêmement calmes, Ho Chi Minh nous manquerait-elle ?

Publié le 3 septembre 2018


Nous partons à la découverte de la ville de Siem Reap après quelques heures de sommeil seulement. Nous commençons par l'essentiel : acheter notre pass de trois jours pour visiter le site d'Angkor (62$, quand même ! Clélia la pince), booker un guide compétent puis chiller tranquillement ! En surface, Siem Reap ressemble à une ville sans grand attrait, sans infrastructure touristique ; on vient à Siem Reap trois quatre jours pour aller sur le site d'Angkor situé à quelques kilomètres, passer la soirée dans la ville, puis repartir. Pourtant, il est agréable de s'y balader et tout est à portée de main, commerces, bars, restaurants, cinéma.. certaines rues sont jolies, les restaurants sont cosy : on y trouve de la nourriture locale comme étrangère (on a mangé des burgers, italien - c'était pas bon, japonais, libanais..)  - il ne m'aura pas fallu longtemps pour parler bouffe. On a même dégusté quelques sauterelles, tarentule, serpent miniature.

Je me suis sentie très bien dans cette ville, mi locale mi touriste, où nous sommes restés du lundi au samedi midi (une éternité dans notre voyage !).

Épreuve gustative ; Pékin Express !

Allons à l'essentiel et parlons de ce pourquoi nous sommes ici : les temples d'Angkor ! Un site qui se décline sur plusieurs kilomètres, rassemblant temples bouddhistes et hindouistes, pour beaucoup en cours de rénovation grâce aux multiples pays qui investissent pour la sauvegarde de ce patrimoine d'exception (France, Allemagne, États Unis, Chine...).

Nous passerons trois jours avec notre guide Bonath, dont deux à Angkor.

David est prêt pour explorer tous les recoins d'Angkor

Angkor Wat

Le réveil du mardi c'est le genre qu'on ne veut pas revivre, ou vous êtes coupé dans votre sommeil dès 4h30. J'étais personnellement épuisée, du fait d'un manque de sommeil accumulé, avec l'impression de traîner mon corps à chaque instant, de devoir retenir mes paupières à ne pas se fermer. Enfin bon c'était cool sinon hein.

4h30, c'était forcément pour voir le lever de soleil sur Angkor Wat. Y avait tellement de nuages qu'en fait, on a pas vraiment su quand s'est produit le lever de soleil. Non mais c'était bien.


Le lever de soleil sur Angkor Wat...

On est de vrais touristes, alors...

Les touristes à Angkor Wat

Notre guide est très souriant, avenant, gentil. Il rit beaucoup. Il parle énormément. C'est à dire qu'on ne l'arrête plus ! Angkor Wat a été érigée au XII ème siecle, et comme la plupart des temples, ont été successivement détruit, pillié (notamment par les thaïlandais vu l'insistance de Bonath), occupé, pillié.. Mais c'est le mieux conservé de tous. C'est le temple le plus important, la plus grosse "capitale". C'est toujours un lieu de pèlerinage, qui a tout d'abord été hindouiste puis bouddhiste.

Les vestiges bien conservés d'Angkor Wat

Ta Phrom

Ta Phrom se différencie complètement d'Angkor Wat par sa synergie avec la végétation, qui se mélange aux temples. Les nombreux arbres fromagers (ma tête quand j'ai entendu "fromage", j'ai tout de suite pensé au brie de Meaux, du gorgonzola, de l'emmental râpé au moins...) ont pris possession des lieux, des pierres, rendant l'endroit magique. Beaucoup d'efforts sont faits pour garder cet endroit ainsi, comme si nous venions de le découvrir.

Il est d'ailleurs célèbre via le film Tomb Raider avec Angelina Jolie (j'ai essayé de faire pareil mais voilà...)

Bon bah..

Angkor Thom

Angkor Thom est aussi constitué d'un ensemble de temples comme Angkor Wat. C'est le second site le plus important d'Angkor.

Un des temples du site d'Angkor Thom

Vous vous demandez "pourquoi cette pose". En réalité, il y a énormément de chinois venant visiter les sites d'Angkor. Et vous savez, parfois ils ne savent pas prendre les photos (au lieu prendre un selfie avec la mer on prend un selfie avec un parasol), en prennent trop, ou alors.. on ne comprend pas. Bonath n'est pas très fan des personnes chinoises (on a des cultures bien éloignées qui font que nous les prenons pour des vrais impolis) et on a bien rigolé en prenant cette photo qui était une pâle imitation du couple chinois ayant pris une série de photos juste avant nous.


Le site a clairement souffert, on distingue trop peu les statues, les gravures.

Notre guide nous a longuement parlé avec émotion de la guerre avec les khmers rouges, un sujet encore très tabou pour les cambodgiens. Notre guide a perdu deux membres de sa famille, la guerre ayant causé plus de 3 millions de morts.. Mais l'histoire est trop fraîche, les secrets sont encore bien enfouis pour que la vérité éclate.

La journée fut longue, et nous regagnons l'hôtel et sa piscine !

Notre journée se termine par la visite du temple du Bayon où on y admire de multiples visages de Bouddha.

Les visages du Bayon, dans la cité d'Angkor Thom

Notre mercredi débute plus tard que la veille, à 8h (On est toujours loin des grasses matinées, mais on va pas commencer à se plaindre).

Preah Khan

Preah Khan est un site lui aussi envahit par la nature. De nombreuses statues ont disparu, volées ou conservées au musée national du Cambodge à Phnom Penh. Je vais vous épargner toutes les histoires de notre guide, entre les gentils, les méchants, le roi à la tête de singe, le naga... (A noter : le naga est ultra présent sur le site d'Angkor. Il s'agit tout simplement d'un serpent, signifiant la prospérité. J'ai pas vraiment de photos.. reporter en mousse)

Temples de Preah Khan et le fameux Naga

Nous enchainons sur le temple Neak Pean, faisant partie de Preah Khan, un site bien plus petit que les autres, mais qui est encerclé par un superbe lac et des bassins (c'est d'ailleurs probablement pour cette raison qu'on y voit un amas de touristes chinois).

Neak Pean, site bouddhiste à Pheah Khan

Ta Som

A quelques kilomètres de la se situe Ta Som, encore un site bouddhiste, des pierres, des statues, des guerriers, des gentils et des méchants (un sacré résumé...)

Le charme de Ta Som

Mebon Oriental

Nous arrivons au Mebon Oriental, un très beau temple qui se distingue par son architecture et sa couleur. Il a été érigé avant Angkor Wat en l'honneur d'un dieu hindou au X ème siecle, ce qui explique son état de conservation un peu compliqué (on le voit bien sur les photos, on ne peut qu'imaginer la grandeur de ce site autrefois).

Le guide aime bien nous prendre en photo 😁

Les stars

Beng Melea

Après avoir mangé dans un restaurant cher et pas terrible (les dessous de la réalité), j'ai demandé au guide de nous conduire à Beng Melea pour notre dernière étape aux temples d'Angkor. C'est excentré du site d'Angkor, à un peu plus d'une heure. Pas de restauration pour ce grand temple hindouiste, où la végétation, les arbres, les champignons et la mousse ont pris pleine possession des lieux.

Un décor un peu magique, irréel, qu'une pluie de mousson nous a un peu gâché. Évidemment, j'avais choisi mon jour en portant une jupe longue et des sandales. Nous rentrons tout trempés ☺

Le décor sauvage de Beng Méléa

Jeudi matin, c'est direction Kampong Phluk un des fameux villages flottants situé sur le lac Tonlé Sap.

En route pour Kampong Phluk

Le lac Tonlé Sap est le plus grand lac d'Asie faisant plus de 160km de long en haute saison, un vrai vivier pour les locaux qui vendent quantité de poissons puisque c'est un lac d'eau douce.

Les villages de pêcheurs sont nombreux et il ne doit pas être aisé d'habiter sur des maisons sur pilotis. Dormir, manger, pêcher, s'approvisionner... une autre vie loin du tumulte de la vie française !

Le village de Kampong Phluk

Notre guide nous emmène ensuite visiter le centre des artisans d'Angkor : sculptures sur gré, peintures, soie... puis dans un shop. C'est ainsi que s'achève nos trois jours avec Bonath.

Il est temps ensuite de reprendre notre dure activité Chill : piscine / massage / détente / restaurant...

Après 4 jours à Siem Reap, nous ne savons plus vraiment quoi faire (on est vraiment à plaindre).

On se décide à louer un scooter (Il faut bien se lancer). Notre loueur n'était pas très confiant quand on lui a dis que c'était notre première fois (j'ai cru qu'il allait se raviser).

Enfin voilà nous partons à l'aventure ; je partage le scooter avec un David effrayé qui prend la route de la campagne des alentours ! Pas évidemment de stalommer entre les voitures, vélos, scooters, piétons, de jongler avec une route parfois capricieuse... vous commencez à vous ennuyer ?

[Bonus]

On ouvre la marche avec David quand... On ne voit plus Gaëtan ! Marche arrière. Gaëtan, abandonné en bord de route, lâché par son scooter qui ne redémarre plus !

Heureusement, nous étions proche des locaux qui ont pu appeler le loueur. Après peut être une heure de galère, nous repartons avec un scooter neuf.

Les conducteurs de l'extrême

Sur le chemin, nous visitons par hasard deux temples faisant partie du site d'Angkor (je ne vous dis pas par quels chemins nous sommes passés..)

Le Preah Ko et le Bakong

La campagne de la province de Siem Reap est belle ; de la verdure, des palmiers, des misons sur pilotis, des vaches (très maigres)...


[Bonus]

C'est un peu ennuyeux, non? La route elle ne l'était pas. Entre le sable (vous imaginez bien à deux sur le scooter en roulant sur un sol sableux.. j'ai cru qu'on allait tombe), les multiples trous (on est loin d'un trou français, le genre qui vous fait un impact plus petit qu'une pièce de deux euros)..

David a bondi plus d'une fois sur l'arrière du scooter dont notamment une fois où j'ai roulé un peu vite sur les gros trous (Coucou les parents de David). Selon lui, "on a failli se planter". Moi je dis qu'on a juste mis du piment à notre escapade.


On se remet de nos émotions en mangeant sur boui-boui au bord de la route (On a juste vu une table, des légumes et des brochettes.. ce n etait même pas un restaurant). Les brochettes de poulet avaient l'air appétissantes.. dommage que ça soit du foie. L'espèce de ragoût au boeuf était extrêmement fort (quelles parties du corps ont-ils mis..). Il est l'heure de revenir à notre fief pour notre activité piscine / restaurant !


La campagne de Siem Reap

Samedi matin, nous nous préparons à quitter notre quartier pour rejoindre Phnom Penh. Il est 10h40, je commence à m'impatienter car le bus devait venir entre 9h30 et 10h (simplement on ne vit pas au même rythme en Asie, c'est le genre de choses qui paraissent normales). J'ai quand même bien fait de demander à la réception quand le bus venait puisqu'en réalité, ils nous ont réservé les places à 10h du SOIR et pas à 10h le MATIN (la tête de Gaëtan à ce moment, vous avez raté quelque chose). Le réceptionniste a mis 20min à nous changer nos billets pour le bus de 13h.

Bon bah du coup... On a profité de la piscine !

Cocktail et repas libanais en perspective

Nous partons de Siem Reap aux alentours de 13h30, la fin des vacances approche à grand pas... La campagne cambodgienne est belle, il n' y a que du vert à perte de vue, de l'agriculture, des palmiers, des rizières... Les maisons sur pilotis sont correctes, loin des abris en ferrailles faisant office de maison. Siem Reap nous laissera un beau souvenir !

Un arrêt en bord de route innatendu, et un coin de rizière vu du bus
Publié le 3 septembre 2018


Oui, vous allez me dire "Mais où est l'adjectif ?", vous allez penser que ce n'est pas convenable pour notre toute dernière étape (ça me fait mal de l'écrire), que j'exagère, que je suis en manque d'inspiration.. vous ne vous trompez pas. Mais je n'ai pas vraiment compris l'essence de cette ville, que l'on a même pas visité.

Ce que je sais, c'est que Phnom Penh est aux prémisses de son développement. Quelques buildings par ci quelques écrans géants par la, quelques centres commerciaux ça et là... C'est en quelque sorte un Ho Chi Minh bis, un peu moins moderne et encore moins touristique. Pour autant on trouve sans problème de bons restaurants de tout horizon (je vous entends "ça y est elle recommence"), indien, français (beaucoup), américain...


Nous sommes arrivés à notre hôtel samedi soir après plus de 6h de bus. Un bel hôtel pour cette dernière étape, à 27$ la nuit pour chacun. Lits doubles, personnel aux petits soins et surtout.. une piscine en rooftop. Une des plus belles de Phnom Penh.


C'est pas mal, non ?

Bien sûr après un si long voyage (à grignoter des chips, bonbons et cookies - un coucou à Joseph, notre coach de sport), il est temps de MANGER ! On choisit un restaurant indien, dans le top 20 sur 1700 restaurants à Phnom Penh (c'est là qu'on voit bien qu'on est français quand même). Épicé et succulent.


Crevettes masala et cheese naan

Dimanche nous nous levons tranquillement, et on se dirige en tuktuk vers le palais royal.. fermé. On se rabat sur le musée national du Cambodge où de nombreuses statues des sites d'Angkor sont exposées qui retracent l'histoire des cambodgiens. J'ai pris un audioguide qui comptabilisait plus de 200 points différents (un point : 2 minutes. Je vous laisse faire le calcul. Vous me connaissez je n'ai certainement pas écouté les 200 explications).

Le Musée national du Cambodge et son jardin

Après avoir pris une soupe chez Eric Kayser, on rentre à l'hôtel.

Oui alors je m'arrête une seconde : 1/ Oui Eric Kayser c'est bien le truc français. On mange local oui. 2/ Oui une soupe : je suis un peu perturbée depuis que j'ai mangé indien (plus tout ce que j'ai englouti auparavant). D'ailleurs il n'y a pas que moi qui ait mal au ventre !

Reprenons. On va chiller au bord de la piscine et du vide pendant quelques heures, un dernier massage pour la route, et un dernier restaurant sympa. Visiblement, c'est ce qu'on sait faire de mieux.


Vu de l'hôtel SIM Boutique

Le jour fatidique est arrivé. Le jour dernier, les dernières heures avant le dur retour à la réalité.

Lundi 3.. qu'on commence par un douloureux empaquetage de sacs à dos, d'un petit déjeuner copieux avant d'aller... se faire tatouer !

Ma maman pestera encore en disant "mais quelle lubie" ou "quelle idée de se mutiler la peau ainsi". Moi j'aime bien l'idée d'avoir pour toujours un souvenir gravé sur la peau.

Le salon Phnom Penh Tattoo

Gaëtan et moi avons choisit un tatouage tibétain - nous garderons leur signification anonyme pour le respect des familles et le mystère. Je me suis peut être fait tatouer "j'aime les sushis" diront les mauvaises langues.

David a choisit un tatouage avec le motif "infini", bien plus discret que le nôtre.

Un moment de détente absolu 😉

Après quelques longues minutes de souffrance pour Gaëtan, nous prenons notre dernier repas local.. Un Burger King. Oui, l'abus. Nous passons par un marché local afin de s'imprégner une dernière fois des odeurs...

Ah oui, pour l'histoire du tatouage de David, c'était faux ! (Coucou les parents de David, c'était une blagounette)

Le Phnom Penh local (prenez bien le temps de regarder la seconde photo)

Pour clôturer la découverte du pays et terminer notre voyage sur une note positive, rien de tel que de visiter le musée du génocide. Eh oui, le Cambodge ce n'est pas que des plages, le site d'Angkor ou le poivre de Kampot, c'est une histoire lourde, sanglante et récente.

Le massacre des Khmers rouges est encore très présent, qui a eu lieu il y a plus d'une trentaine d'années. Plus de 3 millions de morts dont 100 000 par les bombardements américains, et à minima plus de 1,5 millions par les khmers rouges. Des cambodgiens et étrangers mutilés, massacrés et tués dans les réseaux des 200 prisons Khmers, et 300 zones d'exécution (killing fields)

La prison Tuol Sleng (une école à l'origine), "là où les gens entrent mais ne sortent jamais"

Au nom d'une idéologie extrémiste, l'Angkar, pour le retour à une égalité parfaite entre les hommes, a justifié le massacre des "élites", des "intellectuels", de familles entières, accusées de traîtrise via des preuves fictives. Des familles entières, car "couper une mauvaise herbe ne suffit pas il faut la déraciner".

La prison que nous avons visité a compté plus de 12 000 prisonniers. Seuls 12 ont survécu. Et cette prison n'en est qu'une seule parmis un peu moins de 200. De nombreuses techniques de tortures étaient pratiquées, parfois exécutées trois fois par jour sur un prisonnier, qui pouvait rester là un mois, un an, deux ans...

Salle de torture, cellule individuelle des prisonniers, et règles à respecter par les détenus

Bon, je voudrai pas vous déprimer. Mais ça fait partie de l'histoire de leur pays, encore touché par ces crimes, et un silence encore trop présent.


Et voilà, le voyage touche à sa fin (vous allez dire "merci la fin brutale et sordide"). Nous prenons le taxi direction l'aeroport de Phnom Penh, et voilà, je me sens un peu obligé de faire une conclusion quand même..

Publié le 4 septembre 2018


Au revoir les tuktuk insistants, les stands ambulants  d'alimentation douteuse, le trafic infernal, les rues encombrées d'absolument tout et n'importe quoi, les scooters fous, les karaokés dans la rue, les odeurs du marché qui oscillent entre vêtements sortis fraichement d'usine et viandes ayant reposées à l'air libre pendant des heures. Au revoir la brise de mer fouettant notre visage, l'ombre des cocotiers qui se balance, le soleil qui se reflète dans l'eau claire et sur notre peau fragile. Au revoir la pollution, les offrandes, le klaxon incessant des scooters, les buildings au milieu des vieilles bâtisses, les câbles électriques si proches du sol, les trottoirs défoncés, la moiteur ambiante, la mousson, les temples, les statues, les pierres, les gens qui n'ont rien mais qui vous offrent tout.

Au revoir les belles vacances, riches en dépaysement, en découvertes. Découvertes des paysages, de la nature, des cultures, des modes de vie, des traditions, de la richesse et de la pauvreté... Découvertes de soi et découvertes des autres. Des autres dont vous ignoriez l'existance, et des autres que vous pensiez connaître et que vous découvrez différemment, sous un jour nouveau.

N'est ce pas cela, le vrai voyage ?

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