Carnet de voyage

Saké [fr]

Par
Dernière étape postée il y a 164 jours
Par tinabo
Saké tasting
Mars 2012
15 semaines
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Asahikawa - Izakaya Yakitori Gin'neko

Le voyage a commencé avec un lieu auquel on s’est attachés au fil des années (déjà 4 visites) : la minuscule Izakaya Gin’neko et ses mini brochettes. Aussi accueillante qu’Asahikawa est froide (de -14 à -22°C pour nos expériences hivernales). Le choix de sakés est simple mais local. Le “standard” local Otokoyama est très agréable (brasserie assez importante mais qui soigne ses sakés et ses distributeurs locaux).

Pour commencer un Otokoyama "Kita No Inaho" Tokubetsu Honjozo relativement léger qui s'accomode très bien bu "jokan" (~45°C). Sensation à la fois délicate et envelopante.

Ensuite Otokoyama "Kita No Inaho" Tokubetsu Junmai servi frais. Un bon équilibre, simple délicat parfait avec des brochettes de poulet.

Asahikawa - Sakagura Takasago - Kokushimuso

Petite dégustation chez Takasago, gamme Kokushimuso. Désolé pour les noms des sakés, mais à Asahikawa il n'y a pas beaucoup de visiteurs anglophones, du coup, hors visite programmée, ni les employés, ni les bouteilles, ni le site web ne parlent anglais...

1 - 2 - 3 

1) Hojonzo Daiginjo à 35% de semaibuei, délicat, parfumé, umami perceptible bien que légèrement sec.

riz : 山田錦, semaibuei : 35%, SMV : +2, acidité : 1.2

Les 2 suivants ne sont vendus qu'à la brasserie. Donc pas de petit nom, ce sera le "vert" et le "bleu". Leur particularité est d'être 2 NAMA produits à partir de riz d'Hokkaido.

2) Le vert, à partir de riz Miyazuki (proche du Yamada Nishiki) produit à Hokkaido : très équilibré douceur/umami/acidité. Un léger parfum de banane. Une approche très riche en saveurs tout en laissant un souvenir de douceur enveloppante.

3) Le bleu, le même mais à partir de Kitashizuku produit localement. Même approche parfumée qui tire un peu sur l'ananas un peu plus sec et plus acide. Moins flatteur à la 1ere gorgée il prend toute son ampleur accompagné de poisson gras (testé avec katsuo no taki, bonite juste flambée) : un délice.

4 - 5 - 6 

4) Kokushimuso Kakujo - Daiginjo Genshu : pas mal de corps, riz local relativement corsé, umami développé. Original et bien équilibré.

5) proche du précédent un tout peu petit moins harmonieux, pas mal du tout quand même.

6) Kokushimuo Kitashizuku - Junmai Ginjo : agréable mais sans plus, surtout après les précédents... riz : kitashizuku, semaibuei : 55%, SMV : +2, acidité : 1,5

Kushiro - Sakagura Fukutsukasa

Petite dégustation de quelques uns de leur sakés. Pas emballés, légers mais sans être délicats. On a retenu le 4ème mais sans plus. Peut-êter un mauvais choix proposé à la dégustation, une palette plus large de type de sakés nous aurait sans doute mieux accrochés. La soirée à l'Izakaya (ci-après) nous a fait adoucir notre 1ère impression par une bonne surprise.

Kushiro - Izakaya

Expérience isakaya à Kushiro au sud-est d'Hokkaido. Un peu moins froid qu'Asahikawa mais tout de même un petit -12° ressenti -20° ! Heureusement, ici aussi on trouve des Isakaya reconfortantes. Parfois un peu difficile d'être acceptés car ils craignent les difficultés de communication alors il faut insister un peu avec quelques mots en japonais. Mais ensuite, l'ambiance est vraiment agréable, chaleureuse et intimiste à la fois. Des petits plats simples cuisinés méticuleusement en live à partir de produits de qualité. Cette isakaya a aussi été l'occasion d'une bonne dégustation de sakés. Parfois les isakaya ont un choix limité de sakés et pas forcément très recherchés. Là, plein de belles découvertes. La serveuse, ne parlant pas anglais a pris l'initiative de choisir pour nous après avoir réussi à lui indiquer qu'on voulait tester différents sakés... Très bons choix !

1 - 2 - 3 - 4 - 5 

1) Fukutsukasa Shiboritate : léger, harmonieux, relativement parfumé. Parfait avec les brochettes de combo et de champignons enoki. Saké produit à quelques rues d'ici (meilleure impression que ceux proposés lors de la visite à la brasserie, curieux).

2) Kita no homare nigori : légèrement acide avec un bon équilibre qui lui donne une rondeur et une fraîcheur qu'on souhaite prolonger sans fin. Produit un peu plus loin à Nemuro.

3) Houken (?) : légèrement sec, très bien sur le goût gras et salé de petites brochettes de lard.

4) Denshu tokubetsu junmai "country squire" (Aomori) : Goût de riz bien présent mais différent de ceux goutés jusqu'à présent, très intéressant, bel équilibre avec une bonne sensation d'umami. Texture très enveloppante. Semaibuei 55%, SMV +3, acidité 1,5.

5) ? : bon équilibre entre saveurs et corps (entre le Fukutsukasa et le Denshu n°4).

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Visites à 3 brasseries de Morioka.

TSUKINOWA 月の輪

Très jolie kura (brasserie), dommage la dégustation au magasin ne met pas du tout en valeur les sakés. Sakés intéressants plutôt secs avec une pointe d'acidité sur toute la gamme. On repart avec le Honjozo Daiginjo 2019 toujours aussi excellent (ne boudez pas les Honjozo).

<< Hiroko Yokosawa is a female toji that has consistently produced sake that is loaded with character, complex, yet approachable. She distills as well– making kasutori and kome-jochu (rice shochu) to blend into her sake. This practice goes above and beyond what most brewers are willing to do in the search of quality. >>

ASABIRAKI あさ開

Brasserie beaucoup plus imposante.Accueil, magasin et dégustation bien rodés. Sakés moins originaux mais pas mal du tout (Ginjo légers). Le nama embouteillé en direct lors de l'achat est très agréable.

AKABU 赤武

Brasserie plus petite, bien modernisée. Malheureusement, en pleine production donc visite impossible malgré un accueil très sympatique. On a déjà eu l'occasion de gouter plusieurs Akabu, et on apprécie beaucoup (notamment le "F Newborn").

Morioka - Isakaya

Bonne sélection de sakés locaux (mais pas seulement).Des conseils judicieux de la part du serveur (même si on n'a sans doute pas tout compris). En 1ère photo son préféré et notre coup de coeur parmi les sakés de la préfecture d'Iwate : Shirowashi, un nama (non pasteurisé) de chez Washinoo pressé juste par suspente des sacs (bientôt au catalogue de O-Sake avec livraison réfrigérée ? 😉 ).Dans l'ordre des photos, de très bons à pas mal du tout :

1 - 2 - 3 - 4 - 5 - 6 

1) Washinoo Shirowashi ♥️ très bel équilibre arômes / légère acidité / corps enveloppant...

2) Washinoo Kurowashi 👍👍 pas mal du tout mais à ne pas boire après le précédent.

3) Akabu F newborn 👍👍

4) Suisen 👍👍 très légère amertume

5) Nanbu Bijin 👍

6) Hiroki👍 assez sec

7) Kinotsukasa un peu léger en accompagnement des plats

7 - 8 - 9 - ... ;-) 

Bons mais plus légers, arômes et corps un peu faibles :

8) Hamashidori

9) Furukai

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Shizuoka - bar "la sommelière"

Nous débutons notre séjour par une petite dégustation dans le bar "la sommelière" qui propose une bonne sélection de vins du monde et, ce qui nous intéresse plus particulièrement, les sakés produits localement. Petite boutique agréable, serveuse (certainement "la sommelière") parlant suffisamment anglais pour présenter ses sakés :

- 1- 2- 3- 4

Côté dégustation, on reste un peu sur notre soif. Sakés un peu light (même pour Shizuoka réputés pour un style de sakés assez légers)... (et relativement cher pour le choix et le Japon).

Shimizu - Saké shop

Ensuite, on file sur Shimizu pour tenter de visiter la brasserie Garyubai. Pas de chance, en pleine production, visite impossible. Sur le chemin du retour, une boutique d'alcool nous attire l'oeil, bonne pioche. Elle propose des dégustations de sakés avec un bon choix, des prix très corrects et surtout de bons conseils

- 1- 2-

On repart avec 1 Garyubai non goûté sur place mais bien conseillé après nos avis sur les 3 testés (dégustation à suivre)...

Shizuoka - Izakaya

Pas de saké mais... Après avoir pas mal tourné dans le quartier animé de Shizuoka afin de trouver un endroit sympa pour manger, nous sommes tombés sur une petite Izakaya assez improbable après nous être éloignés de quelques rues. Comme d'habitude, menu illisible (planchettes en Kanji aux murs). Alors on s'installe au comptoir pour échanger avec le cuistot et choisir les brochettes de visu. Le 2ème cuistot, une femme âgée aux cheveux violets, nous aborde. Comme on semble comprendre ses 1er mots simples, elle s'emballe un peu et nous raconte l'histoire de son Isakaya, nous conseille ses spécialités de tempura. Comme on se régale, elle nous offre des tomates en tempura accompagnées d'un petit sablier : attendre qu'il soit écoulé pour ne pas se brûler 😉. En tout cas rapport qualité/accueil/prix imbattable !

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Arrivés à Shin Fuji. Nous décidons de nous rendre à la brasserie Fuji Nishiki nichée dans la campagne et dominée par le mont Fuji. Le temps est magnifique et Fujisan domine le paysage.A la brasserie, nous demandons à gouter quelques sakés et à visiter si possible la brasserie. La visite est possible 1h plus tard. Quelle chance !!!Nous profitons du temps restant pour nous balader dans les rizières et faire des photos du mont Fuji (très photogénique ).La visite est faite par le propriétaire Xxxl San avec un mix entre du japonais et de l'anglais.La salle de dégustation est superbe et nous goûtons 7 sakés et l'eau utilisée pour le fabriquer.Nous sommes sous le charme de 4 sakes dont 2 Nama.La brasserie est magnifique. Dans un vieux bâtiment traditionnel le tout très propre et bien entretenu.L'odeur du saké est très agréable, voir même enivrante.Nous avons le droit de voir la salle du koji et le laboratoire avec le koji en préparation.Cette brasserie cultive une partie de son riz dans les rizières entourant la brasserie.18 personnes travaillent pour la production du saké.Comble de la visite, nous avons une connaissance en commun Saori San de SBB. Nous décidons d'acheter les 2 bouteilles de Nama et réalisons les photos de souvenir ensemble, comme il se doit !