Carnet de voyage

Tenerife en février

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Un séjour aux îles Canaries en plein hiver... Nous avons passé 12 jours sur l'île de Tenerife à la découverte de ses fabuleux paysages volcaniques, de la flore et de la faune.
Février 2019
12 jours
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Nous nous appelons Thérèse et Hervé, deux jeunes retraités amateurs de voyages et de photographie, nous voyageons essentiellement pour observer et photographier la nature, la flore et surtout la faune.

Nous partageons nos expériences de voyages sur ce blog et nos photographies sur nos galeries Flickr :

https://www.flickr.com/photos/tess4756/

https://www.flickr.com/photos/spoutnik53/

Cet hiver, nous avons fait un petit séjour aux îles Canaries pour sortir de la grisaille, se réchauffer au soleil et découvrir ces îles volcaniques avec leurs magnifiques paysages, leur flore et leur faune spécifique...

Les îles Canaries :

Les Canaries, archipel espagnol au large de la côte nord-ouest de l'Afrique, sont des îles volcaniques au relief escarpé connues pour leurs plages de sable noir et de sable blanc. Tenerife, la plus grande île, est dominée par le pic du Teide, volcan encore actif et parfois enneigé, qui possède son propre observatoire astronomique et appartient au parc national du Teide.

Les îles Canaries 

Avec son climat subtropical, Tenerife offre un climat doux toute l’année. Avec un ensoleillement important, de faibles précipitations et des températures qui varient entre 20°C en janvier et 26°C en août, les îles peuvent se visiter toute l’année.

L'île de Tenerife 

Organisation et budget :

Nous sommes partis en février passer une dizaine de jours sur l'île de Tenerife puis avons repris un avion pour passer 10 autres jours sur Fuerteventura (objet du carnet de voyage suivant).

Nous avons réservé nos billets d'avion (en avance) avec la compagnie Easy-jet pour les vols aller/retour France / Canaries et avec la compagnie Binter pour le vol entre Tenerife et Fuerteventura aux tarifs suivants (pour deux) :

- Roissy - Tenerife sud : 188€

- Tenerife - Fuerteventura : 132€

- Fuerteventura - Roissy : 159€

Des tarifs promotionnels existent à des prix encore plus avantageux...

Nous avons loué un gîte sur chaque île via les plateformes Abritel pour Tenerife (427€ pour 12 jours) et AirBnB pour Fuerteventura (425€ pour 10 jours).

Nous avons loué les voitures chez Autoreisen en kilométrage illimité; une Seat Ibiza 5 portes à Tenerife (152€ pour 12 jours) et l'équivalent en Hyundai sur Fuerteventura (92€ pour 10 jours).

5
fév

Voyage en avion depuis Roissy-Charles de Gaule – Départ 12 h 40 arrivée à 16H 10 (heure locale) , une heure de décalage horaire entre la France et les Canaries, soit environ 4 heures de vol au dessus de la France, l'Espagne, un peu du Portugal puis l'océan.

Passage au dessus des Pyrénées enneigées  

La première vision de l’île depuis l'avion c'est la côte sud très urbanisée ...

Arrivée sur Tenerife  (Aéroport sud)

Après avoir récupéré notre voiture de location (Autoreisen) à l’aéroport sud, nous rejoignons notre gîte près de La Guancha au sud de Porto de Cruz (environ 1h de route). Il fait beau …

Nous longeons la côte sud de l’île très urbanisée, puis des paysages désertiques, du terrain volcanique avec très peu de végétation : essentiellement des cactus.

Nous remontons ensuite vers Porto de Cruz et progressivement, la végétation change, outre les champs de bananiers, on trouve de plus en plus de plantes et d’arbres. Arrivés à destination, c’est un paysage très vert qui nous accueille.

Nous prenons possession de notre logement dont Damian, notre logeur nous fait les honneurs avec beaucoup de gentillesse, une bouteille de vin nous attend en cadeau de bienvenue et il nous fait découvrir les délicieux petits fruits jaunes du néflier du Japon (Loquat Eriobotrya japonica ) qui se trouve face à notre porte ...

Néflier du Japon 

Nous faisons quelques courses et passons une soirée calme et reposante.

6
fév

Après une bonne nuit réparatrice, nous partons explorer la ville de Porto de la Cruz dont nous faisons 2 fois le tour en voiture, nous apercevons quelques endroits charmants, surtout en bord de mer, mais, impossible de trouver une place de parking… De guerre lasse, nous ressortons de la ville et prenons une route qui grimpe dans les hauteurs, nous offrant de superbes points de vue.

Porto de cruz depuis le mirador 

Un arrêt sur un mirador nous permet de faire nos premières photos de pouillots des Canaries, un couple construit son nid tout près du mirador…

Pouillot des Canaries 

Nous voyons également un faucon et des serins des Canaries.

Serin des Canaries 

Retour au gîte pour déjeuner puis nous décidons d’aller faire un tour à la Punta de Teno située un peu après Buenavista … Jolie route escarpée mais en très bon état offrant de très beaux points de vue.

Le village de Garachico 

Arrêt photo à la sortie de Garachico pour une très belle vue sur le village et la côte.

Arrivés à la pointe, il fait un temps superbe, une petite plage de sable noir accueille quelques baigneurs, nous faisons un tour à pied jusqu’au phare puis à travers les champs de lave qui longent la côte.

la Punta de Teno 
la Punta de Teno 
la Punta de Teno 
la Punta de Teno 

Végétation constituée de plantes typiques de ce milieu aride, plusieurs cactus, d'euphorbes et aussi d’autres plantes que nous avons photographiées et que nous tenterons d’identifier … Peu d’oiseaux, juste quelques goélands, aucun passereau, quelques lézards, peu d’insectes, mais nous avons pu photographier une empuse pennée…

Empuse pennée 

Retour au gîte à la tombée de la nuit.

7
fév

Réveil matinal pour profiter au mieux de la journée … Nous partons pour le pic du Teide, plus haut sommet des Canaries et d’Espagne avec près de 3800m d’altitude. C’est un volcan endormi (mais il ne dort que d'un oeil...)

Nous prenons la direction de Puerto de la Cruz puis obliquons vers La Orotava pour emprunter la TV21 qui nous conduira au pied du pic du Teide. La route grimpe gentiment du niveau de la mer à environ 2300m d’altitude, de nombreux miradors permettent de s’arrêter pour admirer le paysage. Nous traversons une belle forêt de pins puis les arbres disparaissent pour laisser place à un paysage de chaos entre les coulées de lave de toutes les couleurs du noir au rouille puis au jaune et au gris …

Une superbe route nous emmène au pic du Teide à travers les champs de lave 

On se croirait sur une autre planète… Là aussi plusieurs parkings sont aménagés en bord de route pour admirer le paysage.

Vue sur le pic du Teide 

Arrivés à 2300m, il est possible de prendre un téléphérique qui vous transporte 1000m plus haut en 8 mn pour 25€ par personne…

Nous ne choisissons pas cette option, mais continuons notre chemin jusqu’au parking de « Roques de Garcia » qui permet de voir un rocher figurant sur toutes les brochures vantant les beautés de Tenerife et de se promener dans un décor lunaire au milieu de rochers aux formes extraordinaires…

Los Roques de Garcia au Pic du Teide (alt. 2300m)  

C’est magnifique et très dépaysant ! J’en profite pour faire un maximum de photos panoramiques …

Le pic du Teide  

Nous entreprenons une petite balade (3 km) au milieu de ce paysage lunaire et armés de nos appareils photos, nous ouvrons l’oeil afin de repérer les oiseaux qui peuplent ce milieu, nous trouvons des pipits de Berthelot et des pies grièches méridionales de la variété Koenigi (endémique des îles Canaries), peu farouches également, elles se laissent approcher et photographier à une quinzaine de mètres …

 Pie griéche méridionale Koenigi                                                                             Pipit de Berthelot   

L’heure de déjeuner étant arrivée, nous reprenons la voiture pour descendre de quelques kilomètres afin de déjeuner dans un restaurant repéré en montant … Déjeuner en terrasse sous un beau soleil et face au pic du Teide, le contenu de l’assiette ne nous laissera pas un souvenir impérissable, mais nous avons faim et au moins, nous en sortons rassasiés…

Nous continuons notre descente et faisons plusieurs arrêts dans la forêt de pins à la recherche du pinson bleu (endémique des Canaries également), nous en trouvons assez facilement aux abords des aires de pique-nique, le jeu consiste à les photographier au soleil afin de mettre en valeur leur beau plumage, et ce n’est pas si simple, cet oiseau semble aimer l’ombre… Mais avec un peu de persévérance, on y arrive...

Pinson bleu mâle à l'ombre puis au soleil                                                                     Pinson bleu femelle 

Le pinson bleu est également très familier, certains se sont approchés à moins d’un mètre de nous.

Pic épeiche et mésange Nord africaine 

Nous voyons également des mésanges des Canaries et plusieurs pics épeiches très peu farouches qui viennent explorer les troncs des pins tout près de nous.

Nous entendons également une buse, mais ne la voyons pas.

Ravis de cette belle et riche journée, nous rentrons au gîte fatigués et heureux …

8
fév

Réveil tardif, nous avions besoin de récupérer un peu… Nous choisissons d’aller voir les piscines naturelles de « Charco del viento » qui se trouvent tout près de notre gîte. Une route très étroite nous y conduit entre les plantations de bananiers.

plantation de bananiers 

Le site est sympathique, la piscine naturelle est ouverte sur la mer, contrairement aux autres, la mer s’y engouffre, c’est une vraie piscine à vagues, mais ça secoue vraiment beaucoup …

piscines naturelles de « Charco del viento » 

Personne ne se baigne, mais nous faisons de belles photos de vagues explosant sur les rochers.

Retour au gîte pour déjeuner puis nous mettons le cap au sud vers le « barranco del inferno » situé à Adejé. Arrivés sur site, on nous informe qu’il faut réserver pour visiter ce site où seulement 300 personnes sont autorisées chaque jour, en plus, il faut arriver tôt (dernière entrée possible à 14h30 et acquitter un droit d’entrée de 8,50€ par personne … Nous reviendrons un autre jour…)

Un peu dépités, nous décidons d’aller voir « Los Gigantes », des falaises vertigineuses qui méritent bien leur nom puisqu’elles culminent à 600m d’altitude par endroits…

Los Gigantes depuis Puerto del Santiago 

Le village et le petit port de Puerto de Santiago qui se situe au pied des falaises serait joli sans la « verrue » architecturale construite en front de mer …

Une jolie surprise dans un jardin : Des conures à tête bleues se chamaillent dans un palmier ...

Conure à tête bleue 

Nous nous baladons dans le port et le long du front de mer où il y a également des piscines naturelles et ça secoue ! Un couple d'intrépides se baigne en jouant avec les vagues...

Nous rentrons au gîte en empruntant la route qui serpente en direction de Tamaino.

9
fév

Ce matin, le réveil a sonné à 8h… Nous partons visiter le nord de l’île, mais d’abord, nous passons faire quelques courses au supermarché et au marché des agriculteurs qui est ouvert ce matin.

Nous en profitons pour acheter des fruits locaux (délicieux) et du pain artisanal.

En route pour « Punta del Hidalgo ». Une partie par la voie rapide puis sortie avant Tacotronte. Petite route sans grand intérêt bordée d’innombrables villages jusqu’à Punta del Hidalgo après un arrêt rapide près des piscines naturelles de Bajamar.

Nous trouvons difficilement un stationnement, il est 11h15. Nous empruntons un sentier de randonnée pendant une bonne demi-heure sans voir autre chose que des lézards et de nombreux promeneurs. Dans le bas du vallon, nous photographions des papillons petits monarques (Danaus chrysippus).

Petit monarque -  Danaus chrysippus

Une fauvette mélano nous nargue. Nous faisons demi-tour et rejoignons Punta del Hidalgo où nous trouvons un restaurant qui nous servira un excellent poisson grillé accompagné de pommes de terre canariennes de deux boissons plus deux cafés, le tout pour 26,00 € (pour deux !).

En reprenant la voiture, nous voyons un pouillot des Canaries dans les fleurs d'aloé-véra.

Pouillot des Canaries dans les fleurs d'aloe-vera 

Nous reprenons la route avec pour objectif « Benijo ». La route monte, nous quittons les villages et circulons entre deux rangées d’arbres dans la forêt de lauracées, les phares allumés pour être vus. A chaque trouée, de magnifiques paysages s’offrent à nos yeux (et nos appareils photos).

Nous faisons plusieurs arrêts photos dont un assez long au Mirador « Cruz del carmen », nous y voyons des pinsons des Canaries et faisons une promenade sur un sentier à travers la forêt de lauracées.

Promenade dans la forêt de lauracées 
Pinsons des arbres des Canaries 

Nous continuons ensuite sur la TF12 et obliquons à El Balladero vers Taganana où nous admirons à nouveau des paysages à couper le souffle et voyons un roitelet des Canaries… (le seul du séjour...)

Roitelet des Canaries 

Nous renonçons finalement à atteindre Bénijo après que le GPS nous ait conduit sur une mauvaise route et préférons faire demi-tour …

Sur la route du retour, arrêt au « Mirador del Pico del inglés » qui offre un splendide panorama sur les montagnes et l'océan …

Mirador del Pico del inglés 
Mirador del Pico del inglés  

Nous continuons sur la route du retour et faisons une dernière pose à l’aire de pique-nique de « Llanos del viejo » où nous photographions des pinsons des Canaries.

Pinsons des arbres des Canaries 

Nous rejoignons la voie rapide au niveau de « La Laguna » et faisons un dernier arrêt pour faire le plein de notre voiture de location : 39l de sans plomb 95 pour 33€ … A comparer aux tarifs français …

10
fév

Lever 8 h. Après le petit déjeuner et autres préparatifs, nous prenons la route vers 9 h 15, en direction de Santa Cruz par la voie rapide. Nous sortons de cet axe au panneau indiquant « Teide » (sortie n° 9) et commençons la montée. Après avoir laissé derrière nous le dernier village, nous entrons dans la dense forêt de pins et d’eucalyptus où la route serpente pendant de nombreux km.

Nous tentons quelques arrêts pour marcher dans quelques chemins. Quasiment pas un piaf, pas un chant, décevant. Enfin la forêt s’éclaircit puis laisse la place à une végétation basse qui nous permet d’admirer les merveilleux paysages.

Vues depuis la route entre La Orotova et El Portillo 

Nous sommes à environ 2000 m d’altitude , la température est aux alentours de 10° à l’ombre avec un vent glacial.

Arrivés à El Portillo, nous tournons à droite pour entamer la descente par la TF 21 que nous avions déjà empruntée lors de notre journée au pic du Teide.

Il est presque 13h et nous décidons de faire la pose déjeuner à l’aire de pique-nique de Ramon Caminero où nous avions photographié de nombreux oiseaux, seulement, cette fois, nous ne sommes pas seuls… De nombreuses familles pique-niquent, utilisent les barbecues…

Et nous ne voyons que quelques pinsons bleus, une mésange nord-africaine et 2 pics épeiches pendant notre pose sandwich…

Nous tentons une petite exploration des alentours après notre repas, sans résultat. Nous sommes dimanche, il y a beaucoup de monde … Nous reprenons la route et continuons la descente vers La Orotava.

Nous nous arrêtons quelques minutes pour photographier une formation rocheuse en forme de fleur appelée la « Rosa de piédra », puis terminons la descente et nous retrouvons sur la voie rapide.

Nous faisons un arrêt dans le village de San Juan de la Rambla pour voir la piscine naturelle de « Charco de la Laja » La mer s’y engouffre à intervalles réguliers, c’est très impressionnant !

Piscine naturelle de Charco del viento à San Juan de la Rambla 

Nous rentrons au gîte vers 16h. Comme il est un peu tôt, nous décidons de partir à pieds vers « Charco del viento » dont l’accès est tout proche du gîte, la petite route serpente entre les bananeraies et nous ne voyons pas beaucoup d’oiseaux, juste un pipit, et un serin des Canaries.

11
fév

Réveil à 8 h 00. Incroyable : il y a des nuages. A 9 h 00 nous sommes dans la voiture direction le « Loro-Parque », parc animalier de l’île (n°1 mondial d’après eux).

Nous ne sommes pas particulièrement amateurs de parcs zoologiques, mais celui-ci est très réputé et présente des espèces rares.

Après s’être acquittés de 4 € pour le parking puis 74 € de droit d’entrée pour deux, nous commençons la visite qui s’avérera fort agréable.

Gorille des plaines 

La maison des pingouins et manchots qui reconstitue une "banquise" et regroupe plusieurs espèces nous a vraiment séduits;

Manchot empereur                                    Gorfou sauteur                                            Manchot à jugulaire 

Différents spectacles (dauphins, orques, perroquets) ponctuent le parcours.

Spectacle des dauphins 
Spectacle des orques 

Il y pas mal de monde mais cela reste raisonnable.

Le Loro-Parque possède la plus grande collection mondiale de perroquets, perruches mais leur présentation dans des volières ne les valorise pas vraiment.

Quelques mammifères courants (lions, tigres, panthères, suricates, gloutons…)

Suricate                                                                                                             Tamarin-lion 

Un superbe pavillon aquarium, avec un tunnel pour voir les raies et les requins...

Une belle volière où nous pouvons pénétrer nous donne l’occasion de photographier nombre d’oiseaux plus ou moins inconnus.

 Cacatoès de Leadbeater                              Méliphage à oreillons bleus                          Etourneau de Rothschild 
Vanneau soldat                                       Loriquet arc-en-ciel                                    Calopsitte élégante  

17 h, nous rentrons, fatigués mais satisfaits de cette visite « incontournable ». Toujours quelques nuages mais une température plus qu’agréable.

12
fév

Aujourd’hui, destination Erjos pour tenter de trouver les espèces de pigeons endémiques de Ténérife : pigeon des lauriers et pigeon de Bolle. Équipés d’une fiche Ornithomédia, nous tentons de trouver le chemin indiqué (une mauvaise route à la sortie du village d’Erjos). Nous stationnons dans le village et voyons des groupes de randonneurs qui démarrent en direction de plusieurs sentiers…

Des Buses tournent dans le ciel.

Buse variable 

Nous tentons de comparer les explications de la fiche avec Google Maps et choisissons un chemin (sans grande conviction)… A bout de 2kms, nous nous retrouvons près des étangs d’Erjos, un site sympathique, mais nous ne sommes pas sur le bon chemin, il fait chaud, presque 30°,

Le chemin                                                                                                      Les étangs d'Ergos 

Sur les étangs, au loin nous apercevons quelques poules d'eau et foulques macroules qui se chamaillent. Nous faisons demi-tour et revenons à la voiture tout en faisant quelques photos de passereaux, lézards et papillons.

Lézard de Tenerife                                                                                            Vulcain macaronésien

Nous tentons à nouveau de comprendre où se trouve le chemin décrit, sans résultat… Il est midi, nous mangeons nos sandwiches à l’ombre, puis décidons de laisser tomber la recherche des pigeons pour aujourd’hui.

Nous reprenons la route vers le sud et tournons à droite à Santiago del Teide en direction de Masca, une petite route en lacets qui grimpe dans la montagne à travers de fantastiques paysages…

Nous faisons plusieurs arrêts photos et atteignons le village de Masca, accroché sur une arrête rocheuse, mais impossible de trouver une place de stationnement … Je descends faire quelques clichés pendant qu’Hervé tourne autour du seul rond-point du village…

Masca 

Nous faisons une halte plus longue dans un bar à Cruz de Gilda d’où nous avons une belle vue sur Masca et ses environs. Nous dégustons une glace et un café en observant les lézards qui viennent sur la terrasse quémander des miettes, nous en avons vu jusqu’à 8 autour de nous…

Vue sur la vallée de Masca 

Nous continuons la montée toujours aussi magnifique et faisons un autre arrêt au « Mirador Altos de Baracán » où nous entreprenons une balade sur un sentier de montagne. Outre les merveilleux paysages nous voyons des grands corbeaux et des faucons des Canaries en vol ; nous entendons également plusieurs passereaux mais ils ne se montrent pas.

Faucon crécerelle des Canaries et grand corbeau 

La flore est également très intéressante, j'ai remarqué depuis notre arrivée des plantes qui ressemblent à des pissenlits géants (entre 1 et 2 m de hauteur), après recherche, c'est une plante endémique de Macaronésie : appelée Sonchus canariensis, il y a aussi des fleurs plus petites que François m'a gentiment aidée à identifier :

Sonchus canariensis                                  Romulea columnae                                          Pericallis echinata

Nous reprenons la route vers Buenavista où nous prenons la direction de Garachico pour une dernière étape.

Garachico 

Nous longeons le bord de mer près de la coulée de lave qui a détruit une partie du village vers 1700, une petite île abrite des oiseaux de mer, trop loin pour les identifier… Nous allons prendre un verre dans le centre du village puis regagnons la voiture et rentrons au gîte la tête et les appareils photos pleins de belles images après cette belle journée ensoleillée.

De retour au gîte, nous nous inscrivons pour faire la rando du Baranco del infernio pour jeudi matin 9h (c’était complet pour demain…).

13
fév

Réveil très matinal, aujourd’hui, nous avons un long périple à parcourir : Nous avons décidé de faire une boucle consistant à monter au pic du Teide à partir de « La Orotava » par la TV 21 puis de redescendre sur le versant opposé jusqu’à Vilaflor puis Granadilla de Abona pour ensuite remonter vers Güímar par la TF 28 , rejoindre la route des crêtes par la TF 523, puis tourner à gauche vers « El Portillo » et redescendre vers La Orotava

Nous entamons la montée et faisons un seul arrêt à l’aire de pique-nique de « Ramon Caminero » où nous arrivons vers 9h30, c’est tranquille, mais les oiseaux ne sont pas présents, il semblerait qu’ils ne se montrent qu'après le repas pour jouer les "ramasse-miettes"...

Nous repartons donc jusqu’au pic du Teide, nous connaissons déjà, mais le site est tellement grandiose que nous faisons un nouvel arrêt …

Quelques photos plus tard, nous entamons la descente vers Vilaflor en marquant un maximum d’arrêts, Les champs de laves de couleurs très variées semblent infinis, on dirait qu’ils sont très récents et à l’échelle d’un volcan c’est le cas, puisque la dernière éruption date de novembre 1909 où pendant 10 jours, il a « craché » environ 11 millions de m³ de laves… Et ce n’est que la dernière, ce volcan est âgé de 500 000 ans .

Nous descendons ensuite la route en lacets à travers la forêt qui conduit à Vilaflor en faisant une pose dans une autre aire de pique-nique connue pour ses oiseaux : à La Lajas, une aire aussi vaste et bien équipée que la précédente, mais la aussi, l’heure de notre passage est peu propice et nous ne voyons que peu d’oiseaux (1 serin des Canaries et quelques pinsons bleus) .

Nous arrêtons à Vilaflor pour la pose déjeuner où nous dégustons une spécialité locale : de la viande de chèvre avec des pommes de terre noires au restaurant « Casa pana », c’est bon, quoique un peu trop salé à notre goût …

Nous repartons ensuite vers Granadilla de abona sur une route en lacets mais fraîchement refaite et en parfait état comme les précédentes (Ténérife soigne particulièrement ses routes touristiques).

A Granadilla nous prenons la TF 28 en direction de Arico puis Güímar, le paysage est maintenant désertique, plus de pierre que de terre, pas ou peu d’arbres, végétation basse, figuiers de barbarie.

Nous traversons quelques jolis villages et un nombre important de barrancos, ces canyons souvent à sec.

Des cultures en terrasses soutenues par des murs en pierres sèches, quelques vignes pour produire le vin local… En contrebas sur notre droite, nous voyons la mer et l’autoroute côtière. De temps à autre un champ d’éoliennes et au large, ce qui ressemble à une plateforme pétrolière.

Arrivés au niveau de Güímar, nous rejoignons le bord de mer pour voir le « Malpaís de Güímar », une réserve naturelle revêtant une grande importance écologique. C’est un paysage volcanique unique qui s’étend de la Montaña Grande jusqu’au littoral. Grâce au climat doux du coin, de très nombreuses espèces endémiques sont regroupées à cet endroit. Les buissons d'euphorbes et d'Euphorbia canariensis y abondent ; dans les zones côtières dominent la laitue de mer et la joubarbe ; la Launaea arborescens et la Festuca, dans les bancs de sable, et plus de 60 espèces de lichens réparties dans tout le Malpaís. L’intérieur du Malpaís est traversé par une grande quantité de tunnels de lave et de grottes volcaniques. La grotte la plus spectaculaire est Cueva Honda ou grotte des Burros, de plus de 100 mètres de long et jusqu’à 5 mètres de haut sur certains de ses tronçons. Pour pénétrer dans le Malpaís, la meilleure option consiste à parcourir ses sentiers et faire une pause aux belvédères, où les coulées de lave, les Euphorbia canariensis et les euphorbes, dominent le paysage.

Nous garons la voiture, Mais il est trop tard pour parcourir toute la réserve, nous parcourons seulement le début du sentier de randonnée.

Nous repartons ensuite vers la route des crêtes puis rejoignons « El Portillo » et entamons la descente vers « La Orotava » …

Une longue journée de routes traversant des paysages très variés, mais 230km quand même.

14
fév

Ce matin, encore un réveil très matinal, nous sommes inscrits pour faire le sentier du « barranco del inferno » à 9h, Nous prenons la route à 8h tout en surveillant nos mails, en effet, hier soir, nous avons reçu un message disant que l’accès au barranco avait été fermé le 13 février et qu’il risquait de l’être à nouveau aujourd’hui…

Nous avons parcouru une grande partie du trajet quand nous recevons un mail nous disant que la barranco est à nouveau fermé pour la journée pour des raisons « climatiques », il fait un temps superbe , bizarre !

Nous avons la possibilité de reporter notre inscription à un autre jour ou de nous faire rembourser …

Nous continuons malgré tout notre chemin vers le sud et nous dirigeons vers la « Punta de la Rasca ».

Le coin est à l’image de la côte sud, très construit, toutefois, il reste une zone sauvage sur la pointe que nous partons découvrir à pieds espérant voir quelques oiseaux marins.

Nous longeons une petite plage puis la côte devient rocheuse, le sentier serpente entre les euphorbes et les figuiers de barbarie mais nous ne voyons pas grand-chose, hormis une bande de goélands leucophées qui s’envolent en criant à chaque décollage d’avion depuis l’aéroport sud…

N’étant pas attirés par les zones très urbanisées, nous décidons de quitter l’endroit et de tenter un nouvel itinéraire sur les pentes du pic du Teide. Nous prenons la TF28 en face de « Los Christianos », puis la TF51 vers Arona et Vilaflor, nous traversons des paysages arides mais nous ne sommes pas emballés.

Nous faisons la pose déjeuner à Vilaflor au même restaurant qu’hier: le Casa Pana (très fréquenté par des français, ce midi 100 % de français en terrasse), il faut dire qu’on y mange bien et que la cuisine est faite « maison » .

Nous montons ensuite vers le Teide par la TF21 et tentons à nouveau un arrêt à l’aire de « Las Lajas », il est 14h30, il y a pas mal de personnes qui pique-niquent, nous entendons pas mal d’oiseaux, mais n’en voyons pas beaucoup, 1 pic épeiche, des pinsons bleus et des serins des Canaries, quelques grands corbeaux nous survolent…

Il fait froid à cette altitude et aujourd’hui, un petit vent glacé nous rafraîchit malgré le soleil.

Nous reprenons la route et obliquons en direction de « Chio » sur la TF 38, une très belle route traversant des champs de lave à n’en plus finir, c’est très impressionnant, plusieurs arrêts photos pour tenter d’immortaliser ces paysages d’une autre planète, mais rien ne peut remplacer l’impression d’être minuscule qu’on peut éprouver dans de tels endroits.

Plus loin, nous découvrons des pins qui poussent sur la lave formant des taches de couleur vive et claire dans cet univers minéral ...

Nous rentrons ensuite au gîte bien fatigués et des images plein la tête.

15
fév

Ce matin, c’est grasse matinée, la météo a changé, il a plu cette nuit et nous avons perdu pus de 10°.

Nous faisons quelques courses puis partons tranquillement en direction de Puerto de la cruz. Nous faisons un arrêt au départ du sentier de Barranco de Ruiz, histoire de repérer un peu la configuration, s’il fait beau demain, ce sera notre dernière sortie sur Ténérife .

Nous partons ensuite vers le jardin botanique de La Orotava qui se trouve en fait à Puerto de la Cruz. A notre arrivée, une bonne averse nous oblige à attendre dans la voiture, nous faisons ensuite un tour à pied dans les alentours en tentant de repérer un petit resto sympa pour déjeuner ; ce n’est pas ce qui manque dans les environs, mais ce sont des « restaurants pour touristes » … Nous préférons des endroits plus authentiques, mais étant des touristes, nous avons aussi besoin de nous restaurer. Nous finissons par en choisir un au hasard et déjeunons à "l’heure française" afin de pouvoir consacrer l’après-midi à la visite du jardin botanique.

Nous entrons au jardin vers 14h et commençons la visite, il n’est pas très vaste, mais recèle de très nombreuses espèces de plantes et d'arbres remarquables, nous espérons également y trouver quelques insectes, papillons et oiseaux…

Entrée du parc                                     Abricotier des Antilles                                          Ceiba speciosa

Nous voyons beaucoup de merles, entendons des pouillots et des mésanges, mais dans cette végétation touffue, c’est compliqué de les voir et de les photographier. Nous réussissons malgré tout quelques clichés sympathiques:

Mésange Nord africaine                             Merle noir                                                  Serin des Canaries 

Au détour d'une allée, Hervé entend, à plusieurs reprises, un chant inédit pour lui, sans réussir à le localiser dans l'abondante flore du jardin botanique de Puerto de la Cruz. il s'envole sous son nez pour se poser deux secondes (pas plus) dans un endroit bien sombre. Le temps de faire deux prises et il est parti. Frustrant ...

Bulbul des jardins 

Au retour, nous avons fait quelques recherches pour identifier cet oiseau inconnu et il semblerait bien que ce soit un Bulbul des jardins; un oiseau africain de passage aux Canaries ...

La photo est plus que moyenne 😂 mais c'est une coche.

Nous voyons 2 papillons, 1 monarque et un vulcain macronésien, mais impossible de faire des photos.

Plusieurs arbres et plantes sont en fleurs...

Érythrine caffre                                      Kapoquier rouge                                 Orchidée Epidendrum radicans

Au milieu de la visite, nous « essuyons » une bonne averse, nous nous réfugions sous un arbre touffu, mais cela ne suffira pas et nous finirons mouillés, heureusement, le soleil revient…

Nous admirons de beaux arbres aux caractéristiques très étonnantes:

           Erythrina americana                               Ficus macrophylla                                     Ficus sycomorus

Quelques fruits sont visibles :

Crescentia cujete                                        Jacquier                                            Figuier à oreillettes

Nous sortons du jardin botanique vers 17h30 et prenons la route du retour. Le GPS nous emmène dans un « raccourci » qui s’avérera être un « cul de sac », mais ce détour nous permet de voir un faucon crécerelle et une perdrix Gambra qui malheureusement s’envole avant que nous puissions la photographier…

Petit arrêt pour voir la plage de sable noir de « El Soccoro » malheureusement sous la grisaille puis nous rentrons au bercail.

El Soccoro 
16
fév

Il a pas mal plu cette nuit et le ciel est encore menaçant à notre réveil. Un arc en ciel confirme qu’il pleut encore pas loin.

Les prévisions météos ne sont guère encourageantes. En fait, d’averses en averses, nous passerons la matinée à tourner en rond tout en préparant notre départ prévu le lendemain.

Vers midi, nous partons à la recherche d’un restaurant pas loin. Nous trouvons au Mirador de San Pedro, à dix minutes du gîte, à l’abri de la circulation, avec vue sur la mer un resto sympa où l’on se régalera de plats de poisson particulièrement bien préparés.

Ceci fait, sous le soleil enfin revenu, nous partons pour le « Barranco de Ruiz » situé entre le resto et le gîte.

De nombreux chants d’oiseaux nous accueillent. Après avoir emprunté un escalier puis un chemin pavé nous nous engageons dans un étroit sentier à flanc de montagne, bien pentu et pierreux qui nous rappelle immédiatement que nous sortons de table. Bref nous peinons.

Le Barranco de Ruiz 

Toujours des chants d’oiseaux mais rien de visible hormis un rouge-gorge, même lui est une sous-espèce endémique...

Rouge-gorge de Tenerife 

Plus ça grimpe et plus nous nous retrouvons dans la brume. Ce doit être superbe par beau temps mais là, tout est bouché, il crachine et les photos sont plus que moyennes... Demi-tour.

Nous retrouvons le rouge-gorge qui nous oblige à une halte pour l’immortaliser. Une buse passe assez haut puis, après avoir entendu le bruit d’un éboulement, nous voyons un couple de pigeons des lauriers (endémique et rare) se poser dans un arbre, loin, mais le voila enfin. Il était temps !!!

Pigeon des lauriers 

Nous rejoignons le gîte vers 17 h pour la fin des préparatifs de départ.

Nous avons parcouru l'île de Tenerife en tous sens, mais nos centres d’intérêts nous ont souvent ramenés sur les pentes du pic du Teide, ce magnifique massif volcanique qui constitue avec ses 3718m le point culminant des Canaries et même de l'Espagne. Ses fantastiques paysages lunaires aux couleurs si variées nous ont vraiment marqués.

Tenerife est la plus grande île de l'archipel des Canaries avec ses 2034 km2, et il faut prévoir plusieurs jours pour bien la visiter.

La côte sud est essentiellement composée de belles plages et malheureusement elle est "bétonnée" en conséquence... Cet aspect ne nous attire vraiment pas et nous n'avons fait que traverser... Nous ne sommes même pas allés nous baigner...

Les bords de mer que nous avons fréquentés étaient le plus souvent constitués de falaises de laves, nous avons vu plusieurs piscines naturelles, mais elles étaient fermées à la baignade à cause de la forte houle. De plus, les températures étaient agréables mais tempérées, et nous n'avons pas éprouvé le besoin de passer une journée au milieu du béton pour nous baigner.

Le nord de l'île est beaucoup plus vert et végétalisé que le sud, il y pleut sans doute un peu plus... Une voie rapide fait le tour de l'île et en règle générale, le réseau routier est en très bon état, y compris sur les pentes du volcan.

Nous avons apprécié la variété de milieux et de paysages qu'offre cette île et la découverte de sa flore et sa faune souvent endémique nous a vraiment passionnés.

Continuez à suivre notre voyage sur l'île de Fuerteventura...