Après avoir passé dix jours à Abéné, nous partons pour une semaine dans le village de Ouonck à l'est de Bignona.
Du 1 au 9 mars 2020
9 jours
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6h30 ! Nous quittons tôt ce matin, le cœur gros mais de merveilleux souvenirs plein la tête, l'hôtel Atlantic Abéné où nous venons de passer dix jours fantastiques.

Le récit de ce séjour est accessible ici: https://www.myatlas.com/tess4756/abene-casamance-2020

Le taxi navette de l'hôtel nous emmène à l'aéroport de Ziguinchor où nous avons rendez-vous avec Nicole, ma cousine avec qui nous allons passer cette semaine dans le village de Ouonck.

Nicole préside et anime le comité de jumelage de sa commune normande (Fleury sur Orne) avec le village de Ouonck depuis de nombreuses années. Elle vient régulièrement à Ouonck en compagnie d'autres membres du comité de jumelage pour rencontrer les habitants, s'efforcer de comprendre les besoins et mettre en place des actions pour tenter d'apporter des solutions. Les projets pris en charge par le comité de jumelage tournent principalement autour de la scolarité ; le dernier en date étant l'installation de salles informatiques dans les écoles et collèges.

Le taxi, après les traditionnels haltes pour péages aux abords de Ziguinchor, nous dépose à l'aéroport vers 9h00. Notre amie Chantal ressent des étourdissements dès qu'elle met le pied à terre... Elle ne sentait aucun malaise avant de descendre de la voiture.

Nous rassemblons nos bagages et attendons l'arrivée de Nicole. Chantal se sent de plus en plus mal, elle est bientôt prise de vomissements.

Nicole arrive bientôt dans un vieux Mercedes de type taxi-brousse. Elle est accompagnée d'Ibou, son correspondant du comité de jumelage, de Ghansou qui sera notre hôte et des deux chauffeurs du véhicule, Bassirou et Vieux.

Le véhicule qui nous a conduit à Ouonck 

Nous embarquons dans le véhicule en plaçant Chantal sur le siège avant pour parer à toute éventualité, et partons en direction de Ouonck.

Nous quittons Ziguinchor en direction du nord, traversons le fleuve Casamance, puis, après quelques kilomètres, tournons à droite au niveau de Tobor pour emprunter la longue piste qui nous conduira jusqu'à Ouonck.

Nous traversons des paysages de forêts, de brousse et parfois de marécages.

Soudain, alors que nous traversons une zone humide, Ghansou nous signale un crocodile à droite. Le chauffeur arrête le véhicule. Le crocodile est posé tranquillement sur un îlot et entouré d'une troupe d’œdicnèmes du Sénégal. Nous sortons les appareils de nos sacs photos et immortalisons la scène.

Crocodile et œdicnèmes du Sénégal 

Chantal, ne profite malheureusement pas du spectacle, toujours secouée de spasmes.

Nous arrivons à destination après une heure trente de piste et emménageons à "La Téranga", une belle maison construite à Ouonck par Jean-Claude et Cécile précurseurs du comité de jumelage. En remerciement de leurs actions, la commune leur a offert un terrain, ils y ont fait construire cette maison.

A leur tour, Jean-Claude et Cécile ont fait don de la maison à Ghansou et Mâ son épouse qui l'entretiennent et y reçoivent les membres du comité de jumelage et quelques autres invités.

En wolof, Téranga vient de "teer/teerul" qui signifie accueillir. Elle désigne les valeurs d’hospitalité, de partage et de solidarité des Sénégalais. Ce terme, fièrement revendiqué, rappelle que le Sénégal a toujours été un lieu de brassage des peuples et des cultures.

La Teranga 

La maison est très belle et confortable. Nous installons rapidement Chantal dans sa chambre et la laissons se reposer.

Nicole nous fait visiter les lieux. Toutes les pièces donnent sur un patio intérieur, c'est beau et nous nous y sentons à notre aise très rapidement.

Nicole nous enseigne nos premiers mots en Diola, la langue locale, pour saluer une personne on dit "Kassumay" qui signifie "Bonjour, comment allez-vous?", et la réponse doit être "Kassumay Kep" qui signifie "ça va bien".

Avant le déjeuner, nous partons en compagnie de nos hôtes voir les jeunes de Ouonck qui ont entrepris de creuser ensemble des bassins au bord de la rivière Soungrougrou (affluent du fleuve Casamance) afin d'y créer une pisciculture. Ils se réunissent chaque dimanche et creusent avec de simples pelles dans la joie et la bonne humeur pendant que les femmes préparent le repas sous une tente plutôt sommaire.

Chacun s'efforce de participer dans la mesure de ses possibilités. Le comité de jumelage soutient cette action en offrant la somme de 60 000 F CFA pour l'achat de pains.

Création d'une pisciculture à Ouonck 

Nous sommes admiratifs devant le courage de ces hommes qui travaillent dur en plein soleil avec une température voisine de 40° !

Un premier bassin est terminé, le second est bien avancé et un troisième suivra.

Sur le chemin du retour, nous croisons des villageois qui arrivent avec un char à bœufs pour apporter la nourriture et prêter main forte.

Nous revenons à la Téranga, nous régalons du repas préparé par Mâ, puis, chaleur oblige, nous prélassons quelque peu à l'ombre sur la terrasse. Des chevreaux s’ébattent devant nous et un singe vervet court sur le mur d'enceinte.

Chevreaux                                                                                                            Singe vervet 

Mais nous avons des fourmis dans les jambes et ne tardons pas à explorer les alentours de la maison.

Les oiseaux sont nombreux dans les parages, nous ne devrions pas nous ennuyer :

Choucador à longue queue                       Drongo brillant               Gonolek de Barbarie                Calao à bec rouge 

Vers seize heures, Chantal sort de sa chambre, elle a repris des couleurs et son malaise a disparu ! Si les causes restent inexpliquées, nous sommes heureux et soulagés de la retrouver en pleine forme !

Nicole et Ibou nous proposent de les accompagner pour une visite du village. Les rues sont des pistes en terre.

Ibou nous guide  dans les rues de Ouonck                                                                                  Coiffeur

Nous passons rendre visite à Fatou, l'épouse d'Ibou qui a un atelier de couture dans le village. Un coiffeur officie dans la rue, à l'ombre devant son échoppe pour profiter d'un peu de fraîcheur. Nous échangeons pour la première fois les salutations en langue Diola : "Kassoumay" et "Kassoumay kep" .

Les villageois, peu nombreux, (la majorité participe aux travaux de la pisciculture aujourd'hui) nous saluent et nous entendons les premiers "louloum, louloum" criés par les enfants à notre approche... Nicole nous précise que cela signifie "les blancs".

Nous l'entendrons tous les jours pendant notre séjour. Petit à petit, les enfants s'enhardissent et viennent nous serrer la main en disant "Bonjour, comment tu t'appelles?" (l'une des premières phrases de français qu'ils apprennent à l'école); ils sont très souriants.

Nous passons devant la nouvelle salle informatique de l'école primaire (fermée aujourd'hui dimanche).

La salle informatique 

Nicole et Ibou nous emmènent visiter les salles de classe dont certaines sont à ciel ouvert, juste ombragées par des bambous, le sol est en terre battue et les équipements très sommaires.

La cour de l'école est à l'avenant. Dans un autre bâtiment, la bibliothèque et des salles de classe en "dur" ont été construites, mais elles ne suffisent pas aux besoins et en attendant d'avoir le financement pour en construire d'autres, les "classes bambous" sont toujours utilisées... Ce qui pose évidemment de gros problèmes à la saison des pluies...


Nous avons également en tête une image que Nicole nous a transmise la semaine passée après sa visite de la maternité du poste de santé de Ouonck où se font désormais toutes les naissances.


La vétusté de la chambre qui accueille les jeunes accouchées et leurs nourrissons m'a fait monter les larmes aux yeux ... On comprend aisément qu'elles souhaitent rentrer chez elle le plus tôt possible...



De l'autre côté de la cour, des enfants s’entraînent au football, les buts sont matérialisés par deux poteaux. Nicole va remettre à leur entraîneur un lot d'équipements offert par le comité de jumelage (chasubles, ballons, plots, gants pour le gardien...).

Le terrain de football de l'école 
Remise des équipements  

Après la photo souvenir, nous quittons ces jeunes sportifs et continuons notre tour du village en direction du collège.

Des vaches déambulent tranquillement dans la cour du collège à la recherche d'eau et de nourriture. Cela n'étonne personne ici 😊

Nous visitons les salles de classe, certaines sont en cours de construction et offriront de meilleures conditions d'apprentissage aux enfants.

Nicole et Ibou nous montrent par exemple les doubles toits qui permettent une bonne isolation thermique (pas un luxe !).

Là aussi, des classes-bambous sont toujours utilisées en attendant la fin des travaux.

"Classe-bambous "                                    Classe en dur en cours de finition 

Des élèves présents nous montrent le projet de potager du collège, ils sont là pour arroser leurs plantations avec l'eau du puits présent dans la cour. Un petit groupe nous demande de les photographier.

Elèves du collège de Ouonck 

Nous repartons à travers le village, accompagnés d'un groupe d'enfants joyeux et souriants. Ils veulent tous être sur la photo 😂

Sur le chemin du retour, nous passons près du campement de Ouonck, une structure de camping "en dur" comme il en existe dans de nombreux villages de Casamance. Il est composé d'un bâtiment de forme octogonale qui comprend souvent 8 chambres réparties autour d'un espace central, d'un second bâtiment en dur tout proche abritant les sanitaires et d'un autre réservé à la cuisine.

Nous rentrons à la Téranga pour une soirée tranquille et une bonne nuit.

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Après une bonne nuit réparatrice, nous nous retrouvons pour le petit déjeuner, Chantal est en pleine forme, plus de trace du malaise d'hier... Ouf !

Nous faisons connaissance avec Gnamo, le papa de Gnansou, qui vient partager le petit déjeuner chaque matin avec les occupants de la Téranga. Ancien directeur d'école, il est l'un des "sages" du village et les conversations avec lui sont toujours très enrichissantes.

Ce matin, il arrive, vêtu d'un beau costume africain qui renforce sa prestance naturelle.

Gnamo 

Gnamo nous indique un marigot à Babatte, le village situé à environ 1 km de Ouonck. Etant la dernière mare d'eau douce du secteur, elle rassemble quantité d'oiseaux.

Nicole nous précise que la mare abrite un crocodile qu'elle a eu l'occasion de voir en allant s'y promener.

Nous partons donc, accompagnés de Chantal, en direction de Babatte. Le long de la piste, de nombreux oiseaux sont visibles...

Un rollier se laisse mettre en boite.

Rollier à ventre bleu 

Plusieurs choucadors s'activent dans le secteur.

Choucador pourpré                                 Choucador à oreillons bleus                            Choucador à longue queue 

Nous admirons plusieurs beaux arbres, en particulier des fromagers de taille impressionnante et parmi les herbes sèches, une variété qui donne des petites boules assez photogéniques...

Des femmes, accompagnées d'enfants, attendent le taxi brousse pour conduire une petite fille souffrante au dispensaire. L'une des jeunes femmes nous présente son tout jeune bébé.

Nous arrivons à proximité de la mare et nous installons dos au soleil. La densité d'oiseaux autour de ce point d'eau douce est incroyable, beaucoup s'envolent à notre approche pourtant discrète, mais une fois que nous sommes assis à l'ombre, plusieurs reviennent, nous offrant de belles opportunités photographiques.

Le marigot 

Martins-pêcheurs-pies, échasse blanche, choucadors, vanneaux sénégalais et éperonnés, vautours charognards sont au rendez-vous

Choucadors à longue queue                                   Martin-pêcheur pie                                    Echasse blanche 
Vanneau éperonné                                      Vautour charognard                                       vanneau du Sénégal 

Nous sommes également survolés par des oiseaux qui pour certains s’avéreront être des nouveautés. Il faut avoir les yeux partout ...

Gymnogène d'Afrique juvénile                                  Epervier shikra                                       Ibis hagedash 
Choucador à longue queue                                                                                       Vautour charognard 
 Hirondelle à longs brins                                                                                      Martinet des palmes

Un autre événement vient marquer cette matinée : un attelage tiré par un étrange cheval bleu passe sur la piste à proximité !

Est-ce l'effet du soleil sur nos cranes ? 😂

Le cheval bleu 

Nous avons tenté de nous renseigner auprès des habitants du village, mais personne n'a pu nous fournir d'explication ... Peut-être un traitement contre les parasites pour ce beau cheval blanc...

La fin de matinée est essentiellement occupée à admirer les gymnogènes adultes et juvéniles qui s'activent au bord de l'eau.

Gymnogène d'Afrique juvénile 
Gymnogène d'Afrique adulte 

La variété d'oiseaux autour de cette petite mare est vraiment incroyable, la photo ci-dessous en est un bel exemple.

Héron mélanocéphale, pigeons roussards et rollier à ventre bleu  

Plusieurs bovins passent se désaltérer à la mare. Un beau taureau Ndama nous observe tranquillement...

Quelques taxis-brousses passent sur la piste, toujours très chargés...

Taxi-brousse 

L'heure du déjeuner approche, nous repartons en direction de la Téranga. En chemin, nous photographions un calao à bec noir posé tout près et un héron mélanocéphale en vol.

Calao à bec noir                                                                                              Héron mélanocéphale 

Nous en profitons aussi pour capturer quelques scènes de la vie locale.

La flore nous étonne également, les arbres sont magnifiques, manguiers, Baobabs, et fromagers.

Fromager                                                   Manguier                                                        Baobab 

A la faveur d'un souffle de vent, des flocons de Kapok tombent du fromager comme une averse de neige ...

Une corvinelle à bec jaune et un rollier d'Abyssinie viennent compléter notre moisson matinale.

Rollier d'Abyssinie                                                                                        Corvinelle à bec jaune 

Près de la Téranga, un arbre en fleurs accueille des souimangas à tête verte (en fait, ils ont la tête bleue).

Souimanga à tête verte 

Sur les bougainvilliers, de beaux papillons volent de fleur en fleur, ce sont des voiliers des citronniers.

Nous retrouvons Mâ, notre toujours souriante hôtesse, qui termine la préparation du repas dans sa cuisine extérieure.

Mâ, notre hôtesse 

La chaleur est intense, autour de 40° et contrairement au bord de mer, il n'y a ni vent, ni possibilité de bain rafraîchissant . Après le déjeuner, repos à l'ombre jusqu'à 17 heures.

Nous explorons les environs immédiats de la Téranga et découvrons un joli lézard agama agama, un piapac africain et un faucon ardoisé qui nous toise du haut de sa branche.

Piapac africain                                           Agama agama                                    Faucon ardoisé   

Nous retournons faire un tour dans le village et croisons plusieurs groupes de jeunes et d'enfants qui tous nous demandent de les photographier, ce que nous faisons avec plaisir tant les visages sont souriants.

Un groupe de jolies demoiselles veut être photographié avec Hervé, le voilà bien entouré... Plus loin dans le village, des jeunes femmes tirent de l'eau au puits.

Des jeunes garçons veulent aussi une photo et prennent des poses plus ou moins sérieuses ...

Nous allons jusqu'au terrain de football du village où des jeunes ont entrepris un match amical.

Nous repartons tranquillement en direction de la Téranga. Une scène attire notre attention, une femme tire de l'eau de son puits pour la douche des enfants, chacun dans sa bassine et tous s'éclaboussent avec de grands éclats de rire ... Un pur moment de bonheur !

L'heure du bain  

Nous rentrons à la Téranga pour le dîner préparé par Mâ toujours très élégante. Une belle journée s'achève.

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Aujourd'hui, nous souhaitons explorer une zone de brousse au nord de Ouonck qui, d'après Gnamo, devrait nous amener à traverser une palmeraie pour déboucher sur une zone humide.

Nous traversons le terrain de football du village de bon matin et nous engageons dans un chemin à travers la savane.

Nous repérons un calao à bec rouge puis, un écureuil fouisseur traverse la piste et un rollier d'Abyssinie nous observe depuis son perchoir

Calao à bec rouge                                    Ecureuil fouisseur                                       Rollier d'Abyssinie 

Quelques impressionnantes termitières bordent la piste.

Un autour sombre, posé au sommet d'un arbre, nous offre une nouvelle coche, des cordonbleus à joues rouges cherchent leur nourriture au sol et des souimangas éclatants s’ébattent sur les fleurs.

Autour sombre                                         Cordonbleu à joues rouges                                 Souimanga éclatant

Un cri répétitif nous attire un peu plus loin, nous découvrons un calao à bec noir qui chante en relevant la tête et en battant des ailes. Une parade ?

Calao à bec noir 

Nous sommes bientôt surpris par un énorme oiseau s'envolant sur notre droite aussitôt suivi de deux autres. Il s'agit de bucorves d'Abyssinie. Ils peuvent mesurer jusqu'à 1 m de haut et peser 4 kg.

Inattendu, impressionnant et réjouissant.

A peine remis de nos émotions, un groupe de guêpiers nains posés sur les hautes herbes au bord du chemin s'offre à nos regards. Nous approchons doucement, ils sont beaucoup moins farouches que les guêpiers d'Europe.

Guêpiers nains 

Un peu plus loin, nous découvrons des guêpiers à queue d'aronde, encore une nouveauté !

Guêpiers à queue d'aronde 

Le paysage qui nous entoure est ponctué d'arbres magnifiques et leur ombre nous offre des pauses fraîcheur bien agréables. Un baobab attire notre attention, un palmier est imbriqué entre ses branches et semble lui avoir servi de tuteur.

Nous atteignons la palmeraie qui nous offre une fraîcheur bienvenue.

La palmeraie 

Au sortir de la palmeraie, nous débouchons sur la zone humide. S'agissant d'un affluent du fleuve Casamance, l'eau y est saumâtre. Le sel ayant cristallisé donne au sol une teinte blanche par endroits.

Le paysage est beau, mais complètement désert. Pas un oiseau en vue !

Il est temps de faire demi-tour, nous sommes à 4,5 km de notre point de départ. Nous retraversons la palmeraie.

A la sortie nous rencontrons un char à bœufs conduit par des jeunes hommes qui reviennent au village avec un chargement de bois.

Après avoir échangé, comme à l'accoutumée, un "bonjour, ça va ?" ils s'arrêtent un moment pour discuter et nous permettre de les photographier. Le sourire est toujours au rendez-vous.

Ils sont aussi étonnés de trouver des blancs équipés d'imposants appareils photos dans ce coin reculé que nous de voir circuler cet étonnant attelage ...

La chaleur est intense, pas un souffle d'air ne nous rafraîchit... Nous rencontrons à nouveau un calao à bec noir et trouvons un joli papillon qui doit être un junonia orythia...

Calao à bec noir                                                                                                  Junonia orythia 

Plus loin, un moineau gris (espèce locale) est occupé à déguster une pomme cajou, le fruit de l'anacardier qui produit les noix de cajou.

Moineau gris 

Une plantation d'anacardiers est toute proche et nous y cherchons l'ombre un moment, puis, nous admirons un superbe baobab, dont la base me fait penser à un pied d'éléphant...

Plantation d'anacardiers                                                                                                  Baobabs 

Nous croisons à nouveau la route d'un char à bœufs, à vide celui-ci, les occupants intrigués par notre présence s'arrêtent et nous bavardons un peu.

Nous poursuivons notre chemin et découvrons un gonolek de barbarie et des souimangas éclatants.

Souimanga éclatant                                                                                            Gonolek de barbarie 

Nous atteignons le village en fin de matinée, les rues sont animées et nous immortalisons avec plaisir des visages souriants.

Après le déjeuner à la Téranga, nous prenons un peu de repos en début d'après-midi.

Nous reprenons nos appareils photos en fin d'après-midi, et observons les environs immédiats. Un couple de gonoleks de barbarie se poursuit entre un palmier et le muret de clôture, des piapacs africains cherchent fortune sous les arbres en compagnie de merles africains.

Piapiac africain (juvénile)                                Gonolek de barbarie                                     Merle africain 

Un peu plus loin, des singes vervet s’ébattent et se poursuivent. Tapis derrière le muret, nous réussissons à les photographier.

Singes vervet 

Nous admirons les plumages irisés des choucadors à longue queue et à queue violette.

Choucador à longue queue                                                                              Choucador à queue violette 

Nous nous éloignons de la Téranga et rejoignons la mare de Babatte où l'activité est toujours aussi intense.

Les aigrettes des récifs, les bihoreaux gris et les vanneaux éperonnés et du Sénégal sont très nombreux, beaucoup sont perchés dans les arbustes, d'autres se désaltèrent au bord de la mare.

Aigrettes des récifs, bihoreaux gris et vanneaux éperonnés 
Vanneaux du Sénégal   et    Vanneaux éperonnés 

Un héron mélanocéphale et une grande aigrette nous offrent un vrai numéro de voltige.

Grande aigrette                                                                                               Héron mélanocéphale 

Un groupe d'alectos à bec blanc se pose à proximité

Alecto à bec blanc 

Tourtelette d'Abyssinie, héron garde-bœufs, aigrette des récifs en forme claire, vautours charognards fréquentent les lieux avec assiduité... pour notre plus grand plaisir.

Héron garde-bœufs                Aigrette des récifs               Tourtelette d'Abyssinie                   Vautours charognards 

Les hirondelles viennent prélever quelques insectes à la surface de l'eau tout en se désaltérant.

Hirondelles à longs brins 

Les alcyons-pies, passent leur temps à se chamailler quand ils ne pêchent pas.

Alcyion-pie ou martin-pêcheur pie 

Le soleil décline. Nous reprenons le chemin de la Téranga. Un panneau, sponsorisé, assez ancien, nous intrigue :

Nous, habitants et communautés, déclarons notre village FDAL

FIN DE DÉFÉCATION A L'AIR LIBRE

et que cette mauvaise pratique est interdite sur toute la limite de notre territoire

villageois. Toute personne résidente ou étrangère contrevenant à cette mesure sera

déclarée comme "Persona non grata" et devra payer

UNE AMENDE DE 1000 FCFA

Tous ensemble, engageons-nous pour l'abandon de la DAL (défécation à l'air libre)

Les sigles FDAL et DAL nous seront décryptés par Ngamo et Ibou, nous n'avions pas fait le rapprochement 😂

Comme souvent, nous rentrons accompagnés.

De retour à la Téranga, nous retrouvons Ibou, accompagné d'Adama qui est chargé par le comité de jumelage de la maintenance des ordinateurs mis en place dans les écoles. Il s'évertue, également, à aider les jeunes du village dans leurs projets associatifs.

Mâ, habillée d'une belle robe verte nous demande de passer à table pour déguster le bon dîner qu'elle a préparé.

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Ce matin, nous partons de bon matin en compagnie de Nicole vers Diéba. Gnansou conduit le véhicule, nous devrons parcourir environ une petite heure de piste pour atteindre notre destination.

Le soleil se lève pendant le trajet nous offrant de belles images.

La piste entre les villages est vraiment en mauvais état et Gnansou en connaît chaque piège.

Le village de Diéba fait partie de la communauté rurale de Ouonck qui comporte en tout 24 villages. c'est l'ensemble de la communauté rurale qui est jumelée avec Fleury sur Orne.

La piste de Ouonck à Diéba 

Nous commençons par la visite du campement de Diéba, aujourd'hui à l'abandon. Avant la Téranga, c'est ici que Nicole logeait. Idéalement situé au bord du fleuve, nous comprenons son amour pour l'endroit et sa peine de le voir abandonné.

Nous visitons le bâtiment principal qui conserve ses peintures murales...

Le site est effectivement très agréable, de grands arbres offrent une ombre indispensable et la proximité de l'eau apporte une certaine fraîcheur.

Un zébu, quelque peu efflanqué, est attaché à un arbre. Un bel essaim d'abeilles attire notre attention.

Zébu                                                                                                            Essaim d'abeilles 

Nous entamons la moisson de la journée : loriot doré, choucador à queue violette, drongo brillant et choucador pourpré.

Choucador pourpré              Loriot doré                        Drongo brillant                      Choucador à queue violette 

Guidés par Momo et Ismaela, nous partons pour une promenade le long de la rivière, le paysage est superbe.

Le site est riche en oiseaux. Nous apercevons bientôt un colombar waalia et un rollier à ventre bleu posés sur le même arbuste, ils nous laissent approcher suffisamment pour les mettre en boite.

Rollier à ventre bleu                                                                                             Colombar Waalia 

Une grue couronnée et un calao à bec noir nous survolent. Un irrisor moqueur cherche fortune dans le tronc d'un palmier.

Grue couronnée                                         Irrisor moqueur                                           Calao à bec noir 

Un tisserin vitellin et un œdicnème du Sénégal viennent compléter notre moisson.

Tisserin vitellin                                                                     Œdicnème du Sénégal 

La flore n'est pas en reste. De superbes arbres nous offrent leur ombre, palmiers, manguiers, et fromagers dont certains sont chargés de Kapok prêt à s'envoler au premier souffle de vent.

Manguier                                            Mangues vertes                                         Kapok dans un fromager 

Le paysage est joliment coloré et les pirogues traditionnelles posées au bord de l'eau nous offrent de belles images.

Un magnifique rollier d'Abyssinie pose pour la photo sur différents perchoirs.

Rollier d'Abyssinie 

En haut d'un palmier un homme équipé d'une petite hache cueille les fruits du palmier à huile.

Nous voyons ce monsieur, plus très jeune, descendre de l'arbre en s'aidant d'une ceinture passée autour du tronc.

Nous approchons pour parler avec lui. Il nous montre son équipement. La ceinture est fermée par un simple nœud.

Ce monsieur nous explique que, malgré son âge, il grimpe encore au palmier pour récolter les fruits qui font partie de l'alimentation quotidienne de sa famille, ses enfants ont peur de grimper.

Les palmiers poussant à l'état sauvage, ils offrent donc une nourriture gratuite. Il nous fait goûter les fruits du palmier, une petite couche légèrement sucrée entoure un noyau. Les villageois écrasent les fruits pour en extraire l'huile.

Les fruits du palmier à huile 

Après nous avoir expliqué comment faire le nœud qui ferme la ceinture, Ghansou nous fait à son tour une démonstration de montée au palmier.

Après cette sympathique rencontre, nous prenons la direction du village de Diéba où Nicole a plusieurs rendez-vous auxquels nous allons assister.

Sur le chemin, un grand indicateur nous offre une énième coche. Quelques insectes entrent en boîte.

Grand indicateur 
Pélopée tourneur                                                                                                         A nommer 

Arrivés au village, nous rencontrons M. Aliou Diamanka, le nouveau principal du collège de Diéba avec lequel Nicole échange de façon constructive.

Pendant ce temps, un enseignant recense les mesures de protection contre le coronavirus à mettre en place dans l'établissement. Sage précaution.

Nous accompagnons ensuite Nicole pour une visite amicale à la "petite Nicole" et sa famille.

Il y a dix ans, son papa a demandé à ma cousine de venir, le lendemain matin, prendre en photo sa femme enceinte. Le lendemain matin, quand Nicole est arrivée, la maman avait accouché d'une jolie petite fille. Elle s'appellera Nicole.

Nous sommes accueillis à bras ouverts dans cette famille qui compte maintenant cinq enfants et en profitons pour photographier les deux Nicole.

La petite Nicole et sa famille 

Nous sommes admiratifs de l'élégance des femmes, qui, malgré leurs conditions de vie portent toujours de jolies tenues qui les mettent en valeur.

Un autre détail nous a frappé dans les villages, la propreté du linge qui sèche sur les fils, ici, pourtant, pas de machine à laver...

Plusieurs personnes du village, toutes générations confondues, posent pour la photo.

La dernière visite de Nicole est pour la maman de l'ex étudiant Mamadou Sané qui lors de ses études supérieures à la faculté de Caen a initié le comité de jumelage.

Nous rencontrons cette dame âgée chez elle en compagnie de membres de sa famille qui traduisent les échanges, elle ne parle que le Diola. Son fils, qui vit en France, lui a fait parvenir une bouteille de champagne destinée à Nicole...

Une délicate attention appréciée à sa juste valeur.

Après quelques photos souvenirs dans le village, nous repartons vers Ouonck.

Nous arrivons à la Téranga pour l'heure du déjeuner après avoir parcouru en sens inverse la piste en bien mauvais état. Nous passons près du chantier du futur pont sur le fleuve entre Diéba et Marsassoum et voyons des engins d'une entreprise française bien connue...

Après le repas, Nicole entreprend de déballer la bouteille de champagne qui lui a été offerte. Toutes les précautions ont été prises pour qu'elle arrive en bon état... Protégée par trois couches de sacs plastiques, une jambe de blue-jean, et du fil de fer pour maintenir l'ensemble...

Autant dire que le déballage a demandé un bon moment ... 😂

En fin d'après-midi, nous repartons à nouveau en direction de la mare de Babatte. Un singe traverse la piste, une chèvre vient à notre rencontre...

Un palmier habité par des tisserins a un petit air d'arbre de Noël décoré. Un choucador pourpré picore sur le bas-côté...

Quel bonheur de voir autant d'animaux !

A l'approche de la mare, nous constatons une fois de plus que la densité d'oiseaux présents est extraordinaire, nous parvenons à prendre quelques clichés avant que les oiseaux prennent conscience de notre présence.

La mare de Babatte 

Nous nous installons le plus discrètement possible, les oiseaux s'envolent puis reviennent. Nous sommes amusés par les chamailleries des martins-pêcheurs pies qui plongent et doivent revendiquer leur place pour se poser.

 Martin-pêcheur pie

Des vanneaux du Sénégal, bihoreaux gris, aigrette des récifs en forme blanche sont présents au bord de la mare et un ibis hagedash nous survole.

Vanneau du Sénégal                             Ibis hagedash                                 Bihoreau gris et Aigrette des récifs 

Soudain, un crocodile sort la tête de l'eau et attrape un martin-pêcheur pie dont il ne fait qu'une bouchée 😥

Crocodile d'Afrique de l'Ouest 

La dure loi de la nature... Mais, s'il faut bien que le crocodile se nourrisse, assister à cette scène nous a vraiment secoués !

Prévenus, nous n'iront pas nous baigner. D'autant que nous ne tarderons pas à en apercevoir deux simultanément.

 Crocodile d'Afrique de l'Ouest

Les autres martins-pêcheurs pies continuent malgré tout à se chamailler et à plonger tout près de la tête du crocodile qu'on devine en transparence sous l'eau.

Martin-pêcheur pie ou Alcyon-pie 

Les bonnes surprises continuent avec un faucon lanier et un rolle violet qui se posent tout près de nous.

                                      Faucon lanier                                                                              
Rolle violet  

Un pic goertan s'enivre de parfums d'aisselle 😁

Pic goertan 

Nous reprenons le chemin de la Téranga. Des ados à vélo, claironnant "Nous on fait du sport" nous demandent de les photographier. Des plus jeunes veulent voir nos photos et le font en regardant par le pare-soleil...

Nous réalisons quelques portraits d'enfants pas parfaits techniquement mais avec de si beaux sourires...

Une jeune maman nous offre son magnifique sourire ...

Enfin,nous voyons arriver un taxi-brousse très chargé, il transporte des enfants sur la galerie et nous les entendons chanter...

Une scène totalement surréaliste pour les européens habitués aux règles de sécurité routière que nous sommes.

Nous rentrons à la Téranga après cette journée très riche en découvertes.

Nicole arrive vêtue d'un beau costume africain que Fatou, l'épouse d'Ibou, lui a confectionné, nous la félicitons...

Gnamo qui l'accompagne la trouve très jolie habillée en africaine 😊 .

5

Visite de Ziguinchor, quelques emplettes, repas en commun au restaurant et promenade en pirogue dans les bolongs sont au programme de la journée.

Nous quittons Ouonck avec le véhicule en direction de Ziguinchor, je photographie quelques paysages tout en roulant.

En bord de piste, nous remarquons le programme de remplacement des poteaux électriques en bois par des poteaux en ciment (sage précaution dans ce pays où les termites sont partout).

Nous rejoignons la route goudronnée (pas forcement plus roulante) et arrivons à l'entrée de Ziguinchor où notre véhicule sera arrêté trois fois en moins de 200 m, par la police puis la gendarmerie et enfin la douane...

La fin de matinée est consacrée au retrait d'argent liquide à l'agence locale de la Société Générale, à quelques achats qui nous permettent de visiter sommairement Ziguinchor.

L'office du tourisme                                                                                       Marchand de chaussures 

Nous rejoignons le restaurant "Le Perroquet" situé au bord du fleuve Casamance. Repas et site agréables.

Toute l'équipe embarque dans une pirogue qui va nous conduire à travers les bolongs, nom donné aux chenaux qui serpentent dans la mangrove.

L'équipe au complet 

Nous ne tardons pas à voir les premiers tantales ibis, pélicans, anhingas, aigrettes...

                                               Tantales ibis                                                          Pélican gris
Anhinga d'Afrique                 Spatules africaines et  aigrette des récifs                  Grande aigrette et pélicans blancs 

La pirogue s'engage dans un chenal étroit. Nous dérangeons de nombreux pélicans.

Pélicans blancs 

Des tantales ibis adultes et juvéniles battent des ailes à notre approche.

Tantale ibis 
Tantale ibis 

Des flamants roses à contre-jour sont également présents ainsi que quelques hérons.

Flamants roses 

Un peu plus loin, plusieurs variétés de sternes sont posées au bord de la mangrove.

Sternes royales                                 Sternes naines                 Sterne caspienne                    Sternes Caugek 

Nous nous dirigeons vers le village d'Affiniam lorsque nous croisons la route des dauphins.

Grand dauphin 

Le piroguier nous dépose au pied de la case musée de Djilapao à proximité du village d'Affiniam ; celle-ci est momentanément fermée : Alexi est parti pêcher mais est sur le retour. Nous l'attendrons en allant visiter le village et y rencontrer les quelques habitants présents.

La case à étage de Djilapao 
Alexi rentrant de la pêche 

Nous prenons un sentier au milieu des rizières asséchées et arrivons près des premières maisons du village. De magnifiques arbres offrent un peu d'ombre.

Les animaux vont se désaltérer dans la réserve d'eau douce. Nous sommes dans un village animiste d'où la présence de nombreux cochons dont ce remarquable bicolore.

Les tourterelles sont nombreuses à proximité.

Tourterelle masquée ♂                                       Tourterelle vineuse                              Tourterelle masquée ♀

Un homme prépare du pain de singe. On appelle ainsi le fruit du baobab, sans doute parce que les singes le consomment. Il faut ouvrir le fruit et en extraire la partie blanche que nous goûtons, c'est légèrement sucré mais la consistance est particulière. C'est un aliment très riche en vitamine C et antioxydants.

Notre piroguier-guide nous indique également les fruits du rônier, ce beau palmier avec des feuilles en éventail. Ses fruits peuvent être consommés frais, mais s'ils sont plantés et repoussent comme de jeunes plants, ils sont consommés comme des légumes.

Nous revenons vers la maison à étage de Djilapao pour la visite. Cette maison construite et décorée par un artiste nommé Jean Badji est vraiment très originale, cette oeuvre est une sorte de palais d'un facteur Cheval africain. Malheureusement, elle se dégrade rapidement et des travaux sont nécessaires pour sa conservation. Des collectes en ligne ont déjà permis de financer la réfection de la toiture, mais il reste beaucoup à faire.

Visite sur ce site : https://fr.ulule.com/djilapao/ .

Œuvres de Jean Badji 

La visite guidée par Alexi, l'un des neveux de l'artiste, souriant et plein d'humour fut un moment très agréable... Mais écourtée par notre piroguier, qui nous presse ne souhaitant pas rentrer de nuit.

Nous reprenons place dans la pirogue.

Le retour au soleil couchant nous offre une lumière intéressante.

                                                   Pélican gris                                                  Guêpier de Perse 
Mouette à tête grise                                 Bécasseau variable                                        Anhinga d'Afrique  
Sterne royale                                 Goéland railleur                                  Sternes caspienne, Hansel et naine

Nous arrivons à Ziguinchor avec le coucher du soleil.

Il ne nous reste plus qu'à rentrer à Ouonck, de nuit, par la piste. Vieux, notre chauffeur, s'en acquittera avec brio. Une belle journée !

6

Aujourd'hui, nous avons choisi de retourner dans la savane au nord du village pour tenter de revoir le bucorve d'Abyssinie aperçu mardi.

Nous traversons le village et les sourires sont toujours au rendez-vous, les enfants, un peu intimidés viennent nous serrer la main, les jeunes filles veulent se faire tirer le portrait et un groupe de dames pose gentiment pour nous.

Nous traversons le terrain de football communal et empruntons l'un des sentiers qui s'enfoncent dans la savane. Le premier oiseau que nous voyons est un rollier varié, il nous toise du haut de son arbre.

Rollier varié 

Nous continuons notre promenade sur le chemin entre les hautes herbes.

Un arbre en fleurs abrite plusieurs souimangas, pygmées, à ventre jaune et à longue queue.

Souimanga pygmée, à longue queue et à ventre jaune

A la sortie d'un virage, un bucorve d'Abyssinie s'éloigne tranquillement sur le chemin, il rejoint un second à l'abri sous un arbuste.

Bucorve d'Abyssinie 

Nous tentons de les suivre discrètement et nous y parvenons un moment, mais ils finissent par s'envoler pour se poser dans un arbre un peu plus loin ...

Voir évoluer ces gros oiseaux à la démarche tranquille est un grand moment pour nous... Nous les retrouverons un peu plus loin évoluant au sol.

La chaleur est intense et nous apprécions l'ombre des grands arbres.

Nous croisons à nouveau quelques guêpiers nains, souimangas à longue queue dont on ne se lasse pas et Pririt à collier.

Guêpier nain                            Pririt à collier                                Souimanga à longue queue                  

Nous découvrons également une grande sauterelle presque transparente. Au premier abord, nous avons pensé à une exuvie, mais elle était bien vivante ... Un perroquet youyou surveille nos mouvements tandis qu'un astrild cendré nous offre une nouvelle coche.

A identifier                                           Astrild cendré                                            Perroquet youyou 

Une termitière de belle taille nous stoppe le temps de la photo. Une petite boule orangée attire nos regards : il s'agit du fruit de l'arbre à farine, d'autres petits fruits non identifiés pendent aux branches d'un arbre.

Nous rentrons à la Téranga pour le délicieux déjeuner préparé par Mâ et prenons un peu de repos.

En fin d'après-midi, nous allons, dans la pirogue traditionnelle des gardes de l'Aire Marine Protégée, remonter le Soungrougrou, affluent du fleuve Casamance, entre Ouonck et Marsassoum.

Nous rejoignons le"port" de Ouonck, près du chantier de la pisciculture pour embarquer dans la pirogue.

C'est très émouvant pour nous de naviguer dans cette barque creusée dans le tronc d'un fromager plusieurs fois centenaire. Les gardes nous expliquent que l'arbre a du être abattu lors de travaux routiers et a été attribué à l'Aire marine Protégée. On y voit la trace des outils utilisés... Nous avançons malgré tout au moteur.

Après la sortie du petit chenal de Ouonck, nous débouchons sur un immense espace, c'est la confluence entre le Soungrougrou et le fleuve Casamance. Nous sommes surpris et impressionnés par la largeur du fleuve à cet endroit.

Nous rejoignons rapidement le Soungrougrou et ne tardons pas à voir les premiers oiseaux.

Balbuzard pêcheur                                            Tantale ibis                                        Sterne caspienne 

Sur les bords du fleuve, des paillotes utilisées par les pêcheurs locaux et leurs barques destinées à la pêche à la crevette amarrées aux alentours.

Des rassemblements d'oiseaux sont visibles sur des bancs de sable et sur le rivage, nous approchons pour pouvoir les identifier.

Spatules d'Afrique                                 Pélicans blancs                                   Cormorans à poitrine blanche 

A notre approche, les cormorans s'envolent et se posent un peu plus loin... et recommencent...

Cormorans à poitrine blanche 

Un balbuzard pêcheur... chasse un mulet lippu

Balbuzard pêcheur                                                                                                     Mulet lippu 

De nombreuses sternes poursuivent également ce mulet... ou d'autres poissons

Sternes caugek, caspienne, royale  et hansel

Un baobab majestueux domine la rivage et le soleil de cette fin d'après-midi le met bien en valeur.

Au loin et à contre jour, un pygargue vocifère sur son perchoir assiste au spectacle offert par les cormorans.

Cormoran africain                                           Pygargue vocifère                         Cormoran à poitrine blanche 

Et plus loin sur la rive des tantales ibis mélangés à des pélicans et des aigrettes.

                           Tantales ibis, Aigrettes des récifs et pélicans gris 

Un jeune tantale ibis, un pélican gris avec un palmiste (au second plan) nous regardent passer

Tantale ibis                                                                                                         Pélican gris 

Une belle colonie de cormorans nous fascine et nous permet quelques clichés dans une belle lumière

Cormoran à poitrine blanche 
 Cormoran à poitrine blanche 

Les sternes papotent...

Nous arrivons au niveau de Marsassoum où, en attendant la construction du pont sur le fleuve, un bac fait la navette entre les deux rives. Parmi la file d'attente, nous remarquons un cheval et sa charrette qui attendent sagement le prochain passage.

Files d'attentes au bac 

Le soleil commence à se coucher, apportant des teintes dorées au paysage.

Coucher de soleil sur le Soungrougrou 

Il est l'heure pour nous de regagner la rive où notre véhicule nous attend. Nous regardons passer le bac et quittons les gardes de l'Aire Marine Protégée qui vont rentrer en pirogue. Nous les remercions chaleureusement de nous avoir permis de faire cette excursion en leur compagnie.

Il nous reste une petite heure de piste cabossée à faire de nuit. Vieux, notre excellent chauffeur s'en acquittera avec doigté.

7

Notre séjour à Ouonck prend fin, il va falloir refaire les valises. Nous consacrerons cette dernière journée à la mare de babatte.

Nous repartons, les yeux grands ouverts et le appareils en bandoulière... Choucadors et guêpiers nous occupent un moment sur le chemin.

Choucador à oreillons bleus                               Guêpier de Perse                               Choucador à longue queue 

A proximité de la mare, un héron mélanocéphale, des gymnogènes d'Afrique et une ombrette africaine nous survolent.

Héron mélanocéphale                                       Gymnogènes d'Afrique                                 Ombrette africaine 

Nous nous installons, assis à l'ombre face à la mare.

Un important troupeau de bovins vient se rafraîchir à la mare dont le niveau est plus bas de jour en jour... Comment feront tous ces animaux lorsque la mare sera à sec ?

Dès que le troupeau, est parti, les oiseaux reviennent et l'animation reprend. Les gymnogènes, ombrettes et martins-pêcheurs pie sont les premiers à reprendre possession du terrain.

Gymnogène d'Afrique adulte                             Ombrette africaine                             Gymnogène d'Afrique immature

Un milan noir (à bec jaune) (sous espèce du milan noir) vient se poser à quelques mètres de nous, les aigrettes et hérons reviennent aussi.

Héron mélanocéphale                       Héron garde-boeufs et aigrette des récifs                      Milan noir (à bec jaune) 

Plusieurs vautours charognards tournent au dessus de nous et finissent par se poser près de la mare, nous comprenons rapidement ce qui les attire, un cadavre de mouton gît dans les herbes à proximité.

Ces vautours, comme ceux présents en Europe et ailleurs sont des nécrophages, en éliminant les cadavres, ils évitent la propagation de maladies. À ce titre, ils fournissent un service écosystémique particulièrement important.

Des affrontements ne tardent pas à s'enchaîner nous offrant l'opportunité de photos d'actions.

Affrontements de vautours charognards 

Nous continuons à garder un œil vers le ciel et voyons passer, des guêpiers, un busard des roseaux et des pélicans blancs ... Il y a très peu de temps mort autour de cette mare !

Busard des roseaux                                         Guêpier d'Europe                                Pélicans blancs 

Un rollier d'Abyssinie se désaltère avant de regagner un perchoir plus loin

Rollier d'Abyssinie 

L'heure du déjeuner approchant, nous rentrons à la Téranga. Un petit caméléon traverse la piste très lentement, semblant hésiter à poser ses pattes sur le sol ...

Une grande première pour nous qui n'en avions vu qu'en vivarium !

Caméléon du Sénégal 

Un véhicule approche et nous le pressons un peu pour lui éviter de se faire écraser, il finit par atteindre l'accotement et à se réfugier dans les herbes sèches... Une rencontre réjouissante !

D'autres rencontres remarquables sur le chemin : un prinia modeste et un souimanga.

Prinia modeste                                                                                             Souimanga à tête verte 

Comme de coutume, quelques beaux sourires ponctuent également notre trajet.

Aujourd'hui, une réunion familiale a lieu dans le village. Les femmes, toutes plus élégantes les unes que les autres se rendent à la fête.

Toutes les femmes portant le nom de famille de l'hôte se reconnaissant aisément à leur tenue quasi identique.

Un petit garçon masqué, un vendeur de poisson et un groupe de femmes et d'enfants seront nos dernières rencontres de la matinée.

Après le déjeuner, nous nous reposons un peu, faisons nos valises puis repartons à la mare de Babatte pour notre dernier après-midi à Ouonck.

Les vautours sont toujours présents et ne prennent même pas la peine de s'envoler à notre arrivée tant ils sont occupés à se défier.

Vautours charognards 

Ils ne sont pas les seuls oiseaux à occuper l'espace et les gymnogènes d'Afrique, adultes et immatures sont présents également.

Gymnogènes d'Afrique 

Les pigeons et tourterelles ne laissent pas leurs places non plus.

Tourterelle masquée ♂                                                                                            Pigeons roussards

La vie autour de cette mare est un spectacle permanent et on ne s'en lasse pas !

Ibis sacré                   Héron garde-boeufs, ibis sacré et aigrette des récifs                    Bergeronnettes printanières 

Nous profitons d'une dernière séance de bagarre chez les vautours.

Et nous rentrons à la Téranga pour notre dernière soirée. Sur la piste, nous suivons un moment ce taureau escorté de son héron gardeboeuf qui nous permet de finir sur une image amusante.

Héron garde-boeufs 

Très heureux de notre séjour et déjà nostalgiques, nous concluons ce magnifique séjour en dégustant le champagne offert à Nicole, nos amis sénégalais, musulmans, nous accompagnent avec des boissons sans alcool ...

8

Notre avion pour Dakar décolle à 9h 20 de Ziguinchor, nous quittons Ouonck au lever du jour après avoir embrassé nos amis Mâ qui nous a tellement gâtés avec ses petits plats et Gnamo qui a fait le déplacement pour nous saluer. Gnansou, Bassirou et Vieux nous accompagnent à l'aéroport.

Gnamo                                                        Mâ et Ghansou                                                  Vieux 

Arrivés à l'aéroport de Ziguinchor, chaque personne est soumise à un contrôle de température dans le cadre des mesures contre le coronavirus, pour notre petit groupe, tout va bien...

Nous embarquons dans l'avion et décollons pour 50 min de vol en direction de Dakar.

Pendant le vol, Chantal, placée près du hublot parvient à faire quelques photos.

Nous atterrissons à l'aéroport de Dakar où nous attend la navette envoyée par l'auberge "Espace Thialy" où nous serons hébergés jusqu'à demain.

L'aéroport est situé a environ 50 km au sud-est de Dakar. Nous effectuons rapidement le parcours sur une autoroute toute neuve et presque déserte en ce dimanche matin.

Le taxi nous dépose dans une ruelle du quartier de la "Patte d'oie" devant un bâtiment sans enseigne extérieure en dehors d'une discrète plaque, Nicole, habituée des lieux, nous confirme que nous sommes bien arrivés.

Auberge "Espace Thialy" 

Nous sommes accueillis dans un lieu totalement inattendu qui m'évoque une oasis de verdure au milieu de la ville.

Parmi les plantes luxuriantes, une fontaine glougloute et attire de nombreux oiseaux. Un patio équipé d' une paillote entourée de bougainvilliers fait office de salle à manger...

On nous attribue des chambres dont la fenêtre donne sur le patio et donc, sur le gazouillis de la fontaine et celui des oiseaux...

Cet établissement est essentiellement fréquenté par les membres des missions associatives ou humanitaires du pays. Nous ne tardons pas à rencontrer quelques petits groupes d'habitués.

Après avoir dégusté une boisson fraîche, nous parcourons les deux étages de l'auberge et admirons la décoration très originale et très gaie (à l'image de la sympathique propriétaire du lieu).

De nombreux oiseaux fréquentent ce petit paradis de verdure dont une espèce que nous n'avions pas encore rencontré, le capucin à bec d'argent.

Capucin à bec d'argent 

Nous trouvons aussi des amarantes du Sénégal, des bulbuls des jardins et une tourterelle maillée.

Amarante du Sénégal                                  Bulbul des jardins                                       Tourterelle maillée 

Nous déjeunons puis partons en taxi pour une visite rapide de Dakar. Nous sommes dimanche et la circulation est facile. Nous passons devant le stade Arena puis devant la prison dont le mur d'enceinte est décoré par des artistes de rue, le chauffeur du taxi nous dit qu'ici, on l'appelle "cinq mètres carrés" en référence à la taille des cellules...

 Prison ou 5 m²                        Stade Leopold Sedar Senghor     

Nous cherchons une boite à lettres pour poster quelques cartes postales, mais cela s'avère impossible, même aux abords des bureaux de poste, il n'y a pas de boite accessible, nous devrons attendre demain que les bureaux de poste soient ouverts...

Après avoir sillonné les beaux quartiers, longé les grands hôtels, ambassades, demeures cossues et nombreux bâtiments militaires, le taxi nous dépose près de la mosquée de la divinité, un imposant bâtiment moderne situé près du rivage. De nombreuses pirogues multicolores font face à l'océan.

Un artiste décore une pirogue

Nous continuons la visite en direction du monument de la renaissance africaine, une gigantesque statue de bronze et cuivre de 52 m inaugurée le 3 avril 2010 lors des cérémonies du cinquantenaire de l'indépendance du Sénégal.

Nous empruntons l'escalier permettant d'accéder au pied de la statue. De l'esplanade, nous profitons d'une belle vue sur Dakar.

Nous faisons une pause "rafraîchissement" près de la plage de la pointe des Almadies.

En faisant le tour du quartier, nous repérons, dans une boutique, un fauteuil quelque peu original et une enseigne qui ne nous laisse pas indifférents (les bretons sont partout ! ).

Nous rentrons à l'auberge en fin d'après-midi où après un succulent et copieux dîner dans une ambiance chaleureuse, nous entamons une bonne nuit.

Coordonnées de cette auberge accueillante aux tarifs plus que raisonnables :

Sur Facebook : https://www.facebook.com/espace.thialy

Leur Mail : espace.thialy@orange.sn

9

Aujourd'hui, nous allons découvrir l'île de Gorée, située à 20 mn de bateau de Dakar.

L'île de Gorée a été du XVe au XIXe siècle le plus grand centre de commerce d'esclaves de la côte africaine. Tour à tour sous domination portugaise, néerlandaise, anglaise et française, son architecture est caractérisée par le contraste entre les sombres quartiers des esclaves et les élégantes maisons des marchands d'esclaves. L'île de Gorée reste encore aujourd'hui un symbole de l'exploitation humaine et un sanctuaire pour la réconciliation.

Elle est aujourd'hui un lieu touristique incontournable.

Un taxi nous conduit à la gare maritime où nous embarquons pour 5200 FCFA (8 €) par personne.

Il fait très beau, mais les températures sont moins élevées qu'en Casamance.

Nous débarquons à proximité d'une jolie plage bordée de belles maisons colorées.

Après avoir réglé les 500 FCFA/pers de taxe locale, nous nous engageons dans les belles petites rues de l'île aux maisons colorées.

Des bougainvilliers en fleurs partout et une propreté remarquable, pas de plastiques ni d'autres déchets visibles.

Nous croisons le service local de ramassage des poubelles (ceci explique la propreté) tandis qu' une pancarte gardée par un lézard margouillat incite chacun au civisme.

Nous nous dirigeons vers l'incontournable Maison des esclaves que nous souhaitons visiter.

Cette maison aurait été la dernière esclaverie en date à Gorée. La première remonterait à 1536, construite par les Portugais, premiers Européens à fouler le sol de l'île en 1444. Au rez-de-chaussée se trouvent les cellules (hommes, enfants, chambre de pesage, jeunes filles, inapte temporaire).

Dans celles réservées aux hommes, faisant chacune 2,60 m sur 2,60 m, on mettait jusqu’à 15 à 20 personnes, assis le dos contre le mur, des chaînes les maintenant au cou et aux bras. On ne les libérait qu'une fois par jour afin de leur permettre de satisfaire leurs besoins, généralement dans cette maison, ils y vivaient dans un état d'hygiène insupportable.

L'effectif dans cette petite maison variait entre 150 à 200 esclaves. L'attente de départ durait parfois près de trois mois, ces esclaves ayant affaire à des voiliers pour leur transport. Dans cette maison, le père, la mère et l'enfant dans les cellules étaient séparés.

Tous partaient vers les Amériques, mais le pays de destination dépendait des besoins des acquéreurs, le père pouvait — par exemple — partir en Louisiane aux États-Unis, la mère au Brésil ou à Cuba et l'enfant à Haïti ou aux Antilles. Ils partaient de Gorée sous des numéros de matricule et jamais sous leurs noms africains.

Le regard du visiteur est immédiatement attiré par une ouverture lumineuse au milieu du couloir central. Donnant de plein pied sur la côte rocheuse, c'est la porte du « voyage sans retour », là où les esclaves embarquaient pour une vie de souffrances dans le Nouveau Monde, dont beaucoup mourraient en mer, encadrés par des gardiens armés au cas où ils auraient tenté de s'évader.

(Extrait de Wikipédia).

Un moment d'émotion qui rappelle la cruauté de traitement que des hommes sont capables de faire subir à d'autres hommes...

Un tisserin gendarme nous redonne le sourire

Tisserin gendarme 

Après la visite de l'église, nous rejoignons la plage pour déjeuner. Nous passons près d'une statue commémorative de l'abolition de l'esclavage.

Au passage, nous réussissons à poster nos cartes postales au bureau de poste local.

Nous nous installons en terrasse face à la plage. Un joueur de kora vient nous jouer un morceau et de nombreux vendeurs de masques "traditionnels" viennent nous proposer la bonne affaire... Pas de doute, nous sommes sur un lieu touristique.

La vue sur la plage et la mer bien bleue est très agréable.

L'après-midi, nous décidons de monter vers la pointe sud de l'île, un point en hauteur d'où on aperçoit Dakar. Un mémorial à l'architecture moderne domine l'endroit.

Nous repartons vers l'embarcadère afin de regagner Dakar en jetant un coup d’œil à l'envers du décor. Probablement des déchets venant de la mer.

Nous reprenons le bateau en fin d'après-midi et rejoignons l'auberge. Nous prenons un peu de repos et en profitons pour faire encore quelques photos d'oiseaux dans la végétation luxuriante du lieu.

Capucin à bec d'argent                                                                                       Amarantes du Sénégal 
Capucin à bec d'argent                Bulbul des jardins                      Tisserin minule♀                  Moineau domestique

Et nous terminons en beauté avec le travailleur à bec rouge, 161ème espèce photographiée au Sénégal dont 116 coches (vu pour la première fois), accompagné d'un tisserin minule mâle en plumage nuptial.

Capucin à bec d'argent, travailleur à bec rouge et tisserin minule  ♂

Nous dînons puis un taxi nous ramène à l'aéroport. Ce soir, contrairement à notre arrivée, la circulation est très dense et nous avons bien fait de prendre une marge de sécurité.

Après un nouveau contrôle de température à l'aéroport, nous accompagnons Nicole qui embarque sur un vol direct pour Paris. Nous embarquerons deux heures plus tard pour notre vol avec escale à Lisbonne comme à l'aller.

Nous entendons beaucoup parler du coronavirus et nous demandons quelles mesures strictes nous attendent à l'arrivée. RIEN !!! Pas de contrôle, ni à Lisbonne, ni à Paris...

Nous déposons nos bagages à la maison, le lendemain, après 20 h 00. Une soupe et dodo. Demain, plus de 5000 photos chacun à commencer à traiter. 😰😂

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Comme cette semaine est passée vite ! Et quelle richesse dans la faune bien sûr, mais surtout, dans les contacts avec les habitants de la communauté villageoise de Ouonck. Nous avons fait de formidables rencontres et lié des liens d'amitié ... Nous reviendrons !

Nous avons pris conscience des richesses et des besoins de cette communauté et constaté l'aide apportée par le comité de jumelage qui, certes, ne règle pas tout mais s'efforce de porter des projets répond à des besoins exprimés.

L'accueil dont nous avons bénéficié à la Téranga est inoubliable. Merci de tout cœur à Mâ et Ghansou qui nous ont vraiment gâtés avec toutes leurs petites et grandes attentions.

Les moments "apéro" partagés avec Gnamo, Ibou, Adama furent de vrais moments de bonheur. Leur sourire permanent, leur gentillesse nous ont tout de suite mis à l'aise. Leur savoir nous a beaucoup apporté dans la compréhension de cette enrichissante et réjouissante communauté villageoise.

Nous garderons en mémoire le positivisme de ces gens, l'absence de misérabilisme. Et pourtant...

Nous garderons en mémoire, également, le sourire de tous les enfants, ados compris.

Nous nous engageons à faire parvenir, dès la fin du confinement, des tirages photos sur papier à toutes les personnes, enfants comme adultes, que nous avons photographiées. Gnansou en assurera la distribution.

Après ce que nous avons vécu pendant cette semaine, nous trouvons dommage que la Téranga ne soit pas plus "utilisée". Cette belle maison pourrait accueillir des touristes qui, comme nous, cherchent à sortir des sentiers battus et apprécient les contacts avec la population locale, la nature... Tout en étant hébergés dans de bonnes conditions.

Les jeunes du village ont fait part au comité de jumelage d'un projet de tourisme vert. Il est vrai que la communauté villageoise de Ouonck (24 villages) s'y prête. De nombreuses activités sont envisageables : randonnées pédestres, balades en pirogue sur le fleuve, découverte de la cuisine locale et bien sur ornithologie... Les possibilités d'hébergement au campement local et aussi à celui de Diéba qui pourrait être remis en service seraient agréablement complétées par la Téranga. Tout cela pourrait apporter des revenus à plusieurs personnes des villages ...

Le comité de jumelage s'est engagé à soutenir ce projet.

Si vous voulez continuer à prendre des nouvelles de Ouonck et du comité de jumelage, voici quelques adresses utiles:

http://cj-ouonck-dieba.fleurysurorne.fr/

https://www.facebook.com/groups/953814058040057/

http://kassoumay.over-blog.com/

Nous tenons, enfin, à témoigner à Nicole de notre immense reconnaissance pour sa gentillesse et sa disponibilité. Merci de nous avoir permis de découvrir ce petit coin de Sénégal et ses réjouissants habitants, de nous avoir évité de nombreuses erreurs, de nous avoir concocté le programme de cette mémorable semaine.

Un immense respect pour ton engagement. Merci Nicole !

Le bilan ornithologique de cette semaine à Ouonck est très positif avec 85 espèces photographiées dont une quinzaine de nouveautés. Pendant la totalité de notre séjour en Casamance, entre Abéné et Ouonck, nous avons photographié 161 espèces dont une grande partie est présentée dans les deux récits de notre voyage. Une telle concentration ne se rencontre pas souvent ...

Vos commentaires sont les bienvenus, nous nous efforcerons d'y répondre dans les meilleurs délais.