Séjour ornithologique à Abéné en Casamance

Dix jours de séjour ornithologique en Casamance à l'hôtel "Atlantic Abéné" accompagnés par Patrick Tourneur, propriétaire de l'hôtel et guide ornithologique.
Du 19 au 29 février 2020
11 jours
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Découvrir la Casamance... Une idée qui nous trottait dans la tête depuis un moment et qui a fini par prendre forme après la lecture d'un article dans le numéro d'automne 2018 de la revue de la LPO l'oiseau Mag accessible en cliquant ici qui présentait un mode de voyage et de découverte qui nous correspondait : petite structure loin de l'agitation touristique, accompagnement avisé d'un spécialiste local...

Les récits passionnés de ma cousine Nicole qui se rend en Casamance depuis de nombreuses années pour y mener des projets dans le cadre du comité de jumelage de sa commune normande (Fleury sur Orne) avec le village de Ouonck ont fini par nous décider à franchir le pas.

Les échanges avec Nicole nous ont permis d'éviter un certain nombre "d'erreurs de débutants", comme par exemple, l'idée de louer une voiture pour se déplacer en Casamance... L'état des routes et des pistes est déjà dissuasif mais, il existe aussi des pratiques de "péages" quasi impossibles à décoder pour les européens. Il est donc fortement recommandé de se déplacer en taxi ou en voiture avec chauffeur local. Nous avons pu vérifier tout cela lors de notre séjour.

Nous avons construit ce voyage en trois parties:

  • Une dizaine de jours de séjour ornithologique à l'Atlantic Abéné (recommandé dans l'article de l'oiseau Mag). Nous commanderons sept sorties guidées par Patrick à la découverte des oiseaux de Casamance.
  • Une seconde partie dans le village de Ouonck pour partager la vie d'un village et poursuivre en solo nos découvertes de la faune.
  • Deux jours à Dakar pour une rapide découverte de la capitale et de l'île de Gorée.

Il ne nous restait qu'à réserver nos billets d'avion pour rejoindre Dakar puis Ziguinchor et notre séjour à l'Atlantic Abéné qui propose en outre un transfert depuis l'aéroport, ce qui est rassurant lorsqu'on arrive pour la première fois en Afrique.

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Réveil à 5h30 , nous prenons le train à 7h30 à St Malo, en compagnie de Chantal, l’amie qui va nous accompagner pour cette aventure au Sénégal. Le TER nous dépose, une heure plus tard, à Rennes puis direction Paris Montparnasse en TGV où nous arriverons 1h30 plus tard . Une navette nous dépose vers midi à l’aéroport d’Orly.

Notre avion décolle à 17 h 45 (précautions et tarifs avantageux expliquent cette large avance).

Nous déjeunons plutôt correctement chez « Bocco » et patientons sur de mauvais sièges guère reposants. Décollage avec TAP Portugal à peu près à l’heure et vol sans histoire jusqu’à Lisbonne. Une bonne heure d’attente et décollage pour Dakar toujours avec TAP Portugal. Nous atterrissons vers 1 h 30. Notre prochain avion est à 8 heures.

Nous demandons à un employé de l'aéroport de nous indiquer un endroit où nous pouvons attendre notre prochain vol, il nous accompagne gentiment vers la cafétéria où nous trouvons trois chaises permettant de nous reposer un peu.

Le maigre et peu appétissant plateau repas servi à bord de l’avion nous a laissé sur notre faim. Les sandwiches de la cafétéria ne nous tentent pas pour autant. Nous passons le temps entre lecture et somnolence...

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Tant bien que mal, nous arrivons, fourbus et affamés, à l’heure de départ pour Ziguinchor. Décollage presqu’à l’heure avec Air Sénégal pour cinquante minutes de vol.

Le survol du pays nous permet de découvrir des paysages de mangroves, de rizières et de villages.

Mangroves vues du ciel 
Rizières 
Arrivée à Ziguinchor 

A neuf heures, ayant récupéré nos bagages, nous faisons connaissance avec le chauffeur missionné par l'hôtel pour nous conduire à l’Hôtel Atlantic Abéné à bord d’un véhicule d’époque. 70 km de routes plus ou moins bitumées et de pistes toutes aussi cahoteuses nous conduisent en 2h 30mn de Ziguinchor à Abéné.

Nous avons l'occasion de vérifier les conditions de circulation annoncées par Nicole. De nombreux "nids d'autruches" sur les routes et les pistes dont certaines portions sont sablonneuses et des arrêts fréquents effectués par le chauffeur pour refermer le coffre ou pour s'acquitter des taxes locales. Ces péages ne sont pas toujours matérialisés aussi clairement que ne l'indique la photo ci-dessous. Souvent, ce sont de petites "échoppes" ne comportant aucune mention en bord de route et il est certain que nous ne les aurions pas repérés seuls ...

Sans compter les contrôles (payants ?) à la douane, la gendarmerie et la police postées tous les dix mètres à l'entrée et la sortie de Ziguinchor.

Arrêt péage 

Un arrêt à Bignona pour faire le plein du véhicule nous permet quelques images de la vie locale :

La boucherie moderne  et les Djakartas (mobylettes)                                                Le traditionnel "Taxi-brousse" 

Vers 11 h 30 nous arrivons à destination, hagards. L'Atlantic Abéné nous apparaît comme une oasis de verdure en bord de mer.

Hotel Atlantic Abéné 

Manger et dormir sont nos seuls souhaits. Après avoir pris possession de nos chambres, fait un peu de toilette et enfilé des tenues plus adaptées à la température ambiante, nous rejoignons, tel des zombies, l’endroit où le repas sera servi… une petite heure plus tard.

Nous en profitons pour déguster, face à la mer, la bière locale "La gazelle" prévue pour les grandes soifs 😂 (bouteilles de 63 cl).

Nous profitons du repas pour faire connaissance avec Corinne et Jacques, (bretons finistériens), arrivés deux jours plus tôt, avec qui nous partagerons les lumières de Patrick Tourneur, propriétaire de l’établissement et photographe ornitho averti qui sera notre guide.

L’excellent repas préparé par Moussa le cuisinier et Djenaba son assistante avalé avec avidité, nous nous écroulons sur notre lit, programmant un réveil à 17 h. Sur les conseils de Corinne et Jacques, nous entamons une petite visite des alentours, une zone de verdure à l’arrière de l’hôtel très riche en faune, parsemée de petites mares conservant un peu d’eau de la dernière saison des pluies.

Espace vert à l'arrière de l'hôtel 

Notre premier clic sera pour un crabier chevelu , beaucoup d’autres suivront. Nombreuses espèces rencontrées sont nouvelles pour nous.

Crabier chevelu                                 Oedicnème du Sénégal                                       Corvinelle à bec jaune 
Touraco gris                                                                                                     Vanneau éperonné 

La tombée de la nuit vers 19h00 nous incite à rentrer, fatigués mais heureux, la carte mémoire déjà bien garnie.

Une fois l'excellent dîner avalé, nous rejoignons nos chambres pour une bonne nuit réparatrice. Il ne sera pas utile de nous bercer.

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Qu’il est bon de dormir ! Nous avons passé une super nuit, malgré le réveil programmé à 6h15 pour profiter de la belle lumière du matin et de notre première excursion vers la mangrove que nous rejoignons, à bord du véhicule 4X4 de Omar, l'autre partie de l'équipe faisant route avec Patrick... Pour ce premier jour, notre amie Chantal nous accompagne.

Nous traversons la ville de Kafountine et après quelques kilomètres de route et de piste, nous arrivons près de Kassel où Patrick amarre son bateau.

Nous embarquons à six pour une matinée dans la mangrove à travers des petits canaux entre les palétuviers pour déboucher sur une étendue d’eau plus large. L'endroit dégage un calme impressionnant...

Le "port"                                            Patrick                                                          La mangrove 

Patrick, pilotant avec doigté son embarcation et guidant nos regards nous permet de découvrir de nombreuses "cibles".

Les appareils photos crépitent : Héron goliath, cormorans, balbuzards…

Héron goliath                                        Cormorans à poitrine blanche                                  Pélican gris
Palmiste africain                                                                                             Aigrette des récifs 
Pygargue vocifère
Balbuzard pêcheur 

Des oiseaux plus colorés sont également au rendez-vous.

Guêpier de Perse                              Martin pêcheur  géant                              Martin chasseur à poitrine bleue 

Le soleil est de la partie et il est impératif de se protéger, crème solaire et couvre-chefs sont vivement conseillés.

Notre petite équipe dans la mangrove 

Au retour, nous observons un groupe de villageois qui pêche au filet.

 La pêche au filet

Nous rentrons à l’hôtel vers 13h00 pour l’excellent déjeuner préparé et servi par les adorables Moussa et Djenaba. Soleil au zénith, chaleur étouffante, 37° à l’ombre, la sieste s’impose.

Nous reprenons les APN vers 17 h et continuons l’exploration des alentours de l’hôtel.

Huppe fasciée                                 Gonolek de Barbarie                                       Barbican à poitrine rouge 

Les fleurs sont superbes dans le parc de l'hôtel et attirent de beaux papillons :

Voilier des citronniers sur les bougainvilliers                                                            Fleur de frangipanier 

De nombreuses nouvelles coches. Nous rentrons vers 19 h, la lumière commençant à baisser. Nous dînons vers 20 h 30 et regagnons notre chambre pour une bonne nuit réparatrice.

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Aujourd'hui, Patrick conduit notre petit groupe vers le lac de Sitokoto à Kafountine. Cette belle étendue d'eau douce attire de nombreuses espèces.

Après avoir stationné le véhicule dans une petite rue, à la sortie du village, nous nous dirigeons à pied vers le lac.

Une triste réalité ne tarde pas à nous sauter aux yeux : la pollution par les plastiques et autres déchets. Elle s'explique en grande partie par le fait qu'aucune collecte ni traitement des déchets n'existe ici...

Certaines personnes brûlent leurs déchets, mais en ville, ce n'est pas toujours possible et nous avons trouvé les villes bien plus sales que les campagnes...

L'envers du décor 

Ceci dit, si c'est une désolante réalité, ce n'est pas ce qui a prévalu dans notre perception de la Casamance, nous en retenons surtout la gentillesse des habitants et la richesse de sa faune.

Sur le chemin de la mare, nous photographions de nombreux oiseaux.

Cratérope brun                                       Rolle violet                                    Souimanga femelle sur son nid

Le site du lac est très agréable, même si un dépôt d'ordures sauvages est bien visible au bord de l'eau.

Le lac Sitokoto à Kafountine 

Une importante colonie de mouettes est présente, nous nous installons et le festival commence : des dendrocygnes veufs, petits canards au beau plumage rayé, quelques aigrettes ardoisées faisant le "parasol" pour créer une zone d'ombre sur l'eau, c'est leur technique de pêche... Nous découvrons aussi l'anhinga d'Afrique appelé également oiseau serpent à cause de son long cou.

Dendrocygne veuf                          Aigrette ardoisée                       Anhinga d'Afrique                 Canard à bosse
                                           Pic goertan        Bihoreau gris     Oie-armée de Gambie         Martin-pêcheur huppé 

Des chiens et des vaches traversent la troupe de mouettes provoquant un bref envol des oiseaux habitués à ce voisinage...

Sur le chemin du retour, nous faisons une halte rafraîchissement dans un parc qui protège un petit groupe de singes colobes bais ou colobes rouges, une espèce en voie de disparition.

Singes colobes bais 

Sur des euphorbes, des souimangas se régalent:

Souimanga à longue queue femelle                                                                          Souimanga à ventre jaune

Un bref ravitaillement en carburant sur le port de Kafountine nous permet quelques photos. Nous y reviendrons.

Port de Kafountine 

Nous revenons à l'hôtel pour le déjeuner.

Pendant ce temps-là, notre amie Chantal, a entrepris une randonnée par la piste jusqu'à Abéné en compagnie d'Omar, le chauffeur qui nous a conduit à la mangrove hier. Omar connaît très bien les environs et permet à Chantal de découvrir la vie locale.

Au programme, visite des différentes petites échoppes : alimentation, menuisier, coiffeur, bonneterie rasta, coiffeur, mécanicien 2 roues, artisanat, atelier de couture ...

Omar dans les rues d'Abéné                                     Alimentation                                   Mécanicien 2 roues  
Atelier de couture                                          Ecole de musique                                     Bonneterie Rasta 

Ils assistent aux répétitions de musique traditionnelle et de percussions africaines, djembés, en vue de concerts.

Avec l'accord de Bakary, le jeune frère d'Omar qui est instituteur, passage au moment de la récréation de 11h à l'école pendant la pause déjeuner des élèves; dans la cour, les parents proposent de la nourriture contre une petite contribution et l'entraide est très présente.

Visite de l'école d'Abéné 

Ils ont continué jusqu'au splendide et grandiose arbre sacré, le fromager d'Abéné et ont passé un bon moment avec son guide qui leur a raconté toute l'histoire de cet arbre millénaire, invitant Chantal à en découvrir tous les mystères.

Le fromager d'Abéné                                          Le guide et conteur                                         Chantal  

Sur le chemin du retour à l'hôtel, rencontre avec des villageois et des enfants et aussi avec un ami d'Omar guérisseur pratiquant la cueillette de plantes médicinales.

Enfants d'Abéné                                                                                                     Le guérisseur 

Chantal et Omar nous ont rejoint à l'hôtel pour le déjeuner. Après le repas et une petite sieste, l'habituel petit tour derrière l'hôtel nous permet d'enrichir notre collection. Au cours de notre promenade nous découvrons des nids de tisserins à différents stades de fabrication.

Nids de tisserins 

D'autres oiseaux viennent compléter la moisson de la journée

Barbion à front jaune                 Bulbul à gorge claire                  Bulbul des jardins                                   

Après un bain de mer bienvenu, nous entamons un allez-retour jusqu'au village d'Abéné par la plage, ce qui nous permet d'assister au retour des pirogues de pêche. Du grand spectacle où la solidarité est de mise, en effet, lorsqu'une pirogue arrive au bord de la plage, un groupe de personnes rejoint les pêcheurs et, en chantant, entreprend la remontée du bateau au sec à l'aide de rondins de bois.

Pendant ce temps, d'autres procèdent au déchargement du poisson avec des caisses en plastique portées sur la tête entre le bateau et le haut de la plage où les femmes prendront le relais pour trier, vider et conditionner le poisson.

Plage d'Abéné 

Les belles mouettes à têtes grises, espèce locale, surveillent les opérations dans l'attente de leur pitance.

Mouette à tête grise 

Les vanneaux éperonnés ne sont jamais bien loin.

Vanneau éperonné 

Un magnifique coucher de soleil sur les pirogues de pêcheurs vient clôturer cette journée.

Coucher de soleil depuis la plage d'Abéné 
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Ce matin, excursion dans les rizières autour de Niafarang un village proche de la frontière avec la Gambie.

Patrick gare le véhicule à l'entrée du village où trône un magnifique fromager appelé aussi arbre à Kapok, nous approchons et découvrons des centaines de tisserins gendarmes occupés à construire leurs nids dans cet arbre vénérable.

Le fromager de Niafarang 
Tisserins gendarmes 

La petite vidéo ci dessous vous permettra de profiter de l'ambiance sonore...

La beauté des arbres aux alentours nous impressionne. Outre les fromagers, nous admirons aussi de beaux baobabs.

Village de Niafarang 
Village de Niafarang 

Nous quittons le village et empruntons une piste pénétrant la savane.

Une promeneuse bizarrement coiffée  😂

Bien briefés par Patrick, nous ne loupons pas les premiers oiseaux, irrisor moqueur, faucons chiquera et colombars à front nu:

Irrisor moqueur                                           Colombar à front nu                                      Faucon chiquera

Nous repérons quelques insectes sur les quelques fleurs présentes dans la végétation sèche à cette saison:

Hycleus polymorphus                                                                                              Sauterelle verte 

Nous continuons notre exploration en admirant les environs:

Une grande variété d'oiseaux est présente et nous en profitons, Des milans noirs à bec jaune (parasitus), sous espèce sédentaire du milan noir (migrans) nous survolent, un petit groupe de capucins nonnettes picore dans les hautes herbes et une tourterelle maillée nous observe depuis son perchoir; nous rencontrons aussi des choucadors à longue queue, des vanneaux du Sénégal et des calaos à bec rouge :

Capucin nonnette                                    Tourterelle  maillée                                Milan noir  (à bec jaune) 
Choucador à longue queue                    Vanneau du Sénégal                          Calao à bec rouge 

Un peu plus loin, des perruches à collier s’ébattent bruyamment dans un palmier, un rollier à ventre bleu est posé tout près et un vautour charognard se pose sur un palmier.

Perruche à collier                                     Rollier à ventre bleu                                   Vautour charognard 

Il fait de plus en plus chaud, ce qui nous incite à faire une pose à l'ombre au cours de laquelle nous voyons arriver un villageois tenant une machette, nous le saluons et il interroge Patrick en dialecte sur la raison de notre présence.

Corinne, Patrick  et Jacques

Patrick nous expliquera ensuite que les villageois de la région sont méfiants vis à vis des étrangers qui sillonnent le secteur, des sociétés étrangères ayant tenté de faire des recherches minières dans les environs...

Les villageois ont bien compris le risque de destruction de leur milieu naturel...

Les paisibles photographes que nous sommes sont les bienvenus...

Nous rejoignons une paillote au bord de l'eau en fin de matinée où Patrick nous propose de déguster du bissap face à pont "artisanal" permettant de rejoindre la frontière avec la Gambie. C'est rafraîchissant et très bon !

Le bissap ou jus de bissap est une infusion faite à partie de fleurs d'hibiscus séchées très populaire dans plusieurs pays africains qui se consomme froide. Cette boisson facilite la digestion, a des vertus diurétiques et aide dans les problèmes d’ hypertension.

Plusieurs recettes de bissap sont en ligne sur Internet :

http://www.recettesafricaine.com/jus-de-bissap.html

La pause  Bissap                                                                                                   Le petit pont d...

Nous nous déchaussons et entreprenons la traversée du pont "artisanal" en regardant où nous posons les pieds...

De l'autre côté, nous traversons une petite mangrove et arrivons au bord de la rivière qui matérialise la frontière avec la Gambie.

Un chevalier aboyeur cherche fortune au bord de l'eau, un couple de pigeons roussards nous observe et nous voyons de petits crabes violonistes regagner leur trou dans la vase à notre approche..

Pigeons roussards                                       Crabe violoniste                            Chevalier aboyeur 

Nous remarquons sur un banc de sable une colonies de sternes royales. Une pirogue transportant des passagers passe sur la rivière.

Nous quittons cette halte rafraîchissante et continuons notre excursion à travers les rizières asséchées.

Un magnifique rollier d'Abyssinie se laisse approcher suffisamment pour la photo. Un lézard margouillat (agama agama) et un héron mélanocéphale complètent la collection.

Rollier d'Abyssinie                                       Agama agama                                    Héron mélanocéphale 

Nous rentrons à l'hôtel, fatigués mais heureux de toutes ces belles découvertes.

Chantal avait choisi un autre programme, elle est allée jusqu'à Kafountine à pied par la plage.

Impression de plage sauvage, quasi déserte à part les vaches et les oiseaux, quelques paillotes vides ...

La plage entre Abéné et Kafountine 

Un peu plus loin, paillote en vue avec une invitation à découvrir l'artisanat. Un papa très fier de sa fille étudiante à Dakar; elle est vraiment très jolie et souriante. Chantal s'est assise un moment avec eux pour discuter; ils lui ont offert des beignets faits par la jeune fille... Une rencontre bien sympathique !

Aux abords de Kafountine, un tout petit peu plus d'animation, quelques promeneurs, et un homme qui lave sa chèvre dans la mer, elle n'a pas l'air d'apprécier et bêle...

Arrivée sur le port de Kafountine dans une foule de personnes, elle observe un moment l'arrivée de nombreuses pirogues et tous ces travailleurs utiles au traitement de la pêche.

Difficile de s'approcher dans cette foule...

Retour vers Abéné sur la plage déserte, une petite pause à la paillote pour échanger encore un peu avec le père et sa fille et leur déposer un coquillage selon leur demande, ils sont si sympathiques ...

Marche rapide sur le sable mouillé, petite pause avec quelques enfants à la pêche aux coquillages

La pêche aux coquillages 

Chantal nous rejoint pour le déjeuner après cette balade de 12 kms sur la plage émaillée de belles rencontres.

Après un bon repas et une petite sieste, nous repartons en balade dans les environs de l'hôtel,

Tourtelette d'Abyssinie, Francolin d'Ahanta, Cubla de Gambie, Barbion à front jaune, Touraco gris Souimanga à ventre jaune 

Nous remarquons une fourmilière en forme de champignon et aussi de belles fleurs qui dégagent une odeur nauséabonde... N'ayant pas réussi à les identifier, vos lumières sont les bienvenues.

Nous croisons la route d'une colonie de fourmis légionnaires qui déménagent, une véritable armée en marche!

La journée se termine, nous retrouvons notre petit groupe pour le repas, ce soir. Ce sera poisson grillé (délicieux).

Chaque soir, Patrick vient nous présenter le programme du lendemain pour nous mettre l'eau à la bouche...

L'ambiance à l'Atlantic Abéné est vraiment très agréable, familiale ... Chantal, l'amie qui nous accompagne ne participe qu'à quelques excursions ornithologiques mais découvre diverses randonnées autour du village et de la plage. Très vite, des amitiés se créent, avec Marianne, l'institutrice de Noé le fils de Patrick, Moussa, Omar, suivies de sorties en soirée, concerts pour découvrir, fêtes, musique traditionnelle et percussions africaines.

Chantal, Marianne et Moussa 

Nous ne l'accompagnons pas, car ces fêtes se terminent très tard et nous devons nous lever très tôt pour profiter de l'excursion du lendemain ...

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L'heure du réveil est un pur moment de bonheur à l'Atlantic Abéné. Avant le lever du jour, nous entendons quelques cris d'oiseaux, en bruit de fond, la mer toute proche et son ressac, puis les roucoulades des pigeons et tourterelles et un chant mélodieux qui ressemble à un merle, c'est le bulbul des jardins. En quelques minutes, le concert matinal se met en place pour accompagner le lever du soleil. Et chaque matin, ça recommence.

Ce matin, Patrick nous emmène en forêt à la recherche de l'oiseau mythique de ce milieu : le touraco vert.

Les conditions météo sont moins favorables ce matin, un ciel laiteux, peu lumineux ne nous facilitera pas la tâche.

Nous nous engageons sur des chemins forestiers qui nous paraissent sombres comparés aux ambiances lumineuses des derniers jours, nous croisons de petites carrières de sable, certaines abandonnées; ces carrières forment des trouées lumineuses dans la forêt.

Un couple de tourterelles maillées parade au milieu de l'une d'elle :

Tourterelles maillées 

Soudain Patrick nous signale un touraco vert, il se pose malheureusement à contre-jour, nous tentons malgré tout quelques photos qui ne sont pas de grande qualité, mais nous sommes heureux d'avoir pu le voir...

Touraco vert 

Nous voyons à nouveau une fourmilière en forme de champignon, en la regardant de plus près, nous remarquons des tubes qui doivent servir à l'aération, ces constructions doivent être très complexes ...

Fourmilière 

Des guêpiers nains, très colorés, chassent à proximité d'une carrière. Ils semblent nettement moins farouches que les guêpiers d'Europe, nous parvenons à les approcher dans de bonnes conditions.

Guêpiers nains 

Certaines carrières servent malheureusement de dépôts d'ordures ...

Nous continuons notre chemin et arrivons au niveau d'une carrière toujours, en partie, exploitée, mais dont l'excavation principale est encore pleine d'eau, un oasis pour les oiseaux, et une aubaine pour nous...

Nous faisons une pause au bord de ce plan d'eau. Martins-pêcheurs huppés, vanneaux, guêpiers, palmiste, milan noir, tourterelles et tourtelettes diverses assurent le spectacle...

Palmiste africain et choucador      Martin-pêcheur huppé        Milan noir      Tourterelle vineuse        Tourtelette d'Abyssinie
Vanneau du Sénégal        Vanneau éperonné       Choucador pourpré        Guêpier d'Europe       Euplecte vorabé

Après un bon moment passé autour de ce point d'eau, nous rebroussons chemin. Le drongo brillant, un gobemouche noir, reconnaissable à la forme en V de sa queue, des astrilds à queue de vinaigre picorant des graines dans les herbes sèches, et le tout petit zostérops jaune, nous régalant de ses acrobaties ainsi que le petit monarque, pour un fois bien ouvert, emplissent nos cartes mémoires.

Zostérops jaune                     Astrild à queue de vinaigre              Petit monarque                        Drongo brillant

Les fleurs sont rares, quelques arbustes et des lianes principalement :

Flore de la forêt (à identifier)                                                                          Strophanthus sarmentosus

Nous poursuivons sur les pistes forestières et croisons un jeune homme qui rentre avec un chargement de bois sur la tête.

La matinée se termine, sur le chemin du retour nous verrons encore plusieurs passereaux :

Cordonbleu à joues rouges                              Astrilds à queue de vinaigre                              Pririt à collier 

Nous rentrons à l'hôtel pour déjeuner et prendre un peu de repos.

Chantal, notre amie en a profité pour faire une randonnée sur la plage qui l'a conduite à Abéné

En début de parcours sur la plage, une paillote que Lamine l'un des occupants l'invite à venir visiter. Quelques boissons sont en vente. Les clients sont rares et ils aiment bavarder.

Une femme portant un panier sur la tête partage sa bonne humeur, elle s'appelle Fatima et possède une petite boutique de vêtements à Abéné.

Fatima                                                                                                    Lamine dans sa paillote 

Dans le village, rencontre avec des jeunes femmes qui vendent des légumes, oranges et confitures...

Elle a aussi remarqué un jeune homme faisant l'aumône pour récupérer nourriture ou argent pour le marabout du village.

Chantal est rentrée à l'hôtel pour le déjeuner en passant par la plage.

Après le repas, un bon bain de mer nous fera le plus grand bien, l'eau est aux alentours de 25° 😎 .

En fin d'après-midi, nous faisons le traditionnel petit tour dans les environs : calao à bec rouge, gonolek de barbarie et Cossyphe à calotte blanche...

Calao à bec rouge                                      Gonolek de barbarie                                 Cossyphe à calotte blan...
Amarante du Sénégal       Corvinelle à bec jaune                Coucal du Sénégal              Bulbul des jardins           Fourmi

Après le pot partagé avec toute l'équipe, le toujours excellent repas du soir, le tout dans une ambiance des plus détendue, il est temps d'aller au lit. La chaleur (plus de 40° en journée) nous assomme quelque peu et on se lève tôt demain.

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Ce matin, nous partons de l'hôtel à pied. Patrick nous conduit vers une zone humide située à proximité d'Abéné. Sabine et son fils Pablo, charmants touristes belges férus d'ornithologie, arrivés hier soir viennent compléter notre petit groupe. Nous empruntons de petites ruelles sablonneuses qui longent des jardins potagers.

En chemin, nous rencontrons une tourtelette améthystine, un curieux oiseau au bec rose, le grand indicateur (c'est son nom) et un petit oiseau aux allures de troglodyte, le camaroptère à tête grise.

Camaroptère à tête grise                                  Grand indicateur                                   Tourtelette améthysti...

A l'entrée de la zone, un martin-chasseur du Sénégal dans les branches et une ombrette africaine au bord d'une petite mare nous attendent pour la séance photos. Le martin-chasseur plonge et remonte avec une petite grenouille dans le bec ... Un gobe mouche drongo apprécie le spectacle.

Martin-chasseur du Sénégal                              Gobemouche drongo                                      Ombrette africaine 

Un peu plus loin, un autour unibande nous observe depuis les branches basses. Un rolle violet est posé un peu plus loin.

Autour unibande                     Rolle violet 

Nous approchons discrètement d'une mare un peu plus grande où plusieurs espèces s'activent.

La zone humide d'Abéné 
Grande aigrette                      Spatule africaine                      Aigrettes ardoisées                      Tantale ibis 

Nous apprécions la technique de pêche des aigrettes ardoisées faisant le parasol avec leurs ailes sous l'oeil attentif des spatules et du grand tantale ibis.

Dans la mare suivante, s’ébattent les dendrocygnes veufs et les jacanas à poitrine dorée:

Dendrocygnes veufs 
Jacanas à poitrine dorée 

Ombrette africaine, ibis sacré et spatule d'Afrique sont aussi au rendez-vous.

Ombrette africaine                                                Ibis sacré                                   Spatules d'Afrique 

Nous restons un bon moment à observer tous ces oiseaux et finissons par remarquer (merci Patrick) sur le bord de la mare, à l'ombre, un oiseau très discret et farouche qui ressemble à une bécassine des marais, c'est une rhynchée peinte. Nous tentons quelques clichés qui ne seront pas de grande qualité...

Rhynchée peinte 

Nous continuons notre promenade dans la zone humide et la moisson continue :

Drongo brillant                       Héron garde-boeufs                        Corbeau-pie                      Piapiac africain

Une immense bougainvillée attire notre regard. Nous traversons une rue d'Abéné pour retrouver la zone humide de l'autre côté.

Depuis un arbuste un petit oiseau strié de jaune nous indique le chemin, le barbion à front jaune. Un magnifique souimanga à longue queue dans son plumage brillant étudie un cas épineux. Sur le tronc d'un palmier, un pic goertan espère la palme.

Barbion à front jaune                                        Souimanga à longue queue                                 Pic goertan 

Patrick nous indique des fruits rouges dans les arbres, ce sont les fruits de l'anacardier, l'arbre qui produit les noix de cajou ! Nous goûtons les fruits sucrés et acidulés, c'est rafraîchissant. Gonflé, charnu et juteux, il est nommé "pomme de cajou", et ressemble à un poivron de couleur jaune, orange ou rouge. Le fruit peut se consommer tel quel, en confiture ou être mis à macérer dans le rhum... Il est également très apprécié des oiseaux.

C'est un fruit vraiment étonnant puisque la graine (noix de cajou) est à l'extérieur du fruit ! Cette graine est recouverte d'une coque âcre et toxique qui abrite une amande blanche, comestible, la noix de cajou. Mais avant d'accompagner nos apéritifs un long processus est nécessaire ...

L'anacardier  ou pommier cajou                                                           Fruit et graine de l'anacardier  

Au fond de la zone humide, une nouvelle mare où se nourrissent vanneaux éperonnés et chevaliers aboyeurs. Un couple de râles à bec jaune, au loin, fait une brève sortie.

Vanneau éperonné                                               Râle à bec jaune                                 Chevalier aboyeur 

Sur le chemin du retour, nous croisons une tourterelle masquée femelle. Un œdicnème du Sénégal et un papillon petit monarque attirent notre attention. Un ibis sacré nous survole.

Tourterelle masquée                      Petit monarque                       Oedicnème du Sénégal                      Ibis sacré

Nous sommes vraiment très impressionnés par la richesse en faune de cette zone humide !

Chantal, pendant ce temps a demandé à Omar de lui faire visiter le port de Kafountine.

Kafountine est le plus important port de pêche de Casamance, de nombreuses pirogues, une agitation importante... De nombreuses personnes y travaillent pour la transformation du poisson, le séchage, le fumage...

Il est difficile de prendre des photos dans ce port, les personnes sont pour la plupart opposées aux prises de vue. Chantal réussit malgré tout, avec l'aide d'Omar à photographier le fumage des poissons, le travail de deux femmes pleines de rires et de bonne humeur ...

Chantal fait également quelques clichés des tables de séchage du poisson. Après séchage ou fumage, les femmes écaillent chaque poisson, les écailles sont ensuite séchées au soleil puis broyées à l'aide d'une machine pour être utilisées comme engrais.

Tables de séchage                                                                             La machine pour broyer les écailles 

Une visite qui l'a fortement marquée, au point qu'après avoir entendu le récit de sa visite, nous décidons de mettre cette visite à notre programme pour la fin du séjour.

Chantal est ensuite allée voir le marché de Kafountine; de beaux étals de fruits, bisap, légumes, poissons sechés...

Le marché de Kafountine 

Chantal a discuté avec les femmes pour pouvoir prendre quelques photos, mais comme au port, c'est difficile, elles acceptent qu'on photographie leur étalage et aussi les enfants mais pas les adultes...

Chantal et Omar nous rejoignent pour le déjeuner et nous échangeons nos impressions sur nos programmes respectifs.

Je consacre l'après-midi à la baignade avec Chantal et au repos. Hervé, jamais rassasié, poursuit sa quête.

Barbion à front jaune               Ecureuil fouisseur                Cordonbleu à joues rouges              Erémomèle à dos vert 
Tisserin à cou noir              Souimanga à ventre jaune                  Pririt à collier                         Huppe fasciée 

Encore une très belle journée riche en découvertes. Devant une "Gazelle", une "Flag" ou un jus de fruit, nous partageons nos impressions de la journée, établissons le programme du lendemain avant l'excellent repas préparé par Adama, notre cuisinière et servi par les adorables Khadija et Moussa.

Il est plus de 20h00 et il fait encore plus de 30°. Nous regagnons nos chambres et tentons de dormir malgré la chaleur. Vivement demain !

9

Départ avant le lever du soleil pour une zone de savane située au nord d'Abéné. Arrivés sur place, le soleil pousse ses premiers rayons derrière les baobabs.

Le chant des oiseaux accompagne ce moment. Nous marchons sur une piste sableuse longeant des jardins.

Au loin, nous apercevons un singe vervet au sommet d'un arbre, Patrick nous dit qu'ils sont nombreux dans le secteur.

Singe vervet 

Nous admirons la végétation aux alentours, de grands arbres couverts de leurs feuilles ou non, comme les baobabs, des lianes fleuries, des arbres porteurs de boules orangées qui leur donnent un petit air d'arbres de Noël. Si vous êtes férus de botanique, vos lumières sont les bienvenues...

Nous ne tardons pas à voir les premiers oiseaux :

Bulbul des jardins                                     Tisserin gendarme                               Souimanga  à ventre jaune i...
Prinia modeste                                                                                            Noircap loriot 

Nous arrivons au bord d'une petite zone de mangrove et apercevons à nouveau les singes verts sauter d'arbre en arbre.

Des martins-pêcheurs-pies ou alcyons-pies sont occupés à pêcher depuis leurs perchoirs.

Martin-pêcheur-pie 

Jacques trouve dans les herbes un insecte ressemblant à un phasme, une truxale africaine

Truxale africaine 

Un balbuzard pêcheur nous survole tenant un poisson dans ses serres.

Balbuzard pêcheur 

Nous quittons la mangrove et arrivons sur une zone de savane sèche. Un petit troupeau de bovins nous regarde avec curiosité...

En les regardant de plus près, nous voyons des piqueboeufs à bec jaune posés sur quelques bêtes. Ces oiseaux bien utiles les débarrassant de leurs parasites.

Piqueboeufs à bec jaune 

Un peu plus loin, un beau rollier d'Abyssinie nous offre l'occasion de jolis clichés

Rollier d'Abyssinie 

Un piapiac africain cherche l'ombre sous un parasol assez inattendu en se demandant comment sonner les cloches 😂.

Un calao à bec rouge et des choucadors à longue queue s'offrent à nos objectifs

Calao à bec rouge                                       Choucador à longue queue                                 Piapiac africain 

Nous progressons maintenant au milieu de rizières asséchées. Une paillote offre de l'ombre aux animaux, Patrick nous explique qu'elle sert d'abri aux cultivateurs au moment de la plantation et de la récolte du riz.

Des perruches à collier, bruyantes comme il se doit, se posent à proximité et nous repérons un couple de faucons ardoisés au sommet d'une chandelle (tronc de palmier étêté).

Faucons ardoisés                                                                                              Perruches à collier 

Un peu plus loin, des perroquets youyous nichent dans un tronc de palmier et volent en poussant leurs petits cris, un autre rollier d'Abyssinie est posé à proximité .

Perroquet youyou                                                                                              Rollier d'Abyssinie 

Un calao à bec noir complète la collection. Plus loin, un guêpier de Perse et des capucins nonnettes.

Guêpier de Perse                                     Capucin nonnette                                          Calao à bec noir 

Dans les branches d'un baobab, nous trouvons un pipit à dos uni et un cossyphe à calotte blanche et plus loin, des guêpiers nains.

Pipit à dos uni                                    Cossyphe à calotte blanche                                      Guêpiers nains 

Puis, sur le chemin du retour, pririt à collier, noircap loriot, merle africain et prinia modeste garnissent nos cartes mémoires !

Pririt à collier                        Noircap loriot                     Merle africain                         Erémomèle  à dos...

Une jolie fleur (Strophanthus sarmentosus) et une vache Ndama nous amènent à fredonner du Brassens

Strophanthus sarmentosus                                                                                              Vache Ndama 

Cette fantastique moisson faite, nous rentrons à l'hôtel pour déjeuner. Après avoir fait halte à Abéné pour admirer le célèbre fromager géant, fierté locale, constitué de six pieds de fromager qui ont fusionné pour former cet arbre gigantesque.

Millénaire, plus grand de Casamance, d'Afrique de l'Ouest, d'Afrique ou du Monde selon les témoignages, il ne laisse de toute façon pas indifférent.

Le fromager d'Abéné 

S'il attire beaucoup de monde, il abrite également quelques singes colobes bais.

Colobe bai 

Il y a beaucoup d'animation aujourd'hui autour du fromager, et j'en profite pour faire quelques photos, une jeune femme allaite son bébé, je lui souris et la salue, nous discutons un peu. Elle n'a que 16 ans et c'est son deuxième enfant... Elle me propose de prendre son bébé dans mes bras, ce que j'accepte bien volontiers le temps de quelques photos.

La température est très élevée, 40° annoncé. Nous rejoignons l'hôtel pour déjeuner. L'après-midi sera consacré au farniente : baignade et promenade sur la plage où il fait un petit peu moins chaud...

Plusieurs papillons blancs, des belenois aurota, battent des ailes sur le sable mouillé... Naïvement, nous tentons d'en sauver quelques-uns en les séchant sur nos mains, mais aussitôt qu'ils sont secs, ils s'envolent et retournent se poser sur le sable mouillé...

Belenois aurota 

De retour à l'hôtel, nous prenons une bonne douche et ressortons pour aller dîner. En quittant la chambre, je vois quelque-chose tomber de la charpente du bâtiment et s'écraser sur le sol... Je me précipite et me retrouve nez à nez avec un varan de plus d'un mètre qui à mon grand étonnement n'est pas assommé après cette chute et s'enfuit à toute vitesse par la porte entrouverte... Je tente une photo avec mon smartphone qui bien que floue montre la fuite de l'animal !

Varan des savanes 

La journée s'achève à nouveau devant un superbe coucher de soleil...

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Nous avons épuisé hier le quota d'excursions guidées que nous avions réservées à Patrick. Il nous reste 4 jours à passer à l'hôtel, nous décidons de reprendre deux excursions et de nous débrouiller par nous même les deux autres jours. Nous retournons donc au lac Sitokoto de Kafountine en compagnie de Sabine et Pablo, Chantal, notre amie qui a souhaité nous accompagner et Corinne. Jacques de son côté est parti tôt ce matin pour une journée de pêche en mangrove.

Arrivés à Kafountine, nous nous apprêtons à nous diriger vers le lac quand le téléphone de Patrick sonne, le chauffeur accompagnant Jacques pour sa partie de pêche annonce que celui-ci est malade et qu'il le ramène à l'hôtel. Patrick fait reconduire Corinne à l'hôtel afin qu'elle soit au chevet de son mari et nous partons un peu soucieux vers le lac Sitokoto.

Bulbul à gorge claire, gonolek de barbarie et tchitrec à ventre roux entre autres attirent notre attention.

Gonolek de barbarie                              Bulbul à gorge claire                                   Tchitrec à ventre roux 

Arrivés près du lac, nous constatons que le dépôt d'ordures sauvages s'est encore étendu...

La colonie de mouettes est toujours présente, les jacanas à poitrine dorée, crabiers chevelus et dendrocygnes veufs également.

Crabier chevelu                                      Dendrocygne veuf                                     Jacana à poitrine dorée 

Héron cendré, anhinga, oie-armée de Gambie et des canards à bosse :

Héron cendré                   Anhinga d'Afrique                      Oie-armée de Gambie                         Canard à bosse  

Nous retrouvons une grande partie des oiseaux présents lors de notre précédente visite et apercevons un héron strié, loin et dans une zone sombre ainsi que des tourterelles pleureuses.

Héron strié                                                                                                 Tourterelle pleureuse 

Si les oiseaux sont quasiment les mêmes, un grand nombre de libellules et papillons sont cette fois présents sur le site. L'identification s'avérant ardue, vos avis nous intéressent

Hemistigma albipunctum - African piedspot                  A identifier                 Hemistigma albipunctum - African piedspot 
Crocothémis écarlate
 Crocothémis écarlate                                                                                       Euchromia folettii

En rentrant à l’hôtel, nous retrouvons avec plaisir Corinne et Jacques. Celui-ci semble aller un peu mieux. Après avoir consulté leur assurance assistance, ils se voient contraints de quitter l'hôtel et de rejoindre Ziguinchor avec un jour d'avance sur leur programme afin de pouvoir consulter un médecin agréé par l'assurance. Ils nous quittent après le repas.

Cet après-midi, pendant que nous faisions la sieste, Chantal a assisté à un magnifique spectacle sur la plage : une nuée de papillons blancs en provenance de nulle-part...

Nous n'avons pas de photo de ce joli moment, mais, ce sont sans doute des Belenois aurota, les mêmes papillons que ceux que nous avons tenté de sauver hier soir.

Ce phénomène est connu, une vidéo existe sur YouTube qui illustre ce phénomène :

Après la sieste, un petit tour dans les environs s'impose. Les bonnes surprises n'étant pas rares.

Voilier des citronniers 
Anax porte-selle                                                                                                  Belenois aurota 

Nous constatons une arrivée massive de papillons et odonates depuis hier. Coup de vent ou migration ?

Cette chaude journée (une constante) se termine devant une Gazelle bienvenue (une constante). Un délicieux et copieux repas et au lit.

Lieu de convivialité 
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Aujourd'hui, quartier libre ! Après le récit que nous a fait Chantal de sa visite du port de Kafountine qui nous a impressionnés, nous demandons à Omar de bien vouloir nous accompagner et guider sur le port de Kafountine.

Le port étant une zone de travail où l’activité est incessante, le touriste est une gène. Les photos, sans être bannies, sont sujettes à tractations (gratuites) et doivent être effectuées de façon discrète. Omar, connaissant parfaitement les codes de l'endroit, nous offrira l'occasion de quelques clichés .

Nous rejoignons Kafountine à bord de son véhicule. Il y a de la circulation à cette heure matinale, camions, voitures, motos et même charrettes tirées par des bœufs ou des ânes.

A pied, à cheval... 

Beaucoup de jeunes aussi qui se rendent au collège ou au lycée situé à l'extérieur de la ville à pied, à vélo ou en Djakarta (la mobylette locale).

Nous arrivons à Kafountine et passons devant l'hôtel de ville et plusieurs boutiques. Nous réalisons une petite vidéo, depuis la fenêtre du véhicule, espérant donner une idée de l'ambiance du marché local.

Le marché 

Quittant l'axe principal, Omar nous mène dans les petites rues adjacentes où nous découvrons l'envers du décor. La pauvreté est bien visible mais les visages sont toujours souriants et les signes amicaux nombreux. La pollution par les plastiques est un vrai fléau ici...

La forte odeur de poisson nous indique que l'on est proche du port... Une fois garés, en route pour la visite.

Nous rejoignons la plage pour assister à l'arrivée des pirogues et le déchargement du poisson. Omar nous prévient qu'il faudra être très discrets pour prendre des photos et qu'il nous précisera quand se sera possible.

Plusieurs pirogues sont de retour après une nuit de pêche, le débarquement des poissons se fait sans accoster, les porteurs entrent dans l'eau, une grande caisse en plastique sur la tête et reviennent de la même façon avec la caisse pleine qu'ils vont vider en courant à différents endroits indiqués par les acheteurs. Ils sont payés à la caisse transportée 500 F Cfa (ce qui fait environ 0,80€)... Un vrai travail de forçat !

Omar nous a dit qu'il y a un mouvement de colère en ce moment chez les porteurs, car il est question de descendre le prix de la caisse transportée à 300 F Cfa (0,50€) au lieu des 500 F Cfa payés jusqu'ici...

Une grande partie du poisson est vidé, séché ou fumé sur place pour être ensuite acheminé vers les pays voisins. Le poisson destiné à la vente locale est également préparé sur place puis transporté dans des glacières jusqu'au lieu de vente. Ce sont souvent les femmes qui sont chargées du conditionnement et de la vente.

Omar nous conduit ensuite vers les lieux où le poisson est séché sur des tables en plein air. Chaque poisson est lavé, vidé, étêté et salé puis posé sur des tables de séchage. Omar se place près d'une table où du poisson est prêt à être conditionné pour le transport afin de nous permettre de prendre une photo.

Les poissons sont ensuite conditionnés dans des petits paniers en palme séchée et en sacs pour le transport.

Nous continuons la visite par le chantier naval où sont construites et entretenues les pirogues. Une belle pirogue neuve est prête à prendre la mer, des hommes la hissent sur des supports pour pouvoir la pousser jusqu'à la mer. Nous discutons un moment avec son propriétaire qui nous explique qu'ici on baptise les pirogues avec les noms des gens qu'on aime. Il a donné à la sienne, le nom de sa maman.

Nous passons par la plage pour atteindre le lieu où le poisson est fumé. Au passage, Omar nous fait remarquer les dégâts que cause l'avancée de la mer sur les terres, plusieurs bâtiments sont déjà tombés et le prochain est bien visible...

Avant d'atteindre le lieu du fumage, nous passons près des pêcheurs à la ligne, ceux-ci utilisent de petites pirogues, (les grandes étant réservées à la pêche au filet). Ils sont en train de préparer leurs lignes en enfilant des appâts sur les hameçons, ce sont des poissons trop petits pour être commercialisés. Cette technique de pêche permet d'attraper de gros poissons.

Ces deux jeunes pêcheurs ont accepté d'être pris en photo pendant leur travail.

Le va-et-vient est incessant. Les bateaux rentrant croisant les bateaux sortant. Pas de répit pour le poisson !

Nous arrivons au niveau des opérations de fumage. La chaleur déjà intense en ce milieu de matinée est encore accentuée par les nombreux feux de bois et l'atmosphère enfumée gêne la respiration.

Les poissons destinés au fumage sont alignés tête en bas au dessus du four. Omar nous montre un feu éteint et son chargement de poissons déjà fumés.

Lorsque les poissons sont fumés, ce sont les femmes qui prennent le relais, chaque poisson est étêté, écaillé et conditionné pour le transport.

Elles travaillent dans cette atmosphère chaude et enfumée, bien souvent avec leur bébé sur le dos... et quand on voit les montagnes de poissons à traiter, on a l'impression d'un travail sans fin...

Poissons fumés à écailler (à gauche)                       Prêt à être conditionnés ( à droite)

Nous n'avons pas pu les photographier, mais l'image est gravée dans notre souvenir... Ici, hommes et femmes travaillent dur et dans des conditions extrêmement difficiles... Nous en avons parlé avec certains, ils nous ont dit "On n'a pas le choix, si tu ne travailles pas, tu ne manges pas..."

Nous voyons des écailles de poissons étalées sur des bâches au soleil, Omar nous explique qu'elles sont réduites en poudre, par le piétinement, et utilisées comme engrais pour les cultures ou comme nourriture pour les poussins.

Les poissons fumés sont conditionnés dans de grands sacs et transportés par camions vers les pays limitrophes.

Poissons fumés conditionnés pour le transport 

En continuant notre visite, nous passons près d'un grand tas de coquillages vides, ce sont des Cymbium du Sénégal, un gros mollusque consommé abondamment dans le pays.

Coquilles de Cymbium du Sénégal 

Une autre image nous a frappés lors de cette visite, nous avons vu des séchoirs solaires neufs, construits par une ONG et laissés à l'abandon...

Omar nous a dit qu'après les avoir essayés, les femmes les avaient refusés et préféraient continuer à sécher leur poisson sur les tables à l'air libre ...

Séchoirs solaires                                                                                 Tables de séchage traditionnelle...

Cette visite nous a vraiment marqués, nous n'imaginions pas la dureté du travail des ces hommes et femmes et les conditions qu'ils doivent accepter pour gagner leur vie.

Nous sommes ébahis et partagés entre des émotions très diverses. Nous voyons toute la pénibilité de ce travail, mais d'un autre côté, que deviendraient ces personnes dans ce pays au très fort taux de chômage si tout était mécanisé ?

Le cliché répandu en Europe de l'africain fainéant en prend un coup après avoir vu cela. La suite de notre séjour nous montrera d'autres exemples du courage des sénégalais...

Ce récit et ces explications sont le fruit de notre ressenti et de ce que nous avons compris des explications gentiment fournies par Omar. C'est un point de vue forcément subjectif et nous l'assumons... Merci Omar de nous avoir permis de visiter ce lieu ...

Nous quittons le port pour faire un tour au village des artisans où nous faisons l'achat de quelques souvenirs, puis, nous allons prendre un verre dans un bar avec Omar.

Nous rentrons à l'hôtel retrouver nos amis pour déjeuner.

Chantal, nous raconte sa matinée plutôt sportive. Elle est partie de bon matin en compagnie de Lamine, le frère de Fatima, une commerçante d'Abéné avec qui elle a sympathisé, pour une randonnée de 12 kms en direction de Niafarang et de la frontière avec la Gambie par le bord de mer.

La marée haute les oblige parfois à marcher dans l'eau jusqu'à la taille, mais Lamine, très prévenant, aide Chantal dans les passages difficiles.

Lamine trouve un beau poisson tout frais échappé des filets des pêcheurs sur la plage, il le ramasse et le transporte pendant toute la randonnée, il en fera son repas du soir.

Lamine et Chantal à Niafarang 

Arrivés au niveau de Niafarang, ils obliquent par le bolong, bras de mangrove, traversent ensuite savane, rizières et forêts pour rejoindre le village et arrivent au pont de bois que nous avons vu lors de notre passage ici avec Patrick.

Ils sont ensuite allés vers le village en longeant de beaux jardins pour découvrir les très beaux baobabs et fromagers.

Le retour s'est fait par la mangrove et la plage, mais c'était plus simple qu'à l'aller grâce à la marée basse... Une belle randonnée !

L'après-midi, toujours aussi chaud (nous frôlons les 40°) sera consacré au repos, à la baignade et au traditionnel tour dans les environs.

Francolin d'Ahanta, irrisor moqueur, camaroptère à tête grise, tourtelette d'Abyssinie, voiliers des citronniers, écureuil fouisseur sont au rendez-vous.

Camaroptère à tête grise                              Irrisor moqueur                                     Francolin d'Ahanta
Ecureuil fouisseur                                Voilier des citronniers                                 Tourtelette d'Abyssinie 

La surprise du jour : un nom imprononçable mais une grâce en vol inoubliable, Tchitrec à ventre roux.

Tchitrec  à ventre roux

Une bonne Gazelle, entre ami(e)s pour se remettre de ces émotions et surtout étancher la soif, un bon repas et dodo. A demain !

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Aujourd'hui, nous avons décidé de retourner voir la zone humide d'Abéné en compagnie de Chantal et Sabine.

Nous partons de bon matin sur les pistes sablonneuses d'Abéné. Nous ne tardons pas à voir les premiers oiseaux : Tisserin vitellin, Souimanga à longue queue et un petit nouveau, le Gobemouche drongo...

Tisserin vitellin                                 Souimanga à longue queue                                       Gobemouche drongo

Plus loin, une corvinelle à bec jaune surveille les alentours, une aigrette ardoisée nous survole et des cratéropes bruns prennent le soleil.

Corvinelle à bec jaune                                       Aigrette ardoisée                                     Cratérope brun 

Cossyphe à calotte blanche, crombec sittelle et cratérope à tête noire complètent la moisson

Cossyphe à calotte blanche                           Cratérope à tête noire                                      Crombec sittelle 

Arrivés sur site, des guêpiers nains nous gratifient d'une belle séance de toilettage... après le repas :

Guêpiers nains 

Un martin-chasseur du Sénégal guette une proie depuis son perchoir.

Martin chasseur du Sénégal 

Les milans noirs sont très nombreux ...

Milan noir 

Près d'une petite mare, une spatule d'Afrique et une grande aigrette s'observent.

Spatule d'Afrique                                                           Grande aigrette 

Un martin-chasseur à tête grise et un autour unibande sont perchés tout près tandis que des choucadors à longue queue nous font admirer leur beau plumage...

Martin-chasseur à tête grise                          Choucador à longue queue                                    Autour unibande 

Nous réussissons à contourner les principales mares sans faire fuir la faune, ce qui nous permet d'être dans le sens de la lumière (plus facile pour les photos)...

Trois espèces de colombidés sont présentes :

Tourterelle à collier                                 Pigeon roussard                                         Tourterelle vineuse 

Dendrocygnes veufs, cormoran africain et jacana à poitrine dorée sont présents également.

Dendrocygne veuf                                  Cormoran africain                                      Jacana à poitrine dorée 

Mais le clou du spectacle pour nous, c'est le manège des aigrettes ardoisées qui colonisent une bonne partie de la mare et sont posées en position "parasol" ...

Aigrette ardoisée 

Lorsque l'une d'elles réussit à attraper un poisson, elle doit défendre sa prise contre ses congénères mais aussi contre les autres espèces ...

Aigrette ardoisée et Ombrette africaine 

Nous réussissons quelques belles prises en vol :

Crabier chevelu                                     Aigrette ardoisée                                         Héron mélanocéphale 

Un tantale ibis nous offre une joli numéro de voltige aérienne :

Tantale ibis 

Nous rejoignons la seconde partie de la zone humide et le festival continue ...

Un gymnogène adulte et un jeune nous survolent :

Gymnogène d'Afrique Adulte                                                                                               Immature 

Un rollier à ventre bleu et un coucal du Sénégal se laissent mettre en boite.

Rollier à ventre bleu                                                              Coucal du Sénégal  

Puis un gonolek de Barbarie et un euplecte à dos d'or pensent que le danger vient de la gauche... de l'écran

Euplecte à dos d'or                                                                                           Gonolek de Barbarie 

Nous retrouvons avec plaisir les vanneaux éperonnés, chevalier aboyeur et chevalier sylvain déjà présents lors de notre première visite.

Chevalier sylvain                                          Chevalier aboyeur                                     Vanneau éperonné 

Un ibis sacré et des bergeronnettes printanières sont également présents.

Bergeronnette printanière                                                                                              Ibis sacré 

Nous décidons de regagner l'hôtel en passant par la plage et prenons un chemin de traverse pour la rejoindre.

Des paillotes sont posées au bord de la plage, un troupeau de vaches Ndama se repose sur le sable, quelques vautours charognards sont posés au milieu du troupeau ...

Plage d'Abéné 

Des pique-bœufs à bec jaune sont posés sur certaines bêtes...

Devant la très sympathique et insistante sollicitation du propriétaire d'une paillote, nous faisons une halte à l'ombre pour prendre un verre. Si l'offre est restreinte, le sourire est immense.

Les touristes sont rares, la débrouillardise de rigueur et la bonne humeur permanente.

Bien installés à l'ombre, nous observons les barques de pêcheurs prenant la mer. Des hommes et des femmes s'affairent sur la plage...

Une fois désaltérés, nous reprenons notre marche sur la plage, passons devant le bâtiment qui sert de mirador pour la surveillance des bateaux et longeons ceux restés au repos sur le sable.

Un insecte, mort, aux teintes irisées attire notre attention sur la sable, c'est une "punaise bijou" dont le nom savant est calidea panaethiopica.

Calidea panaethiopica

Nous rentrons à l'hôtel pour déjeuner, au menu ce midi, poisson et riz...

Après une petite sieste, nous repartons explorer les environs, nous savons que notre séjour touche à sa fin et nous voudrions en ramener un maximum de souvenirs...

Des souimangas à longue queue, mâles avec leurs belles couleurs pailletées et femelle occupée à aménager son nid nous régalent ...

Souimanga à longue queue 

Un petit tour sur la plage pour le traditionnel coucher de soleil avant la non moins traditionnelle Gazelle.

Nous apprenons que les médecins autorisent Jacques à rentrer par avion, il pourra donc prendre le vol prévu pour rentrer en Bretagne.

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Nous sommes arrivés à notre dernier jour à Abéné. Nous avons choisi de refaire l'excursion en bateau dans la mangrove avec Patrick en compagnie de Sabine et Pablo.

Contrairement à notre précédente expérience, nous partons à marée basse, il faut donc pousser le bateau dans le canal d'accès jusqu'à ce qu'il puisse flotter correctement. Après avoir déposé les appareils photos dans le bateau, tout le monde s'y met, tout en repoussant, gentiment mais fermement, les crocodiles affamés. 😂

Quand le moment est venu, Patrick nous invite à grimper dans le bateau ; la marche est haute, je suis petite : je glisse et me retrouve à l'eau... Heureusement, mon appareil photo est au sec dans le bateau... Je suis trempée de la tête aux pieds. Par chance, mon téléphone portable, glissé dans mon sac à dos, est sauf.

Il fait un peu frais à cette heure matinale (20°environ). Je m'enveloppe dans la serviette que j'avais apportée et le soleil fait le reste.

Nous arrivons dans la mangrove au moment du lever de soleil, les lumières sont magnifiques.

Notre première rencontre est avec un anhinga d'Afrique, d'abord à contre-jour, puis Patrick déplace le bateau et nous pouvons le photographier en bonne lumière.

Anhinga d'Afrique 

Des ibis sacrés, un héron cendré et son gravelot et une sterne hansel s'offrant un crabe sur un banc de sable complètent ces premiers clics.

Ibis sacrés                                                 Sterne hansel                                             Héron cendré

Un superbe héron goliath est posé sur le sable. Nous tentons une approche, mais il s'envole, nous offrant une belle séance photos ...

Héron goliath 

Une aigrette des récifs et des cormorans à poitrine blanche et une spatule d'Afrique se retrouvent également en boite ...

Cormoran à poitrine blanche                               Spatule d'Afrique                                   Aigrette des récifs 

Les racines de palétuviers sont chargées d’huîtres de mangrove. Nous n'avons pas eu l'occasion d'y goûter. La prochaine fois...

Le très furtif héron strié nous tourne le dos

Héron strié 

Des guêpiers d'Europe nous survolent et vont se poser un peu plus loin, nous aurons beaucoup de mal à les approcher, ils sont vraiment plus farouches que leurs cousins de Perse ou nains.

Guêpier d'Europe 

Un peu plus loin, des guêpiers de Perse sont posés et nous laissent approcher ...

Guêpier de Perse 

Courlis corlieu, balbuzard pêcheur et palmiste africain sont aussi au rendez-vous.

Balbuzard pêcheur                                           Courlis corlieu                                     Palmiste africain 

Le soleil me permet de sécher mes vêtements.

Soudain, Patrick aperçoit un groupe de dauphins, nous tentons de les approcher et au bout d'un moment, ils suivent le bateau et s'amusent autour... Un beau spectacle ...

Dauphins dans la mangrove 

A l'aide de mon smartphone sauvé des eaux, je tente une petite vidéo...

Nous recroisons un héron goliath pour ce qui sera les dernières prises dans la mangrove.

Héron goliath 

Nous retournons à notre point de départ. La marée est haute et nous permet d’accéder au rivage sans devoir pousser le bateau, j'évite un nouveau bain... 😂

Nous rentrons à l'hôtel heureux de cette dernière excursion.

Notre amie Chantal a occupé sa matinée en retournant avec Omar à Niafarang pour visiter le cimetière de Kabadio dédié aux victimes du naufrage du Joola survenu le 26 septembre 2002 faisant plus de 2000 morts, plus que le naufrage de Titanic.

Après le déjeuner, Chantal, Sabine et Pablo repartent pour une balade sur la plage à vélo jusqu'à la frontière Gambienne en compagnie de Lamine.

Nous sommes tristes de devoir bientôt quitter cet endroit si agréable, tristes de devoir quitter la fantastique équipe de l'Atlantic Abéné et nos compagnons d'excursions... Il règne ici une ambiance amicale, décontractée, familiale...

Quelques photos souvenirs de l'équipe de Patrick et des clients pour adoucir la séparation...

L'équipe et les clients de l'Atlantic Abéné 

Après avoir préparé nos bagages, nous ne résistons pas à une dernière sortie dans les environs qui nous conduit à nouveau dans la zone humide d'Abéné.

Corvinelle à bec jaune                             Héron mélanocéphale                                  Cordonbleu à joues rouges 

Sur le site, nous retrouvons les espèces observées précédemment, mais nous avons aussi la chance de voir la Rhynchée peinte dans de meilleures conditions :

Rhynchée peinte 

Une dernière photo des tourterelles et nous rentrons à l'hôtel ...

Tourterelles pleureuses                                                                                       Tourterelle vineuse 

Un dernier coucher de soleil sur la plage d'Abéné clôture cette belle journée.

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Nous quittons l'Atlantic Abéné dès 6h 30 du matin pour l'aéroport de Ziguinchor. Nous avons rendez-vous avec ma cousine Nicole afin de continuer notre périple en Casamance à Ouonck, village de brousse à l'est de Bignona.


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Le bilan de nos observations ornithologiques est très positif, nous avons pu voir et photographier 135 espèces d'oiseaux différents dont 99 sont nouvelles pour nous.

Nous publions nos photos de Casamance et d'ailleurs sur Flickr:

https://www.flickr.com/photos/tess4756/

https://www.flickr.com/photos/spoutnik53/

Nous repartons avec des souvenirs plein la tête et le cœur, nous savons que nous allons garder le contact avec l'équipe de l'hôtel et que nous reviendrons certainement y séjourner, par exemple en octobre ou novembre lorsque la saison des pluies a teinté de vert les paysages que nous avons vus si desséchés...

Si vous souhaitez découvrir les oiseaux de Casamance ou faire l'expérience de la pêche en mer et en mangrove, n'hésitez pas, faites appel aux compétences de Patrick et son équipe. Vous serez accueillis dans une petite structure presque familiale et aurez la certitude de ne pas vous retrouver perdu dans un grand groupe.

Les compétences ornithologiques de Patrick sont indéniables. Elles sont complétées par une très bonne connaissance du terrain, un calme et une gentillesse remarquable. Un bon pro !

L'hôtel n'est pas luxueux, mais il est très confortable, les chambres et sanitaires sont propres et la cuisine est bonne, si vous avez un régime particulier, ils s'adaptent (l'une des personnes présentes était végétarienne et ça ne posait pas de problème). La gentillesse et le dévouement de l'équipe sont remarquables...

Voici les liens vers le site internet de l'Atlantic Abéné et leurs liens Facebook:

https://www.atlanticabene.com/

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Vous pouvez joindre Patrick par Mail : atlanticabene@yahoo.fr

Continuez de suivre nos aventures au Sénégal dans le village de Ouonck où nous allons retrouver ma cousine Nicole qui y a ses habitudes, découvrir la vie du village et continuer en solo nos découvertes de la faune.

Ce séjour fait l'objet du récit suivant accessible ici : Une semaine à Ouonck .