Cap Vert : Entre rhum et brouillard

Du 30 novembre au 6 décembre 2014
7 jours
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Le froid arrive, il est temps de se réchauffer un peu, destination le Cap Vert. Tu t’es pas compliqué la vie, t’as regardé le circuit d’une semaine le plus soutenu et t’as signé. Le Cap Vert c’est un ensemble d’île, t’as même pas regardé sur laquelle tu vas… Tout ce que tu sais, c’est qu’il y a juste 5h d’avion, qu’ils parlent portugais et qu’on est un groupe de 6 personnes.

Tu dois être à Roissy à 6h20 du matin. T’as réservé le taxi pour 5h45. Tu ouvres les yeux, il est 6h15… Tu t’es gouré dans le réveil, grosse panique. 30 secondes pour fermer le sac et l’appart et t’essayes de chopper un taxi à 6h du matin le dimanche… Finalement pas la peine de courir, l’avion aura plus d’une heure de retard… L’avion est rempli de touristes et pas des jeunes, ils doivent venir pour des petites ballades faciles…

Premier aperçu des cap verdiennes : les hôtesses de l’air. La moins costaude t’explose au bras de fer et encore de la main gauche. Dans l’avion tu regardes un peu le programme, on doit atterrir sur l’ile São Vicente et ensuite prendre un ferry pour Santo Antão où on va marcher. Coup de pot, tu es le premier à sortir de l’avion et tu fonces pour faire le visa. Ouais, il y a un seul guichet et juste après toi, il y a une heure de queue. Et encore, il y a qu’un seul avion en même temps. En attendant les autres qui poireautent pour faire leur visa, tu te mets en sandales et short. Et oui 27° alors qu’il en faisait 10 à Paris.

Le guide s’appelle Max, plutôt sympa. Et bien la dernière personne qui passe la douane est dans notre groupe…. Serait-ce le futur boulet du circuit ? On est finalement 8 dont un couple qui s’est rabattu sur ce circuit à la dernière minute car il faisait un autre circuit qui passe par l’île de Fogo mais le volcan vient de se réveiller et c’est impossible d’y aller. Le hic, c’est que le niveau est pas le même…

On va déjeuner dans un resto à touristes où le guide ne mange même pas à notre table, mouzis. Puis, on a 2 heures avant le ferry et le guide, plutôt que nous faire visiter la ville de Mindelo en attendant, nous laisse à un hôtel, nous donne 2-3 indications et demerdez vous…

Dimanche après-midi, c’est ville morte, même sur la plage, à part une dizaine de touristes il y a personne. Apparemment les capverdiens font la fête le samedi soir et récupère le dimanche… Tu te ballades un peu dans la ville qui est plutôt sympa. La plage est de sable blanc mais ils on eu l’idée de construire d’un côté un port industriel et de l’autre une usine bruyante qui dégage des vapeurs de diesel, dommage.

C’est tout ce qu’on verra de cette île car on prend le ferry pour São Santão et ensuite on va dormir chez l’habitant dans le village de Lagedos où on est réparti dans différentes maisons. Tu partages la chambre avec ‘Pinpon’ le surnom que t’as donné à un gars, gentil, qui est pompier, 28 marathons à son actif, respect !! Ça doit une chambre d’enfant, y a des « hello Kitty » partout. Douche à l’eau froide, histoire de s’habituer tout de suite. Au diner, on se retrouve tous au même endroit, on goûte aux spécialités locales : le rhum et le punch (à base de mélasse). Le repas est composé de plein de produits locaux : patate douce, taro, manioc, fruit de l’arbre à pain et petits haricots. Retour à la chambre où à travers ta courte nuit, tu découvres que pinpon a avalé une tronçonneuse et qu’il en joue toute la nuit. Et pour les cœurs, il y a les coqs qui l’accompagnent des 3h du matin.

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Après un super petit déjeuner, on part une petite journée de marche. Ils ont tous mis des grosses chaussures, le guide est en basket, toi t’es en sandales… Le principe est qu’on part pour deux jours où on doit être autonome au niveau des affaires et après on retrouve ensuite la voiture et on repart pour deux jours et ainsi de suite En fait, cette île est un ensemble de vallées séparées par des montagnes très escarpées, dans les vallées c’est très vert avec plein de culture en étage, sinon c’est très minéral. Le chemin est incroyable, il est fait de pavés et de pierres. Ca a dû être un travail de titan pour le faire, selon le guide, il date de 300 ans. Le guide connait super bien les plantes et la région mais est un poil imbu de lui-même. On verra bien.

Le groupe marche bien sauf…le couple qui s’est rabattu sur ce circuit. En plus, le mec a des chaussures qui sont en train de mourir et il met des bandes velcros pour les faire tenir. On a trouvé le boulet, c’est une évidence. Vers 11H les nuages ou le brouillard arrivent et on commence à plus voir grand-chose. Avant d’arriver chez l’habitant, on s’arrête à une coopérative histoire de prendre un remontant : le litre de punch est à 4€ et la bière à 1€. Ca sent les soirées arrosées ….

Rhum et melasse 

Arrivé chez l’habitant où on va passer la nuit, on met sur la table la nourriture que le guide a achetée pour le déjeuner : 1 boite de thon, 1 boite de pâté de foie de porc, du pain et de la confiture. Tout cet amoncellement de nourriture pour 9 personnes….Va falloir que ca change sinon on va pas tenir. Si t’avais su en avance, t’aurais acheté de la bouffe à la coopérative.

Il est 14h, rien à faire, le guide nous indique un endroit où on peut se balader mais ne se propose pas de nous accompagner. 2h de balade à essayer de voir la mer entre de gros nuages. Le guide te dit qu’il y a pas de moustiques ici, 10 secondes plus tard, tu en as qui vient se poser sur ta main…mouais

vue sur des nuages 

18h, c’est l’heure du diner…Diner local super copieux et nuit sur le doux rythme de la tronçonneuse en sol majeur du sieur pinpon.

20h tout le monde est couché, le groupe électrogène est arrêté, tu pries pour que pinpon s’endorme pas trop vite. La nuit a été plus difficile que prévu, les haricots ont de forts effets…

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Objectif 100m de dénivelé positif, 800 de négatif pour rejoindre le plus haut sommet de l’île, le Topo de Coroa.

C’est là que ca s’est compliqué. Les gars qui marche lentement a ses chaussures qui partent en lambeaux. Il veut marcher avec ses sandales. Ok, dans ce cas on va y arriver l’année prochaine… Surtout que comme il va pas faire beau, le guide nous a fait partir plus tard. Il part tôt pour éviter le soleil, mais on est pas trop enmerdé sur ce point. Et donc tu lui files tes pompes (il fait du 41 et toi du 44) et tu remets tes sandales. Comme on va descendre via des pierriers t’avais prévus de mettre tes baskets car en sandales c’est un peu compliqué, mais là, t’as pas le choix. Tu lui propose de prendre des affaires dans son sac, le guide lui propose de prendre son sac, mais monsieur a sa fierté et refuse…

On arrive au sommet encore trop tard, le brouillard est là, on y voit rien. Tu suggères au guide que la prochaine fois, qu’on parte plus tôt, histoire d’arrivée avant le brouillard, mais il a l’air un peu obstiné.

Impossible de décrire les paysages, c’est d’un blanc-gris crémeux… On s’est trainé pour redescendre et le mini bus nous repris pour nous amener dans un petit hôtel au bled de Alto Mira. Pas trop de choix, encore la chambre avec pinpon.

Il y a un autre groupe, ils sont 3 dont un qui a l’air vraiment con. Les deux autres ont déjà du mal avec lui. Le mec ramasse des chenilles qu’il veut ramener en France. Ca sent la dénonciation à l’aéroport en guise de vengeance… Le soir, leur guide joue de la guitare et nous fait un petit concert de musique capverdienne pendant qu’on descend du rhum et de la bière. Ca picole fort dans le groupe sauf un.

Et dans le couple de boulet, sa femme veut empêcher le mari de prendre un verre et ca fait des histoires à chaque fois. Du coup tu racontes la blague du couple qui rentre dans bar et qui commande à boire. Le mec commande un verre de whisky à la serveur en disant ‘un whisky avant que ca commence’. Puis plus tard, il refait la même chose. A la 3eme commande la femme commence à l’engueuler. Et lui qui dit ‘ca y est, ca commence…

Voilà comment mettre un peu d’ambiance dans le groupe…

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Journée difficile car on a 1200 de dénivelé positive. L’autre gars a mis ses chaussures mais son sac a l’air lourd. Il y a une balance, on pèse nos sacs pour rigoler, ils sont tous entre 8 et 10kg, le tien fait 14 kg (c’est quoi ce bordel) et l’autre ne veut pas peser le sien pour pas qu’on lui fasse la remarque qu’il porte du superflu alors qu’il se traîne. La veille t’avait demandé au guide de partir plus tôt, histoire d’avoir plus de soleil et t’as gagné 30 minutes. L’autre groupe est parti 45 minutes avant nous... No comment.

Il n’y a qu’un seul chemin, toujours cet assemblement de pavés et de pierres à flanc de falaise qui rendent ces chemins incroyables. Les falaises sont très escarpées et ça monte dur. Le guide laisse le groupe aller à son rythme et lui reste avec les deux derniers. On rattrape l’autre groupe, enfin le dernier du groupe, le chieur qui s’est planté de chemin. Impossible de rater ce chemin, au début tu te demandes s’il ne cherche pas des chenilles car tu comprends pas comment il s’est embarqué dans cet endroit. Le mec est coincé et peut pas faire marche arrière. Tu le rejoins pour l’aider et un autre va chercher leur guide. On a été à deux pour l’aider à revenir sur le chemin et même pas un merci. Leur guide n’en peut plus.

On profite du peu de soleil avant que ca se couvre. On doit rejoindre une école ou on va tous dormir dans la même pièce, cool, les autres vont pourvoir avoir la chance de la symphonie nocturne de pinpon. Un petit arrêt à la coopérative, histoire de faire le plein de punch, de bières et de biscuits apéro, que des trucs saints !!! On visite une classe. Quand tu penses que certains gamins peuvent faire 2h de marche pour aller à l’école… Ils ont école soit le matin soit l’après-midi. Pendant la récré, dans la même cours d’école tu as 2 matchs de foot, les filles contre les filles et les garçons contre les garçons. Et ils n’essayent pas simplement de marquer, ils essayent de marquer un beau but !!

Diner très copieux chez l’habitant. En plus du rhum et de la bière t’as acheté une bouteille de vin rouge. Mouais… Ah oui, il y a du vin capverdien mais il va devenir collector. Il était cultivé sur l’ile de Fogo mais la lave a tout détruit. Mais à 15€ la bouteille, t’en trouves pas dans les villages.

Max, le guide, nous propose d’aller jouer au babyfoot. On est 4 à y aller et on devient l’attraction. On a mis une ambiance et du coup ils ont tous essayé de nous battre. Y en avait même un qui faisait le commentateur. On les a chauffé en leur disant qu’on était l’équipe A et qu’il fallait qu’ils nous mettent en face le même niveau… Finalement le patron du bouiboui où on jouait, qui est le meilleur joueur du village (tu m’étonnes, il a que ça à faire) a voulu jouer tout seul contre nous, car s’il perdait, c’etait à cause de son coéquipier. C’est à la 3eme partie qu’il nous a battu et on a pu enfin aller dormir.

Ca a ronflé dur et le même temps tout le monde a reconnu que pinpon envoyait du lourd. Donc l’autre gars qui avait sa chambre individuel a finalement accepté du bout des lèvres que tu partages sa chambre les prochaines nuits.

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On a une petite marche sur un plateau et ensuite c’est une longue et difficile descente ; Le couple qui a du mal à marcher a vu avec le guide pour prendre un collectivo dans un village car il aura trop de mal pour la descente.

Il est 11h30, on est dans la brume, il fait pas chaud et pour se réchauffer avant la grande descente, on s’arrête à une coopérative où on picole. Plus ça va et plus c’est tôt… Le guide avait jamais vu ça. Y en a qu’un dans le groupe qui ne boit pas une goutte et qui nous prend pour des alcooliques… Avec deux grands verres de rhum dans le pif, pinpon est descendu facile…

1400 de descente très abrupte, des marches de plus de 50 cm, Arrivée en bas, t’as le genou gauche en miettes. Et ouais, à vouloir faire le jeune et de ne pas prendre de bâtons. Le minibus nous récupère et nous amène dans la petite ville Vila das Pombas au bord de la mer. QQs touristes qui trainent sous la grisaille.

Le guide a vu avec le bar du coin pour nous préparer un apéro avec des morceaux de murènes grillées. Faut pas tomber sur les morceaux avec arêtes sinon c’est la mort sinon c’est très fin. Héhé, celui qui n’aime pas trop le poisson est tombé sur le pire des morceaux, il est pas prêt de remanger qqchose qui sort de l’eau…

Vila das Pombas  

Soirée tarots, incroyable, à chaque fois que le gars y va, il a au moins un bout dans le chien, jamais vu ca !!!!

Enfin une nuit au calme bercée par le bruit des vagues.

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C’est reparti pour de la montée. Le guide nous arrête soit disant dans un magasin d’artisanat local. Ouais la vente est locale mais les produits chinois…. Ils ont peur de rien pour toucher leur com…

On a 1300m de montée pour aller à Pico da cruz et aujourd’hui le brouillard est déjà là avec un peu de pluie. Chacun monte à son rythme. Aucune visibilité, un vent froid se lève, le top !!!! C’est pas la bonne saison pour le Cap Vert ? Quand tu relis le descriptif du voyage, on te parle de superbe vue…. Arrivé au sommet, on attend au froid les boulets. C’est nous que les attendons et c’est tout juste si on pas des remarques par ce qu’on va trop vite.

On rejoint dans le petit village, notre lieu d’hébergement, un bâtiment du ministère de l’agriculture. C’est forcément la plus belle maison du village. Toi tu récupères une chambre ou il manque une vitre à une fenêtre, tu m’étonnes que la chambre est glaciale…. Ca sera un bout de carton pour empêcher le froid de rentrer. Le guide nous indique une petite ballade à faire, bien sûr il ne viendra pas. Il fait gris, on voit rien, on tape le tarot avec des bières qu’on a trouvé au bar du coin.

16h, moment inoubliable de la journée, le guide nous appelle pour nous montrer un endroit dégagé de nuages où on a une belle vue. Cool on aura eu 5 minutes de visibilité dans la journée.

18h, c’est l’heure d’aller prendre l’apéro. Le gars qui se fait engueuler par sa moitié quand il prend un verre ne vient pas avec nous… Et au lieu d’aller au bar conseillé par le guide, on va dans le bar juste à côté. Que des locaux, très surpris de nous voir débarqué, vu l’état de certains, ils ont dû commencé à boire des midi. Il y a pas d’électricité, donc c’est ambiance bougie. Le litre de rhum à 2 euros, c’est dur…

Histoire de mettre un peu d’ambiance, au moment de l’heure du dîner, tu ramènes un fond de rhum à celui qui en était privé avec un grand sourire à sa femme. Comme de toute manière, ils s’engueulent pour tout….

Mauvaise nouvelle, le ferry qu’on doit prendre le lendemain à 18h est annulé, on doit en prendre un à 16h donc il faut revoir le programme du lendemain. Le guide veut raccourcir la descente, ce qui est normal, sauf qu’il veut qu’on parte à 9h du matin. Il suffit qu’on parte à 7h et on garde le programme normal, mais non, il veut pas sans donner d’explication. Du coup les six du groupe qui marchent bien commencent à fulminer et l’ambiance est moins à la rigolade surtout qu’on a rien acheté dans son magasin chinois ni bu à son bar conseillé.

Super diner, très copieux avec un délicieux cake à la banane.

Avant d’aller se coucher, tu proposes d’aller faire en nocturne et lampe frontale, la balade de 20 minutes que le guide avait proposé. En plus c’est pleine lune. On a pas fait 20m qu’un chien fonce sur nous en aboyant. C’est marrant comme 2-3 pierres les calment tout de suite.

Comme on a quasiment rien vu de la journée, balade de nuit ou de jour c’est pareil.

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Mauvais ambiance dans le groupe. On part à 9h15 dans le brouillard. Le guide sent que ça va pas. A part les deux clampants, personne ne lui parle. Le temps est pourri donc c’est pas gênant de moins marcher mais il aurait fait beau c’était pareil. Plus de 1000m de descente. Prochaine, t’arrêtes de faire le con, tu prends des bâtons.

On arrive vers midi à un petit resto au bord de la mer où on mange du Sar (poisson). Puis direction le ferry dans la morosité. On devait s’arrêter à la plage mais comme il fait gris… Cool on n’arrive qu’une heure en avance au ferry, on a largement le temps d’attendre… Le guide a encore essayé de se justifier dans la voiture mais il le fait en plus d’une manière agressive.

Traversée un peu mouvementée (il te donne un petit sac plastique sur le ferry au cas où…) et retour sur Mindelo. T’arrives un peu tard car les marchés viennent de fermer et comme demain c’est dimanche, tu verras pas la vie quotidienne des gens. Bizarrement, alors que la plupart des rues sont vides, il y a une petit rue blindé de mecs avec qqs bars, on passe dans la rue mais c’est super malsain, bizarre, est ce le coin des alcooliques/drogués, en tout cas à éviter la nuit et pas une bonne idée de venir boire un verre ici.

Le soir t’avais prévu avec le guide d’aller en boite mais vu l’ambiance, c’est clair que ca va pas le faire. Le guide a réservé un resto pour manger de la langouste. Tu lui avais demandé si c’était un resto à touristes et si c’était pas possible de manger plutôt dans un resto avec des locaux. Mais non voyons, y pas de resto que pour les locaux, ici tout le monde mange ensemble ; Mouais pas sûr que le capverdien peut se permettre de manger de la langouste à 30€ le kg.

Effectivement le cadre est super, il y a un groupe de capverdien qui joue de la musique et c’est blindé de groupes de touristes. Ah pardon, non, il y a un couple de capverdien… Le guide commande un plat mais finalement ne le mange pas avec nous, il dit qu’il l’a commandé pour nous le faire goûter et puis va rejoindre d’autres guides au bar du resto. Ambiance… En sortant du resto, t’entends de la musique dans une rue. Des rues sont fermées et il y a un groupe de musique locale. Le guide reste 10 minutes avec nous puis s’en va… On restera pendant tout le concert, ensuite tu voulais chercher un bar/boite mais les autres ont voulu aller se coucher.

Dernier jour, on doit prendre le bus à 11 donc ballade le matin. Il fait grand soleil, du jamais vu….

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