C'est parti pour le tour de l'Australie

18 étapes
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Du 3 mars au 23 mai 2018
81 jours
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Alors Melbourne, pas de bataille avec un opossum, pas de galère particulière à part un piège à touristes prévisible.

Alors, en vrac :

Premier jour à Melbourne, 28°, le lendemain 18°. La poisse de Tasmanie doit te poursuivre.

Après 1 mois en Tasmanie où il y a pas vraiment grand monde, Melbourne est un choc. Du monde partout et énormément d'asiatiques.

La rivière Yarra traverse la ville et sur les quais des vrais promenades piétonnes avec plein de restaurants et de bars. A Paris, Hidalgo est à des années lumières avec ses malheureuses voies sur berges.

Il y a des tramways pour aller partout du coup y a quasiment peu de bagnoles en centre ville. Le tramway t'amène à St Kilda, la plage de Melbourne, sa rue piétonne avec ses terrasses blindées de gens en tenue estivale. L'année dernière, à la même époque, t'étais en Irak à Erbil et tu étais aussi dans une rue blindée de gens. Mais c'était que des hommes fumant le narguilé en regardant des matchs de foot sur grand écran. Les femmes devaient rester chez elles. Le contraste fait réfléchir (bon, c'était la minute 'neurone en action')

Les pâtisseries françaises ont la côte. T'as 20 personnes en moyenne qui font la queue. C'est tellement multiculturelle que tu peux trouver à manger de tout. Pour vous donner une idée 2 belles brochettes et d'espadon et une super salade à base de crevettes pour 10 euros. C'est pas compliqué, quel que soit l'heure les australiens sont en train de manger.

Histoire de voir la ville sous un autre angle, t'as cherché les rues avec des graphes. Les murs de la rue Hosier en sont couverts. C'est une institution à Melbourne.

T'as pris un tour pour aller voir des échantillons de pingouins qui rentrent à la nuit dans leur nid/terrier sur l'île Philip.

Premier stop un sanctuaire où tu peux acheter de la bouffe pour les kangourous et walabis. Les bestioles sont en liberté et t'as une barrière en bois. S'ils viennent de l'autre côté de la barrière, tu peux essayer de les caresser. D'où la bouffe pour les attirer. Mais les plus intelligents sont les canards. Comme ils ont compris qu'il n'y avait pas une chance qu'on leur file de la bouffe, ils restent coller aux kangourous pour récupérer les miettes.

T'as des wombats, des koalas et des diables mais c'est l'heure de la sieste et rien à foutre des touristes.

Il y a une sorte de hérisson avec le nez pointu et la guide nous a expliqué comment ça se passe à la saison des amours. Les mâles suivent à la queueleuleu la femelle qui elle les ignore. Elle vaque à ses affaires tranquillement pendant que le groupe d'affamé la suit. Puis, quand la femelle a décidé que c'était le moment, elle passe en revue tous les charlots derrière elle et choisi son fiancé.

Pour les koalas c'est plus rude. Ouais c'est le paragraphe' nos amis les bêtes'. Le mâle koala en rut fait le cri d'un porc énervé. Les femelles comprennent qu'elles vont passer un mauvais quart d'heure. Elles ont un cri très proche de l'humain pour dire que c'est hors de question et elles peuvent se battre et tuer le mâle...

Terminons par nos amis pingouins. Le mâle fabrique un terrier, met plein de feuilles pour le côté cosy puis se met devant sa maison et se met à chanter et danser. La femelle fait le tour des prétendants et choisi le plus prometteur. L'année suivante, même si elle est déjà en couple s'il y a un meilleur chanteur/danseur, elle peut se barrer pour lui. En cas de divorce elle garde l'enfant et la baraque.

En fait, nous les humains, on à rien inventer....

Puis direction la fameuse île Philip avec ses micro pingouins. Avant il y avait 11 colonies de pingouins, y en a plus qu'une et pour la protéger une association à racheter les terres de pâturages, virer toutes les vaches et à replanter la végétation d'origine. A la tombée de la nuit, les pingouins rentrent dans leur terrier nourrir les petits. Alors voilà comment ça se passe : Comme le pingouin suit toujours le même chemin, l'association a construit sur la plage des gradins et des pontons en bois pour que le touriste s'installe et regarde passer le pingouin. Ce soir il y a bien 500 personnes, ca peut monter à plus de 3000 certains soirs. La colonie contiendrait 1300 bestioles. Ouais, y a plus de touristes parfois que de bestioles.

En principe ils sortent de l'eau vers 20h30 mais dès 19h30 les gens sont installés... Faut pas rater la parade... Photos interdites, toutes les annonces sont faîtes en anglais en chinois.

19h45, étonnement un petit pingouin (petit car ils font 30cm de haut et sont les plus petits du monde) sort de la mer quelques instants et redisparait. Trop de luminosité. Le principe est qu'ils se regroupent par vingtaine et y en a un (le plus courageux ou le plus détesté du groupe) qui sort de la mer pour voir s'il n'y a rien à craindre. Et ça ils peuvent le faire plusieurs fois avant de se décider à sortir vraiment.

20h rien de nouveau à l'horizon. T'es juste en train de te peler à attendre.

20h05. Ah un mouvement surprenant sur la plage, un walabi, traverse toute la plage en bondissant. Espérons que ce couillon va pas foutre la trouille aux pingouins sinon on est pas couché.

20h10, un groupe de pingouins sort de l'eau, commence à traverser la plage mais à mi chemin fait demi tour. Peut être ont ils jugé qu'il y avait pas encore assez de touristes pour leur parade...

Puis plus rien...

20h30, ca y est ça se décide, un groupe se dandine pour traverser la plage et rejoindre leur nid. C'est assez marrant de voir ces bestioles grandes comme 3 pommes à genoux se dandiner. Puis d'autres groupes se lancent ensuite. Ensuite tu vas sur les pontons au dessus du bush et tu les vois rejoindre leurs petits qui sont deux fois plus gros qu'eux vu qu'ils bullent dans leur terrier à attendre leurs parents qui bossent en mer.

Ps : t'as une photo d'un pingouin mais là, comme c'était sur un autre spot, si on avait la chance de tomber sur un terrier avec un petit, on pouvait faire une photo. Et l'association construit des petites caisses de bois qui servent de terrier pour les pingouins.

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Apollo bay, petite ville touristique au bord de mer, son immense plage pour le surf, son petit port de pêche. Tu te dis, super, tu vas te faire cuir un bon poisson bien frais et bien tu le croiras pas mais impossible d'acheter du poisson frais dans les supermarchés. Le seul que t'as trouvé c'est du saumon d'Atlantique, faut pas déconner. Par contre t'as des fishs and chips partout. T'as préféré pas demander d'où vient le poiscaille, de peur d'entendre que c'est du tilapia thaïlandais.

Toutes les boutiques sont sur la rue et on peut pas dire qu'il y a grand monde. Même Mention est plus vivant...

Le YHA est fabuleux, tout est ouvert, rarement vu un hotel backpacker aussi cool

YHA 

Côté photo, tu vas devenir le spécialiste des photos de belles plages avec des gros nuages gris. Ils te poursuivent c'est pas possible.

plage d'Apollo Bay 

Ici c'est la fameuse région Great Ocean que tu peux faire en bagnole où à pied. Ça sera à pied mais t'as trouvé une agence qui tous les jours t'apporte tes affaires à chaque camp. Donc tu pars le matin avec des affaires pour la journée et le repas et le soir, au camp, tu as ton matos, ta bouffe, ta tente. Du coup tu peux trimbaler du vin, biscuits apéro et autres produits totalement indispensables... Ca s'appelle le great ocean walk (GOW) mais la grande partie de la journée, tu marches dans une forêt d'eucalyptus où ca sent très bons. Tu vois parfois des koalas à 30m en haut des arbres mais côté océan c'est qu'à l'arrivée. Pour les koalas faut faire gaffe, si tu passes ton temps ton nez en l'air et tu regardes pas où tu marches t'as vite faites de croiser un serpent. Ici, contrairement à la Tasmanie, les serpents tigres ont vraiment une peau style tigre, t'en ferais bien une ceinture...

Personne sur le chemin sauf cinq minutes avant l'arrivée un groupe de 15 ados avec leur moniteur. Il y a une gamine de 13 ans elle a un sac à dos aussi grand qu'elle et ils transportent tente, bouffe la totale pour plusieurs jours. T'as presque honte.

Le camp est près de la mer, il y a tes affaires qui t'attendent comme prévu. T'as pas monter ta tente depuis dix minutes que t'as un wallabi qui vient traîner dans le coin. Et tu peux voir des koalas à 3-4m de toi. Tout va bien. C'est l'heure de l'apéro, tu sors toute ta bouffe et la c'est le drame, le boulet dans toute sa splendeur. T'as amené tout un ensemble de conneries mais t'as oublié un truc indispensable, le réchaud. C'est sur que ca manque pas pour boire un verre de vin mais pour toute ta bouffe déshydratée et tes nouilles, sans eau chaude t'es mort. T'as quand même ta bonbonne de gaz, maintenant faut trouver la personne qui utilise le même type d'embout. Dans le camp, y a quasiment que des gens qui sont venus en bagnole donc eux ont du gros réchaud. Walouh de chez walouh avec option quedal... Finalement,un australien sympa t'as même apporté son réchaud pour te dépanner. Y avait un groupe de français avec qui t'as discuté, eux quedal, ils t'ont rien proposé...

T'as contacté par sms le gars de l'agence et il mettra demain dans tes affaires un réchaud.

Entre temps tes voisines de tente, 2 australiennes, utilisent le même type de réchaud donc elles te dépannent. Sans déconner, y en a une qui porte 28 kg (dont 10l de flotte) et la nana fait pas 50 kg. Du coup comme elles font la même étape que toi le lendemain, t'as foutu 15kg de leur matos dans ton sac à dos, histoire que ca soit transporter en bagnole.

Le truc qui faut maîtriser ici, ce sont les marées. Toi t'es habitué à la méditerranée et t'es pas trop enmerdé avec ça. Mais ici, parfois t'as le choix du chemin, dans le bush ou au bord de mer mais ça dépend de la marée. T'y vas au pifometre, pour l'instant ça passe. Alors ce sont de longues plages de sable orange, souvent tu peux par te baigner car tu ferais rapidement emporter.

L'endroit sympa est la baie des homards. A marée basse, il t'a plein de grandes vasques remplies d'eau où là tu peux te baigner. Par contre côté homard, t'espérais qu'un ou deux soit restaient coincés, l'histoire d'améliorer ton quotidien mais quedal. De toute façon il rentre pas dans ta marmite et en plus pour l'instant t'as rien pour faire chauffer.

T'es en train de marcher sur le chemin dans le bush, et à dix mètres de toi, t'as un animal qui traverse rapidement. On dirait une panthère noire. Véridique, il est 11h t'as encore rien bu! C'est sûr que c'est pas un bestiole qui fait des bonds et c'est beaucoup plus gros qu'un renard. Tu continues à marcher en regardant derrière toi au cas où la bestiole se dit que marre de bouffer du kangourou, essayons le touriste. A mi chemin, on passe par un des derniers phares de la région. Business oblige, ils ont en fait une attraction touristique, du coup tu vas te renseigner. Effectivement dans ce coin il y a des 'wildcats' et celui que t'as vu était pas un lapin de six semaines. Tout le monde en parle dans le coin mais très peu de gens en ont vu et il y a pas de photos, c'est coin t'aurais pu être une star dans National Géographic...

Arriver au 2eme camp, Air river, au bord d'une rivière, y a le koala qui roupille dans son arbre. Ouais apparemment sur ce circuit, le koala est compris à chaque camp. En plus cette fois t'as la maman avec son petit.

Y a tes affaires mais pas de réchaud et pas de réseau pour contacter l'agence... Finalement 2h après, un minibus t'apporte un réchaud des années 40. T'as une coupelle où tu verses du white spirit, un coup de briquet et démerde toi avec ça. Faudra éviter de foutre le feu au bush... T'es jamais arrivé à faire bouillir de l'eau avec leur truc donc t'as laissé tomber et Inch Allah.

Si vous faites le great ocean en bagnole, il faut s'arrêter à johanna beach et monter au camp (pas uniquement au point de vue). T'as une vue incroyable. T'y as planté ta tente, après, c'est sur, si tu redescends à la plage faut rien avoir oublier.

Johanna beach 

Les australiennes arrivent exténuées et une à un problème à la cheville (en fait elle en a ras le bol) et elles jettent l'éponge. Tu m'étonnes, elles trimballent un marteau pour planter les piquets de tente, un kilo de pesto qui a tourné avec la chaleur, un théière énorme que des trucs inutiles. Et c'est pas avec un gabarit de pingouin australien que tu portes 20 kg sur le dos.

Finalement le lendemain t'as décidé de plier les deux prochaines étapes en une soit 27 km. C'est le bon choix, c'est le seul jour où tu dois porter ton gros sac, où le niveau de marche est difficile et où il fait 32°. Ici les chemins en monté sont en plein soleil et quand tu descends c'est à l'ombre avec du vent. La totale. Arrivé au camp, tu te poses, puis tu renifler une drôle d'odeur. Bizarre. Avec ton grand nez tu renifles à nouveau. Ouais, ca le chaman (voir l'histoire sur le Vietnam). Incroyable, c'est pas possible, il peut pas être ici mais y a bien l'odeur du chaman. Tu cherches le nez en l'air en regardant à droite et à gauche. Putain c'est toi qui pue le chaman. Un cauchemar. Le shirt est au fond du sac sous embargo.

Sur les 27 km tu es, les 3/4 du temps, dans le bush sans aucune vue. Alors un petit conseil pour ceux qui voudraient se lancer sur ce trek, faites les 3 premières étapes, le reste bof. Tu marches dans le bush sans rien voir, les camps sont en hauteur sans aucune visibilité, pas de plage à côté et même pas un koala qui traîne dans le camps.

Le but de ce trek est d'arriver à un site qui s'appelle les 12 apôtres. 12 pitons rocheux qui sortent de la mer. Y en a plus que 8 et côté marketing on t'incite à venir rapidement avant qu'il y en ai plus... T'as marché pendant cinq jours ca serait con de pas aller jusqu'au bout. C'est le jour où tu marches presque pas (16 km), c'est le jour pour faire les photos et c'est le jour sans soleil... La veille sur 27 bornes sans aucune visibilité t'as pris cher au niveau soleil et aujourd'hui quedal. Ouais quand ca veut pas. Les 12 apôtres, c'est compliqué c'est le point de rencontre de tous les chinois et indiens du pays. Ils ont construit un ponton pour que tu puisses faire ton selfi devant les pitons rocheux, c'est un défilé non stop, du coup t'as fait pareil (oui qqun t'as demandé un selfi)

Et si t'as vu Etretat et que tu es déjà allé dans le quartier chinois de Paris, et que tu connais le poulet tandori, tu seras pas depayser par le spot. Toi t'as décidé de rester jusqu'au coucher de soleil (on sait jamais sur un coup de pot), le seul truc, t'as quand même 1h30 de marche de nuit dans le bush pour retourner à l'endroit où tu dors. En principe la nuit les serpents doivent roupiller, par contre pour les 'wild cat'.... T'as deux lampes et ton appareil photo flash sorti prêt à faire la photo de l'année...Mais que dal.

Tu roupillent à Princetown, une petite rue avec son petit magasin, son hôtel pour backpacker, son camping et son pub où un australien éternue et se mouche dans son tshirt... bienvenue à Princetown...

Ricardo chamanisé

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Journée qui commence mal.

Tu viens de finir le trek du great ocean et demain matin tu as un bus à 6h donc lever 5h30. T'es dans un dortoir et t'as un gros qui vient dormir sur le lit au dessus du tien. Y a tout qui bouge, au moindre mouvement t'as l'impression qu'il y a un séisme. Ca y est, il bouge plus. Cinq minutes après il ronfle, c'est un cauchemar, jamais tu vas dormir.

Tu te barres essayer de dormir sur le canapé dans le salon du Yha. 2h du matin t'as un moustique qui te rendre dans l'oreille. T'y crois ça? Impossible de le déloger, t'as beau secouer la tête, ca fait bzzz dans le crâne. Seul solution la noyade. Tu remplis un verre d'eau et t'y colles ton oreille. Bon il a l'air noyé, maintenant il va certainement pourrir dans ton oreille. Il est 3h, la nuit va être courte. C'est vrai que c'est super intéressant ce que tu racontes mais quand tu seras un vieux et sénile ça te fera des souvenirs..

Bon, location de bagnole à Melbourne puis direction le sud de Melbourne pour Wilstons Promontory, dit 'Prom' pour les intimes, un parc national. T'as malheureusement qu'une nuit sur place.

Sans déconner, aucun rapport avec le great ocean. Tu marches dans le bush mais pas entre des haies de 4m de haut où tu vois rien. C'est très souvent dégagé, les sentiers passent par leur temps à monter et descendre et t'arrives sur des plages de sable blanc super fin, une eau émeraude. C'est sur que ça serait encore plus beau avec du soleil.

Alors t'écris souvent mais tu mets des photos avec du soleil. En fait le gars qui fait la pluie et le beau temps à pitié de toi et laisse un créneau d'une heure pour faire des photos et te la péter. Mais cette fois, t'as rajouté des photos du quotidien.

ouais, ca rend pas pareil. avec un temps de m... 

Côté mer, tu mets un bout de bois dans l'eau et t'en ressors une glace. Y a que des ados locaux qui se sont baignés mais en criant..

Sincèrement, il faut oublier great ocean et venir passer 3-4 jours ici. 3h de marche pour little Waterloo bay et t'as l'impression d'être au paradis (s'il y a le soleil). Y a une petite rivière où viennent boire les walabis. Et t'es même pas enmerdé la nuit par les opposums, presque décevant.

Et le dernier jour vous partez sur philipp Island qu'est pas trop loin pour aller voir les échantillons de pingouins se dandiner.

Apparemment dans le parc, on peut voir des émeus, c'est un gros poulet cousin de l'autruche mais t'en as pas vu une plume. T'as surtout eu la trouille d'en tanker un avec ta bagnole....

Sinon, histoire de pas merder, t'as vérifié trois fois que t'avais bien ton réchaud.

Arrivé au camp, t'as bien ton réchaud, t'es une pointure. T'as juste oublié un autre truc important qu'il y a dans tous les camps sauf ici, le... PQ. Ah mais quel boulet. Faut pas vieillir!

Tu connais un gourou, qui s'appelle Vincent, et qui a développé une religion, une philosophie dirons nous, qui lui permet de ne pas aller aux toilettes s'ils sont pas privatisés et s'ils sont pas en or ou du moins d'origine allemande. Donc Vincent, félicitations car c'est pas simple....

Pluie le lendemain, donc tu oublies les balades et tu quittes le parc. Il fait beau partout sauf dans le parc.

J'insiste, mais faut venir si vous êtes du côté de Melbourne. Et si vous préférez faire des balades à la journée, vous pouvez camper au visitor center, y a un petit magasin et même un cinéma en plein air. Bon y a du monde mais dès que vous partez sur les camps extérieurs c'est plus tranquille.

Et arriver le soir à Bendigo t'as réalisé que tu aurais pu rester un jour supplémentaire sur place...

QQs photos du bush autour de Bendigo, ton campement ou t'es pas ennuyé par le voisin, une pâtisserie...

Ricardo GroHe...

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Alors pourquoi aller à Bendigo? C'est une bonne question. Déjà sortir de la côte touristique pour voir un peu à l'intérieur des terres. Et Bendigo est une ancienne ville de mines d'or. A une époque il y en avait plus de 5000.

Il en reste une où tu peux descendre. Elle va jusqu'à 400m de profondeur mais les derniers 200m sont sous l'eau et chaque jour ils pompent pour eviter qu'elle soit noyée complètement. Donc on va descendre 9 niveaux soit plus de 200m de profondeur, claustrophobe s'bstenir...

On est 5 charlots à y aller. D'abord faut t'habiller pour pas te degeulasser. C'est pas compliqué avec la chemise à carreau, la combi et le casque, tu relances les village people.

Tu graves une petite plaque en cuivre avec tes initiales et tu la poses devant le lui puit avant de descendre histoire de prévenir que t'es en dessous.

Alors on peut pas appeler çà un ascenseur, tu descends dans le noir dans une cage en métal qui tape dans arrêt sur les bords du puits jusqu'au niveau 6 vers -120m.

Là, on t'explique comment les mineurs posaient les explosifs, et t'as même le droit de poser un faux baton d'explosif pendant qu'on te prend en photo. Ouais, en fait, on passe notre temps à être pris en photo, quand tu descends par les échelles, quand tu pousses un chariot, quand tu utilises le marteau piqueur... t'as refusé quelles soient sur leur site, fait pas déconner non plus.

Tu t'attendais à te balader dans les galeries mais elles sont toutes fermées pour des raisons de sécurité. Et ouais T'as oublié que t'es en Australie donc sécurité avant tout.

Le truc sympa, c'est qu'ils te font descendre 60m par des vieilles échelles métalliques sous la flotte pour atteindre le niveau -8. En cas de problème, tu peux remonter toute la mine avec des échelles.

Tu peux voir les veines de quartz que les mineurs suivaient car c'est là qu'était l'or. On peut voir des poussières jaunes scintillées mais ce qu'on appelle l'or des fous.

Notre guide qui a travaillé toute sa vie dans les mines est une vrai pointure, et selon son expérience, une des galeries mène à une veine où il y aurait de l'or mais pas rentable à remettre en service.

Puis on a le droit au repas traditionnel du mineur, toujours sous terre. C'est un chausson allongé qui d'un côté contient de la viande et des légumes et de l'autre côté de la compote de pommes, ce qui fait qu'au fur et à mesure que tu le manges tu arrives au désert, pas con. Un business à lancer en France...

Village Ricardo

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Direction les Grampians. C'est un chaîne de petites montagnes pas très hautes.

La ville principale est Halls Gap. 10 magasins, des campings et des hôtels.

Le truc impressionnant à Halls Gap est leur terrain de foot. Vers 18h t'as l'équipe de remplaçants qui arrivent, enfin, ils viennent surtout pour la 3eme mi temps. ILs sont tous gris et doivent être une bonne cinquantaine et ils bondissent dans tous les sens. L'herbe est verte par rapport au bush et ils en profitent. T'as aussi plein de perroquets blancs qui piaillent sans arrêt, ce sont un peu leur pigeons français.

T'as prévu de marcher trois jours. T'as vérifié ton sac à dos, t'as le réchaud, t'as le PQ, tout va bien. C'est parti pour la première journée. Y a 9 km, que de la montée quasiment, ils disent 5h, même en montée, une main dans le dos, c'est pas possible du coup histoire de ne pas arriver trop tôt tu pars qu'à 10h30. T'as pas pris l'option soleil, ça tombe bien il fait que 28° au lieu des 34 prévus. Au bout de 2h de marche, il manque un truc dans ta poche, tes lunettes de lecture qui en principe y sont toujours. Ras le bol d'être un boulet. Donc soit elles sont restées dans la bagnole soit tu les as perdu en cours de route quand tu t'es arrêté pour boire. Gros dilemme existentiel. Tu décides finalement de pousser jusqu'au camp, encore 1h de marche. Il est 13h15, c'est con de rester là à rien faire donc tu laisses ton gros sac et tu refais tout le chemin inverse jusqu'à All Gasp. Les gens ont vu une fusée passer. Bien sûr t'as rien trouver sur le chemin et tes lunettes sont tombées de ta poche dans la bagnole. Deux solutions, soit tu prends ta voiture et tu remontés te garer à côté du camp soit tu te retapes à nouveau toute la montée. Si tu prends la caisse, une fois la haut t'es coincé pour continuer ton trek, donc tu tentes une troisième option, le stop. Bon, un gars crasseux au bord de la route, ca donne pas trop envie. A la 10ème bagnole t'as laissé tomber et tu t'es retapé toute la montée. Arrivé au camp, t'es mort, finalement tu t'es tapé 28 km qu'en montée ou descente. Mais du coup t'as pris un autre chemin. Donc écoutez les conseils d'un idiot qui a fait deux fois le même chemin, ne pas prendre la route dite du grand canyon. On voit pas grande chose et le fameux grand canyon, parfois quand t'écartes les bras tu touches chaque côté. Prenez l'autre chemin qui est plus direct et en plus longe la falaise avec des supers points de vue (quand il y a du soleil).

De retour au camp Bugiga, il y a des plateformes en bois pour installer ta tente. Pas de piquets, tu fixes ta tente comme tu peux avec des pierres. La chance continue, ta tente s'est envolée deux fois avant que t'arrives vraiment à la fixer. Ouais je parle pas de la pluie qui n'aide pas non plus...

Y a des sacrés rafales de vent. Y a deux mecs qui viennent d'arriver, après 30 minutes de tentative de montage de leur tente, ils ont laissé tomber l'affaire et sont repartis. Y a un couple qui était installé, la fille a peur que le vent fasse tomber un arbre sur leur tente et comme ils sont venus en bagnole, ils ont tout démonté et son repartis à la tombée de la nuit.

Ce qui est assez étonnant, c'est qu'à All Gasp, les campings sont blindés mais dès qu'il s'agit d'endroits un peu plus roots, y a pas grand monde. Et encore, si t'es en bagnole, le camp est à 700m du parking.

La nuit va être folklo surtout qu'ils ont annoncé un temps de merde demain... on change pas une équipe qui gagne... Ca a soufflé à partir de 4h du matin avec de la pluie. Il fait un temps pourri, t'hésites à rentrer à All Gasp ou continuer sachant que tu as prévu de faire les deux prochaines étapes en une fois, soit 27 km. Finalement tu te dis que c'est con de pas tenter. Tu passes ton temps à suivre une crête sous un vent à décorner Bernadette Chirac. La balade aurait pu être super s'il y avait pas ce vent et ces nuages, tu longes le précipice avec une belle vue, tu marches entre un dédale de gros rochers mais quelle galère ce vent, il arrive même à te déporter

Légèrement venteux... 


Arriver au mont Rosea, tu passes enfin de l'autre coté de la crête pour la descente sans vent, ça fait pas 20 minutes que tu marches que les nuages se barrent et que le soleil se pointe alors que tu es maintenant dans la forêt sans visibilité. SI tu choppes celui qui t'a fait une poupée vaudou....

Alors côté Grampians, c'est des montagnes avec des forêts et du bush. Autant au pied des montagnes, tu tapes dans une touffe d'herbe, y a un kangourou qui fait un bond, autant lors de la marche pour les voir c'est pas simple car is se confondent avec le bush sauf un idiot qui était en plein milieu du chemin. En te voyant, il se barre en suivant le chemin et s'arrête 50m plus loin et quand tu arrives il repart à nouveau sur le chemin. Finalement à la 4eme fois, il a compris qu'il fallait quitter le chemin s'il voulait pas être suivi par un touriste...

T'es en train d'arriver au 2eme camp, donc la moitié de ta journée quand grosse douleur au mollet gauche, impossible de marcher. Grosse galère et encore coup de chance, t'es qu'à 100m du camp. Tu te traînes jusqu'au camp et la route nationale en espérant faire du stop. Y a 12 km pour rejoindre la ville. Bon, ben tu commences à marcher en boitant et en essayant le stop, aucune bagnole ne s'arrête. Ca va être un calvaire. Finalement au bout de 45 minutes un couple s'est arrêté pour t'enmener et ils t'ont expliqué comment faire du stop en Australie, Il faut presque se mettre au milieu de la route, si tu tends simplement la main c'est pas suffisant.

Du coup, t'es au YHA, t'as mis une pommade qui empeste et tu vas rester à buller et faire des selfis avec tes potes kangourous

Coup de chance (...) il pleut le lendemain matin et comme tu ne peux pas marcher t'as pas de regrets. c'est mesquin mais bon. Avec ta super voiture tu es parti voir les chutes McKensie et t'as aussi des points de vue sur tous les grampians. Doc même ceux qui n'aiment pas marcher, ils peuvent venir dans le coin histoire de prendre un peu de hauteur

Petit point culinaire en Australie, la pizza. T'en as essayé plusieurs, t'as l'impression à chaque fois d'avoir commandé un échantillon, la taille d'une assiette à dessert. Comprends pas!!!!!

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On change pas une équipe qui gagne, tu quittes les Grampians avec les nuages. Il te faudra 7h de bagnoles pour t'en débarrasser. Direction le parc national très peu connu de Coorong. C'est pas compliqué t'as fait que traverser de la campagne, ca doit être du même genre que la française. Tu passes des bleds où y a pas grand chose, certainement comme en France, genre Bernay...

En cours de route tu t'arrêtes dans le bled de Robe, d'un côté sa plage pour le surf et de l'autre sa plage de sable blanc pour se reposer, qu'ils écrivent dans le guide. Ouais ca doit être vrai quand t'as pas un vent glacé... Ouais quand ça veut pas, pourtant t'es à la fin de l'été.

Depuis plusieurs semaines tu désespères de manger un beau morceau de poisson, juste grillé avec un filet de citron. Tout ce que t'as trouvé ce sont des fish&chips gras. Et là devant toi, tu vois quoi? Un énorme homard de plusieurs mètres de haut. Ca va certainement te coûter une blinde mais c'est pas grave, tu vas te lâcher. T'arrives en bagnole, impatient. Merde, le resto est à vendre, le mec à du mettre tout son budget dans le homard et rien côté cuisine. Y a peut être une bonne affaire à reprendre...

Seul consolation, juste à côté t'as un hangar où est écrit 'musée du tracteur'. C'est vrai que c'est tentant...Mouais, comment dire, t'as pas hésité longtemps, cassos de Robe.

Alors, le parc de Coorong longe une grande partie de la côte au sud d'Adélaïde, il y a plein de lagunes où il est sensé y avoir 200 sortes de bestioles genre pélican mais en ce moment elles sont en RTT ailleurs. Par contre si tu veux faire du cerf volant vu le vent, faut venir jusqu'à ce trou.

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Petite aparté : volontairement t'as tendance à tout négativer de manière ironique mais faut vraiment le prendre au 2ème degrés. Si vous voulez lire un blog (sans fautes d'orthographe) où tout le monde il est beau et tout le monde il est gentil, y en a certainement un millier mais pas celui là..

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T'as repéré sur la carte les différents camps où planter ta tente dans ce parc. C'est pas compliqué sur 100km (ouais l'Australie c'est sans fin...), toutes les routes pour accéder aux camps sont fermées pour cause de 'détection de vermine'... Ouais, de vermine, va savoir. Finalement t'es sur une mini péninsule au milieu de la lagune et c'est assez sympa. Pour les curieux et adeptes de Google earth ca s'appelle Parnka point. T'es quand même obligé de mettre ta bagnole entre le vent et ta tente sinon tu la retrouves à Adélaïde. Par contre y a pas un bistrot à 50km.

Au fait, en parlant d'alcool, le truc marrant ici est que l'alcool (même bière et vin) se vend dans des magasins séparés et souvent sous forme de drive in. Soit l'alcoolique a honte de rentrer dans le magasin soit il est trop fatigué pour se garer à 20m. Un concept à lancer en France peut être....

Sur la route un panneau qui te laisse pas indifférent, tu ralentis, tu vois au loin la roulotte, cette fois c'est la bonne, tu vas te faire péter la panse, que dal...

Une fois passé Adélaïde, grand ciel bleu, fini les nuages mais on est au pays du vent.

Le truc qu'on connaît pas en France c'est qu'ici en roulant tu changes de fuseau horaire....

Côté paysage au nord d'Adélaïde, au début c'est morne plat. Mais étonnement il y a comme des petits lacs de sel de reflet rose. Le salar de Uyuni (pour ceux qui ont eu la chance d'aller en Bolivie) mais en version pingouin australien (tout petit).

Alors pourquoi s'arrêter à Port Germein?

Déjà se dégourdir les jambes après 5h de bagnole. Puis c'est l'occasion de se prendre une pierre sur le pare-brise de la caisse. Et oui un bel impact alors que tu roulais sur une route goudronnée, va comprendre. T'as pas encore réglé le pare choc de la bagnole précédente que tu sais déjà qu'il va falloir encore douiller pour celle-ci. Laure, Pascal, c'est définitif, je prends l'assurance quand on louera le 4*4. Et dernier point, Port Germein est très fier d'avoir la jetée la plus longue d'Australie. 1,5 km de long et en plus en bois. Ouais, incroyable, en bois, et ouais ça rigole pas ici!!!! T'as raté le musée du tracteur, tu pouvais pas rater la jetée. Au bout de la jetée t'as une famille de pêcheurs. Enfin de pêcheurs...Ils jettent un gros panier à salade dans la mer, attendent un peu et parfois remontent un énorme crabe. Y a un panneau de tous les poissons et crustacés que tu peux chopper dans le coin avec la taille minimale. Éric, ca y est, j'ai trouvé ton avenir. Tu vends ton appart à Paris, avec ça tu peux racheter la moitié de la rue principale de Port Germein. Tu montes une guesthouse 'au pêcheur baltringue'. Ouais faut mettre un nom français, ca fera très french touch, très classe. Guy s'occupe de la déco, vu son appart, il a forcément un don. Et tu loues des paniers à salade à tes clients. Et pour les vrais pointures comme toi, un fil est un hameçon c'est suffisant. Et quand la marée est haute ils auront même pas à marcher au bout du ponton. Si c'est pas une idée de génie!

Sur la route, plein de panneaux qui font la pub pour le resto du siècle. Un bouiboui au bord de la route. Toujours pas ton filet de poisson mais ils font des hamburgers de kangourou ou de crocodile. Laure, pascal, on en mangera du côté de Darwin mais faudra demander sans sauce sinon t'as que le goût de la sauce. Un peu déçu par le croc...

Sinon c'est bien sympa les idées de génie pour les potes mais faudrait trouver un endroit pour planter ta tente. L'application indispensable en Australie est wikicamp, elle vous donne tous les camps, campings... d'Australie en vous indiquant si c'est gratuit, s'il faut un 4*4... Et grâce à elle tu peux trouver des endroits super sympa. Là, tu es au bout du monde, à Chinaman Creek dans le parc de Winninowie. Rien que le nom fait déjà voyager. Aucun panneau sur la route ne l'indique, juste une vulgaire piste. Tu te tapes 10 km de piste et tu croises les doigts pour que l'impact sur le pare-brise ne grandisse pas avec les vibrations. C'est sûr que quand t'es arrivé, si t'as oublié le pain et bien tu t'en passes, le premier magasin doit être à 50 bornes. T'es entouré de mangrove et t'es pas gêné par les voisins. T'as tapé le bout de gras avec un mec qui sert un peu de park ranger ici. Quand la marée sera haute, t'auras peut être une chance de voir des dauphins mais avec ta poisse...

Le seul point inquiétant, ce sont les toilettes. T'as jamais vu ça ailleurs. Soit ils ont peur que tu tombes dans le trou mais les toilettes sont de taille normale, soit y a un truc qui peut sortir du trou, genre film d'horreur. Dans tous les cas, même pas en rêve tu vas y poser tes fesses. Les chacras et tout ce qui va avec se sont fermés selon la technique du gourou Vincent.

Lendemain matin, marée basse, y a peu de chance de voir un dauphin sauf s'il est venu avec ses bottes en caoutchouc patauger dans la gadoue....

Comme t'es pas resté à Coorong, t'as une journée de rab avant de pointer à Port Lincoln (ca va encore être un plan foireux cette histoire). Tu te décides d'aller te balader dans le sud de la chaîne des Flinders. Y a un site aborigène avec des peintures, Akarook. Juste 250 bornes pour y aller en, une paille en Australie. Donc direction Port Augusta, dernière ville avec plus qu'une rue principale avant l'entrée des Flinders.

Sans porter de jugement côte éthique, politique, humain... C'est la première fois que tous croises des aborigènes Et tu sens que c'est un autre monde. Dix mecs traînent dans la rue, ils ont pas l'air dans leur état normal, pas sûr d'avoir envie de les croiser en soir sans lune. Il y a qq files avec ses enfants qui traînent aussi. On en reparlera quand tu seras du côté d'Alice Springs.

L'entrée dans les montagnes Flinders est très sympa. La route serpente entre les collines et le paysage changE sans arrêt. Au début les collines sont couvertes d'epineux gris-bleu qui donnent un côté bleuté à ces collines, ensuite tu as des rocs oranges puis tu repasses par un mélange d'epineux gris et d'autres jaunes et parfois avec des grands arbres. La terre commence à certains endroits à devenir orange. On n'est pas encore dans l'outback mais on se rapproche. Y a pas de photos car le soleil écrasait tout. Oui le soleil!!! Bienvenu enfin dans un monde civilisé où il fait 30° à 18h. C'est sûr que dans deux jours tu vas râler qu'il fait trop chaud. Au bord de la route plein d'émeus déambulent, oui le cousin de l'autruche. T'as même failli en tanker un sur la route.

Après plusieurs heures de route t'arrives enfin devant la route pour aller au site. Y a un panneau. La route est interdite pour un contrôle sur les animaux. Alors, la route n'est pas fermée pour le mois ni même pour la semaine. La date indiqué uniquement aujourd'hui. Sans déconner si c'est pas de la poisse. Laure, Pascal, toujours motivés pour venir?

Bon ben t'as roulé et le pire est que tu peux même pas prendre des pistes avec soit disant une vue scénique. T'es obligé de rester sur les routes goudronnées à cause de ton pare-brise.

Finalement tu es enfin arrivé à Port Lincoln, la capitale mondiale du ... thon


Qqn points de haute gastronomie. Autant leur pizza sont faites pour leur micro pingouin, autant leur pain au chocolat sont plus grands que ta paluche (faut pas s'emballer non plus, y a pas l'option beurre). Ils font aussi de la bière à base d'artichaut...

Ps : alors un PC pour excès de vitesse (15km au dessus de la limite) c'est 250 euros. Du coup, après avoir fait connaissance avec la.police australienne tu fais plus attention. Mais t'as d'être cchoppé plein de fois par des radars fixes

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Salut,

T'es à Port Lincoln, la capitale mondiale de la pêche au thon, ouais maintenant fini les trucs à dix balles genre jetée en bois... T'es venu pour du lourd!!!

T'as changé ton programme, t'as fait des milliers de km de bagnole pour venir jusque-là. Ouais, pas pour voir un thon, pas encore complètement sénile!

Tu as téléphoné 15 jours avant à la société pour te renseigner, on ne t'a rien dit. L'inscription t'a coûté une fortune (sans compter les jours supplémentaires de location de bagnole). Et une semaine avant tu reçois un email où on te dit que ça fait quasiment deux mois qu'ils ont rien vu, que tu peux changer ta date sans supplément mais que si tu annules tu perds une partie de l'inscription. Mais même si on en voit pas, tu pourras quand même te baigner avec les poissons et c'est très sympa. Du foutage de gueule mais avec le sourire, à l'australienne.

Bon, quand t'as vu le mail, tu t'es dit qu'avec ta poisse tu verras même pas un gobi.

La sortie dure 12h. On part à 6h30 du matin, on est une quarantaine sur le bateau à y croire.

T'as une suggestion à faire au capitaine : Plutôt que d'attirer la bête avec un morceau de thon, on aurait chacun un numéro et celui qui est tiré au sort remplacerait le thon au bout du crochet. Là, y aurait vraiment un bon coup d'adrénaline. T'appellerai ça la roulette australienne.

3h de bateau pour rejoindre un chapelet d'ilots, les îles Neptune.

On va être quatre groupes à descendre successivement et tu t'es débrouillé pour être dans le premier. Ils balancent dans la mer un gros morceaux de thon ensanglanté au bout d'une corde. Puis ils descendent la cage dans l'eau. On te file une combi super épaisse, un masque, un détendeur et tu descends dans la cage. Il doit y avoir 2.5m immergé et 1m hors de l'eau. Y a des barres de fer pour se tenir et bien sûr interdiction de mettre une main en dehors de la cage. Avec les vagues, t'es secoués dans tous les sens mais tu t'accroches en espérant LE voir.

Au bout de 30 minutes on te fait sortir. T'as rien vu, même pas un gobi. Ca fait même pas 3 minutes que tu es sorti de l'eau et y a une bestiole qui se pointe. Putain de pas de chance. C'est le groupe 2 qui à peine dans la cage l'a vu. Bon, contrairement au vidéo où t'as l'impression qu'elle reste longtemps près de la cage, la bestiole essaye de chopper le bout de thon et puis se casse. C'est vrai qu'il y a 3 autres bateaux pas très loin qui font la même activité. Du coup, la bestiole va certainement tester les différents plats proposés. C'est ensuite autour du groupe 3 et 4 d'y descendre successivement mais même en balançant des morceaux de poissons ensanglantés, la bestiole ne revient pas. Juste avant de repartir t'es retourné dans la cage vavec le groupe 1 mais le capitaine a fait comprendre que fallait plus trop y croire... C'est ta dernière chance, maintenant ou jamais. Et bien, Jaws ne s'est jamais repointé, le plat du jour devait être meilleure à côté.... L'Australie, c'est pas pour toi...

Y a pire, y a deux soeurs qui sont venues il y a 15 jours et elles ont vu que dal et aujourd'hui elles n'étaient pas dans le groupe 2 et elles prévoie retenter la semaine prochaine.

T'aurais mieux fait d'aller voir une ferme d'élevage de thon. Il paraît que tu peux même leur envoyer des granulés pour les nourrir, super.

Côté photo...Ben pas grand chose à part le gars qui jette son morceau de thon... Et pas de déception, la bestiole que les autres ont vu n'étaient pas un grand blanc.

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Yo,

Petite interruption dans le voyage mais de retour en Australie à Broome.

Dès la sortie de l'avion t'as le choc à la fois température et humidité. Il est 17h30 il faut déjà nuit mais il fait plus de 30° et t'es déjà tout moite. Coup de chance la YHA où tu dors a une piscine et des bières fraîches.. Y a un petit vieux dans le dortoir qui voyage depuis 33 ans avec sa pension de 40€ par jour.

Tu pars pour 9 jours de circuit dans la région de Kimberley pour rejoindre Darwin.

Tu t'es inscrit sur un circuit de 9 jours pour traverser la région de Kimberley par la piste Gibbs river et rejoindre Darwin. La région '

Kimberley est un immense plateau herbeux, des montagnes et des gorges. Quand c'est la saison des pluies, les rares habitants peuvent être coincés plusieurs mois car plus aucune route n'est praticable. Les propriétaires ont des terrains immenses et utilisent des hélicoptères pour regrouper leurs troupeaux.

On est 12, 2 suisses, 2 belges, 1 allemande, 6 rosebeef et deux guides dans un apprend le chemin. Il y a Shane le guide et Duffy qui va le remplacer et qui découvre le circuit. On est 12, anglais, suisses, belges et français. Tu les sens pas extrêmement sportifs mais de toute façon c'est pas le genre de ce circuit. On est dans un immense 4x4 fait sur mesure avec une clim qui marche très mal. On roule dans un énorme 4x4 fait maison. Pour les connaisseurs, on va passer par la région de Gibbs, donc beaucoup de pistes.

Le premier stop est au supermarché à Derby pour remplir le 4x4 de bière....

Alors comme attraction locale, tu as le baobab (et ouais, y a des baobabs en Australie) qui a été creusé pour servir de prison à l'époque où on arrêtait pour rien les abos (aborigènes).

Juste à côté tu as, attention, le plus grand xxxx du monde. Un record de plus dans le Guinness book. Et bien on a tous fait la photo, histoire de partager ce record avec le plus grand nombre. Ça serait dommage de rater le plus grand.. abreuvoir du monde....et ouais y a de quoi se la péter. Finalement le ponton de Port Germein était pas si mal.

On devait aller marcher dans des gorges et se baigner mais la saison sèche commence à peine, beaucoup de pistes sont encore fermées. Si tu roules sur une route fermée, l'amende est de 1000$ par roue, ça peut revenir très cher..

Première nuit à la belle étoile dans le fameux swag australien. C'est une sorte de grand sac épais qui intègre un matelas. Tu le poses à même le sol et tu dors dedans avec ton sac de couchage. On s'est arrêté en cours de route pour ramasser du bois et c'est cuisine sur le feu. Ils se sont tous installés les uns à côté des autres alors qu'il y a plein de place. Toi tu t'es un peu écarté histoire d'éviter d'être réveillé s'il y a un ronfleur. Resultat ils ont tous été enmerdé par les moustiques sauf toi...

Il y a pas de lune, le ciel est parfaitement clair et on voit extrêmement bien la voix lactée. Le seul hic c'est que le guide Shane, met la musique sans discontinuité et du coup t'as du mal à te sentir vraiment dans la nature.

Le lendemain matin, Shane le guide, nous montre à dix minutes de marche une petite gorge avec des vasques d'eau fraîche et des peintures abos. Si tu connais pas, jamais t'imagine pouvoir te baigner juste à côté du camp. Dix petites minutes de marche dans le bush, il nous l'a vendu comme si c'était le trek du siècle et t'as même forcé à mettre des chaussures de marche.

On doit aller dans des gorges se baigner mais d'autres pistes sont fermées donc le guide cherche d'autres endroits où aller. Sauf qu'à chaque fois il te survend ce qu'on va faire et à chaque fois on peut pas y aller....

Sur la piste on voit de plus en plus de fumée à l'horizon. On va en direction d'un feu de brousse. Ils sont souvent provoqués volontairement pour régénérer l'herbe. Tu serais en bagnole, t'oserais pas passer. Ici, ça fait partie du quotidien en saison sèche. On s'est même arrêté pour aller se baigner au pied d'une chute alors qu'on entendait le feu crepiter pas très loin de la bagnole.

Shane nous vend la prochaine journée : demain, le matin on va s'arrêter à une Road house où on pourra acheter des glaces et boissons fraîches (vu la température c'est pas un luxe ) puis on va installer le camp au bord d'une riviere sur du sable. On est les seul autorisés à y dormir puis on va marcher et on rentrera en nageant par la rivière. Et cerise sur le gâteau, on va voir des peintures abos, on aura l'impression d'être 2000 ans en arrière. Personne connaît le chemin, c'est l'aventure waouh ! Faut reconnaître que c'est bien vendu !

Bon, passons à la réalité sur le terrain: la Road house était fermé quand on est passé. La saison dernière Shane a mal nettoyé les chiottes la dernière fois donc on n'est plus autorisé à camper à cet endroit et comme c'est le début de la saison, le trek est pas encore ouvert. Loose sur tous les points, waouh, aventure...

Du coup il décide de pousser en bagnole plus loin. Juste avant le coucher de soleil (vers 17h30.....) crevaison. On continue à rouler alors qu'il fait nuit, plusieurs vaches ont failli finir en steak. Ouais on est au pays des vaches, fini les kangourous.

Au loin on voit un feu de brousse et on va droit dessus. Le feu brûle au bord de la piste et pas de problème pour s'arrêter et faire des photos. On continue à rouler quand une deuxième crevaison nous stoppe.

Shane décide de camper là alors que l'on voit le feu autour de nous.... On doit juste être prêt à dècamper si le feu se rapproche trop. Finalement le feu s'est calmé pendant la nuit mais c'est quand même le délire de dormir dans un coin entouré de feu de brousse.

Lendemain on doit faire une super balade dans une gorge et se baigner au pied d'une chute d'eau le matin et l'après midi une ballade. Finalement Shane décide d'inverser. Il a 'bien' fait car la balade avec la chute d'eau est ouverte que le matin du coup on a pas pu y aller...mais faut reconnaître qu'il nous amène parfois à des endroits que très peu de gens doivent connaître. Mais il a tendance à trop survendre ce qu'on va faire et comme ça merde régulièrement...

Les principales activités sont les balades dans les différentes gorges et les baignades dans les bassins naturels au pied des chutes. C'est sympa et surtout rafraîchissant mais un endroit fous que tu en as fait 3 c'est un peu toujours pareil. Même si c'est que le début de la saison, il y a un peu de monde et si tu veux être un peu tranquille faut y être tôt. En clair on se lève à 5h30 du matin et à 7h on est déjà en sueur à cause de la température. A 11h du matin, ça tape large les 35°.

Côté bestiole, on a croisé un petit crocodile sur la route et Sean trouve ça fabuleux d'avoir la chance de voir un crocodile. Ouais on est juste dans la région des crocodiles donc pas de quoi se la péter non plus.. Et il le répète quasiment chaque soir.

Il y a des gros iguanes que les abos boulottent. Et c'est la fête côté serpent, des jaunes, des marrons et tous avec du poison. T'as aussi les mouches le matin et les moustiques le soir.

On part ensuite dans l'est des Kimberley, une région qui s'appelle bungle bungle.




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Yo,

Toujours dans les kimberley mais avec un paysage assez différent. Plein de touffes d'herbes vertes avec des grands brins jaunes, des termitieres marrons et des dômes de roches rouges striées horizontalement de bandes noires, bienvenue dans les bungle bungle.

Et pour une fois c'est pas fermé !! Côté soleil, ça cogne fort. A 7h du matin tu cherches déjà de l'ombre. On fait des échantillons de marche. Si on fait deux heures de marche c'est waouh de l'aventure. Tu as une petite marche de 20 minutes entre ces fameux domes rouges et noirs pour rejoindre un cul de sac qui s'appelle la cathédrale. Un des guides a voulu la jouer 'communion avec la terre' . On a du se mettre du sable sur les bras, se passer du sable de main à main avant de rentrer dans la cathédrale. Le truc à dix balles pour impressionner les anglaises du groupe.

Le site est impressionnant, une sorte d'immenses grotte ouverte avec une grande vasque d'eau au milieu. Une écho incroyable. On a du se taire pendant 10 minutes et méditer. Je t'en fouterais de la méditation. Les mecs passent leur temps à mettre de la musique, boire de la bière et d'un coup il se la joue mystique. En tout cas, faut pas rater les bungle bungle car c'est pas un paysage que tu vois souvent.

On est 4 à avoir pris l'option hélicoptère pour survoler les bungle bungle. Pas de portieres dans l'hélico, t'as juste une ceinture de sécurité comme dans une bagnole et quand le pilote penche l'hélico, tu pries pour https://youtu.be/OB3yShuRR8Aquelle soit bien attachée. Pendant 30 minutes tu survoles tout cette région de dômes.

Survol des Bungle bungle 

Shane nous dit que ce soir on va dormir dans un endroit que seul son agence connaît. Le terrain appartient à des abos et encontre partie faut qu'on nettoie le terrain. Sans déconner les mecs ont tout compris. Ils font la fête, laissent traîner les boîtes de conserve et le canettes de bière et ce sont les touristes qui doivent tout nettoyer. Quand tu repars tout est propre pour leur prochaine soirée. Trop fort. Tu regardes l'appli wikicamp est le camp est référencé, tu parles d'une exclu. Il y a une sorte d'étang mais il y a un crocodile d'eau douce (en principe t'es pas trop enmerdé avec eux, ils ont une mâchoire trop petite). Ses yeux se reflètent dans la lumière de ta lampe. Du coup personne n'a osé se baigner. T'es le seul à y être aller. Bon, t'as pas nagé, t'es juste rester au bord de la rive à faire trempette pendant que le sac à main sur pattes était de l'autre côté de l'étang.

Shane nous annonce que demain on s'arrête dans une ville donc on pourra racheter des bières. Du coup, on flingue les restantes.

La ville, c'est Kununurra, on est dimanche et à part le supermarché qui est ouvert, c'est ville morte. Et donc le magasin d'alcool est aussi fermé. On change pas un Shane qui gagne... Il y a un hôtel, le bar refuse de vendre l'alcool à emporter. Un autre a la licence à emporter mais pas le dimanche.

On doit passer la nuit sur une île du lac Argo. Ça faisait longtemps que t'avais pas vu une étendue bleue aussi grande. Le mec qui nous fait le tour en bateau nous vend de sa bière perso pour nous dépanner... Il a même des bouteille de 'champagne' à 6 euros, t'as pas essayé.

Le lac est artificiel et très grand, près de 90 km de longueur. Quand le barrage a été créé il y a 40 ans, ça a créé des îles et sur certaines des kangourous et des Wallabis sont restés coincés. Donc premières étapes, aller voir les bestioles. Ils nous attendent car ils savent que le patron du bateau va leur lancer de la bouffe.

Ensuite, on va filer du pain à des poissons. Tu mets la main dans sa l'eau et ils te mordent. Au bout de quelques minutes, tu vois un sillon au loin, et arrive à toute vitesse un crocodile. Non, il vient pas bouffer du pain mais il espère chopper des poissons qui eux bouffent le pain. La bestiole est au bord du bateau, elle doit bien faire deux mètres. Selon le patron du bateau c'est une taille moyenne. Ensuite on va se baigner au milieu du lac. 10 minutes avant on avait un croc autour du bateau et maintenant on se baigne tranquillement. Normal!. Ce sont des crocodiles d'eau douce donc à moins qu'il y en ait un d'eau de mer qui se soit maquillé, on a peu de chance de se faire attaquer. Avec les crocs d'eau de mer, ils font moins les marioles.

L'eau est à 31°, ouais 31°, ça donne une idée de la température en dehors de l'eau. T'es dans l'eau avec une bière fraîche à la main en train de regarder le soleil se coucher, y a pire comme situation. Le patron a des canes à pêche et en 5 minutes il a choppé un gros poisson chat qui finira au barbecue. Le plus gros qu'il a jamais attrapé faisait 20 kg. Tous ceux qui ont essayé ont choppé un poisson chat en moins de 5 minutes.

T'écris cette partie d'email dans ta tente, à une vingtaine de mètres du bord de l'eau. Et t'entends sans arrêt des clapotis. Y a un ou deux crocodiles qui étaient sur la rive quand on est venu s'installer. Espérons qu'ils aient pas envie de se venger. Ouais pendant la soirée, le patron nous a ramené un bébé crocodile qu'il avait du attraper au bord de la rive et le petiot appelait désespérément sa mère.

Éric, vient t'installer ici, tu balades les touristes sur le lac, tu te baignes avec eux et tu pêches, no stress. Le seul risque c'est le cancer de la peau vu comme ça cogne.

Pour récupérer de cette journée difficile le lendemain, on a pu se baigner dans une piscine avec débordements qui donnait sur le lac. L'eau était un peu fraîche, elle devait être que de 26°...

Alors côté guide, on va dire que t'a jamais vu un guide en faire aussi peu. Plus les jours passent et plus en en fait. Et le guide qui va le remplacer en fait encore moins. Il a pas compris qu'on peut avoir un look 'brousse/rasta/cool' tout en se lavant de temps en temps. Tu gardes une distance olfactive minimum d' 1m avec lui.

Par contre ils sont très forts sur le côté waouh, super équipe, vous êtes une légende. Les autres sont presque à se battre pour faire la vaisselle et devenir des légendes...

Après le lac, on quitte Western Australia pour aller direction Darwin dans le Northern territory. Le premier panneau indique que la vitesse max dans cet etat est de 110 km/h. 50 mètres plus loin y a un panneau limitant la vitesse à 130km/h. Va comprendre.

Le paysage est plus classique, de grandes et larges vallées d'herbes sèches et d'arbustes. Ce n'est que le début de la saison sèche et tout est déjà très sec.

Dernière nuit dans le bush, les guides ont font encore moins qu'avant. Ils se sont débrouillés pour ne même pas faire le repas. Ils picolaient des bières pendant que les anglaises suivaient les directions du guide pour faire la cuisine. Mais en échange t'as le droit à 'you re a legend'... Apparemment ça motive les troupes.

Dernière baignade au nord de la ville de Katherine à Édith fall. On a toujours l'impression d'être au milieu de nulle part mais y a quand même pas mal de monde alors que la saison n'a pas encore commencé. Donc un conseil, pointez vous très tôt pour éviter le monde et le soleil qui cogne.

En tout, en 9 jours, on aura tapé 3000 bornes.

Arrivée à Darwin. La YHA a deux piscines avec un bar et de la musique à fond... Après 8 nuits dans le bush, le choc est brutal... Si on devait résumer Darwin, c'est une rue piétonne marchande avec beaucoup de magasins de souvenirs la plus part made in china, une rue avec des pubs, une plage sans bar ni resto et quelques aborigènes qui traînent et semblent venir d'une autre planète.

Il y a plein de galeries de peintures aborigènes. Les prix vont de 200€ à plusieurs milliers d'euros.

Aujourd'hui c'est L'ANZAC, une fête commémorative en l'honneur de tous ceux qui sont morts pendants la guerre. Après le défilé militaire les gens passent leur journée au pub à picoler.

Demain tu récupères, inch Allah, le 4x4, une journée dans le parc de Litchfield puis tu récupères deux touristes qui vont se prendre un choc thermique et yallah pour 3 semaines dans le bush.


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Yo,

En attendant de récupérer Laure et Pascal que t'as connu sur un circuit au Vietnam, tu pars chercher le 4x4. L'agence intermédiaire par laquelle t'es passé à fait faillite il y a 15 jours et donc t'es pas sur d'avoir la bagnole. C'est un 4x4 avec une tente sur le toit, un frigo dans le coffre pour mettre les bières. Si tu dois te rabattre sur une twingo ça va pas être le même trip.

Le 4x4 est bien là. On te montre des vidéos sur son utilisation et tu te casses dans le parc Litchfield à 1h30 de Darwin. Il y a des termitieres qui doivent bien faire 3m de haut. Le spot le plus connu est Wangi fall. Deux chutes d'eau qui tombent dans un grand bassin mais impossible de se baigner, car les rangers ont pas encore checké si des crocs se sont installés. Par contre les chutes sont superbes. Du coup tu t'es installé à Florence fall où tu peux te baigner. Tu deplies pour la première fois la tente sur le toit. C'est très simple mais ensuite tu dois rentrer dans la tente pour ouvrir les hauvents. T'as fait l'erreur de le faire vers 16h. Il fait encore super chaud. C'est un sauna à l'intérieur. Le temps de tout bien installer t'as perdu 1 litre de sueur. Prochaine fois le montage, tu le fais juste avant la nuit, histoire de transpirer un minimum. Tu peux te baigner aussi sur un site qui s'appelle Cascade mais celles de bas sont fermées pour raison de crocos. En haut c'est plusieurs vasques d'eau transparente. Tu t'en ai trouvé une tranquille jusqu'au moment où des familles débarquent... D'une manière générale, venez tôt le matin sur les sites, vous aurez l'impression d'être un peu au paradis. Une vasque d'eau transparente et chaude au milieu de bush avec pleins de piafs qui changent. Quand ensuite débarquent les familles avec les bouées, c'est plus la même ambiance.

Retour à Darwin pour récupérer les touristes.

On est allé dans une cage en plexi transparent et tu descends dans un bassin avec un énorme crocodile, Alex. La bestiole fait plus de 5 m et sous l'eau ça la rend encore plus imposante. Avec un morceau de poulet au bout d'une canne ils essayent d'exciter la bête pour qu'elle vienne vers la cage. Le croco est continuellement dans le même bassin et l'eau doit pas être régulièrement changée. Pascal a eu les yeux rouges toute l'après midi et toi tu as eu le malheur d'avoir qqs gouttes d'eau dans la bouche, verdict, c'est dégueulasse la pisse de crocos.

Direction le fameux parc de Kakadu à 2h30 au nord est de Darwin. On y est un peu trop tôt dans la saison et la pluspart des pistes sont fermées car encore trop humides.

Tout au nord du parc, tu as la petite ville de Jabiru avec son camping et sa piscine. Il y a même un hôtel en forme de crocodile. Tu pensais qu'on allait la jouer roots et dormir dans des camps isolés mais on commence par un camping. Il doit pouvoir contenir 200 places, on est 10. On va pas être trop enmerdé. C'est vrai que le soir, manger du kangourou super bon au bord de la piscine, c'est assez sympa. Tu leurs as conseillé de se lever tôt pour qu'on marche avant que ça tape trop. Résultat, on est parti faire une ballade, il était presque 11h... Vu comme on a pris cher, ils ont compris pour les prochains jours.

Laure a une très forte phobie des serpents, même en plastic. Première balade, elle marche au milieu de nous histoire d'espérer de ne pas tomber sur des serpents. On a pas fait 10 mètres, véridique, elle trébuche, elle a faillit marcher sur un petit serpent couleur terre. Bienvenu en Australie.

Ubirr, au nord de Jabiru, est un site avec des peintures rupestres aborigènes. C'est un des spots incontournables. T'as en plus une vue superbe vue sur le bush. Mais côté soleil ça cogne sans parler de l'humidité qui te colle à la peau.

Gros problème, le frigo ne marche plus, impossible de garder de la bouffe au frais et vu la température ça va être compliqué. T'appelle l'agence de loc. Ils font venir un mec qui jette un oeil au frigo, confirme qu'il marche plus et repart. Entre temps, on a acheté une glacière et des tonnes de glacons, ben ouais, la bière se boit fraîche. L'agence nous rappelle, comme on garde la bagnole pendant trois semaines, il vaut mieux retourner à Darwin (400 bornes AR) pour le changer. Bon, on a pas le choix. On va néanmoins voir le site de peintures aborigènes de Nourlangie. Puis une petite balade dans le bush. Au bout du chemin, on tombe sur 3 nanas Park ranger, elles ont installées il y a qq jours une immense cage avec un morceau de poulet à l'intérieur. Elles essayent de chopper les crocos du coin pour les déplacer dans un coin moins touristique. Au bout de chemin, un ensemble de vasques mais t'as des panneaux partout danger crocos, baignade interdite.

Gunlom est le seul endroit où on peut se baigner dans le parc du Kakadu actuellement. Pas au pied de la chute où les crocs t'attendent mais en haut. 30 km de pistes de terre couleur orange, fini le goudron pour qqs kilomètres.

Arrivée à la chute d'eau, tous les gens sont en train de partir, on va être tranquille.

15 minutes de montée. Tu as plusieurs vasques superbes qui s'enchaînent pour terminer en haut de la chute avec une vue fabuleuse sur tout le parc. Grandiose. S'il y a un spot à voir c'est celui là. De tous les spots que tu as vus, c'est assurément celui là qui t'en met plein la vue.

On a campé dans le parc, quasiment personnes à par des dingos qui ont hurlé la nuit. Petites brochettes de kangourous pour le dîner et on s'est levé super tôt pour prendre notre petit dej à nouveau en haut de la chute. Y avait juste deux allemandes qui étaient déjà là et qui faisaient des poses comme dans un magazine.

Retour direction Darwin, sur la route un couillon de wallabi à débarqué du bush juste devant ta caisse. La règle de base est surtout de ne pas essayer de l'éviter sinon tu finis dans le bas côté. T'as déjà vu sur le bas côté de la route une bagnole avec le kangourou encore dans le pare choc. Bon, ben t'as tanqué la bestiole, mektoub.

A Darwin, ils nous disent que le problème vient pas du frigo mais de la batterie annexe. Le charlot à Jabiru aurait vérifié, on aurait éviter 400 bornes pour rien. Du coup, on est parti dans le parc Litchfield où tu étais déjà allé avant qu'ils arrivent

On est tranquillement installé quand tu entends du bruit pas très loin. Tu regardes avec ta frontale, y a un petit wallaby qui boute de l'herbe à 10m. Tu lui met la lumière dans les yeux et tu peux t'approcher sans problème. Comme il est ébloui par 'ta' lumière il te voit pas et tu peux te rapprocher à 1,5m de lui. Elle a un bébé dans sa poche ventrale et tu vois sa tête qui sort. Par contre en plein jour, t'es à moins de 20m tous les wallabys se barrent.

T'écris cette partie d'email sous ta tente et tu vois à travers la toile plusieurs moustiques qui s'impatientent. Du coup, tu vas attendre un peu avant d'aller aux toilettes. Tu vas laisser les autres se lever et se faire agresser en premier.

Ouais, on est pas mal enmerdé par les mouches et les moustiques.




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Yo,

Fini les parcs Litchfield et Kakadu.

Direction plein sud. Dernière baignade à Edit Fall. Tu y es passé il y a une semaine, entre temps tout le bush autour a cramé. Tu voulais dormir au même endroit mais déjà tu sens pas les touristes très motivés mais en plus si ça a cramé, c'est pas la peine. Donc on a fini au camping.... T'as mal du comprendre l'anglais de la patronne car on est parti au 3eme site de baignade en pensant trouver des vasques d'eau transparente. Bon, on a marché 8 km pour un endroit beaucoup moins sympa que la chute d'eau principale qui était à 1 km... Ouais, t'as encore du mal avec leur accent.

Passage par la ville de Katherine pour aller dans les gorges où malheureusement on est encore trop tôt. Il y a potentiellement des crocodiles d'eau salé (ceux qui peuvent tuer) et donc impossible de faire du canoë pour l'instant. Du coup on s'est rabattu sur une ballade sur un bateau à la limite d'avoir un bob Fram sur la tête. Les gorges sont superbes et ça doit être vraiment sympa de pouvoir être autonome et descendre deux jours en kayak.

T'aurais bien aimé faire une nuit au milieu de nulle part mais tu sens pas Laure très motivée même si elle dit le contraire donc camping chaque soir, histoire d'avoir une vrai douche...

L'endroit à pas rater sous aucun prétexte et Bataranka au sud de Katherine. C'est un endroit inimaginable. Il y a un petit parc national avec des palmiers et de loin t'as l'impression d'être dans un marécage. Mais au milieu coule une eau incroyablement transparente à 34°. Oui 34°. L'espace pour se baigner doit faire 3 mètres de large mais tu te laisses porter tranquillement par le courant et de chaque côté tu as des nénuphars en fleur, des roseaux, des palmiers au dessus de ta tête. Et au bout de 150m, tu ressors de l'eau et tu marches pour revenir au point de départ et te laisser à nouveau porter.

Toujours direction le sud, les kilomètres s'enfilent et étonnement c'est pas monotone. Même si c'est assez plat, la végétation change très régulièrement. Sur qqs kilomètres tu vas avoir une herbe très jaune, puis plus loin du bush puis des arbres et enfin un mélange de tout. La couleur de la terre est impressionnante. Elle part du crème clair au bordeau foncé en passant par l'ocre et l'orange. Facile pour savoir la couleur de la terre, il suffit de regarder la couleur des termitieres. Il y en a partout. Et sur plus de 800 km, t'as des gens qui se sont amusés à mettre des t-shirts, casquettes aux termitieres. A un moment, autour de la route de goudron noir, tu as de la terre couleur presque bordeau, à côté de l'herbe rouge et jaune, un peu plus à l'écart des taillis verts et enfin des arbres avec des troncs très sombres. Le tout sur un fond de ciel bleu avec petits nuages blancs. Un festival de couleur, t'en prends plein les yeux.

Sur la route, il y a des Road House, sorte de restaurants, bar, camping qui, certains valent le détour :

Le Pink panthère, tout est rose et dans un sale état. Plein de vieux objets couverts de toiles d'araignées. C'est au milieu de nulle part. Le patron a pas du sortir de son bled depuis 20 ans. Ambiance du bout du monde sur fond rose et avec des grandes panthères sur un tandem.

Il y a un pub qu'il faut aussi voir, celui de Daly waters. Le pub fait le bled à lui tout seul. Au dessus du bar, des dizaines de soutien gorge, dans un autre coin plein de vieilles chaussures, plein de vieux objets, tout est dans son jus, une véritable atmosphère. Manque de pot, on est arrivé à la fin d'un rodéo qu'on a pas pu voir mais il y avait plein de cowboys et si t'as pas un chapeau, t'es pas crédible. Toi, casquette, tong et short tu la ramènes pas.

Et enfin, un roadhouse dédié aux petits hommes verts.

En face de toi, sur la route, des courageux, t'as des mecs qui font la route en vélo mais avec moustiquaire sur la tête. Ça doit cogner fort, il doit leur rester plus de 1000 km à faire, respect.

Oui moustiquaire car plus descend vers le sud et moins il y a de moustiques mais par contre jusqu'au coucher du soleil c'est infesté de mouches.

On s'est arrêté à Devil Marbles. Au milieu de nulle part des énormes rochers arrondis. Tu peux te balader même si c'est un lieu important pour les aborigènes (les rochers sont les œufs du serpent arc en ciel...) mais si tu pars sans ta moustiquaire tu te transformes en moulin à vent avec tes mains pour chasser les mouches de ton visage. Un cauchemar.

Un truc qui surprend, ce sont les annonces sur le bord de la route pour des campings avec douche chaud. La veille on arrivait pas à dormir à cause de la chaleur alors une douche chaude ?? Bon, on a compris. Avec nos 1000 bornes de plein sud, l'humidité a disparu, waouh, par contre la nuit, il fait moins de 10°. T'avais dit à Laure et Pascal de ne pas amener des vêtements chaud car pas utile. Résultat, on se pèle grave la nuit. Eux, dorment dans la tente sur la bagnole. Toi, tu dormais dans ta tente légère. T'as passé une nuit sans dormir à cause du froid. Du coup, maitenant tu montes la tente qui s'accroche à la bagnole, tu mets ta tente à l'intérieur et tu dors en chaussettes, pantalon long, veste softshell avec capuche rabattue et chèche autour du coup.... Ouais, t'as pas l'air con...

Ça y est, on arrive à Alice springs, les galères commencent... À suivre

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Alice Springs, ville du centre de l'Australie. On est arrivé le matin. On gare la voiture et on va se balader dans la rue piétonne. On revient à la bagnole et le sac sur le toit a été ouvert mais les chaises pliantes ne les ont pas intéressées. On part l'après midi se balader dans une chaîne de collines /montagnes, les Macdonnel range. La pierre est d'une couleur ocre et tu te balades dans des canyons où il n'y a personne. Laure qui est toujours la première à se baigner a fait un refus d'obstacles quand elle a vu la couleur de l'eau des vasques. Et ouais, c'est fini l'eau transparente. Retour à Alice Springs pour trouver un camping. Ouais, encore un camping. En une semaine t'as fait plus de campings qu'en 15 ans de voyage autour du monde. Tas essayé de faire passer le message que l'Australie c'est un peu le pays où tu dors un peu n'importe où. Mais ça passe pas. Donc super camping où t'as 3 mètres entre ta voiture et celle du voisin. Le rêve. T'as même pas envie de sortir la table pour prendre l'apéro du coup tu proposes qu'on aille dîner en ville. Il y a énormément d'aborigènes qui traînent et souvent en bande. Sans avoir d'apriori, c'est pas super rassurant. On gare la bagnole sur un parking éclairé juste en face du pub. Il y a plein d'autres bagnoles. Tu cherchais un in resto où t'avais mangé il y a 15 ans mais c'est dimanche et il est fermé. La serveuse du pub t'explique que même si le resto est à deux rues du pub, c'est trop dangereux d'y aller à pied alors qu'on est en plein centre ville, ambiance. Quand on ressort du pub, les flics sont là. Une vitre de la bagnole a été cassée pour voler le GPS. Heureusement que deux personnes sont intervenues et sont restées à notre bagnole en attendant les flics. Super, Alice Springs. Ici, le rapport de police tient juste sur une carte de visite avec la référence de l'intervention. Apparement ça suffit pour les assurances. Façon comme t'es pas sûr que ton assurance ne soit pas une arnaque...

Retour dégouté au camping pour une nuit très courte car on doit se lever à 5h du matin pour faire un vol en montgolfière. Nuit glaciale. En dehors du fait qu'un vol en montgolfière est super sympa, le paysage était monotone, du bush sans relief. Pas le meilleur souvenir. Le truc étonnant c'est que le pilote s'est laissé porter vers l'aéroport qu'on a quasiment survolé. Tu t'attendais à te prendre un Boeing en pleine gueule... Comme toujours après un vol en montgolfière, on a le droit à du champagne...australien. Anecdote du pilote, véridique ou pas sur la raison du champagne après un vol montgolfière : À l'époque de Louis qqchose, le premier ballon transportait des animaux. Le roi voulait choisir un prisonnier pour le premier vol humain mais ça faisait mauvais genre en cas où le vol se passerait bien. Du coup un noble à pris le risque et est monté dans le ballon avec une bouteille de champagne. Quand le ballon s'est posé dans le champs d'un paysan, celui-ci a eu peur et a voulu tuer le noble. Celui-ci lui a montré la bouteille de champagne pour signifier qu'il n'était pas n'importe qui. Ouais à cette époque, y avait que le gratin qui buvait du champagne. Et il a filé la bouteille de champ au pequenot. Depuis on a toujours une bouteille de champagne pour remercier, au cas où, le propriétaire du terrain où s'est posé le ballon. Revenons à des choses plus terre à terre. Retour à la bagnole où il faut tout ranger pour libérer le camping avant 10h. Impossible de trouver réparateur car c'est un jour férié, et ouais la poisse. Qui cherche les infos, les adresses des réparateurs pendant que les deux autres font, ben en fait font rien ? Tu trouves quand même le Leroy merlin local qui est ouvert et on achète une bâche transparente pour la vitre manquante. Du scotch pour la fixer et c'est reparti version romano... On doit attendre pour essayer de faire réparer donc du coup on part se balader à nouveau dans les Macdonnel range. On s'est trouvé une section du trek Larapinta où il y avait personne à part des saloperies de fourmis qui mordent. En fait, il y a des petits trous sur le chemin, les vibrations du premier marcheur font sortir les fourmis pour protéger leur nid et quand tu passes après, en plus en sandales, tu te fais agresser. Sinon côté paysage, de l'ocre, de l'ocre, de l'ocre. superbe. Retour à Alice Springs où t'as fait le tour des campings pour en trouver un où on est pas les uns sur les autres. Camping manager, le Ricardo...

Le lendemain matin, tu gères le changement de vitres avec le réparateur et coup de pot, la vitre était en stock moyennant 250€. Et on peut repartir direction Kings Canyon en passant pas la piste Mereenie loop. La route est incroyable : sur ta droite, une chaîne de montagnes de couleur marron foncée, sur ta gauche des collines ocres et au milieu le ruban d'asphalte noir avec l'herbe jaune. Pas de photos car le soleil est déjà très haut et ça rend rien. On doit s'arrêter à une Road house, Glen Helen, pour acheter un pass car la piste traverse des terres aborigènes. Il y a un petit hélico. On a été déçu par les paysages lors de la montgolfière mais là on est au milieu de montagnes. Du coup yallah. On a survolé plusieurs gorges où on a vu des points d'eau, des montagnes qui faisaient comme des vagues. Autant la montgolfière bof, autant l'hélicoptère waouh.

Allez on est reparti positif. 100 km plus loin, on croise une bagnole et pan. Une pierre a étoilé le pare-brise. No comment. 3 locations de voiture en Australie, trois merdes... La route se transforme en piste parfois orange, ocre, lègerement rosée, un festival de couleur. A 30km de Kings canyon, on s'arrête à un super point de vue. T'es fatigué de décider de tout. Tu leurs laisses le choix, on dort ici avec une vue incroyable où on pousse jusqu'au camping où il y aura des douches et toilettes. Laure voulait le camping. On est resté là. Ouf. On est allé ramasser du bois, t'as fait cuir du kangourou, ils ont fait cuir des pâtes qu'ils ont fait tomber par terre et la deuxième fournée n'a jamais pu cuir... Mais au moins, on avait l'impression d'être seul au monde. Faut s'imaginer, un feu de bois, et tout autour le noir absolu. Un ciel étoilé où tu vois parfaitement la voie lactée. T'as mis en fond musical de l'opéra. Ouais, le cadre ne prêtait pas à écouter du ACDC... Et tu viens d'écrire tout ce mail dans ta tente avec tous tes vêtements sur le dos en attendant le froid qui va arriver... Lendemain matin, yallah pour King Canyon. Euh non.. On a un pneu complètement à plat... La suite des galères voituresques dans le prochain mail.

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... c'est que t'as raté ton voyage...

Bonjour à tous, amis campeurs,

Et ouais, au moment de partir sur Kings Canyon, un pneu complètement à plat. C'est plus de la poisse, qqun a payé pour me pourrir ton voyage ? Adnana ? Vero?

On est donc dans un bush camp juste à côté de nulle part. On avait passer une super soirée autour du feux avec une vue imprenable. Le réveil a été douloureux. Tu vas chercher la roue de secours, gros moment de frayeur. Il faut une clef pour enlever le verrou antivol. Si c'est pas la même clef que pour démarrer la bagnole, t'es mort, t'es à plus de 30 bornes du premier camping et le téléphone ne passe pas. Ouf c'est la même clef. Pascal s'y connaît en mécanique, c'est lui qui se colle sous la bagnole. Le cric est levé au maximum, on arrive pas à sortir la roue. On déplace la bagnole pour essayer de trouver un endroit plus plat. Pendant ce temps tu te dépêches d'aller voir une autre bagnole, avant que toutes se barrent, pour voir s'ils auraient pas un' cric à prêter. Le mec fait le tour d'Australie en 4x4 pendant 1,5 ans, il est équipé. Il te passe une cale en bois et vient nous filer un coup de main. Même avec sa cale et en plus le cric du gars, on est pas assez haut pour remettre la nouvelle roue. Alors tu sors une pelle et tu creuses, et tu creuses, tu creuses... Finalement on arrive à changer cette putain de roue. On a 20 bornes de piste et après c'est du bitume donc pas de connerie car on voit pas passer des bagnoles toutes les cinq minutes dans le coin...

Au camping, ils te disent que le prochain garage est à... 300 bornes à Ayers Rock. Bon, faudra pas crever à nouveau sinon c'est la merde, la vraie.

On en profite pour aller voir le site de Kings Canyon et de faire la ballade de Rim walk qui passe par la crête. Elle est donnée pour 4 heures de marche. Les 300 premiers mètres sont que des marches dans la pierre, ça en décourage plus d'un. Tu fais tout le tour du canyon. Bien sûr tout est d'une couleur rouge ocre avec le vert des arbres qui tranchent dans le fond du canyon. Ouais, tu reviens à chaque fois sur les couleurs car c'est cette multitude de couleurs qui est vraiment incroyable dans cette région. Sur la crête, tu peux marcher jusqu'au bord des falaises sans aucune protection. On a fait le tour en 2h en faisant plein de stops. Ils le donnent pour 4h. Comment? Sur le mains en marche arrière ?

Bon c'est pas tout mais on a encore plus de 300 bornes pour rejoindre Ayers rock et surtout un garage. Croisons les doigts. On a roulé non stop pour arriver juste avant la fermeture du garage. Verdict le lendemain pour savoir si ça nous coûte une blind ou pas...

On a juste le temps de se pointer au point de vue pour le coucher de soleil sur Uluru. Depuis deux jours, l'objet qui change ici ta vie, c'est une moustiquaire pour le visage. Les mouches sont une plaie jusqu'au coucher du soleil. Après il fait trop froid pour elles...

A Uluru, tu peux dormir un iquement dans un complexe hôtel, camping, lodge. On a chois la partie de camping où tu peux te mettre où tu veux, en gros un terrain vague... Et bien, faut que des caravanes viennent se coller à côté. Bizarre ce côté HLM où t'as besoin de te coller à l'autre alors que tu as plein d'espace. T'as les porcs en batterie, et bien t'as aussi les caravanes en batterie. Toi qui avait imaginer dormir dans le bush tous les soirs, t'es heureux.

Lendemain matin, on par voir le lever de soleil (mais on est à la bourre) de Taja Tjuta, un ensemble d'immenses dômes rouges à 50 bornes d'Uluru. T'as le droit de te balader entre certains et à un moment, en haut d'une légère montée, tu te retrouves face à une gorge aux parois oranges et la vue dans la vallée verte et jaune est fabuleuse. La plus part font demi tour mais tu peux continuer pour finir la boucle et marcher dans le bush. Par contre, ça peut cogner très fort et si ça dépasse 36°, le chemin est fermé.

Retour sur Ayers rock récupérer notre roue. Le mécano a été honnête, il nous a fait payer que la chambre à air. Il aurait pu nous dire qu'il fallait changer complètement le pneu.

Pour l'instant, si on compte toutes les réparations, ça 'ou coûte moins cher que si on avait pris l'assurance. Mais bon, une merde est si vite arrivée sur tes pompes en ce moment....

Fin d'après midi, on file sur Uluru pour faire le tour à pied, environ 10 bornes. Les mouches t'attendent impatiemment. Il y a plein de zones que tu ne peux pas photographier, des zones sensibles pour les aborigènes. Mouais, sensible comme une vitre de bagnole...

De près, tu vois que la roche d'Uluru est comme un ensemble de plaques de teinte légèrement différente, une sorte de pelade...

Il y a aussi d'immenses grottes, souvent en forme de bouche. Puis on refile au point de vue pour le coucher de soleil sur Uluru. Il y a plus de 100 bagnoles. Certains ont sori la table et les chaises, nous on a sorti les bières et les biscuits apero.

Quelques mots sur Uluru. T'es pas branché spiritisme et tous ces machins mais quand tu vois Uluru, il y a quelque chose qui se dégage indéniablement. Une sorte de magnétisme qui attire l'œil, t'as l'impression que la montagne vibre. Non, t'as bu juste une bière et rien fumer. Sa couleur change au fil de la journée. En fin de soirée, elle devient orange alors que dans la journée elle tend vers le rouge/rose.

En fait plus le soleil baisse, plus le paysage s'assombrit et plus Uluru devient d'un orange éclatant d'autant plus avec un ciel très bleu en arrière plan. A voir au moins une fois dans sa vie !! Le mec qui a conçu ce paysage, il est balise. Respect...

Plus de merde avec la voiture pour l'instant, on taille la route vers le sud, direction les mines d'opale de Coober Pedy, juste 750 bornes, une paille pour l'Australie.


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Yo,

Direction le sud vers Coober Pedy. Paysage plus monotone que précédemment où peut être tu t'y habitues.

Côté bitume, les australiens se font plaisir. T'as toutes les couleurs, noir, gris, blanc et maintenant rouge. Rouge comme la couleur de la terre autour. Du coup t'as l'impression de rouler dans le bush. Faut juste faire attention quand tu croises les fameux road trains, les camions qui tirent jusqu'à 4 remorques. Quand tu les croises, faut bien tenir ton volant car il y a un sacré appel d'air.

On test la bouffe des road houses et elles sont plus mauvaises les uns que les autres, heureusement que le soir tu fais du kangourou. Ouais tous les soirs, c'est régime Kangourou, tu vas finir par faire des bonds (ouais, elle est moyenne...)

Waouh, on a décidé de dormir dans le bush, t'as trouvé une petite piste qui t'ecarte de 200m de la route et on s'installe. A 18h30 il fait nuit et froid. Pas le choix, corvée de bois avec Pascal pendant que Laure...

En plus, tu fais le bush gateau (voir recette sur le post en Tasmanie. Enfin, on peut regarder le ciel étoilé, tranquillement autour du feu sans être entouré par des dizaines de caravanes. Côté feu, faut juste faire attention à pas être trop prêt, tu t'en aperçois quand une chaise commence à cramer...

Fini les petits dejs le matin en sortant de la tente, il fait trop froid et toi qui leur a dit de ne pas amener de vêtements chauds... Dire qu'on mettait la cl au début et que maintenant le matin tu fous le chauffage dans la bagnole..

Petit détour par Breakaways, où tu peux voir des colinnes de grès de différentes couleurs, encore un feu d'artifice pour les yeux. Au coucher de soleil, ça doit être encore plus superbe. Et t'as aussi la clôture la plus longue du monde, plus de 5000km qui sépare les fermes d'élevage de moutons au sud et les méchants dingos. Ouais, le dingo en France, c'est celui qui bosse comme un con tout sa vie alors qu'en Australie c'est juste un sorte de chien sauvage jaune...

Coober Pedy, seule 'ville' à 500 km à la ronde, ville de mineurs d'opale. 10 km avant d'arriver tu vois des centaines de monticule de gravier, sable rose orange clair qui tranche avec le reste du paysage. Ça creuse partout. La plupart des hôtels te proposent de dormir dans des chambres creusées dans la roche. Les églises sont aussi dans la roche.

On est allé voir une mine transformée en musée de bric et de brocs par un ancien chasseur de crocodiles, elle a servi dans le film Mad Max lll. Le gars te dit que cet été il a fait un peu chaud, juste 52°... Nous, à 14h, on est en polaire tellement le vent est froid.

Direction est par une piste de 160 km pour rejoindre le bled d'importance, William Creek, 10 habitants. Mais il y a un pub!

Histoire de minimiser les 'chances' de crevaison, tu veux dégonfler les pneus. Pascal n'est pas pas motivé. Ok, s'il y a la moindre merde, tu lui dis que tu gères pas, on sera au milieu de nulle part, sur une piste pas fréquentée et sans connection téléphonique. Bizarrement, 2km plus loin, on s'arrête et on dégonfle.... Comme quoi avec un petit coup de pression...

Malgré toutes les merdes qu'on a eu, on a 2 enmerdes d'avance sur le planning. Oui, tu comptes plus en jour mais en enmerdes, sachant qu'une enmerde compte pour 1/2 journée ou le double si c'est le week end. Et ouais, grosse capacité d'adaptation au pays.

Ricardo Jones, représentant pour Michelin


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Yo, 130 km de piste aller retour pour aller voir le lac Eyre. Le gas de la roadhouse où tu achetes le permis te met la pression en te disant que c'est un lieu pas fréquenté, que ça capte, qu'au moindre problème t'es dans la merde. Qu'il faut envoyer un SMS à qqun en qui t'as confiance pour lui dire où tu vas et si dans 5h t'as pas envoyé un SMS à nouveau, qu'il appelle la police. Le problème est de trouver un baltringue de confiance. Peut être Vero, mais elle va faire intervenir le GIGN si à 5h01 y a pas de nouvelles. Bon, On est parti en vérifiant que la roue de secours était bien gonflé et qu'on avait 20 litres de flotte. Piste assez dégueulasse, qui fait que les fissures sur le pare-brise s'agrandissent à vue d'œil. Ouais, tu changeras le pare-brise le dernier jour sinon tu vas péter le nouveau 10 minutes après l'avoir payé. Sinon on a croisé 3 bagnoles, ce qui correspond ici à un jour de départ en vacance en juillet en France. Pour ceux qui sont allés au salar de uyuni en Bolivie, c'est un peu le même genre. Mais la couche de sel est beaucoup plus fine. Tu passes dessus en bagnole et tu peux la laisser sur place et pleurer, déjà que tu t'enfonces quand tu marches dessus. Le plus impressionnant est que que tu roules les 10 derniers kilomètres dans un paysage de terre et roc noir et marron foncé et d'un coup tu te prends dans la tête cette plaque sans fin de blanc brillant.

Direction le sud (et le froid) vers la chaîne de montagnes des Flinders par la fameuse piste Oodnatta. Des kilomètres sans fin de piste caillouteuse où pour l'instant les pneus tiennent. Tu croises quelques caravanes qui s'écartent pour ne pas prendre de caillasse sur le pare-brise. Toi tu t'en fous, tu sais déjà que t'en auras pour 450$ pour le changer. Tiens, on repasse au bord du lac Eyre, si t'avais su, t'aurais pas 130km pour aller le voir. Impossible de pique-niquer tranquillement, des milliers de mouches t'agressent. T'es obligé de manger dans la bagnole. On prend la bouffe dans le frigo à l'arrière puis on fonce dans la voiture. On roule quelques dizaines de mètres les fenêtres ouvertes pour faire sortir les mouches récalcitrantes et on referme les fenêtres pour manger tranquillement. Une plaie, ces mouches ! Sur la route, tu vois un panneau 'natural spa'. On décide de s'arrêter, t'as une boîte pour laisser des sous et on y va. Pas con, le mec, il a fait un bassin, il est jamais là et il récupère tranquillement le pognon. Le bassin doit faire 2x2m. Tout ce qui dépasse de l'eau se fait attaquer par les mouches. T'es obligé de te baigner avec une moustiquaire sur la tronche. Et quand tu sors de l'eau, tu sers de repas....on regrette presque les moustiques, au moins t'as des produits pour les repousser alors que pour les mouches.... Dans le désert, vraiment au milieu de nulle part, t'as un mec qui s'est amusé à faire des sculptures en métal, 2 avions un bonhomme, un wagon de train... Le délire. Passage par Maree, au moins 100 habitants mais tu sais pas où ils se cachent.... Les grandes plaines pleines de buissons s'enchaînent à perte de vue. Parfois d'autres pistes même pas indiquées sur ta carte s'élancent vers des directions inconnues. Ça, ça serait vraiment l'aventure, mais il faudrait être à 2 4x4 et pas des bagnole de loc qui te limitent les pistes. Aucune connexion téléphonique t'as envoyé ce mail mais tu sais pas quand il arrivera... Frogsheet man

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Dernier email d'Australie à moins d'une merde de dernière minute.

Tu pensais être allé au milieu de nulle part mais c'est de pire en pire et encore on fait les  pistes dites touristiques. Aucune connexion téléphonique pendant plusieurs jours d'où le fait d'avoir un capteur de survie que tu peux déclencher de n'importe où. Pour l'instant il reste sagement au fond de la boîte à gants. Côté bagnole, malgré les pistes caillouteuses qu'on prend, elle tient, inch Allah...

Côté bled on est parti se balader dans le parc Vulkathunta Gammon, déjà faut arriver à écrire le nom. Côté température c'est pire, autour de 3° la nuit. Du coup, tu dors avec 2 t-shirts, une polaire mais aussi ta gore TeX et 2 sacs de couchage très fin. Plus c'est pas possible, t'as tout mis. On est au milieu de collines avec des kangourous qui bondissent de tous les côtés. Toujours ces tons ocres qui ne lassent pas.

On est monté au plus haut sommet, le pic Mary, 1180m, une pacotille mais 2 mois sans faire du sport et prendre du gras, ça laisse des traces. Les aborigènes préfèrent qu'on aille pas au sommet. Toi, tu préfères qu'on te casse pas la vitre de bagnole car elle est sacrée. Bon, ben un partout, balle au centre.

Côté météo, on tape le 2° degrés dans la nuit et même en faisant un feu le soir tu te peles.


On est allé à magnetic hill, soit disant une colline où tu laisses ta voiture au point mort et un effet magnétique la ferait se deplacer. Incroyable, c'est vrai ! Si tu laisses ta voiture au point mort dans une descente, et bien elle descend tout seul. Fallait venir jusqu'en Australie pour s'en apercevoir !!  Ouais, en théorie elle était sensée se déplacer vers la montée. T'es comme un con dans la bagnole à attendre. Y a certainement une webcam pour filmer les couillons de touristes qui y viennent. On aurait pu rentrer dans le bêtisier quand Laure a fait la remarque que la voiture arrêtait de descendre. Euh, on est tous descendu de la bagnole donc on a mis le frein à main histoire de ne pas la retrouver sur le toit en bas de la colline....


T'as laissé les touristes à Port Augusta, ils prennent le bus pour Adélaïde, ça t'évite 600 km car tu dois remonter la bagnole jusqu'à Alice Springs, soit 1300 bornes et t'occuper de faire changer le pare-brise, essayer de faire jouer assurance, et ouais Ricardo Travel en action. Et puis après cassos au chaud au Vanuatu.


A+


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Ouais, ça devait être le dernier mail d'Australie... Si tout se passait bien...

T'avais prévu 3 jours tranquilles pour taper les 1200 bornes jusqu'à Alice Springs.

T'as laissé Laure et Pascal au bus et c'est parti plein nord.

Y a pas des milliards de bagnoles sur la route. La vitesse est limitée à 110 km/h et tu peux rien faire avec leur espion dans la bagnole qui contrôle si tu les dépasses et dans ces cas là, pan une amende.

Depuis plusieurs dizaines de kilomètres le bush autour de la route est très dégagé, pas plus de 30 cm de haut, visibilité parfaite. Mais tu rentres dans une portion où il y a des arbres et de hauts buissons. Vous la voyez venir la merde ?

T'es là, tu roules tranquillement et tu rattrapes une bagnole avec une remorque qui roule un poil moins vite. Tu te decides de le doubler mais ça prend du temps car tu peux pas dépasser les 110 et lui doit être à 100.

T'as quasiment fini de le doubler et t'as commencé à te rabattre quand voilà à 50m devant, un emeu, ouais la grosse pintade cousine de l'autruche (en taille) , qui déboule sur la route tranquillement, puis un deuxième, un troisième et un quatrième. Y en aurait eu une cinq, c'était le retour des spice Girls version australienne. Et vas y qu'elles commencent à traverser la route lentement sans regarder ni à droite ni à gauche, genre, je suis sur passage piéton.

Pour toi, c'est la merde, tu es en train de te rabattre, tu dois être 3 m devant l'autre bagnole, si tu piles, l'autre forcément va pas comprendre et avec sa remorque, il va jamais s'arrêter et vas te defoncer l'arrière.

Rappel, ici on roule à gauche. Donc soit tu te rabats complètement sur la gauche et tu tapes que la première qui est en train de traverser, soit tu restes sur la droite et même en freinant un max, t'en strikes trois. T'as beau klaxonné comme un malade, les dindes ne tournent même pas là tête, genre t'existes pas, ouais comme les parisiennes dans les soirées...

C'est la merde.

L'objectif, arriver à passer sans finir sur le toit sur le bas côté donc impossible d'éviter la bestiole. T'as essayé de pas la tanker au milieu du pare-choc car si elle passe au dessus du pare-choc, elle t'explose le peu de pare-brise qu'il te reste donc t'essayes de la chopper sur le côté du pare choc. La pauvre bestiole a du réaliser 1 seconde avant qu'elle irait pas faire son concert.

T'as serré très fort le volant, tout en freinant. Un choc, des plumes partout. La bestiole est passée sous la roue.

Résultat, côté bestiole, t'es pas allé voir, mais il y a certainement de quoi faire de la saucisse d'emeu pour plusieurs jours car c'est pas le petit modèle que t'as tapé... Côté bagnole, ben le pare-choc est niqué.

Tu t'arrêtes. Effectivement le gars derrière à pas compris car il avait pas vu débouler le poulailler.

En gros, sur cette bagnole, tu as eu, une vitre pétée avec le tom-tom volé, 200 km plus loin une pierre sur le pare-brise qu'il va donc falloir changé, un pneu à plat et maintenant le pare-choc.

Bon il reste encore 600 bornes... Y a de l'espoir, paraît qu'il y a des vaches sur le bord de la route..

T'as discuté avec le gars d'une station essence, lui, il avait enquillé un kangourou il y a 3 jours... Et encore, il dit que c'est calme car on est en hiver, en été c'est un cauchemar...


Ce qui est certain c'est que dès tu rends la bagnole, tu n'en loues plus. T'avais prévu de louer un minivan 1 mois pour faire Sydney-Cairns. On oublie, fini les conneries. Ça sera direction Indonésie où tu feras du bus local.

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Faut en regarder plusieurs (dans l'ordre) pour rentrer dans l'histoire....

https://www.youtube.com/channel/UCo8Ike8ED9zRzSpmjyAD9HA