Au pays Dogon et la mythique Tombouctou

4 étapes
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Du 4 au 16 février 2007
13 jours
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Aga po (bonjour en Dogon),

Et oui je suis allé galérer au Mali, histoire de transpirer un peu.

Alors au programme (je vous l'indique en cas où il y aurait un petit problème)

Arrivée à Bamako puis direction Segou en bus pour un festival de musique sur le fleuve Niger, puis direction le pays Dogon pour remonter sur Tombouctou (c'est le seul endroit qui peut craindre car ça arrive que les anciens membres de la rébellion touareg détroussent les touristes.... avec un peu de chance...) puis 3 jours de pinasse (c'est une grande pirogue) pour redescendre sur Mopti, les nuits au bord du fleuve à la belle étoile vont être sympas... Et enfin retour sur Bamako.

Voilà le programme mais rien n'est figé. La preuve, le guide que j'avais réservé via internet (oui, pour certains endroits il vaut mieux avoir un guide sinon ca passe pas) m'a planté 3 jours avant mon arrivée. C'est son frère qui le remplace.

Ca commence très fort, à l'embarquement, on me change mon billet, j'allais gueuler quand on m'a dit qu'on m'avait surclassé en business. Vu ma tenue, les hôtesses ont bien vu que je n’avais pas le type business et elles te le font un peu sentir mais bon... Champagne à gogo, super bouffe et presque un lit!!

Le seul problème est qu'on nous a fait attendre au froid sur le tarmac car il y avait des maliens qui étaient ramenés chez eux mais un ne voulait pas monter dans l'avion. Ca a été un peu compliqué.

Résultat de l'attente, j'ai un putain de rhume!! Dans l'avion 4 blacks sinon que des faces de craie, je me suis demandé si j'allais bien en Afrique.

Arrivé à Bamako, le frère du guide était là, Hamidou Dara. On va à mon hôtel, enfin, le bâtiment qui ressemblait pas vraiment à un hôtel mais ca ne changeait rien car la réservation avait merdé et il n'y avait pas de place pour moi!!! Ca commence fort, bienvenu en Afrique. Résultat, j'ai dormi dans la maison de la mère adoptive du gars qui était partie en France. Au moins 30° plus le mal de gorge, j'ai pas fermé l'œil de la nuit!!

Lendemain départ en bus pour Segou. Je m'attendais à pire pour le bus mais ca allait sauf qu'on a essayé de fouiller dans mon sac. En plus tu es sans arrêt sollicité par les rabatteurs pour tout et n'importe quoi. Le fait d'avoir un guide te protège un peu.

Alors à Segou qui est complet à cause du festival, incroyable, j'avais bien une chambre. Le festival, ce sont des danses et des concerts. Prix d'entrée 70 euros pour les toubabs (les blancs) et 6 euros pour les locaux. Malgré ça, plein ne peuvent pas payer et en fin de soirée avec la pression de la foule, les flics sont submergés et tout le monde rentre!! Bon, faut aimer la musique africaine mais c'est sympa. Ce soir on remet ça. Au fait, ici il y a que des toubabs!!!

Concernant la bouffe, j'ai essayé le poisson local, le capitaine qui est super bon et dans une gargote avec du riz et un sauce à base de feuilles de pomme de terre. Je pense pas que cette sauce aura beaucoup de succès en France. Par contre, en pays Dogon, c'est vraiment la brousse et ca va être plus dur pour la bouffe.

La poisse est revenue, je suis allé après 2 heures de pinasse, visiter un village qui fabrique des poteries et le dimanche, c'est le jour où ils les font cuire. Ca tombe bien on est dimanche. Héhé! Exceptionnellement ils les ont faire cuire la veille, du coup rien à voir!!!!

Au fait, pour ceux à qui je tire les tarots, je vais certainement aller voir un 'charlatan' (non je ne parle pas de moi). C'est vrai que le nom ne donne pas très confiance mais c'est le nom local. Le gars lance des cauris (des coquillages) et selon la disposition il répond aux questions. Il y a aussi la table de divination : On lisse le sable dans la case et on met un peu de nourriture pour attirer un renard. Et le lendemain, en fonction des traces de pas, on te parle de l'avenir. Ils te garantissent que le renard passe. Mouais!! Je pense plutôt qu'ils ont choppé un renard, lui ont coupé les pattes et une fois que tu as le dos tourné, ils font les traces eux mêmes... Donc si vous avez des questions....

Quoi d'autre, il fait super chaud

PS : Pour ceux qui avaient payé les bédouins au Yémen pour m'enlever, ce sont les touaregs dans la région de Tombouctou qu'il faut contacter. J'anticipe la question : Non, je n'ai pas leur numéro de téléphone. Mais cette fois, ne faites pas appel à des bras cassés !!!!!

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Ouseo, guineseo, yanaseo, yseo, (c'est le bonjour en Dogon et ca veut dire comment ca va, comment va la famille, la femme, l'enfant.

Alors j'ai plein de chose à raconter :

Aprés Segou, je suis allé à Djenne pour voir la plus grande mosquée en terre ainsi que son fameux marché. J'ai voulu la jouer locale : Bus jusqu'à 10 km de Djenne mais pas de place pour tout le monde dans le bus donc grosse engueulade puis après tu attends que le taxi brousse soit plein pour partir.

On nous a entassé à 16 à l'arrière, impossible à tenir et encore heureux qu'il n' y avait pas de grosses mama. On a pris une roue de secours au cas où et on a bien fait, on a évidemment crevé. Puis après tu prends le bac, entre temps, on te harcèle pour te vendre tout et n'importe quoi pour arriver enfin à 17h pour la fin du marché... no comment. Le premier qui se moque ne recevra pas de belles cartes postales!!!

Djenne 

Du coup, fini les conneries je vais redevenir toubab et louer des taxis brousse plutôt qu'attendre qu'il soit plein! Ca va un peu le transport à l'africaine.

Le chauffeur s'appelle Poupée et on a 3 roues de secours, faut être prévoyant! Mais on n'a pas crevé, c'est un autre taxi brousse qui a crevé donc toutes les voitures s'arrêtent pour aider. On lui a laissé une des 3 roues. Putain, plus que deux, avec ma chance... C'est ca la solidarité africaine!!!!

On s'est quand même tapé 7 heures de route pour aller au pays Dogon à Sangha où je dois passer la nuit. En cours de route, visite du village Soghon où il y a des peintures murales qui représentent les 5 familles du village. Tous les 3 ans c'est la cérémonie de la circoncision, juste après, tous les enfants font une course, le premier gagne un bout de terrain et un grenier, le 2eme peut choisir la plus jolie fille du village comme femme et le 3eme a un bœuf. Voila où vous vous situez mesdames entre le grenier et le bœuf... Ca aurait pu être pire!!!

Il y a aussi un autre jeu, tu as le droit de lancer 3 pierres et si tu touches le plafond de la grotte, tu peux choisir une fille. Jai essayé, je ne vais rien ramener...

Et donc, comme je vous l'avais dit, je suis allé voir les charlatans pour les tables de divination et le fameux renard. Il y a avait 4 petits vieux qui perpétuent les traditions locales. Chacun a dessiné mes questions sous forme de brindille, traits et tas de sable et le lendemain, j'aurai les réponses en fonction du renard.

Alors voilà d'où vient cette histoire de renard : Il y a très longtemps, le chef du village dogon demandait au renard (qui savait parlé) de lui prédire l'avenir. Le renard lui disait, ce qui permettait au village d'être heureux. Mais un jour la femme du chef veut manger de la viande mais le chef n'en a pas et elle lui suggère de choper le renard. Le chef refuse mais vous connaissez les femmes, elle arrive à le convaincre. Le soir venant, le renard s'approche de la case du chef mais se méfie, le chef le pousse à entrer dans la case et à ce moment, il essaye de le tuer avec un bâton mais le rate et le renard s'enfuit et ne revint plus. Le malheur s'abattit sur le village car impossible de prédire l'avenir. Finalement les vieux du village partirent dans la forêt pour parler au renard et celui ci leur dit qu'il ne reviendrait plus mais qu'ils pouvaient poser les questions en dehors du village à la tombée de la nuit et qu'ils auraient les réponses le lendemain.

Charlatans 

Voilà la petite histoire

A+ Ricardo, l'africain d'occase

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Salut, Oui, le renard est passé mais je ne vous dirai rien!!! La seule chose que je peux dire c'est qu'ils ont vu un mariage de qqun que je connais. Guy??? T’as caché qqchose?? Je vais monter un business de divination à Paris : "Richard-latan, the fox company', le plus dur va être de trouver un renard...

Au fait, je dors sur les terrasses car beaucoup trop chaud dans les chambres. Beaucoup de toubabs font pareil et j'ai eu de la chance, j'avais 3 groupes autour de moi et un ronfleur dans chaque groupe et oubli des boules Quies. A 3 heures du matin, en train de me déplacer avec mon matelas. Top!!!

C'est parti pour 4 jours de marche, j'aurai du faire appel à un porteur, mais quitte à en chier... Visite des villages Ireli, Banani... Ce qui fait leur charme sont les greniers pointus couverts de paille mais j'ai l'impression que quand tu en as vu un, tu les as tous vu!!

Au fait, ca cogne dur le soleil. On est obligé de s'arrêter entre 11h et 15h30. Et dire que je vois passer des 4*4 climatisés... J'ai dormi au campent du père du guide, toujours sur la terrasse. Petite tempête de sable dans la nuit, j'ai bien du en avaler 1 kg par le nez, les oreilles…

Ah, concernant la bouffe, j'ai essayé le tô, c'est un gâteau à base de farine de mil, c'est le plat de tous les jours. C’est pas mauvais. Par contre la sauce à base de feuilles de baobab, dur... J'ai essayé aussi sur les marchés, des beignets de farine de haricots, de mil, des biscuits de jujubier (dégueulasse), le pain de singe (c'est le nom du fruit du baobab), la racine cuite de nénuphar (pouah !! une horreur on a l'impression de mordre dans de la vase!!!) Voilà pour la partie culinaire. J'ai essayé les pates mais elles sont cuites selon la recette Guy, c'est à dire environ 45 minutes... du coup cousous (semoule) tous les jours.

J'ai acheté après un long marchandage, une statuette Telem. Je l'ai payé la moitié du prix demandé mais finalement le double du prix normal...Je demande à mon guide c'est qui la texture qui recouvre le bois. Réponse (accrochez vous bien) : C'est une texture à base de vieille merde séchée de je ne sais quel animal qui ressemble à un chat sauvage. Soit disant, le kilo de merde séchée vaut une fortune à Bamako. Je t'en fouterai moi de la merde séchée...

Je vous passe les villages des 3 yougas avec pas mal de touristes..

Je suis allé voir un autre marchand d'avenir, lui, il lance les kauris (des petits coquillages) et j'ai posé des questions pour certains d'entre vous.

Alors résultat :

- Alain : Ca va s'améliorer la vente d'appartements mais tu dois donner une noix de colas à un petit vieux (démerdes toi pour trouver cette noix)

- Véronique : Les coquillages te déconseillent d'essayer de changer de boulot. (toi, t'as pas à payer!!!)

- Guy : Tes cheveux vont tomber (tu passera moins de temps dans la salle de bain comme ça) et tu vas apprendre à cuisiner

Revenons au trek, ras le bol de porter le sac. Je l'ai fait envoyer au prochain campement par moto et pendant ce temps ballade tranquille. Et pour le lendemain, sur les conseils j'ai loué une charrette avec un bœuf pour nous transporter. Soit disant le bœuf avance très vite. Lorsque tu t'es fait doubler par une charrette tirée par 2 ânes, tu te dis, ok ils sont 2, mais après quand un seul petit âne te met dans le vent, tu regardes ton guide et tu te demandes qui est l'âne dans l'histoire!!!!

Surtout que t'as pris de locaux en stop.

Au fait, il faut que je vous parle un peu de mon guide dogon Hamidou. Quand il est là, j'ai honte de sortir mes bouquins de gare, lui lit 'Les caves du Vatican' de Gide.....Il est allé à Amsterdam voir le musée Van Gogh... Il est animiste. Que je vous raconte une histoire : Dans son village il y a une source ainsi que dans le village voisin. Chaque source à un génie bienveillant ou malveillant. Eux étaient bienveillants mais un jour décide de devenir méchant et décide de noyer le plus bel homme ou jeune fille de chaque village. Le génie du village de mon guide va dans la source de l'autre génie et choisit un jeune et le noie. Puis vient le tour de l'autre génie de venir dans la source du village de mon guide. Mais à ce moment, le génie refuse pour différentes raisons de tuer un jeune et propose un vieux à la place. Donc très mécontent, l'autre retourne chez lui et prévient que le prochain jeune du village de mon guide qui s'approchera de sa source sera noyé. Et donc maintenant tout le monde peut aller voir la source dans la grotte sauf ceux du village de mon guide qui ont en a peur. Il y a une grosse pierre noire prés de la source qui est en fait le génie et mon refuse de s'approcher. Il dit que s'il s'approche, les grenouilles vont faire du bruit pour l'avertir et qu'après, ça sera très dangereux! A ce moment un autre guide de ce même village passe et pareil, il a un bâton, en cas où le génie viendrait....

J'ai passé la nuit à Bamba, cool le jour du marché. J'étais le seul toubab, donc forcément entouré d'enfants. Tous les femmes portent des couleurs très colorées, elles font plusieurs heures de marche pour venir vendre leur produits et dans un coin c'est la vente des animaux, là c'est réservé aux hommes.

ps : Alain, j'ai été sympa, j'ai filé une noix!!

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Salut à tous,

Faut que je vous parle du périple :


On est d'abord passé en 4*4 que t'as loué au monts Hombori.

Donc, j'ai loué une pinasse pour descendre le Niger de Tombouctou à Mopti soit 3 jours et 2 nuits.

Je ne sais pas à quoi vous pensez quand on parle d'une pinasse, moi je m'attendais à une sorte de pirogue. En fait c'est quasiment une péniche : elle fait 25m de long sur 3m de large. On peut tenir à 25 dedans sans problème. Il y a même une sorte de toit ou tu peux t'allonger quand il ne fait pas trop chaud.

Faut que je vous décrive précisément la pinasse car c'est important vu ce qui s'est passé...suspens…

A l'avant il y a 'le poste de pilotage' où un des gars dirige la pinasse, il est assis sur un banc et tiens une sorte de barre.

Puis, il y a la plus grande partie qui consiste en fauteuils, tables, à l'arrière puis la cuisine avec le cuistot. Je préfère ne pas décrire la cuisine... puis vient le moteur diesel avec le chef mécanicien et en fin tout à l'arrière une sorte de cahute en bois où tu peux faire tes besoins... Oui, on ne va pas s'arrêter donc les toilettes sont prévues. Donc quand même, assez spacieuse la pinasse.

Donc premier jour, on part très tôt le matin, on s'arrête prés d'un petit village qui a un four à pain pour manger du bon pain chaud, puis on stoppe prés de pécheurs pour acheter du poisson frais. Le cuistot vide les poissons, les écaille et les met sur le toit en plein de soleil mais comme on avance il n'y a pas de mouche.

Moi de mon coté je suis affalé sur un banc, à regarder les paysages, les petits villages Bozos de pécheurs, parfois des hyppos. On joue aux cartes avec mon guide. Enfin, la belle vie.

Un petit point important quand même, la pinasse prend l'eau et la pompe ne marche pas très bien donc le mécanicien a un peu les pieds dans l'eau et il écope de temps en temps.

Ah oui, la sécurité : On a effectivement des gilets de sauvetage à moitié explosés et attachés aux poteaux qui tiennent le toit. Il faudrait au moins 15 minutes pour les détacher, largement le temps de se noyer 2 fois.

Et donc, premier jour, en début de soirée, il y a un petit passage où il faut faire attention. Le niveau du fleuve étant assez bas, il y a qqs rochers qui dépassent et on y arrive juste au moment où il fait nuit. Pas de pb on s'y engage quand même. Et là, vous vous dites, ca y est le Ricardo va cogner un rocher. Et bien non, on passe sans problème mais on continue à naviguer de nuit. Le barreur me demande si on peut continuer jusqu'au village de Nifounke pour y passer la nuit. Ok pas de problème et pendant une heure on navigue de nuit, c'est à peine si on distingue les berges dans le noir. Arrivé au village, je monte la tente et je dors. Sauf que le village étant très proche, tout la nuit, le bruit de motos, au matin, le coq, l'âne, les chiens... En clair, nuit très courte.

Donc le lendemain, je dis aux gars, ce soir hors de question qu'on dorme dans un village, on s'arrête au milieu de nulle part pour une nuit paisible et le lendemain matin on ira voir des bergers Peuls pour leur acheter du lait frais. La journée passe calmement comme la veille. On navigue sur le lac Debo dont on ne voit pas les rives.

Ah oui, mon guide Dogon ne sait pas nager et n'est pas très rassuré.

Arrive la tombée de la nuit et le barreur me dit qu'on va encore un peu naviguer. Je m'allonge tranquille sur un banc avec ma polaire car il fait un peu frais.

Vers 19h30, à moitié endormi, gros choc à l'avant de la pinasse, puis je vois arrivé sur moi le bord d'une autre pinasse qui vient taper fortement notre pinasse. Le guide qui a trouille de l'eau fait un bond et s'accroche à ce qu'il peut. Moi je fonce à l'avant de la pinasse pour voir le barreur. L'avant de notre pinasse n'existe plus, plus de banc, plus de barre, plus de barreur, plus qu'un gros trou. Je me retourne, je vois de la fumée à l'arrière et là tu te dis, la cuisine s'est renversée et on prend feu donc tu fonces à l'arrière mais là tout va bien, c'est simplement la fumée du moteur de l'autre pinasse. Du coup tu retournes à l'avant et là (j'avais ma lampe frontale), tu vois le barreur sur la rive dégoulinant de boue. On s'arrête sur le bord du fleuve et là les gars constatent les dégâts : Nous, plus d'avant, plus de moyens de gouverner et les autres un trou au dessus du niveau de flottaison. Les mecs s'engueulent comme quoi l'autre pinasse n'était pas éclairée. On est au milieu de nulle part mais plein de gens arrivent, soit à pied, soit en pirogue. On est le hot spot du coin. Tu te dis que vu l'état de la pinasse, on n’est pas prêt de bouger, donc je prends mes affaires et je monte ma tente à 100m au calme, pas la peine de se mêler à leur histoire de toute façon je comprends rien à ce qu'ils racontent. Entre temps, coup de chance, on est dans un endroit qui capte et les pinassiers appellent le parton de la pinasse pour savoir quoi faire. Une fois que j'ai bien monté la tente, on me dit que finalement, on va s'accrocher à l'autre pinasse et qu'on va descendre sur Kouna, le plus proche village où passe la route.

Donc ils attachent notre pinasse à la leur et on commence à descendre, mais on n'a plus d'avant, donc ca prend l'eau, qui passe sous le pont et donc à l'arrière ca écope dur! A un moment, notre pinasse qui était mal fixée se détache de l'autre dans un grand bruit. Mon guide fait un bond prêt à monter dans l'autre pinasse qui est en meilleure état. Il vient me voir pour me demander des chewing-gums pour ne pas s'endormir... J'ai oublié de préciser que sur le fleuve quand la nuit tombe, on se pèle.

On a mis 4 heures pour rejoindre le village. Arrivée à minuit. Une voiture nous attend pour nous ramener sur Mopti. Arrivée à Mopti à 1h00 du matin.

Moi qui pensait passer une nuit tranquille au milieu de nulle part, sacrée soirée.

Alors, je suis sûr, vous vous dites, Richard nous a déjà fait le coup, il nous mène en bateau (pas mal!!). C'est encore du pipeau. Et bien...non c'est la vérité.

Je vous écris de Bamako, je viens de passer 10 heures dans un bus pour faire Mopti Bamako, une horreur. C'est certainement le dernier email à moins que dans ces 2 jours, il m'arrive encore un truc.

Ah oui, j'oubliais : J'ai vu sur la route des groupes d'enfants de 6 à 14 ans qui portaient des sacs, des marmites et qui étaient accompagnés par des hommes qui eux ne portaient rien. Les hommes sont des marabouts, des religieux musulmans qui apprennent le Coran aux enfants. C'est un peu comme chez nous à une époque, on donnait un fils à l'église. Ici, c'est un peu différent, les marabouts récupèrent les enfants dans la région de Gao et descendent à pied jusqu'à Bamako (vous regarderez une carte pour vous donner une idée du trajet). Ils doivent mendier sur le chemin et on leur apprend à répéter des sourates. Sauf que parfois, les marabouts vont jusqu'en Cote d'Ivoire pour vendre les enfants dans les mines ou les plantations. No comment!!!!

Qqs mots sur Bamako : Super polluée, impossible de circuler dans les marchés tellement il y a du monde.

Ricardo le pinassier du dimanche

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