A ce moment, arrive TIM, un Anglais et chose incroyable, il a commencé son trip le 12 mars le même jour que moi, on a suivi la même voie depuis 2 mois et on se croise seulement maintenant.
Mars 2017
900 jours
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Publié le 24 octobre 2017
Et de 8, welcome to Bulgaria. 

Depuis la Roumanie, je vais à l'hôtel, de toute façon, trop tard pour sortir de la ville. Alors, je me pose dans cette jolie ville de ROUSSÉ.

C'est rare, mais je suis content de retrouver "la civilisation" 

La ville est belle, le ciel est bleu, les Bulgares ont l'air plutôt sympa, apparament c'est juste la police qui serait corrompue. La monnaie est le Lev et il faut diviser par 2 pour avoir le prix en Euro.


J'ai encore vu de beaux arbres au sein de cette ville.

Il est 13 h et je décolle en direction de Razgrad à 70 km de là. On m'a déconseillé de prendre cette route, c'est une nationale très fréquentée par les voitures et camions et la voie n'est pas large. Je suis prévenu.

La campagne Bulgare est très belle, relativement propre. Vent de face, j'arrive à Razgrad, la nuit va tomber, faut trouver l'hôtel

Et à ma grande surprise, arrivé à la réception de l'hôtel, on m'apprend qu'il y a un autre cyclo-voyageur. A ce moment, arrive TIM, un Anglais et chose incroyable, il a commencé son trip le 12 mars le même jour que moi, on a suivi la même voie depuis 2 mois et on se croise seulement maintenant. Tim va jusqu'à Istanbul et nous prévoyons de rouler ensemble demain.

Après un bon petit dej, c'est parti, nous allons rouler une cinquantaine de km ensemble, je vais à Varna et TIM à Burgas. 

Je ne sais pas ce qui m'a pris ce matin, j'ai booké dans une guesthouse à Varna. Je n'aurais pas du, j'aurais fait le chemin avec TIM jusqu'à Burgas, plus au sud. On n'a pas fait 500 m, que TIM a un problème mécanique et doit aller au shop faire réparer. Moi avec ma résa, je dois aller à Varna à 140km. Et mince, je quitte TIM à contre coeur, on abandonne pas un cyclo comme cela. Enfin, on a decidé de se retrouver à Burgas et de pousser tous les deux jusqu'à Istanbul.

Paysages magiques, mais avec un vent de face violent,1 seul arrêt pour déjeuner sur le pouce à CHOUMEN.

Puis, 5 km pour rien, parce que j'allais emprunter l'autoroute, alors demi-tour et forcement, quand tu viens de descendre et bien, tu dois remonter.

Je pensais arriver dans une station de sport d'hiver. Il n'en est rien, on extrait un minerais. Pas belle cette fumée au loin.

Juste avant d'arriver à Varna, il y a Probitite Kamani (forêt pétrifiée), des pierres plantées dans le sol, ce sont des colonies de pierres pouvant atteindre 6 m de haut.

J'arrive enfin à l'hôtel, à la nuit tombée, épuisé et l'on me dit qu'il n'y a pas de résa à mon nom et l'hôtel est complet. Au final, je me suis trompé dans la résa, j'ai réservé pour le lendemain. Les gars sont sympas, je vais dormir sous les toits. Il y a une série de canapés, bercé par le dialogue des mouettes qui nichent sur le toit.

L'hôtel, la chambre sous les toits et comme en Asie, la douche est dans les toilettes. 

Ma première envie ce matin du vendredi 5 mai, est de voir la mer qui me manque depuis 6 mois. C'est pas l'océan, mais c'est une concentration de molécule d'eau, tellement vital..

Mais quelle surprise la mer noire, n'est pas noire du tout. On m'aurait menti ? Me serais-je trompé ?

Ca fait 5 mn que DANIELA me voit en train de faire le guignol, à essayer de faire la photo, alors très gentiment, elle propose ses services. Elle est Allemande et vient voir son fils, qui fait ses études de médecine à Varna, le numerus clausus est plus important qu'en Allemagne. Elle parle parfaitement français, elle est prof d'Italien.

Douceur de vivre, belle énergie, bonne vibration, c'est chouette. Tiens, mais que fait Louis de Funes à Varna?

Chaque ville a sa particularité, avec la présence d'oiseaux. Ici, ce sont de très belles mouettes...

Vous êtes très belles 
Je t'offre le monde... ou tiens, voila ta planète... prends-en soin...
Ce matin du samedi 6 mai c'était st George day. 

J'ai passé la journée à rédiger le blog. Ca me prend trop de temps !! Du repos, de belles rencontres, j'adore ces lieux où les voyageurs du monde entier se croisent, s'entrecroisent, échangent. Je rêve du jour où cette planète ne sera qu'échange de connaissances, d'amour et de bienveillance... On a encore du boulot, mais on est sur la bonne voie...

J'ai fait la connaissance de Brahim, un Saoudien. C'est pas commun, il voyage : il en est à son 120ème pays. Il a plein de petites anecdotes. Dans la vie, il écrit des articles pour quelques journaux. On devrait se retrouver au Turkménistan ou en Ouzbékistan dans les prochains mois. Il m'a gentiment invité à déjeuner, avec son copain Sammer, qui lui est militaire et profite d'un congé plus ou moins sabbatique. Il rêve dans les prochains mois, de parcourir l'Amérique du Sud à vélo. J'adore rencontrer et apprendre sur d'autres cultures. Il y a à l'hôtel, Steve, un Anglais, qui a quitté l'Angleterre il y a15 ans et qui voyage, mais en travaillant un moment dans les pays qu'il fait. Ca lui permet de vraiment connaître les pays et les cultures. Il est prof d'Anglais et bien sur passionnant. Il y a ce Hollandais, avec qui il m'est difficile de converser tant son accent est important. Mais il va rentrer en Hollande en vélo, en prenant le même chemin que moi. Et ensuite il s'envole pour le Népal, se balader à vélo et faire le camp de base de l'Everest. Il y a dans ma chambre, un Hongrois dont j'ai oublié le prénom, qui demain, va s'élancer pour le marathon... Et puis, il y a un tas de gens sympas, curieux, ça me fait du bien de partager ces moments. Je suis epuisé, je décide de rester un jour de plus. Le soir, je vais prendre un verre avec IBRAHIM et SAMMEER au dernier étage d'une tour, ça donne une vue d'ensemble de la ville, c'est très beau. Puis, j'ai droit à un très beau feu d'artifice et je vais danser une petite demi heure sur la plage au son de la techno et puis dodo ...

DIMANCHE 07 MAI:

Après le marathon de Belgrade, j'assiste à mon deuxième à Varna.

Il y a Maeva qui est arrivée à l'hôtel hier, une Française, originaire de Tarbes. Son petit accent bigourdan me rappelle ma pote SABRINA. MAEVA est en stage à Bruxelle pour la commission et elle a énormément voyagé notamment en Amérique du Sud. Alors, nous allons marcher ce dimanche matin, j'ai passé 1 bon moment en sa compagnie.

Il y a une petite brume ce matin sur la black sea. 
Encore Un Arbre Fascinant... 

L'après-midi, je change les patins des freins arrières qui ont tenu 3860 km, je prépare mes sacs et je change pour la 3ème fois de chambre en 4 jours. Ce soir, ce sont 3 Italiens de Naples qui préparent les pastas et nous trinquons à la non victoire du 2eme parti présent en ce second tour des présidentielles. Je n'aurai pas trop été fier d'être Français dans le cas contraire. Il y a Daniel qui nous a rejoint, prof à la retraite, il continue d'enseigner comme volontaire quelques mois à l'étranger et là, il vient de se faire virer, mésentente avec le directeur.

LUNDI 09 MAI

C'est à contre-coeur que je quitte ce lieu, j'y serais bien resté encore. J'ai pas la frite ce matin, j'ai comme un coup de blues, j'ai pas envie de pédaler, j'ai plutôt envie de chaleur humaine. La nationale que je prends en direction de Bourgas est très fréquentée, ça ressemble plutôt à une autoroute. C'est super stressant ces voitures qui passent très près à une vitesse excessive, ça ne permet pas de profiter du paysage. Il faut être hyper vigilant et concentré en permanence, c'est usant .

Premier orage j'ai le choix : sous les arbres ou un toit en ferraille, je vais jongler entre les deux. 

Et puis, arrivé à Byala, le ciel devient à nouveau si menaçant que je vais m'abriter dans un bar.

Et de deux, décidément le temps est comme le cyclo-voyageur aujourd'hui. 
 Acte 3, cette fois sans orage mais une bonne pluie. C'est beau..

Et là, je vais comettre l'erreur de m'engager dans un chemin pour bivouaquer. En fait, le chemin est complètement détrempé, la boue colle aux pneus, aux freins, au garde-boue, aux chaussures, très vite le vélo ne peut plus rouler. Je glisse, bref, une galère pas possible. J'y suis, je me dis, j'y reste. Je trouve l'emplacement ainsi qu'un beau sanglier, j'installe le bivouac, je nettoie le vélo à la main, je mange, la nuit tombe et ce soir, j'ai droit au hurlement des chacals, ça fait froid dans le dot. Quand même, décidément, drôle de journée !!!

MARDI 09 MAI :

Le chemin que je n'aurais pas dû emprunter. 
 La blague de la matinée : le panneau traversé de canards, ils roulent très très vite, trop vite.

J'ai vu des tortues terrestres écrasées au bord de la route. Puis, c'est l'arrivé à Bourgas, je dois juste m'arrêter déjeuner, prendre un kf et continuer. Je regarde la météo, elle annonce de la pluie. J'ai l'intérieur des chaussures mouillé depuis hier, la tente aussi et j'ai pas la pêche. Alors, il est 16h et je file à la guest house pour la nuit, je ne bataille plus.

La plage de Bourgas 


La guest house. 

Et toujours ces rues très ombragées pour les étés chauds.

MERCREDI 10 MAI :

Ce matin, en entendant la pluie tomber, j'ai decidé de rester à Bourgas, pas envie de pédaler, pas trop le moral, pas envie d'être dans une folle circulation, pas envie de bruit. Et c'était chouette, il y avait cette Anglaise, dont je ne me souviens plus du nom, qui est Musher en Finlande, plus précisément en Laponie l'hiver et qui vient d'acheter une maison avec un hectare de terrain en Bulgarie, pour cultiver en permaculture et tendre vers l'autonomie. Et pourquoi en Bulgarie ? Parce que c'est pas cher. C'est passionnant. Il y a ROB qui est Ecossais et qui était dans ma chambre à Varna, et notre PEDONIA qui a beaucoup voyagé en Europe en stop et qui travaille souvent en France, à la cueillette.

Ce matin en me levant à 6 h je retrouve ZARA, la petite file de 2 ans de la maison qui dort dans le canapé avec ses 2 chiens. 

PEDONIA qui nous prépare le traditionnel petit dej Bulgare.

JEUDI 11 MAI :

Allez, je me bouste un peu, je redécolle et c'est plutôt une belle surprise, car après la sortie de Bourgas, alors que je m'attendais à une forte circulation, c'est une très jolie route qui va défiler sous mes yeux, très peu de circulation et la tête dans les nuages... Je me suis senti un peu dans les grands espaces americains, c'était chouette, merci...

La tête dans les nuages, quel beau spectacle...

Bon, il y avait du vert aussi.

Et puis, arrivé à Malko Tarnovo, il est tôt, 16h mais plus envie de rouler. Je change mes habitudes, de toute façon, j'ai fait mes 76 km et il y avait un peu de dénivelé, alors je m'arrête à l'hôtel. Il n'y a personne, enfin pas de client. La personne de l'hôtel est très jolie, hyper maquillée et habillée de façon très sexy et n'en a absolument rien à faire de moi. Il n'y a pas de dialogue qui s'installe. Snif, encore seul, bon, je vais avancer sur le blog. En revanche, la ville est mignonne, je suis à 8 km de la frontière Turque.

De jolies maisons en bois, charmante cette petite bille de Malko Turnovo. 

Le seul vrai échange de la journée fut avec cette grand-mère, auprès de qui je me suis assis et j'ai mangé mes 2 bananes. Et on a regardé une hirondelle virevolter devant nous et se poser très près, nous avons échangé des regards, des sourires, des paroles. J'aime beaucoup la gentillesse des personnes âgées, je la trouve spontanée, comme les enfants.

Il y a énormément de présence policière et militaire dans la région, certainement en raison de la présence de migrants.

Bon ok, il n y a pas de chaleur humaine, mais le cadre est sympa. 

J'ai droit au spectacle des hirondelles venant se désaltérer dans la piscine, c'est chouette.

VENDREDI 12 MAI :

Voilà 2 mois que je suis sur la route et depuis quelque jours, j'ai un coup de blues qui a pointé son bout du nez. Je me sens seul,"poor lonesome cow boy". Bon, alors forcement, je me pose des questions. Et puis viennent les doutes et les peurs. Je quitte l'Europe aujourd'hui et je sais que le voyage va être différent. Alors voilà, il est 10 h et je quitte l'hôtel, direction la frontière et ça va commencer direct par bien monter.

Voilà bye bye la Bulgarie, pays qui me laisse une belle impression, jolis paysages et gens sympathiques.