Dimanche 9 avril en milieu d'après-midi, je passe en Hongrie : 3 pays en 3 jours et 3 capitales. C'est complètement dingue, excitant. J'ADORE.
Mars 2017
900 jours
Partager ce carnet de voyage
Publié le 24 octobre 2017

Dimanche 9 avril en milieu d'après-midi, je passe en Hongrie : 3 pays en 3 jours et 3 capitales. C'est complètement dingue, excitant. On s'habitue à peine à un pays, qu'il faut s'adapter à un autre. J'ADORE.

La petite ville de Gyor où j'ai mis une heure à retrouver l'Euro velo6 

Une vache hongroise

Trop belle ... 
Coucher de soleil hongrois 

J'ai planté le bivouac dans le noir, éclairé par la pleine lune. J'ai failli perdre le velo dans la forêt, parce que je l'ai laissé pour chercher un coin afin de planter la tente. Bref, je me suis fait une petite frayeur.

Lundi 10 avril : c'est une grosse étape qui s'annonce. Je dois être à Budapest dans la soirée, un panneau m'indique 120 km.

En fait, c'est un autre voyage qui commence. 
J'ai l'impression d'avoir basculé dans le siècle précédant. Le visage des gens a changé, ils sont marqués. Dureté de la vie?

Il n'y a plus beaucoup de balisage, les routes sont défoncées et les chemins accidentés. Après avoir fait le must en matière de pistes cyclables avec la Suisse, l'Allemagne et l'Autriche, là, je rentre dans le vif du sujet.

Pour la première fois, je ne suis plus dans la même Europe. Ils ne sont pas à l'euro. Et dans les campagnes, on ne parle plus Anglais.

Le magasin ressemble plus à une prison. 
La jolie ville de Esztergom, pause déjeuner. 
Merci mère nature pour ce spectacle aussi bien visuel, qu'olfactif. 
Un homme heureux, merci la vie... 
20h30 bien arrivé chez Julia et Marcus un couple d'Américains qui vit à Budapest depuis 3 ans et qui passe son temps à voyager. 

Bilan de la journée commencée à 7 h du mat : ce n'est pas 120 km mais 170 km effectués. J'ai fini sur une voie rapide pour arriver plus vite chez mes hôtes, fagigué mais heureux.

Matinée passée à rédiger le blog et à discuter avec Marcus et Julia, des gens charmants. Je pars découvrir la ville.

J'aime beaucoup la cour intérieure de chez Marcus et Julia 

Passage par le marché Kôponti Vasarcsarnok

Spécialité hongroise, le paprika. Stefistef 
Je suis toujours impressionné par ces façades sombres. 
Et encore une fois comment s'appelle cette belle cathédrale? 
Ha mais je confirme c'est fatiguant la bicyclette....  qu'est-ce qu'il fait là Ronald Reagan? 
Un petit saut par le très beau parlement. 
Je vais faire un petit bout de visite avec Li étudiant chinois à Madrid. 
Spécialité hongroise le goulash. Et que fait un cyclo-voyageur en pause ? Il dévore...
Hommage aux 500000 juifs hongrois déportes.

Je suis completement conquis par cette ville, c'est une belle suprise. Si vous avez un petit week-end, voire quelques jours, c'est ma petite sugestion.

Ce mercredi 12 avril, un petit peu avant de décoller de Budapest, j'apprends que ma petite mémé est partie rejoindre les étoiles. Je me sens soulagé pour elle qui souffrait ces derniers mois. Merci pour tout ma petite mémé, bon voyage, je t'aime ....

Cette journée sera particulière.

Merci beaucoup à Marcus et Julia qui m'ont divinement bien reçu. Il y a des personnes avec qui ont aimerait passer plus de temps, ils font partie de ceux-là.

On the road Again...

Puis le soleil est apparu...

L'endroit était superbe mais ça fait 2 fois que ça m'arrive en Hongrie. Le Danube, une route bordée de maisons sur plus de 30 km.

Donc impossibilité de se cacher dans la forêt.

Ce soir, je demande l'hospitalité dans le jardin d'un club de kayak. 
Sunset on the Danau 

Jeudi 13 avril :

Si ça ne passe pas, ba on fait le tour du paté de maison, quoi. Elles sont la, c'est toujours une joie pour moi de les revoir.

Je savais qu'à chaque pays passé, un changement progressif allait se faire. Mais la Suisse, l'Allemagne et l'Autriche sont dans le top 5 des pays européens (je parle en termeséconomiques). Alors, le passage en Hongrie a plutôt été radical : routes et chemins défoncés, le balisage est par endroit insuffisant, voire inexistant, et j'ai l impression que le rideau de fer ne s'est pas levé en Hongrie. Pas de sourire, du mal à répondre à mes hello, bref, j'ai ressenti mes 1ères difficultés. Quand tu passes la journée secoué par le chemin caillouteux, tu es content d'avoir pris au cas où, le boxer peau de chamois. Il y a aussi maintenant présence de chiens, pour l'instant, ils sont derrière des grillages mais pour la suite....

Ca secoue dans tous les sens
Au gré des villages... 
La Hongrie est un immense champ. 
Bivouac près du Danube, après une journée épuisante de 102 km. 

Et au matin c'est à nouveau une belle journée qui s'annonce...

Spéciale dédicace à mes bouquinistes préférés....

bisous olga et michel... 
Et puis en arrivant à baja... 

Je fais la connaissance de Armel et sa petite, non grande famille, car dans la cariole il y a le petit dernier de 6 mois qui cyclo randonne aussi. Ils sont canadiens. Ils ont commencé à Belgrade et vont en France où Armel a ses origines, moitié béarnais , moitié breton. Je ne sais pas pourquoi mais cette rencontre qui a été brève m'a fait chaud au coeur. Armel n'en est pas à son premier voyage à velo : il a fait Equateur - Canada. Bonne route à vous tous....

Pause déjeuner à Baja, mais pas de ravitaillement possible, c'est férié avant Pâques en Serbie . 

C'est rigolo, j'ai déjeuné à coté d'une moto, puis je me suis aperçu que j'avais la même il y a 20 ans.

Allez c'est reparti, il fait beau et chaud. Ce soir, je dors en warmshower. 

Direction Budzsak dans une petite ferme à la frontiere Serbe. Ce qui est surprenant en arrivant dans le coin, ce sont ces militaires qui patrouillent un peu partout. On se croit seul en plein champs et sortis de nulle part, des militaires et des bergers allemands. Ca laisse une drôle d'impression. Apparemment, le gouvernement Hongrois ne veut aucun migrant sur son sol, et mon hôte de m'expliquer que la population est d'accord.

Ces gens sont adorables, mais ils vivent dans un cafarnaum sans nom. Je pense qu'ils n'ont jamais rien jeté. Je suis dans une petite maison à part et au moment où je vais les rejoindre dans leur maison, Eva me fait descendre à la cave. C'est là qu'il y a la cuisine et il y a une multitude d'objets, de fringues entassées partout. C'est juste indescriptible et me laisse dans un état bizarre. J'avoue ne pas être très à l'aise. Ils sont très gentils, mais c'est ce bordel, j'aimerais comprendre. J'accepte avec plaisir le petit verre d'alcool Serbe qu'ils me proposent, "ça va me détendre".

Samedi 15 avril : après un bon petit déjeuner et une révision mécanique (resserage de tous les boulons, la route a tellement secoué ces derniers) et c'est reparti, courses dans un petit village et au bar, chant traditionnel Hongrois avec 2 petites guitares, genre mandoline, trop chouette.