Il est 5h30 je décolle à l’aube pour éviter le rush, 36 h à Munbay m’ont suffit, la ville est insurmontable avec ses 18 millions d’habitants et sa pollution.
Mars 2017
1000 jours
Partager ce carnet de voyage
Publié le 15 avril 2018

Il est 5h30 je décolle à l’aube pour éviter le rush, 36 h à Munbay m’ont suffit, la ville est insurmontable avec ses 18 millions d’habitants et sa pollution. Il n’y a que le Front de mer qui est agréable. Comment font les gens pour vivre dans de telles conditions, totalement déconnectés de mère nature????

Pour éviter de retraverser toute la ville je vais prendre un bateau pour traverser la baie. Il est 6h00 quand je me mets en selle, il fait nuit mais pas de trafic, direction l’embarcadère à 7 km.

La gare aussi belle de jour comme de nuit, et la porte de Munbay, généreux cadeau des Anglais. 

Voilà Téo et les bagages sont embarqués et c’est parti pour une heure de croisière.

Je n’avais jamais vu de plate-forme pétrolière de si près, c’est tres impressionant. 

Voilà 1 h plus tard j’ai l’impression de débarquer sur une île, alors que je suis toujours en Inde et sur la terre ferme.

Que ça fait du bien la mer, et le vert des palmiers, je respire... 

Et la route défile à travers une belle nature, des petits villages et surtout beaucoup moins de trafic.

J’ai vraiment déconnecté, plus l’impression du tout d’être en Inde, et pourtant je découvre une autre facette de ce grand pays.

Je m’arrête sur cette plage, je suis épuisé la nuit a été courte, il fait plus de 40 degrés il y a des hamacs à l’ombre, je vais dormir plus d’une heure.

Ho que c’était bon cette sieste, une omelette et c’est reparti. 
Une belle route, une jolie côte, c’est chouette. 

Et puis en traversant ce petit village de Kelshi, j’arrive à négocier une chambre à 400 rp, je m’arrête.

Allez, allons voir le Sun set.

Des écoliers en voyage scolaire débarquent et vont se baigner tout habillé.

Ainsi va la vie sur cette plage de Kelshi. 

Repas, puis un gros dodo, avec bien sûr, une attaque de moustiques en règle, réveillé pendant une bonne heure à me gratter !!

JEUDI 18 JANVIER :

Je décolle à 8 h, avec ces sacrés moustiques, je ne me suis pas levé à l’heure voulue...

Les couleurs du matin, si calmes, si apaisantes. 

Bon la surprise moins agréable c’est qu'il y a du relief, ça monte ça descend et pas qu'un peu. La journée s’annonce, heu, chaude, très chaude...

Ne serait-ce pas des baobabs ? 
Et nouvelle traversée en bac, cette fois Téo voyage sur le toit.
Que la route est belle à travers la forêt, j’ai l’impression et ce n’est pas qu'une impression de respirer pleinement 
Ca sent bon, et puis le chant des oiseaux exotiques m’accompagne et m’aide, car la route elle, est difficile avec ses côtes. 
Des mosquées, des temples hindous, des maisons colorées, c’est gai l’Inde. 
Ho ba tu es bien là mon pépére, tu as bien raison, rien de tel qu'un bon bain de boue.. 

Dans mon pays on paye des fortunes pour faire la même chose que toi... cherchez l’erreur...

Et puis cette nature toujours aussi généreuse. 

Et l’humain qui met tant de temps à justifier la nécessité de protéger la nature, de la respecter, alors que c’est une des seules richesses que l’on possède avec sa famille et ses amis, tout le reste n’est qu'illusions...

Et une nouvelle traversée en bac, cette fois pas besoin de défaire toutes les saccoches 

Et à nouveau ça grimpe fort, il fait très très chaud, je dégouline, et comme toujours un petit ange gardien s’arrête, cette fois, sous la forme d’un vendeur de glace ambulant, il m’en offre une, merci infiniment...

C’est dur, fait chaud, mais que c’est beau et calme. 

Il est 18h, c’est l’heure, je plante le bivouac.

Dissimulé derrière une haie dans un champ, c’est parfait. 

Je me régale à longer la côte, tellement c’est beau, mais en revanche je ne progresse pas comme souhaité, je sais qu’il faut prendre son temps, mais je souhaiterais le prendre à Goa, sur la plage, car ensuite 1200km m’attendent pour traverser l’Inde d’Ouest en Est. Maps me m’avait indiqué une route nationale 50 km plus dans les terre. C’est décidé, demain je vais la regagner, tant pis pour la beauté des paysages et le calme, faut que je progresse. Cette nuit, pas de moustique, merci la tente.

VENDREDI 20 JANVIER :

Il est 7h30 et quel magnifique spectacle, j’en prends plein les yeux de bon matin. 

Ca me désole de devoir quitter la côte, mais bon il faut faire des choix.

Traversée de petits villages de pêcheur, ça sent d’ailleurs très fortement le poisson et la crevette.

Tiens tiens j’ai déjà vu un de tes congénères quelque part, bel oiseau.
pas d’autre choix que de pousser Téo, tellement le pourcentage de la pente est élevé. 
Ma pauvre et belle amie quel sort t’a encore réservé l’humain, toi qui est faite pour voler, planer et plonger dans l’océan! 

Je n’en peux plus de voir des oiseaux en cage, et ils sont si nombreux à travers la planète, de voir des poissons dans des petits aquariums, de voir des animaux en cage tout simplement !!!! Humains réveillez vous !!!!....

et voila je quitte la côte temporairement pour la longer mais à 50 km dans les terres et rattraper la voix express pour Goa. 
pause déjeuner et c’est réparti, mais c’est toujours aussi valloné, sniff.. 
les résidences font vraiment prison, les abris de bus sont quand à eux beaucoup plus colorés, cherchez l’erreur... 

Il est 17 h et j’arrive dans la ville de Chiplun, et je trouve un hôtel, bon bien sûr je ne fais que des hôtels à clientèle indienne bas prix, ce soir 200 rp, mais j’ai juste besoin d'un lit.

Chiplun, l’hôtel et la chambre, je pourrais bivouaquer mais l’hôtel me permet de recharger mon tel, j’ai ma map dessus et mon mp3.

Et accesoirement de me faire piquer par les moustiques la nuit. De plus, étant tout seul toute la journée, ça me permet d’être en contact avec mes semblables et de bien manger, ce soir sandwich et pizza. Ca n’a pas loupé, je me suis fais dévorer par les moustiques cette nuit... haaaff !!!

SAMEDI 20 JANVIER :

7h00 je suis en selle...

Petite pause déjeuner, un régal. 

Et puis je tombe sur un chantier de fabriquation de bateau, incroyable travail de ces charpentiers de marine, les pièces de bois sont très épaisses, c’est magnifique.

Admirable ce travail titanesque.. 

La rivière est beaucoup plus basse, j’imagine qu'il faut attendre la mousson pour la mise à l’eau.

De belles montés, mais de belles descentes aussi .
Et toujours tant de couleurs, du camion Tata, aux fruits et légumes des marchés et des saris des Indiennes.
ces petits buissons très piquants servent de haies naturelles, mais qui s'y frotte, s’y ... 
Comme tu es rigolo toi, bel arbre, quelle est ton histoire, qu’as-tu à nous raconter, à nous dire à nous pauvres humains. 

Dans ce petit village un jeune Indien m’offre 2 verres de jus de canne à sucre, c’est hyper désaltérant en plus de redonner du tonus, merci jeune homme.

C est l’heure du retour des écoliers, tous sont en tenue et chaque école a son propre uniforme, c’est trop beau à voir. 
Majestueux monsieur le buffle. 

Il est 17 h, je traverse la ville de Lanja, je m’apprêtais une fois de plus à bivouaquer, mais en demandant aux locaux où trouver un hôtel pas cher, j’en découvre un à 200rp, et comme toujours que des Indiens, et très syma.

Lanja, voici les feuilles dans lesquelles le mélange du tabac à chiquer est confectionné, et la queue à la pompe à essence.
L’hôtel coté rue, coté cour et la chambre. 

Bien sûr, devoré par les moustiques, et resté réveillé 2 h à me gratter.

Le bronzage du cycliste.. 

DIMANCHE 21 JANVIER :

et la journée commence de manière divine, merci la vie, merci mère nature, merci l’univers. 


mer de brume dans la vallée. 
magique 
Toujours accompagné par l’incroyable chant des oiseaux, et les douces senteurs des fleurs de la forêt. Tu as une bonne bouille.

Après avoir consommé 3 glaces d'affilée, je me vois offrir la quatrième glace par cette famille qui vient juste d'ouvrir d'ouvrir sa boutique de glace, je suis apparement le tout premier client.

beaucoup d’écobuyage tout le long de la route, n’y a t il par d’autre moyen? Et est-ce vraiment utile ?   
Maison Indian Style. 
il y a un chien qui fait sa sieste sur cette petite île, paradis retrouvé, tu as bien raison...
17h, je demande le prix à tout hasard dans cet hôtel, 200rp, dans le dortoir, adjugé 

Un magnifique Mandela orne l’entrée, et Nanda le propriaitaire est très sympa, il me fait visiter le jardin et me parle de toutes les essences d’arbres.

C’est dessiné à la poudre, quel c’oeuvre... 

Whoua j’ai même pu prendre une vraie douche tiède, quel bonheur. Bon, par contre je n’ai pas échappé aux moustiques.

LUNDI 22 JANVIER :

84 km me séparent de l’état de Goa et j’ai réservé un lit à Baga. Il est 7h10, en route pour Goa.

Toujours aussi beau, il fait 14 degrés mais ce matin j’ai mis la polaire à cause de l’humidité.

Et puis l’incroyable rencontre...

Magique monsieur l’oiseau, ravi de faire votre conaissance, quel est votre petit nom ? 
Et je retrouve la 2×2 voies pour moi quasiment tout seul, et en plus ça descend légèrement.

Il est 11h30 je rentre dans l’état de Goa, bon par contre je vais de nouveau avoir de sacrées côtes.

Arriver à Baga, je vais mettre plus d'une heure à trouver la guesthouse. Enfin, place aux vacances maintenant, je vais voir la mer, la plage est bondée comme chez moi, dans les Landes au mois d'août, ça fait bizarre de revoir des femmes en maillots de bain, ça fait très déshabillé en fait. Dans les rues de Baga, proche du front de mer, c’est bar, tatoueur, discothèque, restaurant. Il y a énormément de Russes, beaucoup de gens sont tatoués et bodybuildés, ça me fait bizarre. Je n’ai plus l'impression d’être enInde, mais en Thaïlande ou à Bali. Je me cale dans un bar, pour commencer mon blog, première bière depuis 2 mois, depuis Katmandou. Je suis un peu loin du centre 5 km car comme c’est Goa , c’est les tarifs Goa, le meilleur prix est à eu mais à 5km, donc je dois reprendre le velo pour bouger. Fatigué, mais heureux, couché à plus de minuit, j’ai bu un verre avec un indien très sympa à la guesthouse.

La guesthouse éco villa et le dortoir où je suis tout seul.

MARDI 23 JANVIER:

Lever à 5h45, écriture du blog jusqu'à 13 H, puis déjeuner, petit tour sur la plage et je reviens finir le blog.

Des églises partout, la présence des Portugais a laissé des traces. 

Maisons Goa style.

Ca a plutôt du cachet. 

MERCREDI 24 JANVIER :

Depuis il y a Rachis qui est arrivé dans la chambre, c’est un docteur d’une quarantaine d’années, mais qui s’enfile des bouteilles de whisky. Alors, en plus des attaques de moustiques, j’ai droit maintenant à des ronflements que je classerais, hors norme. C’est du High level, alors levé à 5h30. À 7h00 je prends Téo et direction la plage à 5 km.

Bonjour Astre de lumière, bonjour la vie, merci la vie,merci infiniment... 

A 7h30 déjà beaucoup de monde marche sur la plage mais personne dans l’eau.

Je rentre dans une eau à 26 degrés, bien plus chaude que l’air à cette heure ci, quel bonheur, dernier bain début juillet dans la mer caspienne à la frontiere entre l’Azerbaïdjan et l’Iran.

C’est juste un plaisir incommensurable... 
ce calin entre ce bébé et sa maman, comment peut-on continuer à manger des animaux ? 

Après 1 h de marche sur la plage, quel boheur de marcher pieds nus sur le sable, qui masse la voute plantaire.

L’heure du petit déjeuner. Après Istanbul, Téhéran, Osh et Katmandou, je teste le coiffeur en Inde.

Pav bhaji. Remarquez ce joli tissu, fleurs papillons qui me va à ravir...😉

Je rentre à la guesthouse, petite sieste de 30 mn après la nuit bruyante passée, un skype avec mon papa et ma maman, puis entretien du velo, petite course, déposé les vêtements à la lawdry et aller assister à un spectacle magique sur la plage.

sun in Goa, le soleil a trois nuances différentes, magique..

pas de commentaire, chut, just observe....

Une succession de bars sur la plage, chacun à sa propre musique, le son poussé à fond. Je pensais pouvoir danser sur la plage, mais c’est de la musique commerciale, je me suis trompé dans le choix de la ville. Beaucoup de touristes, une majoritée de Russes qui ne sont pas reputés pour leur convivialité, et plutôt des gens d’un certain âge, le ventre bedonnant, tatoué de partou. Bon, faut se rendre à l’évidence je ne ferai pas une teuf techno sur la plage à Goa. Pourtant le 31, il y a une full moon mais je serai parti en direction de Pondicherry.

Ce soir Rachid qui partage la chambre avec moi, se descend sa bouteille de whisky comme hier, et en plus des ronflements inimaginables, 10 mn après s’être couché, il vomit par terre. Bon, je change de chambre pour la nuit.

JEUDI 25 JANVIER :

Je voudrais changer la chaîne et la cassette de Téo, la transmission est un élément essentiel, et nous approchons les 15000 km. Mais il m’est impossible de dévisser la cassette, j’avais acheté en Suisse un tout petit outil permettant de faire l’opération, mais il semble que ce soit trop serré. Je demande au jeune qui s’occupe de la guesthouse s’il peut m’emmener en scooter dans un shop bike, il me dit oui on part avec la roue, premier shop ils n’ont pas l’outil. Entre temps, il reçoit un appel, c’est son frère qui vient d’arriver à Baga, il me dit on passe le voir sur la plage une demi heure je dit ok, au final ça nous prendra 3 h, car nous sommes allés manger au restau avec son frère et ses collègues. Bon, voilà une après-midi non efficace, allez demain est un autre jour.

VENDREDI 26 JANVIER :

Petit dej avec un groupe bien sympathique venu faire la fête à Goa.

Bon petit dej, et le départ du docteur Rachid, venu s’alcooliser à Goa, il vient du Nord de l’Inde quand même.

Puis nous allons à la recherche d’un bike shop, j’ai 3 adresses, et pas une n’a l’outil, c’est invraisemblable, je dois me faire à l’évidence je vais repartir sans avoir changé la chaîne et la cassette, et voilà encore une journée pour pas grand chose. Je vais récupérer mes affaires à la lawdry, préparer mes saccoches, et demain matin on the road again.

Ha time on Hou au fol à Goa, bien longtemps que je n’avais pas vu pratiquer le ballon rond. 
Je cède ma chambre pour un groupe, voici mon nouveau lit et Mr qui m'a gentiment fait le tour des bikes shop avec son scooter.