C´est le grand jour, nous allons atteindre Gorak shep à 5175 m, whoua...
Mars 2017
1000 jours
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Publié le 15 avril 2018

VENDREDI 03 NOVEMBRE :

C´est le grand jour, nous allons atteindre Gorak shep à 5175 m, whoua.. La compression du crane s’est attenuée, mais tout mouvement demande plus d’effort, même se relever doucement donne des vertiges, 7h30 en route pour l’aventure...

La photo de départ.. 
Énormément de monde par endroits, l’étau se ressere, le chemin mène à un cul de sac .

Puis nous longeons le glacier.

Même à plus de 5000m il y a des poubelles, ce qui fait que malgré le nombre de personnes, le chemin est relativement propre. 

Et en moins de 3 h, malgré une marche au ralenti, Gorak shep est en vue.

Ultime endroit à 5175 m où des hommes vivent pour permettre à d’autres hommes d’admirer le toit du monde, incroyable. 

Nous faisons une pause déjeuner, posons les sacs et nous sommes en route pour le Kala patthat, sommet à 5648 m qui nous permettra de voir mont Everest.

Mais au cours de notre progression, le temps se couvre rapidement et nous décidons de nous rabattre sur le camp de base de l’Everest, qui de toute façon même par temps clair, ne nous permet pas de voir l’Everest.

A le voici le voilà, un trou dans les nuages nous permet de l’apercevoir.
Encore une fois mère nature nous réserve bien des surprises avec ces belles moustaches... 

Et finalement au bout de 1h30 de lente progression nous atteignons le Graal, EBC le camp de base de l’Everest, qui est vide en cette saison, puisque les ascensions se font à partir du mois de mars.

Quelle joie, quel bonheur, merci la vie, merc, merci, merci ... 

Je n’ai pas pu assister à ta cérémonie de départ ma petite Mémé, mais comme maintenant tu voyages à travers l’univers, un peu plus près de toi, un kairn à 5364 m célèbre ta vie sur Terre.... Merci infiniment pour tout ce que tu as fait pour moi, pour nous, pour ta gentillesse et ta patience. Tu es à tout jamais dans mon coeur et en moi, dans chacun de mes pas... Je t’aime ❤

A MARIA 

Puis nous redescendons sur Gorak shep, je suis fatigué, la temperature a chuté, malgré mes très bons gants, mes mains sont gelées.

Je m’assois un instant face à cette belle montagne et en direct, face à moi, une avalanche se déclenche, un grondement sourd, spectacle hallucinant de mère nature, juste le temps d’attraper l’appareil photo et de faire une video que je mettrai un jour sur le blog, quand je saurai faire...

Plein centre, c’est une avalanche, c’est époustouflant... 

La compression du crane a repris. C’est vraimment désagréable, heureusement ça pourrait être pire, et c’est même fatal, on peut en mourrir.

Un bon Dal bhat, une bonne partie de cartes, que je perds encore une fois et il est temps d’aller au lit, demain c’est le grand jour....

Couché de soleil sur l’Everest, dernière partie de la Terre à recevoir la lumiere du soleil et premiere à la recevoir à l’aube...

SAMEDI 04 NOVEMBRE :

Comme la nuit précédent, la compression m’a laché en milieu de nuit, insomnie, nombreux réveils, je n’ose imaginer ce que c’est de gravir l’Everest.

Il faut 2 mois pour l’atteindre depuis le camp de base, on passe au camp 2, acclimatation, puis camp 3 et jusqu’au 6. Sans compter le prix exorbitant qui de 30000 dollars au bas mot. Bon, ce sera sans moi.

 En chemin je retrouve Humitasu, cet adorable Japonais croisé à plusieurs reprises.
Voici le mont Everest à gauche du kairn 

La progression est lente, on marche au ralenti.

Allez quelques mètres...

Et c’est gagné, le Kala patthar, je me trouve à 5648 m, face au toit du monde, le bout de la Terre...

Intense joie, derrière moi c’est le  Pumo ri pic, qui culmine à 7165 m, rien que cela...
Toucher le toit du monde.
Juste contempler dans le  noble silence 
La team plus heureuse que jamais... 
De longs moments de contemplation, de bonheur de satisfaction et de remerciements infinis à l’univers et à la vie... 

Une joyeuse petite visite...

J’aime bien le nuage au dessus du Lama dhablam 

Il est temps de redescendre en ayant gravé dans la tête, tous ces beaux moments et ces magnifiques images...

Arrivé à Gorak shep, lunch et j’attaque maintenant une descente express direction Katmandou 

J’ai tellement dépassé mon budget que maintenant, je veux rentrer le plus rapidement possible.

Descente sur Périche, où je vais me poser étant épuisé.
La tea house, le joli salon, il aime bien le rose dans les chambres, la salle de bain et Lucky le jeune chien rigolo de la maison....

Magnifique forêt de rhododindrons.

Toujours ce difficile travail de la part des sherpas, ça me tord le ventre. 
La route est plate et permet de dérouler le pas et d’accélérer le rhytme et en plus c’est magnifique... 

Il est 13h45 et le premier objectif est atteint, je suis à Namché bazar et comme les prix sont redevenus corrects, je m’octroie un petit plaisir, un hamburger, frites, 1 h de pause et c’est reparti...

Au revoir Namché Bazar, incroyable village perché à 3900m dédié à l’expédition. 

Et ça descend pendant 2 bonnes heures.

Cette Dame est très âgée et elle va entamer une grosse montée ...
On voit bientôt au Népal. 

Il est 17 h, le temps pour moi de trouver la téa house et c’est en arrivant à Phakding que je m’arrête après 10h30 de marche. J’ai du faire l’équivalent de 4 jours de marche aller, en 1 jour.

La tea house et ma chambre 

Un bon dal bhat qui n’est plus qu’à 4 euros et je file au lit, exténué.

LUNDI 06 NOVEMBRE :

Petit déjeuner avalé, il est 6h45 quand je me mets en chemin.

 La force de la nature 
Ce géant est creux à l’intérieur mais toujours aussi vigoureux. 
Malgré l’automne, il y a encore beaucoup de fleurs 

Partout il y a des bancs, pour que les sherpas puissent poser leurs chargements et se reposer.

Voilà il est 17 h, encore une grosse journée d’effectuée, j’arrive à Kharkola où il y a un beau monastère et me pose enfin...

La guesthouse, ma chambre, et l’adorable bébé tout souriant de la famille.

MARDI 07 NOVEMBRE :

Il est 6H30 quand je me mets en marche, et ça commence par une grosse descente.

J’adore ces cases en bois perchées à 2000m ça me rappelle la réunion et ses cirques.

Ce matin j’ai fait la connaissance de Julien, un Français qui marche avec Tatiana, une brésilienne, Louana une Allemande, André un Espagnol et Anton un Allemand. Ils forment une joyeuse bande, je me joins à eux pour le dernier jour de marche.

Nous finissons la dernière grosse monté de ces 12 jours, après le déjeuner ce ne sera que de la descente jusqu’à Sallery. 

Pause déjeuner et bon repas. Julien est ingénieur chez Airbus mais le voyage l’appelle, je pense que dans peu de temps il va s’élancer à son tour dans cette fabuleuse aventure d’un tour du monde... Tatian, Louana et Anton sont déjà en voyage au long cours...

Graine de championne, goal...
Hay hay hay les premiers contacts avec le monde mécanisé et motorisé, ça se termine doucement le calme de hymalayas 
Nous progressons à travers une magnifique forêt, d'immenses sapins
Alors que le soleil descend tout doucement, nous nous rapprochons rapidement de Sallery.  

Dans une guest house où nous allons passer la nuit, nous avons même trouvé un 4×4 qui nous ramènera demain à Katmandou, fin de ce fabuleux voyage au pays des immenses montagnes, au pays des gens adorables et beaux, au pays du silence et de la spiritualité, merci infiniment belle Hymalaya, merci au toit du monde pour ce spectacle et ces émotions, merci mère nature pour ce que tu as créé, merci la vie pour cette inestimable cadeau...

La cuisine Népalaise est un vrai musée, on y cuisine au feu de bois, tout est noirci par la fumée. 
C’est la Mamie qui s’occupe du bébé. La famille est composée de toutes les générations, comme en France, il y a bien longtemps...
Miracle de la vie, les enfants ...ces petits bouddha.... 

MERCREDI 08 NOVEMBRE :

4 h du matin, juste le temps d’avaler un milk tea et nous avons 25 mn de marche dans la nuit pour rejoindre le 4×4. Celui-ci n’est pas complet, on va attendre une bonne heure avant de décoller, comme à l’aller, nous sommes 10 dans un véhicule pouvant contenir 8 personnes, l’enfer commence...

Première pause breakfeast dans ce village, les samoussas sont délicieuses, on voit le flot de 4×4 qui redescend sur katmandou. 
Les fameux camions Tata joliment décorés 
Et puis 20 mn plus tard, ça sent très fort les plaquettes de freins et notre chauffeur décide de faire contrôler tout ca. 

Vaut mieux vu l’état des routes..

Comme nous perdons de l’altitude, les essences d’arbre changent, ils sont grandioses. 

Pause déjeuner devinez quoi ? Un délicieux dal bhat.

Il est 18h et le voyage touche à sa fin, 12h infernales, secoués dans tous les sens, compressés comme des sardines, sans pouvoir bouger, sur des routes très souvent complètement défoncées, à passer des rivieres à gué, dans un trafic incessant.

Le chauffeur nous dépose à la station de bus, il nous faut prendre un taxi, le retour est violent et brutal, la circulation est dense et anarchique, le bruit, la pollution inimaginables, welcome to Katmandou.

Je marche rapidement pour retrouver ma guesthouse, mais surtout Téo mon vélo pour m’assurer qu'il est bien là après 2 semaines, j’ai eu des petites craintes durant le treck. Téo est là, il va bien, de la poussière recouvre la selle, je suis heureux. Maintenant place à la douche après 2 semaines sans. C’est un pur moment de bonheur même si elle n’est pas très chaude, et pas hyper puissante, voilà la fin de cette incroyable aventure dans les hymalayas. ...

JEUDI 09 NOVEMBRE :

Ce matin, c’est ambassade de l’Inde afin de demander mon visa, il y a pas de démarche à faire ou plutôt de document à fournir et à ma grande surprise en 1h30 c’est bouclé. Ca m’a tout de même couté la modique somme de 11800 rp, soit 96 euros quand même.

A l’ambassade, je rencontre Joris, un Francais en tour du monde depuis 2ans et demi, il est beau, hyper sympa, doux, postier dans la region de Grenoble, il a une petite experience du voyage à vélo et surtout, il a réalisé un des mes vieux rêves, traverser l’Atlantique en bateau. Il m’a donné plein de combines et de sites internets pour pouvoir embarquer. On fait le chemin du retour ensemble, il loge à côté de la guesthouse. Il voyage avec son skate et donne des cours aux enfants Népalais, une belle âme..

Donc le 15 novembre j’apporte mon passeport à l’ambassade et le recuperai le lendemain. Maintenant place à la rédaction du blog un énorme travail m’attend, je vais y passer une semaine entière.

La jolie Osmita aux fourneaux, Kiran cuisinier et peintre, Sitaram le receptioniste de la zen bed and breakfeast, tous adorables. 

J’adore l’ambiance des guesthouses, ça va, ça vient, des ben du monde entier, plein d’histoires à raconter, et de bons plans à donner, c’est riche, mais c’est difficile de s’y concentrer pour bosser.

DIMANCHE 12 NOVEMBRE :

je n’en peux plus de passer mes journées sur le blog, alors aujourdhui repos. Nous allons avec Mady et Clément à Bhaktapur, ancienne capitale du Népal, on nous l’a de nombreuses fois recommandée. Allons voir à quoi ça ressemble, 1 h de bus est nécessaire pour s’y rendre, direction la gare routière.

C’est un beau fouilli, mais on trouve notre bus. 

Dans le bus, nous faisons la conaissance d’un couple de Français, ils vivent à la Reunion depuis 10 ans et sont en voyage 6 mois avec leurs 2 filles, dont la plus jeune n’a que 4 ans

Et voici Bhaktapur

La ville a été fortement endommagée durant le dernier tremblement de terre en 2015

La ville est en chantier un peu partout. C’est très joli, ces briques roses, beaucoup de travail de sculpture aux encadrement de portes, de volets.

Il y a dans cette ville multitude de temples, de pagodes, de stupa et il y règne une belle vibration. 
Quel travail de sculpture

Puis nous arrivons sur la place Durbar et c’est complètement incroyable, c’est fou qu'elle ait résisté au tremblement de terre.

Et puis ravissante place de la poterie. 

Les animaux sont aussi détendus que les habitants de cette cité

Étrange toile d’araignée...

Comme un nuage... 

Voilà comment se déroule la paisible vie dans cette citée de Bhaktapur...

DU LUNDI 13 AU MERCREDI 15 NOVEMBRE:

Les journées sont consacrées à l’écriture du blog. Reccord battu, il m’aura fallu une semaine complète d’écriture, le travail sur une tablette n’est pas une chose aisée, j’ai fait un mauvais choix.

En ce matin du mercredi, je vais déposer mon passeport pour l’obtenotion du visa Indien que je devrais récupérer demain après-midi. J’en profite pour faire un saut au bureau d’immigration Népalais car mon visa se termine dimanche. On me demande 30 dollars pour prolonger de 15 jours, alors qu’en réalité, il me faudrait juste 2 ou 3 jours, car je souhaiterais partir ce week-end, ça fait un peu cher les 2 - 3 jours.

La mosquée de Katmandou, un collège, le rideau de fer et ces symboles Bouddhistes qui me rappellent un autre symbole

Et oui il y a des musulmans au Népal et tout le monde vit en bonne harmonie, chacun participant aux célébrations de l’une ou l’autre des communautés, comme quoi c’est possible...

Cet arbre est incroyable. 
Ce chien aussi est incroyable, je ne sais pas si cela est naturel... 

Petite réparation d’une de mes chaussures, elles ont étés soumises à rude épreuve lors du treck.

JEUDI 16 NOVEMBRE :

Comme prévu, je vais récupérer mon passeport, 6 mois de visa et une double entrée, youpi.

Hier je suis allé chez le barbier, je me suis fais la moustache histoire de faire un peu plus local. Bon il s’avère qu'on trouve que cela fait très Français. Le Barbier m’a aussi coupé les cheveux et fait un petit massage, ma foi très agréable, mais je n’avais rien demandé. Ca m’a couté la modique somme de 12 euros, le prix d’un coiffeur en France. C’est énorme pour le Népal, je me suis fais bien avoir, ça m’apprendra à ne pas demander le prix à l’avance

indian style.. 

Bon il est 16h et je prends la decision de partir demain, j’ai 3 jours pour passer la frontière et n’ai pas envie de payer 30 dollars. Alors c’est le rush, refaire les saccoches, revu du vélo, photo avec l’équipe de l’hôtel et preparation du parcours...

La chaleureuse et adorable team de la zen bed and breakfeast 

Il y a Mady la Roumaine et Anna l’Israéliene en tour du monde aussi et Imad, un Canadien qui voyage à vélo depuis le Portugal. Imad voyage avec Cédric, un jeune Francais, depuis la Turquie, ils viennent de pédaler 15 jours en Inde et tentent de me dissuader totalement d’aller en Inde : conduite trop dangeureuse, trop sale, et Indiens trop oppressants. Je les remercie pour leurs conseils avisés mais l’Inde est pour moi, au même titre que l’Iran, un pays mythique que j’attends de découvrir depuis si longtemps...

Cédric et Imad qui s’est faire un beau tee-shirt de cyclo. 

Cedric a tellement été dégouté par son court séjour en Inde qu’il décide d’arrêter son voyage à vélo,vil rentre samedi pour la France, d'autres projets. Imad, je ne sais comment, peut-être grace à son passeport Canadien a obtenu son visa pour la Chine. Ce sont tous les deux de joyeux trubillions, j’aurais bien pédalé un peu avec Imad.

Dernier restau à Katmandou où nous mangeons Chinois et nous explosons le ventre. Et c’est l’heure pour moi d’aller prendre du repos au grand dam de mes acolytes qui souhaitent que je les accompagne en soirée, mais j’aime bien me coucher tôt. Ca me permet de me lever à 6 h et d’être efficace. De plus, je dors mal depuis 1 semaine, je me suis fais dévorer par, je pense, des puces. Ca me gratte à tel point, que j’ai de nombreuses croûtes.

VENDREDI 17 NOVEMBRE :

Il est 10h30, on the road again et cette fois depuis bien longtemps, je m’élance de nouveau tout seul...

mylena et raph qui est rentré hier de son treck,son mon comité de départ, on the road again... 

Sortir de Katmandou est une vraie galère, après 1 mois d’arrêt je suis content de réanfourcher Téo mais il faut se réhabituer au poids des 2 grosses sacoches à l’avant. La conduite est à gauche, et la circulation est tonitruante, au milieu d’un gros nuage de pollution.

Bouchon monstre, c’est une double file de camions qui tentent de rentrer dans Katmandou!! P...ain de camion!!! 

Enfin je quitte Katmandou et la route est sympa. Ca descend, mais il y a beaucoup de camions, les fameux Tata et ils sont equipés de puissants klaxons, jouant une mélodie, qui me font mal aux oreilles à chacun de leurs passages, et bien sûr, ils n’arrêtent pas de klaxonner, il en va de même pour les nombreux autobus lancés à toute allure ! Je suis déjà un peu sourd mais il est évident qu’à mon retour de voyage, je le serai totalement.

A 15 h, je croise Sergueï un cyclo Russe de Sibérie, j’en profite pour vérifier mon trajet sur maps me, mon application carte sur mon tel et m’aperçois que j’aurais dû prendre une autre route il y a 14 km. Et mince, il me faut revenir en arrière,et ça grimpe, 28 km pour rien!! Sergueï vient de New Dehli et me dit que les Indiens sont les pires personnes qu’il ait rencontrées, tu ne peux jamais être seul, ça confirme les nombreux dire à ce sujet...

Bonne route Sergueï. .

Quand je récupère enfin mon chemin et bien ça grimpe.

Je vais encore pédaler pendant 2 h et puis c’est l’heure de trouver un emplacement de bivouac et c’est pas evident tellement c’est pentu. J’en trouve finalement un dans des broussailles qu’il me faut coucher.

Juste un petit espace pour poser la tente et Téo. 

SAMEDI 18 NOVEMBRE :

Aujourd'hui, je souhaite avancer le plus possible, il y a Heutauda, une ville à 107 km. Si j’y suis ce soir, le pari sera gagné et je franchirai la frontière le 19. Mais voilà, je ne connais pas la topographie et j’avais imaginé que comme à katmandou, j’allais pédaler à travers des vallées en direction de sud et de l’Inde... Et bien non, tout le Népal est montagneux et ca grimpe, plus légèrement qu’au Pamir mais ça grimpe tout de même très haut.

Route en lacet, culture en terrasse, toujours beaucoup de monde dans les champs. Ca grimpe mais que c’est beau.. 

Heu, laisseriez-vous vos enfants partir à l’école ainsi ? Pas si sur... Tout est vraiment relatif dans ce monde...

Les maisons sont souvent en tôles ondulées, rouillées et martelées à la masse.

Et à la pause déjeuner, en discutant avec un chauffeur de camion, il m’annonce que ça va encore monter sur 10 km puis ça descend jusqu'à Hetauda. Quelle belle nouvelle il vient de m’annoncer là. Et je repars le coeur plein d’entrain..

Sur les murs des écoles, de jolies phrases pleines de bon sens... 

Et au terme de 7 h de monté, c’est une autre vallée qui s’offre à moi. Et c’est parti pour 50 km de descente, 50 km sans pédaler, quel bonheur, des routes en lacets où il faut toujours être prêt à freiner, tant elles sont défoncées par endroit, Hetauda j’arrive...

On fait même du rap sur les toits de bus, nepalais style...

Quelle beauté cette route, mais qu’elle dangerosité également !

J’ai eu un peu peur de trouver des occupants à l’intérieur. Il n’en était rien. Ouf
et bien sur il faut répondre aux demandes de selfi.. 

Voilà, au terme de 107 km me voici à Heutauda, content parce qu'il ne me reste que 70 km pour atteindre demain la frontière. J’ai mis une heure quand même à trouver un hôtel pas trop cher.

hôtel rapti, 7 eu et pas d’eau chaude

Un chicken burger, frites, coca et un gros dodo, parce que la journée a été té éreintante.

DIMANCHE 19 NOVEMBRE :

C’est le grand jour, aujourd'hui je vais passer en Inde...

C’est une petite monté de 7 km et ensuite ça descend légèrement sur la frontiere. Plus je me rapproche de celle-ci et plus le flot de camions est important.

A 11h, j’arrive enfin dans la ville frontalière de Birganj.

Et voila le point du controle Népalais. Bien sûr, j’ai oublié de faire tamponner mon passeport, pourtant au bout du vingtième pays, ça devrait être imprimé, alors je refais une fois de plus le chemin, qui n’est pas facile tant il y a du trafic

Voila au revoir fabuleux Népal et merci pour toutes ces émotions gravées à tout jamais dans ma tête et dans mon coeur.. merci peuple népalais pour votre extrême gentillesse et vos si beaux sourires...namasté... A la prochaine...