Il est 19h30 quand nous atterrissons au Népal, il fait nuit mais il y a des milliers de guirlandes illuminées accrochées aux maisons, c'est magnifique.
Mars 2017
1000 jours
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Publié le 15 avril 2018

Il est 19h30 quand nous atterrissons au Népal, il fait nuit mais il y a des milliers de guirlandes illuminées accrochées aux maisons, c'est magnifique. On se croirait à Noël. En arrivant en Népal, je rentre dans mon 19 ieme pays. Formalité de visas, de douane, il y a beaucoup de monde. C’est la pleine saison, il me faudra une heure pour sortir de l’aéroport. Mais ce n’est pas terminé pour autant, il me faut remonter Téo... je suis sur le parking, avec ma frontale et j’ai une bonne dizaine de Népalais qui scrutent attentivement l’opération qui me prendra 2 bonnes heures.. Je suis à 7 km de la guesthouse et je m’engage dans le noir sur la route. Première surprise, la conduite est à gauche, des chiens aboient sur mon passage, et les rues sont désertes, il est 23h45. Je roule une bonne demi heure et j’arrive dans le quartier de Thamel. C’est le quartier touristique de Katmandou, là où sont regroupées toutes les guesthouses, les bars, les restaurants, les boutiques de toutes sortes mais surtout de trekking. Et là c’est une autre histoire, plein de monde dans les rues, plein de touristes, ça fait bizarre, je n’étais plus habitué ayant traversé des régions dénuées de touristes. J’ai du mal à trouver la guesthouse, je demande à un Népalais qui m’emmène dans une ruelle étroite et sombre, il faut se faufiler à travers des motos en stationnement et des chiens. Et on arrive devant la guesthouse zen bed and breakfeast. Les rideaux d’allu sont descendus, la porte est fermée, on m’indique de frapper à la porte, qui finit par s’ouvrir, l’endroit est un peu glauque et en fouilli. Je suis accueilli par Sitaram, très gentil et très efféminé, en deux minutes il m'a posé 3 fois la questions si j’étais marié??? Je me demande s’il n’est pas sous l’effet de certaines herbes magiques??? Il faut monter les bagages au 4ème étage, je me couche épuisé. La journée a été une fois de plus bien remplie, 3 pays en 2 jours, 3 cultures tellement différentes, merci infiniment la vie, l’univers pour ces cadeaux inestimables...

DIMANCHE 22 OCTOBRE :

Grasse matinée, il est 7h30 quand j’émerge je ne sais plus où je suis, je range mes sacoches dans l'ordre parce que j’ai tout mélangé à l’aéroport et descends boire un café, l’endroit est nettement plus convivial que la nuit dernière. Il y a tout un tas de voyageur, et Sitaram me dit que je dois changer de chambre et aller dans un dortoir. Je préfère, c’est beaucoup plus convivial que dans une chambre tout seul. Et redescente des bagages, cette fois, je suis au 2ème. Une bonne douche plutôt tiède, c’est un mince filet d’eau qui coule et je m’en vais découvrir les ruelles de Katmandou...

Et je me sens instantanément chez moi.. 

C’est comme si je conaissais ce lieu depuis toujours, j’adore déambuler dans les rues, me perdre à travers le dédale des ruelles, respirer les odeurs d’encens, entendre l’animation des rues, le rire des enfants, le « om mani padme om » est diffusé dans de nombreux endroits, la multitude de temples, de fleurs oranges (œillets d’Inde), la mythique Katmandou s’offre à moi, j’en ai rêvé depuis si longtemps...

Après avoir déjeuner d’un sandwich, ça faisait si longtemps, je pars visiter Swayambunath aussi appelé Monkey Temple. C’est en haut d’une colline et je vais pouvoir avoir une vue d’ensemble de Katmandou. J’adore prendre de la hauteur et avoir une vue d’ensemble de la ville.

Et c est parti pour une ascension d’au moins 200 marches

Des singes jalonnent le parcours.

Il y en a même un qui médite... 

Arrivé en haut, magnifique temple.

Et je découvre la taille et la densité de Katmandou

Puis c’est à travers de petites ruelles, de beaux arbres, de nombreux temples et moulins à prière que la ballade continue...

Remarquable travail sur les boiseries.
C’est divin, il circule une belle énergie 

Et en redescendant en ville, à nouveau un temple.

Voila fin de ma première journée à Katmandou 

LUNDI 23 OCTOBRE :

Hier soir, j’ai rencontré Madi, une Roumaine, qui veut faire le trecking pour le camp de base de l’Everet. Comme moi aussi, nous décidons de le faire ensemble et sans guide. Ce matin, il nous faut donc passer à l’office du tourisme, acheter différents permis pour accéder aux parcs nationnaux. En chemin nous passons par de petites rues, Katmandou style.

Les enfants, ces petits joyaux, ces petits boudha...

Permis en poche, j’ai rendez-vous avec Eva, une Polonaise que j’avais rencontré il y a 2 ans lors d’un vipassana en Égypte. Elle vit à Katmandou maintenant et m’a contacté hier. C’est un plaisir de la retrouver inopinément.

Eva m’invite à déjeuner un plat traditionnel Népalais, le dal bhat qui en plus d’être délicieux est resservi au moins deux fois.

Puis elle m’emmène au centre vipassana, 20 mn en bus de Katmandou. Dans le bus, nous sommes debouts, compressés comme des sardines, je suis obligé m’arc bouter, le plafond n’étant pas haut. Dur dur, les transports pour les Népalais.

Sur la route nous croisons le mariage d’un militaire.

Et nous marchons 30 mn à travers un petit village pour atteindre le centre.

Voici le centre vipassana de Katmandou.

Sa pagode, sa cuisine et sa vue imprenable, le plus beau que j’ai vu, jusqu’à présent. 

Quelques locataires


Magnifique nature... 

En redescendant, nous sommes invités à monter dans un bus de collégiennes.

Dangerosité des routes, plaques d’égouts ouvertes en plein chemin. 

Merci Eva pour cette douce après-midi.

MARDI 24 OCTOBRE :

Journée consacrée au préparatif du treck, lessive, faire le sac, et puis méditation de groupe au centre de Katmandou, c'est tous les jours à 17h30. Madi qui est une méditante vipassana m’a accompagné, ça fait du bien après plus de sept mois sans méditation.

A la guesthouse, nous avons rencontré Raphaël un Français, il fait le même treck que nous et nous avons décidé de partager un 4×4 ensemble, histoire de payer moins cher et d’éviter 12 h de bus. Raphaël est accompagné de Mylena, une Française avec qui il a partagé une coloc en nouvelle Zélande pendant 1 an. Ils étaient 18 dans cette coloc. Et puis il y a Alvaro un Espagnol et collègue de travail de Mylena toujours en Nouvelle-Zélande.

MERCREDI 25 OCTOBRE :

Levé : 4 h30, prendre un taxi à 5 plus les bagages dans une toute petite voiture, qui nous dépose au terminal de bus où nous attend le 4×4. Mauvaise surprise, il y a déjà un couple à l’intérieur, ça veut dire que nous allons faire 9 h dans le 4×4 prévu pour 8 places à 10. Comme le voyage est long et éprouvant, je vais passer la majeure partie du temps à dormir, les paysages sont grandioses mais ce ne sont pas les bonnes conditions pour les apprécier, depuis mes 8 mois sur le vélo, je n’apprécie plus la voiture..

Route défoncée par les nombreux glissements de terrain pendant la mousson, c’est l’enfer!! 

Nous arrivons enfin à Sallery, et nous nous détendons en jouant aux cartes avec 3 Israéliennes. Couché tôt, à partir de demain, début des hostilités.

JEUDI 26 OCTOBRE :

Petit dej avalé, nous nous mettons en route à 7h30.

A la pause déjeuner de 12 h, Mylena qui a le coeur sur la main ne peux s’empêcher de participer en cuisine. Mylena a 30 ans, de brillantes études, elle parle courament Espagnol, Anglais et Allemand. Elle gentille et douce, avenante. C’est un vrai bonheur, de plus elle est prof de yoga depuis peu et méditante vipassana. Après 1 an en Nouvelle-Zélande, elle compte s’installer en Australie, une grande voyageuse.

Les incroyables cuisines népalaises, que nous mijotes-tu Mylena?? 

Le déjeuner terminé, c’est reparti et maintenant ça monte bien.

Je comprends maintenant que le terme chargé comme une mule n’est pas galvaudé, les pauvres bêtes. 

Et maintenant une longue descente s’offre à nous.

Nous croisons énormément de convois de mules. 

Repos bien merité pour ce bel animal.

Et puis pour nous aussi, nous décidons de prendre du repos, ne pas forcer les 1er jours, alors on stoppe dans cette guesthouse.

Petite séance de yoga dirigée par Mylena qui tombe à point nommé après ce 1er jour de rando et permet de détendre tout le corps.

Nous partageons la même chambre et ne trainons pas trop ,nous sommes epuisés.

VENDREDI 27 OCTOBRE :

Lever à 6 h, petit dej composé de porridge, ça tient bien au corps et nous continuons à descendre.

Cette femme dans l’encadrement de la porte travaille sur un métier à tisser. 
Les premiers sherpas, qui comme les mules, sont extrêmement chargés,

Ca fait mal au coeur de les voir monter et descendre ces pentes abruptes.

A la pause déjeuner, Mylena ne peut s’empêcher.... 

Nous déjeunons au pied d’un magnifique monastère.

Avec une vue imprenable. 
Et ça monte et ça descend, mais c'est si beau . 
Ca grimpe sévère. 

Il est 17h45, nous avons eu une grosse journée, nous stoppons.

Sunam la petite fille de la guesthouse en rouge avec sa copine. 

20 h nous sommes couchés.

SAMEDI 28 OCTOBRE :

Petit dej. avalé, on the road again...

La tea house, notre chambre et Humitau, un Japonais avec qui nous avons partagé la soirée.
Ce matin alors que nous avons généralement un ciel bleu, c’est bien couvert. 
Il pleut légèrement mais la température descend. 

Quand nous arrivons sur Luckla, il fait froid, il est 14 h et nous décidons de nous arrêter là pour aujourd’hui, ce n’est pas l’avis d’Alvaro qui décide de continuer.

La piste de l’aéroport de Luckla, une des plus dangereuses au monde. 
Notre chambre, le salon cosis où se réchauffer et la chambre que nous partageons avec Raphael

DIMANCHE 29 OCTOBRE :

Le temps s’est amélioré, nous quittons Luckla en direction de Namché bazar, étape de ce soir qui est à 3440 m d’altitude.

Déjà en pause les filles ? Mais on vient de commencer... 
Ce petit chien avait des yeux bleus incroyables, et toujours ces enfants, ici pas de tablette, quelque noix et on s’amuse. 

Pause déjeuner qui s’impose parce que nous montons depuis ce matin. Mylena a rencontré Clément, un jeune Français de 26 ans, en tour du monde depuis 6 mois, très sympa, de l’énergie à revendre. Il est je pense, hyperactif, il rejoins notre petite troupe qui est composée maintenant de 4 Français et une roumaine qui parle Français. Mais c’est marrant, nous nous exprimons en Anglais.

Marcher en musique est toujours très sympa... 

Et comme toujours l’après-midi, les nuages montent des vallées et le temps se couvre.

Encore un vertigineux pont suspendu. 
Un genre de chevreuil, animal sauvage. 

Et puis après une rude monté, c’est enfin l’arrivée sur Namché bazar, étrange village perché à 3440m d’altitude.

LUNDI 30 OCTOBRE :

Nous allons faire une journée d'acclimatation à Namché bazar. C’est donc une journée de repos et ça tombe bien, car je découvre que je ne peux pas retirer d’argent. Et c’est bien embêtant car, plus nous grimpons et plus les prix grimpent aussi. Moi qui suit habitué à l’autonomie, c’est bien différent sur ce treck, je me sens pris en otage. Et comme le sac que Eva m’a prêté était trop pétit, je n’ai pas pu emmener mon réchaud, mon filtre à eau, etc.... Après les 260 euros d’excédant bagage, je suis en train d’exploser mon budget, avec lequel je devais tenir jusqu'en février.

La tea house, le chaleureux salon, un point carte et notre hôte en pleine récitation de mantra. 

Petit tour dans Namché sous le soleil.

Quelques habitants de Namché..

Premier yack, animal mythique, fantastique, tout droit sorti de la préhistoire, ne pouvant vivre en dessous de 3000m d’altitude. 
Sortie d’école. 
On fait sécher la bouse où l’on peut, ici sur un mur 

Apres le déjeuner, je vais au view point pour voir l’Everest, mais le ciel est bouché.

Voici la statue de Tensing Norgay 1er sherpa ayant gravi l’Everest.

Le 29 mai 1953 sir Edmund Hillary, accompagné de Tensing Norgay, ouvrirent la voie de l’Everest.

Le Népal et Israël ont un point commun, celui d’avoir les 2 points les plus extrêmes de la planète, 8848 m le point le plus haut de la Terre, et moins 430 m pour la Mer Morte en Israël.

En redescendant, je m’arrête dans un bar qui projette un docu sur une expédition qui a gravi le k2 en 2008 et qui a tourné au drame, puisque 8 alpinistes y ont perdu la vie. C’était très émouvant, je prends conscience à ce moment du danger de ces grandes altitudes et comment la moindre faute peut être fatale.

Après le docu en sortant, le ciel est dégagé, je remonte au pas de course au view point et là, grande émotion, j’aperçois pour la première fois, le Mont Everest, le toit du monde, le bout de la terre...

Il est encore loin, mais dans le soleil couchant, c’est le 3ème pic en partant de la gauche 

Magique, émouvant, merci la vie.....

 Ca s’active aux fournaux de la tea house, dal bhat au menu.

MARDI 31 OCTOBRE :

Les amis reprennent le chemin, moi je suis tributaire d’un retrait d’argent et de l’ouverture des atm à partir de 10h, nous allons ensemble au view point.

Le voilà, le sommet à gauche de celui enveloppé de nuages. 

Je laisse les amis, on se dit au revoir car si je n’arrive pas à retirer, je rentre à Katmandou.

10 h, j’arrive à retirer de l’argent et je reprends la route. Je vais aller voir l’Everest, on the road again...

Le chemin est magnifique et plat, c'est un réel plaisir 
Incroyable travail de sculpture sur la pierre 
Des vallées encaissées, des yacks, des couleurs de l’automne, c’est beau.

Il est 17 h, j’arrive à Tengboche à 3867m d’altitude et c’est là que j’ai rendez-vous avec les copains. Les retrouvailles faites, je vais voir le monastère et il y a une cérémonie bouddhiste, on peut y assister.

La cérémonie est magnifique, je suis transporté au Tibet, les longues trompes raisonnent. En France, j’assistais à des enseignements boudhistes, mais les chants, les mantras prennent ici une toute autre dimension... au bout d’une heure, je suis frigorifié car nous sommes à 3860 m d’altitude et je renonce aux 2 autres heures de cérémonie. Je vais marcher un peu aux alentours pour me rechauffer.

Le spectacle est grandiose...

Magie du soir, merci... 

MERCREDI 01 NOVEMBRE :

Ca y est, le mois de novembre frappe à la porte, c'est le mois où le temps bascule en France. Cette nuit j’ai dormi sous la cage d’escalier, c’était pas la plus cosie des chambres mais qu’à cela ne tienne j’ai bien dormi.

Mon clapier à lapin, heu ma chambre, l’adorable staf de la tea house ,et la fine équipe prête à prendre encore de l’altitude...
L’Everest nous appelle, 1ère photo, premier pic à gauche. 
Le pic de droite est l’Ama dablam culminant à 6812 m. 
Nature incroyable, mes nouveaux amis, les yacks ou les nacks pour les femelles. 
La bouse est séchée au soleil, puis stockée pour la flambée du soir. Deci delà, de petits cultures d’altitude. 
Le paysage qui s’offre à nous est magnifique. 
Superbe cascade de pierre blanche. 
Instants de repis avant le dur travail de labeur pour nos amis yacks. 

Alors qu’au loin se profile Dinboche où nous allons faire étape aujourdhui. Il ne nous faut pas monter de plus de 500 m d’altitude par jour et redescendre en raison du mal d’altitude qui va sévir de plus en plus. Ce soir nous dormons à 4600 m d’altitude, demain je vais dépasser ma plus haute altitude qui était sur la Pamir higway au Tadjikistan 4556m.

L’ama dablam guesthouse c’est ici que allons passer la nuit. 

Une fois n’est pas coutume, après le déjeuner, je suis tellement bien au soleil derrière les vitres que je plonge dans les lymbes de Morphée...

La Montagne ça vous gagne... 

Après la sieste, il nous faut grimper un peu puis redescendre, toujours l’occasion d’avoir un autre point de vue et découvrir un magnifique stupa.

L’Ama Dablam dans les nuages

Incroyable végétation poussant à 4600 m, respect.

Raph et Mady. 

Mady est une roumaine de 42 ans, bien établie dans la vie, elle décide de tout quitter à Bucarest pour aller contempler le monde et ses habitants. Tiens tiens quelle drôle d’idée... Tout comme Mylena elle est fraichement prof de yoga, méditante vipassana, et parle courament Anglais, Français et Italien. J’adore son accent quand elle parle Français. Mady est très sympa, encore 3 ans de voyage autour de la planète on se retrouvera vite quelque part, par ci par là, small planète...

Les soirées sont occupées à jouer au carte, en l’occurrence le gin où je suis très nul, mais on rigole bien. Nous rencontrons un couple d’Espagnols très sympa qui viennent des Canaries. Ils ont le projet futur de gagner depuis l’Europe, la Thaïlande.

JEUDI 02 NOVEMBRE :

Notre hôte et son fils trop beau et la traditionnelle photo de départ. 


C est l’heure de la traite pour nos amis, exploités jusqu'au bout. 
On the road Again, toujours plus haut, toi plus beau...
Cabane de berger et pâturages créant de jolis dessins 
Magique nature
Beaucoup de monde ce matin sur le chemin. 
Petite pause recup à Dukla, les lourds sacs des sherpas et la vaisselle qui se fait dehors avec une eau glacée.
Pour nos amis aussi c’est l’heure de la pause bien méritée...
Et c’est reparti.. 

Nous arrivons au mémorial dédié aux alpinistes morts, c’est un endroit à la fois beau et émouvant à 4822 m .

Une stèle concernant une petite fille de 5 ans est déchirante mais les mots employés sont magnifiques, j’ai eu des frissons et beaucoup d’émotions. Sa maman alpiniste a gravi l’Everest et son papa effectué un tour du monde à la voile.

Les sherpas sont exténués.

Petit coup de fatigue Mylena ? 

Il est tôt mais nous arrivons en vu de Lobuche à 4910 m ,whoua demain pour la premiere fois, la barre des 5000 m sera franchie...

L’eau chaude est chauffée à l’aide du soleil. 
Les premiers habitants de Lobuche. 

Nous déjeunons pour ensuite grimper un peu, puis redescendre pour normalement mieux s’acclimater.

Nous grimpons de quelques mètres pour admirer le glacier ou plutôt ce qu'il en reste.
Incroyable nature, si douce et si forte à la fois pour subsister à ces grandes hauteurs.

Puis nous tombons sur un champs de kairns, tous plus beaux les uns que les autres, certains défiants les lois de l’apesanteur.

Ca va Raph tu es bien là ? 

Raph est prof de maths, il plaque tout pour travailler 1 an en Nouvelle-Zélande, dans un hôtel, il fait de la coloc avec Mylena dans une maison avec 18 colocataires venus de differents pays du monde, je trouve cela génial. Amoureux de la montagne et des grands espaces, il se ira, apres le Népal, naviguer sur un voilier en Patagonie.

Taux d’oxygène suivant l’altitude où l’on se trouve. 

Il n’y a plus quasiment que la moitié d’oxygène dans l’air que nous respirons. Depuis le milieu de l’après-midi, j’ai une compression dans le crane, le mal des montagnes est là. Il faut boire beaucoup d’eau et manger beaucoup d ail, notamment avec la soupe garlic, encore une fois l’ail, remède miracle. Mais la bouteille d’eau à 25 rp à Katmandou coûte 350 rp à cette altitude (3eu50). Le papier toilette est lui aussi à 3eu50, le dal bhat à 150 rp à Katmandou en vaut 600 rp (6eu), de quoi calmer nos ardeurs mais nous avons faim. Mais, nous comprenons quand on voit les animaux et les hommes porter ces lourdes charges quotidiennes pourquoi les prix ont atteint ces sommets.

J’ai eu ces compressions au crane jusqu’à minuit, je me suis levé 3 fois pour aller aux toilettes, et comme toutes les nuits depuis un bon moment, de nombreuses fois réveillé et insomnie.