Il est 7h30, la frontière Kirghis est déserte, les formalités se font sans soucis. C’est le premier pays depuis bien longtemps où il n’y a pas de visa requis, enfin une petite économie.
Mars 2017
1000 jours
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Publié le 15 avril 2018

Dimanche 24 septembre :

Il est 7h30, la frontière Kirghis est déserte, les formalités se font sans soucis et rapidement. C’est le premier pays depuis bien longtemps où il n’y a pas de visa requis, enfin une petite économie. Voilà, je rentre dans mon 16ème pays, 200m après la frontière je me retourne et je fais une photo du poste frontière. Il n’en faut pas moins pour me faire siffler par le militaire qui me fait signe de reveni, il me prend l’appareil pour effacer la photo.

Sur la route, Antoine m’a laissé un petit mot avec des cailloux. Et petit poucet me dit qu'il m'attend à Sary Tach, la prochaine ville à une vingtaine de km.

Au revoir les belles montagnes du Pamir. 
Sary Tach 

Je retrouve mon ami Antoine qui a pu acheter ses cigarettes. Nous nous délectons de la douceur, nous sommes bien redescendu en altitude et nous respirons mieux. Nous sommes contents de ce que nous avons effectué et il y a un peu plus de choix pour le ravitaillement. Le repos est de courte durée, nous avons deux passes importantes à franchir à 3550m et 3615m, ensuite une longue descente nous attend.

Ca y est les difficultés de la journée sont passées, maintenant c’est une énorme descente qui nous attend. 

30 mn de descente folle à doubler les camions de charbon remplis à ras bord, que c’est grisant..

puis c’est la pause dej sous un vent violent. 
Maisons Kirghiz style, j'adore toutes ces roulottes. 
C’est magnifique, de belles couleurs malgré la grisaille, des chevaux  partout, nous avons l’impression d’être au Colorado.
amazing 

Le bivouac est posé dans un endroit divin

Et nous avons acheté des bières pour fêter les 6000 km de l’ami Antoine.
et puis Antoine s’improvise en berger pour aider ce petit veau, bon il y a encore du boulot, il ne bouge pas d’un poil. 

LUNDI 25 SEPTEMBRE :

Ce matin nous sommes plein d’entrain, nous allons essayer de rallier Osh, la deuxième plus grande vile du Kirghistan à 144 km, mais nous avons pour cela une dernière passe à 2389 m, avant et après cette passe ça descend. Whouu.

De très beaux cimetières Kirghiz.
Faut être bourré pour aller dans ces toilettes.
Période pré-électorale pour les présidentielles au Kirghistan.
Dernière passe whouuuuu. 

Nous déjeunons en haut de la passe, il n’y a personne, c’est tranquille. Et là, s’arrête devant nous, une énorme limousine et 5 4×4 noirs identiques. Un couple de mariés descend de la limousine, des gens bien habillés des 4×4 et un accordéoniste joue. Et nous sommes invités à danser avec eux, tout pouilleux que nous sommes, pas lavés depuis 8 jours. La scène est complètement insolite, un drone filme la scène, welcome to Kirghistan.

Puis nous entamons une longue descente de 50 km, direction Osh, direction la civilisation, la douche, les bons repas, internet, le grand luxe quoi.

Il est 17 h, nous avons roulé à 28 km malgré le vent de face. Nous avons appliqué la technique des cyclistes, l’un devant l’autre et à se passer le relai, car celui qui est devant fait tout le gros de l’effort. Quand tu es derrière, tu ne pédales quasiment pas.

Quel bonheur, nous sommes à la guesthouse. Pour 5 dollars, nous plantons la tente dans le jardin, douche chaude avec de la pression, bière, pizza, plein de cyclo-voyageurs et notamment beaucoup de Français. Je retrouve Daniel, un Allemand que j’avais rencontré la première fois à Istambul, je l’avais revu à Trabzon puis à Tbilissi, quel plaisir. De plus, il me donne des nouvelles des autres amis. La famille des cyclo-voyageurs est une grande famille, tout le monde se connaît ou a entendu parler de toi par untel ou untel. Que de beaux moments passés et bonne crise de rigolade.

Raf fait joujou avec son super drone, ça promet des images incroyables sur la Pamir.

JEUDI 28 SEPTEMBRE :

Record battu : 3 jours et demi de boulot sur le blog, près de 1500 photos sur 15 jours de Pamir, quel boulot, mais voilà, je suis à jour.

Allez un petit tour au bazar de Osh, il y a paraît-il, une fonderie.

C’est beau à voir, mais quel travail de titan, bravo messieurs. 

Et pour la 3ème fois après Istambul, Téhéran, je vais chez le coiffeur et le barbier.

Shampoing à la mode Kirghize. 

Toujours un moment émouvant, le départ de cyclo-voyageurs. Nicolas, Raphaël, deux Français trop marrants et Tim l’Australien, s’élancent pour la Pamir. Le temps va se dégrader à partir de demain et ce, pour une semaine, ça va être corsé la Pamir. On leur souhaite un incroyable voyage, bonne route les gars. On se retrouvera quelque part sur notre si belle planète.....

Antoine toujours dans la finesse.... 

SAMEDI 30 SEPTEMBRE :

Nous avions prévu de repartir ce matin, comme il a plu toute la journée hier, il faut faire sécher les tentes. Et nous envahissons le coin déjeuner.

L’entrée de la guesthouse et l’incroyable véhicule d’un couple d’Allemands.

Sahiba, à gauche et notre gentille serveuse Tes. 

Et puis à 12 h, alors que nous sommes prêts, nous sommes tellement bien dans ce lieu que nous décidons de reporter le départ à demain. J’en profite pour visiter Osh et grimper sur la montagne sacrée, le Sulaiman too.

Que j’aime avoir des vues d’ensemble, on se rend toujours plus compte de ce que représente la ville. 

Les rues bordées de beaux arbres, le soleil revient, et petit restaurant traditionnel.

Et comme partout sur notre planete ronde, on joue au ballon... 

Ce soir, soirée franco-allemande, tout le monde a mis la main à la pâte, sauf moi qui me balladait, pour mijoter un délicieux petit plat et un crumble magnifique, merci les amis.

C’est pas des demi-portions quand les cyclos passent à table... bon appétit bien sur.

DIMANCHE 01 OCTOBRE :

Allez, cette fois pas de faux départ, 10 bons jours nous attendent avant d’arriver dans la capitale Bichkek et pas moins de 3 cols à plus de 3000 m, ça va encore envoyer du lourd et je suis content car Daniel que j’ai rencontré à Istambul, mais avec qui je n’ai jamais pédalé, prend la route avec nous.

Le soleil est revenu et nous profitons des derniers moments avec les copains... 
Et puis c’est le moment des aux revoirs et du départ " on the road again" 
Incroyable insecte qui se fond dans la végétation, les cimetières sont très beaux et puis après 62 km nous décidons de nous poser.
Pas toujours facile de se frayer un chemin à travers les animaux et les chemins inondés, mais ca y est le bivouac est posé. 

Cadeau de début de soirée de mère nature, merci mille fois...

LUNDI 02 OCTOBRE :

Petit dej, séchage des tentes très humides et c’est réparti.

Ravitaillement en eau, poussière sur la route, ça négocie sévère la paille et toujours ces sollicitations des enfants... 

La jolie campagne Kirghize.

Le Kirghistan est le pays du cheval, il y en a partout, c’est un pays qui aurait plus à mon pépé  ❤

La pause déjeuner où nous nous faisons offrir des bières.

Et c’est reparti...

De nombreux monuments au style soviétique. 

Et puis j’ai fait ma deuxième chute en 10000 km, de profondes ornières ont accroché ma sacoche avant, le guidon a tourné et je suis tombé sur les mains. Heureusement sans gravité, même pas d’écorchure, juste la lampe avant qui s’est cassée.

Nous bivouaquons près d’un magnifique lac qui nous fait penser à l Écosse.

Shiraz l’adorable petit berger nous apporte du pain. 

Et puis la magie opère...

MARDI 03 OCTOBRE :

Le ciel est bien gris ce matin, il a plu cette nuit. 
Et toujours ces très beaux cimetières

Lors d’une petite pause, alors qu'il bruine, on se fait inviter à une cérémonie d’avant mariage. La famille est Ouzbek mais vit au Kirghistan et puis très vite la vodka est sortie et ce ne sont pas moins de 2 bouteilles qui sont descendues.

Après 2 heures de bonne rigolade et revigoré par la vodka, nous repartons le coeur joyeux et plein d’entrain....😜

Les cadeaux s’entassent, merci à Roushan, Mourajan pour ce magnifique moment de partage,  hic.
Toujours ces incroyables monuments soviétiques. Petit problème mécanique pour Daniel.

Le soleil est revenu et nous progressons joyeusement.

L’heure du bivouac approchant, Daniel ravitaille en boissons, comme tout bon Allemand qui se respecte, le plein de bière est effectué.

Ca ira Daniel? 
Ca promène son troupeau de dindes et ça rentre de l’école. 

Et c’est en haut d’une colline que nous trouvons le bivouac.

On a même droit à un petit tour de cheval à cru.

Et à de la pastèque. 

MERCREDI 04 OCTOBRE :

Ciel gris, un peu de pluie dans la nuit, petit dej avec pastèque et on the road again...

Ciel incroyable, c’est une houle de nuage. 
C’est bon le yaourt, moi aussi j’en veux,meheeeeee. 

Le temps se raffraichi sacrément et puis on prend de l’altitude. Mais que c'est beau.

Et il fait très froid du fait d’un vent violent et de face.

Alors la pause dej se fait au chaud.

Malheureusement c’est le dépotoir derrière le "restaurant" comme partout sur les routes au kirghistan.

Ha conscience puisses-tu vite survenir.......

Et ces cochonneries de camions qui klaxonnent à tout va !!!👎

Et puis nous rencontrons Allison et Simon, un couple de cyclo-voyageurs Normand en route depuis 10 mois, partis de Nouvelle-Zélande, belle rencontre.

J’adore ces petites échoppes très colorées. 
Magnifique mais pas facile de trouver un spot pour le bivouac, le vent est violent et glacial et une petite bruine tombe.
On finit par trouver un spot, et la nuit tombe très vite. 

JEUDI 05 OCTOBRE :

Nous longeons cette magnifique rivière, ça monte et descend, c’est les montagnes russes, mais nous prenons de l’altitude. 

Petit meeting entre ménates.

Ca me rappelle la Serbie le long du Danube, à la frontière Roumaine, et puis ça me rappelle aussi le Vietnam.

Petite pause déjeuner à Kara kul, où Lénine trône. 

Il faut des forces : une passe à 2300m nous attend pour atteindre le lac de Toktogul.

Et puis, c’est une belle descente vers le lac.

On plante le camp là les gars?? maudits déchets, vite que les consciences évoluent !!! 

Ce soir nous avons une invité, cette mignonne petite chienne est affamée.

VENDREDI 06 OCTOBRE :

Encore un aspect négatif, l’extrême pollution de ces vieux camions qui viennent d’Europe, notamment d’Allemagne. 

On voit des remorques Allemandes, Espagnoles, Italiennes et des fois Françaises. Tout est extrêmement vétuste, ça polue, ça fait du bruit et ça brûle le long de la route. L’axe que nous empruntons est extrêmement fréquenté puisqu’il relie Son à la capitale Bichkek.

Incroyable, merci mère nature.... 

Nous logeons et contournons le lac pour atteindre la ville de Toktogul qui n’est qu'à 15 km du dernier bivouac. Mais en contournant le lac, il nous faut effectuer 70 km.

On déjeune dans le petit village de Karajigan, c’est la sortie des classes, nous sommes assaillis de petits écoliers, on a fait plein de selfis..

Un peu surprenant de voir un canon dans la cour d’une école !!! 
Longue longue route.... 
Et toujours le laborieux travail des hommes et de la terre. 
Enfin arrivé àToktogul, le bivouac installé c’est l’heure de l’apéro qui est quotidien depuis que nous pédalons avec Daniel.

SAMEDI 07 OCTOBRE :

Ce matin je fais mon petit caca nerveux, je suis prêt à 8h. Les garcons ne sont pas prêts et je decide de décoller en me disant que je les attendrai en route. Parce que c’est une grosse journée qui nous attend, on va grimper à 3200 m, ça promet...

La vision au petit matin du cycliste de Daniel est trop marrante on dirait une culotte de ... 
Tout plein de vendeurs de miel le long de la route, c’est trop mignon

Et puis ces vieilles roulottes, j’adore.

Et puis grande première : des pubs contre la pollution, malheureusement ce sont les seuls que je verrai.

Allez soyons positif et saluons cette initiative. 
La lada peut se décliner en chasse neige. 

Et puis le temps se dégrade, il se met a pleuvoir et à neiger je suis à 2351 m d’altitude. Il est 15h30 je plante le bivouac en me disant qu’Antoine et Daniel me rejoindront.

Même des toilettes.

Antoine et Daniel ne me rejoindront pas ce soir, pris sous la neige, ils ont ouvert une roulotte et dormi dedans à moins d’un km de moi. Ce soir, ils me manquent...

Des milliers de corbeaux Freux  volent dans le ciel. 

Il fait moins 2 degrés je suis bien au chaud dans mon duvet.

DIMANCHE 08 OCTOBRE :

 Le jour se lève sous un beau ciel bleu j’attends 9h30 toujours pas d’Antoine et Daniel, je décide de les attendre en haut du col.

12 h enfin je les retrouve, trop content, et on attaque la grosse partie de la passe, je suis obligé de pousser le vélo.

Et enfin la passe est en vue, ce fut difficile avec un bon vent de face. 3155 m et une de plus.

C’est fou en si peu de temps, nous avons totalement changé de paysage.

La team plus heureuse que jamais. 

Et nous entamons une longue descente bien grisante.

25 mn de descente pour finalement arriver à Maha, un micro village perdu au milieu de nulle part, incroyable.

Foutus camions !!!!

Nous déjeunons dans un restau assez kitsch.

Admirable lustre 

Et toujours ces immenses monuments au milieu de nulle part.

Nous reprenons la route en essayant de descendre le plus possible en altitude, le ciel étant dégagé, la nuit s’annonce froide.

C’est magnifique, nous plannons littéralement, de plus ça descend, que du bonheur...

Il y a plein de traces circulaires au sol marquant l’emplacement de yourtes, mais les bergers sont resdecendus avec les animaux, l’hiver arrivant à grands pas en Asie centrale.

Le bivouac est posé dans un cadre exceptionnel, on se croit en Alaska. 
En moins de 2mn quand le soleil se couche on perd 6 degrés, on est à près de 2500m d’altitude la nuit promet d’être glaciale.

Il fait moins deux degrés au repas du soir, on ne traîne pas pour s’emmitoufler dans nos duvets après cette journée incroyable.

LUNDI 09 OCTOBRE :

Moins 6 degrés dans la tente au lever du jour et moins 8 au petit dej, ça pique sérieux ce matin. Le corps, ça va on est bien équipés, le problème c’est les mains, on ne peut pas porter les gants pour préparer le breakfast.

C’est madame la lune qui nous souhaite le bonjour, un peu glacial. 
Des cristaux de glace se forment instantanément quand on verse de l’eau dans les gobelets.

Le café refroidît très rapidement, on ne peux s’empêcher de penser à Mike Horn qui a traversé l’Antartique en solo sur plus de 40000km. Bravo Mike, je mesure pleinement la difficulté de ton expédition.

 C’est magique... 

On a même droit à un petit concert. Bravo Daniel pour ta prestation malgré le froid aux mains.

Nous allons mettre près de 3 h à décoller ce matin et une derniere passe à 3500 m nous attend.

On the road again.... 
Et toujours ces magnifiques roulottes.
Des villages perdus et un cycliste Taïwanais en solo.

Et puis, nous entamons la montée pour la dernière passe avant Bichkek à 3500 m d’altitude, ça s’annonce costaud.

Derniere roulotte de marchand de fromage. 

Et là, ça ne rigole plus, hay gay gay...

Au revoir, montagnes que nous avons longées.

Magnifique rencontre.

Avec une buse de Chine, merci à Marc et Esteban 2 cyclovoyageurs rencontrés à Osh et qui sont ornithologues de m’avoir renseigné 
Je suis obligé de pousser Téo mon fidèle distrier, trop dur, trop chargé, mais que c’est beau.
Et enfin la passe, 3500 m, la dernière avant longtemps, mais la difficulté n’est pas pour autant terminée...

Un tunnel de 3 km non ventillé nous attend, les camions passent à tour de rôle d’un sens à l’autre et vu la pollution qu’ils dégagent, ça peut être dangereux. Antoine décide de traverser le tunnel dans le camion d’un couple de Suisse qu’il a rencontré en nous attendant. Il en profite pour rider le skate du Suisse.

On s’engage avec Daniel pas rassurés du tout et on veille l’un sur l’autre en cas de malaise. Le tunnel est éclairé, c’est deja ça, mais il y a une fumée suffoquante, ça pique les yeux, on file le plus vite possible. Le Suisse nous suit, empêchant les camions de nous doubler en nous frôlant, quelle bonne idée. Et c’est la délivrance. La passe est franchie et le tunnel aussi. J’ai mal à la tête et les yeux me brûlent.

Joie, récupération du velo,et maintenant une interminable descente de 40 km nous attend, hihaaa. 

Petite pause à deguster des pirousky.

Et puis épuisés par cette incroyable journée nous posons le bivouac, il n’y a pas trop le choix nous sommes dans un canyon. 

Et il nous a fallu traverser un cours à gué dans une eau gelée. Après les mains gelées ce matin, ce sont maintenant les pieds. Il y a du bois, ce soir c’est veillée autour d’un bon feu.

MARDI 10 OCTOBRE :

Petit dej, et pas envie de mettre les pieds dans l’eau glacée, alors nous prenons 30 mn pour construire une digue, tu parles d’aventuriers.

Et on continue la descente. Civilisation, internet, pizza, Bichkek on arrive...

Les couleurs de l’automne à travers la campagne kirghize. 
Daniel apprend qu’il a obtenu le visa Chinois, congratulation my friend. 

Puis on récupère la grosse artère et c'est insuportable. Pendant 40 km, conducteurs qui te frôlent, pollution et nuisances sonores, bon retour à la civilisation, nous arrivons enfin à Bichkek et à la friend guesthouse. Programme de la soirée : immense pizza, bière, douche et internet...

Ca va Toine??? 

MERCREDI 11 OCTOBRE :

Et c’est parti pour une bonne journée de redaction du blog. Le cadre de la guesthouse est très sympa, nous logeons dans une yourte magnifique.

Et toujours des voyageurs de toutes horizons, des auto stoppeurs, des cyclo-voyageurs bien sur, encore une belle ambiance...

Nous retrouvons Tim que j’avais rencontré à Téhéran et revu à Mashad, ainsi que Esteban rencontré à Osh, quel bonheur..

Quelques habitants de la guest.

JEUDI 12 OCTOBRE :

Petit tour au bazar de Bichkek qui très beau et où règne une belle douceur, mais attention aux pickpockets et aux faux policiers qui rackettent.

Superbe diversité de couleurs 

Et puis ce soir nous allons diner au restau avec Daniel, Antoine et Tim, c'est très sympa, musique live et bon repas et puis Tim commande des shoots de vodka. Puis, nous décidons de fêter notre voyage et la fin de la route ensemble.

En jouant au foot bouteille dans la rue, je sens un muscle de la cuisse qui s’est déchiré, mais avec la vodka c’est anesthésié. Nous allons dans un club, le coyote. En 20 mn, nous descendons la bouteille de vodka, une deuxième bouteille est commandée, je vais danser et d’un coup la vodka me monte à la tête. Je suis obligé de sortir et je vomis tout ce que je peux, je suis prostré sur le trottoir en petite chemise, il fait froid mais incapable de bouger. Je ne sais pas combien de temps je vais rester, jusqu'à ce qu’un videur me fasse monter dans un taxi. Je vais payer cinq fois le prix, 500 som, ce qui fait 6 euros, incapable de négocier. Je revomis dans la poubelle de la yourte et me couche toute habillé avec mes chaussures.

Antoine est sorti de la boite vomir, puis a marché, s’est perdu, a dormi sous un arbre et a finalement pris un taxi pour rentrer, trou noir et perte du tel portable.

Daniel, lui devra prendre 3 taxis, qui ne trouvèrent pas l’adresse de la guests, mais il n’a pas vomi.

Quand à Tim, il se réveillera devant la boite au petit jour.

Je suis inquiet car j’ai donné mon ticket de vestiaire du club à Antoine et j’espère qu’il n’a pas pris ma doudoune avec mon tel dedans, incapable qu’il est de se rappeler.

On a beaucoup ri lors de cette soirée, dommage d’avoir fini un peu tôt, car il y avait de très très jolies filles dans le club. Mais quelle célébration de notre aventure.

VENDREDI 13 OCTOBRE :

Comme vous pouvez vous en douter, on a pas eté à cent pour cent...

Le chat pourtant qui ne nous a pas accompagné, a beaucoup dormi également. 

Et puis à 16 h je vais faire de la photo en ville car demain normalement on repart.

Des grands parcs, de magnifiques arbres aux couleurs chatoyantes de l’automne. Le ping pong semble être un sport national. 
Une belle énergie et douceur de vivre. 
Lenine souvent présent au Kirghistan. 

Et puis cette incroyable place.

Elle prendra toute sa dimension de nuit.. 

Et puis j’ai rencontré ces arbres incroyables.

et encore et toujours de somptueux parcs.

Je passe au club et par chance ma doudoune est toujours là avec mon téléphone, ouf.

La nuit tombe sur la capitale et nous allons marcher 2 h pour aller manger au kfc, j’ai fait du forcing pour que l’on marche avec Daniel et Antoine plutôt que prendre un taxi, histoire d’éliminer nos verres de vodka, beurk rien que d’évoquer ces mots, j’ai envie de vomir... plus jamais.. comme chante trou..."hier c’était la dernière"


Nous n’avions jamais vu pareil endroit.

SAMEDI 14 OCTOBRE :

Bon encore pas trop en état de prendre la route, nous reportons à demain le départ. Et c’est judicieux car demain ont lieu les élections présidentielles au Kirghistan et il y a des tensions, ça passe au compte goutte à la frontière du Kazakhstan.

 Olivier ,jayjay et leur lapin voyageur.

Olivier est passionnant sur la route depuis 7 ans, c’est une mine d informations. C’est un couple de Suisso-Coréens, j’espère les revoir au Bangladesh. Bon, ils ont eu un petit accrochage au Kirghistan et s’en sortent bien, c’était un camion qui leur est rentré dedans. Bonne route les amis...

DIMANCHE 15 OCTOBRE :

Allez cette fois nous sommes parés au départ, Olivier un Français fera la route avec nous jusqu’à Almaty. Je vais retirer de l argent et voici ce que je vois en ce beau dimanche d’automne...

Merci l’ami, tu es trop beau 

Après les aux revoirs à Daniel qui va passer 10 jours avec sa soeur venue d’Allemagne et ensuite pédaler en Chine, nous nous élançons, il est 10h...

Une dernière mosquée Kirghiz et c’est la frontière.

Nous avons dû patienter 1 h au poste frontière coté Kirghiz, ils laissaient passer au compte goutte et on the road again... Merci Kirghistan pour cette belle traversée....