Carnet de voyage

c' est parti pour un tour...

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N'ayez jamais peur de la vie, n'ayez jamais peur de l'aventure, faites confiance au hasard, à la chance, à la destinée Partez, allez conquérir d'autres espaces, d autres espérances Henry deMonfreid
Mars 2017
156 semaines
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Publié le 15 novembre 2017

VENDREDI 03 NOVEMBRE :

C´est le grand jour, nous allons atteindre Gorak shep à 5175 m, whoua.. La compression du crane s’est attenuée, mais tout mouvement demande plus d’effort, même se relever doucement donne des vertiges, 7h30 en route pour l’aventure...

La photo de départ.. 
Énormément de monde par endroits, l’étau se ressere, le chemin mène à un cul de sac .

Puis nous longeons le glacier.

Même à plus de 5000m il y a des poubelles, ce qui fait que malgré le nombre de personnes, le chemin est relativement propre. 

Et en moins de 3 h, malgré une marche au ralenti, Gorak shep est en vue.

Ultime endroit à 5175 m où des hommes vivent pour permettre à d’autres hommes d’admirer le toit du monde, incroyable. 

Nous faisons une pause déjeuner, posons les sacs et nous sommes en route pour le Kala patthat, sommet à 5648 m qui nous permettra de voir mont Everest.

Mais au cours de notre progression, le temps se couvre rapidement et nous décidons de nous rabattre sur le camp de base de l’Everest, qui de toute façon même par temps clair, ne nous permet pas de voir l’Everest.

A le voici le voilà, un trou dans les nuages nous permet de l’apercevoir.
Encore une fois mère nature nous réserve bien des surprises avec ces belles moustaches... 

Et finalement au bout de 1h30 de lente progression nous atteignons le Graal, EBC le camp de base de l’Everest, qui est vide en cette saison, puisque les ascensions se font à partir du mois de mars.

Quelle joie, quel bonheur, merci la vie, merc, merci, merci ... 

Je n’ai pas pu assister à ta cérémonie de départ ma petite Mémé, mais comme maintenant tu voyages à travers l’univers, un peu plus près de toi, un kairn à 5364 m célèbre ta vie sur Terre.... Merci infiniment pour tout ce que tu as fait pour moi, pour nous, pour ta gentillesse et ta patience. Tu es à tout jamais dans mon coeur et en moi, dans chacun de mes pas... Je t’aime ❤

A MARIA 

Puis nous redescendons sur Gorak shep, je suis fatigué, la temperature a chuté, malgré mes très bons gants, mes mains sont gelées.

Je m’assois un instant face à cette belle montagne et en direct, face à moi, une avalanche se déclenche, un grondement sourd, spectacle hallucinant de mère nature, juste le temps d’attraper l’appareil photo et de faire une video que je mettrai un jour sur le blog, quand je saurai faire...

Plein centre, c’est une avalanche, c’est époustouflant... 

La compression du crane a repris. C’est vraimment désagréable, heureusement ça pourrait être pire, et c’est même fatal, on peut en mourrir.

Un bon Dal bhat, une bonne partie de cartes, que je perds encore une fois et il est temps d’aller au lit, demain c’est le grand jour....

Couché de soleil sur l’Everest, dernière partie de la Terre à recevoir la lumiere du soleil et premiere à la recevoir à l’aube...

SAMEDI 04 NOVEMBRE :

Comme la nuit précédent, la compression m’a laché en milieu de nuit, insomnie, nombreux réveils, je n’ose imaginer ce que c’est de gravir l’Everest.

Il faut 2 mois pour l’atteindre depuis le camp de base, on passe au camp 2, acclimatation, puis camp 3 et jusqu’au 6. Sans compter le prix exorbitant qui de 30000 dollars au bas mot. Bon, ce sera sans moi.

 En chemin je retrouve Humitasu, cet adorable Japonais croisé à plusieurs reprises.
Voici le mont Everest à gauche du kairn 

La progression est lente, on marche au ralenti.

Allez quelques mètres...

Et c’est gagné, le Kala patthar, je me trouve à 5648 m, face au toit du monde, le bout de la Terre...

Intense joie, derrière moi c’est le  Pumo ri pic, qui culmine à 7165 m, rien que cela...
Toucher le toit du monde.
Juste contempler dans le  noble silence 
La team plus heureuse que jamais... 
De longs moments de contemplation, de bonheur de satisfaction et de remerciements infinis à l’univers et à la vie... 

Une joyeuse petite visite...

J’aime bien le nuage au dessus du Lama dhablam 

Il est temps de redescendre en ayant gravé dans la tête, tous ces beaux moments et ces magnifiques images...

Arrivé à Gorak shep, lunch et j’attaque maintenant une descente express direction Katmandou 

J’ai tellement dépassé mon budget que maintenant, je veux rentrer le plus rapidement possible.

Descente sur Périche, où je vais me poser étant épuisé.
La tea house, le joli salon, il aime bien le rose dans les chambres, la salle de bain et Lucky le jeune chien rigolo de la maison....

Magnifique forêt de rhododindrons.

Toujours ce difficile travail de la part des sherpas, ça me tord le ventre. 
La route est plate et permet de dérouler le pas et d’accélérer le rhytme et en plus c’est magnifique... 

Il est 13h45 et le premier objectif est atteint, je suis à Namché bazar et comme les prix sont redevenus corrects, je m’octroie un petit plaisir, un hamburger, frites, 1 h de pause et c’est reparti...

Au revoir Namché Bazar, incroyable village perché à 3900m dédié à l’expédition. 

Et ça descend pendant 2 bonnes heures.

Cette Dame est très âgée et elle va entamer une grosse montée ...
On voit bientôt au Népal. 

Il est 17 h, le temps pour moi de trouver la téa house et c’est en arrivant à Phakding que je m’arrête après 10h30 de marche. J’ai du faire l’équivalent de 4 jours de marche aller, en 1 jour.

La tea house et ma chambre 

Un bon dal bhat qui n’est plus qu’à 4 euros et je file au lit, exténué.

LUNDI 06 NOVEMBRE :

Petit déjeuner avalé, il est 6h45 quand je me mets en chemin.

 La force de la nature 
Ce géant est creux à l’intérieur mais toujours aussi vigoureux. 
Malgré l’automne, il y a encore beaucoup de fleurs 

Partout il y a des bancs, pour que les sherpas puissent poser leurs chargements et se reposer.

Voilà il est 17 h, encore une grosse journée d’effectuée, j’arrive à Kharkola où il y a un beau monastère et me pose enfin...

La guesthouse, ma chambre, et l’adorable bébé tout souriant de la famille.

MARDI 07 NOVEMBRE :

Il est 6H30 quand je me mets en marche, et ça commence par une grosse descente.

J’adore ces cases en bois perchées à 2000m ça me rappelle la réunion et ses cirques.

Ce matin j’ai fait la connaissance de Julien, un Français qui marche avec Tatiana, une brésilienne, Louana une Allemande, André un Espagnol et Anton un Allemand. Ils forment une joyeuse bande, je me joins à eux pour le dernier jour de marche.

Nous finissons la dernière grosse monté de ces 12 jours, après le déjeuner ce ne sera que de la descente jusqu’à Sallery. 

Pause déjeuner et bon repas. Julien est ingénieur chez Airbus mais le voyage l’appelle, je pense que dans peu de temps il va s’élancer à son tour dans cette fabuleuse aventure d’un tour du monde... Tatian, Louana et Anton sont déjà en voyage au long cours...

Graine de championne, goal...
Hay hay hay les premiers contacts avec le monde mécanisé et motorisé, ça se termine doucement le calme de hymalayas 
Nous progressons à travers une magnifique forêt, d'immenses sapins
Alors que le soleil descend tout doucement, nous nous rapprochons rapidement de Sallery.  

Dans une guest house où nous allons passer la nuit, nous avons même trouvé un 4×4 qui nous ramènera demain à Katmandou, fin de ce fabuleux voyage au pays des immenses montagnes, au pays des gens adorables et beaux, au pays du silence et de la spiritualité, merci infiniment belle Hymalaya, merci au toit du monde pour ce spectacle et ces émotions, merci mère nature pour ce que tu as créé, merci la vie pour cette inestimable cadeau...

La cuisine Népalaise est un vrai musée, on y cuisine au feu de bois, tout est noirci par la fumée. 
C’est la Mamie qui s’occupe du bébé. La famille est composée de toutes les générations, comme en France, il y a bien longtemps...
Miracle de la vie, les enfants ...ces petits bouddha.... 

MERCREDI 08 NOVEMBRE :

4 h du matin, juste le temps d’avaler un milk tea et nous avons 25 mn de marche dans la nuit pour rejoindre le 4×4. Celui-ci n’est pas complet, on va attendre une bonne heure avant de décoller, comme à l’aller, nous sommes 10 dans un véhicule pouvant contenir 8 personnes, l’enfer commence...

Première pause breakfeast dans ce village, les samoussas sont délicieuses, on voit le flot de 4×4 qui redescend sur katmandou. 
Les fameux camions Tata joliment décorés 
Et puis 20 mn plus tard, ça sent très fort les plaquettes de freins et notre chauffeur décide de faire contrôler tout ca. 

Vaut mieux vu l’état des routes..

Comme nous perdons de l’altitude, les essences d’arbre changent, ils sont grandioses. 

Pause déjeuner devinez quoi ? Un délicieux dal bhat.

Il est 18h et le voyage touche à sa fin, 12h infernales, secoués dans tous les sens, compressés comme des sardines, sans pouvoir bouger, sur des routes très souvent complètement défoncées, à passer des rivieres à gué, dans un trafic incessant.

Le chauffeur nous dépose à la station de bus, il nous faut prendre un taxi, le retour est violent et brutal, la circulation est dense et anarchique, le bruit, la pollution inimaginables, welcome to Katmandou.

Je marche rapidement pour retrouver ma guesthouse, mais surtout Téo mon vélo pour m’assurer qu'il est bien là après 2 semaines, j’ai eu des petites craintes durant le treck. Téo est là, il va bien, de la poussière recouvre la selle, je suis heureux. Maintenant place à la douche après 2 semaines sans. C’est un pur moment de bonheur même si elle n’est pas très chaude, et pas hyper puissante, voilà la fin de cette incroyable aventure dans les hymalayas. ...

JEUDI 09 NOVEMBRE :

Ce matin, c’est ambassade de l’Inde afin de demander mon visa, il y a pas de démarche à faire ou plutôt de document à fournir et à ma grande surprise en 1h30 c’est bouclé. Ca m’a tout de même couté la modique somme de 11800 rp, soit 96 euros quand même.

A l’ambassade, je rencontre Joris, un Francais en tour du monde depuis 2ans et demi, il est beau, hyper sympa, doux, postier dans la region de Grenoble, il a une petite experience du voyage à vélo et surtout, il a réalisé un des mes vieux rêves, traverser l’Atlantique en bateau. Il m’a donné plein de combines et de sites internets pour pouvoir embarquer. On fait le chemin du retour ensemble, il loge à côté de la guesthouse. Il voyage avec son skate et donne des cours aux enfants Népalais, une belle âme..

Donc le 15 novembre j’apporte mon passeport à l’ambassade et le recuperai le lendemain. Maintenant place à la rédaction du blog un énorme travail m’attend, je vais y passer une semaine entière.

La jolie Osmita aux fourneaux, Kiran cuisinier et peintre, Sitaram le receptioniste de la zen bed and breakfeast, tous adorables. 

J’adore l’ambiance des guesthouses, ça va, ça vient, des ben du monde entier, plein d’histoires à raconter, et de bons plans à donner, c’est riche, mais c’est difficile de s’y concentrer pour bosser.

DIMANCHE 12 NOVEMBRE :

je n’en peux plus de passer mes journées sur le blog, alors aujourdhui repos. Nous allons avec Mady et Clément à Bhaktapur, ancienne capitale du Népal, on nous l’a de nombreuses fois recommandée. Allons voir à quoi ça ressemble, 1 h de bus est nécessaire pour s’y rendre, direction la gare routière.

C’est un beau fouilli, mais on trouve notre bus. 

Dans le bus, nous faisons la conaissance d’un couple de Français, ils vivent à la Reunion depuis 10 ans et sont en voyage 6 mois avec leurs 2 filles, dont la plus jeune n’a que 4 ans

Et voici Bhaktapur

La ville a été fortement endommagée durant le dernier tremblement de terre en 2015

La ville est en chantier un peu partout. C’est très joli, ces briques roses, beaucoup de travail de sculpture aux encadrement de portes, de volets.

Il y a dans cette ville multitude de temples, de pagodes, de stupa et il y règne une belle vibration. 
Quel travail de sculpture

Puis nous arrivons sur la place Durbar et c’est complètement incroyable, c’est fou qu'elle ait résisté au tremblement de terre.

Et puis ravissante place de la poterie. 

Les animaux sont aussi détendus que les habitants de cette cité

Étrange toile d’araignée...

Comme un nuage... 

Voilà comment se déroule la paisible vie dans cette citée de Bhaktapur...

Envie de prolonger votre lecture ?

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Publié le 14 novembre 2017

Il est 19h30 quand nous atterrissons au Népal, il fait nuit mais il y a des milliers de guirlandes illuminées accrochées aux maisons, c'est magnifique. On se croirait à Noël. En arrivant en Népal, je rentre dans mon 19 ieme pays. Formalité de visas, de douane, il y a beaucoup de monde. C’est la pleine saison, il me faudra une heure pour sortir de l’aéroport. Mais ce n’est pas terminé pour autant, il me faut remonter Téo... je suis sur le parking, avec ma frontale et j’ai une bonne dizaine de Népalais qui scrutent attentivement l’opération qui me prendra 2 bonnes heures.. Je suis à 7 km de la guesthouse et je m’engage dans le noir sur la route. Première surprise, la conduite est à gauche, des chiens aboient sur mon passage, et les rues sont désertes, il est 23h45. Je roule une bonne demi heure et j’arrive dans le quartier de Thamel. C’est le quartier touristique de Katmandou, là où sont regroupées toutes les guesthouses, les bars, les restaurants, les boutiques de toutes sortes mais surtout de trekking. Et là c’est une autre histoire, plein de monde dans les rues, plein de touristes, ça fait bizarre, je n’étais plus habitué ayant traversé des régions dénuées de touristes. J’ai du mal à trouver la guesthouse, je demande à un Népalais qui m’emmène dans une ruelle étroite et sombre, il faut se faufiler à travers des motos en stationnement et des chiens. Et on arrive devant la guesthouse zen bed and breakfeast. Les rideaux d’allu sont descendus, la porte est fermée, on m’indique de frapper à la porte, qui finit par s’ouvrir, l’endroit est un peu glauque et en fouilli. Je suis accueilli par Sitaram, très gentil et très efféminé, en deux minutes il m'a posé 3 fois la questions si j’étais marié??? Je me demande s’il n’est pas sous l’effet de certaines herbes magiques??? Il faut monter les bagages au 4ème étage, je me couche épuisé. La journée a été une fois de plus bien remplie, 3 pays en 2 jours, 3 cultures tellement différentes, merci infiniment la vie, l’univers pour ces cadeaux inestimables...

DIMANCHE 22 OCTOBRE :

Grasse matinée, il est 7h30 quand j’émerge je ne sais plus où je suis, je range mes sacoches dans l'ordre parce que j’ai tout mélangé à l’aéroport et descends boire un café, l’endroit est nettement plus convivial que la nuit dernière. Il y a tout un tas de voyageur, et Sitaram me dit que je dois changer de chambre et aller dans un dortoir. Je préfère, c’est beaucoup plus convivial que dans une chambre tout seul. Et redescente des bagages, cette fois, je suis au 2ème. Une bonne douche plutôt tiède, c’est un mince filet d’eau qui coule et je m’en vais découvrir les ruelles de Katmandou...

Et je me sens instantanément chez moi.. 

C’est comme si je conaissais ce lieu depuis toujours, j’adore déambuler dans les rues, me perdre à travers le dédale des ruelles, respirer les odeurs d’encens, entendre l’animation des rues, le rire des enfants, le « om mani padme om » est diffusé dans de nombreux endroits, la multitude de temples, de fleurs oranges (œillets d’Inde), la mythique Katmandou s’offre à moi, j’en ai rêvé depuis si longtemps...

Après avoir déjeuner d’un sandwich, ça faisait si longtemps, je pars visiter Swayambunath aussi appelé Monkey Temple. C’est en haut d’une colline et je vais pouvoir avoir une vue d’ensemble de Katmandou. J’adore prendre de la hauteur et avoir une vue d’ensemble de la ville.

Et c est parti pour une ascension d’au moins 200 marches

Des singes jalonnent le parcours.

Il y en a même un qui médite... 

Arrivé en haut, magnifique temple.

Et je découvre la taille et la densité de Katmandou

Puis c’est à travers de petites ruelles, de beaux arbres, de nombreux temples et moulins à prière que la ballade continue...

Remarquable travail sur les boiseries.
C’est divin, il circule une belle énergie 

Et en redescendant en ville, à nouveau un temple.

Voila fin de ma première journée à Katmandou 

LUNDI 23 OCTOBRE :

Hier soir, j’ai rencontré Madi, une Roumaine, qui veut faire le trecking pour le camp de base de l’Everet. Comme moi aussi, nous décidons de le faire ensemble et sans guide. Ce matin, il nous faut donc passer à l’office du tourisme, acheter différents permis pour accéder aux parcs nationnaux. En chemin nous passons par de petites rues, Katmandou style.

Les enfants, ces petits joyaux, ces petits boudha...

Permis en poche, j’ai rendez-vous avec Eva, une Polonaise que j’avais rencontré il y a 2 ans lors d’un vipassana en Égypte. Elle vit à Katmandou maintenant et m’a contacté hier. C’est un plaisir de la retrouver inopinément.

Eva m’invite à déjeuner un plat traditionnel Népalais, le dal bhat qui en plus d’être délicieux est resservi au moins deux fois.

Puis elle m’emmène au centre vipassana, 20 mn en bus de Katmandou. Dans le bus, nous sommes debouts, compressés comme des sardines, je suis obligé m’arc bouter, le plafond n’étant pas haut. Dur dur, les transports pour les Népalais.

Sur la route nous croisons le mariage d’un militaire.

Et nous marchons 30 mn à travers un petit village pour atteindre le centre.

Voici le centre vipassana de Katmandou.

Sa pagode, sa cuisine et sa vue imprenable, le plus beau que j’ai vu, jusqu’à présent. 

Quelques locataires


Magnifique nature... 

En redescendant, nous sommes invités à monter dans un bus de collégiennes.

Dangerosité des routes, plaques d’égouts ouvertes en plein chemin. 

Merci Eva pour cette douce après-midi.

MARDI 24 OCTOBRE :

Journée consacrée au préparatif du treck, lessive, faire le sac, et puis méditation de groupe au centre de Katmandou, c'est tous les jours à 17h30. Madi qui est une méditante vipassana m’a accompagné, ça fait du bien après plus de sept mois sans méditation.

A la guesthouse, nous avons rencontré Raphaël un Français, il fait le même treck que nous et nous avons décidé de partager un 4×4 ensemble, histoire de payer moins cher et d’éviter 12 h de bus. Raphaël est accompagné de Mylena, une Française avec qui il a partagé une coloc en nouvelle Zélande pendant 1 an. Ils étaient 18 dans cette coloc. Et puis il y a Alvaro un Espagnol et collègue de travail de Mylena toujours en Nouvelle-Zélande.

MERCREDI 25 OCTOBRE :

Levé : 4 h30, prendre un taxi à 5 plus les bagages dans une toute petite voiture, qui nous dépose au terminal de bus où nous attend le 4×4. Mauvaise surprise, il y a déjà un couple à l’intérieur, ça veut dire que nous allons faire 9 h dans le 4×4 prévu pour 8 places à 10. Comme le voyage est long et éprouvant, je vais passer la majeure partie du temps à dormir, les paysages sont grandioses mais ce ne sont pas les bonnes conditions pour les apprécier, depuis mes 8 mois sur le vélo, je n’apprécie plus la voiture..

Route défoncée par les nombreux glissements de terrain pendant la mousson, c’est l’enfer!! 

Nous arrivons enfin à Sallery, et nous nous détendons en jouant aux cartes avec 3 Israéliennes. Couché tôt, à partir de demain, début des hostilités.

JEUDI 26 OCTOBRE :

Petit dej avalé, nous nous mettons en route à 7h30.

A la pause déjeuner de 12 h, Mylena qui a le coeur sur la main ne peux s’empêcher de participer en cuisine. Mylena a 30 ans, de brillantes études, elle parle courament Espagnol, Anglais et Allemand. Elle gentille et douce, avenante. C’est un vrai bonheur, de plus elle est prof de yoga depuis peu et méditante vipassana. Après 1 an en Nouvelle-Zélande, elle compte s’installer en Australie, une grande voyageuse.

Les incroyables cuisines népalaises, que nous mijotes-tu Mylena?? 

Le déjeuner terminé, c’est reparti et maintenant ça monte bien.

Je comprends maintenant que le terme chargé comme une mule n’est pas galvaudé, les pauvres bêtes. 

Et maintenant une longue descente s’offre à nous.

Nous croisons énormément de convois de mules. 

Repos bien merité pour ce bel animal.

Et puis pour nous aussi, nous décidons de prendre du repos, ne pas forcer les 1er jours, alors on stoppe dans cette guesthouse.

Petite séance de yoga dirigée par Mylena qui tombe à point nommé après ce 1er jour de rando et permet de détendre tout le corps.

Nous partageons la même chambre et ne trainons pas trop ,nous sommes epuisés.

VENDREDI 27 OCTOBRE :

Lever à 6 h, petit dej composé de porridge, ça tient bien au corps et nous continuons à descendre.

Cette femme dans l’encadrement de la porte travaille sur un métier à tisser. 
Les premiers sherpas, qui comme les mules, sont extrêmement chargés,

Ca fait mal au coeur de les voir monter et descendre ces pentes abruptes.

A la pause déjeuner, Mylena ne peut s’empêcher.... 

Nous déjeunons au pied d’un magnifique monastère.

Avec une vue imprenable. 
Et ça monte et ça descend, mais c'est si beau . 
Ca grimpe sévère. 

Il est 17h45, nous avons eu une grosse journée, nous stoppons.

Sunam la petite fille de la guesthouse en rouge avec sa copine. 

20 h nous sommes couchés.

SAMEDI 28 OCTOBRE :

Petit dej. avalé, on the road again...

La tea house, notre chambre et Humitau, un Japonais avec qui nous avons partagé la soirée.
Ce matin alors que nous avons généralement un ciel bleu, c’est bien couvert. 
Il pleut légèrement mais la température descend. 

Quand nous arrivons sur Luckla, il fait froid, il est 14 h et nous décidons de nous arrêter là pour aujourd’hui, ce n’est pas l’avis d’Alvaro qui décide de continuer.

La piste de l’aéroport de Luckla, une des plus dangereuses au monde. 
Notre chambre, le salon cosis où se réchauffer et la chambre que nous partageons avec Raphael

DIMANCHE 29 OCTOBRE :

Le temps s’est amélioré, nous quittons Luckla en direction de Namché bazar, étape de ce soir qui est à 3440 m d’altitude.

Déjà en pause les filles ? Mais on vient de commencer... 
Ce petit chien avait des yeux bleus incroyables, et toujours ces enfants, ici pas de tablette, quelque noix et on s’amuse. 

Pause déjeuner qui s’impose parce que nous montons depuis ce matin. Mylena a rencontré Clément, un jeune Français de 26 ans, en tour du monde depuis 6 mois, très sympa, de l’énergie à revendre. Il est je pense, hyperactif, il rejoins notre petite troupe qui est composée maintenant de 4 Français et une roumaine qui parle Français. Mais c’est marrant, nous nous exprimons en Anglais.

Marcher en musique est toujours très sympa... 

Et comme toujours l’après-midi, les nuages montent des vallées et le temps se couvre.

Encore un vertigineux pont suspendu. 
Un genre de chevreuil, animal sauvage. 

Et puis après une rude monté, c’est enfin l’arrivée sur Namché bazar, étrange village perché à 3440m d’altitude.

LUNDI 30 OCTOBRE :

Nous allons faire une journée d'acclimatation à Namché bazar. C’est donc une journée de repos et ça tombe bien, car je découvre que je ne peux pas retirer d’argent. Et c’est bien embêtant car, plus nous grimpons et plus les prix grimpent aussi. Moi qui suit habitué à l’autonomie, c’est bien différent sur ce treck, je me sens pris en otage. Et comme le sac que Eva m’a prêté était trop pétit, je n’ai pas pu emmener mon réchaud, mon filtre à eau, etc.... Après les 260 euros d’excédant bagage, je suis en train d’exploser mon budget, avec lequel je devais tenir jusqu'en février.

La tea house, le chaleureux salon, un point carte et notre hôte en pleine récitation de mantra. 

Petit tour dans Namché sous le soleil.

Quelques habitants de Namché..

Premier yack, animal mythique, fantastique, tout droit sorti de la préhistoire, ne pouvant vivre en dessous de 3000m d’altitude. 
Sortie d’école. 
On fait sécher la bouse où l’on peut, ici sur un mur 

Apres le déjeuner, je vais au view point pour voir l’Everest, mais le ciel est bouché.

Voici la statue de Tensing Norgay 1er sherpa ayant gravi l’Everest.

Le 29 mai 1953 sir Edmund Hillary, accompagné de Tensing Norgay, ouvrirent la voie de l’Everest.

Le Népal et Israël ont un point commun, celui d’avoir les 2 points les plus extrêmes de la planète, 8848 m le point le plus haut de la Terre, et moins 430 m pour la Mer Morte en Israël.

En redescendant, je m’arrête dans un bar qui projette un docu sur une expédition qui a gravi le k2 en 2008 et qui a tourné au drame, puisque 8 alpinistes y ont perdu la vie. C’était très émouvant, je prends conscience à ce moment du danger de ces grandes altitudes et comment la moindre faute peut être fatale.

Après le docu en sortant, le ciel est dégagé, je remonte au pas de course au view point et là, grande émotion, j’aperçois pour la première fois, le Mont Everest, le toit du monde, le bout de la terre...

Il est encore loin, mais dans le soleil couchant, c’est le 3ème pic en partant de la gauche 

Magique, émouvant, merci la vie.....

 Ca s’active aux fournaux de la tea house, dal bhat au menu.

MARDI 31 OCTOBRE :

Les amis reprennent le chemin, moi je suis tributaire d’un retrait d’argent et de l’ouverture des atm à partir de 10h, nous allons ensemble au view point.

Le voilà, le sommet à gauche de celui enveloppé de nuages. 

Je laisse les amis, on se dit au revoir car si je n’arrive pas à retirer, je rentre à Katmandou.

10 h, j’arrive à retirer de l’argent et je reprends la route. Je vais aller voir l’Everest, on the road again...

Le chemin est magnifique et plat, c'est un réel plaisir 
Incroyable travail de sculpture sur la pierre 
Des vallées encaissées, des yacks, des couleurs de l’automne, c’est beau.

Il est 17 h, j’arrive à Tengboche à 3867m d’altitude et c’est là que j’ai rendez-vous avec les copains. Les retrouvailles faites, je vais voir le monastère et il y a une cérémonie bouddhiste, on peut y assister.

La cérémonie est magnifique, je suis transporté au Tibet, les longues trompes raisonnent. En France, j’assistais à des enseignements boudhistes, mais les chants, les mantras prennent ici une toute autre dimension... au bout d’une heure, je suis frigorifié car nous sommes à 3860 m d’altitude et je renonce aux 2 autres heures de cérémonie. Je vais marcher un peu aux alentours pour me rechauffer.

Le spectacle est grandiose...

Magie du soir, merci... 

MERCREDI 01 NOVEMBRE :

Ca y est, le mois de novembre frappe à la porte, c'est le mois où le temps bascule en France. Cette nuit j’ai dormi sous la cage d’escalier, c’était pas la plus cosie des chambres mais qu’à cela ne tienne j’ai bien dormi.

Mon clapier à lapin, heu ma chambre, l’adorable staf de la tea house ,et la fine équipe prête à prendre encore de l’altitude...
L’Everest nous appelle, 1ère photo, premier pic à gauche. 
Le pic de droite est l’Ama dablam culminant à 6812 m. 
Nature incroyable, mes nouveaux amis, les yacks ou les nacks pour les femelles. 
La bouse est séchée au soleil, puis stockée pour la flambée du soir. Deci delà, de petits cultures d’altitude. 
Le paysage qui s’offre à nous est magnifique. 
Superbe cascade de pierre blanche. 
Instants de repis avant le dur travail de labeur pour nos amis yacks. 

Alors qu’au loin se profile Dinboche où nous allons faire étape aujourdhui. Il ne nous faut pas monter de plus de 500 m d’altitude par jour et redescendre en raison du mal d’altitude qui va sévir de plus en plus. Ce soir nous dormons à 4600 m d’altitude, demain je vais dépasser ma plus haute altitude qui était sur la Pamir higway au Tadjikistan 4556m.

L’ama dablam guesthouse c’est ici que allons passer la nuit. 

Une fois n’est pas coutume, après le déjeuner, je suis tellement bien au soleil derrière les vitres que je plonge dans les lymbes de Morphée...

La Montagne ça vous gagne... 

Après la sieste, il nous faut grimper un peu puis redescendre, toujours l’occasion d’avoir un autre point de vue et découvrir un magnifique stupa.

L’Ama Dablam dans les nuages

Incroyable végétation poussant à 4600 m, respect.

Raph et Mady. 

Mady est une roumaine de 42 ans, bien établie dans la vie, elle décide de tout quitter à Bucarest pour aller contempler le monde et ses habitants. Tiens tiens quelle drôle d’idée... Tout comme Mylena elle est fraichement prof de yoga, méditante vipassana, et parle courament Anglais, Français et Italien. J’adore son accent quand elle parle Français. Mady est très sympa, encore 3 ans de voyage autour de la planète on se retrouvera vite quelque part, par ci par là, small planète...

Les soirées sont occupées à jouer au carte, en l’occurrence le gin où je suis très nul, mais on rigole bien. Nous rencontrons un couple d’Espagnols très sympa qui viennent des Canaries. Ils ont le projet futur de gagner depuis l’Europe, la Thaïlande.

JEUDI 02 NOVEMBRE :

Notre hôte et son fils trop beau et la traditionnelle photo de départ. 


C est l’heure de la traite pour nos amis, exploités jusqu'au bout. 
On the road Again, toujours plus haut, toi plus beau...
Cabane de berger et pâturages créant de jolis dessins 
Magique nature
Beaucoup de monde ce matin sur le chemin. 
Petite pause recup à Dukla, les lourds sacs des sherpas et la vaisselle qui se fait dehors avec une eau glacée.
Pour nos amis aussi c’est l’heure de la pause bien méritée...
Et c’est reparti.. 

Nous arrivons au mémorial dédié aux alpinistes morts, c’est un endroit à la fois beau et émouvant à 4822 m .

Une stèle concernant une petite fille de 5 ans est déchirante mais les mots employés sont magnifiques, j’ai eu des frissons et beaucoup d’émotions. Sa maman alpiniste a gravi l’Everest et son papa effectué un tour du monde à la voile.

Les sherpas sont exténués.

Petit coup de fatigue Mylena ? 

Il est tôt mais nous arrivons en vu de Lobuche à 4910 m ,whoua demain pour la premiere fois, la barre des 5000 m sera franchie...

L’eau chaude est chauffée à l’aide du soleil. 
Les premiers habitants de Lobuche. 

Nous déjeunons pour ensuite grimper un peu, puis redescendre pour normalement mieux s’acclimater.

Nous grimpons de quelques mètres pour admirer le glacier ou plutôt ce qu'il en reste.
Incroyable nature, si douce et si forte à la fois pour subsister à ces grandes hauteurs.

Puis nous tombons sur un champs de kairns, tous plus beaux les uns que les autres, certains défiants les lois de l’apesanteur.

Ca va Raph tu es bien là ? 

Raph est prof de maths, il plaque tout pour travailler 1 an en Nouvelle-Zélande, dans un hôtel, il fait de la coloc avec Mylena dans une maison avec 18 colocataires venus de differents pays du monde, je trouve cela génial. Amoureux de la montagne et des grands espaces, il se ira, apres le Népal, naviguer sur un voilier en Patagonie.

Taux d’oxygène suivant l’altitude où l’on se trouve. 

Il n’y a plus quasiment que la moitié d’oxygène dans l’air que nous respirons. Depuis le milieu de l’après-midi, j’ai une compression dans le crane, le mal des montagnes est là. Il faut boire beaucoup d’eau et manger beaucoup d ail, notamment avec la soupe garlic, encore une fois l’ail, remède miracle. Mais la bouteille d’eau à 25 rp à Katmandou coûte 350 rp à cette altitude (3eu50). Le papier toilette est lui aussi à 3eu50, le dal bhat à 150 rp à Katmandou en vaut 600 rp (6eu), de quoi calmer nos ardeurs mais nous avons faim. Mais, nous comprenons quand on voit les animaux et les hommes porter ces lourdes charges quotidiennes pourquoi les prix ont atteint ces sommets.

J’ai eu ces compressions au crane jusqu’à minuit, je me suis levé 3 fois pour aller aux toilettes, et comme toutes les nuits depuis un bon moment, de nombreuses fois réveillé et insomnie.

Publié le 10 novembre 2017

4 h de vol plus tard j’atterris à Dubaï, pas besoin de visa pour les ressortissants français pas d’encombre au passage de douane, ma navette part dans 1 h, le temps de changer de l’argent, manger quelques sandwichs et me voilà seul dans la navette qui m’enmène à Dubaï. Le chauffeur est Pakistanais et est adorable, c’est même lui qui me ramènera à l’aéroport demain à 10h30.

La température a sacrément grimpé ainsi que le taux d’humidité, sacré contraste avec les températures Kazack. Maintenant il me faut trouver la tina guesthouse, c’est chose assez facile avec maps me, l’application que j’utilise depuis le début de mon voyage. Une fois la tina backpaker trouvée, elle n'a rien de très officiel, je vais manger un Mac do. Je suis assis près d’un Algérien qui vit là depuis 20 ans et me dit regretter le Dubaï de cette époque, tout à tellement changé en si peu de temps...

Dubaï est très cosmopolite du fait que tous les travailleurs sont étrangers, c’est un voyage en soi que de marcher dans les rues. Il y a des Népalais, des Philippins, des Pakistanais, des Indiens, des Bangladais, et enfin je retrouve des Africains que je n’avais plus vu depuis Istambul, et avant cela Vienne, après black out...

Je vais me coucher car demain, lever très tôt pour profiter au maximun des quelques heures dans cette ville complètement incroyable...

Mon lit près de la porte fenêtre qui donne accès à la terasse ,va et vient toute la nuit... 

Qu'à cela ne tienne, je suis épuisé.

SAMEDI 21 OCTOBRE :

lever 5 h, douche, café, le métro ouvre à 6h, c’est propre, du marbre par endroits, tout est automatisé y compris le métro...

Et oui on attend en file Indienne. 

Et puis voyage à travers un film de science fiction, comme l’a commenté mon amis Denis on est dans le 5ème élément de Besson...

A ma descente de métro, mon ticket ne passe pas, alors je fais comme à Paris, je saute le tourniquet et la une bruyante sonnerie retentit, des lumières clignotes de partout, je ne passe pas inaperçu, et la dame au guichet très mécontente me fait signe de venir...

La police peut vous sanctionner fortement, il y a des cameras partout, je fais profil bas, paye mon dû et espère ne pas avoir de problème en passant les contrôles aéroportuaires. Et maintenant place à l’insolite, la burj kalifa...

La voici, prouesse technique de l’humain...burj khalifa...
510 m, record à battre.

Partout dans la ville des tours poussent comme des champignons, et malgré les chantiers tous est propre, asseptisé. Je ne suis pas fan en général des grandes mégalopoles, mais je suis totalement subjugué, c’est incroyable...

Je pense qu' à ce rythme New York va être bien vite dépassé. ..

Un nom revient sur tous les chantiers : Emaar, ce groupe doit être d’une puissance redoutable!!!  

C’est d’ailleurs elle qui a construit la burj khalifa et le Dubaï mail, le plus grand centre commercial au monde. Il n’y a d ailleurs que cela à Dubaï, des immenses centres commerciaux au milieu des immenses tours.

Les abris de bus sont climatisés

Mais c’est cela aussi Dubaï, un port ou l’on decharge tout un tas de choses.

Allez, je me fais un petit plaisir en attendant la navette.1 er croissant après des mois...

Ma navette est là et mon sympathique chauffeur Pakistanais aussi, direction l’aéroport de sharjah.

Il est 14h40, fin de l’escale expresse aux Emirats Arabes Unis, ce fut plutôt sympa and now direction Katmandou, rendez vous dans 4h au Népal.

Publié le 17 octobre 2017

Et voilà, j’entre dans mon 17eme pays et je ne me risque pas à faire une photo, c'est plein de militaires et Yan, un cyclo Allemand, s’est fait racketter des sous pour pouvoir passer avant-hier.

Nous sommes accueillis par de magnifiques couleurs automnales dans les arbres.
Merci mère nature. 

Et puis nous devons faire face à un vent assez fort de face et assez frais et aux conducteurs inconscients qui te frôlent à une allure de dingue. Je ne compterai pas les fois où j’ai levé le poing en râlant !!!!!

Antoine pique une crise à cause du vent et des longues lignes droites. C'est la deuxième fois que je le vois s’énerver comme cela. La première, c’était sur le Pamir à cause de son réchaud à essence qui ne marchait plus. Il m’a bien fait rire, désolé Toine.

Moment de sollitude pour Toine après sa crise... 
Remarquable travail pour les arrêts de bus avec pour le dernier des tasses de café incrustées. 

Comme nous avons perdu du temps avec le passage de la frontière, une fois n’est pas coutume, nous roulons jusqu’au dernier moment, avant que l’on n’y voit plus rien.

LUNDI 16 OCTOBRE :

6h30, Branle le bas de combat, une grosse journée nous attend. Il nous faut effectuer 158 km pour être à Almaty, c’est une grosse journée qui s’annonce, surtout si le vent de face s’en mêle.

Coucou Toine, bien dormi ?  

Lever de jour sur la plaine Kazakhe.

C est toujours un bonheur d’assister au lever du jour, comme à son coucher. 

7h45 on the road again...

The tree or life....D’immenses fermes, perdues au milieu de la steppe.

Et puis une belle rencontre..

Salut les amis, c’est bien par là, la route pour Almaty? Belle journée à vous... 
C’est une belle route qui s’étale devant nous, je choisis mes moments pour les photos, car elle est hyper fréquentée. 

Traversée de rares villages.

Une courte pause déjeuner et c’est réparti.

Le temps se couvre mais nous nous rapprochons.

Toujours ces tuyaux de gaz et pour accéder au champ on le fait passer en hauteur, made in soviétique. 

Et puis Antoine a eu une drôle de mésaventure : alors qu'un conducteur lui fait une queue de poisson et qu'Antoine lui râle quelque peu dessus, celui-ci lui jette des pierres, qui fort heureusement ne l’ont pas atteint. D’habitude, ce sont les enfants qui jettent des pierres, espérons que ce ne soit pas un trait de caractère Kazakhe ???

Circulation tonitruante dans la banlieue d’Almaty, ils roulent vraiment dangereusement. Et bien Toine une envie pressante?
En plein centre d’Almaty ce lac asséché, avec sa plage, c’est surprenant.

Il est 18h30, mission accomplie, 158 km effectués, nous sommes épuisés. Pour la deuxième fois en 2 mois, je suis dans Almaty (la première étant pendant une escale). Mais la journée n’est pas finie, il faut tout monter au 3eme étage, y compris les vélos, payer d’avance. Ce n'est pas une guesthouse de cyclo-voyageurs, donc autre ambiance, locaux et russe. Douche et même pas de bière, nous filons au kfc et à 23 h, extension des feux, exténués.

MARDI 17 OCTOBRE :

Rédaction du blog : bon ça va, il n’y a pas grand chose à alimenter, petite ballade dans Almaty pour trouver un carton pour Téo. Il y a plein de beaux parcs et de grand arbres avec de belles couleurs.

Une imposante sculpture dégage quelque chose de très puissant, c’est intriguant..

J’en ai vu des similaires en Pologne, on ressent la force, la puissance, c'est vraiment impressionnant. 

Avant dernier apéro.

Petit clin d’œil au vélo avec ses abats jours. 

Et puis moi qui ai tant décrié Mac Donald, j’avoue m’être régalé, le dernier était à Batoumi en Géorgie, ça fait 4 mois.

Heureusement qu'il y a les images, parce que c’est bien compliqué le cyrillique. 

MERCREDI 18 OCTOBRE :

Levé du jour dans le salon de la guesthouse.

Et puis la mission c’est de trouver un carton à vélo pour le transport en avion, l’occasion d’une ballade en ville.

Vous remarquerez comment s’écrit Tom Cruise.

Mission accomplie, les cartons sont trouvés.

Tout va rentrer Toine? 

Bon be voila, il est 19h, on va se boire une dernière bière, se manger une délicieuse pizza et à 23 h le taxi est là, fin de ces superbes deux mois en compagnie d’Antoine. Ça a été génial, je suis vraimment heureux de l’avoir rencontré, super super gars. La prochaine fois qu’on se verra, ce sera chez nous, les Landes et le Pays Basque... Bon voyage mon poto et merci pour tout...

JEUDI 19 OCTOBRE :

Petite ballade dans les rues d’Almaty.

La mosquée. 

Et encore un magnifique parc.

Et puis un petit saut au bazar.

Et il est temps d’aller réserver une chambre pour Dubaï demain, et une autre pour Katmandou samedi. Préparer les affaires, etc, etc...

Et quand elle parle en Russe c’est adorable, comme tous les pays traversés, les enfants sont des rayons de soleil, le seul hic, c’est qu'elle passe ses journées devant la télé. L'avantage, c'est que c’est en Anglais...

L’entrée de l’hôtel, le salon et mon lit, une cage lapin coincée entre 2 planches, avec un fin matelas et cette adorable petite.

VENDREDI 20 OCTOBRE :

C’est le grand jour, lever très tôt, avaler un café, douche et préparation de Téo pour arrimer le carton. L’aéroport n’est qu'à 15 km de plus, je le connais, j’y ai fait une escale de 18 h en provenance de Téhéran.

Et voilà 15 km plus tard, c’est parti pour 2 h de démontage car le carton est plus petit et essayer de caser les 40 kg de bagages dans le carton.

Mission accomplie. 

Petit souci à l’enregistrement, je suis en surplus de 30 kg de bagages... Cela me coute 260 eu, ça me double le prix du billet, je n ai pas le choix!!!!

16h40 décollage, après 4h40 de vol retraverser l’Iran, c’est l’atterrissage à Dubaï...

Publié le 29 septembre 2017

Dimanche 24 septembre :

Il est 7h30, la frontière Kirghis est déserte, les formalités se font sans soucis et rapidement. C’est le premier pays depuis bien longtemps où il n’y a pas de visa requis, enfin une petite économie. Voilà, je rentre dans mon 16ème pays, 200m après la frontière je me retourne et je fais une photo du poste frontière. Il n’en faut pas moins pour me faire siffler par le militaire qui me fait signe de reveni, il me prend l’appareil pour effacer la photo.

Sur la route, Antoine m’a laissé un petit mot avec des cailloux. Et petit poucet me dit qu'il m'attend à Sary Tach, la prochaine ville à une vingtaine de km.

Au revoir les belles montagnes du Pamir. 
Sary Tach 

Je retrouve mon ami Antoine qui a pu acheter ses cigarettes. Nous nous délectons de la douceur, nous sommes bien redescendu en altitude et nous respirons mieux. Nous sommes contents de ce que nous avons effectué et il y a un peu plus de choix pour le ravitaillement. Le repos est de courte durée, nous avons deux passes importantes à franchir à 3550m et 3615m, ensuite une longue descente nous attend.

Ca y est les difficultés de la journée sont passées, maintenant c’est une énorme descente qui nous attend. 

30 mn de descente folle à doubler les camions de charbon remplis à ras bord, que c’est grisant..

puis c’est la pause dej sous un vent violent. 
Maisons Kirghiz style, j'adore toutes ces roulottes. 
C’est magnifique, de belles couleurs malgré la grisaille, des chevaux  partout, nous avons l’impression d’être au Colorado.
amazing 

Le bivouac est posé dans un endroit divin

Et nous avons acheté des bières pour fêter les 6000 km de l’ami Antoine.
et puis Antoine s’improvise en berger pour aider ce petit veau, bon il y a encore du boulot, il ne bouge pas d’un poil. 

LUNDI 25 SEPTEMBRE :

Ce matin nous sommes plein d’entrain, nous allons essayer de rallier Osh, la deuxième plus grande vile du Kirghistan à 144 km, mais nous avons pour cela une dernière passe à 2389 m, avant et après cette passe ça descend. Whouu.

De très beaux cimetières Kirghiz.
Faut être bourré pour aller dans ces toilettes.
Période pré-électorale pour les présidentielles au Kirghistan.
Dernière passe whouuuuu. 

Nous déjeunons en haut de la passe, il n’y a personne, c’est tranquille. Et là, s’arrête devant nous, une énorme limousine et 5 4×4 noirs identiques. Un couple de mariés descend de la limousine, des gens bien habillés des 4×4 et un accordéoniste joue. Et nous sommes invités à danser avec eux, tout pouilleux que nous sommes, pas lavés depuis 8 jours. La scène est complètement insolite, un drone filme la scène, welcome to Kirghistan.

Puis nous entamons une longue descente de 50 km, direction Osh, direction la civilisation, la douche, les bons repas, internet, le grand luxe quoi.

Il est 17 h, nous avons roulé à 28 km malgré le vent de face. Nous avons appliqué la technique des cyclistes, l’un devant l’autre et à se passer le relai, car celui qui est devant fait tout le gros de l’effort. Quand tu es derrière, tu ne pédales quasiment pas.

Quel bonheur, nous sommes à la guesthouse. Pour 5 dollars, nous plantons la tente dans le jardin, douche chaude avec de la pression, bière, pizza, plein de cyclo-voyageurs et notamment beaucoup de Français. Je retrouve Daniel, un Allemand que j’avais rencontré la première fois à Istambul, je l’avais revu à Trabzon puis à Tbilissi, quel plaisir. De plus, il me donne des nouvelles des autres amis. La famille des cyclo-voyageurs est une grande famille, tout le monde se connaît ou a entendu parler de toi par untel ou untel. Que de beaux moments passés et bonne crise de rigolade.

Raf fait joujou avec son super drone, ça promet des images incroyables sur la Pamir.

JEUDI 28 SEPTEMBRE :

Record battu : 3 jours et demi de boulot sur le blog, près de 1500 photos sur 15 jours de Pamir, quel boulot, mais voilà, je suis à jour.

Allez un petit tour au bazar de Osh, il y a paraît-il, une fonderie.

C’est beau à voir, mais quel travail de titan, bravo messieurs. 

Et pour la 3ème fois après Istambul, Téhéran, je vais chez le coiffeur et le barbier.

Shampoing à la mode Kirghize. 

Toujours un moment émouvant, le départ de cyclo-voyageurs. Nicolas, Raphaël, deux Français trop marrants et Tim l’Australien, s’élancent pour la Pamir. Le temps va se dégrader à partir de demain et ce, pour une semaine, ça va être corsé la Pamir. On leur souhaite un incroyable voyage, bonne route les gars. On se retrouvera quelque part sur notre si belle planète.....

Antoine toujours dans la finesse.... 

SAMEDI 30 SEPTEMBRE :

Nous avions prévu de repartir ce matin, comme il a plu toute la journée hier, il faut faire sécher les tentes. Et nous envahissons le coin déjeuner.

L’entrée de la guesthouse et l’incroyable véhicule d’un couple d’Allemands.

Sahiba, à gauche et notre gentille serveuse Tes. 

Et puis à 12 h, alors que nous sommes prêts, nous sommes tellement bien dans ce lieu que nous décidons de reporter le départ à demain. J’en profite pour visiter Osh et grimper sur la montagne sacrée, le Sulaiman too.

Que j’aime avoir des vues d’ensemble, on se rend toujours plus compte de ce que représente la ville. 

Les rues bordées de beaux arbres, le soleil revient, et petit restaurant traditionnel.

Et comme partout sur notre planete ronde, on joue au ballon... 

Ce soir, soirée franco-allemande, tout le monde a mis la main à la pâte, sauf moi qui me balladait, pour mijoter un délicieux petit plat et un crumble magnifique, merci les amis.

C’est pas des demi-portions quand les cyclos passent à table... bon appétit bien sur.

DIMANCHE 01 OCTOBRE :

Allez, cette fois pas de faux départ, 10 bons jours nous attendent avant d’arriver dans la capitale Bichkek et pas moins de 3 cols à plus de 3000 m, ça va encore envoyer du lourd et je suis content car Daniel que j’ai rencontré à Istambul, mais avec qui je n’ai jamais pédalé, prend la route avec nous.

Le soleil est revenu et nous profitons des derniers moments avec les copains... 
Et puis c’est le moment des aux revoirs et du départ " on the road again" 
Incroyable insecte qui se fond dans la végétation, les cimetières sont très beaux et puis après 62 km nous décidons de nous poser.
Pas toujours facile de se frayer un chemin à travers les animaux et les chemins inondés, mais ca y est le bivouac est posé. 

Cadeau de début de soirée de mère nature, merci mille fois...

LUNDI 02 OCTOBRE :

Petit dej, séchage des tentes très humides et c’est réparti.

Ravitaillement en eau, poussière sur la route, ça négocie sévère la paille et toujours ces sollicitations des enfants... 

La jolie campagne Kirghize.

Le Kirghistan est le pays du cheval, il y en a partout, c’est un pays qui aurait plus à mon pépé  ❤

La pause déjeuner où nous nous faisons offrir des bières.

Et c’est reparti...

De nombreux monuments au style soviétique. 

Et puis j’ai fait ma deuxième chute en 10000 km, de profondes ornières ont accroché ma sacoche avant, le guidon a tourné et je suis tombé sur les mains. Heureusement sans gravité, même pas d’écorchure, juste la lampe avant qui s’est cassée.

Nous bivouaquons près d’un magnifique lac qui nous fait penser à l Écosse.

Shiraz l’adorable petit berger nous apporte du pain. 

Et puis la magie opère...

MARDI 03 OCTOBRE :

Le ciel est bien gris ce matin, il a plu cette nuit. 
Et toujours ces très beaux cimetières

Lors d’une petite pause, alors qu'il bruine, on se fait inviter à une cérémonie d’avant mariage. La famille est Ouzbek mais vit au Kirghistan et puis très vite la vodka est sortie et ce ne sont pas moins de 2 bouteilles qui sont descendues.

Après 2 heures de bonne rigolade et revigoré par la vodka, nous repartons le coeur joyeux et plein d’entrain....😜

Les cadeaux s’entassent, merci à Roushan, Mourajan pour ce magnifique moment de partage,  hic.
Toujours ces incroyables monuments soviétiques. Petit problème mécanique pour Daniel.

Le soleil est revenu et nous progressons joyeusement.

L’heure du bivouac approchant, Daniel ravitaille en boissons, comme tout bon Allemand qui se respecte, le plein de bière est effectué.

Ca ira Daniel? 
Ca promène son troupeau de dindes et ça rentre de l’école. 

Et c’est en haut d’une colline que nous trouvons le bivouac.

On a même droit à un petit tour de cheval à cru.

Et à de la pastèque. 

MERCREDI 04 OCTOBRE :

Ciel gris, un peu de pluie dans la nuit, petit dej avec pastèque et on the road again...

Ciel incroyable, c’est une houle de nuage. 
C’est bon le yaourt, moi aussi j’en veux,meheeeeee. 

Le temps se raffraichi sacrément et puis on prend de l’altitude. Mais que c'est beau.

Et il fait très froid du fait d’un vent violent et de face.

Alors la pause dej se fait au chaud.

Malheureusement c’est le dépotoir derrière le "restaurant" comme partout sur les routes au kirghistan.

Ha conscience puisses-tu vite survenir.......

Et ces cochonneries de camions qui klaxonnent à tout va !!!👎

Et puis nous rencontrons Allison et Simon, un couple de cyclo-voyageurs Normand en route depuis 10 mois, partis de Nouvelle-Zélande, belle rencontre.

J’adore ces petites échoppes très colorées. 
Magnifique mais pas facile de trouver un spot pour le bivouac, le vent est violent et glacial et une petite bruine tombe.
On finit par trouver un spot, et la nuit tombe très vite. 

JEUDI 05 OCTOBRE :

Nous longeons cette magnifique rivière, ça monte et descend, c’est les montagnes russes, mais nous prenons de l’altitude. 

Petit meeting entre ménates.

Ca me rappelle la Serbie le long du Danube, à la frontière Roumaine, et puis ça me rappelle aussi le Vietnam.

Petite pause déjeuner à Kara kul, où Lénine trône. 

Il faut des forces : une passe à 2300m nous attend pour atteindre le lac de Toktogul.

Et puis, c’est une belle descente vers le lac.

On plante le camp là les gars?? maudits déchets, vite que les consciences évoluent !!! 

Ce soir nous avons une invité, cette mignonne petite chienne est affamée.

VENDREDI 06 OCTOBRE :

Encore un aspect négatif, l’extrême pollution de ces vieux camions qui viennent d’Europe, notamment d’Allemagne. 

On voit des remorques Allemandes, Espagnoles, Italiennes et des fois Françaises. Tout est extrêmement vétuste, ça polue, ça fait du bruit et ça brûle le long de la route. L’axe que nous empruntons est extrêmement fréquenté puisqu’il relie Son à la capitale Bichkek.

Incroyable, merci mère nature.... 

Nous logeons et contournons le lac pour atteindre la ville de Toktogul qui n’est qu'à 15 km du dernier bivouac. Mais en contournant le lac, il nous faut effectuer 70 km.

On déjeune dans le petit village de Karajigan, c’est la sortie des classes, nous sommes assaillis de petits écoliers, on a fait plein de selfis..

Un peu surprenant de voir un canon dans la cour d’une école !!! 
Longue longue route.... 
Et toujours le laborieux travail des hommes et de la terre. 
Enfin arrivé àToktogul, le bivouac installé c’est l’heure de l’apéro qui est quotidien depuis que nous pédalons avec Daniel.

SAMEDI 07 OCTOBRE :

Ce matin je fais mon petit caca nerveux, je suis prêt à 8h. Les garcons ne sont pas prêts et je decide de décoller en me disant que je les attendrai en route. Parce que c’est une grosse journée qui nous attend, on va grimper à 3200 m, ça promet...

La vision au petit matin du cycliste de Daniel est trop marrante on dirait une culotte de ... 
Tout plein de vendeurs de miel le long de la route, c’est trop mignon

Et puis ces vieilles roulottes, j’adore.

Et puis grande première : des pubs contre la pollution, malheureusement ce sont les seuls que je verrai.

Allez soyons positif et saluons cette initiative. 
La lada peut se décliner en chasse neige. 

Et puis le temps se dégrade, il se met a pleuvoir et à neiger je suis à 2351 m d’altitude. Il est 15h30 je plante le bivouac en me disant qu’Antoine et Daniel me rejoindront.

Même des toilettes.

Antoine et Daniel ne me rejoindront pas ce soir, pris sous la neige, ils ont ouvert une roulotte et dormi dedans à moins d’un km de moi. Ce soir, ils me manquent...

Des milliers de corbeaux Freux  volent dans le ciel. 

Il fait moins 2 degrés je suis bien au chaud dans mon duvet.

DIMANCHE 08 OCTOBRE :

 Le jour se lève sous un beau ciel bleu j’attends 9h30 toujours pas d’Antoine et Daniel, je décide de les attendre en haut du col.

12 h enfin je les retrouve, trop content, et on attaque la grosse partie de la passe, je suis obligé de pousser le vélo.

Et enfin la passe est en vue, ce fut difficile avec un bon vent de face. 3155 m et une de plus.

C’est fou en si peu de temps, nous avons totalement changé de paysage.

La team plus heureuse que jamais. 

Et nous entamons une longue descente bien grisante.

25 mn de descente pour finalement arriver à Maha, un micro village perdu au milieu de nulle part, incroyable.

Foutus camions !!!!

Nous déjeunons dans un restau assez kitsch.

Admirable lustre 

Et toujours ces immenses monuments au milieu de nulle part.

Nous reprenons la route en essayant de descendre le plus possible en altitude, le ciel étant dégagé, la nuit s’annonce froide.

C’est magnifique, nous plannons littéralement, de plus ça descend, que du bonheur...

Il y a plein de traces circulaires au sol marquant l’emplacement de yourtes, mais les bergers sont resdecendus avec les animaux, l’hiver arrivant à grands pas en Asie centrale.

Le bivouac est posé dans un cadre exceptionnel, on se croit en Alaska. 
En moins de 2mn quand le soleil se couche on perd 6 degrés, on est à près de 2500m d’altitude la nuit promet d’être glaciale.

Il fait moins deux degrés au repas du soir, on ne traîne pas pour s’emmitoufler dans nos duvets après cette journée incroyable.

LUNDI 09 OCTOBRE :

Moins 6 degrés dans la tente au lever du jour et moins 8 au petit dej, ça pique sérieux ce matin. Le corps, ça va on est bien équipés, le problème c’est les mains, on ne peut pas porter les gants pour préparer le breakfast.

C’est madame la lune qui nous souhaite le bonjour, un peu glacial. 
Des cristaux de glace se forment instantanément quand on verse de l’eau dans les gobelets.

Le café refroidît très rapidement, on ne peux s’empêcher de penser à Mike Horn qui a traversé l’Antartique en solo sur plus de 40000km. Bravo Mike, je mesure pleinement la difficulté de ton expédition.

 C’est magique... 

On a même droit à un petit concert. Bravo Daniel pour ta prestation malgré le froid aux mains.

Nous allons mettre près de 3 h à décoller ce matin et une derniere passe à 3500 m nous attend.

On the road again.... 
Et toujours ces magnifiques roulottes.
Des villages perdus et un cycliste Taïwanais en solo.

Et puis, nous entamons la montée pour la dernière passe avant Bichkek à 3500 m d’altitude, ça s’annonce costaud.

Derniere roulotte de marchand de fromage. 

Et là, ça ne rigole plus, hay gay gay...

Au revoir, montagnes que nous avons longées.

Magnifique rencontre.

Avec une buse de Chine, merci à Marc et Esteban 2 cyclovoyageurs rencontrés à Osh et qui sont ornithologues de m’avoir renseigné 
Je suis obligé de pousser Téo mon fidèle distrier, trop dur, trop chargé, mais que c’est beau.
Et enfin la passe, 3500 m, la dernière avant longtemps, mais la difficulté n’est pas pour autant terminée...

Un tunnel de 3 km non ventillé nous attend, les camions passent à tour de rôle d’un sens à l’autre et vu la pollution qu’ils dégagent, ça peut être dangereux. Antoine décide de traverser le tunnel dans le camion d’un couple de Suisse qu’il a rencontré en nous attendant. Il en profite pour rider le skate du Suisse.

On s’engage avec Daniel pas rassurés du tout et on veille l’un sur l’autre en cas de malaise. Le tunnel est éclairé, c’est deja ça, mais il y a une fumée suffoquante, ça pique les yeux, on file le plus vite possible. Le Suisse nous suit, empêchant les camions de nous doubler en nous frôlant, quelle bonne idée. Et c’est la délivrance. La passe est franchie et le tunnel aussi. J’ai mal à la tête et les yeux me brûlent.

Joie, récupération du velo,et maintenant une interminable descente de 40 km nous attend, hihaaa. 

Petite pause à deguster des pirousky.

Et puis épuisés par cette incroyable journée nous posons le bivouac, il n’y a pas trop le choix nous sommes dans un canyon. 

Et il nous a fallu traverser un cours à gué dans une eau gelée. Après les mains gelées ce matin, ce sont maintenant les pieds. Il y a du bois, ce soir c’est veillée autour d’un bon feu.

MARDI 10 OCTOBRE :

Petit dej, et pas envie de mettre les pieds dans l’eau glacée, alors nous prenons 30 mn pour construire une digue, tu parles d’aventuriers.

Et on continue la descente. Civilisation, internet, pizza, Bichkek on arrive...

Les couleurs de l’automne à travers la campagne kirghize. 
Daniel apprend qu’il a obtenu le visa Chinois, congratulation my friend. 

Puis on récupère la grosse artère et c'est insuportable. Pendant 40 km, conducteurs qui te frôlent, pollution et nuisances sonores, bon retour à la civilisation, nous arrivons enfin à Bichkek et à la friend guesthouse. Programme de la soirée : immense pizza, bière, douche et internet...

Ca va Toine??? 

MERCREDI 11 OCTOBRE :

Et c’est parti pour une bonne journée de redaction du blog. Le cadre de la guesthouse est très sympa, nous logeons dans une yourte magnifique.

Et toujours des voyageurs de toutes horizons, des auto stoppeurs, des cyclo-voyageurs bien sur, encore une belle ambiance...

Nous retrouvons Tim que j’avais rencontré à Téhéran et revu à Mashad, ainsi que Esteban rencontré à Osh, quel bonheur..

Quelques habitants de la guest.

JEUDI 12 OCTOBRE :

Petit tour au bazar de Bichkek qui très beau et où règne une belle douceur, mais attention aux pickpockets et aux faux policiers qui rackettent.

Superbe diversité de couleurs 

Et puis ce soir nous allons diner au restau avec Daniel, Antoine et Tim, c'est très sympa, musique live et bon repas et puis Tim commande des shoots de vodka. Puis, nous décidons de fêter notre voyage et la fin de la route ensemble.

En jouant au foot bouteille dans la rue, je sens un muscle de la cuisse qui s’est déchiré, mais avec la vodka c’est anesthésié. Nous allons dans un club, le coyote. En 20 mn, nous descendons la bouteille de vodka, une deuxième bouteille est commandée, je vais danser et d’un coup la vodka me monte à la tête. Je suis obligé de sortir et je vomis tout ce que je peux, je suis prostré sur le trottoir en petite chemise, il fait froid mais incapable de bouger. Je ne sais pas combien de temps je vais rester, jusqu'à ce qu’un videur me fasse monter dans un taxi. Je vais payer cinq fois le prix, 500 som, ce qui fait 6 euros, incapable de négocier. Je revomis dans la poubelle de la yourte et me couche toute habillé avec mes chaussures.

Antoine est sorti de la boite vomir, puis a marché, s’est perdu, a dormi sous un arbre et a finalement pris un taxi pour rentrer, trou noir et perte du tel portable.

Daniel, lui devra prendre 3 taxis, qui ne trouvèrent pas l’adresse de la guests, mais il n’a pas vomi.

Quand à Tim, il se réveillera devant la boite au petit jour.

Je suis inquiet car j’ai donné mon ticket de vestiaire du club à Antoine et j’espère qu’il n’a pas pris ma doudoune avec mon tel dedans, incapable qu’il est de se rappeler.

On a beaucoup ri lors de cette soirée, dommage d’avoir fini un peu tôt, car il y avait de très très jolies filles dans le club. Mais quelle célébration de notre aventure.

VENDREDI 13 OCTOBRE :

Comme vous pouvez vous en douter, on a pas eté à cent pour cent...

Le chat pourtant qui ne nous a pas accompagné, a beaucoup dormi également. 

Et puis à 16 h je vais faire de la photo en ville car demain normalement on repart.

Des grands parcs, de magnifiques arbres aux couleurs chatoyantes de l’automne. Le ping pong semble être un sport national. 
Une belle énergie et douceur de vivre. 
Lenine souvent présent au Kirghistan. 

Et puis cette incroyable place.

Elle prendra toute sa dimension de nuit.. 

Et puis j’ai rencontré ces arbres incroyables.

et encore et toujours de somptueux parcs.

Je passe au club et par chance ma doudoune est toujours là avec mon téléphone, ouf.

La nuit tombe sur la capitale et nous allons marcher 2 h pour aller manger au kfc, j’ai fait du forcing pour que l’on marche avec Daniel et Antoine plutôt que prendre un taxi, histoire d’éliminer nos verres de vodka, beurk rien que d’évoquer ces mots, j’ai envie de vomir... plus jamais.. comme chante trou..."hier c’était la dernière"


Nous n’avions jamais vu pareil endroit.

SAMEDI 14 OCTOBRE :

Bon encore pas trop en état de prendre la route, nous reportons à demain le départ. Et c’est judicieux car demain ont lieu les élections présidentielles au Kirghistan et il y a des tensions, ça passe au compte goutte à la frontière du Kazakhstan.

 Olivier ,jayjay et leur lapin voyageur.

Olivier est passionnant sur la route depuis 7 ans, c’est une mine d informations. C’est un couple de Suisso-Coréens, j’espère les revoir au Bangladesh. Bon, ils ont eu un petit accrochage au Kirghistan et s’en sortent bien, c’était un camion qui leur est rentré dedans. Bonne route les amis...

DIMANCHE 15 OCTOBRE :

Allez cette fois nous sommes parés au départ, Olivier un Français fera la route avec nous jusqu’à Almaty. Je vais retirer de l argent et voici ce que je vois en ce beau dimanche d’automne...

Merci l’ami, tu es trop beau 

Après les aux revoirs à Daniel qui va passer 10 jours avec sa soeur venue d’Allemagne et ensuite pédaler en Chine, nous nous élançons, il est 10h...

Une dernière mosquée Kirghiz et c’est la frontière.

Nous avons dû patienter 1 h au poste frontière coté Kirghiz, ils laissaient passer au compte goutte et on the road again... Merci Kirghistan pour cette belle traversée....

Publié le 28 septembre 2017
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Pamir

J’y suis, ça fait 6 mois et 10000 km que je pédale en direction du Pamir, cette route mythique pour tous les cyclo-voyageurs du monde, pour tous les aventuriers, les amoureux de nature pure.
Publié le 9 septembre 2017
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Tadjikistan

15eme pays, je suis heureux, mon premier objectif est atteint.
Publié le 25 août 2017
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Ouzbekistan

Une fois n'est pas coutume et indépendamment de ma volonté, c'est par la voie des airs que je foule le sol du premier pays de la liste des "stan".
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Iran

Et voilà le 13ème pays et pas le moindre pour moi : l'IRAN est mythique, avec tout ce que l'on a pu entendre sur ce pays, je suis heureux de pouvoir enfin le découvrir...
Publié le 14 juillet 2017
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Iran

Et voilà le 13ème pays et pas le moindre pour moi : l'IRAN est mythique, avec tout ce que l'on a pu entendre sur ce pays, je suis heureux de pouvoir enfin le découvrir...
Publié le 13 juillet 2017
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Azerbaijan

Il fait très très chaud, j'ai rencontré en passant la frontiere Franck, un motard Allemand qui file vers la Mongolie.
Publié le 23 juin 2017
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Georgie

11 ième pays et je dois dire que c'est une belle surprise. J'ai cru que je n'allais jamais pouvoir quitter ce pays. Je retrouve des femmes en jupe, en maillot de bain, des sourires, des regards.
Publié le 16 mai 2017
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Turquie

Voilà ça y est, après 2 mois pile de voyage, et 4000 km, je quitte l'Europe, les portes de l'Asie vont bientôt s'entrouvrir...
Publié le 6 mai 2017
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Bulgarie

A ce moment, arrive TIM, un Anglais et chose incroyable, il a commencé son trip le 12 mars le même jour que moi, on a suivi la même voie depuis 2 mois et on se croise seulement maintenant.
Publié le 5 mai 2017
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Roumanie

Je l'attendais depuis un moment, j'avais un peu d'appréhension. Le moins que l'on puisse dire, c'est que ce pays, ne peut laisser indifférent, tant il est contrasté ...
Publié le 18 avril 2017
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Croatie

Allez, c'est vraiment pour rajouter un pays à ma liste, parce que j'y aurais passé juste l'après-midi et je ne peux pas dire que j'ai découvert ce pays.
Publié le 18 avril 2017
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Serbie

Il n'y a rien de plus beau que le sourire....et ce qui est chouette c'est que l'on peut sourire dans toutes les langues...
Publié le 11 avril 2017
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Hongrie

Dimanche 9 avril en milieu d'après-midi, je passe en Hongrie : 3 pays en 3 jours et 3 capitales. C'est complètement dingue, excitant. J'ADORE.
Publié le 11 avril 2017
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Slovaquie

Je suis acceuilli chez Vincent, prof de Français depuis 3 ans à Bratislava. Ce soir, même le vélo va dormir au chaud.
Publié le 7 avril 2017
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Autriche

Et voilà : 3ème pays. Je suis bien reposé après mon stop de 24 h à Passau. C'est réparti "on the road again"
Publié le 3 avril 2017
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Allemagne

Lundi 26 mars, il fait beau et les paysages sont absolument magnifiques. J'ai l'impression de décoller, de ne plus toucher terre.
Publié le 20 mars 2017
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La Suisse

Samedi 18 mars ,13 h30 une étape importante, je quitte la France et je rentre dans le tout premier pays, la Suisse. Je laisse derrière moi mon pays et ma langue.
Publié le 17 mars 2017
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Le Départ et la France

N'ayez jamais peur de la vie, n'ayez jamais peur de l'aventure, faites confiance au hasard, à la chance, à la destinée Partez, allez conquérir d'autres espaces, d autres espérances Henry deMonfreid
Publié le 20 mars 2017
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Publié le 1er mars 2017
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