Circuit en Afrique du Sud, autour de Capetown, puis de Durban à Johannesbourg, en passant par Ste Lucie, Hluhluwe, le parc Kruger, Graskop et Soweto.
Du 22 mars au 4 avril 2018
13 jours
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Voilà la première étape la plus longue. En tout 24 h de voyage réparties entre 3 avions et des transits pas toujours simples. Il faut dire aussi qu'après une bonne dizaine de jours de grippe , on n'était plus dans un mode très actif mais bon on a surmonté l'épreuve . On est parti de Paris avec 3° de température , le vol de nuit emmitouflés dans écharpe et couverture en essayant de dormir un peu . Arrivés à Johannesbourg 16° sous la pluie et là nous avons dû récupérer les bagages qui devaient continuer jusqu'au CAP donc se dépêcher , guidés par des autochtones qui nous ont pris pour des Américains . Enfin dernier vol entre sommeil et éveil et on découvre Capetown sous le soleil 22° . Prise en charge de notre véhicule de location, explications sommaires, et conduite tout à gauche de Christian qui n'a pas réglé les rétroviseurs, ni le siège et qui serre un peu trop à gauche, alors que moi je serre les fesses ....... Enfin après quelques trottoirs et changements de direction on arrive à notre hôtel très charmant . Petit dîner dans un café folklorique comme son patron au coin de la rue. Besoin surtout d'une bonne nuit .......

Le Floréal House avec Table Mountain au fond. 
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Après une bonne nuit de sommeil et un bon petit déjeuner dans ce super hôtel très calme et charmant au pied de la Table Mountain, nous allons visiter quelques lieux . Température d'environ 24 ° au top , belle lumière . On commence par Bo-Kaap qui est le principal quartier malais de la ville du Cap, en Afrique du Sud. Le nom de Bo-Kaap se réfère à sa situation sur les flancs de la montagne de Signal Hill. Ce quartier musulman aux maisons colorées dans des rues en pente est atypique . On se gare facilement le "gardien" surveille le véhicule pour 40 Rand les 2 heures environ 2.80 €. Très pittoresque quartier qui révèle ses couleurs au soleil d'Afrique. Nous prenons un petit repas très simple mais très épicé façon indienne avec rougail et surtout pas d'alcool même pas une bière ici nous sommes dans un quartier musulman.

Ensuite GPS aidant direction Table Mountain qui domine la ville, petite route de montagne , nous abandonnons l'idée du téléphérique où des cars entiers de touristes font la queue plus d'une heure.

Table Mountain 

Décidément la foule ce n'est pas pour nous. Nous allons jusqu'au bout de la route , seuls au monde face à une superbe vue sur Capetown. Deuxième jour, Christian maîtrise mieux sa gauche et apprend à conduire au milieu de la route .

Après nous allons à Signal Hill qui est une colline surplombant la ville du Cap. Haute de 350 mètres, elle est la moins élevée d'un massif comprenant par ailleurs la colline de Lion's Head, le Devil's Peak. Là encore superbe vue sur Le Cap , son port.

Signal Hill 

Au soleil couchant les amoureux étendent des couvertures et pique niquent , nous on avait oublié les couvertures alors on s'est rendu sur le port au Victoria et Albert Waterfront . Belle fin de journée où les montagnes se couvrent de nuages tel une mousse laiteuse. Ces anciens entrepôts ont été rénovés en boutiques de luxe , cafés branchés , restaurants et animation locale . Une belle ambiance règne entre quelques Afrikaners argentés et population noire au service des autres . Quelques animations folkloriques attirent les touristes "friands" de réaliser la photo de l'année .

Au Waterfront de Capetown

Retour à l'hôtel où nous prenons un bon repas typiquement Sud Africain ( soupe de Butternut et sorte de Hachis épicé accompagné de riz ) le tout arrosé d'un bon Chardonnay Sud Africain lui aussi.

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Samedi 24 mars .

Le temps un peu nuageux et frais nous surprend mais après déjeuner nous partons explorer la péninsule du Cap en commençant par la partie Est côté océan Indien , conduite à gauche oblige, si on veut profiter du bon côté de la route .

On s'arrête à Muizenberg plage de sable blanc paradis des surfeurs, lieu caractéristique avec ses cabanons de couleur. Petite promenade sur la plage, occupée par des familles aux couleurs mélangées.

On continue en longeant l'océan jusqu'à Kalk Bay, petit port de pêche , autrefois on pêchait la baleine, là les bateaux sont à l'abandon et l'ambiance plutôt hippie.

Kalk Bay

Nous nous arrêtons plus loin à Simon's Town assez coquette, une rue bordée de cafés et boutiques , petite ville en plein développement. Un peu plus loin comme beaucoup de touristes on se rend aux Boulders National Park où vit une colonie de manchots sur la plage de sable blanc . Ils jouent aisément les stars devant les touristes . Ils sont petits , leur attitude très placide sur terre se révèle vite intrépide dans l'eau.

La colonie de manchots aux Boulders National Park 

Ensuite direction Cape Point, en traversant un parc qui ressemble à une lande , parfois très caillouteuse et sèche. Arrivés à la pointe des terres, petite ascension jusqu'au phare , point de vue sur les deux océans , une bonne mise en forme pour nos mollets rouillés. Au retour, nous traversons le parc, stoppés à plusieurs reprises par des babouins qui ne se poussent guère.

Cape Point

Après avoir regagné la côte Atlantique, on s'arrête à Hout Bay , station balnéaire assez prisée et grand port de pêche. Une belle otarie paresse sur le port , c'est assez décalé prés des promeneurs. Nous mangeons au Mariner's Wharf, un poisson excellent.

Hout Bay 

Retour en bord de côte, en empruntant la Chapman's Peak Drive, payante mais les paysages et les lacets le valent bien.

La côte sur la route de Chapman's Peak 

Puis dernière promenade et dégustation d'huîtres (pour Christian) au Waterfront où les gens très branchés se rendent le week end . Petite visite devant le musée du Rugby des Springbox.

Au Waterfront
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Aujourd'hui visite de la région des vignobles à environ 50 km de Capetown. En quittant la ville de nombreux bidonvilles jalonnent la route de part et d'autre . Ces lieux de désolation sont grillagés tout comme les résidences modernes et plus "luxueuses" des blancs. Tout n'est pas gagné. Beaucoup de mendicité , les "blacks" n'hésitent pas à traverser la route et se collent à la voiture à l'arrêt.

Ensuite les paysages deviennent vallonnés, montagneux, verdoyants , parsemés de riches propriétés viticoles érigées par les blancs à la sueur des noirs.

Bizarre un bateau dans un champ

On s'arrête à Stellenbosch, belle bourgade aux maisons blanches style Cape Dutch qui reflètent là une certaine aisance. On assiste à la sortie de la messe devant une petite église toute blanche. Les paroissiens sont très chics endimanchés. Les rues animées sont bordées de restaurants et cafés et de nombreuses galeries d'art.

Stellenbosch

Nous poursuivons vers une propriété viticole après avoir tourné un peu en rond. Mme GPS n'est pas toujours au point. L'immense propriété à flanc de coteau est entourée de vignobles, les vendanges ne sont pas loin, les raisins bien à maturité.La Rust en Vrde Estate existe depuis 3 siècles et c'est toujours la même famille qui l'exploite.Elle est spécialisée dans les rouges, Mandela a choisi ce vin pour le dîner de remise du prix Nobel. Nous prenons un menu avec dégustation, excellent repas dans la cave , entourés de bouteilles. Le restaurant gastronomique à côté fait partie des 100 meilleurs au monde.

La propriété Rust en Vrde Estate

Après cette dégustation direction Franschhoek où les huguenots chassés par l'Edit de Nantes se sont réfugiés.Les noms des propriétés sont donc en français.

A Franschhoek 

Retour sur Le cap et nous visitons le Kirstenbosch National Botanical Garden espace aus multiples plantes qui doit être magnifique au printemps, là c'est le début de l'automne. Mais les Sud Africains viennent en famille pour pique niquer en cette fin de week end.

Kirstenbosch National Botanical Garden
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Après une dernière nuit au Cap, départ à 7h du matin pour l'aéroport où nous rendons notre véhicule la Ford Ecolodge qui est passée au contrôle sans problème. Nous prenons le vol pour Durban à 1600 km , 2h de vol, aux confins de l'Afrique du Sud et du Mozambique sur l'Océan Indien, dans le pays Zoulou.. A notre arrivée à Durban , châleur tropicale 28 ° , nous louons un véhicule automatique , une petite Hyundai, mais pas de problème Christian maîtrise la conduite à gauche alors que Mme GPS (Agathe je crois) ne maîtrise pas du tout l'orientation et s'éteint au moindre sursaut . Pas de panique on a Waze sur le téléphone, c'est le top en matière de navigation. Comme nous sommes en fin de matinée, nous décidons d'aller déjeuner en bord de mer à Durban plus grand port d'Afrique peuplé essentiellement d'indiens, seule 15% de population blanche .

Durban 

Nous nous rendons à Ushaka Marine World un grand centre d'attraction et un aquarium sur la plage et mangeons au Cargo Hold restaurant installé dans un vieux cargo donnant sur l'aquarium . On déjeune devant les requins qui ne semblent pas affamés.

The Cargo à Durban 

Après le repas direction St Lucia environ 200 km qui se sont vite transformés en 300 km après avoir tourné en rond plusieurs fois. Nous arrivons à la nuit tombée à notre lodge très agréable "ambiance de l'Afrique" et après avoir posé nos valises nous décidons d'aller manger à pied mais nuit noire et de possibles rencontres avec des hippopotames nous ont incité à prendre la voiture. Là une seule rue de commerces et restaurants , on ne peut pas se tromper . On opte pour le Fisher's Man et ses seafood délicieux.

The Forrest Lodge à St Lucia 
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Nous commençons la journée à St Lucia par une croisière sur le lac. St lucia sur l’Océan Indien possède de belles plages de sable fin. Ce village animé fût découvert par des colons portugais, leur navire ayant échoué le jour de la Ste Lucie.

La colonie de singes devant le Lodge


Nous partons à 8h30 en croisière sur le lac, système estuarien de 65 km de long à la découverte des hippopotames et crocodiles et autres espèces qui vivent là en toute sérénité. Nous naviguons dans un bateau à fond plat qui glisse sur l’eau. Notre guide très intéressant certainement pour ceux qui comprennent parfaitement l’anglais nous montre les colonies d’hippopotames très endormis ce matin-là et quelques crocodiles guère plus éveillés. Mais il règne une telle quiétude que l’on profite au maximum des 2 h de balade.


Après nous décidons de visiter le parc « ISimangaliso », déclaré au patrimoine mondial de l’UNESCO. Là encore le GPS nous a envoyé à l’opposé encore 60 km à tourner en rond. Finalement on trouve la bonne entrée et on parcourt ce parc sur plus de 40 km sans apercevoir un animal si ce n’est quelques individus en bord de plage.


Repas léger au « Reef and Dune » et retour au Lodge où une petite sieste s’impose. En fin d’après-midi on se rend sur ces belles plages de sable blanc où les jeunes « Zoulous » s’entraînent au sport, judo, boxe, foot etc

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Nous profitons ce matin du cadre idyllique du lodge pour prendre le temps de déjeuner. Nous partons vers le nord du Zululand, enfin normalement car finalement le GPS nous donne la direction inverse et comme d’habitude nous rallongeons. Finalement Waze nous met sur le bon chemin. La route n’est pas très bonne, entre les « dos d’âne », les trous et les gens qui marchent sur le bord sans compter toutes sortes d’animaux qui traversent à leur guise. Les paysages sont assez verdoyants alternant cultures de canne à sucre, maïs et savane.


157 km au lieu de 77km, juste une petite rallonge.


On arrive près de Hluhluwe à Ubizane Zululand Safari Lodge, cette réserve est grillagée et nous devons montrer patte blanche pour franchir la porte où veille un gardien. Sur cette piste, d’environ 4km, vision magique, des zèbres, impalas, girafes gambadent en toute liberté. Arrivés au lodge, nous sommes accueillis par un gnou impressionnant mais très pacifique. Nous prenons possession de notre lodge, sur pilotis à l’ombre des vieux arbres, toit de chaume et terrasse. Le lit est un peu celui de la belle au bois dormant avec ses moustiquaires, bien nécessaires. Nous prenons un léger repas sur la terrasse au-dessus d’une étendue d’eau où paressent les crocodiles en croquant de temps à autre un oiseau intrépide.

Le cadre sublime incite au repos et à l’écoute de la nature, ce que nous faisons après avoir rendu visite aux autruches pas très sympathiques.

Les autruches 

En fin d’après-midi vers 16h , nous partons en mini safari avec notre voiture revoir les animaux dans la lumière du couchant, on ne s’en lasse pas.

Retour et dîner sur cette belle terrasse du Lodge entourés par des animaux qui nous surprennent parfois (antilopes et autres).

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Réveil de bonne heure à 4h et demi du matin par téléphone pour partir en safari. On retrouve notre ranger et deux jeunes touristes allemands. Nous partons dans la réserve nationale de Hluhluwe-Umfolozi. Cette réserve privée est réputée pour ses efforts contre l’extinction des rhinocéros blancs. Près de 1 000 km de savane où vivent de nombreuses espèces.

A l'aube la savane se réveille

Notre première rencontre sur la piste, un couple de lions devant nous, la femelle s’échappe mais le lion vient s’allonger un moment près de notre véhicule, pose pour la photo et disparaît dans les hautes herbes. Moment très émouvant qui va se prolonger tout au long de ce safari entre éléphants, rhinocéros blancs qui ne sont pas blancs (juste une erreur de langage quand les boers les appelaient « wijd » (gueule carrée) les Anglais ont compris « white ». Ce rhinocéros blanc n’a pas d’incisives et broute de l’herbe alors que le noir a une lèvre supérieure préhensible qui lui permet de manger feuilles et branches. Mais que soit l’un ou l’autre quand on est à face à eux on ne détaille pas, on verra sur les photos. Notre guide est très intéressant, on ne comprend pas tout mais il est passionné et défend sa région particulièrement cette faune. En roulant en plein air à découvert le vent dans les cheveux, on comprend mieux pourquoi on nous a donné une couverture dans laquelle je m’enveloppe assez vite. Nos 2 jeunes allemands photographient au portable, je dois leur envoyer des photos. Ce safari nous laissera un souvenir unique. Nous revenons pour le petit déjeuner au lodge, grisés et des images plein les yeux, une belle expérience.

76 km en safari

On prend la route direction le Swaziland, sans s’arrêter pour le déjeuner le breakfast suffit. Ah oui il faut dire que je maîtrise de mieux en mieux l’anglais, le zoulou et swazi c’est pour plus tard.


Nous rentrons dans le Swaziland que l’on traverse du Sud au Nord, Phophonyane se trouve prés de la frontière, formalités de douane que nous avions oubliées.


Les paysages plus montagneux sont parsemés de petits villages très pauvres, huttes de bois et de chaume. Les routes ne sont pas entretenues. On se perd encore un peu pour arriver au lodge. C’est la police qui nous a renseignés, il faut dire qu’on est passé 3 fois devant eux. C’est une piste cabossée qui descend au lodge sur 3 km et qui nous mène au milieu de nulle part. Une végétation luxuriante type jungle nous entoure, avec pour seul bruit les chutes d’eau de « Phophonyane Falls ».

Très bon dîner en tête à tête, depuis notre arrivée en Afrique du Sud, nous sommes pratiquement les seuls dans les lodges.

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Au réveil, belle lumière à travers la verdure , nous descendons jusqu’à la chute d’eau, lieu très protégé, il ne faut pas s’aventurer sur les rochers humides. Pour ce qui est des chutes d’eau rien de très grandiose, nous sommes un peu difficiles après avoir vu les chutes du Niagara et sans être chauvin, dans les Pyrénées les cascades et chutes d’eau nous émerveillent toujours.

Phophonyane Falls 

Petit-déjeuner pris, en route pour la réserve de Mjejane River en bordure du parc Kruger. On quitte donc le Swaziland en passant le poste frontière. Là, un agent nous questionne, enquête de satisfaction à laquelle je réponds de manière très positive, sachant que le roi du Swaziland ne supporte pas que l’on dise du mal de son pays et n’hésite pas à enfermer celui qui se risque à la délation. Après une petite erreur d’aiguillage, il en fallait bien une, nous arrivons aux portes de la réserve. Là encore, montrer ses papiers, en remplir d’autres et la barrière s’ouvre devant une piste de 7 km et on arrive enfin aux lodges.

Bon accueil et très bel endroit au bord de Crocodile River, rivière où trempent les hippopotames (on les voit rarement sur pattes) , face à notre lodge. On déjeune et après une heure de repos, on profite de la vue et on suit un jeune éléphant qui traverse la rivière alors que les phacochères viennent brouter à nos pieds.

A 16 h petit goûter et départ pour le safari. Nous partageons la jeep avec 7 New Yorkaises, des copines entre 70 et 80 ans qui, après quelques difficultés pour monter dans le véhicule et sortent leurs appareils photos jetables. Elles sont très sympas s’émerveillent de tout et me permettent de perfectionner mon anglais. Ce safari nous amène jusqu’à la nuit tombée jusqu’au bord de Crocodile River pour un apéritif léger. Le soleil couchant nous offre des paysages de carte postale. Pour ce safari nous découvrons quelques espèces nouvelles surtout des antilopes et des oiseaux .

Safari 
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Réveil à 4h30 du matin et départ à 5h pour un safari dans le Kruger Park. Nous nous retrouvons avec nos 7 américaines et le même ranger. Plus d’une heure de route pour rentrer dans le Kruger park, véritable business, en plus c’est le week end, des familles entières sont là avec le pique-nique. Un bouchon au poste de contrôle que nous évitons. Mais à l’intérieur du parc, des routes goudronnées où s’agglutinent les voitures en quête de l’animal rare. Mais ici rien de bien nouveau, toujours les mêmes, mais surtout trop de monde. Nous roulons beaucoup, photographions tant bien que mal entre les têtes des passagères et les secousses de la jeep. Ne soyons pas difficiles, nous avons là un zoo à ciel ouvert, en pleine liberté. Dommage que ces véhicules polluent l’atmosphère de cette faune. Arrêt petit-déjeuner et boutique de souvenirs avant de sortir du parc. Retour vers 13 h et repas suivi d’un repos avant le 2éme safari cette fois dans la réserve plus agréable à la tombée de la nuit. Quel bonheur de voir la famille éléphant barboter dans la boue et un grand troupeau de zèbres courir dans la savane la nuit tombée. Nous prenons un dernier apéritif au bord de l’eau sous le regard toujours en éveil de 3 crocodiles à 20 m de nous.

Retour au lodge, repas autour d’un feu de bois et surtout pas besoin de berceuse ce soir, journée bien remplie.

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Un dernier petit déjeuner face à Crocodile River, au milieu des hippopotames, des impalas et autre faune.


Nous partons vers le nord en longeant le Kruger Park qui lui-même borde le Mozambique. La route s’engage dans la montagne, on slalome entre les « nids de poule » ou plutôt d’autruche vu leur taille. Paysage très montagneux, de nombreuses cultures, bananiers, orangers ainsi que de grandes exploitations forestières.

Les champs de canne à sucre

Sur le chemin on s’arrête au centre de Casterbridge Hollow, quelques restaurants, cafés et galeries d’art et surtout un musée de l’automobile que l’on visite. Ce petit musée possède quelques trésors, son propriétaire y a son atelier. On trouve les voitures restaurées et celles encore dans « leur jus ».

Casterbridge Hollow musée automobiles.

Arrivés à Graskop nous mangeons dans un restaurant qui propose une cuisine portugaise et du Mozambique. Le cadre est original et les plats très copieux. Nous allons ensuite à l’hôtel où on se repose. Cette petite ville n’offre que 2 rues principales avec de nombreuses boutiques d’art et de souvenirs. Notre hôtel lui-même est un véritable musée d’art contemporain et chaque chambre est dédiée à un artiste. Dans la nôtre on n’a pas tout compris, il y avait des assiettes de verre au mur. Pour le reste le confort est assez sommaire. Après l’après-midi de repos, on dîne à l’hôtel devant une cheminée où brûle un feu de bois. Il faut dire qu’il commence à pleuvoir et la température est fraîche.

Décoration du Graskop hôtel 
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Réveil avec pluie, brouillard et fraîcheur.

Petit déjeuner très copieux au milieu de nombreux touristes. Graskop est le point de départ de la route panorama et nombre de randonneurs séjournent ici.

Nous roulons dans le brouillard, la pluie vers Pilgrim’s Rest, ancien village de chercheurs d’or. Il se situe de part et d’autre de la rivière. Aujourd’hui plus de chercheurs d’or et vu l’état des cabanes, s’ils en ont trouvé ce ne sont pas eux qui se sont enrichis. Tout est resté en l’état. Là moins de brouillard, mais en reprenant la route on retrouve le brouillard et les trous aussi. Direction la route panorama sur le versant oriental des hauts plateaux qui suit le Blyde River Canyon.

 Pilgrim’s Rest

On tente en premier le point de vue God’s Window mais là le « bon dieu » n’avait pas ouvert sa fenêtre, on ne voit pas à 20 mètres. Un peu plus loin à 10 km les Falls Berlin (nom donné aux chutes par les chercheurs du pays d’origine) offrent une très belle vue, le ciel s’étant dégagé.

On continue vers Bourke’s Luck Potholes, sous un ciel plus clément. Là parking et entrée payante et de nombreux touristes. Après une petite marche on profite du panorama qu’offre ce canyon deux rivières se retrouvent dont une en cascade. Spectacle grandiose, de gros rochers qui se détachent parfois laissent des trous béants appelés « potholes » ( nids de poule). De belles couleurs allant du noir au gris en passant par des ocres et des orangés sur le fond bleu de l’eau. On admire le spectacle à ciel ouvert.

 Bourke’s Luck Potholes
Three Rondavels

Pour finir, les Three Rondavels, ces rochers surmontés de végétation qui font penser à des huttes africaines. Mais nous ne verrons rien tout est dans le brouillard. On redescend vers Ohrigstad où se situe notre lodge. Nous quittons les brumes montagneuses, les routes parsemées de trous pour atteindre une vallée mi-savane, mi-culture. Notre lodge se situe dans une réserve, véritable village conçu pour apporter tout le confort aux touristes. Après-midi de calme à observer les oiseaux et à se promener.

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Hannah Lodge River lever de soleil 

Lever de soleil sur Hannah Lodge River dans la savane aux chants des oiseaux. Petit déjeuner sur la terrasse qui surplombe la vallée. On quitte ce lieu empreint de sérénité. Pour rejoindre la route, sur la piste, impalas, singes et antilopes viennent nous saluer en toute quiétude. Nous sommes dans un autre monde.

Dans la réserve d'Hannah Lodge à Orhigstad 

Puis nous retrouvons les paysages diversifiés entre montagnes, vallées, vastes plaines de culture, baignés de lumière ou arrosés par des grains. Nous retrouvons aussi les potholes jusqu’au moment de rejoindre la nationale. Après 350 km, entrée sur Johannesburg, sa circulation, ses périphériques. Waze nous guide bien et je m’efforce de transmettre les bonnes infos à mon chauffeur. Comme il est encore tôt nous décidons d’aller déjeuner dans la ville. Le « Routard » nous conseille le quartier de Melville, un peu « bobo ». Là encore tout est relatif, le « bobo branché » est plutôt l’équivalent de nos hippies des années 0, un bon décalage. Nous mangeons dans un café « Poppy’s3très sympa, près de la voiture, donc pas besoin de gardien. Petite promenade dans la rue, quelques boutiques aux grilles épaisses qui les protègent des vols très fréquents.

Quartier Melville à Johannesburg 

Direction l’aéroport de Tambo pour rendre la voiture, mais petite inquiétude, on perd Waze et pour le coup mon chauffeur se perd et s’énerve. Mais dés que Waze reprend du service, il nous mène par des raccourcis qui ne nous rassurent pas, quartier miséreux, détritus entassés et individus étranges, autrement dit la zone. On sort enfin de ce guêpier pour regagner via le périphérique l’aéroport et Avis pour restituer le véhicule. Une véritable usine ces rentals cars. Il nous reste deux heures à perdre avant le rendez-vous avec le chauffeur. On déambule dans l’aéroport avec nos valises et à 18h le chauffeur nous conduit à la Guest House à l’extérieur de la ville près du golf. Petite maison d’hôtes agréable, au décor soigné et moderne, très belle chambre. Nous partageons notre dîner avec une famille belge qui effectue le même voyage en sens inverse. Soirée très sympathique, mais notre hôtesse nous fait comprendre qu’il faut regagner nos chambres. On doit être trop bruyants, plaisir de partager et aussi de parler français.

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A 8h après le petit déjeuner en compagnie de la famille belge, le guide vient nous chercher pour une dernière journée en Afrique du Sud

Notre guide d’origine belge vit là depuis 51 ans Il nous conduit à Soweto (South Western Town) et nous explique l’histoire qu’il connaît bien pour l’avoir vécue depuis son adolescence. A Soweto véritable ville de 3 millions d’habitants (pour d’autres références 1,5 millions) possède de multiples facettes qui ne correspondent pas à l’idée que l’on s’en fait en Europe. Elle est surtout visitée par les touristes qui sont bien accueillis. C’est l’âme africaine de l’Afrique du Sud où les blancs Afrikaners ne vont pas. Ce lieu c’est toute l’histoire de ce pays où se sont déroulés les luttes contre l’Apartheid. Cette ville est un mélange social avec ses quartiers très différents sur 200 km², traversés par des voies rapides.

Villa millionnaire

On commence par le quartier des millionnaires, aux belles villas cachées derrière des grilles et des murs protégés par des barbelés électrifiés comme nos parcs à vaches.

Maison de Mandela

Nous passons devant la maison de Mandela où il a vécu à sa sortie de prison. Ne pas marcher sur la pelouse du trottoir sinon l’alarme se déclenche….

 maisons « boîtes d’allumettes »

Nous visitons le quartier des maisons « boîtes d’allumettes » que les blancs ont construites pour loger les noirs et les éloigner de la ville. Des logements sociaux qui sont désertés, les occupants gardent ces derniers pour lesquels ils ne déboursent rien, les louent et préfèrent vivre dans les bidonvilles. C’est ainsi que l’on trouve de belles voitures, la télévision par satellite dans ces bidonvilles glauques. Véritable « système D », « Jojo la débrouille », les noirs Sudafricains ne manquent pas d’idée mais ne sont pas véritablement organisés.

Bidonville 

Nous changeons encore de quartier, les « maisons éléphants », aux toits arrondis, assez sommaires, mais avec des portails très clinquants. Une certaine compétition de signes extérieurs de richesse est engagée.

 les « maisons éléphants »

Puis nous basculons dans un autre univers en traversant les 4 voies, le bidonville de Soweto avec ses cabanes en tôle, ses immondices de détritus dans lesquels jouent les enfants. Là encore chacun se débrouille, trafics en tout genre, drogue, vols, plantations de marijuana, une vie qu’on ne peut imaginer.

Nous allons ensuite dans le quartier noir des africains de l’Afrique du Sud, petites boutiques faites de bric et de broc, colorées, marchés dans la rue. Le visage de l’Afrique se retrouve là. Dépaysement à chaque coin de rue.

Nous enchaînons avec la visite du musée de l’Apartheid, lieu emblématique où se raconte toute l’histoire de ce pays aux multiples facettes. En 2h de visite, nous nous imprégnons de cette culture, mais ne réaliserons jamais ce que ce peuple a vécu. Notre guide nous accompagne tout au long de la visite, en mêlant son histoire à celle de ce pays qui est devenu sa patrie. Ce musée ne se raconte pas il se vit et une seule visite ne suffit pas.

musée de l’Apartheid

Nous partageons notre repas avec le guide et continuons ainsi les échanges enrichissants.

Johannesburg

Après déjeuner, visite de Johannesburg. On passe du quartier bourgeois aux maisons de millionnaires, dans des parcs sur le haut de la ville, au quartier peuplé de noirs issus de l’immigration, le plus dangereux. Ce dernier est le centre de trafics, vols, bagarres et s’y rendre la nuit s’avère risqué. On continue avec le quartier chinois comme dans toute grande ville, très sale aussi, insalubre, avec des boutiques à la chinoise peu attirantes.

Puis nous regagnons l’aéroport pour prendre l’avion.


Notre voyage se termine là, avec des images plein la tête, une bonne fatigue mais le sentiment que découvrir d’autres cultures, d’échanger nous enrichira toujours plus.

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Voilà ce voyage est terminé et le carnet aussi . Nous remercions celles et ceux qui ont suivi notre périple. Nous espérons avoir donné l'envie de découvrir ce pays aux multiples facettes.

Merci à l'agence de voyages "Pur voyages" qui nous a concocté un séjour sur mesure avec l'aide de l'agence locale "Fairfield Tours". Rien ne manquait, des prestations de qualité à un prix raisonnable.

Les liens pour ceux qui le désirent: