Carnet de voyage

Guyane 2019 - SELVA

5 étapes
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Nouveau séjour en cette terre atypique. Mais pour une toute autre mission qui va me réserver de nombreuses surprises et énormément de remise en question.
Du 20 janvier au 14 mai 2019
114 jours
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A mon arrivée à l'aéroport Felix Eboué, je retrouve ces sensations connues il y a quelques années auparavant. La moiteur et la chaleur pesante. Mais je sais aussi que je retrouve une région atypique qui apporte son lot de surprises. Il est propre à chacun de décider si elles sont bonnes ou mauvaises. Ce n'est qu'une question d'interprétation...

Avant de prendre la route en direction la frontière brésilienne, je passe quelques jours à Cayenne. Je profite des plages et de cette période carnaval. Direction l’hôtel Amazonia au centre ville.

Le carnaval est très encré dans leurs coutumes ce qui offre un spectacle visuel et sonore qui mérite largement toute mon attention. Tous les déguisements, accessoires, décorations et instruments de musique sont faits mains, ce qui apporte une touche de charme supplémentaire.

Je me laisse tenter par ce qui est devenu une "coutume" pour moi à chacun de mes passage en Guyane, un double super madras.... c'est quoi ?

Du pain brioché, deux steacks hachés, de la salade, deux oeufs et deux sortes de fromages fondus. Oui, oui, ça va, c'est exceptionnel !! Photo non contractuelle..... et non, rien avoir avec les sandwichs connus des grandes enseignes de fast-food !

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A LA FRONTIÈRE DU BRÉSILIENNE...

Je quitte Cayenne pour prendre la direction du sud du territoire. Les trains et les autoroutes étant inexistants, il me faut près de 2h45 de route pour effectuer les 190 kilomètres qui séparent ces deux communes. Saint Georges de l'Oyapoque est un village amérindien situé sur les rives du fleuve Oyapoque. Ce fleuve est la frontière naturelle entre la Guyane Française et le Brésil. Un pont unique fait office de communication physique entre les deux Terres.

Une fois arrivé, je me sens un peu plus dans mon élément. Je trouve un village et non une ville, les voitures se font rares et la végétation "vraiment" plus dense. Je suis une nouvelle fois ravi par les paysages qui s'offrent à moi.

Je découvre également le "pont-frontière" que j'aurai bientôt la chance de contempler sous tous ses angles. Et dire que je me trouve côté français et qu'au bout de ces 245 mètres il y a les Brésil. Et sa police fédérale, où le commissaire de police et également procureur de son tribunal compétent...

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Il est difficile pour ce carnet de voyage de découper par étapes à proprement parlé. Je vais donc le découper à ma manière afin de pouvoir retranscrire au mieux et regrouper tous les moments similaires.

Dans ce chapitre, il sera question de mes moments passés sur la fleuve entre Saint Georges (fr) et Oiapoque (br). "Oyapock" étant à la fois le nom du fleuve et le nom de la première commune brésilienne située juste après la frontière.

Le moyen le plus courant et le moins contraignant pour passer d'un pays à l'autre est la pirogue. Un véritable business est mis en place où plusieurs "entreprises" s'arrachent les touristes ou locaux, désireux de se rendre au Brésil. Les locaux s'y rendent régulièrement car la vie y est bien moins chère et les produits locaux sont plutôt de bonne qualité. Alors qu'en France (à Saint Georges) tout et plus cher. Mais je m'égare légèrement, nous parlions du fleuve et de tout ce qu'il a à nous offrir. Je vais tenter de classer les photos en fonction des moments de la journée.

Commençons (logiquement) par le matin et son magnifique levé de soleil...

Naviguer en pirogue est un réel plaisir. Et les piroguiers sont de vrais "pilotes". Les eaux en Guyane sont très troubles et il est impossible de savoir ce qu'il se cache sous la surface. De plus, le fleuve vit au grès des marées de l'océan atlantique et son niveau se voit être modifié de façon considérable, dévoilant parfois des massifs sableux ou rocailleux. Mais ces pilotes connaissent par cœur les méandres de cette frontière fluviale. Il y a juste à donner sa destination et se laisser bercer par les flots et contempler la vue qui s'offre à nous...

Après en avoir pris plein la vue en journée, j'avais hâte de découvrir les mêmes paysages, à la tombée de la nuit. J'ai quelques clichés en pleine nuit, mais afficher une image complètement noire reviendrait au même. Il est impossible à l’œil de s'adapter de nuit sans un ciel découvert ou à l'aide d'une lumière artificielle alors je vous laisse imaginer la difficulté d'effectuer des clichés de qualité.

Je me laisse tenter à partager quelques clichés de parties de pêche sur l'Oyapock.

A savoir que les "poissons" ou plutôt les monstres qui se cachent dans les rivières de Guyane mangent de tout et de rien. On m'a conseillé de pêcher avec du jambon, de la saucisse, du poulet cru ou encore des barres protéinées achetées pour les escapades en forêt. En tout et pour tout, j'ai dû passer 4 ou 5 journées au bord de l'eau à attendre de voir mon bouchon couler sous la surface de l'eau.

Ça n'est jamais arrivé.... donc pas de poissons, mais des moments de calme et de dépaysement. J'y ai quand même gagné !

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La Guyane est recouverte à 97% d'une dense forêt équatoriale ce qui offre une faune et une flore très imposante et très variée. Mais cette variété rime également avec dangerosité. En effet, que ce soit végétal ou animal, le danger est partout. Et quelque soit la taille de cette plante ou de cet animal qui s'en prendra à vous, ne négligez pas les risques. Ici, même les petites bêtes mangent les grosses !

J'ai eu la chance de pouvoir effectuer des expéditions aux 4 coins de la Guyane, mais le paysage et la faune restent les mêmes peu importe où vous vous trouvez.

J'ai pris grand soin de me renseigner avant de partir à l'aventure et de pénétrer ce milieu inconnu de nombreuses personnes car il ne nous laissera aucune chance.

Partons sur la base d'une expédition d'une semaine. Il faudra compter sur un sac d'environ 20 kilos. Je me permet un petit check-up :

  • 2 tenues de marche (pantalon et manches longues obligatoires (une tenue pour le journée et une tenue pour la nuit)), un cycliste à porter en dessous pour les longues marches afin d'éviter les échauffements,
  • un chapeau ou une casquette (obligatoire pour les averses qui sont nombreuses, les sédiments toxiques accumulés sur les feuilles chutent avec les gouttes d'eau, il faut donc couvrir sa tête et sa nuque),
  • une paire de chaussure de marche et une paire de baskets (les baskets pour le soir lors de la "douche" et la confection du camp),
  • une machette et un bon couteau de chasse,
  • pour le camp : une faîtière, une bâche (3 mètres par 2 mètres), un hamac prévu pour la forêt équatoriale avec moustiquaire, de la corde, un hamac filet (pour y entreposer ses affaires, rien ne doit traîner au sol durant la nuit), du savon de Marseille en cube pour les habits et la toilette,
  • et bien évidemment des repas (de préférence lyophilisés), des barres protéinées (oui, les même que celles qui ne fonctionnent pas à la pêche), une gourde et une bouteille d'eau d'un litre et demi (la gourde et la bouteille sont remplis à chaque fois qu'un cours d'eau se trouve sur mon chemin, c'est pourquoi il faut se munir de pastilles de purification d'eau),
  • un GPS, une boussole et une trousse de survie.

Il va de soit que pour partir serein à l'aventure il est préférable de faire appel à un guide. Personnellement, j'ai eu la chance d'y aller dans le cadre professionnel. J'étais donc accompagné d'une équipe aguerrie, d'un médecin et d'un infirmier spécialisé à la forêt équatoriale.

On ne croirait pas comme ça, mais les massifs sont nombreux et très abrupts. Le cardio et les jambes sont heureux de se poser en fin de journée ! Le cerveau pas spécialement car il suffit de le déconnecter pour pouvoir avaler les nombreux kilomètre de marche journaliers.

Pour me déplacer sur le territoire, j'ai eu la chance d'approcher les moyens de locomotion militaire et parfois même de travailler avec eux.

Les voyages dans les airs offrent une vue imprenable...

Une fois au sol, tout ce qu'on avait pu imaginer depuis les airs disparaît. Je m'attendais à une végétation dense et impraticable, je pensais que le dénivelé ne serait pas si important. Je me trompais, la forêt est sillonnée de nombreux "layons" crées par les animaux ou par l'homme. Oui, à cause de l'orpaillage illégal, l'homme est omniprésent en forêt. Et le respect qui devrait être accordé à cette nature considérée comme le poumon de la planète est absent. Nombreux sont les déchets que j'ai croisé sur ma route, à mon grand regret. Pourtant un dicton dit qu'un esprit règne et protège la forêt.

"RESPECTE LE FORÊT ET LA FORÊT TE RESPECTERA"

Dicton que j'ai appliqué à chacune de mes aventures à l'intérieur de notre poumon international, par nature, par respect pour la forêt mais aussi parce que je ne voulais pas que cet esprit (s'il existe) m'en fasse encore plus baver.

Une expédition de 5 jours en quad aura été une superbe expérience sur un axe de terre appelé Belizon parcourant la Guyane d'Est en Ouest sur environ 76 kilomètres.

Si l'on s'attarde sur la difficulté à se déplacer avec notre sac, les chemins escarpés, les racines sortant de terre exprès pour nous empêcher de mettre un pied devant l'autre correctement ou encore les animaux mortels endormis qu'il ne faut pas déranger, il n'y a aucun plaisir à se trouver à cet endroit à cet instant précis. Jugez plutôt....

Certes, le danger est partout. Mais il est invisible. J'ai eu beau chercher lors de mes déplacements, je n'ai rien pu observer de mon œil étranger. Heureusement qu'on a su me faire découvrir certaines espèces d’animaux sauvages. C'est si merveilleux de pouvoir les observer dans leur milieu naturel.

Comme il est mignon ce petit singe ! Il est de l'espèce des singes hurleurs. Et il porte très très bien son nom. De nature curieuse, de nuit, il repère les camps grâce à la lueur des feux. Il vient donc observer ce qu'il s'y passe. Il aime partager et appelle ses congénères...... toute la nuit......

Est-ce qu'on parle des bêtes vicieuses qu'on ne voit pas ? Car j'ai beau aimer cette région, je ne suis pas rassuré lorsque que je tombe nez à nez avec une mygale ou une theraphosa blondi (ou araignée goliath)... il est bien évidemment quasi impossible de les repérer en dehors de leur nid. Il est identifiable car une énorme toile est tissée en forme d’entonnoir et s'enfonce dans le sol ou sous des souches de bois.

Dans une autre catégorie, les scorpions. A savoir, que plus ils sont petits, plus ils sont venimeux et mortels.

Petite explication : les gros scorpions ont de grosses pinces et peuvent donc s'en servir pour se défendre. Ils ont donc moins de venin dans leur dard. Les petits, à l'inverse, n'ont que leur dard pour se défendre et ont donc un venin plus nocif (voir mortel). Par ailleurs, l'âge du scorpion entre aussi en jeu. Plus il est jeune et moins il sera capable de gérer la quantité de venin à délivrer. Tel un jeune étalon en chaleur, il va tout donner pour être certain de venir à bout de sa proie et injecter le maximum de venin possible.

Il est un autre animal emblématique, magnifique mais tout aussi dangereux. Le jaguar. J'ai eu l'occasion d'en observer un de loin. Je n’aurais jamais pensé qu'il soit aussi imposant. On a beau dire ce qu'on veut, ça n'a rien à voir avec ceux que l'on peut aller voir au zoo derrière un grillage, surtout lorsqu'on connait sa technique de chasse. Sans bruit, il se faufile derrière sa proie et attend le moment opportun pour lui bondir dessus. Dans le meilleur des cas, ses crocs inférieurs se plante dans la nuque et ses crocs supérieurs au niveau des globes oculaires. Si avec sa force il n'a pas encore brisé le crâne de sa proie, il la traîne dans une endroit plus calme afin de la déguster tranquillement. Il est cependant difficile à observer dans son milieu naturel.

Comment parler de la Guyane, sans évoquer sa grande variété de serpents. Ces derniers peuvent être classés par type de venins. Certains les aiment et s'en approche. Personnellement, je grade mes distances. Mais à chaque rencontre avec l'un d'entre eux, j'ai été fasciné par leur regard, leur corps (que ce soit la taille ou les couleurs) ou encore leur comportement. En règle général, le serpent aime sa tranquillité. Certains chercheront à fuir, d'autres resteront sur place et défendront leur place envers et contre tout.

Il est vrai que parfois, nous les dérangeons sans le savoir car ils sont invisibles. Lors d'une expédition, on marche l'un derrière l'autre. Dans ce cas, le premier à passer va perturber le serpent, le deuxième va le réveiller et le troisième se fera mordre car le serpent aura pris peur et ne cherchera qu'à se défendre car il aura été surpris.

 Le plus connu, l'anaconda, celui-ci à été capturé à mains nues et il aura été mangé dans la soirée.
 Serpent chasseur, couleur jaune et noire

Le grage est un des serpent le plus répandu. Il se décline sous plusieurs "races" mais la plus commune en Guyane et le "grage grands carreau". Son venin est extrêmement mortel. Il vit la nuit pour chasser et se repose la journée. Il occupe son espace de repos enroulé sur lui-même. Mais dans cette position il est prêt à bondir et peut atteindre sa proie à prés de 2 mètres de distance.

Pour la petite anecdote, lors d'une expédition, nous devions enjamber un tronc d'arbre pour continuer sur notre chemin. Je me trouvais en 4ème ou 5 ème position. Je commence donc à enjamber ce tronc et au même moment celui qui me précédait se retourne et me pousse en arrière, me faisant perdre l'équilibre et chuter. C'est alors qu'il se saisit de son "coupe-coupe" et frappe le sol à de nombreuses reprises. Il me fait ensuite signe que c'est "ok" et me montre le corps découpé d'un grage que nous venions de déranger.

Durant mon séjour, je n'ai pas été confronté aux crocodiles se trouvant en Guyane, c'est pourquoi je n'en parlerai pas.

J'ai presque failli oublier de parler des moustiques en tous genres... certains même pourraient porter le nom de petits oiseaux tellement leur taille est impressionnante. Il faut absolument se protéger de tous les moustiques. Pour se faire, il faut, plusieurs fois par jour, s'asperger de spray anti-moustiques. Il en existe 2 sortes. Un pour la peau (mains, visage, nuque et crâne) et un autre pour les vêtements. Dans cette recommandation d'utilisation, ils doivent parler de quel genre de support le spray attaque... oui, celui pour la peau brûle et démange et c'est encore pire quand une petite goutte de transpiration ruisselle sur le front et vient gentillement terminer sa course au coin de l’œil... et celui pour les vêtements attaque les tissus.

Mais il vaut mieux tous ces "petits" désagréments plutôt que de se laisser piquer et d'attraper une des nombreuses maladie qui existent, comme la dengue, la fièvre jaune, la fièvre typhoïde, la leishmaniose, ou encore le paludisme.

Moustique tigre 
 Mouche à feu (elle porte ce nom car sa piqûre est comparable à une brûlure puissante et je sais de quoi je parle)

Il existe quand même quelques animaux inoffensifs et de toute beauté. Je veux parler des nombreuses variétés de papillons qui existent. Le plus répandu est "le Morpho". Vous ne pouvez pas le manquer son bleu océan attirera obligatoirement votre œil. Les papillons de nuit sont beaucoup difficiles à observer, mais tout aussi magnifiques !

Je voulais en finir avec la faune en évoquant les chauve-souris. Honnêtement, en métropole, j'aime bien ces bêtes. Je les trouve mignonnes. Elles sont loin de trouver leur place dans les albums de Playboy, mais je trouve qu'elles ont leur charme.

Tout à changé, ici, quand j'ai appris toutes ces choses sur elles. En effet, la nuit, dans le hamac, il faut dormir avec des chaussettes, en pantalon et en manches longues. Les nuits sont fraîches en forêt, mais ça n'est pas la principale raison. Les chauve-souris en sont la principale raison ! Je m'endormais toujours avec la même crainte à chaque expédition. Si un endroit de la peau est visible à travers la moustiquaire du hamac, il est probable que pendant la nuit, une chauve-souris vienne mordre. Je m'étais dit qu'au pire ça serait une petite morsure et que cela me réveillerait. Et bien non !!!! Ces gentils petits vampires, ont dans leur salive un anti-douleur, ce qui fait que la morsure n'est pas perceptible pendant le sommeil. Autre petit ingrédient contenu dans leur bave, un anti-coagulant.

Concrètement, ça donne quoi ? Tu dors tranquillement après une longue journée de marche. En pleine récupération dans ton hamac, tu bouges légèrement et ta main se pose sur le tissu de ta moustiquaire. Madame chauve-souris s'en rend compte et décide de se faire un petit festin. Elle vient donc te mordre. Tu ne sens rien, évidement, car elle a un fort anti-douleur. Donc elle se régale de ton sang. Une fois rassasiée, et grâce à son anti-coagulent, ta plaie ne se referme pas. Et elle le sait cette vicieuse, elle en profite alors pour prévenir ses potes de la bonne adresse du restaurant que tu représentes pour cette nuit là. Déjà, la description est un peu glauque, je l'avoue, mais c'est la vérité. Et ça n'est pas tout ! Car dans cette partie du monde, les chauve-souris véhiculent des maladies comme la rage ou encore le VIH. Voilà pourquoi je m'en méfiais tant. Mais je dois avouer que je les trouve quand même un peu mignonne....

La fin de journée approche et il fait nuit de bonne heure, il faut donc trouver un endroit propice pour poser le campement. Il est préférable de l'établir à côté d'un cours d'eau et dans un endroit à peu près sec (oui, c'est difficile à trouver). Une fois l'emplacement repéré, il faut identifier deux arbres suffisamment robustes pour supporter le poids.

En Guyane, les racines des arbres ne s'enfoncent pas le sol. La chute des arbres est une des principales causes d'accidents en forêt. Il faut donc choisir des arbres en bonnes santé.

Une fois le campement établi, il faudra préparer le feu pour pouvoir manger (faire chauffer l'eau ou faire cuire les animaux chassés) mais aussi pour faire fuir les prédateurs pendant la nuit (sauf les singes hurleurs......).

Il arrive parfois que des chiens errants, des camps d'orpailleurs voisins, nous rendent visite et partagent le repas et la nuit avec nous.

Une fois tout cela terminé, direction le meilleur moment de la journée. LA DOUCHE !!!

Nettoyage de la tenue de marche et surtout du corps et des pieds ! En parlant de pied, je suis en train de prendre le mien dans cette cascade qu'on a déniché à côté du camp...

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Avide de découverte, je suis parti une journée à Oiapoque.

J'y ai découvert en premier lieu un grand port envahi de bateaux en bois, dans lesquels je n'embarquerais pas, puis d'une petite ville avec ses routes marquées par le temps. Elle semble pauvre et fait un peu penser à ces villes à moitié abandonnées que l'on peut apercevoir dans les films. J'ai pu profiter du marché et goûter quelques produits locaux.

On m'avait parlé d'un excellent restaurant, excentré d'Oiapoque, bordant le fleuve. J'ai décidé de m'y rendre (en pirogue) et une fois de plus, je n'ai pas été décu. Je me suis régalé, j'ai bien bu et j'ai pleinement profiter du paysage. Je recommande ce restaurant que l'on appelle "Chez Rona".

L'occasion m'étant offerte, j'effectue un rapide passage par le camp militaire de Clevelandia do Norte. Cette unité est spécialisée dans les missions en milieu périlleux comme la forêt amazonienne. Autant dire que les mecs sont plutôt pêchus.