Carnet de voyage

INDONESIE

16 étapes
6 commentaires
11
C'est parti pour l'Indonésie, le plus grand archipel au monde avec 17508 îles. Nous nous contenterons de 3 : Java, Bali et Gili Air. Voyage en duo mère - fille (14 ans).
Juillet 2016
18 jours
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Ça y est. Le fameux jour J est arrivé. Départ de Lyon avec Turkish Airlines.

Survol du Mont Blanc. On l'a trouvé peu enneigé.

Aprés 2h40 de vol, 1ère escale à Istanbul. Puis nous redécollons pour Kuala Lampur en Malaisie, notre 2ème escale. 8400 km. 10h30 de vol. Nous arrivons à destination samedi 2 juillet à 10h20.

Aprés avoir passé l'immigration et récupéré nos valises, nous cherchons sur les écrans le vol d'Air Asia. Il n' y est pas... On se renseigne : il faut prendre un train ou un bus pour aller au terminal 2 de Kuala Lanpur qui est en fait un autre aéroport ! Et c'est payant ! Et pas de règlement CB ! Et vu que je ne suis en Malaisie que pour une escale, je n'ai évidemment pas d'argent local.

Nous voilà donc à la recherche d'un bureau de change. Heureusement que l'escale dure 5 heures ! Nous trouvons donc de l'argent, le bon train et le bon aéroport !

Dernier vol de 2h30 jusqu'à Yogyakarta. Nous posons le pied en Indonésie à 17h, heure locale. Nous avons décollé de Lyon il y a 24 heures !

Volcan Indonésien émergeant des nuages
3
juil

Levé à 4h00 du matin pour contempler le lever de soleil sur Borobudur. Après la nuit blanche de la veille dans l'avion, c'est dur ! Et d'autant plus qu'un violent orage a éclaté dans la nuit nous réveillant à 2 h du matin. Mais au matin, la météo n'est pas si mauvaise et c'est bien l'essentiel.

Le temple de Borobudur est le plus grand monument bouddhiste du monde. Il mesure 123 m de côté et 34,50 m de hauteur. Il a été bâti vers l'an 800 avec près de 1 600 000 blocs de pierre volcanique. Il est inscrit au Patrimoine mondial de l’humanité.

Il est composé de neuf plates-formes. Les 5 premières, en carrés concentriques, sont ornées de bas reliefs qui racontent les étapes de la vie de Bouddha, telle une bande dessinée géante longue de 5 km. Les trois plate-formes suivantes sont circulaires et bordées de 72 stupas, des cloches de pierre ajourées abritant autant de statues du Bouddha. Deux bouddhas, un à l'Est et un à l'Ouest ne sont pas recouverts. A la base des cloches, des fleurs de lotus sont représentées, symboles de pureté et de spiritualité. Le dernier niveau est couronné d'un stupa monumental.

Le temple a été restauré avec le concours de l'UNESCO dans les années 1970. Chaque pierre a été démontée, numérotée, nettoyée et remontée. Les fondations ont été consolidées. Ce travail a duré 10 ans.

La brume et les volcans au loin donnent un aspect mystique au paysage.
Bouddha face au volcan Merapi.
Lever de soleil sur Borobudur.
Dans chaque stupa (cloche), il y a une statue de Bouddha.
Il est 7 heure du matin, le soleil tape déjà très fort.

Dans l'après-midi, nous sommes allées en jeep 4x4 au pied du volcan Merapi (à 6 km du sommet précisément ). C'est un des volcans les plus dangereux au monde. Sa dernière éruption date de novembre 2010. Elle a fait une centaine de mort. Nous avons visité les maisons détruites par les nuées ardentes.

Le Merapi crachant ses fumerolles.
4
juil

Ce matin, visite du palais du sultan à Yogyakarta. Cette province est classée à part dans la République d'Indonésie. Le Sultan y garde son pouvoir et gère cette région. Un domestique du palais nous a fait la visite en français. Il nous montre toute la dynastie depuis 1755. Aujourd'hui c'est le 10ème roi. Les sultans étaient polygames mais plus depuis 1989. Le roi fait justice lui même et la peine de mort est toujours d'actualité.

On a vu les salles de réception, de justice, de musique, de bal,... Ce n'est pas "tape à l’œil" comme nos chateaux. La fortune du sultan est ailleurs...

Aujourd'hui mon ado a eu pour l'occasion une leçon d'éducation sexuelle. Il a fallu que je lui explique : circoncision, excision, phallus ! Thèmes abordés lors de nos visites. Bon, ça, c'est fait !

Cohabitation du calendrier Grégorien (2016) et musulman (1949)

Ensuite, petit tour de pousse-pousse (le becak) en ville pour aller au palais de l'eau du Sultan. Les lieux sont sympas mais malheureusement pas assez entretenus...

Pousse-Pousse et palais de l'eau

Le midi, nous faisons une halte dans un petit restaurant local réputé pour son Gudeg, le plat traditionnel de Java, un mélange de riz, poulet, jacquier (fruit), couenne de bœuf épicée. Chaque partie est séparée, ce qui nous permet d'isoler d'emblée la partie épicée. On n'a pas vraiment aimé...

Le Gudeg dans un resto local. 

Ensuite, visite du temple hindouiste de Prambanan, construit vers l'an 850. Il fait chaud, 34°C, et il y a plein de monde et comme toujours des français que l'on reconnaît bien à leur accent anglais si spécial ! Ça nous fait bien rire !

Temple de Prambanan

Puis nous faisons une petite halte au Temple bouddhiste situé sur le site de Prambanan. Il est actuellement en rénovation.

De retour à l'hôtel, épuisées par la chaleur, nous nous octroyons une petite pause au bord de la piscine.

Ça fait nettement moins rêver mais il faut que je vous parle des toilettes... Ici, en Indonésie, on ne s'essuie pas avec du PQ. On se rince le postérieur avec un jet d'eau ou une bassine... Du coup, c'est trempé de partout et on ne sait pas vraiment dans quoi on marche. Ça ne fait pas envie...mais vraiment pas !

WC exterieur... et WC de l'hôtel.

Heureusement dans les hôtels il y a du PQ !


Pour finir la journée, nous dînons au resto de l'hôtel, un petit bouillon de légumes. Sur la table, il ne faut pas chercher les couteaux. Il n'y en a pas. Les couverts présents sont la cuillère et la fourchette. C'est ainsi en Indonésie.

5
juil

Lever à 4h45 pour un départ en train à 6h45. Yogyakarta -> Mojokerto, 4h45 de trajet. Nous arrivons à la gare 1 heure à l'avance. Le train est déjà à quai. Nous pouvons nous y installer avant tout le monde.

Comme nous sommes les seuls occidentaux dans le wagon, nous nous faisons photographier !

Pendant le trajet, la climatisation fonctionne à fond et nous devons mettre notre écharpe et 2 pulls !

Nous arrivons comme prévu à 11h00. Il fait 35°C. Après la climatisation du train, on a l'impression de rentrer dans un four !

Notre guide local francophone nous attend pour nous emmener au volcan Bromo. 3h30 de voiture avec sur la fin des routes de montagnes très raides et très sinueuses.

Nous nous installons dans notre hôtel, le Lava View Lodge.

De notre chambre, vue sur les volcans !

Puis petite séance photo avec les volcans. Demain, nous irons les voir de plus près.

Le mont Bromo culmine à 2329m d'altitude. Il est situé avec d'autres volcans dans une caldeira de 11 km. C'est un volcan explosif. Sa dernière éruption date de janvier 2016. Depuis, il évacue en permanence des cendres formant un nuage gris au dessus du cratère.

6
juil

Ce matin, réveil à 3h pour aller voir le lever de soleil sur le mont Bromo.

Le guide a prévenu de bien se couvrir car il fera froid. Nous avons enfilé collant et T-shirt polaires, 2 pulls, bonnet, gants et Kway.


A 3h30, une jeep 4x4 nous emmène sur le volcan Pananjakan à 2700m d'altitude. Mais nous ne sommes pas seules sur la route. Nous rejoignons un défilé impressionnant de jeeps qui serpentent jusqu'au sommet. Arrivées à 4h20. Il y a déjà une centaine de personnes. Nous trouvons 2 places libres devant l'esplanade prévue pour ce spectacle très touristique. Le soleil se lève dans 1 heure. Il nous faut attendre et défendre notre place à coups de coudes et de sac à dos face à l'arrivée massive des chinois sans gêne et sans scrupules qui s'incrustent  !

L'astre tant désiré émerge enfin et illumine progressivement de ses rayons dorés les dômes volcaniques. C'est grandiose !

Mais avec la foule, pas évident de faire une photo sans des gens dessus.

Je passe alors la barrière et me retrouve en contrebas avec une vingtaine de personnes. C'est déjà mieux mais pas parfait.

Et au bout de 15 minutes, comme par magie, il n'y a plus de foule ! Les gens sont déjà partis. Ils ont fait leur selfies, plus besoin de rester. Tant mieux pour nous, mais je trouve ça très étonnant ! Moi qui n'arrive pas à me détacher d'un tel spectacle, j'ai du mal à comprendre !

Le soleil continue sont ascension et éclaire de plus en plus bas les volcans. Les couleurs varient de minute en minute, c'est splendide !

Lever de soleil sur le mont Bromo

Ensuite, la jeep nous redescend au pied du Bromo. Nous marchons 2 km dans la mer de sable de la caldeira puis montons au bord du cratère, 150m de dénivelé, 30 minutes d'ascension.

L'intérieur du cratère - 800m de diamètre et 200m de profondeur - est très impressionnant. Les cendres sont évacuées en tourbillons comme dans les nuées ardentes. Par moment, ça gronde et on voit des blocs de pierres éjectés et retomber dans le fond... C'est à la fois peu rassurant et fascinant.

Puis retour à l'hôtel à 8h30. Dernières photos...

Nous partons à 10h30 pour 5 heures de route. Direction l'est de Java. Notre nouvel hôtel est très bien, mais ça ne sera que pour une nuit.

l'hôtel Ketapang Indah à Banyuwangi
7
juil

Lever encore une fois à 3h du matin. Ça commence à être dur ! Mais c'est pour la bonne cause : l'ascension du volcan KAWAH IJEN qui signifie "cratère vert" en javanais, lié à la présence d'un lac acide bleu vert. Son pH se situe autour de 0,2. Cette acidité extrême est due aux gaz que laisse échapper le volcan sous la surface de l'eau. En entrant en contact avec le lac, les gaz se dissolvent libérant des molécules d'acide sulfurique et d'autres éléments qui acidifient les eaux. Ce volcan est le principal centre d'exploitation de soufre de toute l'Indonésie. On y croise les fameux porteurs de soufre.

Nous commençons l'ascension à 5h du matin. Il fait 9°C. Nous sommes à 2000m d'altitude. Il faut compter 1h20 de marche : 3 km, 400m de dénivelé. Le sommet culmine à 2400m. C'est pas trop méchant !

Pendant que nous montons, nous croisons des dizaines (ou centaines ?) de personnes qui redescendent. Elles ont passé la nuit à contempler les flammes bleues sur le lac. Ce phénomène est lié au gaz sulfurique qui s'échappe du cratère à une température de 200°C et s'enflamme au contact de l'air. Une partie du gaz condense en soufre liquide qui continue de brûler en coulant au fond du cratère... La couleur des flammes est bleue, ce qui donne l'impression d'observer des coulées de lave bleutées... Celà est visible uniquement de nuit. Il faut porter des masques à gaz.

Pour nous, ça sera une observation de jour. Au début de la montée, on entend le bruit des cigales, il y a des mimosas en fleur et des sortes de prêles géantes. On se croirait dans le midi !

Vue sur un autre volcan pendant la montée.

Arrivés au sommet, c'est bien couvert mais petit à petit, le ciel se dégage et le soleil illumine le lac. C'est juste ma-gni-fique ! Au fond du cratère, d'épaisses fumerolles sortent avec force. Des tuyaux y ont été installés pour diriger le soufre liquide bouillant. En refroidissant, le soufre solide se forme et les blocs sont immédiatement cassés avec des pics en métal. Les porteurs chargent ensuite les blocs dans leur panier et remontent sur les bords du cratère. Une fois là, ils redescendent à la cabane de pesée, 300m de dénivelé plus bas, et font peser leur soufre afin d'être payé. Puis ils descendent au parking déposer leur chargement. Ils transportent ainsi, 2 fois par jour, 60 à 80 kg de soufre à chaque fois. Maintenant, ils ont des chariotes pour la descente. Ce travail de forçat ne leur rapporte que 7 centimes d'euros le kg soit 9 à 12 € par jour (ce qui est 2 fois le salaire moyen en Indonésie).

Au bord du lac, à l'opposé, se trouve un barrage pour permettre de baisser le niveau du lac quand il monte trop haut. Ainsi, l'installation d'exploitation du soufre n'est pas détruite.

Arrivée au sommet encore dans la brume.
Fumerolles et dépôts de soufre.
Paniers de soufre laissés par les porteurs.
Les chariotes remplacent les paniers pour descendre à la cabane de pesée 

Nous ne verrons malheureusement pas de porteurs de soufre aujourd'hui car c'est la fête de fin de ramadan, donc personne ne travaille.

Nous montons ensuite sur une crête pour avoir une meilleure vue.

Le Kawah Ijen et son lac acide.

En début d'après midi, nous prenons le ferry pour aller de Java à Bali. 20 km seulement mais 1h30 sous une chaleur harassante. La traversée se fera rapidement, mais il faudra attendre 1 heure qu'un ponton se libère pour accoster !

5 sur le scooter ! 

Notre passons ensuite dans le parc National de Bali. Mais il n'y a plus d'animaux, tous tués... Aucune protection, aucune réhabilitation. A quoi sert le parc ? Nous montons en haut d'une très jolie tour pour avoir une vue panoramique.

Nous arrivons en fin de journée à notre nouvel hôtel Pondok Sari, à Pemuteran, en bord de mer. C'est très joli mais... la salle de bain est en plein air (4 murs sans toit)... sympa pour se faire piquer par les moustiques en prenant sa douche ou en allant au petit coin !


8
juil

Aujourd'hui, journée farniente. Rien de prévu au programme. Nous resterons tranquillement à l'hôtel.

Le matin, grasse matinée, petit déjeuner, et un peu de snorkeling. Très décevant  : la mer est sale, les coraux sont tous morts. On arrive à voir quelques jolis poissons tout de même. On se fera piquer plusieurs fois par de petites méduses : ça pique bien, ça fait mal sur le coup mais très vite ça passe.

A 14h, massage traditionnel javanais pendant 1 heure. Je me languissais de ce massage... Ce ne fut pas une réussite. Je suis passée sous un rouleau compresseur ! La masseuse m'a défoncée ! Je lui ai dit de faire moins fort mais ça n'a pas suffi... Du coup, j'ai mal partout !

Ensuite douche pour enlever l'huile de massage à l'odeur désagréable , se tapisser de crème solaire et re- snorkeling. Puis redouche et retartouillage de lotion antimoustiques. On passe son temps à se tartouiller ! Mais c'est important car cette année il y a une recrudescence de dengue.

Ensuite, on retourne faire un peu de snorkeling. Puis soirée resto et dodo sous la moustiquaire.

L'arbre du voyageur 
9
juil

Nous partons en voiture au centre de l'île, en direction d' Ubud.

Nous longeons des cultures de girofliers. Ce sont de grands arbres. Quand les fleurs sont rouges, elles sont récoltées à la main. Les hommes montent à l'aide d'une échelle en bambou. Les clous de girofles sont ensuite mis à sécher sur des bâches, au bord de la route. Quand le clou est noir, il est sec. Ça prend environ 2 jours.

Les gens sont très souriants et nous font régulièrement des coucous !


Sur la route, nous passons devant un temple rempli d'offrandes pour célébrer la fête du métal. Les femmes ont préparé et déposé de nombreuses offrandes de nourriture, qui seront récupérées le soir pour être mangé par les familles.

Nous arrivons dans une forêt primaire pour une balade d' 1 heure dans le parc Tamblingan. Nous devons mettre une ceinture en tissu en signe de respect pour la Nature. Il y a beaucoup d'immenses ficus qui entourent d'autres arbres comme des orties et les font mourir. C'est spectaculaire. Mais nous ne voyons quasiment pas d'insectes. Car beaucoup de pesticides / insecticides sont utilisés pour la culture du riz... La protection de l'environnement n'est malheureusement pas une priorité pour eux. Les déchets jonchent le sol, en ville comme en pleine nature. Ça gache la beauté des sites.

 Fleur du fruit de la Passion et des ficus.

Ensuite nous traversons un petit lac en pirogue. Le temps déjà couvert depuis ce matin se dégrade soudainement. On se retrouve sous une pluie battante avec l'orage qui gronde... Heureusement que j'avais gardé les Kway dans le sac à dos ! Nous débarquons à toute vitesse pour nous mettre à l'abri sous une bâche trouée, avec d'autres touristes.

Notre guide appelle alors au téléphone notre chauffeur pour qu'il nous récupère. Quelle saucée on s'est prise !

Lac où on était en pirogue.

Ensuite, repas au warung local. Nous prenons des frites. Une valeur sûre ! On n'a pas voulu tenter le diable avec des plats inconnus !


Nous continuons vers le temple Ulun Danu, au bord du lac Bratan, un ancien cratère volcanique. Ce temple est dédié à la déesse des Eaux. Il est célèbre pour son meru à 11 toits. Il y a beaucoup de monde !

Un petit marché local avec des chips de manioc, patate douce, feuille épinard, banane ...
Penjors confectionnés devant chaque maison pendant les fêtes de Galungan.

Pour finir la journée, nous faisons une balade dans les rizières en terrasse de la région de Jatiluwih, classées au patrimoine mondial de l'Unesco.

Le temps a beau être maussade, c'est magnifique. Le riz rouge a été récolté. On est dans la phase de labourage pour préparer le sol pour les prochaines plantations. Le riz rouge a 3 récoltes par an. A maturité, les tiges sont coupées en hauteur. Le riz est récupéré. Les tiges restantes sont brûlées. De l'eau, de l'engrais sont rajoutés et le tout est labouré. Les nouveaux semis seront plantés dans une semaine.

les rizières en terrasse de Jatiluwih

Nous arrivons assez tard à l'hôtel d'Ubud.

10
juil

Ce matin, nous allons visiter plusieurs temples.

Petites haltes photos sur le trajet

La montagne des rois, Gunung Kawi où les mausolées sont taillés directement dans la roche. Les temples se trouvent en bas d'un escalier de 250 marches, dans une jolie vallée de part et d'autre d'une rivière. Les temples étant sacrés, il nous faut mettre un sarong pour pénétrer dans les lieux. Il s'agit d'un tissu rectangulaire noué autour de la taille.

Décorations sculptées dans des noix de coco. C'est très fin et très beau. 

Les bains sacrés de Tirta Empul. Il faut garder notre sarong. Au fond d'un grand bassin émerge, en petits tourbillons, une source sacrée. L'eau coule ensuite par des fontaines dans d'autres bassins. Après avoir déposés leurs offrandes sur les autels et fait leurs prières, les croyants vont se purifier dans les bassins. Ils prient, boivent un peu d'eau sacrée et mettent leur tête sous l'eau froide jaillissante, sous chacune des fontaines ( une dizaine en tout ) sauf 2 qui sont pour les morts.

A Bali la majorité de la population est hindouiste. Chaque jour, ils doivent faire 1 prière ( env. 15 min.) et des offrandes. A la fin de la prière, ils sont aspergés 3 fois par de l'eau bénite. A la maison, ce sont les parents qui le font, dans les temples se sont les prêtres. Ceux- ci ont obligation de se marier car la fonction se transmet de père en fils.

Chaque maison doit avoir un petit temple dans son jardin pour les offrandes. Il a le temple familiale, le temple du clan, le temple du village et les grands temples de Bali. Il y a de nombreuses célébrations tout au long de l'année.


Ensuite, nous allons voir la vue panoramique sur le volcan Angur. La dernière coulée de 1963 est bien visible. Le lac de cratère est le plus grand de Bali.

Nous descendons au bord du lac pour voir le temple .... Je ne me souviens même plus du nom. Rien d'extraordinaire pour ce temple. C'est peut-être pour ça qu'il n'y a personne  ! Je sature un peu en temple !

De retour à Ubud, nous achetons des billets pour le spectacle de danse balinaise de ce soir. Nous arrivons 3/4h à l'avance et il y a déjà beaucoup de monde. Nous nous installons sur le côté et nous patientons en assistant au spectacle désolant de la bêtise humaine.... Des gens arrivés après qui veulent passer devant au mépris de ceux installés bien avant eux...et des français en plus...

Le spectacle dure 1h30. Nous avons beaucoup aimé. C'est inhabituel pour nous occidentaux. Ce sont surtout les yeux, les mains et les pieds qui sont expressifs.

Quel regard !
11
juil

Nous commençons la journée par une balade d' 1h30 en rizière. Mais le riz a déjà été coupé et personne ne travaille dans les champs. J'aurais aimé voir les gens en pleine action.

Autour d'Ubud, les rizières se vendent à des promoteurs étrangers. Les jeunes ne veulent plus y travailler car c'est trop dur. La plupart du temps ce sont donc les personnes âgées qui continuent d'exploiter les rizières.

Les petits vieux au boulot et les magnifiques fleurs de frangipanier.

Ensuite nous sommes allées dans une famille balinaise pour un cours de cuisine. Nous avons ainsi préparé notre repas avec les femmes. Les ingrédients sont hyper nombreux : ail, échalote, feuilles d'épinards, pâte de crevettes, soja, maïs, piments, noix de coco, cacahuètes, haricots, céleri, citronnelle, poireau, ananas, bananes, christophines (comme des courgettes), patate douce, poulet, porc, sel, tomate, citron, sucre de palme, germe de blé et de riz, eau... On aide un peu en faisant ce qu'on nous indique.

Ça bosse dur !

Puis les femmes terminent seules et viennent nous servir. On mange super bien et c'est très joli à regarder. En entrée, une soupe avec tomate céleri ananas. Puis plat principal avec riz patate et différents accompagnement : beignets de mais, porc mixé, petit panier de légumes, sauce à la cacahuète. C'est un peu pimenté mais c'est excellent. En dessert, banane frite avec sucre de palme et noix de coco rappée. Ça nous réconcilie avec les plats indonésiens !

Table en bambou, soupe et plat principal . Dans le cône central, il y a du riz avec de la patate douce. En dessert, banane cuisiné...

Puis nous confectionnons des petits paniers en feuilles de palmier pour les offrandes. Ensuite nous les remplissons avec des feuilles et des fleurs. Chaque élément doit être à sa place. Il y a une symbolique pour tout.

Les femmes ne travaillent pas ou peu à Bali car elle doivent tout faire à la maison : les repas, le marché, les enfants, les offrandes, le ménage,...

La maison balinaise est toujours conçue sur le même modèle : un mur d'enceinte pour protéger des mauvais esprits et différents pavillons représentants les différentes parties de la maison : les chambres/toilettes, la cuisine, le pavillon cérémoniel, le temple familial.

Dans l'ordre : le pavillon cérémoniel, les chambres derrière, la cuisine et le temple familial.

En début d'après midi nous reprenons la route. Il se met à pleuvoir des cordes. L'eau ruisselle sur les routes. Nous tremperons nos chaussures pour visiter le temple de Taman Ayun à Mengwi.

Et pourtant, c'est la saison sèche...mais pas cette année paraît-il. Notre guide balinais Wayan.

Ensuite direction le temple de Tanah Lot pour assister au coucher du soleil. L'édifice a été construit sur un éperon rocheux au bord de mer. C'est hyper touristique. En plus le temps est nuageux. Mais au moins, la pluie ne retombera pas. On assistera tout de même à un joli dégradé de rose au dessus de la mer et à un envol de chauve-souris s’élançant la nuit tombée chercher leur pitance. L'orage grondant au loin, j'ai préféré partir.

C'est marrée haute. Le temple est isolé pour quelques heures.
Coucher de soleil sur une petite arche de l'autre coté de la péninsule.
12
juil

Plus de guide à nouveau pour les 5 jours à venir.

Ce matin, nous commençons par une balade dans la forêt de singes, un parc réservé aux macaques. On peut leur donner à manger avec des bananes achetées sur le site. Ce que nous faisons à l'entrée du parc. 4 petites bananes pour 1€50. A peine en main, on n'a pas le temps de réagir que les singes sont déjà après nous pour nous piquer les bananes. Il y en a déjà 2 qui partent ainsi. On fait plus attention pour les 2 bananes restantes, ce qui nous laisse le temps de photographier pendant qu'ils mangent. On continue la balade dans la forêt. C'est très sympa. On voit de près les singes manger, jouer, se faire épouiller.

Un gardien me donne un grain de maïs pour que je le donne à un singe sur une branche. Le singe saute alors sur moi, me marche sur les épaules et la tête. Je ne suis pas très rassurée mais tout se passe bien. J'espère qu'il ne va pas me transmettre des poux vu comme il se gratte.

On continue notre balade et un peu loin, alors que je marche tranquillement sur le chemin, un singe me saute dessus et me mord le doigt ! Un jeune qui voulait surement jouer. Ce n'est pas très profond mais ça saigne... Et là, je pense immédiatement au risque de transmission de la rage... Stress...Il y a la rage à Bali, et plus particulièrement dans la région où il y a beaucoup de chiens errants non vaccinés.

On sort une lingette désinfectante que j'ai toujours dans mon sac. Je fais saigner la plaie et la presse sur la lingette. Ensuite, je fonce aux toilettes me savonner abondamment la plaie. Et on sort du parc pour aller à l'infirmerie. La première question que je pose en rentrant est : les singes ont-ils la rage ? L'infirmier me montre alors fièrement un certificat où il est noté que les singes du parc ont NO RABIES. Je lui dis alors que j'ai savonné abondamment et bien rincé. Il est impressionné ! Le travail est déjà fait. Il n'a plus qu'à me tendre un pansement Hansaplast ! La visite a éte écourtée par cet incident. C'est dommage, car c'est intéressant de voir évoluer les singes d'aussi près.

En sortant du parc, on verra un singe assit sur le trottoir en train de manger des mikados... En rentrant en France, je me ferai faire une prise de sang pour contrôler mon taux d'anticorps contre la rage. Mon vaccin me protège encore bien, taux au top ! Grand soulagement quand même ! Les singes du parc sont peut-être indemnes, mais ils vont et viennent en dehors sans problème, on n' est donc pas à l'abri totalement je suppose...

le singe mikado.

Ensuite, massage traditionnel d'1heure prévu au zen SPA. J'appréhende vu que la dernière fois, ça avait été douloureux. . On nous demande de nous laver entièrement et on nous laisse une culotte à usage unique à enfiler après. Pas sexy du tout la culotte ! Noire en papier fin, bouffante, pas de devant derrière.... On s'allonge donc munies de notre simple culotte et les masseuses nous recouvrent d'un drap qu'elles soulèvent en fonction de la zone à masser. Je demande bien "plan plan" doucement en indonesien ! Oui oui me dit la dame, étonnée que je parle sa langue ! Mais non...elle appuie trop fort et me fait mal aux jambes. Quand elle arrive au dos, je n'en peux plus. Je lui redis "it's too strong for me" et là enfin elle se calme. Mais comme j'ai peur qu'elle me fasse encore mal, je n'apprécie pas du tout le massage. D'ailleurs elle me fera bien mal à la nuque. Je pense que ces dames ne sont pas plus masseuses que moi et qu'elles font n'importe quoi comme gestes. J'annulerai le 3° massage prévu le jour du départ. Trop désagréable ! La masseuse de ma fille lui a fait une très jolie coiffure en même temps.

Dans l'après-midi nous faisons le marché d'Ubud. Chaque marchand nous interpelle et veut nous vendre quelque chose. La négociation est de mise ! Les marchands s'en amusent d'ailleurs. Aucun prix n'est affiché. Le vendeur nous donne son prix puis il nous dit de négocier. C'est un jeu ! A part pour une vendeuse qui nous a surprises à partir quand on lui a fait une proposition. En fait on avait mal compris le prix de départ et elle a trouvé notre proposition ridiculement basse, mais au lieu de discuter, elle est partie énervée !

On se prendra une bonne radée tropicale. Impressionnant ! Ça ne durera que 15 min. Heureusement on était à l'abri sous un étal. En rentrant à l'hôtel, on achètera 2 mangues. La vendeuse nous donne en plus 2 oranges et des fruits du serpent, ce qui nous permet de goûter. C'est très bon. Ça ressemble un peu à de l'ananas plus compact et plus acide.

Marché au 1er étage. 
Le fruit du serpent . Sa peau ressemble aux écailles des serpents.
13
juil

Lever tôt ce matin pour prendre un minibus jusqu'au port de Padang Bai, au sud est de Bali. 2 heures de route.

Photos prises du bus

Arrivées à l'enregistrement , on nous met des bracelets de couleur, au poignet et sur nos bagages, en fonction de l'île sur laquelle on descent. Pour nous c'est Gili Air avec la compagnie Gili Gili, réputée pour son sérieux et sa sécurité. D'ailleurs, au moment de partir, une vidéo nous explique que le fast boat est équipé d'une radio, d'un GPS, de gilets de sauvetage ! On n'en attendait pas moins ! Ça ne les empêchera pas de tomber en panne d'essence 10 minutes après le départ ! Heureusement, ils avaient des réserves en bidons. Et nous voilà reparti pour 2 heures de traversée. Ils nous mettent de la musique... mais avec le bruit du moteur et des gens qui parlent, ça fait un sacré brouhaha.

Escale à Lombok, où les enfants s'amusent dans l'eau.

Arrivées sur Gili Air, nous prenons une chariote tirée par un cheval pour aller à notre hébergement, Tangga Bungalows. Mais... surprise, c'est complet jusqu'à demain, alors que tout est réservé et payé... On nous met dans un bungalow au Mustiko Océan Lodge, à côté, jusqu'à demain matin. On ne peut donc pas s'installer vraiment.

Arrivée sur Gili Air

Dans l'après-midi nous allons faire un peu de snorkeling. Les restaurants bordent tout le bord de mer. Nous allons un peu plus loin pour trouver un coin tranquille. Il y a peu de fond, il faut aller assez loin pour pouvoir nager un peu. Et là , quelle déception ! Plus aucun corail, comme à Bali. C'est désolant...quasi pas de poissons. Moi qui suis venue ici pour le snorkelling... Je suis très déçue ! Demain j'essaierai d'aller plus loin pour voir.

Coraux morts...

En soirée, on est allées se balader au bord de la mer, pour voir le coucher de soleil. Encore une fois, les nuages ont tout masqué. Ensuite petit resto. En revenant, on a vu un gros serpent...

Les coraux morts jonchent aussi les plages.
14
juil

Je me suis réveillée dans la nuit avec un cafard collé à ma cuisse, alors qu'on a mis la moustiquaire hier soir ! On a eu les intestins barbouillés. Il y a des chiures (d'oiseaux ?) sur le sol de la salle de bain...qui semble fermée. Le sol est sale, on a les pieds noirs.... Ce n'est pas grave en soi, mais on est quand même dans un établissement hôtelier !

Ce matin, après le petit déjeuner, on doit changer de bungalow. On nous avait dit hier soir d'être là à 10h, ce que nous faisons. Sauf que là, la responsable nous annonce qu'il faut qu'elle nettoie notre bungalow . On comprend 1/2 heure d'attente mais en fait ça mettra 1h30...

Nous entrons enfin dans notre bungalow à 11h30. Le cadre est très joli, même si l’intérieur est hyper sombre,et qu'il n'y a pas de climatisation (avec une chaleur humide de 35°C, c'est un peu dur pour nous qui habitons en montagne !). L'eau du robinet et de la douche sont salées. Tout est en bambou, les moustiques passent comme ils veulent. Heureusement, ma prise électrique antimoustiques 5/5 marche du tonnerre !

A 12h, nous allons enfin faire du snorkeling ... L'eau est bien chaude, c'est agréable. Nous essayons d'aller un peu plus loin que la veille. Par endroit, il y a quelques coraux qui repartent. Il y a de jolis poissons mais l'impression de désolation demeure.

Au bout d'un moment nous regagnons le rivage. Nous restons un peu dans l'eau au bord. Il se met à pleuvoir.

Nous traînons l'après-midi sur la terrasse.

En fin d'après-midi, nous allons marcher un peu avant de manger. Le ciel est trop nuageux pour voir le coucher de soleil. Nous faisons l'aller retour jusqu'à la pointe ouest de l'île. Ensuite nous nous posons au même resto qu'hier soir. Milkshake à la fraise et spaghetti napolitaine !

15
juil

Nuit difficile encore une fois. On a eu très chaud hier soir. On était en sous vêtements sous la moustiquaire avec les ventilateurs à fond. Puis nos corps se sont peu à peu rafraîchis. 1er réveil dans la nuit pour arrêter les ventilos. 2°réveil, ça nous gratte mais ce ne sont pas des piqûres de moustiques...Probablement des choses dans le lit...On a un peu froid. Mais on n' a qu'un drap pour deux lits... Je le laisse à ma fille et enfile des habits. 3° réveil : la prière des musulmans au microphone...à 4h30 du matin. Trop dur ! Mais comment ils font ? Et ils remettent ça à 7h30 ! Bon... nuit finie pas de grasse mat !

Nous allons ensuite faire du snorkeling. Nous laissons nos affaires sur une petite plage et remontons le rivage à pied pour ainsi pouvoir se laisser dériver par le courant et ressortir là où sont nos serviettes. Tout se passe bien. Nous allons encore un peu plus au large et nous voyons un peu plus de coraux et des poissons, ainsi que le tombant. Ça fait bizarre de voir le sol d'un coup qui plonge à la verticale.

Pour le midi, en guise de repas, nous nous prenons une méga crêpe au Nutella et à la banane. Pas très diététique mais délicieux ! Nous rentrons à notre bungalow pour manger cela. Ensuite détente sur notre balcon.

Ma méga crêpe banane Nutella en préparation !

En fin d'après-midi, nous partons faire le tour de l'île. 1h30 de marche, souvent dans le sable. C'est bien sympathique. On voit les locaux pêcher, les enfants jouer au bord de l'eau. On se pose un moment pour voir le coucher de soleil. Ce soir encore, les nuages masquent le spectacle. Mais on a quand même quelques jolis reflets rosés.

Pas de voiture sur l'île, les transports se font à la charette où en bateau .
Les filles toujours sages et les garçons à faire des bêtises !


Ce soir, nous mangeons une soupe de légumes avec des vermicelles. C'est très bon !

16
juil

Départ de Gili Air. Nous reprenons une calèche pour aller au port. Le fast boat Gili Gili est prévu à 11h30. Il arrivera avec 1 heure de retard. Puis ce sera 2 h de traversée, avec le bateau qui tape les vagues. Faut avoir le cœur bien accroché. Le Capitaine est un petit jeune qui n'arrête pas de rigoler et joue au pilote de course.

Arrivé à destination à Padang Bai, nous attendons encore 3/4 heure pour accéder à l'embarcadère. Il n'y en a qu'un donc chaque bateau attend son tour... Nous debarquons enfin et retrouvons Kadek, un guide de Bali Authentique. Il y a des bouchons car il y a une crémation publique sur la plage.

Crémation visible du bateau.

Il est déjà tard. Nous faisons une halte au palais d'eau d' Ujung, la résidence de vacances des sultans.

Puis nous partons faire une marche dans les rizières... une mini marche de 15 minutes ! Je serai bien allée plus loin mais il y avait des balinaises qui se lavaient dans un ruisseau, je ne voulais pas les déranger.

Le riz basmati

Et puis, notre guide n'est même pas guide, il fait les factures à Bali Authentique... Il ne parle pas très bien le français. Il ne connaît même pas le nom des différents riz en français, c'est moi qui lui ai dit qu"on était dans une rizière de riz basmati ! J'ai l'impression en plus qu'il ne sait pas trop où aller ! En fait, on nous a casé un chauffeur plus qu'un guide. Heureusement, ce n'est que pour ce soir et demain.

Rizières de Tirtagangga, vues en cours de route 
17
juil

Matinée tranquille. On traîne au lit. Puis petit dej., douche et on boucle nos valises. On part à 12h. Direction Denpasar où notre avion décolle ce soir à 19h.

Petit marché en cours de route pour fignoler nos emplettes.

Cerfs volants profitant du vent. Dans notre avion de la Qatar Airways.

Nous voilà repartis pour une nuit et une matinée de trajet afin de regagner la France.

Départ de Denpasar, au sud de Bali, pour Doha au Qatar : 9 heures de vol. Puis après une escale de 2 heures nous repartons toujours avec Qatar Airways de Doha pour Paris. 6h45 de vol. Ensuite, ce sera TGV et TER.


Ce voyage fut très intéressant, car la culture indonésienne est loin de la notre. Ce fut relativement dépaysant. La première semaine à Java a eu notre préférence, avec 3 temps forts : l'ascension des 2 volcans - Bromo et Kawah Ijen-, gravés pour toujours dans nos esprits et le temple de Borobudur, magnifique au lever du soleil. A Bali, la gentillesse des gens est palpable. Ils sourient et rigolent facilement. C'est très agréable ! Les rizières m'ont aussi énormément plu, malgré l'absence de riz et de travailleurs à l'ouvrage ! Et puis, de se retrouver en duo mère-fille donna aussi une dimension très particulière et très appréciée à ce voyage !