Carnet de voyage

Envoutante BRETAGNE

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Fin octobre, roadtrip de 8 jours en famille, en Bretagne, du Mont St-Michel à la Côte de Granit Rose.
Octobre 2016
8 jours
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après-midi
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Mercredi 19 octobre 2016. La météo annonce une vague de mauvais temps sur toute la France d'ici 4 jours... On avait prévu 1 semaine itinérante en Bretagne, mais vu la météo, on hésite. De toute façon, il fera mauvais partout alors on tente ! Mais il ne faut pas perdre une minute. Les vacances scolaires commencent à 12h. Nous mettons le cap à 14h30 pour le Mont Saint Michel.

Juste 900 km... et la France à traverser ! 10 heures de trajet sans les pauses.


Petite pause sur une aire d'autoroute originale en Auvergne 

La route est longue. On sort de l'autoroute vers 23 heures pour chercher un endroit où se poser avec notre fourgon. Ce sera un parking de magasin de bricolage bien tranquille. Grignotage express et au lit. On n'est pas encore arrivés !

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Lever 8h30. C'est quand même les vacances ! Après avoir replié les lits du fourgon et pris notre petit déjeuner, nous reprenons la route. Plus qu'1 heure ! Nous traversons par endroit des nappes de brouillard assez denses et craignons de ne pas voir le Mont St Michel. Mais soudain, il nous apparaît au loin tel une pyramide touchant le ciel.

Nous nous garons sur le parking du site situé à 3 km du Mont. Pour s'y rendre, 3 solutions: des navettes gratuites, des calèches payantes ou à pieds. Nous optons pour cette solution, 50 minutes de marche avec les pauses photos, sur un chemin très agréable, qui nous permet une découverte progressive.

Le Mont Saint-Michel a la particularité d’être érigé sur un îlot rocheux, entouré d'une magnifique baie ouverte sur la Manche, théâtre des plus grandes marées d'Europe continentale (15 mètres d'amplitude lors des grandes marées).

Suite à 3 songes qu'eût l'évêque Aubert, un sanctuaire en l'honneur de l'archange Michel fut érigé en 708 sur cet îlot. Le Mont Saint-Michel devint rapidement un lieu de pèlerinage majeur. Au 10ème siècle, les bénédictins vinrent s'installer à l'abbaye tandis qu'un village se développait en contre bas. Au fil des siècles, l'abbaye fut remaniée et agrandie. Lors de la guerre de 100 ans, ses remparts et ses fortifications résistèrent à tous les assauts anglais.

Après la dissolution de la communauté religieuse à la Révolution Française et jusqu'en 1863, l'abbaye fut utilisée comme prison. Puis en 1874, elle devint monument historique et fut l'objet de nombreuses restaurations. Depuis 1969, une communauté monastique y assure une présence spirituelle permanente. En 1979, le Mont Saint-Michel a été inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO.

Pont passerelle qui mène au Mont depuis 2014 

L'abbaye du Mont Saint-Michel est un monument unique. Les maîtres d'oeuvre du Moyen-Age ont tenu compte de la forme pyramidale du mont et ont enroulé les bâtiments autour du rocher granitique. L'église abbatiale, située au sommet, repose sur des cryptes qui créent une plateforme capable de supporter le poids d'une église de 80 mètres de long.

Dans le nouveau Testament, l'archange St Michel, chef de la milice céleste, combat et vainc un dragon, symbole du démon. Pour l’homme médiéval qui vit dans l’attente et la crainte de l’au-delà, saint Michel est celui qui conduit les morts et pèse les âmes au jour du jugement dernier.

La statue de l'archange a été réalisée en 1897, en cuivre recouverte de feuilles d'or. Elle représente Saint Michel menaçant de son épée un dragon incarnant le mal. Elle mesure 4.50 mètres et trône à 156 mètres de hauteur. Elle sert également de paratonnerre.

La ville actuelle du Mont Saint-Michel est l'une des rares villes françaises à avoir conservé l'ensemble de ses fortifications médiévales datant des 13° et 14° siècles.

Nous passons devant le célèbre restaurant de la mère Poulard. Sa fameuse omelette soufflée cuite au feu de bois est affichée à 35 €. Pour accéder à l’intérieur de la cité médiévale, il faut passer la porte du Roy, munie d'un pont-levis qui enjambe un large fossé.

La porte du Roy

Nous empruntons alors la Grande-Rue qui monte vers l'abbaye. Vous ne pouvez pas vous perdre, c'est l'unique rue du village ! Elle est bordée de splendides maisons à pans de bois du 15° et 16° siècle, abritant des boutiques et des restaurants.

Nous arrivons au pied de l'abbaye.

Plus que quelques marches à grimper, et nous sommes à l'accueil. Avec le billet d'entrée, vous avez droit à une visite guidée d'1 heure. Mais on n'a pas du tout accroché avec notre guide. Nous lui avons donc faussé compagnie après 10 minutes !

Ça monte ! 

Les 3 niveaux de l'abbaye reflétaient la hiérarchie monastique. Les moines logeaient à l'étage supérieur, où se situaient l'église, le cloître et le réfectoire. Les hôtes de marque étaient reçus par l'abbé à l'étage intermédiaire. A l'étage inférieur étaient hébergés les gardes, ainsi que les pèlerins de modeste condition.

Nous commençons la visite par le niveau supérieur. De la terrasse, nous avons une vue sur la baie et les alentours.

Le Couesnon et son barrage
Le Couesnon et son barrage; la façade de l’église refaite en 1780 

Nous pénétrons dans l'abbatiale, lieu central de vie des moines puisqu'ils y assistaient 7 fois par jour aux offices.

Le chœur de l'église abbatiale .

En passant dans le cloître, on pénètre dans la Merveille, un ensemble de 6 salles réparties sur 3 étages, construit à partir de 1211. Suspendu entre ciel et mer , il était indispensable de construire quelque chose de léger. Ce qui explique la disposition en quinconce des colonnettes en marbre anglais.

Le réfectoire surprend par sa démesure et ressemble plutôt à une église avec sa voûte en berceau. Les moines y prenaient en silence leur repas en écoutant la lecture d'un texte sacré.

On descend ensuite au niveau intermédiaire. Sous le réfectoire se trouve la salle des Hôtes, réservée aux pèlerins nobles et aux rois, elle possède deux gigantesques cheminées.

St Michel ordonnant à l’évêque Aubert du lui ériger un sanctuaire sur le Mont Tombe, futur Mont Saint Michel. 

La crypte des gros piliers, conçue pour soutenir le chœur de l'église abbatiale au dessus.

Le monte-charge : énorme roue installée en 1820 afin de monter la nourriture des détenus. Elle était actionnées par le force des prisonniers. La grande roue pouvait contenir jusqu'à 6 hommes.

Le promenoir de moines, gros murs romans datant du 11° siècle.

Le mur se prend directement sur le rocher.

La salle de Chevaliers fait partie de La Merveille. Construite pour porter le cloître, c'était la salle où les moines travaillaient à la copie et à l'enluminure des manuscrits.

Le visite est terminée. Nous sortons par les jardins.

Nous reprenons le Grande-Rue pour accéder à 2 musées avant leur fermeture. L'archéoscope et Le musée de la mer et de l'archéologie. Leurs descriptions dans les brochures étaient très intéressantes mais quelle déception ! Très mal conçus, aucune pédagogie digne de ce nom. On a tous été déçu, parents et enfants.

Les filles profitent des nombreuses boutiques pour s'acheter un souvenir, dont un triskell en pendentif. Emblème ancestral de la Bretagne, pour les Celtes, la spirale est un symbole de vie et d'énergie. Il représente également les 3 éléments dynamiques : la flamme du feu, le souffle du vent, la vague de la mer.

Le triskell

Ensuite, petite pause goûter à La Vieille Auberge. Dégustation de crêpes et de gaufres. Tout le monde se régale !

La crêperie donne à la fois sur la Grande-Rue et sur les remparts. 

Ensuite, nous faisons une petite balade digestive : le Tour des remparts.

C'est marée basse. Des groupes sont allés marcher sur le sable. Il est dangereux de partir seul dans la baie et il est fortement conseillé d'être accompagné d'un guide. Outre la marée qui peut remonter à 10 km/h, il existe bien d'autres dangers comme les sables mouvants, les lâchers d'eau du barrage sur le Couesnon ou des dangers de type météorologique (orage, brouillard).

Sur le chemin du retour, nous faisons une halte au fameux barrage du Couesnon. Sa mission est de retenir un maximum d'eau, puis, six heures après la marée haute, de lâcher cette masse liquide pour refouler les alluvions vers le large, par un « effet de chasse ». Ainsi, petit à petit, le Mont Saint Michel est désensablé.

On est 6 heures après marée haute, l'eau du barrage est relâchée pour faire chasse d'eau.


Pour finir la journée, nous nous rendons à DOL-DE-BRETAGNE, pour voir le menhir du Champ-Dolent au crépuscule. Un impressionnant menhir de 9.30 mètres de haut, 8.70 mètres de circonférence, planté au milieu d'un champ de choux. Il appartient à la série des plus grands monolithes du massif Armoricain.

Nous nous posons à côté du cimetière pour passer la nuit. Un lieu bien tranquille !

J3
matin

Après le petit déjeuner nous retournons voir rapidement le menhir de plein jour.

Puis visite de le Cathédrale St Samson, édifiée au 13°siècle et remaniée les 3 siècles suivants. La tour nord ne fut jamais achevée faute d'argent. Devant, une barque en granit - Maen Vag - est exposée. Malgré ses 3,5 tonnes, elle flotte et peut emmener une douzaine de passagers sur l'eau !

A l’intérieur, on peut admirer l'impressionnante nef longue de 100 mètres, le vitrail le plus ancien de Bretagne, de jolies statues et le trône épiscopal en bois sculpté du 16° siècle.

En sortant, nous nous rendons au Cathédraloscope, situé juste à côté. Ce musée s'est révélé extrêmement intéressant. Il explique l'histoire des cathédrales, les acteurs et les méthodes de construction.

Un jeu interactif, style cluedo, permet de stimuler les enfants dans leur visite. Un compagnon a changé le code du coffre où Maître François entrepose les plans du chantier. Il faut trouver le coupable et le nouveau code. Des parchemins dissimulés dans les différentes pièces du musée permettent d'éliminer au fur et à mesure les suspects. Toute la famille s'est prise au jeu et nous avons bien sûr trouvé le responsable !


Le temps des cathédrales : Entre le 12° et le 14° siècle, plus de 80 cathédrales ont été édifiées en France. En effet, pour mieux animer et contrôler la communauté de citadin grandissante, la petite église romane ne suffit plus. Le temple de Dieu sur Terre ne peut être que grandiose, parfait, riche et merveilleux, ouvert au plus grand nombre.

Nous partons ensuite direction Cancale, et faisons une pause au bord de la route pour déjeuner.

J3
après-midi

Nous découvrons Cancale depuis la route panoramique sur la corniche.

Cancale et le Mont St Michel au loin

Nous nous garons sur la parking de la plage de Port-Pican, au niveau de l'auberge de jeunesse. Nous entamons une petite randonnée sur le GR34, où sentier des douaniers, pour nous rendre à la pointe du Grouin. Nous longeons la côte d'Emeraude.

Plage de Port-Pican 

Nous contournons la pointe du Chatry. C'est très joli. On se croirait en méditerranée : le soleil brille, il fait chaud (nous sommes pourtant le 21 octobre !) et le rivage est bordé de pins maritimes.

La côte d'Emeraude

Nous arrivons à la plage de Port-Mer. Nous croisons quelques blockhaus, vestiges de le 2° guerre mondiale.

l'île des Landes, réserve ornithologique

Nous voilà arrivés à la pointe du Grouin. Nous retrouvons un peu de vent, bien rafraîchissant !

La pointe du Grouin
Falaises de l'autre côté de la pointe du Grouin

Retour par le même chemin, nous redécouvrons les mêmes paysages à marée basse.

La plage de Port-Mer à marée basse
Cancale
Les parcs à huîtres à découvert
Cancale à marée basse 

Ce soir, nous dormons au camping de l’île verte à St Benoit les Ondes. A recommander !

J4
matin

Saint-Malo fut la plus grande cité corsaire des 16° et 17° siècles. Ses corsaires ont écumé les océans, pillant, dévalisant, rançonnant. Pourtant la ville n’a pas bâti sa fortune sur la course car les butins accumulés étaient en partie encaissés par le Roi de France.

La ville a bâti sa fortune essentiellement avec la pêche à la morue sur les bancs de Terre-Neuve et surtout du commerce maritime illégal avec l'Amérique du sud. Au 16° siècle, les colons Espagnols payaient en or.


Saint Malo, avec ses imposantes fortifications est le bijou de la côte d’Émeraude. Ses remparts encerclent toute la vieille ville.

Nous nous engageons sur la promenade des remparts, un tour de 1km750 qui dure 1 heure environ. Pour le moment, c'est marée haute. Nous reviendrons un peu plus tard à marée descendante pour voir les différences.

L'essentiel de la construction des remparts remonte au 13° et 14° siècle. La ville fut détruite à 80 % par l'armée américaine en août 1944 afin d'en déloger une garnison allemande. Elle a été reconstruite à l'identique.

La plage du Môle

De nombreux personnages ont fait la renommée de la ville dont Jacques Cartier (découvreur du Canada), Surcouf (célèbre corsaire), Chateaubriand (illustre écrivain né à St Malo en 1768) …


L'île du Grand Bé
Robert Surcouf (1773-1827)
Place du Québec

C'est sur l’île du Grand Bé, accessible à pied à marée basse, que repose la tombe de Chateaubriand.

Le Fort National, oeuvre de Vauban
La Chateau ou siège l’hôtel de ville
La place Chateaubriand

Il est 13h passé, nous bifurquons dans les petites rues afin de trouver une crêperie tranquille pour manger. Ce sera Le Sainte Barbe. Au menu, des galettes de blé noir traditionnelles avec différents accompagnements (à l'italienne, savoyarde, super complète,...), du cidre artisanal et un dessert. C'est bon, mais pas le coup de cœur non plus et les desserts ont beaucoup trop de chantilly.

galette à l'Italienne
galette Savoyarde
crêpe St Michel
chocolat liegeois

Ensuite nous voulions visiter le bateau corsaire l'Etoile du Roy mais il est parti pour assister au départ du Vendée Globe. Nous allons alors nous balader dans les rues piétonnes de la ville intra muros.

Retour ensuite sur les remparts. Nous découvrons la piscine d'eau de mer et son plongeoir de la plage Bon Secours. A marée haute, seul le plongeoir dépasse. Cette construction date de 1937 et permet de se baigner à marée basse quand la mer se retire trop loin et sans le soucis des vagues.

Plusieurs personnes se baignent. Elles ne sont vraiment pas frileuses, l'eau est à 16°C !

Le plongeoir de la piscine visible au centre, à marée haute
la piscine d'eau de mer à marée basse
La piscine à marée haute et à marée basse 

A marée basse, la route allant à l'île du Grand-Bé est à sec. Là, nous sommes mi-marée basse.

Saint Malo est vraiment une ville magnifique avec ses maisons en pierre, ses remparts massifs, ses jolies plages de sable clair et ses petits îlots.

J4
après-midi
J4
après-midi

Nous quittons la cité des corsaires et des marins, au caractère rude et granitique pour allez de l'autre côté de l'estuaire, à Dinard, station balnéaire de renom avec ses luxueuses villas anglaises.

Saint Malo et la Tour Solidor, construite au 14° siècle

Impossible de se garer au centre ville, c'est blindé. Nous stationnons un peu plus loin, à cheval sur le trottoir, dans une ruelle résidentielle. Nous rejoignons le sentier des douaniers par un étroit escalier bien raide entre 2 maisons.

Nous débarquons sur une petite plage et faisons la balade de la pointe de la Malouine à la pointe du Moulinet.

Entre 1870 et 1914, de riches Anglo-Saxons viennent construire de somptueuses villas dans ce beau coin de Bretagne.

La plage des écluses

Petite halte aux rochers pour observer ce qui s'y trouve.

Nous faisons ensuite le tour de la pointe du Moulinet, où nous avons une jolie vue sur St Malo.

Saint Malo

Retour à la plage de l'écluse par des ruelles où nous contemplons à nouveau de très jolies maisons.

A l'entrée de la plage se dresse la statue d' Alfred Hitchcock, souillée par de nombreuses fientes d'oiseaux...ils prennent leur revanche ! En fait, chaque année se déroule à Dinard le festival du film britannique.

Les cabines donnant sur la plage

La vague de mauvais temps est toujours annoncée pour demain. Il nous faut donc prévoir une activité en intérieur. Nous changeons le déroulé de notre circuit et nous dirigeons en cette fin d'après-midi vers Pleumeur Bodou pour visiter le Radôme demain. Nous passons la nuit sur la parking du parc.

J5
matin

Pas de réveil ce matin. Le Radôme ouvre ses portes à 14 heures, on a le temps. Nous sommes réveillés par des POC...POC sur le toit. Il s'avère qu'on s'est garés sous un châtaignier et qu'on se fait gentiment bombarder !

Le temps est gris et venteux, mais pas encore de pluie. Nous filons donc à la plage de Grève Blanche à Trégastel pour une petite balade sur le sentier des douaniers.

Nous sommes sur la côte de granit rose et nous admirons les fameux chaos rocheux.


Nous montons sur la colline pour avoir une vue panoramique. Il est possible d'aller sur le rocher en forme de couronne. C'est grandiose malgré le mauvais temps !

La couronne du roi Gradlon
sur la couronne

Nous mangeons un peu plus loin, sur une aire de repos au bord d'une plage.

J5
après-midi

La pluie est arrivée comme annoncée, et ça tombe dru. Nous allons donc visiter la cité des télécoms et le radôme.

Cet énorme ballon blanc de 50 mètres n'est autre qu'une toile épaisse tendue sur une armature, destinée à protéger des intempéries l'antenne satellite dessous. C'est grâce à cette antenne, en forme de cornet qu'eut lieu, en juillet 1962, la première liaison entre les Etats-Unis et la France par satellite. Au plus fort de son activité , le parc comptait 12 antennes. Dépassé par les nouvelles technologies, le site ferme définitivement en 2003. Cette antenne cornet est la seule non démantelée au monde et de ce fait a été classée monument historique.

Le radôme et son antenne cornet 

Nous avons assisté à un spectacle son et lumière d'une vingtaine de minutes sous le radôme. Très décevant... Pas assez pédagogique à notre goût. Mais cette antenne en forme de cornet acoustique à l'ancienne est tout de même à voir.

La cité des télécoms retrace l'histoire des Télécommunications depuis 150 ans. Les panneaux explicatifs aux murs sont très intéressants mais s'est un peu fastidieux de tout lire (le site fait 2500m² !). Et leur film de 17 minutes sensé résumer l’évolution des télécommunications est lui aussi hyper décevant. Là, il n'y a carrément aucune pédagogie !

Heureusement, le 1er étage est consacré aux illusions d'optique, sur un mode ludique et interactif. On a tous passé un excellent moment et on s'est bien amusé !

L'interface de l'eau dévie le rayon laser
De tête à tête

Direction ensuite Ploumanach pour repérer les lieux pour la balade de demain. Puis nous allons nous poser pour la nuit à proximité de la carrière de granit, sur une aire d'arrêt d'une petite route de campagne.

J6
matin

Nous nous réveillons sous la pluie. Pourtant, hier soir, la météo n'en annonçait pas. Nous consultons donc les prévisions à nouveau : pluie toute la journée ! Zut, aujourd'hui, on devait se faire une randonnée...

Après le petit déjeuner nous prenons donc notre temps et allons dans un grand magasin régional pour voir ce qu'il y a de beau et de bon.

En sortant, la pluie a cessé et les nuages s'estompent. Du coup, ça nous motive pour faire notre balade. On enfourne Kways et parapluies dans les sacs à dos et c'est parti ! Et on aura eu bien raison !


Nous nous garons à la périphérie de Ploumanach et rejoignons le sentier des douaniers pour suivre le littoral.




Nous arrivons à la Pointe de Pors-Rolland. Le terme chaos rocheux prend tout son sens ! Des rochers de granit rose s'amoncellent dans des positions et des formes incroyables. Le soleil fait son apparition, faisant ressortir le rose. C'est somptueux !

La pointe de Pors Rolland 

Selon les géologues, la formation de ces rochers date de plus de 300 millions d’années. A l’origine, il s’agissait d’un magma volcanique. Celui-ci s’est lentement érodé, générant des rochers aux formes curieuses.

La Pointe du Château du Diable, également nommée ‘Pointe de la Sorcière’, impressionne par sa taille (25 mètres de haut) et son aspect massif.

La Pointe du Château du Diable 

La bouteille, à l'équilibre précaire.

La Pointe Ar Skewell constitue l’un des éperons rocheux les plus avancés du site naturel de Ploumanach. A cet endroit, la houle est particulièrement forte.

La Pointe Ar Skewell 

Les chaos se suivent et sont toujours autant magnifiques.

Nous arrivons au phare de Men Ruz (le pierre rouge en Breton), emblème de cette côte granitique. 15 mètres de haut, automatisé, sa portée par nuit claire est de 20 kilomètres.


Nous débarquons sur la plage de St Guirec. La vue y est tout autant splendide ! Nous sommes sous le charme de la côte de granit rose, avec ses rochers chaotiques colorés et ses plages en relief. Ce sont vraiment des paysages à découvrir.

La motivation de la petite troupe commence à faiblir. Il est 14h, les filles ont l'estomac dans les talons. Nous repérons un restaurant encore ouvert vers la place centrale. Nous ne regretterons pas d'y être entrés. On s'est ré-ga-lés. Le menu est à 15.80€ avec une entrée, un plat et un dessert. C'est copieux, excellent et local. Je n'ai pas le nom du resto, il n'est pas indiqué ! Mais à recommander.

L'entrée : une salade marine 
J6
après-midi
J6
après-midi

Nous reprenons la route vers l'est, direction Plougrescant et la côte d'Ajoncs, à 50 km. Nous croisons des palmiers, des kiwis...on est loin de l'image que l'on avait de la Bretagne !

les kiwis bretons

Nous nous garons sur le site du Gouffre où nous penons une bonne radée. On patiente un instant. Le grain passe en 10 minutes. On peut aller se balader !

Champ d'artichauts

Direction Castel-Meur, on va encore s'en prendre plein les yeux !

La maison entre les rochers de Castel-Meur à Plougrescant a été construite en 1861. Elle est enchâssée entre deux énormes blocs de granit plus grands qu'elle, ce qui la protège du vent et des intempéries.

Le site est privé. On ne s'approchera pas plus pour ne pas déranger les propriétaires.

Soudain, le soleil émerge totalement des nuages, inondant le paysage de sa parure dorée. C'est féerique...

Nous reprenons la route direction le Cap Frehel, que nous devions faire dimanche, mais avec la pluie annoncée, nous avions modifié le programme.

Nous nous arrêtons 1/2 heure avant destination pour passer la nuit en pleine campagne, au milieu des champs, sur un parking de labyrinthe de maïs, trouvé par hasard.

J7
matin

En passant à Fréhel, nous découvrons de magnifiques plages.

Au Cap Fréhel, la parking est payant. Mais nous arrivons avant l'ouverture de la guitoune, du coup c'est gratuit.

Nous découvrons le phare, l'un des plus importants de Bretagne. Par beau temps, ses lumières portent à 53 km. Au programme, randonnée autour du Cap Fréhel et pique nique, puis cet après-midi, visite du phare qui ouvrira ses portes.

L'ancien phare de construction Vauban
De nombreux oiseaux nichent dans les falaises. 

Les landes de bruyère et les falaises de grès rose, pour certaines hautes de 70 mètres, composent le paysage spectaculaire du cap.

Nous observons alors un phénomène inattendu pour nous : une nappe de brouillard arrive du large et envahit toute la côte progressivement...

Malheureusement, la brouillard est de plus en plus dense, la balade n'a plus vraiment d’intérêt...Nous rentrons pique niquer dans le fourgon. On espère que ça va se lever... en vain. Du coup, nous levons l'ancre. La visite du phare sera pour une autre fois.

J7
après-midi
J7
après-midi

C'est la fin de notre échappée belle. Sur le chemin du retour, nous faisons une halte au dolmen de La Roche aux fées à Essé, datant de -3000 ans.

Ce superbe et imposant monument mégalithique mesure 19,50 mètres de long, 6 mètres de large et 4 mètres de haut.

C'est la plus grande allée couverte de France. Ces dalles de schiste rouge de 40 tonnes éveillent l'imaginaire. D'après la légende, les pierres de ce dolmen auraient été transportées par des fées...

Nous reprenons la route et faisons une halte à 22h30 pour nous reposer. Nous sommes exactement au centre de la France. Nous terminons la route le lendemain. Nous arrivons à 13h30 chez nous, et il pleut depuis 4 jours... Qui a dit qu'il pleuvait toujours en Bretagne ?


Comment dire...

La BRETAGNE, ça vous gagne !

Nous ne connaissions pas, mais nous avons succombé à son charme.

C'est une région à voir, à revoir et à recommander !