Carnet de voyage

3 jours à Barcelone

4 étapes
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Escapade à Barcelone en trio mère-filles (14 et 16 ans). Découverte d'une ville au style architectural étonnant. Culture et lampadaires...
Février 2018
3 jours
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Départ de Lyon en fin d'après-midi avec la compagnie Easy Jet. Pas de valise en soute, pour partir plus vite à l'arrivée et économiser sur les frais de bagage. De toute façon, pour 3 jours, un sac à dos suffit. Evidemment, les places sont un peu serrées mais le vol ne dure qu'1h20. Par contre, on est parties... et arrivées avec 40 minutes de retard.

Arrivées à Barcelone, nous prenons l'aérobus, qui nous mène en 35 minutes au cœur de Barcelone. Le bus dispose de bornes pour recharger les téléphones !

Nous passons devant la place d'Espagne où se trouvent les arènes de Barcelone. Construites en 1914 pour les spectacles de tauromachie, elles ont été transformées, en 2010, en immense centre commercial lorsque la ville s'est déclarée opposée à la corrida.

Nous descendons à la plaça de Catalunya, poursuivons sur La Rambla et bifurquons un peu plus bas. La ville est très bruyante, il y a des SDF tous les 50 mètres, qui dorment par terre ou demandent de l'argent sans être insistants. Les rues nous semblent assez sales.

Nous découvrons notre appart hôtel, au 6ème étage sans ascenseur ! Il y a même une poulie pour accrocher les sacs de courses ! C'est très spacieux et tranquille. Le coût est moindre qu'une chambre pour trois dans un hôtel et en plus, la surface est bien supérieure et nous disposons d'un coin cuisine.

Vue depuis notre appart et l'interminable escalier.  

Le soir, à 21h30, nous allons assister à un spectacle de Flamenco, réservé sur internet, au Palais Dalmases. La salle fait partie d' une vieille bâtisse baroque, avec des meubles anciens et des œuvres d'art. La petite estrade accueille pendant 1 heure un guitariste, un chanteur, un danseur et une danseuse. Et ils mettent l'ambiance ! Les photos sont interdites pendant la représentation, j'en ai fait juste une à la fin du spectacle. Découverte totale, nous avons beaucoup apprécié. Personnellement, je ne voyais pas le flamenco ainsi. C'est une danse plutôt solo avec les mains et les pieds qui tapent sans arrêt, c'est d'ailleurs parfois très bruyant.

Le retour sera l'occasion des premiers clichés de la ville et notamment le début d'une série de photos sur les lampadaires de Barcelone, tellement séduisants.

- Vol Lyon-Barcelone avec Easy Jet : 30 € l'aller retour (sans bagage en soute) !

- Aérobus : 10,20€ le ticket aller retour : prendre absolument le plan gratuit dans le bus, dedans se trouve un petit carnet avec des réductions.

- Spectacle de Flamenco : 25 €, boisson comprise

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La journée avait été annoncée pluvieuse et ce fut la cas. La plupart des musées étant fermé le lundi, nous nous sommes rabatues sur d'autres visites d'intérieur, pas forcément situées dans le même secteur.

PALAU DE LA MUSICA

Pour commencer, nous nous rendons à pied au Palais de la Musique Catalane, pour la visite guidée en français de 10h30, durée 55 minutes.

Un peu avant d'arriver, nous découvrons un hôtel assez étrange, paré d'une multitude d'yeux plantés dans sa façade... Perso, j'ai trouvé cela très moche !

Le Palais est situé au milieu de petites ruelles et accolé aux autres bâtiments. Réalisé par Domènch i Montaner et inauguré en 1908, il est aussi exubérant et riche de détails que les œuvres de Gaudi. Sa façade principale est décorée de mosaïques et de chapiteaux en formes de fleurs.

Nous prenons nos billets au guichet situé dans un pilier du palais. La lucarne est toute petite. C'est très original. Grâce au petit livret de réduction pris hier dans l'aérobus, nous bénéficions d'une ristourne de 12€.

La décoration intérieure, composée de mosaïques, de pierres sculptées et d'un nombre impressionnant de vitraux, mérite à elle seule le coup d'œil.

On emprunte les somptueux escaliers du palais, qui mènent à la salle d’entracte avec son charmant balcon à colonnes, donnant l'illusion d'espace avec le bâtiment d'en face.

Puis nous entrons dans la magnifique salle de spectacle avec son plafond peint, son incroyable verrière et son dôme inversé. L’auditorium est l’unique salle de concert d'Europe éclairée par la lumière naturelle.

Nous accédons aux différents balcons et contemplons la multitude de détails décoratifs.

La palais est très impressionnant et vaut vraiment la visite.


CASA BATLLO

Nous reprenons notre marche jusqu'à la Casa Batllo. Certains bâtiments de l'avenue sont immenses.

Au passage, un nouveau lampadaire pour ma collection...

Nous arrivons devant la Casa. La pluie et la grisaille ne font pas ressortir les couleurs vertes, bleues et oranges présentes sur la façade.

La famille fortunée Batlló acheta l'édifice en 1904, et demanda à l'architecte Gaudí de le détruire pour en reconstruire un autre à la place. L’architecte décida plutôt de le rénover. Aujourd'hui, le bâtiment est considéré comme l'une des œuvres les plus originales de Gaudi.

La Casa Batlló est connue à Barcelone sous le nom de Casa dels ossos (maison des os), elle doit en effet son nom à son architecture très originale : les balcons ressemblent à des fragments de crâne avec les ouvertures pour les yeux et le nez, les colonnes de la tribune du premier étage ont la forme d'os humains (tibia). Les colonnes vers le bas de l'édifice rappellent des troncs d'arbre.

Ayant lu qu'il y avait toujours une file d'attente interminable, j'avais réservé la veille nos places sur internet, pour 12h. Au final, les files n'étaient pas si importantes. Il y a 3 façons de rentrer : la queue quand on n'a pas de billet, la queue quand on a son billet (comme nous), et le coupe-file, qui coûte plus cher et permet de passer sans attendre. A l'entrée, on nous remet un audioguide. On se retrouve vite les uns sur les autres, qu'est ce que ça doit être dans la haute saison touristique !

A l’intérieur, l’utilisation de courbes est toujours aussi présente. Les détails sont soignés : on peut admirer de sublimes mosaïques, des vitraux travaillés, même le plafond semble être en mouvement avec ses lignes et son relief.


Un escalier en colimaçon autour d'un ascenseur nous mène sur le toit terrasse. Les multiples cheminées sont toutes décorées. Les tuiles en céramiques font penser aux écailles d'un animal marin.

Nous avons perdu la cadette pendant la visite... Stressées, on a couru partout avec mon aînée pour la retrouver, loupant les explications de l'audioguide, ce qui a quelque peu gâché la découverte de la Casa. Et pour couronner le tout, je loupe la dernière marche en descendant un escalier, me rétablis in extremis en me faisant mal au dos. Et là, j'entends une française dire "Ah, elle a failli me tomber dessus, elle", alors que je ne l'ai même pas touchée. Bon là, plus envie de continuer la visite... Les lieux bondés, c'est pas pour moi. On ressort après 1 heure, mais on aurait pu y rester plus longtemps.

Antoni Gaudi est peut être l’architecte le plus célèbre de Barcelone. Cet artiste, né en 1852 et décédé en 1926, a été à l’origine de nombreux monuments à Barcelone dont plusieurs d’entre eux classés aujourd’hui au Patrimoine mondial de l’UNESCO. Le style de Gaudi est inclassable et, même s’il n’a pas toujours plu à l’époque, il est maintenant une référence dans le monde entier.


Gaudi est un fervent défenseur de l’Art nouveau, un courant artistique né au 19ème siècle alors que de nombreux artistes refusaient l’architecture industrielle jugée austère et froide. Ce style permet aux artistes de s’exprimer à travers des courbes et des couleurs, oubliant ainsi les façades strictes de couleur béton. Gaudi s’est beaucoup inspiré de la nature et de sa spiritualité.

Prochain site au programme : la Sagrada Familia, à 15h30. En réservant par internet, on s'évite une queue plus longue mais il faut choisir un horaire et s'y tenir. Il est 13h, nous avons 2h30 à tuer. On a beau avoir un pique-nique dans le sac à dos, avec la pluie et le froid, on a envie de manger chaud. On rentre donc au hasard dans un petit bar resto et commandons des paellas qui seront excellentes.


La Sagrada Familia

La Sagrada Familia est le symbole de Barcelone. Cette basilique magnifiquement décorée, dernière œuvre d'Antoni Gaudi, incarne à la fois l'ambitieuse imagination du célèbre architecte catalan et sa dévotion chrétienne. Il parvient ici à conjuguer l'architecture, la poésie, la religion, la botanique et l'astronomie. La construction débuta en 1882 et Gaudi y consacra 40 ans de sa vie jusqu'à sa mort en 1926. Selon le souhait de l’architecte, l’édifice fut financé dès le début exclusivement par des aumônes et des dons de particuliers. Aujourd’hui, sa construction continue grâce aux entrées payées par les visiteurs.

Depuis la disparition de Gaudi, 6 architectes se sont succédés pour mener à bien ce chantier qui se terminera en 2026. La construction aura alors duré 144 ans. Le plan initial comprend 18 tours, dont la plus haute mesurera 172 mètres, faisant d'elle la plus haute flèche d'église au monde.

L'arrière de la Sagrada Familia 

Avec la pluie, on ne s'est pas trop attardées à l'extérieur. Il est amusant de constater que les premières parties construites il y a plus de 130 ans sont déjà ternies par les ans et la pollution nécessitant des travaux de rénovations, alors que les parties plus neuves ont encore une pierre claire et immaculée. Les façades regorgent de détails.

L'avant de la Sagrada Familia 

L’intérieur est incroyable et unique. On se retrouve dans une forêt de piliers, illuminés par des vitraux de différentes couleurs. Malheureusement, le manque de soleil aujourd'hui nous prive du jeu de lumière et des reflets des vitraux multicolores sur les colonnes. Des fleurs géantes agrémentent le plafond.

Les piliers, selon leur nature en granite, basalte ou porphyre, ont des couleurs légèrement différentes : gris clair, gris foncé ou rosé.

Des travaux en plein milieu de la nef nous réduisent la visite mais l’intérieur de l'édifice est vraiment à découvrir. Il sera amusant de revenir dans quelque années, quand la basilique sera terminée.

Pour le retour, nous empruntons le métro. Nous optons pour l'achat d'un ticket T-10 qui permet 10 trajets en zone 1. Non nominatif, nous pouvons nous le passer chacune notre tour au tourniquet. A 3 personnes, ça nous permettra 3 trajets.


Mercat de la Boqueria

Nous terminons la journée par le passage au marché de la Boqueria.

Sur les fameuses Ramblas, c'est le marché le plus traditionnel, le mieux approvisionné et le plus fréquenté de Barcelone. Les étals de fruits, légumes, viandes et poissons débordent dans une parfaite présentation et dans une farandole de couleurs et d'odeurs. Un spectacle à ne pas manquer. Attention, le marché de la Boqueria est fermé le dimanche !

Nous nous laissons tenter par des jus de fruits frais pressés sous nos yeux et des coupelles de fruits tranchés à déguster. Un REGAL ! Mes ados qui ne sont pas très branchées fruits se lèchent les babines et en redemandent !

Nous reviendrons tous les jours faire le plein de fruits frais et des jus de fruits. Les mangues sont à tomber (par contre, elles viennent du Pérou !). Nous achetons également un peu du fameux jambon ibérique, pour goûter . Le vendeur nous demande si c'est pour emporter ou pour consommer immédiatement. Dans ce dernier cas, il nous conseille la coupe sur pièce, beaucoup plus savoureuse. Il nous découpe 100 g en tranches hyper fines. Les prix piquent un peu et augmentent avec la durée de maturation (de 55€/kg pour 30 mois d'âge à 210€/kg pour 48 mois). On a testé le 30 mois d'âge, il est déjà très bon !

- Palais de la musique : 20 €, - 20% avec réduction

- Casa Batllo : 24,50€, 21,50€ pour les 7-18 ans

- Sagrada Familia : 15€, 22€ avec audioguide, réduction de 2€ pour les moins de 30 ans

- Métro Ticket T-10 pour 10 trajets : 10,20 €

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El Barri Gotic

Ce matin, visite à pied du quartier gothique, partie la plus ancienne de Barcelone. Son nom est dû aux nombreux édifices qui ont été réalisés conformément aux règles définissant ce style architectural. Il est très agréable de se balader dans les rues piétonnes de ce quartier chargé d’histoire. C’est un endroit totalement en dehors du temps avec ses monuments médiévaux et ses très nombreuses ruelles !

Nous commençons par la plaça Reial, jolie placette où subsistent 2 lampadaires dessinés par Gaudi.

Puis nous remontons par des ruelles extrêmement étroites. On finit par se perdre dans ce dédale moyen-âgeux.

Nous arrivons un peu par hasard derrière la Cathédrale Santa Eulelia (Sainte-Eulalie, co-patronne de Barcelone, est une jeune vierge martyrisée de l'époque romaine). De l’extérieur, l'édifice est imposant avec ses tours s’élevant à 50 mètres du sol. La façade, qui date du 19ème siècle, est pleine de reliefs, ce qui donne encore plus de cachet à l’édifice.

Nous passons ensuite par la plaça del Rei. On peut y contempler quelques uns des plus importants monuments médiévaux de la ville : le palais Royal, la chapelle Santa Agata et le palais du lieutenant datant du 15ème siècle.

Santa Maria del Mar

Après encore quelques ruelles, nous découvrons l'église Santa Maria del Mar, une très belle église gothique, surnommée « la cathédrale de la Mer », symbole de l'humilité et de la foi des pêcheurs qui aidaient à sa construction. Construite au 14ème siècle, c'est l'une des œuvres maîtresses du gothique catalan. Le caractère imposant de l'intérieur et la rosace, datant du milieu du 15ème siècle, sont particulièrement remarquables.


Parc de la Ciutadella et l'Arc de Triomf

Nous rejoignons le parc de la Citadelle, l'un des grands espaces verts de Barcelone. Ce jardin regroupe de nombreux monuments importants de la ville.

Sur le chemin du Parc 

Dans le parc, le château des trois dragons...euh on leur dit que ce sont des caméléons ? ^^

A son extrémité, le charmant Arc de Triomphea été conçu pour servir de porte d'entrée à l'exposition universelle de 1888. Sa voûte est constituée de briques en terre rouge, d'une frise sculptée dans la pierre et de quatre statues de femmes. Sur 30 mètres de hauteur, il est orné de nombreux blasons et décorations.

Retour à notre appartement pour le repas de midi. De nombreux balcons arborent en permanence le drapeau catalan et un ruban jaune en signe de protestation politique. La tentative d'indépendance n'est pas encore enterrée, mais aucune tension n'est visible dans la rue. On ressent par contre bien le nationalisme, jusque sur notre plan de Barcelone où les sites, les rues et les places sont notés en catalan et non en castillan (espagnol). Les termes catalans ont du coup été repris dans mon récit.

Palau Güell

Après avoir déjeuné, nous continuons notre parcours par la découverte du Palais Güell. La visite se réalise librement, avec un audioguide.

Construit en 1888 par Antoni Gaudi, il répondait à une commande des Güell, riches industriels qui furent ses mécènes tout au long de sa vie. L'agencement est grandiose. Le mot palais prend vraiment toute sa mesure, que ce soit les écuries au sous sol, les différentes pièces magnifiques, remplies de détails innovants. L'intérieur est d'une richesse extraordinaire.

le plafond

Enfin, sur le toit terrasse arrondi se dressent 20 cheminées qui forment un jardin de sculptures dont les formes et les couleurs confèrent un air magique.

Gran Teatre del Liceu

La visite se fait avec un guide parlant espagnol et anglais, les autres nationalités ont un audioguide en plus mais suivent le guide.

Nous commençons par le hall d'entrée et l'escalier, puis le salon des miroirs.

Inauguré en 1847, le grand théâtre de Liceu est le théâtre d'opéra considéré comme l' un des plus prestigieux du monde. Durant des décennies, il a été le symbole et le lieu de rencontre de l'aristocratie et de la bourgeoisie catalane. Après l'incendie de 1994 qui l'a détruit totalement, il a été reconstruit et amélioré, en respectant sa décoration et style originaux, responsables de son acoustique excellente, mais avec d'importantes améliorations technologiques qui l'ont converti en l'un des théâtres les plus modernes du monde. Ainsi d'immenses hublots au plafond permettent d'assurer une aération très efficace et des jeux de lumière remarquables. Nous pénétrons enfin dans la salle de spectacle, grandiose avec ses 5 balcons en fer à cheval.

La visite, sur fond de musique lyrique, nous a bien donné envie d'assister à un opéra. En sortant, nous regardons les affiches. Demain soir se joue "Roméo et Juliette". Le et nous interpelle... En allant voir sur internet, nous découvrons qu'il s'agit d'un opéra lyrique en français ! On se dit que l'occasion est trop belle. Mais on déchante vite en voyant les prix. Il ne reste que quelques places, à 150 € LA place... Dommage. Sinon, en s'y prenant plus tôt, les prix varient de 11 € à 250 € selon l'emplacement.

Pour finir l'après-midi, nous nous promenons au hasard de quelques ruelles.

Bar à tapas

Repas du soir dans un bar à tapas typique pour les locaux. Le lieu est tellement catalan que personne ne parle anglais.

Les tapas sont de petits amuse-gueules d'origine espagnole, composés de différents ingrédients. Ils font partie de la culture culinaire d'Espagne. Diverses et variées, les tapas sont la représentation en miniature de chaque gastronomie régionale espagnole.

Comme nous ne savons pas ce qu'il y a derrière chaque nom de tapas, nous commandons 2 menus comprenant 11 tapas différents. Pour 3 personnes, les 2 menus sont suffisants. Par contre, certains tapas étaient très bons et d'autres nettement moins.

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Le Park Güell

Départ en métro pour se rapprocher du parc. Après l'arrêt Lesseps, il faut compter 15 minutes de marche pour arriver. La partie terminale est assez pentue, mais des escalators nous facilitent la tâche ! Ceci dit, à monter nos 6 étages plusieurs fois par jour, on commence à avoir l'entrainement !

Une grande partie du parc est en accès libre. Mais la partie la plus intéressante est désormais payante. J'avais réservé 3 entrées pour 10h. Nous sommes arrivées à 9h30 et le contrôleur nous a laissées passer. On peut rester autant de temps qu'on veut dans cette partie.

L’histoire du parc commence en 1900 lorsque le fortuné Güell achète un terrain sur une colline du Sud de Barcelone pour en faire une cité-jardin. Le mécène fait appel à l’architecte le plus en vogue du moment Antoni Gaudi. Mais le coût de construction explosa et seules trois maisons et le Parc furent achevés. L'ensemble devint propriété de la ville. Seule consolation pour Gaudi, il put acheter l’une de ces maisons lorsqu’ elles furent mises en vente. Il y habita jusqu’ à la fin de sa vie.

A l'entrée principale, se trouvent deux maisons originales au style pain d'épice. Les deux ont des toitures atypiques et sont habillées de pique-assiette.

Puis nous montons l’escalier monumental ou se trouve à mi-chemin la fontaine en forme de salamandre, une salamandre en mosaïque désormais symbole de la ville. Ça grouille de monde devant la fontaine, c'est impressionnant (les photos sont prises quand il y avait le moins de monde !).

La Salamandre, symbole de Barcelone 

La Salle Hypostyle, composée de 86 colonnes de 6 mètres de haut, immite une forêt. Au plafond, des cercles de mosaïques représentent les quatre saisons et les cycles lunaires. Si cette salle avait été conçue pour accueillir le marché de la résidence, elle est aujourd’hui utilisée pour certains concerts grâce à son impressionnante acoustique.

La salle Hypostyle 

La Place de la Nature se situe au-dessus de la Salle Hypostyle. Son long banc blanc mesure 110 mètres de long. Gaudi a utilisé ici plus qu’ailleurs la technique des « trencadis » qui consistait à utiliser des éclats de céramiques de récupération pour en faire de nouveaux motifs décoratifs, typiques de l'architecture moderniste catalane. La place offre également une sympathique vue sur Barcelone, même si la météo brumeuse du jour ne permet pas d'en profiter pleinement.

La place de la Nature avec son célèbre banc en mosaïques 

Le parc révèle toute l'excentricité de l'artiste. Gaudi y crée une œuvre originale tout en courbes qui s'intègre à la nature ou qui s’efforce de la reproduire. La Rampe immite des troncs d'arbre et se termine avec une lavandière figée à jamais.

La Rampe et La Lavandière 

Nous sortons de la zone payante pour faire un petit tour dans le parc. Nous passons devant la maison de Gaudi. Même si une grande partie du site est gratuite, les quelques euros dépensés pour la partie payante valent le coup.

La maison de Gaudi dans le Park Güell 

Nous repartons tranquillement vers le métro après 2 heures de balade. Nous quittons les rails en haut du Passeig.

Accès centre monumental : 7.50 €

Passeig de Gracia

C'est l’avenue la plus longue et la plus luxueuse de Barcelone. C’est une balade incontournable à faire. Cette avenue était au début du 20° siècle le lieu de résidence des familles riches de la ville. Cette époque a laissé de magnifiques villas à l’architecture insolite, comme la Casa Mila, la Casa Batllo, la Casa Amatller.

Cette avenue est aussi la plus réputée à Barcelone pour le shopping, avec notamment de grandes marques de luxe.

Nous étions venues il y a 2 jours, mais avec la pluie, nous avions juste visité la Casa Batllo. Aujourd'hui, nous allons descendre l'avenue dans sa totalité.

Nous découvrons la CASA MILA, à l'angle de 2 avenues. Cette résidence créée entre 1906 et 1910 sera le dernier immeuble résidentiel conçu par l'architecte Gaudi à Barcelone. Le bâtiment ne comporte pas de ligne droite, la façade est conçue de telle manière qu'on ne peut pas tracer de verticale du toit au sol. Avec sa grande façade sculptée en forme de vague et ses 33 balcons de pierres couronnés d’acier forgé comme des algues, Gaudi souhaite évoquer la houle marine.

Nous repassons devant la CASA BATLLO et refaisons quelques photos sans la pluie cette fois, mais toujours pas de soleil !

Juste à côté se trouve la CASA AMATLLER. Le bâtiment se distingue par la combinaison de différents styles. On y retrouve des éléments néogothiques avec un travail du fer forgé pour les balcons et les fenêtres avec des détails céramiques. Les carreaux et le toit échelonné rappellent quant à eux l’architecture flamande.

La CASA LLEO MORERA, d'architecture encore complètement différente, issue de la concurrence que se livrèrent les propriétaires de ces 3 maisons.

Pause déjeuner au bar resto TAPA TAPA sur l'avenue. Bonne surprise, même si c'est plus touristique que celui d'hier soir, les tapas seront bien meilleurs et pas plus chers ! De plus, les menus sont écrits en multi-langues et il y a des photos pour se rendre compte du plat. Nous sortons bien repues !

Nous continuons de descendre l'avenue. Certains bâtiments sont originaux.

Nous arrivons à la Plaça Catallunya. Il y a pas mal d'animation et notamment une multitude de pigeons que les passants nourrissent. Les volatiles assurent bien le spectacle.

La Rembla

Dans la continuité, nous descendons La Rembla, cette grande voie piétonne jalonnée d’arbres, de restaurants et de petites boutiques. Le surprenant musée érotique fait sa publicité avec une jeune femme habillée en Marilyne Monroe, aguichant les passants depuis un balcon.

Sur la voie centrale, les petites guitounes sont regroupées par thèmes : les marchands de souvenirs, les marchands de fleurs, les restaurants, les artistes : ceux qui dessinent et ceux qui restent immobiles jusqu'à ce qu'un passant mette une pièce.

L'avenue est célèbre et touristique mais je ne lui trouve pas de charme particulier.

Mirador de Colom

Nous descendons ensuite la Rembla jusqu'au monument Christophe Colomb, une colonne de 60 mètres de haut qui a été dressée pour l’exposition universelle de 1888 en hommage au célèbre explorateur. Cette oeuvre est situé sur le site où Colomb est retourné en Espagne après son premier voyage vers les Amériques. La statue de l'amiral montrant la mer du doigt est fixée sur un globe terrestre au sommet d'une colonne métallique.

Nous déambulons vers la Rambla de Mar, un pont original en forme de vague qui mène à l'Aquarium. Mais nous ne le traversons pas et continuons le long du quai.

Nous contournons le port Vell. L' occasion d'ajouter de nouveaux lampadaires à ma collection ! De nombreux vendeurs à la sauvette ont installé leur boutique par terre.

La playa

Nous arrivons ainsi à la plage de Barcelone. Nous nous posons un moment sur le sable blond face à la méditerranée. Au loin, on ne peut pas louper l'immense hôtel W avec son design spectaculaire en forme de voile.

Pour le retour, des conducteurs de tricycle nous proposent leurs services. Mais à 7€ par personne le trajet, nous refusons et partons à pied. Un conducteur nous rappelle alors et nous propose la course à 10 € pour nous toutes ! Affaire conclue , nous montons toutes les trois à l'arrière ! Et nous nous retrouvons ainsi en moins de 10 minutes aux pieds de La Rambla. En prime, il nous propose la photo !

C'est sur cette note sympathique que nous finissons notre escapade à Barcelone.

Une ville extrêmement originale, à découvrir !

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