Horizon Amérique, partie I : CANADA Est-Ouest

"L'avenir n'est pas ce qui va arriver mais ce que nous allons en faire." Henri Bergson 1859-1941
Dernière étape postée il y a 2 jours
Mai 2019
913 jours
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Il y a quelques années commence à germer l'idée d'un grand voyage avec quatre questions simple!

Quand? Ou? Combien de temps? Comment?

"ATLANTIC SEA" (photo internet)

Quand; ce sera au printemps 2019.

Ou; le continent nord Américain, rejoindre l'Alaska avant fin juillet, en fonction de la météo, les USA, le Mexique, l’Amérique Centrale et retour au Canada par la côte est des USA au cours de l'été indien. (Octobre 2021)

Durée; deux ans 1/2 .

Comment; notre nouvelle maison mobile, la "mini-mobil-house".

Préparer le voyage est complexe. L'aide de la communauté des voyageurs en partance, sur la route ou rentrée au pays est essentielle. Amis rencontrés au salon du véhicule de l'aventure, consultations des forums, lecture de récits de globe-trotteurs, tous les sujets sont abordés, comme la préparation du véhicule, formalité, assurance, météo, sécurité, budget, santé, visa, internet, itinéraire, bivouac...La date approche, les réservations se confirment.

Ainsi, le transfert du camping-car est prévu le 16 mai 2019 sur le cargo « Atlantic Sea »* au port d'Anvers. Occupant l'une des 5 cabines proposées par la compagnie Grimaldi durant les onze jours de traversée, notre voyage débutera réellement à Halifax (Nouvelle Écosse) le 27 mai.

Mais nous n'en sommes pas là !

*Pour suivre la route maritime de "l'Atlantic Sea": https://www.marinetraffic.com/en/ais/details/ships/shipid:4012055/mmsi:235116052/imo:9670597/vessel:ATLANTIC_SEA

Itinéraire envisagé!... sera-t-il maintenu! l'avenir sera ce que nous allons en faire!
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Publié le 8 avril 2019

Obtenir un visa B-2, c'est la garantie de pouvoir séjourner aux États-Unis pendant 180 jours par an, au lieu des 90 légal. Cette journée si particulière à l’ambassade des États Unis à Paris, consiste à passer un entretien avec un officier d’immigration. En clair : on est supposé immigrant jusqu’à preuve du contraire. Premièrement, nous devons démontrer comment nous devons financé notre séjour, pas question d’invoquer le secret bancaire ! Ensuite, vous devons justifier que nous n'allons pas chercher du travail une fois sur place! Enfin, il faut prouver que nous sommes bien résidents Français et que nous retrouverons bien nos proches à la fin de notre American trip. Autant vous dire que notre dossier est béton, passeports, relevés bancaires, photos de famille, d'identité, carte de l'itinéraire, attestation de domiciliation, .,,,,,, Mercredi 14 novembre, c'est le grand jour, bus, métro, stress, . Bien entendu, tenue correcte, on a tout prévu. L’ambassade des USA est sous haute sécurité, nous sommes en territoire américain. Première file d’attente, premier entretien, première prise d’empreintes digitales, premières questions… et… à nouveau file d’attente. C'est à nous, c’est lors de cet entretien qui se déroule en Français, que tout va se jouer. L’officier consulaire nous demande nos passeports et notre formulaire DS-160. Nouvelle prise d' empreintes, pourquoi nous souhaitons un Visa? A nous de le convaincre de votre projet de voyage, de montrer que nous avons les fonds nécessaires pour vivre 6 mois aux États-Unis, on s’efforce de garder le sourire, on sort quelques documents et puis… ! « Your US Visa demand is approved » annonce l'officier. .c'est bon? Il conserve les passeports que nous recevrons sous quelques jours avec le précieux visa qui fait toute la différence..nous nous dirigeons vers la sortie de l'ambassade,ouf! nous l'avons enfin ce visa. Au final tout c'est bien passé. Il nous reste l'après midi pour nous balader rive droite, rive gauche de la Seine, sous un beau ciel bleu.

8
avr

Malgré de nombreuses recherches , aux US , par courtier , en sondant les spécialistes en assurances ... en cherchant sur les blogs des pionniers du tour du monde en camping car....

Malgré toute l'énergie déployée je n'ai obtenu qu'un seul devis , par l'intermédiaire de SEABRIDGE ....c'est Thum Insurance. Si l'on arrive en cargo via SEABRIDGE, cette compagnie est en accord avec THUM et gère le dossier mais.. J'ai cru à une hallucination! 6 fois le prix d'une assurance en France

Ça aurai pu tourner à la méningite foudroyante, il faut trouver autre chose...

Une autre solution s'offre à nous de l'ordre des tarifs en France, Progressive Insurance aux USA, assure uniquement les RV (pour véhicule recreative). La démarche se fait en ligne sur leur site MAIS il faut indiquer une adresse aux États Unis, un grand merci à nos amis de Caroline du Nord, qui nous ont autorisé à utiliser leur adresse postale.

Voilà ce qui a animé ces derniers jours , les étapes suivantes : Finaliser la préparation du campingCar.

8
avr
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Publié le 11 avril 2019

La Mini-Mobil-House, ou comment voyager deux années dans 13m2.

Visite guidée:

Le coin repas, dédié aux jeux, à la lecture, mais également pour le plaisir de partager, il peut accueillir des invités (deux ou plus si on se serre un peu!) .

La cuisine? lieux de toutes les expériences et découvertes culinaire, l'évier bien pratique pour la corvée de vaisselle.

la salle de bain, expression un peu excessive pour évoquer une salle d'eau, le lieu est exigu mais fonctionnel.

Tout au fond du couloir, le lit est confortable, installé sur la soute on y accède par une petite échelle amovible.

A l’extérieur sur 360°, le jardin...géant , sa faune et sa flore. En toile de fond les forêts, les lacs, la mer, la montagne, les déserts au gré des haltes.

Une vie de nomade nous attend, nous allons renoncer à notre confort habituel et perdre de vue ce qui nous est familier. Il faut être prêt à le gérer quelque soit la durée, l'itinéraire, les imprévus.

Allez hop, on y va, en route pour l'aventure!

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mai
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Publié le 16 mai 2019

Ah! je suis sure que j'oublie quelque chose d'important!! ah! le chat qui s'est caché dans le camion! bon, on est toujours à la Chapelle Basse mer, mais le départ est imminent!

12
mai

Ce paragraphe relate notre départ de la Chapelle Basse Mer à destination du port Anvers d'où nous embarquerons le vendredi 17 mai. En attendant, voici quelques étapes.

il est temps de partir, Richard se demande quand vont partir les parents. Allez hop on y va, coup de klaxon et c'est au revoir par la vitre, çà y est ! 2 km plus tard un petit café chez le frère de Jacky, un au revoir, à bientôt. Bon çà y est! et non 1km plus loin nouvel arrêt chez des amis, ils ne sont pas là, un petit mot glissé dans la porte. Cette fois c'est le bon départ.... Peut-être!

Après 110 km, il faut dire qu'il est 17h, une pose pour la nuit. Nous avons bien roulé? C'est juste pour embrasser mon frère et sa petite famille. Nous nous installons dans son jardin, un petit verre c'est pas de refus. Une nuit très calme, un café. Merci pour l'accueil JP et Christelle, au revoir.

près pour la route où presque!

La Normandie, dimanche matin, un petit air frais mais bien ensoleillé après le petit déj, nous décidons de randonner jusqu'à l'Abbaye du Valasse, très beau monument qui ressemble plus à un château qu'à une abbaye. une découverte surprenante, nous quittons ce lieu paisible et verdoyant.

 Abbaye Cistercienne du Valasse en Seine Maritime

Nous sommes en Belgique, il est l'heure de se restaurer, il nous faut trouver un joli coin. Le parking d'un château fera l'affaire, mais quel château mesdames et messieurs! Là encore c'est une belle découverte. Nous sommes lundi, la visite du château est fermé? un tour dans le parc nous à permis de l'admirer sous un rayon de soleil.

Château de Seneffe, XVIII e, en Wallonie.
Chez Christian et Monique à Louvain-la-Neuve

Sur les traces de Tintin et Milou au 26 rue du Labrador.


Fan inconditionnelle depuis mon plus jeune âge de Tintin, le célèbre reporter à la houppette. C’était donc inévitable d’aller faire un petit tour avec notre ami Christian, au musée Hergé installé dans une architecture moderne et aérée à Louvain-la-Neuve.

Georges Rémi, alias Hergé, est l’un des plus grand artiste belge du 20e siècle. Curieux, créatif, Tout le monde le connaît comme étant le père de Tintin et de ses dizaines d’aventures à travers les quatre coins du monde, récits palpitants et personnages haut en couleurs.


Ce musée est un beau cadeau pour les amateurs de Tintin


Et pour terminer la visite, nous avons adopté un petit Milou !

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Publié le 16 mai 2019

Un lieu incongru qui mérite le détour m’a conseillé une amie, Mais, arrivés sur place… quelle surprise !


Son histoire


Qu’a-t-il bien pu se passer ici ? Doel se situe dans la très importante zone portuaire d’Anvers, En 1998, un projet de construction d’un nouveau dock a été décidé pour étendre le port, La petite ville et ses 900 habitants de l’époque n’ont alors pas pesé lourd face aux impératifs économiques. Du coup, les habitants ont été exproprier (contre compensation financière). Mais tous ne sont pas de cet avis et certains résiste! 17 habitants dont Steven qui nous a si gentiment reçu dans sa maison et offert un café, nous racontant l'histoire de sa ville. Le projet d’extension est donc remis en cause mais c’est une ville en sursis, pour combien de temps,


La découverte de Doel se fait en se baladant dans les rues aux allures de ville fantôme. Nous sommes lundi et seul quelques touristes l’appareil photo en bandoulière traversent le village ou l’ambiance est vraiment prenante. On trouve un vieux bar, une école, une église et son cimetière, un garage et une ancienne pompe à essence, On peut pensé à « Silent Hill » la petite Sharon qui rêve de vivre dans une ville abandonnée, le lieu idéal pour l’adepte de lieux désertés, quartiers désaffectés, Doel est un site incontournable qu’il faut connaître!


Avec l’autorisation d’un riverain irréductible, nous y passerons les deux dernières nuits avant notre départ, sur un parking bien,,,,,,tranquille, Non non , même pas peur des fantômes!

16
mai

Aujourd’hui, lavage très complet du CC, protection intérieur de la cellule, transfert en soute fermée de nos vêtements, autoradio et quelques objets que nous ne pouvons prendre avec nous. Un premier rendez vous au bureau du port pour l’enregistrement du p'tit camion puis le passage d'un poste de contrôle, badge, gilet jaune obligatoire, carte magnétique et documents, La bascule et dimension exacte du véhicule ( 3140 kg sans eau, ni gaz et carburant au 1/4) puis un agent nous guide à notre parking, il pose un imprimé codé sur la vitre, nous demande de prendre toute les faces du CC en photo et de suspendre les clés au tableau de bord! On abandonne notre compagnon, les portes non verrouillées, entre un 4x4 cellule du département 22 et un autre baroudeur dont les cartes du monde collées sur la carrosserie indique qu'il à déjà bien baroudé! Retour au premier poste de contrôle pour rendre les papiers, nous clôturons par le bureau Grimaldi afin de connaître la marche à suivre comme passager en cabine, demain, nous devrons prendre un taxi pour l'agence d'immigration sur Anvers. Nous sortons du terminal 1h30 après notre arrivé et nous rejoignons à pied notre B&B situé à 5 km, au milieu des polders.

Balades à vélo dans le Hobokense Polder

Nous avons une journée de temps libre (moment suffisamment rare pour être signalé!) , le B&B nous propose gentiment des vélos, manière rapide de se déplacer, pour la journée, C’est avec le casse croûte et un vent arrière généreux au départ des 40 km prévus, que nous partons découvrir l’une des plus belles et plus vaste zones vertes d’Anvers, l’endroit est réputé parfait pour quelques heures de ballade, Le polder Hobokense doit son nom aux anciens polders qui s’étendaient le long de la rive gauche de l’Escaut, terres plus basse qui étaient régulièrement inondées et qui étaient labourées par de modestes agriculteurs. Leurs rehaussements à partir des années 60 ont créé un nouveau paysage ainsi que sa faune et sa flore actuelle, Chemin faisant, quelques photos d'oiseaux des marais dont le nom m'est inconnu , la pause déjeuné à observer passez les immenses cargos sur le fleuve, et le retour au B&B? longeant les nombreuses jolies fermes du pays de Waes, cette fois-ci... avec le vent de face !


21
mai
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Publié le 29 mai 2019

Anvers, nous posons notre sac à bord du cargo «Atlantic Sea» pour 12 jours. C’est accompagné de Benny et Rena, un couple Germano-Néerlandais que nous rejoignons, après le passage au bureau d’immigration, les voyageurs Allemand embarqués à Hambourg. Les 6 cabines sont occupées, nous entendons parler la langue de Goethe pendant tout le voyage!

L’équipage est Polonais, Ukrainien, Anglais et philippin, commandé par le seul maître à bord, le Master Jacub Kaminski Piotr, secondé par 4 officiers et 19 hommes d’équipage, ingénieurs électro-mécanicien, cuisinier et cadet.


The Capt',  l'Atlantic Sea et l'équipage. 

«L’Atlantic Sea», container carrier Ro Ro (roll on, roll off), 296 mètres de long pour 37,40 m de large, il a une capacité de transport de 1600 containers et 10000 véhicules sur12 niveaux modulables. Le cargo appartient à la compagnie ACL, qui fait partie du groupe Grimaldi. Ses 100 540 tonnes sont propulsées par un moteur principal de 31 000 CV à une vitesse maximum de 19 nœuds, soit 35 km à l’heure. (Consommation en fuel lourd: 70 tonnes par jour…).


Le cargo suit une route en boucle d’une durée de 5 semaines, Hambourg-Anvers-Liverpool-Halifax-New York-Baltimore-Liverpool-Hambourg.

Il participe activement lors de ses traversées à l’organisation EUMETNET. Il s’agit d’un centre météorologique géré par l’Allemagne et financé par tous les pays européens. Il lâche tous les matins à la même heure, un ballon doté de sondes qui s’élève à 25 km d’altitude pour communiquer des données de température, d’hygrométrie, de pression et autres par satellite. Dans un filet traîné, il recueille le plancton destinée à des analyses en laboratoires,

Ballon Météorologique. 

Au large de Liverpool, c’est en uniforme que le Capt’ accueille le pilote du port, arrivé par bateau rapide, il prends possession du cargo pour le guider dans le chenal et le passage de l’écluse donnant accès aux docks. Il faut l’aide de deux remorqueurs, ce n’est pas de trop pour manœuvrer ce géant, car ce cargo a été construit à la largeur de l’écluse. Comme à Anvers, une fois à quai, le ballet des grandes «girafes» et des grues transportant les containers d’acier sur fond de concert métallique et d’alarmes, sous les puissants projecteurs, assurent le spectacle.

23
mai
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Publié le 29 mai 2019

Au milieu de l’océan, ni internet, téléphone ou journal télévisée. La journée est rythmée par les trois repas: le petit déjeuner à 7h30, lunch à 12 h et le dîner à 17h30 pris avec les officiers. Une salle de sport, un sauna, quelques films en anglais sur un grand écran et de la lecture sont à notre disposition.


Chaque matin, au breakfast, le Capt’ nous annonce le programme: exercice de sauvetage, visite de la passerelle, des machines, des ancres, lâché de ballon météorologique…. Tous les jours, il nous faut aussi retarder notre montre d’une heure, nous finissons par manger le dîner à midi!

L’alarme retentit! Équipage et passagers sont sur le pont, nous devons nous équiper de notre «Marine Live-Jacket» et combinaison étanche stockées dans notre cabine. Nous suivons les instructions d’évacuation du Capt’, sur quelle plate-forme nous devons nous rendre, Alpha, Bravo ou Charlie. Sincèrement nous n’avons pas de préférence, si ce n’est de ne pas avoir à les utiliser . Mais Charlie située à l’arrière du cargo demeure la plus impressionnante, la chute vertigineuse du canot de sauvetage (Live-Boat) de 47 places ferait pâlir les plus grands amateurs de parcs à sensations.

27
mai
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mai
Publié le 29 mai 2019

Nous avons quitté Liverpool depuis maintenant plus de 6 jours, route vers l’Ouest.


Le cargo oscille d’avant en arrière sur une forte houle, nous passons entre deux dépressions annoncées par le bulletin météorologique. Notre nuit est bercée par le roulis, le vent fort dans la structure métallique et un bruit de ferraille venant d’un container juste sous notre hublot. Le lendemain , le calme est revenu mais un épais brouillard enveloppe le navire, nous ne distinguons plus la proue. Nous croisons de près la route d’un cargo, la corne de brume retentit toute les minutes.


L’arrivée à Halifax du cargo, est retardée de 12 heures, nous sommes dérouté plus au sud par la présence d’icebergs, le Capt’ en profite pour nous informer du passage de «L’Atlantic Sea» au-dessus du «Titanic»


Bien sûr, ce n’est pas une croisière avec casino, bar, soirées spectacle et c’est bien ce que nous voulons, une vie de partage avec l’équipage, nous pouvons circuler sur le pont, observer les différents postes de travail à bord et dans les ports.

Ce mardi matin après le petit déjeuner, la capitaine nous annonce que nous allons pouvoir visiter Liverpool, nous sommes tous heureux de visiter cette ville, temple de musique des années 60. Il garde nos passeports, des copies suffiront, retour au bateau, au plus tard 20h.

Située sur les rives de la Mersey River, que nous avons remonté à bord de l’Atlantic Sea, la veille au soir. Liverpool, très industrielle est aussi la ville des Beatles, le groupe le plus célèbre du monde. C’est l’occasion unique de faire une pause musicale, elle nous emmène au «Cavern Club», sur la trace de quatre garçons qui au cours des années 60 ont changé l’histoire du rock.

Au début des années 60, le centre de Liverpool fourmille de bars et de clubs où la musique résonne du matin au soir. Appelé « le plus fameux club de musique du monde », le «Cavern Club» est en effet une institution sur Mathew Street. The Beatles y ont joué 292 fois de 1961 à 1963 et ont donné la célébrité à cette cave.

Descendre les escaliers sur leurs pas qui mènent à la salle voûtée historique, lieu unique, ou plusieurs groupes se succèdent sur scène, ou les clients reprennent le refrain de «Let it Be» ou «Yellow Submarine»,et bien d’autre succès. on y boit de la bière et on y danse le rock. La musique continue d’y vivre chaque jour de l’année, des jeunes artistes musiciens y viennent tentés leurs chances sur cette scène. C’est presque un passage obligé pour être découvert dans le monde du showbiz.

Ensuite, nous rejoignons à pied le quartier des docks, une immense zone portuaire au bord de la Mersey River, elle a fait l’objet d’une restauration est désormais inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO. Les anciens entrepôts ont été transformés en café, boutiques et musées. On y retrouve bien entendu un musée consacré aux Beatles! Sur l’esplanade, des statues de bronze, les quatre Beatles, John, Paul, George et Ringo marchent ensemble d’un pas déterminé. Liverpool est devenu une ville d’art moderne et d’histoire, l’architecture futuriste côtoie les bâtiments anciens. Il faut oser, le rendu est surprenant comme les anglais.

Nous, nous avons plutôt marché vers la gigantesque cathédrale Anglican de Liverpool, la plus grande de tout le Royaume-Uni. Ses vieilles pierres sont du plus belle effet, Nous avons assisté à une répétition d’une comédie musicale interprété par des collégiens. Le retour vers le centre, nous fait traverser le quartier chinois, mais le temps passe, il nous faut trouver un taxi, Nous devons être de retour au contrôle de la passerelle du cargo, un peu avant 20h.

3
juin
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Publié le 4 juin 2019

La Nouvelle-Écosse

Située face à l’Atlantique, elle est la deuxième plus petite province canadienne en termes de superficie (après l'Ile du Prince-Édouard). Bien que la population francophone y soit minoritaire, la Nouvelle-Écosse fût une terre Acadienne majeur, avant la déportation de 1755. (Le grand dérangement) et on y parle encore fréquemment le Français Acadien.

En tant que Français on s’y sent franchement bien accueillis, les gens sont sympas, la vue de notre « camper » comme ils disent, les interpellent , ils viennent nous parler, prennent des photos. Le premier soir sur le parking du Walmart d’Halifax, alors que nous n’avions aucune idée où faire le plein d’eau, Paul et Meredith nous ont spontanément proposés de remplir le réservoir chez eux.

Halifax, nous passerons deux journées, sur le front de mer et le centre ville, le froid et le temps couvert nous décourage malgré les belles maisons colorées et le cœur de la ville attrayant.

Arrivée à Halifax et ballade dans la ville. 
Démonstration des pompiers dans une école. 

Après une nuit isolée sur le bord de l'estuaire, les cornes de brume des grands navires nous réveillent, enveloppé dans un épais brouillard, peu importe nous avons prévu la visite de la « Redoute York » à quelques kilomètres de notre étape, un lieu que la beauté, l’isolement et la brume rendent décidément bien mystérieux!, Nous poursuivons notre descente vers le sud par la très belle route côtière.

Peggys Cove, un incontournable de la province que nous voulons découvrir pour son coucher de soleil. Situé dans la baie de St. Margarets, c’est un petit village de pêcheurs pittoresque. Alors oui, c’est très touristique, avec son phare, ce lieu est même l’un des plus photographiés au Canada. Perché sur d’énormes rochers de granit, il est juste d’une grande beauté! Dommage le soleil n'est pas au rendez vous. Nous passons la nuit face à la mer avec l’accord du bureau du tourisme.

Lunenburg se trouve à environ une heure de route. inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO Mais avant de découvrir Lunenburg, nous traversons Mahone Bay, devant la mignonnerie des lieux, il est impossible de ne pas nous arrêter! ce sera notre étape pour la nuit, avec la permission d’un riverain, sur le parking devant sa maison. Un petit village coloré, au bord de l’eau et aux allures de carte postale (sous la pluie!) avec ses trois églises protestantes, Luthérienne, Méthodiste, Baptiste, érigées par des immigrants allemands et Suisses. au XVIII e.

À notre arrivée à Lunenburg, les quelques éclaircies matinales se font de plus en plus rares, la pluie ne nous laisse que peut de répit. Cela ne nous empêche pas d’apprécier la ville, son architecture si originale et colorée et les vieux gréements à quai dont le 3 mâts barque de 1928, le "Picton Castle", il ne manque que Moby Dick remontant des profondeurs glacée! Nous avons garé le CC sur le parking du port et avons passé le reste de la journée à explorer la vieille ville. Au « Fish Shark » nous n’avons pas résisté à l’appel du lobster roll, cet excellent hamburger homard, mayo, frite.

Ce soir, après avoir évité avec le CC, une biche et son faon, nous avons rejoint un parking au milieu du « Kejimkujick National Park Seaside ».

 La maman biche à été trop rapide pour la photo!
5
juin
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juin
Publié le 10 juin 2019

Le Parc National côtier Kejimkujik est l’annexe sur la côte du grand Parc National et Historique du Canada Kejimkujik, situé en plein cœur de la Nouvelle Écosse.

A Kejimkujik, bord de mer, les tribus Micmacs, qui autrefois le peuplaient, y avaient établi leur camp de chasse et de pêche.

Caps, îles et baies se laissent admirer, On aperçoit des phoques se prélassant au soleil sur les îlots côtiers, un site de nidification du pluvier siffleur (une espèce en péril), nous pouvons croiser des ours noirs au détour d'un sentier. Nous, nous verrons de près, des tiques...des mous-tiques, un cerf de Virginie aussi surpris que nous sur le chemin, des phoques et lions de mer, un aigle pêcheur, des excréments d'ours tout frais et un curieux rocher, nous l'avons appelé "Lucy".


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"Ah! j'y crois point" répète OLEN D'ENTREMONT, dans son parlé Français-Acadien, haut en couleurs, nous apercevant descendre l'allée du Village Historique Acadien de Pubnico.

Le port de Pubnico est le plus important du Canada pour la pêche aux homards, abritant 130 bateaux. 

il y a 4 ans, en poussant les portes à battant d'un saloon d'une petite ville de L'Alberta, nous avions rencontrer Sheila et Olen Dentremont. Nous leurs avions dit! "un jour, nous passerons vous voir pour visiter votre Village Historique Acadien" Voilà c'est aujourd'hui! quel plaisir de vous écouter nous raconter en détail la vie extraordinaire! de vos ancêtres les D'Entremont dont votre ascendant Sieur Philippe Mius D'Entremont, arrivé probablement de Normandie, créa la colonie en 1653. la triste épopée du "Grand Dérangement" en 1755 ou ils furent déportés et jetés sur les côtes du Massachusetts et leurs retours à Pubnico, 9 ans plus tard pour prospérer dans la pêche en mer, sur plusieurs générations jusqu'à aujourd'hui.

Vous nous avez fait découvrir les jolies maisons d'architecture acadienne, le port et l'usine à poissons, la dégustation du homard chez "Denis point"! Ce qui nous à peut-être le plus marqué, c’est l'accueil amical des gens et la fierté d’appartenance au peuple Acadien. La culture Acadienne demeure bien vivante dans ses accents et l'histoire de son peuple!

Publié le 10 juin 2019

En 1604, un groupe de colons français s’installe à l’île Sainte-Croix, située à la frontière entre ce qui est aujourd’hui le Nouveau-Brunswick et le Maine. Après un hiver rude, ils relocalisent la colonie en 1605 à Port-Royal*. Ce sera là le point de départ de l’Acadie, qui finira par désigner le territoire de la Nouvelle-Écosse actuelle. Peu à peu, l’Acadie se peuple de pionniers provenant de la France.

En 1713, le traité d’Utrecht met fin au règne français en Acadie qui devient une colonie britannique. Les Acadiens, parlant le français et catholiques, refusent toutefois pour la plupart de prêter serment d’allégeance à la couronne britannique. Quoiqu’ils désirent rester neutres en situation de conflit, les nouveaux dirigeants anglais craignent, entre autres, de voir les Acadiens se ranger du côté de la France. En 1755 commence la déportation systématique du peuple acadien vers les colonies américaines, l’Angleterre et la France.

Ce Grand Dérangement durera jusqu’en 1763, date à laquelle les Acadiens auront le droit de revenir s’installer sur l’ancien territoire acadien*, à condition de se disperser en petits groupes. C’est ainsi que les Acadiens se retrouvèrent un peu partout dans les provinces Maritimes.À travers les années, les habitants. conserveront leur langue, leurs coutumes, leur histoire et leurs traditions..

* Port Royal a été fidèlement reconstruit sur le site d'origine et d'après les plans de Champlain.

*Le destin de la famille D'entremont

8
juin

La ville de YARMOUTH est imprégnée d'une riche histoire maritime, les maisons des capitaines de son quartier historique, bâtit entre 1850 et 1900, témoignent de l'importance de la mer et de la richesse qu'elle a générée! les tourelles au dessus les toitures permettaient aux épouses de veiller l'arrivée des bateaux.

Main street est tout aussi coloré!

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Au CAP SAINTE MARIE, nous avons l’impression d’entrer dans une autre dimension. Le ciel est gris et le brouillard encercle complètement le cap. Nous comprenons mieux pourquoi la zone était réputée pour ses naufrages… Le décor des falaises abruptes, la corne de brume toute proche qui nous fait sursauter rendent ce paysage mystique!

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ANNAPOLIS ROYAL, fréquemment appelée PORT ROYAL, se trouve être la colonie Européenne la plus ancienne au nord de la Floride. Fondée par Samuel Champlain et Pierre Duga de Mons en 1605. De ce fait la petite ville de 500 habitants est très attachée à son histoire et au lien qui l'unit à la France et particulièrement Royan avec laquelle elle est jumelée. Royan était la ville d'origine de Pierre Duga, dont Annapolis Royal, honore la mémoire.

Nous avons le plaisir de rencontrer Christine et son mari Pierre. Christine est présidente du jumelage des deux villes et passionnée d'histoire locale. Ils nous reçoivent, pendant deux jours, dans le magnifique cadre de leur maison face à la rivière Annapolis.

Publié le 14 juin 2019

Nos hôtes Christine et Pierre, nous ont conseillé de faire un tour au marché local qui a lieu chaque samedi sur la place principale de la ville. La veille, lors du "First Friday", Christine nous a présenté Monsieur le Maire (Mayor). Au mois d’Octobre, il accompagnera Christine à Royan dans le cadre du jumelage des deux villes. Ce lien historique entre le lieu de naissance de Pierre Duga, sieur de Mons et la première implantation européenne en Amérique du Nord permet des échanges culturels, éducatifs et touristiques.

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Aujourd’hui, retourné territoire Mik’maq, le «Fort Anne», situé sur les berges de la rivière Annapolis fut au 17 et 18e siècle une des parcelles de terre les plus âprement disputée de tout le continent Nord Américain. Ce terrain convoité a fait l’objet d’affrontements successifs entre Français et leurs alliés Mi’kmaq, Anglais et Écossais.

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La fondation d’une colonie à Port Royal,

En 1603, le roi Henry IV, concéda à Pierre Duga, sieur de Mons et originaire de Royan, un monopole de la traite des fourrures sur un vaste territoire de l’Amérique du Nord, à la condition qu’il y fonde des colonies. En 1604, De Mons dirigea une colonie à l’île Ste Croix (dans le Maine actuel). Les rigueurs de l’hiver et le manque de provisions eurent raison de la moitié des colons. De Mons entreprit un périple vers le sud dans l’espoir de trouver un meilleur emplacement. Les colons s’établirent dans le magnifique havre abrité de Port Royal ou ils construisirent des bâtiments fortifiés. Les autochtones Mi’kmaq les accueillir sur leur territoire, ils se lièrent d’amitié avec les Français, échangeant les coutumes et connaissances, ainsi les colons arrivèrent à survivre dans leur nouvel environnement.

En 1613 pendant l’absence des colons, un groupe d’Anglais en expédition depuis la Virginie, pillèrent l’habitation et y mirent le feux. Les colons survécurent à l’hiver grâce à l’aide des Mi’kmaq mais sans soutient financier, découragés, la plupart retournèrent en France.

Le gouvernement Canadien reconstruisit l’habitation, de 1939 à 1941, se laissant guider par les descriptions et croquis laissé par Samuel Champlain et De Mons, utilisant les matériaux et technique de construction traditionnels.

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Les jardins d'Annapolis Royal

9
juin
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juin
Publié le 14 juin 2019

Burntcoat Head dans la Baie de Fundy, se distingue par l’amplitude de ses marées les plus fortes au monde, 16 mètres de la haute mer à la basse mer.

11
juin
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juin

Cape Breton Highlands, appelé ainsi en raison de sa ressemblance avec les Highlands d’Écosse. Contraints de quitter les hautes terres de l'Ile de Skye, les immigrant écossais vinrent s'établir dans cette forêt vierge au début 1800.

Ici c’est le gaélique qui accompagne la langue de Shakespeare sur les panneaux de signalisation. Musique écossaise, tartans, objets à l’effigie du drapeau écossais, vêtements en laine… Tout y est !

Mais il s’agit pour nous de parcourir le Cabot Trail, de nous aventurer « hors des sentiers battus » et nous avons été conquis.

Démarrer ce séjour par Chéticamp ou l’on parle Français Acadien, située à l’entrée ouest du parc, il faut faire une halte au Centre d’Accueil pour retirer le plan du parc, acheter nos passes pour tous les Parcs Nationaux du Canada, valables une année et demander conseil aux rangers sur place. Le parc propose de très nombreuses randonnées, 26 au total,. il faut faire des choix, nous avons prévu 3 jours ! Alors, nous avons sélectionné une randonnée longue, plusieurs petites et quelques arrêts le long du Cabot Trail.


Pour parcourir le Skyline Trail, notre premier sentier, il faut emprunter une boucle de 12 kilomètres Pendant cette randonnée, nous avons pu traverser la forêt boréale, habitat des orignaux, des ours ou encore des coyotes. Après les premiers kilomètres, la balade continue le long d’un promontoire en bois longeant la côte accidentée. C’était extrêmement venteux à cet endroit, alors il faut vraiment avoir les jambes solides si on ne veut pas s’envoler. Mais la vue est imprenable!

Certains chanceux réussissent même parfois à voir des baleines depuis la côte ! De notre côté, pas de mammifère marin mais sur le sentier... un animal sauvage qui nous à surpris par sa taille et sa puissance, Régine me lance un cri .....«un orignal», l’orignal déboule sur notre droite, dans la trajectoire de Régine, ses lourds pas résonnent! Whaaa! On est saisi par l’instant, Il fait un bond de côté et passe à 10 mètres derrière nous pour disparaître, écrasant sous ses sabots les pins rabougris. Ça a durer peut-être 10 secondes, on à pas eu le temps d’avoir peur, évidement, l’appareil photo est dans le sac à dos, mais nous avons cette image inoubliable en souvenir. Nous ne lâchons plus notre appareil photo et nous nous consolons avec un magnifique "Tétras du Canada" .

Pour cette première nuit dans le parc, nous la passons face à la mer à Pleasant Arbor

C'est dans la brume que nous prenons la direction de la courte randonnée du Lone Sheiing. Hyper facile, cette jolie balade nous permet de découvrir un ruisseau qui serpente au milieu d’érables à sucre vieux de 350 ans ainsi qu'une cabane du 18e siècle, de Berger Écossais.

Notre dernier trail est d'une durée de 3 heures, le Jigging Cove Lake, le Ranger nous a dit qu'il était possible de voir des orignaux près du lac et une faune diverse, le sentier au départ est aménagé puis devient impraticable, Régine fait demi tour au bout du lac. Je poursuis sur le chemin vers la mer, ici je ne croise personne, Je suis en territoire des ours et compagnie, les crottes d'orignaux sont nombreuses sur le sentier, plus loin, bloqué pas les arbres tombé en travers du sentier j’abandonne. Je ne traîne pas.

Le Cabot Trail, c ’est une boucle de 300 kilomètres de long, route panoramique, falaises abrupts, virages en lacet, vues sur l’océan, forêts boréales et rencontre imprévu avec sa faune, rien que ça ! ça mérite le voyage!

13
juin
13
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Publié le 16 juin 2019

Fondée en 1713, Louisbourg est déjà fréquentée par les pêcheurs basques, normands et bretons qui viennent y pêcher chaque année la morue. La forteresse est construite en 1719 pour protéger la Nouvelle-France de l’invasion britannique. Elle offre un port en eau profonde s'ouvrant sur l'Atlantique, ou l’océan ne gèle pas en hiver, permettant la navigation toute l’année à l’inverse du fleuve Saint Laurent couvert par les glaces plus de sept mois par an.

C'est la seule forteresse au Canada avec Québec, subissant deux sièges par les anglais, elle est dynamitée et démantelée pierre après pierre à la suite du siège de 1758.

Aujourd’hui reconstruite à un tiers de son origine, nous prenons beaucoup de plaisir à croiser soldats, Mik'maq, pêcheurs, domestiques, administrateurs, esclaves, qui nous font voyager jusqu’au 18e siècle.

Publié le 16 juin 2019

Nous sommes accueilli comme si nous étions de vieux amis ! Chaleureusement, on prend réciproquement un réel plaisir à échanger, comme par exemple avec Mike de St Peter', qui nous montre fièrement sa "Plymouth 1978" ou bien à la "Goélette à Pépé" à Arichat. Nous avons rencontré un auteur local, Gabriel Leblanc, fier Acadien et raconteur connu, passionné, deux heures plus tard, nous ressortons avec ses deux ouvrages, et que dire de Madame Babin, la propriétaire du café et ses clients, difficile de dire au revoir! C’est le genre de rencontre qu’on adore !

En face de la "Goelette à Pépé" nous faisons provision de lobsters à des prix très étudiés, qui n'attendent plus que la mayo maison! Le très rare et magnifique homard bleu, qui a échappé à la marmite grâce à sa couleur, sera remis à la mer, bien vivant, après la saison d'été.


L'heure n'est pas encore au bilan du voyage mais nous quittons notre première province Canadienne, Nova Scotia, après un périple de 13 jours et 1350 km.

Après une météo pluvieuse et froide la première semaine, le soleil est de retour, entrecoupé de brumes et d'averses, à 18 ° la température est agréable depuis quelques jours.

Nous trouvons sans difficulté de belles étapes le soir: les ports, les bords de mer, les forêts, les petites villes ... Autonome en eau, gaz et électricité, nous délaissons les terrains de camping. Un soir à 22 h, la police monté a frappé à notre porte, nous nous étions installé à Pictou, sur le parking de la douane sans le savoir, emplacement surveillé par des caméras, le zodiac de la police y est stationné. L'officier reste à discuter ..une heure, trop content de parler en Français de son pays, de sa famille, curieux de notre voyage...., il nous quitte en nous disant"ok pour cette nuit" il nous souhaite une bonne nuit! Le matin nous avons d'autres visiteurs aussi curieux de notre présence , trois cerfs de Virginie!

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Quelques étapes... 

Le choix de l'alimentation! fini le fromage , il y a de bons fromages au Canada mais soyons clair ce n'est pas comparable avec les fromages Français, plus crème fraîche et de laitages en général, peu de pain et oublié la brioche vendéenne pure beurre. Un bon point dans le budget, le gas-oil est affiché à 1.08 dollars Canadien, le litre, soit: 0.72€.

Nova Scotia est très accueillante, les Acadiens comme les Anglophones viennent vers nous curieux de notre voyage et de notre petit camper, de belles rencontres, de belles personnes, des paysages, de la nature.

Nous poursuivons notre trip en prenant le ferry pour "Prince Edward Island", le plus petite province du Canada, ensuite le New Brunswick, le Québec l’Ontario.... pour rejoindre l'Alaska courant Juillet.

17
juin
17
juin
Publié le 21 juin 2019

Pour nous rendre sur l'île-du-Prince-Édouard, il nous faut prendre le ferry si on arrive de la Nouvelle-Écosse, et pour quitter l'Ile, il nous faut traverser le pont de la Confédération long de 13 km, où nous sommes délestés de 47,00 CAD au péage, rejoignant ainsi la province du Nouveau Brunswick.

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l'Île-du-Prince-Édouard.

Appelé l'Ile-St-Jean lorsque Jacques Cartier la découverte en 1534, elle affiche en arrivant son côté sauvage avec ses falaises et ses plages rouges au sud et son sable blanc au nord. La terre y est très fertile et propice à la culture de la pomme de terre, ce qui lui a valu le surnom de l'« île aux patates ».

En longeant la côte, on peut découvrir les 63 phares et feux d'alignements entre les villages de pêcheurs. La première nuit, un beau coucher de soleil sur le bord de la plage de Beach Point. Ici, nous sommes tranquille, personne aux alentours et aucune lumière pour nous déranger, si ce n'est celle d'un phare balise.

L'unique phare de l'ile avec ses couleurs noire et blanche, West Point, dans un paysage à couper le souffle, une famille Amish se promène sur la plage. La communauté amish est connue pour vivre à l'écart des technologies modernes, une dizaine de familles se sont installées sur l'Île-du-Prince-Édouard, dans le comté le plus rural de la province, nous n'avons pas croisé d'attelages, mais ils existent bien.


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Charlottetown du charme à profusion!

C’est une petite ville, la capitale de la province, toute mignonne, nous nous y sommes baladé jusqu'à tard en soirée parmi les passagers d'un gros bateau de croisière arrivant de Hambourg pour rejoindre Québec.

Le quartier historique de la ville est particulièrement coloré avec ses maisons ancestrales, la résidence du gouverneur style néo-classique 1833, toute blanche. Des artistes ont embelli les rues avec des statues.

Autres attraits historique, la Province House et la Salle des fondateurs, entre autre, pour qui est passionné par la politique canadienne, En 1864, Charlottetown est devenu le berceau de la nation lorsque les députés du Nouveau Brunswick, de la Nouvelle Écosse, de l'Ontario et du Québec s'y sont rassemblés pour former une nouvelle nation.

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"Anne.....la Maison aux Pignons Verts".

La vraie célébrité sur l'ile c'est Anne, une petite orpheline adoptée par Matthew et Marilla, tous deux frères et sœurs. Anne est une rêveuse, dotée d’une imagination débordante, sans gène, rapidement la jeune fille subit les moqueries de ses camarades à cause de ses cheveux roux et tragédie, elle tombe "en amour" avec le beau Gilbert .

La maison, Green Gable qui à inspirée l'auteur, Lucy Maud Montgomery, respire la magie de l'ile. La décoration de l’époque va jusque dans les petits détails : robe laissée sur une chaise, service à thé sur la table, pommes dans un saladier, on dirait que les habitants ont disparus mystérieusement!… La visite est courte mais on peut se promener autour du cottage dans le bois. Ensuite, nous sommes allé jusqu'à la jolie maison jaune où a grandi L.M. Montgomery.

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Bienvenue aux "Maisons de Bouteilles"

25 000 bouteilles et 1500 jours de travail! le rêve d'un homme. De 1980 à 1984, Édouard Arsenault cimenta plus de 25 000 bouteilles de couleurs et formes varié pour édifier trois bâtiments qui font honneur à ce recycleur avant-gardiste.

Nous rencontrons Agathe, drôle et joviale, originaire de Bretagne, elle est insulaire depuis 18 mois et travaille aux Maisons des Bouteilles.

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Héron et famille d'aigles se prêtent au jeu de la photo animalière.

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Nous avons beaucoup aimé parcourir cette province, l’Île-du-Prince-Édouard dispose vraiment d'un charme à part. Cette île se distingue par sa terre rouge, ses champs de patates et ses lupins sauvages sur le bord des routes, mais elle est également riche en lieux à visiter et en histoire. Nous avons rencontrés des gens vraiment accueillant, ils s' expriment en français, pour nous c'est tellement appréciable.

26
juin
26
juin

Le Nouveau-Brunswick, fierté acadienne, la culture francophone et ses drapeaux bleu, blanc, rouge avec l’étoile jaune, flottent devant les maisons.

Les sentiers du Parc National de Hopewell Rock traversent les bois et descendent la falaise, malgré la pluie et le vent, nous prenons grand plaisir à marcher sur le fond de la mer parmi les rochers sculptés par les marées les plus hautes du monde, 12 mètres d’amplitude en 6 heures, les rochers de Hopewell Roks émergent à marée basse, on imagine seulement les couleurs sous le soleil!

Nous traversons cette belle province, sous la pluie, qui nous accompagne toute la journée et nous fait capituler devant les belles promesses de visite en autre les vieux ponts couverts.

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La Baie des Chaleurs, doit son nom à Jacques Cartier en raison des brumes qui l’enveloppaient. Elle serait hantée, la légende du bateau fantôme remonte à des centaines d’année, dans l’obscurité, un trois-mâts en flamme apparaît parfois! Nous on a rien vu!

Mais, nous nous sommes passionnés pour la tragique histoire de la dernière bataille navale entre la France et l’Angleterre, pour la possession du territoire Nord Américain en Juillet 1760. (on connaît le dénouement!)

la Frégate « Le Machault », escorte 5 navires marchand composant la flottille de secours envoyée par la France pour aider en dernier recours sa colonie de Nouvelle France.

Les six navires quittent Bordeaux le 10 avril 1760, la traversée est périlleuse, deux sont arraisonnés par les vaisseaux Britannique alors qu’un troisième fait naufrage au large des Acores.

Le reste de la flottille s’engage dans la Baie des Chaleurs, se croyant à l’abri, elle est anéantie par les vaisseaux anglais. Le « Machault » se saborde le 8 juillet, plutôt que de se rendre.

Le renflouage partiel de la frégate a lieu entre 1969 et 1972. Les vestiges exceptionnellement bien conservés du « Machault » (80 % sont encore immergés) valent à ce site une exclusivité mondiale en matière de fouille archéologique sous-marine. Présenté dans un musée à la visite divertissante et instructive, le gouvernail, l’ancre , une impressionnante section de l’étrave. La reconstitution de la cabine des officiers ainsi des centaines d’objet retrouvé formant un riche témoignage. L’animation de chaque salle d'exposition est faite par les jeunes Rangers des Parcs Nationaux, parfaitement documentés et enthousiastes.


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Le site historique du banc-de-pêche-de-Paspébiac. Le complexe de pêche à la morue fut construit à partir de 1783. Plaque tournante pour le traitement et la transformation de la morue, des centaines d’ouvriers travaillaient dans cette véritable ville jusqu’à son déclin suite à un grand incendie en 1964.

Le Parc National de l’Ile de Bonnaventure et du Rocher-Percé. Ils sont fous ! Ces Fous de Bassan, ce grand oiseau marin doit son nom au fait qu’il pénètre dans l’eau à la vitesse vertigineuse de…..100 km/h! Assommé par l’onde choc, les poissons sont avalés aussitôt, facile non! Nous les observons en période de nidification, ainsi que les pingouins, sur l’Ile Bonnaventure où plus de 160 000 individus battent des plumes!

L'Eider à Duvet ou canard de mer, trouve son habitat dans l'estuaire du St Laurent 
L'Ile Bonnaventure et sa colonie de fous de bassan et autres pingouins! 
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C'est par les montagnes de la Haute-Gaspésie que l'on prévoit de commencer notre aventure dans ce coin très, très sauvage ! À Sainte-Anne-des-Monts, nous quittons la côte et ses villages pour nous enfoncer vers le parc de la Haute-Gaspésie, 45 km de route en forêts, entrecoupées de torrents, refuge des grands animaux. Arriver au centre d’accueil, nous nous décidons pour deux randos dans la journée. Le Lac-aux-Américains, 2 heures allez/retours et 90 mètres de dénivelé et on enchaînera, 10 km plus loin de piste tôle ondulée et poussiéreuse, pour la rando du mont Ernest Laforce (820 mètres) La randonnée en elle-même n'est pas excessivement dure, 3-4 heures aller-retour et 155m de dénivelé, surtout que nous partons avec l’espoir d'observer les orignaux .

Parc-National-de-la-Haute-Gaspésie 

Les rangers font la navette en véhicule tout-terrain entre les différents parkings, point de départ réel des randos. La réglementation est très stricte, le but étant de préserver au maximum les orignaux.

On s'échauffe avec le Lac-aux-Américains, les couleurs sont superbes ! Le soleil est de la partie! Cette petite rando ne nous ayant pas trop usés physiquement, on remet ça en fin d’après midi pour atteindre le sommet du mont Ernest Laforce. Une légère appréhension en ce qui concerne un ours annoncé par les rangers, sur un des sentiers... mais c'était surtout des maringouins et mouches à chevreuil qu'il fallait se méfier. Sur le plateau dénudé à l'approche du sommet, le panorama se dégage, la vue est magnifique à 360°. Nous scrutons les sous bois à travers la toundra, mais des orignaux ! on n'en voit aucun!

Lac-aux-Américains 

Nous entamons le retour par le même sentier, depuis l’épisode raté de l’orignal du Cap Breton, je me demande si l’occasion peut se représenter d’apercevoir ce magnifique animal!

La chance accompagne chacun d'entre nous! Reg me retient par le bras « à droite, à 50 mètres, une masse sombre en mouvement, pendant un quart d’heure nous suivons les déplacements de l’orignal mâle, ces animaux, dont les bois sont aplatis en éventail sont les plus grands cervidés actuels. Plus loin, une femelle dans les hautes fougères puis au détour du chemin, nez à nez, une autre accompagnée de son petit, semblant nous ignorer! les femelles peuvent être agressives, ne laissant personne approcher leur petit à moins de 25 m. Quelques photos et nous reculons prudemment. Whaaa ! Quelle émotion!

Le Mont-Ernest-Laforce 
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La Gaspésie par la route 132, en photos...

Village en chansons, Petite Vallée 
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Il est une fois...le train et... le truck 
J.R. et le voyage intrigue toujours, sur ce parking, ce sont les passagers d'un car d'excursion qui viennent à notre rencontre!
Rencontre amicale à la Fête National du Québec à Cap-Chat. Retrouvaille le lendemain avec Francine et Donald  à leur camping! 
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Le Nouveau-Brunswick à été gâté par la météo pourrie, promis nous y passerons plus de temps à notre retour!

La Gaspésie tient son nom du mot Micmac "Gespeg", qui signifie "le bout du monde" . Entourée d'eau avec le fleuve du Saint-Laurent, le Golfe du Saint-Laurent et la Baie des chaleurs, elle offre des paysages époustouflants, les amoureux de la montagne et de la nature y trouvent leur compte.

On y a fait de belles rencontres, de belles découvertes et créer de nouveaux souvenirs inoubliables.

Prochain rendez-vous, le Saguenay.

30
juin
30
juin
Publié le 4 juillet 2019

Des Trois Pistoles sur la rive sud du St Laurent, le traversier nous laisse au port des Escoumins après 1h 1/2 de navigation dans le brouillard,. Une visite rapide au bureau du tourisme de Tadoussac, et nous débutons notre remontée de la rivière Saguenay par la rive Est, jusqu’au fjord du même nom, aux portes du lac Saint-Jean.

Le traversier Les Trois Pistoles....Les Escoumins sur le St Laurent et celui de Tadoussac sur la rivière de Saguenay
Tadoussac, La plus ancienne chapelle existante au Canada, 1750. Le premier poste de traite au Canada on y troquait des fourrures.
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Que nous réserve cette nouvelle étape! Le lac Saint-Jean, sur la carte du Québec, est représenté par une énorme tache bleue, c'est le troisième plus grand lac du Québec, 44 km par 24 km soit +1 000 km2. Il est nourrit par une dizaine de rivières aussi large que la Loire au Moulin-de- l’Ile .

Ce beau coin de pays est connu pour ses bleuets énormes et les guides touristiques sont plein de promesses! Plonger dans les années 1900 avec le village fantôme de Val-Jalbert, déguster les tartes aux bleuets bien épaisses.. Pourtant, après une belle première journée ensoleillée, la suite semble mal engagée avec la pluie orageuse qui n’arrête pas de tomber, La région était en alerte météo et on scrute les bulletins de vigilance.

Pont couvert sur la rivière Ste Marguerite. Étape sur les bords de la rivière Saguenay. rencontre avec Mathieu, sympathique Nantai...


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Val-Jalbert est un petit village fantôme au Québec dans la région du Saguenay-Lac Saint-Jean.

Étape sur le parking du village de Val-Jalbert 


Sûrement la ville abandonnée la plus populaire et la plus connue au Québec, Val-Jalbert a toujours frappé l’imagination en raison de son état de conservation unique.

Damase Jalbert vient d’ouvrir une usine de pulpe de bois abritant un moulin de pâte à papier au pied d’une très belle chute d'eau qui alimente le barrage hydro-électrique et permet ainsi le fonctionnement de défibreuses. En 1901, Damase Jalbert construit le village pour les personnes qui y travaillent et leurs familles.

Après des années de vache maigre, la fermeture de l’usine à papier en 1927 provoque sa mise en faillite et l'abandon du village par les 200 familles qui y vivent. La petite ville est rachetée par le gouvernement et en 1970, le lieu est transformée en site touristique.

La pulperie, le haut de la chute Ouiatchouan avec le lac St Jean en arrière plan, la chute Maligne en amont 
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Mais le village est-il hanté!! Beaucoup de phénomènes bizarres se produisent dans ces maisons de nos jours. Notre guide avoue que parfois, durant ses rondes de nuit, le gardien perçoit des pleurs d’enfants, des cris sans qu’aucune personne soit dans les maisons. Le magasin général est un lieu qui donne froid dans le dos pour les employés qui y travaillent, le soir des bruits de pas surviennent à l’étage et le couvent des sœurs serait un lieu très propice aux phénomènes, certains disent avoir vu un rockingchair se balancer seul.

Mais cela reste des rumeurs, nous avons passé une nuit tranquille sur le grand parking, n'ayant eu connaissance de phénomène paranormal que le lendemain!!

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  Selon la croyance il faudrait un bleuet pour faire une tarte!, comme nous avons douté! nous avons testé
Le"Pont Rouge" et le moulin de Ste-Jeanne-d'Arc


La chute St-Michel 
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Nous visitons le musée amérindien de Mashteuiatsh, une visite émotion pour un village au nom imprononçable (ou presque), C’est une autre culture, celle des premières nations, l’exposition permanente permet de parcourir 6000 ans d’histoire du peuple Ilnu.

Comprendre les distinctions entre tribus amérindiennes n'est pas forcément évident...

À Mashteuiatsh on est chez les Montagnais (le nom historiquement donné par les colons européens) qui se nomment Innus dans leur propre langue. Ils forment avec entre autres les Cris, les Micmacs et les Algonquins, la famille des Algonquiens sur la rive nord du fleuve Saint-Laurent.

L'autre grande famille amérindienne du Québec porte un nom évocateur puisque ce sont les Iroquoiens, qui englobent en autre les communautés des Hurons.

Algonquiens et Iroquoiens forment les peuples des Premières Nations du Québec.

Enfin les Inuits, ou Eskimos qui vivent dans le Grand Nord du Québec et plus largement tout le Canada, ne sont pas considérés comme des Amérindiens.

Le Grand Manitou a dû être contrarié, nous reprenons la route sous un ciel menaçant.


Parc Provinciale des Laurentides, route 381 
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Le moulin seigneuriale des Éboulements,  1810
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Les Éboulements, le Musée Maritime situé sur l'ancien chantier naval. Ici, les goélettes sont à l'honneur. 
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Nous quittons le comté de Charlevoix sous un beau soleil . par l'Avenue Royale, 50 km d'élégantes maisons traditionnelles de l’aristocratie québecoise.

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Au programme, aller voir la Chute de Montmorency, haute de 83m, soit 30m plus haut que les Chutes du Niagara, elle se déverse dans le Saint Laurent.

Au sommet de la chute, le spectacle est superbe et très impressionnant! On traverse la passerelle, on peut alors bien se rendre compte de la puissance de l'eau. Pour rejoindre le bas, il y a 2 options, le téléphérique ou les escaliers de bois. Nous avons voulu jouer aux sportifs et prendre les 487 marches qu'il faut remonter bien sûr.

Une excellente pizza québecoise pour reprendre des forces 
6
juil
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Publié le 12 juillet 2019

Visiter Québec ville, Il n’existe pas beaucoup de solutions de stationnement pour J.R., l’immense parking de l’ancien zoo situé à 15km de la ville est proposé sur Ioverlander, finalement c’est le bon plan , le bus nous conduit en 40 minutes dans le Vieux Québec, au pied des fortifications,

Si les colons se sont installés à Québec, à l'initiative de Samuel Champlain fondateur de la cité en 1608, ce n’est certainement pas un hasard, la ville surplombe le fleuve Saint-Laurent à l'endroit le plus étroit. Pour les Premières Nations, Québec signifie “là où le fleuve se rétrécit”.

Champlain y installe un poste de traite et développe un commerce de fourrures pour répondre à la demande croissante de l’époque en France.

Le Vieux Québec est constitué de la Haute-Ville et de la Basse-Ville;

La Haute-Ville, entourée de remparts est une agréable promenade avec ses points de vues.. canon! Le monument le plus emblématique de la Haute-Ville est le Château Frontenac, un hôtel de type victorien, qui domine le fleuve. De la terrasse Dufferin, devant le château, on y a une belle vue sur les toits de la Basse-Ville, en contrebas,

La Basse-Ville est quand à elle, sans aucun doute l’un des lieux les plus touristiques de la ville de Québec Pour y accéder, il faut empruntez l’escalier du casse-cou , peut-être appelé ainsi pour sa descente risquée par -20 degrés quand l’escalier est gelé. De là, se perdre dans les ruelles pavées et bordées de maisons ancestrales. Le quartier Petit-Champlain, ses rues piétonnes, commerçantes, toujours bondées de touristes. Sur la Place Royale, ici, c’est notre endroit préféré, la ressemblance avec la Bretagne est plus que flagrante. Au coin de la rue, la Fresque des Québécois montre son gigantisme et réaliste trompe-l’œil présentant les personnages célèbres qui ont marqué le Québec.

Place Royale,  En 1686, l’intendant de la Nouvelle-France y fait installer un buste en bronze du roi Louis XIV 

la ville de Québec nous est apparue familière avec ses vieilles pierres, sa culture francophone bien enracinée. Son centre historique nous a fait voyager au temps de la Nouvelle France.

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Montréal, lorsque qu’on arrive, elle impressionne, elle commence comme une grande ville américaine avec son réseau d’autoroutes urbaines et ses grandes avenues coupées à l’angle droit au milieu des grattes-ciel.

Nous attaquons la première matinée en laissant J.R. sur un parking municipal gratuit, autorisé 24 h, où nous avons passé la nuit. Pour nous déplacer, nous avons opter pour le métro proche de notre stationnement et le bus, un minimum de marche à pieds car il fait chaud ,très chaud!

Partons à la découverte du Vieux Montréal, le quartier historique, dont l’architecture rappelle l’Europe du 17ème siècle. Cafés avec terrasse, clochers, ruelles pavées. La vieille ville est attrayante.

Nous poursuivons par le centre ville, il n’y a plus de doute possible : Montréal est bel et bien une ville nord-américaine! Buildings écrasants, businessmen en costard qui courent de droite à gauche, hôtels clinquants… plus loin, la basilique Notre Dame est magnifique. Au charme incontestable de ses différents quartiers s’ajoutent des animations en tout genre, et ça tombe bien ,nous sommes en plein festival international de jazz! les différents groupes, tous aussi excellents les uns que les autres se produisent jusqu’à tard dans la nuit sur les divers podiums, pour le plus grand plaisir de la foule passionnée.

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Nous devons déplacer J.R. le lendemain sous peine d’amende et notre amie Luce que nous avions rencontré il y a quelques semaines en Gaspésie, nous propose le parking de la société de transports dont elle est la gérante, il se situe dans la banlieue ouest de la ville. Elle nous prend dans son «char» et c’est accompagné de Louise que nous entamons une journée découverte à travers les différents quartiers de la ville. Le plateau du Mont Royal , progressivement annexé par les français vivant ici , quartier résidentiel avec des maisons typiques, des commerces et des bars/restaurants, bref un quartier tendance bobo! le parc olympique et la tour de Montréal site des jeux olympique de 1976, Il s’agit d’une tour de 165m de hauteur et qui à la plus grande inclinaison du monde (45 degrés), Nous avons fait un passage rapide pour apercevoir les maisons et appartements typiquement québécois, avec leurs jolies escaliers extérieurs et leurs façades fleuries, puis direction le Parc du Mont Royal, de là haut, nous avons une vue imprenable sur Montréal, le Saint Laurent et l'île Sainte Hélène. La ville souterraine, une gigantesque toile d’araignée avec plus de 33 km de galeries où l’on peut errer la journée entière sans voir le jour ! Et tant de choses qu’il serait interminables de les d’écrire!

La ville souterraine, un authentique morceau du mur de Berlin est exposé dans une galerie! 

Enfin après avoir stationner J.R. devant leur maison, face au lac louis, nous terminerons la journée avec Luce et Louise, accompagnées de leurs amis, au restaurant de la marina.

Un BBQ organisé autour de la piscine, clôturera le lendemain ces trois journées Montréalaises!

Nous sommes conquis par la gentillesse et la sympathie de Luce et Louise. Le Canada, c’est vraiment le pays de la convivialité!

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Montréal n’est pas exactement américaine, ni tout à fait européenne d’ailleurs, mais l’accent de ses habitants nous rappelle toutefois que nous sommes bel et bien au Québec!



9
juil
9
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Publié le 15 juillet 2019

Vaste territoire de prairies, de fermes et forêts, la province de l'Ontario est composée de milliers de lacs reliés par des cours d’eau utilisés autrefois par les amérindiens dans leurs canots en écorce de bouleau. Par la suite, elle fut explorée aux fils des siècles par les coureurs des bois, trappeurs et religieux en missions d’évangélisation, ils ne coulèrent pas vraiment des jours paisibles au pays des Hurons.


Pour nous, ce sera plus pacifique. Traverser la province de l'Ontario en roulant vers l'Ouest, c'est deux fois la France. C'est aussi un désert humain avec parfois 200 km sans le moindre village. Rural avec ses fermes Amish! tout comme dans l'ancien temps, elle est aussi largement habité par les amérindiens.

La route 17 est magnifique, bordée de forêts de sapins, de lacs et de rochers. c'est la trans-canadienne, une route qui part de la Nouvelle-Écosse à l'est, jusqu'à Vancouver.

Continuer plus loin vers l'ouest. entre Sault-Sainte-Marie et Wawa.Nous longeons le lac supérieur et les paysages sont vraiment grandioses.

Un soir, nous nous arrêtons sur un aire de pic-nique devant la rivière Outaouais. Le lendemain, la route continue, nous découvrons une petite crique au bord du lac Supérieur, encore un paradis perdu... on est seul au monde.

Wawa, c'est une petite ville au milieu de nulle part. . Wawa ça veut dire "oie" en langue Objibwai, c'est la photo obligatoire avec la grosse oie de Wawa.

White river, la ville où est née Winnie l'ourson. la véritable et émouvante aventure d’un ourson orphelin, surnommé Winnie* the pooh, devenu l’acolyte d’un jeune soldat canadien, qui a croisé son chemin totalement par hasard.

Elle est extraordinaire cette histoire! Harry Colebourn apprivoise l’ourse et la baptise Winnipeg en souvenir de sa ville natale. Il l'a acheté, à l'aube de la première guerre mondial, dans la ville de White-River à un trappeur qui venait de tuer la mère ourse! Mascotte du régiment pendant un temps, elle suit son maître comme si elle était son ombre. La guerre s'éternise et c'est la mort dans l'âme que le capitaine doit donner Winnie au Zoo de Londres. Il lui rend fréquemment visite pendant ses permissions . La guerre est finie, les adieux entre Harry et Winnie sont déchirants, lui retourne au Canada, Winnie vivra 20 ans au Zoo de Londres.. Un écrivain anglais, Alan Alexander Milne, écrira des contes sur elle. On connaît la suite.

*Le soldat était originaire de Winnipeg

Plus au nord, nous nous sommes aventurés dans le Ney's Provincial Park bordant le Lac Supérieur, connu pour ses caribous, nous randonnons aux alentours dans les magnifiques sous bois. Malmenés par les moustiques, après 43 piqûres et une rare photo d'orchidée sauvage, nous sommes de retour au parking sans avoir vu les caribous!

Fort William Historical Park se présente comme une reconstitution passionnante de l’ancien fort William tel qu'il existait en 1815. On y évoque la vie des habitants, coureurs des bois ,marchands de fourrure et Objibway, un vrai poste de traite comme dans le temps!

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Conclusion, Eh oui! que c'est long, la traversée de l'Ontario. Elle nous a permis d'explorer la diversité de ses grands espaces, nous avons volontairement fait abstraction des grandes villes Toronto et Ottawa ainsi que les chutes du Niagara!. C'est une province magnifique et complètement sauvage. La nature s'impose ici et est définitivement plus présente que l'homme.

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Publié le 21 juillet 2019

Les forêts et la toundra de l'Ontario faisant place au grenier du Canada, le canola, le blé, le maïs et l’agriculture en général nous dévoile ses couleurs. Ce sont les provinces du Manitoba, le Saskatchewan et l'Alberta que l'on parcourt pour se rendre vers l'ouest. Il nous faut continuer sur la Transcanadienne, celle qui traverse les 10 provinces du pays ! On nous a dit: " au Canada, les petites routes font les grandes routes" d’une longueur de 7821 Kilomètres, elle est en fait constituée de plusieurs routes provinciales.

Il est fréquent de croiser où doubler les trains transportant du pétrole où des marchandises dans le pays où circulent des convois jusqu'à trois kilomètres de long, pesant jusqu'à 18 000 tonnes. Au Canada les trains s'allongent sans limite.

Dans le paysage, les silos à grains modernes en ciment où en aluminium ont remplacé les anciens en bois, il est facile de croire que ces provinces nourrissent une partie de la planète en céréale.

Tout au long de notre voyage, vous avons de nombreuses opportunités de bifurquer sur d'autres routes qui nous guiderons vers des points d’intérêts à ne pas rater, telle que les réserves naturelles des Parc Nationaux de Riding-Mountain et Elk-Island, les lieux historiques des derniers élévateurs à grains, le Fort-Battleford, 1885, où la fameuse Police Montée contrôlait cette région peu peuplé de L’ouest Canadien.

Pélican, oie,  cerf de Virginie, castor, écureuil des prairies.

L’histoire du bison dépasse, et de beaucoup, la légende qui l’entoure. A une époque des millions de bisons habitaient les plaines, de l'Alaska jusqu'au sud des États-Unis. Mais en l'espace d'une vie humaine, la chasse à réduite la population de 75 millions de bisons en Amérique du Nord à quelques centaines. Quelques personnes ont prévenu de la disparition de l’espèce. En 1907, le Gouvernement du Canada a acheté une des dernières hardes de bisons et a expédié par train plus de 400 bisons sauvages dans les parc Nationaux de Ekl Island et Riding-Mountain. Aujourd’hui il y a plus de bisons en liberté dans ces dernières grandes prairies de fétuque que dans toute l'Amérique du Nord en 1890.

Au plus près de la nature, dans tous les parcs provinciaux, les "campsite" ont la politique du premier arrivé, premier servi. Pas de réservation, et le paiement se fait par auto-perception. En général, les sites sont bien aménagés quoique sans service. Certains campings sont même gratuits.


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En 1892, il existe, parsemé sur la prairie canadienne, moins de 100 élévateurs à grains. Au cours des années 40, leurs nombres s'élèvent à plus de 5 500. Pour plus de 100 ans, ces géants deviennent l'élément incontournable du paysage canadien.

Aujourd'hui la bourgade d'Inglis dans le Manitoba assure la conservation de la seule rangée complète d'anciens élévateurs à grains construits selon le plan normalisé au Canada.

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Norman et Martine Desrochers, agriculteurs près de Trois Rivières rendent visite à leur fille Catherine, en stage sur une exploitation du Manitoba. Nous les visiterons sur la route du retour.

Lors de nos étapes dans les petites bourgades, les habitants viennent à notre rencontre, ici à Shesho, c'est un truck qui s'arrête auprès de J.R., Where are you from?: France! Ah France!... descendant d'immigrés Ukrainiens en 1905, le fermier de 72 ans, nous parle de son métier, 2000 acres de terre, ses enfants, 6 garçons et deux filles, dont pas un seul ne reste sur l'exploitation, ses animaux. Les ours noirs et mooses, qui traversent ses cultures." je suis amis avec eux qu'il nous a dit", le grain qui sera fauché en septembre. La petite ville, en nous montrant l’hôtel est désertée, le train ne s'arrêtant plus ici. Ce fut une rencontre enrichissante pour nous.

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La route est longue entre chaque stations service, parfois plus de 200 km... 
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Quand la colonie de Battleford, située dans la région actuelle du centre Ouest de la Saskatchewan, devient la capitale des Territoires du Nord-Ouest en 1876, la police montée établit un poste en prévision de problèmes avec les autochtones. Au printemps de 1885, le fort Battleford sert d'abri aux colons et de base d'opérations aux troupes, les insurgés Amérindiens dévastant les fermes environnantes.

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Passé Grand Prairie en Alberta, la végétation change pour laisser place à un terrain vallonné, qui petit à petit fait place, aux montagnes. Nous quittons à Dawson Creek la Transcanadienne pour la mythique Alaska Hwy et les territoires du Nord-Ouest.