Carnet de voyage

Oman

23 étapes
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Du 3 au 29/01/23, nous partons explorer ce pays du sud de la péninsule arabique, heureux de repartir plus de 3 ans après être rentrés de notre grand périple, et une pandémie plus tard...
Du 3 au 29 janvier 2023
27 jours
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28
janv

On quitte notre super hôtel appartement "Al Shorooq", les gérants indiens nous disent à plusieurs reprise de leur laisser un 10/10 sur l'appli booking.com, on y manquera pas, d'ailleurs on a fait une nuit de plus que prévu ici, car avoir un appartement entier avec un séjour et une cuisine, pour 31€ la nuit, dans la capitale, c'est une bonne affaire !Nous passons notre dernière matinée à Oman au souk de Mutrah, non loin de notre hôtel. Lorène envisageait d'acheter une tenue locale, pour ses représentations de danse, mais laisse tomber l'idée. Ici tout vêtement est à amener chez le tailleur une fois acheté, puis ça ne correspond pas à ce dont elle aurait pu avoir besoin.Par contre on se fait plaisir avec deux poufs, l'un du cachemire, l'autre d'Iran, un petit tapis d'Azerbaîdjan, de la vanille, un brûleur à encens... Certaines boutiques sont magnifiques, on trouve des boîtes en bois et os de chameaux, des pots en ambre ornés de pierre précieuse (environ 3000 €, on l'aimait beaucoup !), des bijoux en argent, du safran de Mashad (Iran), pour ne citer que quelques exemples.

On marchande tous nos produits, et finissons par acheter avec 10 à 50% de réduction selon les cas.


Plus de 2h dans le souk, ça fatigue, on va manger à Baït Al Luban, un restau situé en haut d'un immeuble, ancien caravansérail. La nourriture est bonne, mais on paye le cadre, clairement on a déjà mieux mangé pour à peu près 10 fois moins cher ailleurs à Oman... Ça fait un peu trop touristique pour nous, on préfère les petits restaurants où on mange avec les mains et les locaux.

Baït Al Luban 


Tant pis, on aura essayé le déjeuner luxueux à la omanaise ! S'ensuit une petite sieste dans la voiture, puis une balade digestive vers la plage et le parc de Qurm, censée être réputée. Rien d'exceptionnel en fait, mais les locaux semblent aiment venir parader ici avec leurs gros 4x4, ou autre véhicule plus original à trois roues.

En se garant, on a vu qu'il y avait un évènement dans le parc, en fait ça fait plusieurs jours que j'essaie désespérément d'obtenir des infos sur le festival de Mascate qui se déroule en ce moment, sans succès... Et bien dans ce parc, il va y avoir des animations ! Ça tombe bien, on n'a pas grande motivation à faire grand chose, ça ne pouvait tomber mieux de s'asseoir dans des gradins et regarder des animations.

On a juste le temps de voir la fin d'un cavalier qui fait du franchissement d'obstacles, puis quelques "spectacles " à la qualité parfois douteuse... Enfin c'est divertissant, mais en terme d'organisation, de communication, on ressent que les événements culturels sont moins courants qu'en France, donc moins bien gérés. La projection vidéo en 3D dans une fontaine est bien réussie, le show de drône aussi, il est même nettement mieux que celui d'Annecy qu'on a vu en août dernier.

Un groupe de musique vient s'installer (lentement, très lentement) sur scène, ça ne semble pas intéresser le public, les tribunes qui étaient complètes se vident. Pourtant la prestation est de bonne qualité, enfin bref, on fini aussi par aller commander un cornet de frites, les seules dignes de ce nom qu'on ait mangé à Oman.

L'heure est venue de ramener la voiture au loueur, on a pris soin de l'emmener se faire laver hier, elle en avait grand besoin. La remise des clefs se passe bien, le gérant revient sur un différent qu'on a eu les jours précédents : le gars nous avait demandé de faire un détour de 40km, pour aller faire changer l'huile. Je lui avait gentiment fait comprendre qu'on avait pas envie de perdre 1h30 avec ça, que j'avais payé pour un service et estimait que ce n'était pas à moi de m'occuper de l'entretien de leur voiture... Il avait semble pas trop comprendre, et proposé de le faire pour nous, mais ayant manqué de réactivité il avait proposé cette solution bien trop tard, on lui a fait comprendre que c'était pas possible, et que de toute façon étant dans la capitale on allait très peu rouler, que par conséquent il y avait absolument aucune urgence à faire la vidange... Qu'elle soit faîte maintenant, ou dans 100, 200 ou même 400km auxquels j'avais encore droit selon notre contrat, ne changeait de mon point de vue, rien du tout. Enfin bon, on s'était un peu pris la tête, il a voulu mettre les choses à plat, et en quelque sorte s'excuser de nous avoir embêtés avec cette histoire... Un de ses collègues nous dépose à l'aéroport, et nous avons désormais 6h20 à attendre avant de décoller pour Istanbul où on fait escale, comme à l'aller.

On organise nos sacs, en les faisant peser, je dépasse de 3kgs, et transfère les dattes dans mon bagage cabine (c'est dingue ce que c'est dense un paquet d'un kilo de dattes sous vide !), pour n'avoir qu'un kg d’excédent, ça va passer... Lorène a 100g de trop, donc on est chargés à bloc, on ramène quelques souvenirs (poufs, encens, petit tapis), ça nous fait plaisir de s'offrir du bel artisanat, chose que l'on avait pas pu faire autant qu'on l'aurait souhaité lors de notre voyage en 2018-2019. Je met en ligne un article, puis on s'allonge, Lorène sur une banquette, moi sur le matelas gonflable que j'ai pris en bagage cabine. 1h30 d'une sieste correcte vu les conditions... L'enregistrement se passe bien malgré nos énooooooormes sacs, on fait le tour du duty free, puis mangeons à KFC (même moi qui aime le gras, là je suis écœuré !)

Finalement l'heure d'embarquer est vite là, on a même pas le temps de se poser à côté d'une prise électrique (très rare a l'aéroport de Mascate !) recharger un peu les téléphones qu'il faut aller embarquer. Après le décollage on tente de dormir, c'est vraiment inconfortable les Boeing 737, puis il n'y a même pas une prise usb... La joie des compagnie a bas coût, on vole avec Pegasus...

Dès la sortie de l'avion à Istanbul un agent de l'aéroport nous attends pour nous guider vers notre prochain vol aussi avec Pegasus, tant mieux car on s'est posés avec un peu de retard et on avait pas envie de devoir courir dans l'aéroport comme à l'aller, repasser un contrôle des bagages cabine... Je recharge vite fait mon téléphone à la seule prise dispo, c'est à dire aux toilettes, c'est fou que ce soit si compliqué de trouver un prise dans ces aéroports, à St Exupéry il y en a partout ! Le temps passe très vite, en fait à peine arrivés dans la salle d'embarquement ils commencent à diriger les gens vers l'avion.

La temps est très nuageux, on ne verra pas Istanbul depuis le ciel sous son meilleur jour. On commande un repas lorsque les hôtesses de l'air passent dans l'allée centrale, on a pas hyper faim mais quand on va se poser à lyon il sera 14h30 dans notre corps, donc mieux vaut anticiper, puis ça occupe !

Nous arrivons à dormir par intermittence, environ 1h30 sur ce vol qui dure 2h40, et sommes gâtés par le spectacle qu'offre le survol des Alpes : on a survolé la Macédoine, Bosnie, Croatie, Italie.

Les bagages mettront presque une heure à être sortis de l'avion, coup de chance nos sacs sortent parmi les premiers. Ça nous fait un peu rire intérieurement tous ces gens qui se sont empressés de se lever dans l'avion pour sortir les premiers, qui ont passé presque un quart d'heure debout dans l'avion qui n'était pas stationné, et qui doivent attendre plus longtemps que nous !😛

Lorène frigorifiée !

Le froid est mordant, on s'attendait à un choc thermique, c'est le cas, et on sort vite toutes nos couches chaudes de nos sacs. Pas pratique le covoiturage depuis cet aéroport, il faudrait rejoindre l'aire de covoiturage de St Laurent de Mure à 6km : on se dirige vers la sortie de l'aéroport, nous tendons le pouce, et après une dizaine de minutes un monsieur qui va à Annecy nous emmène. 😀

Il est prêt à faire un détour pour nous déposer chez nous, mais ça nous gêne et lui disons qu'à Chamnord ça ira très bien, Marlène nous récupère ici avec Shiraz vers 14h, contents de retrouver la maison !

27
janv
Notre ''appartement hôtel'' 

Nous retournons manger au restaurant de fruits de mer le midi. Au menu des gambas, du poisson et du crabe. Nous ne sommes pas déçu !

Pour nous rendre au musée, nous passons devant le parlement. Impossible de se rapprocher du bâtiment à pieds, les gardes nous demandent de faire demi tour.

En face, sur un rond point se trouve la réplique d'un bateau qui a été jusqu'à Guangzhou en Chine au milieu du 8e siècle. Pour sa construction, ils ont utilisé l'écorce de 75000 palmiers et aucun clous.

Nous allons visiter le musée nationale tandis qu'il pleut dehors. Le Lonely Planet disait qu'il y avait peu d'objets dans ce musée, qu'ils favorisent la qualité à la quantité. Ce n'est pas tout à fait vrai. Le musée est grand et il y a beaucoup de chose à voir.

Nous avons trouvé un nettoyeur de voiture à proximité d'un hypermarché "Lulu". C'est parfait, pendant le nettoyage nous en profitons pour faire nos derniers achats. À ce moment, il commence à pleuvoir intensément. Nous voyons un wadi se remplir et l'eau stagne rapidement sur la route.

Ce soir nous mangeons au restaurant indien, tenu par les gérants de notre hôtel. On se croirai en Inde ici. Nous prenons un paneer et un poulet butter massala accompagné d'un lassi à la mangue.

Le personnel indien est fort sympathique et très souriant, ils sont plus chaleureux que ceux que nous avons pu croiser en Inde ! 😉

26
janv

Avant de quitter notre hôtel miteux, je tente une plouf dans la piscine : l'eau est très froide donc je ne m'y attarde pas !

La chambre qui au premier abord paraît luxueuse, est en fait toute pourrie : les fenêtres ne se verrouillent pas et donnent sur une cour intérieure très bruyante, les toilettes se bouchent dès leur première utilisation, la lampe de chevet ne fonctionne pas, le WiFi fonctionne de manière très aléatoire... Il aurait été plus simple de rester là, mais on en a vraiment pas envie, j'ai repéré un appart'hotel un peu moins cher et mieux noté, dans le même secteur !

La première visite du jour sera consacrée au marché aux poissons de Mutrah, où l'on peut constater que les pêcheurs du coin ne chôment pas.

Des écaillers sont là pour préparer les achats des clients, on croise autant de touristes que de locaux, mais seul ces dernier font des achats !

Nous longeons la corniche quelques centaines de mètres, pour rejoindre le souk.

Il est plutôt moderne, couvert, et comme tout souk qui se respecte, nous sommes vite perdus dans son dédale de ruelle et d'allées. On peut voir de belles pièces d'artisanat en argent, des tissus, des babioles qui représente le pays made in China, d'autres plus locales, de jolies housses de coussin, de belles tenues, des épices, de l'encens et les brûleurs qui vont avec... Les beaux articles viennent souvent du cachemire pour ce qui concerne le tissu et les vêtements, d'Iran ou d'Azerbaïdjan concernant les tapis.


Souq de Mutrah


J'ai bien fait de faire un bon stock d'encens à Salalah, dans la région où il est produit, ici les prix sont 3 à 4 fois plus élevés, alors imaginez en France ! Satisfaits de nos quelques achats, nous poursuivons notre balade sur la corniche, puis traversons le parc Riyam.

Nous nous lançons sur sentier C38. Si le début est équipé de marches en pierre, passé le premier point de vue ça devient une vrai rando, parfois raide, dont 1/3 se déroule dans la gorge d'une petite rivière, pas évident du tout. On s'est dit que pour des gens qui visitera Oman en express, ça donne un bon aperçu des montagnes du nord !


Du coup on avance pas bien vite, lorsque le chemin débouche pas loin du souk on entreprend de le traverser pour rejoindre notre voiture, ça semble être le plus court : grave erreur, notre sens de l'orientation est très mauvais, et comme un plafond en tôle nous cache le ciel, on a même pas le soleil pour se repérer ! En fait nous sommes pressés car j'ai réservé dans un super restaurant hôtelier, et on a un horaire à respecter... On fini par rejoindre la voiture et arrivons au "National hospitality institute " avec 5min de retard. C'est une école hôtelière, dont les élèves se destinent à bosser dans des établissements 5 étoiles. Nous sommes les seuls clients ce midi, et nous avons une équipe d'une douzaine de personnes pour nous servir ! Le prof/maître d'hôtel nous conduit à notre table, les élèves tirent nos chaises et nous positionnent notre serviette sur nos genoux... L'accueil est digne d'un très grand restaurant étoilé Michelin, nous nous installons au centre de la pièce à une table ronde qui offre une vue sur ce qu'il se passe en cuisine.

Nous sommes un petit peu déstabilisé, il y a constamment quatre étudiants qui nous entourent et observent ce qui se passe, la façon dont le prof nous donne les menus, prend notre commande exetera... En entrée ce sera velouté de pois cassé pour tous les deux, puis moussaka pour Lorène et gâteaux de poisson façon thaï pour moi (accompagnés d'une succulente sauce mangue-gingembre !), en dessert elle a pris un crumble aux pommes, et moi une crème brûlée pas brûlée. On s'est régalés, un des managers de l'école est venu nous saluer, on s'est sentis privilégiés et le repas fut très bon.

Nous faisons le check-in dans notre nouvel hôtel, + une petite sieste. On est situé dans le quartier de Ruwi, surtout peuplé d'indiens : c'est rigolo comme ils sont souriants ici, contrairement au souvenir qu'on a d'eux dans leur pays d'origine. En fin d'après-midi je fais de mon mieux pour transmettre un peu d'énergie à Lorène et aller se promener vers le palais du Sultan dans le vieux Masacte. En fait le vieux Mascate, à part quelques grosses maisons blanches, c'est surtout 2-3 mosquées, des bâtiments administratifs, 2 musées et LE PALAIS.

Une incroyable et somptueuse demeure qu'on ne peut admirer que de l'extérieur. Les jardins et pelouses environnants sont évidemment parfaits.

Palais du Sultan à Mascate 

Après avoir bien observé le parvis et la zone devant le palais, nous entreprenons de le contourner par la gauche, pour se rapprocher d'un fort et de la mer : super idée, le meilleur point de vue sur le palais se trouve en fait ici, on ne s'y attendait pas ! Comme souvent en voyage, la curiosité nous permet d'entrevoir les choses différemment, là ça vaut vraiment le coup, et dire que parmis les dizaines de touristes croisés aucun n'a eu l'idée de venir jusque là : heureusement ils ne savent pas ce qu'ils loupent !

On termine dans un resto indien dans les parages, le service est très très lent, habituellement à Oman vous êtes servi en moins de 3 min, ici ce sera plutôt 3/4 d'heure. Cependant le repas est plutôt bon, Lorène se régale d'un paneer butter masala, moi de côtes d'agneau grillées.

Fin de cette découverte de Mutrah et du vieux Mascate, plus que deux jours complets sur place, notre séjour tire sur la fin !..

25
janv

Nous levons le camp et prenons la route qui longe le wadi Bani Awf. De l'eau coule la plupart de l'année dû aux sources qui l'entourent. Là c'est à sec, et on se rend compte que la route est bien endommagée par la puissance de l'eau, quand il y en a.

Nous grimpons jusqu'au village de Wakan à pied comme c'est de la piste bien raide et que nous n'avons pas de 4x4. Cette fois nous limitons les risques de rester coincés !

Arrivés au village, nous suivons un sentier aménagé et balisé qui nous mène au sommet du village.

Les villageois cultivent à 1500 m d'altitude grâce au système d'irrigation (falajs) et à l'aménagement de leurs potager en terrasse. On a même aperçu une plantation d'oliviers à 1300m d'altitude !

Nous avons bien fait de nous lever tôt car le temps s'est couvert en fin de matinée. En repassant au village, on observe 2min des jeunes qui s'entraînent à tirer à la carabine à plomb. Après cette ascension nous revoilà à Nakhal, nous avons bien mérité un bain thermal dans cette baignoire naturelle où coule une source chaude. C'est tellement agréable ! Au début nous avons le bassin à nous tout seul, ensuite un local nous rejoint. Il nous montre un ''puis secret'', un trou où l 'on peut se mettre debout entièrement, l'endroit d'où provient l'eau chaude.

Source chaude de Nakhal 

Le midi nous mangeons dans un bouiboui au bord de la route, vraiment pas terrible mais c'est le seul ''restaurant'' que nous avons trouvé ouvert entre 14h et 15h. Nous avons pas mal de route à faire et nous réfléchissons à la suite de notre trip. La météo prévoit un temps orageux avec de la pluie dans les montages, à Al Akhdar.

Cette prévision + le fait qu'il faille un 4x4 pour monter au village nous décourage d'essayer d'y aller en stop, en démarrant à 17h soit à peine une heure avant la nuit... On a déjà vu pas mal de paysages de montagne, finalement Al Akhdar c'est à vol d'oiseau seulement à quelques kilomètres de Wakan où on a été randonner ce matin, alors bon même si c'est sur un plateau, ça doit pas être très différent. Nous préférons finalement prendre le temps dans la capitale, où il y a pleins de choses à faire, avant notre départ le 29 janvier.

Nous apprécions retrouver le confort d'un hôtel (beau d'apparence mais médiocre en réalité).

Nous allons diner tout près du port de Mutrah à ''Aroos Al Bahardans'', un restaurant de fruits de mer, tout simplement excellent !

Les gambas sont grillées, servies avec du houmous, un paratha et une salade, on se régale !

Petite marche digestive le long de la corniche contre laquelle les vagues viennent se fracasser et arroser les touristes imprudents, et on fait visite très brève du souk qui est en train de fermer. Nous reviendrons demain !

Nous remarquons que Mutrah est très touristique, c'est un quartier situé entre le vieux Mascate et le nouveau Mascate. C'est moderne, propre et cela fait plaisir de voir des femmes sortir dehors ! 😉

Souk de Mutrah 
24
janv

Nous remballons notre camp, la pluie qui avait commencée lorsqu'on s'est installée n'a heureusement pas duré.

À Nakhal, nous visitons Baït al Ghashan, une ancienne demeure de la famille royale vieille de 300 ans, qui est bien restaurée, entretenue, et meublée.

Baït al Ghashan 
À la fin de la visite on nous offre le traditionnel café-dattes 

Les forts de Nakhal et Al Rustaq sont tous deux fermés pour rénovation, pas grave, de l'extérieur ils ressemblent beaucoup à ceux de Nizwa ou Bahla, qu'on a visité. Ça nous fait gagner du temps sur notre programme trop chargé !

On file au musée Qasra fermé jusqu'à 16h30, on s'en doutait mais comme google l'annonçait ouvert en non-stop, on a été vérifier par nous même...

Bref après avoir un peu flâné dans les petites ruelles de la vieille ville, nous passons voir une source d'eau chaude à Nakhal. On se baignera là plus tard, ça collera mieux à notre programme après la rando vers Wakan.

À Rustaq on trouve là aussi le fort fermé pour rénovation, la maison traditionnelle qu'on veut visiter n'ouvre pas avant 16h, on se dirige donc vers les bains publics, alimentés par une source d'eau chaude.

Al Rustaq 

Il y a de petits espaces privatifs, et individuels, dans lesquels les hommes peuvent se laver. J'ai essayé mais l'eau est beaucoup trop chaude (au moins 40°C) pour que j'arrive à m'immerger là ! Pour les femmes rien de prévu, parce-que c'est bien connu elles restent toujours propres et n'ont pas besoin de se laver.

Baind d'Al Rustaq 

Nous retournons au musée Kesra, qui est en fait une maison traditionnelle vieille de 400 ans, meublée et décorée avec les objets qui ont fait son histoire, par une habitante de la ville qui en a hérité. Elle a reçu un certain nombre de prix pour son initiative, puisque c'est un lieu qui se visite gratuitement.

À la fin on est invité à prendre le café et manger des dattes, et à faire une donation si on le souhaite.


Elle semble assez fière de cette réalisation, et prends plaisir à nous accompagner lors de la visite discrètement, avec son sourire.

On repasse au souk que l'on avait aperçu plus tôt dans la journée, en se disant qu'à cette heure-ci ça devrait être animé. Il n'en est rien, mais on tombe sur un petit monsieur sympa qui tient une boutique, là aussi nous sommes invités à boire du café et manger des dattes... Il est partant pour des photos, en tout on passe presque une demi-heure avec lui, en échangeant essentiellement par signes. Une belle rencontre !


On termine l'après-midi en montant à un belvédère peu élevé vers le centre-ville, puis on explore le quartier des tailleurs qui réalise des jolies robes pour les femmes. On s'arrête également dans quelques bijouteries, les bagues sont fines et raffinées, on a l'impression qu'elles sont fragiles. En tout cas le contact avec les vendeurs passe bien, et Lorène en essaye plusieurs, elles sont toutes trop grandes et pas ajustables.

Nous cherchons ensuite un restaurant ou dîner, on entre d'abord dans un resto indien mais le menu proposé ne nous inspire pas trop, donc on change pour aller dans un autre 50 m plus loin, là on est super bien accueilli et la nourriture sera très bonne !

Dal de lentilles pour Lolo, mouton masala pour moi, avec des parathas. Au moment de partir, on ne comprend pas trop au début pourquoi ils ne nous donnent pas la facture : en fait un omanais qui était assis une table derrière nous a déjà payé pour nous ! Nous sommes étonnés et un peu décontenancés, on ne sais pas trop comment remercier (le monsieur est partit depuis un bon moment et nous a fait ce cadeau en tout humilité sans nous avertir !) Décidément les omanais sont épatants de gentillesse et de bienveillance.

Je glisse un petit billet à notre serveur, ça ne représente vraiment pas grand chose, mais un peu pris au dépourvu, j'avais l'impression de devoir faire quelque chose. Nous sortons de la ville pour aller camper vers l'entrée du wadi Awf .

23
janv

Après notre trip dans le désert nous partons explorer le wadi Bani Khalid, un des wadis les plus populaires du Sultanat !

Nous empruntons le sentier qui remonte dans la gorge pendant 1km. Les sources forment une série de piscines naturelles. En haut du wadi se trouve une petite grotte ; à l’intérieur il fait une chaleur intense, il y a des sources d'eaux chaudes pas loin. À l’intérieur il n'y a rien de très intéressant et pour la visiter il faut se baisser, presque ramper.

C'est un vrai plaisir de se baigner dans cette eau cristalline qui doit être aux environs de 27 degrés !

Le soir nous campons vers Nakhal, une cité traditionnelle située entre la chaîne de montagnes Hajar et des plantations de dattiers.

22
janv

On en a eu de la chance, pour une fois que l'on a pris la peine de bien mettre comme il faut toutes les sardines de la tente, il a plu fort pendant un quart d'heure. On aurait été trempé si on l'avait installé comme d'habitude avec des pierres ! On lève le camp vers 10h, après avoir mis à jour le blog, c'est la 3ème fois que nous passons via la ville de Sour en deux jours, on y a pas visité grand chose, mais on commence à la connaître.

On s'arrête pour manger à Mintrib, le premier resto dans lequel on s'arrête n'a rien à proposer de végétarien, on en trouve un autre, où on va se régaler : poulet en sauce curry + 1/2 poulet rôti (sont petits ici les poulets 😉 ) avec du riz et du bon pain, pour Lorène c'est une sorte de ragoût de légumes. Tout ça pour environ 8€, boisson incluse, et un gérant très souriant et amical, on ressort de là contents.

Nous nous rendons ensuite au fort de la ville, où le gérant du camp de Bédouin dans lequel nous avons réservé doit nous retrouver. On a à peine le temps de préparer nos affaires qu'il est déjà là avec un de ses employés pour nous récupérer. C'est parti pour 8 km de piste dans le sable ! Il nous montre une dune qui sert à faire des courses de côtes, ou montée impossible, et à un moment il nous impressionne un peu en fonçant à vive allure vers le sommet d'une petite dune sur notre droite : ça passe partout un 4x4 moteur V8 avec 5,7L de cylindrée !

Pas eu le temps de filmer le passage pentu

Lorène a choisi ce campement car il ne comporte que trois tentes, et ce soir par chance nous sommes les seuls occupants de tout le campement ! Comme d'habitude on se fait offrir le café- dattes, puis ensuite on s'amuse avec la luge et allons voir le coucher de soleil.

Moonlight bedouin camp

Entre-temps notre gérant est reparti, et le soir il revient vers 20h nous apporter le dîner que nous lui avons commandé. Un de ses amis qui travaille au ministère de l'information est présent, et après notre repas nous nous retrouvons autour d'un feu de bois. Ce fut un moment propice pour discuter, les sujets sont variés : le gros potentiel touristique d'Oman, les voyages, l'économie...

Lorène dont le matelas gonflable est crevé depuis 2-3 jours profite de la bonne literie pour se coucher tôt, pendant que j'organise avec mon père et ma sœur le prochain voyage (Algérie).

À 6h30 je me lève pour voir le soleil se lever sur les dunes, Lorène préfère préfère rester emmitouflée dans sa couette (la température est fraîche la nuit, environ 11°C).

Après un copieux dej, je retourne glisser sur les dunes, Lorène bouquine.

Le temps passé ici fut agréable et reposant, on remercie bien notre hôte qui nous dépose à notre voiture vers 11h15.


21
janv

Nous avons commencé notre journée par un petit tour à la plage non loin de l'officielle de la réserve des tortues.

C'est hallucinant le nombre de trous de tortues que l'on peut observer. C'est sans aucun doute une plage très visitée des tortures vertes.

Kevin tente la baignade avec ses lunettes de plongée. Un local voyant Kevin partir à l'eau, lui propose de lui prêter tout son équipement de snorkeling. Plutôt sympa de sa part, Kevin accepte la proposition.

Deux minutes plus tard, le masque est perdu dans l'eau, après que Kevin se soit pris une énorme vague en pleine face. La mer est très agitée, nous n'avions pas réalisé avant qu'il ne rentre dedans. Kevin se sent extrêmement mal à l'aise d'avoir perdu le masque du mec. Celui-ci nous fait comprendre que c'est pas grave... qu'il en a d'autres chez lui. La visibilité n'aurait pas été bonne et finalement la perte du masque a mis fin à la baignade, ce qui ne paraît pas plus mal étant donné la dangerosité de l'agitation de la mer. Kevin aurait pu facilement se retrouver plaqué à la falaise, sur les rochers.

Nous remontons à bord de notre bolide, la fameuse Nissan Sunny jusqu'à la ville de Sour. Après les quelques jours passés le long de la côte, nous avons l'impression de retrouver la civilisation. La ville est jolie, bien entretenue, et plus "riche".

La terrasse en bord de mer nous attire. C'est assez rare globalement les restaurants avec une jolie vue. Nous retrouvons le climat plus frais du nord et il y a beaucoup de vent. La nourriture est très bonne, un des meilleurs restaurants qu'on ai fait ! Le chat aurait bien aimé goûter nos crevettes.

Nous passons la fin d'après-midi au Wadi Shab. Il faut payer un petit bateau pour aller sur la rive en face pour pouvoir marcher le long du wadi.

Après environ 45 minutes de marche nous arrivons à la principale piscine naturelle. Kevin tente la randonnée + nage pour atteindre la grotte. Il faut être plutôt bon nageur pour y parvenir. Par moment il y a juste la place pour la tête en avançant. Personnellement ce n'est pas trop mon délire et je préfère attendre Kevin à la "piscine".

La grotte est spectaculaire. A l'intérieur il y a une cascade. Si la québécoise de la veille ne nous avait pas parlé de cette randonnée "sous marine" je ne suis pas sûr qu'on y aurait pensé. Ce n'est pas très bien indiqué sur l'unique panneau affiché dans le wadi.

Grotte du Wadi Shab 

Le soir nous retournons sur la plage de ce matin avec l'espoir de voir des tortues venir pondre. On y va discrètement, sans lumière dans la nuit. Je flippe. Sur la plage nous faisons quelques allers-retours avec une lumière rouge (beaucoup moins agressive pour les tortues). Nous n'avons pas le droit d'être présent sur cette plage la nuit donc nous restons le plus discret possible. Nous finissons par partir suite à la venue d'une voiture venu éclairer la plage 15 secondes avant de faire demi tour. Kevin à pu aussi apercevoir un bateau au loin. Cela nous a découragé à rester, puis ça fait quand même déjà une bonne heure qu'on est là.

Nous cherchons ensuite un spot de camping pour la nuit, ce qui n'est pas une tache facile, malgré les grands espaces.

20
janv

On va aussi proche que possible en voiture de la montagne Al Humr, point culminant de l'île.

Apparté géographique pour les voyageurs qui veulent s'y rendre/indications about how to get there, as there is no informations on the internet or on the island itself!

Comme il n'y a pas d'informations sur le net sur le sujet, et aucune indication sur place, voici les coordonnées GPS pour faire cette randonnée :

- garer sa voiture là, ne surtout pas essayer d'aller plus loin ! Park your non-4WD car here

20°32′53.24″N 58°52′08.78″E

- poursuivre la piste à pied en direction de ce point/Continue the track by feet until that point

20°32′20.18″N 58°52′12.92″E

- pour atteindre le plateau, c'est possible par là/ you can reach the big open space threw here

20°32′18.66″N 58°52′24.31″E

Le plateau étant bordé de falaises les points de passage pour y accéder semblent peu nombreux, en tout cas nous ça s'est très bien passé par ce côté. /The are probably few ways to reach the plateau, as it is surrounded by cliffs : this one works perfectly !

Il n'y a pas de chemin à proprement parler pour monter au sommet culminant de l'île, les locaux ne sont pas très portés sur la randonnée.

On monte drê dans l'pentu, les vautours nous accueillent à l'arrivée sur le plateau. Il y a un air de Far West américain qui plane par ici !

La vue est splendide, les nuages qui encombraient le ciel au réveil semblent vouloir se dissiper. Lorène a envie de quitter l'île, mais ça vaut le coup de prolonger la balade en marchant sur le pourtour du plateau, fait de falaises.

Puis en fait le sommet le plus haut se trouve au centre du plateau, là ce n'était qu'une première étape. Nous longeons le bord du plateau, et je laisse la parole aux images :

Al Humr 


Al Humr (274m) est atteint assez rapidement, ce doit être la randonnée de moins de 2h de marche la plus incroyable de ma vie ! Les vautours passent parfois à seulement quelques mètres, s'il devait nous arriver quelque chose, notre dépouille ne ferait pas long feu avec ces charognards dans les parages.


Nous redescendons par le même chemin, à priori il n'y a pas vraiment d'autre possibilité. Les vautours nous suivront tout le temps que nous serons sur le plateau et vers le sommet, ici c'est clairement leur fief, même si on en a aperçu un sur la plage hier.

Nous retournons à Hilf, manger de bons produits de la mer, pour rattraper le décevant restaurant d'hier soir. Il est a peine e 11h, mais c'est déjà possible de se faire servir, on se régale, puis on va aux quais pour prendre un bateau afin de rejoindre Shannah.

Celui qu'on nous indique est nettement plus petit qu'à l'aller, on embarque. Au bout 45min on est que 2 voitures à avoir embarqué, en fait comme c'est le début du week-end, les gens doivent plutôt avoir tendance à rejoindre l'île qu'à en partir. L'équipage indien nous fait ressortir la voiture, pour charger 2 camions. J'en profite pour piquer une tête, ce qui fait marrer le capitaine. Je fait le curieux et observe les pêcheurs qui viennent décharger leurs poissons ici, ça débite des dizaines de kilos de poissons, là aussi l'équipage n'est composé que d'étrangers, le seul homme en tenue locale a son smartphone à la main et plutôt l'allure du propriétaire des bateaux de pêche !

Vers 13h15, nous quittons donc Masirah, le vent souffle fort (une vingtaine de nœuds) et la houle est costaud. J'en profite pour me faire bercer et siester.

15h10 on débarque, et prenons la route pour Ras Al Jinz, à défaut d'avoir réussi à voir des tortues à Masirah, là bas dans la réserve naturelle, on est à peu près sûrs d'en voir, Lorène a donc réservé un hôtel sur place. Le paysage est changeant, avec parfois un peu de végétation, des dunes, du sable qui traverse la route bitumée en rasant le sol en raison du fort vent latéral... Pour une fois on s'arrête prendre un auto-stopeur omanais, qu'on dépose dans son village 20km plus loin. Il a l'air assez pauvre, ne porte pas de chaussures, et ne parle pas un traître mot d'anglais. Il demande si il peut téléphoner, on le laisse faire et on le regrette assez vite, comme le réseau est pas top, le gars beugle, c'est pas agréable pour nous, progressivement je remonte le son de la musique tandis qu'il continue sa conversation...

Route entre Shannah et Ras Al Jinz 

Les derniers 50km se font de nuit, j'aime pas trop ça, ici ils ont la manie de foutre des dos d'âne ARCHI-SEVERES un peu partout, et ont la malice de parfois ne pas du tout mettre de panneau pour les annoncer !.. ça plus les chameaux qui marchent nonchalamment au bord et en travers de la route, les locaux qui n'enlèvent leurs pleins phares qu'au dernier moment, on est bien contents quand on se gare devant l'hôtel.

Le temps d'une douche, d'une petite lessive à la main et de manger une conserve de pois chiches cuisinés et des noodle, et nous partons à l'accueil de la réserve naturelle Ras Al Jinz, un des plus grand espaces de pontes des tortues vertes au monde. On l'a compris en se renseignant sur internet, ici c'est l'usine à touriste, on va partir par groupe pour aller observer les tortues... On prend un ticket à l'accueil de ce qui est à la fois un gros resort, et le QG de la réserve naturelle des tortues : ça coûte 8 rials (19,1€) par personne tout de même. C'est une usine à touristes bien rodée, on nous attribue un numéro de groupe, puis nous patientons dans un grand hall que l'on soit appelé. L'avantage en passant par l'organisme officiel de la réserve naturelle, c'est que l'on est sûrs que on verra une tortue si notre groupe part sur la plage. Après environ une heure d'attente, c'est notre tour d'y aller, trois groupes d'une trentaine de touristes sont déjà partis chacun avec un guide. Après un petit quart d'heure de marche nous sommes sur la plage de sable, tout le monde est un peu excité. Des repéreurs ont donné des infos par téléphone à notre guide, qui part à droite. C'est la basse saison de la ponte des œufs en janvier, c'est à priori surtout une chance qu'une tortue soit là ce soir. Un groupe de touriste l'encercle, quand on arrive leur guide les fait rapidement déguerpir pour nous laisser la place. Il semblerait que la tortue veuille se déplacer, notre guide la bloque plus ou moins pour qu'on ait le temps de l'apercevoir. On pourra l'observer sans lumière (de nuit, sans lune..) une vingtaine de secondes, avant qu'elle ne décide de rejoindre l'océan. Niveau photo ça ne rend pas grand chose, forcément...

Aïe les yeux. Oui oui, c'est un tortue de 120 kilos ! 

Au final on ne l'aura vraiment pas vu longtemps, mais au moins on l'aura vu se déplacer sur le sable, lorsqu'elle pond elle est statique. Le guide nous donne quelques informations à leur sujet, et on peut poser des questions. Elles vivent entre ici et l'Inde, reviennemt prendre exactement à l'endroit où elles sont nées. Elles n'ont absolument aucun instinct maternel, puisque entre le moment où elles arrivent sur la plage, et repartent il ne s'écoule que deux ou trois heures. Les œufs passeront 50 à 60 jours dans le sable, elles creusent de profonds trous qui forment de nombreux cratères. Statistiquement, seul 1 à 3 % des bébés arriveront à l'âge adulte. Les consignes pourtant très simple, sont loin d'être respectées par les touristes, on n'est pas censé utiliser les lumières de son téléphone, ni les flashs des appareils photos... Le problème c'est que des groupes de personnes âgées marchant de nuit dans du sable avec des cratères d'un mètre de profondeur, ne sont pas à l'aise sans lumière ! Un peu plus loin, collaborateur de notre guide sort trois bébés tortues de sa poche, et nous laisse les observer plusieurs minutes. Leur manière de faire est plutôt inquiétante, en fait ils les laisse gambader sur la plage et ils allument une lampe, vers laquelle se dirige les trois bébés. Vu le nombre de touristes sur la plage, et le le fait qu'il fasse nuit noire, c'est très hautement probable que l'un d'eux marche sur un des bébés...

L'agitation retombe un peu, et certains touristes veulent déjà rentrer. Ceux qui le souhaitent, comme nous, peuvent rester sur la plage, sans trop se déplacer, pendant ce temps une personne guette sur la plage si à tout hasard une autre tortue arriverait. Nous patienterons une bonne demi-heure, mais ce sera tout pour ce soir.

On ressort de la plus que mitigés, j'ai vu à un moment deux ou trois œufs qui traînaient sur le sable, entre là où se trouvait la tortue, et les trois bébés qui ont été exposés à nos yeux, une centaine de touristes leur ont marché dessus... Nous sommes partagés entre la joie d'avoir pu voir une belle tortue, de taille moyenne, environ 120 kg, et la façon dont cela se fait. On se dit qu'en fait il n'y a pas de bonne manière de faire voir des tortues à des hordes de touristes, il faudrait juste qu'on accepte de les laisser vivre leur vie, en protégeant leur espace, et nous vivre la notre...

Sur la plage aux tortues 

À peine rentrés a l'hôtel, le sommeil ne tarde pas à venir, il est 23h30 et dernièrement on a plutôt eu l'habitude de se coucher vers 21h (levé 6h !)

18
janv

Pendant deux jours nous avons fait le tour de l'île en partant de la côte ouest.

C'est la partie que nous avons préféré. Le gérant de "Masirah beach camp" nous a conseillé deux super spots de snorkeling. Kevin à l'aise comme un petit poisson dans l'eau a adoré la richesse des récifs de coraux, variés et colorés, ce fut un des meilleurs spots de sa vie. Pour ceux qui exploreront l'île, voici les deux point intéressants où utiliser votre masque et tuba. For those looking for good snorkeling spots on Masirah island, go to that yellow point !

Pour le premier (photo gauche), il faut se garer au plus près possible du point, et finir à pied en remontant la côte vers le nord, jusqu'aux récifs noirs sur la carte. À droite c'est un endroit où on est supposé pouvoir apercevoir des tortues, Kevin n'en a pas vu mais là aussi les coraux et la vie sous-marine étaient superbes.

Concernant la pratique du kitesurf ou planche à voile, l'idéal est de venir à Masirah beach camp entre juin et juillet quand le vent souffle bien.

Nous avons passé notre première nuit au bord d'une crique et admiré un magnifique coucher de soleil en jouant aux cartes, c'est la première fois en plus de deux semaines qu'on prend le temps pour jouer. Très tranquille ici, à par des pêcheurs nous ne croisons absolument personne et il n'y a pas de réseau. C'est très bien pour se détendre et se reposer. Il n'y a pas non plus de magasin ou de restaurant, nous avons bien anticipé à notre arrivée sur l'île, dans la ville de Hilf et à Duqm.

Le matin nous sommes réveillés par des rafales de vent qui secouent la tente. Masirah nous rappelle beaucoup la petite île d'Hormuz en Iran avec ses petites montagnes de cailloux de différentes couleurs.

Le temps est bizarre aujourd'hui, un brouillard blanc nous entoure sans doute lié à une tempête de sable/poussière.

Sur la photo à droite l'eau est verte à cause du plancton, et la visibilité quasi nulle ! 

Le soir nous sommes contents de retourner dans la seule ville de l'île, Hilf. Nous profitons du confort des toilettes publiques, assez luxueuses, pour faire une bonne douche grâce aux douchettes (plus de efficace qu'avec notre douche solaire).

Nous mangeons dans un restau tenu par des indiens, un peu déçus des crevettes qui semblent bas de gamme, voir décongelées, on espérais manger de bons fruits de mer.

Nous avons essayé de voir par nous même des tortues qui viendraient pondre la nuit sur la plage, mais nous avons seulement vu des traces de leurs passages (c'est déjà super !!) . Elles viennent creuser des trous dans le sable, qui sont reconnaissables et lorsqu'elles ont terminé de creuser, de pondre et de recouvrir (durée environ 2h30), elles repartent dans la mer. Nous avons pu retracer leur trajet sur la plage.

Nous avons vu également des restes de carapaces et os de baleines sur la plage :

L'île de Masirah a beaucoup de potentiel au niveau touristique, mais pour l'instant n'est pas exploité. Dans les eaux qui l'entoure, il y a une faune marine riche : différentes espèces de tortues, dauphins, des baleines à bosses et des requins baleine. Or, nous n'avons vu aucune agence qui propose des tours pour organiser des observations de ces animaux. Je me dis aussi que dans un sens ce n'est pas plus mal pour eux, au moins ils ne sont pas dérangés.

16
janv

Lundi 16 :

La nuit chez le fermier fut bonne, la pièce était équipée d'une clim surpuissante (1min de fonctionnement suffira à rafraîchir la pièce de 20m carrés !), des moustiquaires, un lit une place, pour des gens qui se trouvaient bien dans leur tente, on a été gâtés !

Lorsqu'on se réveille il est parti en ville et nous a laissé un mot sur la voiture, ainsi on le remercie par WhatsApp. Nous croisons un gars qui semble bosser à la ferme (un de ses ouvrier, ou collègue ?) mais qui ne pipe pas un mot de la langue de Shakespeare. On lui propose des fruits, produit assez rare a Oman, en insistant un peu, il fini par accepter une orange... Ça nous laisse une sensation bizarre de quitter cet endroit sans pouvoir saluer notre hôte, mais bon c'est comme ça. On lui avait dit qu'on partirai à cette heure ci. Le natte et l'oreiller posés au milieu de la cour en gravier témoignent qu'il a du dormir à la belle étoile et nous laisser sa chambre... Ça sent fort le fumier autour de la ferme, il élève des animaux et a notamment, d'après ce que l'on voit, au moins 50 moutons.

Nous partons, c'est une belle route, coincée entre une chaîne de montagnes et la mer d’Arabie, nous faisons pleins de petites pauses. C'est une longue journée de trajet, on coupe le moteur vers 18h, on a démarré à 8h, les pauses furent nombreuses et agréables, mais de 30min max, car on a tout de même 1000km à parcourir pour rejoindre le nord du pays, et surtout encore beaucoup de choses à accomplir dans notre programme. Quand on est arrivés à Oman des gens nous ont dit "qu'est-ce que vous allez faire pendant un mois ?", sur les guide de voyage et blog on lit que 10 jours voir 2 semaines suffisent pour visiter le pays : on est PAS DU TOUT D'ACCORD ! Contents d'avoir 25 jours complets sur place, en fait si on avait eu un mois, on aurait pu éventuellement faire aussi la péninsule de Musandam...

Le soir on fait une tentative camping vers Dhahar : une demi-heure après avoir planté la tente, au moins cinq voitures se sont arrêtées, les gens veulent discuter avec nous, nous inviter chez eux, et se demandent aussi pourquoi on campe là. On est à plus de 200m du premier bâtiment aux environs, le coin est calme mais les gens du coin n'ont pas beaucoup de distraction alors on attise leur curiosité. Évidemment on se fatr proposer le café, sauf qu'une fois la tente installée, on a plus envie de bouger. Le café fini par venir à nous, accompagné de dattes !

Sympa, on était en train de manger nos restes de houmous et poisson du restaurant d'hier mais bon, pourquoi pas...Un jeune et une femme s'installent donc avec nous, on est plutôt contents d'avoir de la compagnie, surtout celle d'une femme, elle porte un masque (pas ffp2 !) qui cache son visage. Deux gars qui s'étaient arrêtés plus tôt repassent et décider de s'installer là aussi, la femme se lève pour leur laisser la place... Pour au moins la quatrième fois le jeune nous dit "room, AC.." mais on réitère, nous ne sommes pas intéressés, ça nous va bien de camper là, on a déjà monté la tente pour rien hier, on voudrait pas que cela devienne une habitude ! Du coup l'un des type qui vient d'arriver se lève et semble un peu agité, on comprend qu'il dit au jeune et à la femme de partir. Est-ce qu'il est vexé parce qu'on refuse poliment leur invitation ? Est-ce qu'il a compris que c'était lourd d'insister et qu'on a juste envie d'être tranquilles en amoureux ce soir ? On ne sait pas trop, leur départ est assez rapide : ce qu'on se dit c'est que les différences culturelles jouent dans les deux sens, au cas ou notre refus de venir chez eux aurait été mal pris, nous sommes aussi en droit de dormir dans notre tente, et rester tranquille en couple. On apprécie leur geste d'amener le café et les dattes en tout cas, le gars en laisse même quelques une dans ma barquette de poisson avant de filer. Bizarre.

On pense enfin être peinards, quand un autre pick-up s'arrête pour discuter avec nous : en fait on comprend que ce jeune craint qu'on ne se fasse attaquer par un serpent ou un scorpion, comme on s'est mis proche d'un buisson. Rolala, que de manières, on craint rien dans notre tente à double paroi ! Enfin c'est un gars qui passait lui aussi en voiture qui traduit tout ça, et ajoute son point de vue, en fait on lit entre les lignes et on comprend qu'il vaut quand même mieux être bien à l'écart des habitations. Il nous conseille de bouger à un endroit 2km plus loin, on l'écoute parce que là en vrai, on en a un peu marre de ne pas pouvoir être posés plus de 5min sans qu'un autochtone ne vienne nous voir. Arrivé au nouveau spot de camping, à peine la tente montée qu'un papy en 4x4 vient nous voir ! Évidemment il semble lui aussi avoir une chambre à nous proposer, on lui souhaite bonne nuit et on va se coucher, mais merci quand même pour la proposition.

Dommage on a pas pensé à prendre des photos avec tous ces gens, on a bien du rencontrer la moitié du village !

Mardi 17 :

On se réveille avec le hennissement des ânes, puis on fait encore de la route. Pause courses à Duqm, car ensuite à Masirah apparemment on ne va pas trouver grand chose.

On croise énormément de ces camions bleus, qui transporte de l'eau 

On fait au plus vite, car on sait que les bateaux privés (trois fois moins chers) partent dès qu'ils sont pleins, on ne connaît pas leurs horaires de fonctionnement, du moins jusqu'à quelle heure il est possible d'embarquer... Comme on a un bon karma, arrivés au port de Shannah on monte pile poil à temps dans un bateau, on est parmi les 3 derniers véhicules, on ne pouvait rêver meilleur timing !

Direction Masirah


La traversée dure environ 1h30, on en profite pour prendre un gros petit-déjeuner, on à pas encore mangé aujourd'hui et il est midi..

On guette les dauphins à la proue, mais ils ont mieux à faire aujourd'hui. Nous sommes sur un vieux bateau, hormis trois autres touristes, tous les gens restent dans leur voiture pendant la traversée, une bonne majorité laisse même tourner leur moteur pour avoir la clim, ce qui rend l'air irrespirable. Nous restons donc à côté de la cabine au capitaine posés sur une natte, il n'y a aucun siège pour les passagers, ce genre de transport nous rappelle l'Indonésie. Le trajet passe vite, des couleurs chatoyantes nous attendent au pord où nous débarquons, l'eau est belle et les bateaux aussi.

Port de Hilf 

On cherche à acheter des masques et tubas, j'ai des lunettes de piscine mais teintées bleues et rayées, Lorène n'a que ses yeux pour voir sous l'eau. On avait déjà cherché à Duqm dans le grand supermarché, sans succès, là tout ce qu'on trouvera ce sont des lunettes de piscine transparentes (j'achète !) et un kit masque + tuba pour enfant (Lorène achète pas !) Comme on est en début d'après-midi et que les magasins ne rouvrent qu'à 16h, on sort de la "ville" pour aller découvrir une plage vers un complexe hôtelier : l'eau est toute verte, le plancton semble bien se plaire dans ce coin.

Les déchets jonchent la plage, c'est désolant à voir. On retourne côte ouest, se poser sur la plage et regarder le soleil se coucher. Après une repas original (et pas sensass) à base de burger à l'effiloché d'agneau et de crevettes panées pleines de sauce et de frites, nous montons la tente vers là où on s'est baignés 2h avant, un peu en retrait pour ne pas être surpris si la marée monte haut.



Conduire sur ces pistes sableuse, voir sur la plage, n'est pas bien rassurant après s'être déjà ensablés quelques jours avant : on essaie de miser sur la prudence et on va tâter le terrain si il y a un doute.

Clairement à Oman, avec un 4x4, on aurait fait des choses un peu différentes, encore plus fofolles !

15
janv

À 8h nous quittons l'appartement d'Adullah. Nous remballons nos affaires et les chargeons dans le coffre. Abdullah souhaite nous accompagner voir la mosquée avant d'attaquer son travail.

Cette mosquée porte également le nom du sultan Qaboos. Elle est imposante et bien entretenue. Un garde nous reprend quand il nous voit marcher sur le tapis de la salle de prière, étant donné que nous sommes non musulmans et pour couronner le tout, je suis une femme.

La visite pour les touristes est possible entre 8h et 11h et il faut marcher que sur le tapis bleu.

Mosquée Sultan Qaboos 

Nous ramenons notre hôte et faisons nos au-revoirs à Abdullah. Nous le remercions chaleureusement de nous avoir accueilli et fait découvrir sa culture yéménite.

Kevin souhaite rapporter en France un peu plus d'encens car c'est le produit typiquement local, que l'on retrouve difficilement en France, ou alors à un prix très élevé. Nous retournons au souk près du palais du sultan au bord de la plage.

Pour remonter au nord d'Oman, nous optons cette fois pour la route qui longe la côte. Elle est plus longue mais plus jolie.

Nous faisons plusieurs arrêts sur la route, d'abord à la source Ayn Tabraq. Même à cette époque il y a de l'eau qui ruisselle. Malheureusement la baignade est interdite car des escargots qui logent dedans transmettent une maladie intestinale irréversible... Soit disant.

Petit tour à la plage de Taqah. La vue du sommet de la falaise permet d'admirer la plage de sable blanc/argentée.

Point de vue sur Taqah 

Non loin se trouve un plateau verdoyant qui a la particularité de posséder le plus grand lac naturel d'Oman, Wadi Darbat.

Wadi Darbat 

L'eau descend ainsi des montagnes jusque dans la plaine, en formant de splendides cascades et piscines, pour se jeter ensuite dans la mer d'Arabie. Le paysage est magique, beaucoup de chameaux aiment s'y promener.

Kevin tente la baignade dans les piscines naturelles alors que c'est interdit et fortement déconseillé, car des vers porteurs de la bilharziose ont été découverts dans l'eau. Un coup c'est les vers, un coup c'est les escargots, un coup ce serait une bactérie, il est sceptique, ceci serait- il un coup monté pour éviter que des touristes occidentales en bikini ne viennent perturber les esprits locaux ?..

Un guide Omanais nous a donné un endroit un peu caché où selon lui ça ne craint rien ; il emmène régulièrement des touristes se baigner à cet endroit, où l'eau n'est pas stagnante.

La petite marche en bas vaut la peine pour admirer la plus grande cascade qui tombe du haut plateau.

Nous retournons sur la falaise de Taqah au coucher de soleil pour tenter de voir les dauphins. Il paraît qu'on peut les apercevoir le matin et le soir depuis la plage. C'est raté pour nous. On aura quand même pu observer d'en haut un groupe de tortues dans l'eau.

Retour au point de vue sur Taqah pour le coucher du soleil, cette fois les omanais sont de sortie 

Nous roulons jusqu'à la ville de Mirbat, qui n'a rien d'extraordinaire sauf peut-être son château et ses vieilles maisons le long de la côte. On peut y admirer des fenêtres et portes en bois sculpté. Dans la rue, comme d'habitude c'est essentiellement des hommes que l'on voit, de nationalité indienne, pakistanaise, bangladaise. Ce soir nous mangeons des spécialités libanaises, et demandons un doggy bag car on arrive pas à finir.

Nous préférons faire la route de jour pour les paysages et aussi car c'est moins dangereux, les phares de notre voiture n'étant pas très efficaces. Nous quittons donc la grosse route pour rejoindre un chemin et installons notre campement. Nous attirons la curiosité des locaux qui empruntent la route pour rejoindre leur village. Ils n'hésitent pas à s'arrêter pour savoir si tout ce passe bien pour nous.

Vers 23h un jeune s'arrête devant nous avec son pick-up et tente de nous faire comprendre que ce lieu est dangereux, qu'il ne faut pas rester là. Moi étant dans la tente en train de m'endormir, je garde une oreille attentive à ce qu'il se passe. Comme le jeune nommé Khalifa, ne parle pas du tout anglais Kevin appelle Abdullah pour qu'il fasse le traducteur et nous aide à comprendre le problème. Ce qu'on comprend c'est que Khalifa est inquiet pour nous, il a peur qu'on se fasse embêter par des animaux la nuit. Au fond il doit trouver ça étrange de voir deux occidentaux camper avant l'entrée de son village. Il insiste pour qu'on vienne dormir chez lui et Abdullah nous rassure par rapport aux intentions du jeune.

Je me lève, on remballe la tente vite fait et on suit le jeune jusqu'à chez lui. Il nous offre sa chambre et lui part dormir dehors dans sa cour sur un tapis. Il nous met à l'aise dans les lieux, nous pouvons utiliser la climatisation, la salle de bain : "no problem". Khalifa est juste super sympa et veut nous aider de manière désintéressée.

14
janv

On prend notre temps au réveil chez Abdullah, aujourd'hui nous avons prévu d'aller visiter le site archéologique d'Al Baleed, mais ça n'ouvre pas avant 15h. En fait "prendre notre temps" consiste surtout à écrire du texte pour le blog, trier des photos et mettre tout ça en ligne !


Notre chambre chez Abdullah 

Vers 10h notre hôte prépare un bon petit déjeuner, à base de sandwich au concombre, kiri et chou, qu'on accompagne d'un thé.

Vers 11h nous partons tous les trois pour aller visiter la mosquée du Sultan Qaboos : zut, arrivés là-bas on nous refuse l'entrée, pour les non-musulmans les visites ne se font que jusqu'à 11h, il est 11h19... Dommage, on le savait mais on y a pas pensé, il n'y a que deux bâtiments d'intérêt à visiter à Salalah, et la mosquée est le seul dans lequel on a le droit d'entrer.


Mosquée du Sultan Qaboos de Salalah 

Déçus, nous allons marcher vers le palais du Sultan (enfin l'un des ces deux palais dans cette ville), en bordure de mer. Celui-là c'est un peu sa résidence de vacances, dans l'autre c'est pour les réception officielles : apparemment si le sultan est dedans, tout le monde a la droit d'y entrer. Et Qaboos semblait être généreux les gens peuvent venir déposer leur doléances, et il fait de son mieux pour arranger matériellement leur situation.


À côté de ce palais, qu'on ne verra pas vraiment en raison des murs qui l’enserrent, on fait un tour au souk Al Hafah, l'endroit idéal pour faire le plein d'encens.

Il peut-être utiliser lors de cérémonies religieuses, et aurait des vertus médicinales, on peut aussi le mâcher.


Comme déjà dit précédemment dans un autre article, il a eu une importance capitale dans l'économie de la région, son commerce s'est étendu vers l'Inde, les pays alentours (2000 avant J.C.), la Chine, la Mésopotamie (début de notre ère), et plus tard, l'Europe (vers le moyen âge si ma mémoire est bonne).

Nous nous arrêtons brièvement au souk de l'or, en fait il s'agit de quelques rues ou le commerces de bijoux est l'essentielle activité.

Nous allons ensuite au souk de nourriture, on aime bien ce genre de lieu, car c'est tout simplement la vraie vie, des habitants du coin !


Bon appétit 

En sortant du souk on croise un petit papy marrant, et on lui demande une photo, il accepte avec plaisir, ça semble être le gai luron du coin.

Nous allons ensuite manger dans un restaurant yéménite, on a eu une première bonne expérience avec leur cuisine, et cela fait plaisir à Abdullah de partager avec nous un repas de son pays d'origine.


Une fois de plus, il se débrouille pour aller régler la note avant nous... On lui a dit que cela nous ferait plaisir de l'inviter, mais il ne l'entend pas de cette oreille !


Un ami a lui l'a contacté plusieurs fois dans la matinée, il apprécierait que nous venions chez lui le soir... On pensait quitter Salalah en fin de journée, mais comme on a loupé la visite de la grande mosquée, on se dit autant rester une nuit de plus ici, comme ça on intègre pour la première fois une famille du coin (ils sont yéménites aussi), et demain à la première heure nous visiterons la mosquée.

Lorsqu'on a fini de manger, il est l'heure d'aller visiter le musée + site archéologique d'Al Baleed. Le musée est assez complet et comporte de belles collections, dont une autour de l'aspect maritime, qui fut primordial dans le développement de l'économie d'Oman, d'abord pour exporter l'encens, puis les perles d'huîtres, et enfin le pétrole.


Musée sur le site d'Al Baleed


Après le musée nous parcourons le site archéologique d'Al Balid, très grand mais dont seulement environ 1/3 de la surface a été fouillé et mis en valeur.



Les ruines du parc appartiennent à l'ancienne cité de Zafar, connue dans le monde romain sous le nom de métropole de Saffara, d'après les cartes dessinées par Ptolémée. Zafar, dont découle le nom de la région, le Dhofar, fut un important port d'exportation d'encens pendant la période médiévale, après le déclin de sa voisine Khor Rori au Vème siècle. De nombreux navigateurs célèbres y sont passés, dont un certain Marco Polo. C'est agréable de visiter ce site au coucher du soleil, la plage et la mer sont juste à côté.


Nous filons ensuite chez la famille d'Ahmoud, un personnage très atypique. C'est donc un ami de notre couchsurfer, Abdullah, et un commerçant/businessman. Il est marié à 4 femmes et a 20 enfants ! On a eu l'occasion de parler de la condition des femmes ici avec Abdullah, mais ce seul sujet pourrait faire l'objet d'un long article, on en parlera plutôt de vive voix avec vous si ça vous intéresse.


Nous sommes reçus dans sa luxueuse maison, à notre arrivé Lorène est emmené du côté des femmes, moi du côté des hommes. Emmenée par une petite fille, elles prennent ensemble l'ascenseur de la maison, puis elle se retrouve à attendre 5min seule avant qu'une des femmes d'Ahmoud la rejoigne avec une de ses filles de 20 ans (qui parle bien anglais) : elles se font la bise. Les femmes sont décontractées, ont retiré leur abaya (sur-robe noire), certaine porte le voile quand même. Plusieurs femmes se joignent aux échangent : la grand-mère, une tante et la seconde femme d'Ahmoud. Elles s'entendent bien et peuvent passer des moments ensemble, s'entraider, bien que chacune des femmes ait son propre espace dans cette immense maison. Lorène est aussi gâté que du côté des hommes en terme de nourriture et boisson. Fatma, une amie de la famille vient passer un moment avec elles. Elle sort à du travail et est fatiguée mais quand elle a su que deux français étaient invités, elle a sauté sur l'occasion pour venir.

Côté femmes 

Elle est d'origine tunisienne et cela fait 8 ans qu'elle vit à Oman. Elle parle l'arabe, le français, l'italien et l'espagnol. Elle fait la traductrice lors des échanges. Lorène aborde plusieurs sujets autour de nos différences de cultures, du regard des hommes, des rencontres amoureuses et de la polygamie ainsi que sur le business de Fatmah, qui est agent immobilière. Au moment de partir Lorène demande si elle peut prendre une photo avec la 1ère femme et Fatma. A ce moment là, la femme appelle son mari Ahmoud pour savoir si elle a le droit. Celui ci refuse qu'elle soit prise en photo, on ne sait jamais si la photo se retrouve sur les réseaux... Après des aurevoirs très chaleureux et dans l'émotion, Lorène rejoint les hommes en prenant à nouveau l'ascenseur. Fatmah non plus n'avait jamais vu d'ascenseur dans une maison !

Revenons chez les hommes : la pièce dans laquelle je suis reçu est attenante à l'aile de la maison consacrée aux invités, elle fait environ 80m², revêt un sol en marbre, un magnifique tapis turque, et peut recevoir très confortablement 20 convives mâles. Une immense TV diffuse un gala d'équitation, pendant que nous sommes assis au fond de la salle.

Côté homme 


Des enfants nous amènent du thé (le meilleur bu à Oman) du café, des petits gâteaux, dattes, raisins secs...

En fait Abdullah et Ahmoud discutent en arabe, ce dernier ne parlant pas un mot d'anglais. Ce fait m'étonne pour un hommes d'affaires, mais ça ne l'empêche pas d'être très fortuné. Lui et sa famille ont quitté le Yémen pour se protéger, il y a deux ans. Il a fait venir une belle structure en bois de son pays, pour embellir l'entrée de sa maison, et afficher son appartenance à la communauté yéménite.

Comme je ne parle pas arabe, de temps en temps Abdullah me traduit de petits résumés de leurs échanges, messieurs parlent affaires... Si l'accueil est digne d'une réception princière, finalement nous n'echangeons pas grand chose, mais ce n'est pas très grave, j'ai de quoi satisfaire mes papilles, et a peine ma tasse de thé ou de café terminée qu'Ahmoud me propose de me resservir. Il a une usine de métal en Turquie, où se trouve le plus âgé de ses fils (20 ans, marié depuis un an), ingénieur industriel, avec sui je suis invité à échanger quelques minutes en appel vidéo.

Ahmoud possède bien d'autres affaires, une plantation de café au Yémen, des agences immobilières... On vit dans deux monde tellement différents socialement, que j'apprécie qu'à un moment il dise que tous les humains sont frères. On me demande si j'ai déjà été dans un pays arabe auparavant, j'expose alors un séjour au Maroc en 2012, et le fait que mon père y a vécut 6 ans, soit né en Algérie, où nous prévoyons d'aller en famille en avril prochain.

Abdullah a une relation privilégiée avec les enfants d'Ahmoud, il aime bien jouer avec eux, à travers son attitude envers eux, je pressent le manque qu'il doit ressentir de pouvoir serrer les siens dans ses bras quotidiennement, eux sont restés au Yémen avec sa femme... Plus tard un cousin nous rejoint avec deux de ses fils, lui non plus ne parle pas anglais.

Finalement nous nous séparons vers 21h30, non sans avoir remercié pour l'excellent accueil qui nous a été fait, bien que j'aurais aimé pouvoir échangé directement avec Ahmoud, ce fut une expérience assez incroyable, et sans doute l'une des plus spacieuse et luxueuse demeures dans laquelle j'ai été invité !

Nous ramenons Fatmah chez elle, venue passer du temps avec les femmes, elle a été invité en raison de notre présence, elle avait rencontré une des femmes d'Ahmoud à l'aéroport, mais n'avait pas eu l'occasion de la revoir. C'est une femmes d'affaires qui parle couramment au moins 4 langues, d'origine tunisienne, installée ici avec son mari et ses deux enfants depuis 8 ans. Lorsqu'on monte dans la voiture il faut maintenir une certaine séparation hommes/femmes apparemment, Abdullah monte à l'avant avec moi...

De retour chez lui, petite douche et dodo, cette rencontre d'un autre monde nous a pas mal éprouvés !

Demain matin nous comptons nous lever pour être à l'ouverture de la grande mosquée à 8h, et prendre ensuite la route côtière en direction de l'île de Masirah, avec plusieurs étapes touristiques sur le trajet.

13
janv

Abdullah nous prépare un petit déjeuner local : Milk-shake à la banane/lait de chameau, raisin secs. Du pain, miel, du tahin et de crème fraîche.



Nous allons découvrir la côte Est de Salalah. Les paysages que nous parcourons se transforment en été pendant la mousson (mois de juillet août) ; l'herbe pousse et le paysage devient vert.


Ce petit oasis semble être le paradis des dromadaires. Il y en a un paquet dans le coin.

Ceci est notre première baignade à Oman dans la mer d'Arabie. La plage est déserte, personne ne se baigne. Les locaux restent au frais dans leur maison et ont tendance à sortir plutôt le soir quand la chaleur est moins intense. Ce ne sont pas non plus de grands amateurs de baignade. Abdullah aime beaucoup nager et est partant pour tout type d'activité que nous lui proposons : en fait on fait le programme, et il approuve systématiquement !

Nous marchons le long de la plage de Maghsail. Petit stop à la mosquée pour Abdullah qui est assidu dans la pratique de sa religion. Il prie cinq fois par jour, cela lui prend environ 5 à 10 minutes à chaque fois.

La plage est sauvage et peu exploitée par l'homme. Il y a de nombreux oiseaux sur la plage, des crabes et nous avons même pu apercevoir des tortues vertes depuis la crique. L'accès à l'eau est dangereux donc ce sera pour prochaine fois la sortie snorkeling avec les tortues.

Nous faisons pour la première fois de notre vie un barbecue sur la plage, en toute légalité. Abdullah a préparé une marinade à base d'épices : curcuma, gingembre, ail...

Accompagné d'une petite salade et de pain, on est pas mal ! Avec Kevin nous commençons à être à l'aise avec le fait de manger avec les mains.

Pendant un long moment nous profitons de la mer, du sable et des vagues. On s’amuse comme des petits fous ! L'eau est bonne et claire malgré les grosses vagues. On se fait vite déporter sur le côté. J'opte pour le look t shirt UV et short de bain plutôt que le bikini comme certaines touristes. C'est plus adapté et même si les locaux sont tolérant cela me permet d'être plus à l'aise.

Nous reprenons la route et nous arrêtons voir une source. Malheureusement il n'y a pas de cascade et très peu d'eau. Nous avons compris que ce n'était pas la meilleure période pour voir les cours d'eau.

Nous nous arrêtons également voir le tombeau d'un prophète. Ce lieu cité dans le lonely planet n'est pas franchement intéressant pour nous. Une petite fille (originaire d'Inde ou du Bangladesh) vient me parler. Je semble l'intriguer. Je fini par lui proposer de venir prendre une photo avec moi, elle est super contente et du coup toute la famille veut se prendre en photo avec nous. Plutôt marrant comme situation.

Nous rentrons chez Abdullah qui nous prépare le diner. On l'aide pour la préparation et il nous propose d'utiliser sa machine à laver semi automatique. "Faites comme chez vous, mettez vous à l'aise "

11
janv

Bahla - Muqshin

Nous nous réveillons proche d'un champ cultivé, un monsieur qui passe s'arrête nous offrir une belle poignée de petits fruits jaunes, assez sucrés et dont le goût se situerait entre la pomme et le raisin blanc. Nous partons pour la traversée de la région désertique du Dhofar afin de rejoindre Salalah, la 2ème ville du pays par sa taille, tout au sud, non loin de la frontière avec le Yémen. Très rapidement les montagnes aux alentours deviennent de petites collines, qui a leur tour deviennent... Rien !Une vaste étendue, aride. Le ciel paraît grisonnant lorsqu'on regarde à l'opposé du soleil, la chaleur est supportable, et a l'ombre on pourrait même dire qu'il fait bon.

Nous avons en tout presque 1000kms à rouler, on a choisi de diviser ce trajet en deux, et faisons une première longue pause pour manger vers Haima. La ville est étalée et ne présente pas grand intérêt, elle sert de point de ravitaillement aux véhicules qui traversent comme nous le pays du nord au sud.D'ailleurs, nous partageons la route avec quasiment que des poids lourds. Les semi-remorque me paraissent nettement plus long qu'en Europe (16,5m de long max), à l'occasion j'irais bien discuter avec un conducteur pour en apprendre davantage.

Traversée du Dhofar 

Nous nous régalons dans un restau qui sert des plats yéménites, Lorène mange des petit haricot écrasés, moi une sorte de ragoût d'agneau (je ne savais pas ce que je commandais en lisant le menu) !

Nous sommes installés à une grande table, le restaurant n'en compte que 2, les autres clients mangent dans ce qui est appelé un "espace famille ". En fait il s'agit d'être entre 4 murs, cachés des autres clients, cela permet aux femmes d'enlever leur voile pour pouvoir manger...

C'est tout de même assez particulier comme ambiance, certaines passent avec un voile noir qui leur recouvre totalement le visage, pour que je ne puisse les voir. Deux autres sont passées lorsque j'étais aux toilettes, comme il n'y avait que Lorène à notre table, elles ont ou échanger des regards et même un sourire.On remarque que les familles passent peu de temps à manger, lorsque celle qui mangeait pas loin de nous s'en va, nous remarquons qu'à part la viande, ils n'ont presque rien mangé. Le monsieur qui m'a prêté sa batterie portable pour charger mon téléphone me dit que si j'en ai encore besoin, je peux la garder : mais lui il doit partir ! Sympa mais bon, je lui rend sa batterie, quand même.

Nous roulons encore 1h30 ou 2, puis nous décidons d'aller rejoindre un coin qui a l'air cool pour camper que j'ai repéré sur la carte.

Entre Haima et Muqshin 

Évidemment nous quittons rapidement l'asphalte pour une piste où l'on aperçoit du sable entre les traces de roues . On se rapproche d'un cours d'eau, et la, boulette, le terrain paraissait dur, sauf que ça c'était en ayant un peu de vitesse... Au moment ou j'ai ralenti pour stationner, la voiture s'est ensablée...Pfff, décidément on enchaîne les galères avec cette berline ! Bon de toute façon nous n'avions pas le budget pour un 4 x4... On tente de mettre des pierres sous les pneus, les tapis de sol de la voiture pour créer un sol un plus dur, mais notre tentative de repartir en marche arrière échoue. Alors que cela fait à peine 5min que nous essayons de nous désensabler passe un 4x4 pas loin : je lui fait de grands signes avec mes bras, mais il semble ne pas nous avoir vu et disparaît. Puis non, finalement le revoilà 30sec plus tard ! Deux gars viennent nous voir, nous disent de dégonfler les pneus (je doute de l'intérêt de cette manip'), dégager correctement les roues avant... On essaye de pousser à trois personnes en marche arrière mais ça ne veut pas. Et chaque tour de roue dans le sable nous ensable davantage, ça creuse !.. À tel point que le pare-choc touche désormais le sol, le dessous de la voiture est en contact avec le sable sur toute la moitié avant du véhicule...

Ooouuups 

On a pas de corde, ils partent en chercher une, j'installe pendant ce temps le crochet à l'avant (on commence à avoir l'habitude !), ils reviennent au bout de quelques minutes à peine, on arrime solidement tout ça, et la voiture sort de son trou sans trop de difficulté. Ouf, encore une fois, on s'en sort bien, un des gars nous la gare 15m avant, là où il aurait fallu s'arrêter. Pour les remercier on leur propose notre tupperware de dattes, ils en prennent une chacun, cela leur suffit. Contents de s'en sortir rapidement, on est finalement à un endroit très peu passant, on se rendra compte quelques heures plus tard qu'on a eu beaucoup de chance de tomber sur ces deux types. On installe notre campement et on profite de la vue, ce spot est très joli, des traces de dromadaires attestent de leur présence régulière vers ce petit coin d'eau salée...

Je me baigne dans ces 30cm d'eau, mais elle ne sent pas très bon, doit y avoir pas mal de caca de dromadaire qui infuse là dedans !La tente installée, on se pose sur nos serviettes dans le sable, Lorène se réfugie dans la tente, gênée par les mouchettes et autres moustiques, pendant que je bouquine dehors, en buvant de la tisane que j'agrémente de fruits, dattes et halwa : un vrai bédouin !

Notre campement, bedouine style 

À un moment j'en ai moi aussi marre des mouches et poursuit ma lecture dans la voiture, tout en regardant la lune qui se lève. Un beau ciel étoilé nous est offert.


Muqshin - Salalah :

Au réveil le ciel est plutôt dégagé comparé à son aspect hier après-midi. Je me lève un peu avant le soleil, ce qui m'offre un joli spectacle. Pendant que Lorène termine sa nuit je m'occupe des photos et du blog.

Lever de soleil 

Dès que le soleil chauffe un peu, le vent se lève, et je garde ma polaire jusque vers 9h, d'habitude je ne m'en sert pas à Oman (sauf à plus de 1500m d'altitude !)

En repartant je prends de l'élan lorsqu'on approche de zones douteuses en terme de dureté du sol, j'ai été repéré à pied avant... En fait c'est trompeur, les zones où personnes n'a roulé semblent dures, mais ce n'est le cas qu'en surface, le vent emporte le sable, ne laisse que des petit cailloux, qui forment une sorte de petite croûte. Celle-ci se "brise" dès qu'on creuse avec les mains, qu'on saute à pieds joints, ou qu'on y met une roue de bagnole... Bref, j'acquiers de l'expérience de conduite en milieu non-goudronné ! On rejoins une route après quelques centaines de mètres, et passons à la station essence faire le plein, et regonfler nos pneus. Là on croise un de nos sauveur d'hier, qui semble content qu'on ai pensé à regonfler nos pneus avant de repartir. Ils nous demande si on va à Salalah, j'en profite pour lui demander si un détour par Muntazar est judicieux : la réponse est NON, pas en berline ! OK, on trace alors. En route nous croisons des dromadaires, en troupeaux plus ou moins grands, bien contents d'en voir après avoir croisé beaucoup de panneaux annonçant leur présence !

Aussi à un moment un poids lourd met ses feux de détresse, au loin on voit des gyrophares... Une grue est en train de manipuler ce qui semble être des débris d'un camion accidenté. Il en reste pas grand chose. Vu la monotonie de la route, pas étonnant qu'un chauffeur puisse s'endormir au volant.



Nous faisons une pause déjeuner à une heure de Salalah, ils gonflent pas mal des prix de la note mais on laisse faire, on a pas eu de menu avec les prix dans nos mains au moment de commander (il était affiché devant le resto)... tant pis.

Dromadaires 

À une quarantaine de kilomètres de Salalah on s'arrête dans une plantation d'arbres à encens, appelé le Boswellia sacra, elle est classée au patrimoine mondial de l'Unesco. Ce produit a permis au sultanat de connaître une économie forte lié à son commerce depuis environ 4000 ans. Mais c'est surtout à la période médiévale que ce produit sera très prisé, en Europe comme en Asie. C'est en fait la sève de l'arbre (Boswelia sacra) qui est récoltée : une entaille est faîte dans l'écorce, la sève vient perler, et elle est laissée là à sécher. Une fois sèche il faut la gratter pour la récupérer. Un arbre peut produire entre 4 et 10kgs par an, et ne commence à produire qu'au bout 8-10 ans.

Louban , Franckinsens tree, Boswelia sacra, appelez le comme vous voulez, tout le monde le connaît ici ! 

Le pakistanais qui travaille là nous fait visiter rapidement l'exploitation, nous explique qu'il rentre bientôt un mois dans son pays, si on a bien compris cela fait 5 ans qu'il n'est pas retourné voir sa famille...Il fini par nous emmener à son bungalow où certainement il vit, et nous met un petit paquet d'encens dans les mains. Nous sommes gênés face à ce genre de situation, il attend évidemment un billet. Nous on a absolument aucune espèce d'idée de la valeur marchande qu'a la quantité d'encens qu'il nous a donné...Il dit que c'est la meilleure qualité, "ma foi, si tu l'dis " !On fini par lui laisser 4 rials, en se disant que même si c'est ici une somme assez importante (un plat copieux dans un restau local coûte 1,5 ou 2 rials), ça lui permettra de mieux profiter de son retour au pays à venir, on voit bien à son grand sourire qu'il est content, on fait une bonne action plus qu'un achat de souvenir d'Oman... Il nous fait comprendre de bien ranger le sachet dans notre sac à dos et de rester discret, ce qu'il vient de faire, il est clairement pas censé le faire, c'est pour arrondir sa fin de mois. Nous terminons notre trajet avec les doigts qui embaume cet encens précieux, moi qui n'aime pas les parfum, odeurs de bougie et autres artifices, ça j'apprécie vraiment.

Nous arrivons à Salalah où on se gare en bas de chez Abdullah, qui nous rejoint et nous invite chez lui pour 2 jours, on l'a contacté via couchsurfing. Après avoir bu un thé, mangé quelques sucreries, et l'avoir écouté parler de sa vie (il est yéménite et travaille aux Nations Unies, avec les réfugiés ) nous prenons notre voiture pour aller marcher sur la plage.

On voit pour la première fois à Oman, de nombreuses femmes dehors, les gens sont en week-end ce soir, et s'installent sur la plage pour manger, discuter... On apprécie cette ambiance décontractée de bord de mer, et constatons qu'il y a beaucoup d'indiens par ici. Abdullah nous parle du conflit au Yémen qui sévit depuis plus de 10 ans, des forces et intérêts en présence, de son travail. C'est un assez long discours, qui nous apprend beaucoup de chose sur la diplomatie et la situation là bas. On s'arrête boire un café sur une belle terrasse, il refuse que nous payions. Ensuite on passe faire des courses pour le barbecue prévu le lendemain midi, là pareil, pas moyen de participer financièrement. Dans la culture arabe de cette péninsule, il faut accueillir tout étranger ou voyageur pendant 3 jours, subvenir à ses besoins, pour faire honneur à l'hospitalité légendaire de la région (qui vient de la culture bédouine). C'est dans la tradition de recevoir, et prendre soin de ses hôtes, on le ressent bien, même si ça nous gêne.On s'arrêtera aussi acheter des noix de coco fraîches, que l'on boit dans la voiture, pour ensuite demander à les faire couper et manger leur chaire.

Ici le lait de dromadaire est très utilisé 

Une fois rentrés on ne s'éternise pas, je suis debout depuis 6h et on a pas mal brassé aujourd'hui.

Bonne nuit !

10
janv

Nous profitons de l'hôtel et du confort jusqu'à midi. Nous en profitons pour faire une lessive, couper les cheveux de Kevin etc. Cela nous rappelle notre quotidien lors notre voyage en Asie.

Notre voiture est poussiéreuse après avoir roulé sur des pistes, et comme à Oman la loi réprime ceux qui conduisent une voiture sale, nous allons faire laver notre voiture pour 1 rial (2,43e) par un gentil monsieur.

Première visite de la journée, le château de Jabrin et sa forteresse. Cet ensemble a été construit en 1675 par l'imam Bil Arab bin Sultan. Ce fut une importante école d'astrologie, de médecine et de droit islamique.

Nous avons beaucoup apprécié la visite. Le château est parfaitement rénové et décoré. L'audioguide nous a permis de mieux nous imprégné de l'ambiance et de l'histoire. Par contre c'est un vrai labyrinthe la dedans !

Nous partons ensuite au fort de Bahla avant la fermeture des visites (16h). Nous visitons son imposante forteresse. Édifiée par la tribu des Bani Nebhan qui dominèrent la région entre le XIIe et le XVe siècle et en firent leur capitale, elle est inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco.

La visite de ce lieu nous prend bien 2h ; il y a de nombreuses pièces (environ 200). C'est l'endroit rêver pour une partie de cache-cache ou bien un jeu grandeur nature. Nous sommes une dizaine de touristes à visiter le lieu, cela nous étonne étant donné le fort majestueux et la période de haute saison.

Nous traversons le vieux souk (qui est fermé l'après midi) pour nous rendre dans une fabrique de poterie.

Ce jour là les potiers ne sont pas à l'atelier mais à des funérailles. Seulement deux personnes sont en train de préparer les blocs d'argile pour la confection des articles. C'est un lieu atypique, ouvert au public.

On nous a expliqué que c'est les Omanais qui créent les pièces mais que ce sont les pakistanais qui faisaient les tâches plus physiques et salissantes. Un jeune Omanais de 19 ans nous donne des explications à propos de ce lieu qui appartient à sa famille depuis au moins trois générations. Nous croisons également son père qui parle un peu moins bien anglais.

Le vieux four a plus de 400 ans. A l'époque il attendaient un mois environ pour faire cuire les pièces. Ils remplissaient au maximum le four en empilant les poteries.

La nuit tombe vite et nous n'avons pas vu la journée passée. Nous faisons le tour du fort de Bahla qui est éclairé. En contrebas se trouve un vieux village abandonné, en ruine.

Nous retournons a notre au restaurant favoris, le même que la veille, le "Wahat al Tabia", spécialité indienne, arabique. Le serveur/cuisinier est super content de nous revoir.

Globalement nous sommes toujours le seul couple à manger au restaurant. La majorité des gens commandent à emporter. Sinon, c'est des hommes que nous voyons assis à table. La journée nous voyons très peu de femmes à l'extérieur et le soir encore moins. Je (Lorène) reconnais que ça à tendance à me déranger cette différence entre les hommes et les femmes. J'ai l'impression que les femmes sont cachées et nous comprenons de plus en plus pourquoi il est difficile d'être inviter dans une maison omanaise.

En Iran, nous avions trouvé que les femmes étaient bien plus présentes sur la voie publique et étonnamment moins couverte de la tête au pied (d'une manière générale). Il était beaucoup facile de rentrer en lien avec elles. Je respecte le code vestimentaire omanais (épaules/genoux cachés, pas de décolleté, vêtements moulants...) , j'ai l'impression que ce n'est pas suffisant et les regards me dérange. Ils n'ont tellement pas l'habitude de voir un centimètre de peau d'une femme que de voir des mollets ça attire leurs regards.

9
janv

Comme d'habitude, un beau ciel bleu nous surplombe lorsqu'on sort de la tente, réchauffés par les premiers rayons du soleil. Il tape assez fort dès 8h, à ce moment ou bien il faut ouvrir la toile imperméable, ou bien se lever ! Le paysage au loin est montagneux et éclairé d'une belle lumière; par contre on se rend compte qu'on dort un peu au milieu d'une décharge, enfin de tas de gravats qui s'amoncellent par ci par là. C'est malgré tout super appréciable de pouvoir camper absolument où l'on veut, à titre gracieux, sans risquer d'être inquiété par qui que ce soit dès lors qu'on est pas sur une propriété privée. Oman fait 309 000km² (plus de la moitié de la France métropolitaine) et compte seulement 5,2 millions d'habitants : cela laisse de la place pour les campeurs comme nous !

Nous partons sur une route qui gravit une montagne, pour rejoindre le village de Hatt, que Mohammed nous à conseillé d'aller visiter. En chemin nous doublons plusieurs camions citernes qui livrent l'eau aux villages un peu perdus. Les routes sont souvent en travaux, ils semblent faire de leur mieux pour améliorer les infrastructures existantes, déjà très bonnes. On s'arrête au col admirer la vue sur les contrées reculées que nous partons explorer.

Malheureusement tout n'est pas goudronné à Oman, en particulier lorsqu'on commence à vouloir aller loin et profond dans la montagne ! Mohammed, ainsi qu'un marchant au souk de Nizwa, nous ont clairement dit "pas besoin de 4x4 pour aller à Hatt", j'ai pris le soin de leur montrer l'itinéraire concerné sur une carte afin qu'ils me le confirme... Ici termine la route goudronnée et commence l'aventure !

La descente est rapidement impressionnante car bien raide, Lorène n'est pas rassurée. On ne prend pas trop le temps de réfléchir On fait halte à Hatt en se garant a l'extérieur du village pour ne pas déranger , nous sommes vites repérés par des enfants du village. Une jeune fille qui nous a guetté depuis notre arrivée s'écarte de nous puis se cache derrière l'imposant portail de sa maison, le temps que l'on passe.

100m plus loin une petite fille nous observe, intriguée mais plutôt souriante : je lui montre mon appareil photo et mime de faire un cliché pour savoir si elle est OK, sa réaction est très étrange mais sans équivoque, c'est NON !Elle cache son visage derrière ses mains et son bâton de sorcière, et restera prostrée ainsi jusqu'à ce qu'on se soit éloignés d'une centaine de mètres... On entend des rires et bruits d'enfants un peu partout en avançant dans le village, mais globalement on ne les voit pas, ils sont dans les cours intérieures des maisons (entourées de murs de 2m de haut, pour éviter l'intrusion d'animaux d'après nous).

Nous rencontrons ensuite trois hommes qui viennent de finir de récolter des pois et les chargent dans leur pick-up. L'un d'eux parle quelques mots d'anglais, on leur explique un peu notre programme prévisionnel, et l'inquiétude liée au fait que nous soyons en berline. En descente ça l'a fait, il suffisait de freiner, mais arrivera t'ont à remonter dans l'autre sens ? D'après eux, "not possible !" OK, deux omanais rencontrés les jours précédents nous ont affirmé le contraire...

Fermiers à Hatt

Nous acceptons avec plaisir leur invitation à boire le café. C'est l'occasion de croiser des femmes, fait rarissime depuis notre arrivée à Oman ! Elles sont assises dans la rue et séparent les pois de leurs feuilles et branchages, que ramènent les hommes. Elles non plus ne souhaitent pas être photographiées, dommage, mais on respecte et nous nous asseyons à part, avec les hommes, des ados et enfants du village, intrigués par notre présence, se joignent à nous. Nous essayons de discuter, les échanges restent assez basiques mais tout le onde est très souriant, avec l'aide d'une fille ado qui a quelques notions d'anglais, on passe un agréable moment et on apprend à se connaître, un tout petit peu...

Invités à boire le café à la cardamone et manger quelque dattes  

Dès que nos tasses de café sont vides, ils nous resservent, et nous sommes priés de ne pas nous retenir sur la dégustation de dattes non plus .Selim appelle un de ses amis qui parle assez bien anglais, pour que celui-ci nous explique qu'en cas de besoin, Selim et son pote pourront nous aider si nous nous retrouvons bloqués avec notre Nissan Sunny : bonne nouvelle, on a des dépanneurs à proximité ! On échange nos numéros, en tout nous passons au moins une bonne demi-heure avec eux, puis nous repartons explorer le village. Ils ont du se passer le mot, et à chaque coin de ruelle on voit des visages qui nous observent, dans l’entrebâillement d'un portail par exemple... Deux jeunes filles qui semblent réviser leur cours dans la rue s'adresse à nous en anglais, elles semblent contente de montrer leur bon accent ! Mais dès qu'on leur répond, elle semble gênées, effarouchées, se cachent même parfois le visage derrière une main ! C'est assez bizarre cette attitude de se réjouir de voir des inconnus, et dans la foulée, avoir peur de leur parler réellement et ne pas oser prendre 2min pour essayer de se rencontrer.

Villageois de Hatt 

Ce village n'est finalement pas touristique, et nous avons légèrement l'impression d'être des animaux de foire. Ce n'est pas facile pour Lorène d'assumer le regard des hommes, elle porte des tuniques amples qui descendent jusqu'à mi-mollet, ses bras sont couverts jusqu'aux coudes, mais le fait qu'elle ne soit pas voilée et qu'on puisse voir un peu sa peau, en émoustille plus d'un.

Nous reprenons la route, ou je devrais plutôt dire la piste, dont certains passages sont vraiment raides et poussiéreux, notre inquiétude va grandissante, mais bon, on a des gens prêts à venir nous aider si besoin.


Entre Hatt et Balad Sayt 

On visite Balad Sayt, une superbe oasis enclavée, les montagnes environnantes le domine de plusieurs centaines de mètres, quelqu'un qui aurait l'habitude de vivre au bord de mer se sentirai très oppressé !

Balad Sayt 

En fait l'intérêt de ce village est surtout dans sa vue d'ensemble, sur son petit promontoire, cerné par le canyon aux serpents, en dans un creux de montagne. On aperçoit que deux personnes lors de notre traversée en long en large et en travers du centre du bourg, ici entre midi et 16h, les gens ne sort pas de chez eux.

Nous reprenons la voiture pour nous diriger vers un restaurant censé se situer un peu moins de 3 km, sur la route de retour vers le village de Hatt. Il n'existe pas à l'emplacement indiqué sur notre GPS, nous laissons tomber l'idée de manger un vrai repas, on se rabat sur du pain avec du beurre de cacahuètes que nous gardons a la voiture en cas de coup dur. Et à la place de manger partons explorer le canyon qui s'ouvre sur notre droite !

Canyon aux serpents 

L'instant de vérité approche, nous sommes garés juste avant une montée en bas de laquelle il est indiqué de bien enclencher les quatre roues motrices, car la pente est raide... Elle passe sans difficulté ! Mais un peu plus loin, une autre pente hyper raide nous pose cette fois de sérieux problèmes, je m'y reprends à 2 ou 3 reprises, dont une fois en faisant descendre Lorène de la voiture pour s'alléger un peu, mais cela ne change rien. Avec beaucoup d'élan ça aurait peut-être pu passer, mais il y aurait eu un risque de racler sérieusement le châssis. Les gars rencontrés plus tôt qui nous ont proposé leur aide en cas de besoin ne sont pas bien loin, nous les appelons. La questions "how much money can you give ?" arrive un peu trop vite à mon goût dans nos échanges via WhatsApp. Mais comme ils ont été très sympas, on leur propose 10 Rial, soit l'équivalent de 26 € environ. Au regard du coût de la vie et de l'essence ici, ça nous semble être une somme plus qu'honnête. Juste avant de les appeler, un russe qui roulait en SUV avec sa femme et son fils a réussi à passer la côte, mais non sans avoir essayé au moins 5 fois. IL y allait comme un bourrin en prenant beaucoup d'élan, même avec deux roues motrices en étant un peu plus haut que nous, ça l'a fait pour lui, (très) difficilement. Nous dépanneurs arrivent, on les trouve plutôt marrants et sans stress on accroche leur corde au crochet que j'ai vissé à l'avant de la voiture.

Je me remets au poste de conduite et la côte est franchie au premier essai sans vraiment de difficulté. On s'arrête après ce passage délicat, on range la corde car jusqu'à Hatt c'est pas hyper raide on va s'en sortir. Je leur demande quand même si ils ont bien l'intention de nous aider à retourner jusqu'à la route goudronnée, pour nous c'est bien l'accord qu'on a passé au téléphone, pour 10 rials. Bon malheureusement il semblerait qu'on se soit mal compris, il rappelle son pote qui parle un peu anglais et il s'avère en fait que pour 10 rials ils veulent bien nous aider à retourner à leur village qui est seulement à 2 km d'ici, et pour lequel on sait pertinemment qu'on a pas besoin d'aide, mais par contre si on veut retourner en haut de la montagne avec leur aide, 9 km plus loin, il faut allonger en tout 50 rials ! Petite embrouille, à mon sens c'est pas du tout ce qui a été convenu, ça me semblait évident que si on sollicitait leur aide c'était pour retourner jusqu'à une route de goudronnée, et pas juste jusqu'à leur village. Nous étions à 2,5 km de Hatt, ils n'ont donc pas eu trop de route à faire pour nous rejoindre, et nous ont juste traités sur une grosse centaine de mètres... Je questionne un guide qui passe par là en 4x4 avec ses touristes, histoire de voir si par hasard ils auraient une corde pour nous aider... Z'ont pas, et il a pas l'air de très bien connaître les environs, même si selon lui, on ferait mieux de tenter par ailleurs que de là d'où l'on vient.

On utilise un traducteur en ligne, il rappelle son copain qui parle anglais, bref tout ça avance pas trop, mais on est vite d'accord sur une chose avec Lorène, c'est qu'on a pas du tout envie de mettre 120 € dans un service dont on n'est pas sûrs d'avoir besoin ! Et on est surtout très déçus de voir que l'appât du gain et l'argent ternissent ce qu'on a vécu jusque là comme une belle rencontre, pleine de sympathie et de bienveillance.

Arrivé au niveau de leur village on arrête les véhicules côtes à côtes, ils redemandent si on veut de leur aide, le prix est descendu à 40, puis 30 rials (en + des 10 qu'on leur doit déjà...) On décide de couper assez court à ces négociations qui nous agacent, de toute façon ici les gens sont sympas, si on galère à remonter au col, on trouvera bien d'autres personnes pour nous aider. Nous les quittons après que je leur ait fait lire un message traduit par Reverso sur mon téléphone, exprimant notre déception et le fait que nous pensions au départ avoir à faire à des personnes réellement bienveillantes. La séparation a un goût amer, ils nous regardent partir avec notre berline vers un chemin qu'ils pensent infranchissable avec ce type de véhicule, et on pense qu'ils se sont sentis un peu bêtes et trop intéressés par notre portefeuille à ce moment là. Bref, le chemin se pratique assez bien, les kilomètres défilent, on sait que ce sont les trois derniers qui seront les plus pentus...

À 2 passages Lorène descend de la voiture car c'est très raide, pendant ce temps j'avance puis en l'attendant j'ouvre le capot pour que le moteur refroidisse un peu. Alors qu'il reste environ 2 kms avant l'arrivée au col, nous faisons une petite pause pour boire un coup manger un petit goûter et essayer de se détendre avant l'ascension finale ! Un 4x4 avec un touriste dedans passe, nous l'observons et voyons que même lui à un moment il a un peu de mal à grimper... ça s'annonce costaud ! Mais bon au pire il y a une ferme pas loin et on aperçoit des gens et leur 4x4, si il faut on ira les solliciter.

On se lance, arrivé au passage super pentu, forcément à un moment la voiture patine. Lorène descend, je ré-essaye, sans succès. J'entreprends une petite marche arrière pour me positionner plus sur la gauche de la piste, j'essaie de redémarrer et de faire que la Nissan avance, ça semble vouloir accrocher, aller on donne tout !!

Ça paaaasse ! Lorène randonne pendant que j'avance jusqu'à un endroit moins raide (= pente inférieure à 15%), elle remonte, il ne reste plus que 2km, on y croit plus que jamais !.. La fin de la piste, bien que méga raide dans nos souvenirs du trajet aller, ne sera qu'une formalité, on s'en sort comme des chefs. Grande joie lorsqu'on rejoint l'asphalte, nous prenons 5min au col pour respirer un grand coup et laisser retomber la pression, on a réussi, sans abîmer la voiture de surcroît ! On célèbre cette journée assez angoissante qui fini bien en écoutant fort dès musiques entraînantes sur l'autoradio. La vue en redescendant vers Al Hamra est belle, légèrement dans la brume avec le soleil qui décline.

Descente vers Al Hamra 

Cela fait 5 nuits et 6 jours que nous sommes au sultanat, nous n'avons passé qu'une seule nuit à l'hôtel, alors là nous décidons de nous faire plaisir, entre les 1250m de dénivelé positif d'hier à pied, et l'incertitude qui a plané aujourd'hui sur nous, on l'a bien mérité ! Nos demandes de couchsurfing restent très souvent sans réponse, beaucoup d'omanais ont un compte sur le site, mais ne s'en servent pas et ne consultent pas leurs boîte de réception. Par ailleurs nous commençons à comprendre que vu comme les femmes vivent cachées et recluses, ça paraît compliqué qu'une famille omanaise puisse nous accueillir chez eux... Nous dormons à Jabrin, dans un hôtel flambant neuf, nous sommes les deuxièmes clients à utiliser la chambre !

Selim, tel qu'on s'en doutait, culpabilise beaucoup de ne pas nous avoir aidé jusqu'au bout, il m’envoie un message dans lequel il s'excuse plusieurs fois, qu'en tant que fermier il ne gagne pas d'argent, que son 4x4 consomme beaucoup, a une grosse famille à nourrir, que sa fille handicapée lui coûte 500$ par mois... Tout cela est vrai, et clairement il s'en veut beaucoup de nous avoir laissé nous débrouiller. Comme je ne répond pas de suite, dans les 20 min qui suivent il essaye de m'appeler deux fois, en plus de s'en vouloir il semble s'inquiéter. Il nous souhaite un bon séjour à Oman aussi. Je lui répond gentiment qu'on est des aventuriers, et qu'on s'en est très bien sortis tous les deux, jusqu'au sommet. Il répond par un smiley bouquet de roses et des cœurs.

Comme nous dormons à l'hôtel, on en profite pour laver des vêtements à la main, la vue depuis notre grande baie vitrée donne sur une bout de désert et de belles petites collines (vous verrez ça dans le prochain article qui sera rédigé par Lorène !)

Nous terminons en beauté au restaurant Wahat Al Tabiha, un bon gros thali indien vient nous remplir la panse, à part un peu de pain avec beurre de cacahuètes et tartines, on a rien ingurgité de la journée. S'ensuit un repos bien mérité...

Thali  à Wahat Al Tabiha
8
janv

Le réveil sonne à 7h15, nous remballons la tente et nous préparons notre sac. Nous rejoignons le village de Ghul pour le départ de la rando.

Nous débutons le chemin en passant par un vieux village abandonné puis nous longeons une muraille.

Il n'y a pas vraiment de chemin mais c'est bien balisé. Il suffit de repérer les marquages, parfois un peu caché sur les cailloux.

C'est très raide et caillouteux. Le soleil tape mais la chaleur est supportable en ce mois de janvier et plus on grimpe, plus l'air est frais.

Nous arrivons au départ de la randonnée très touristique, le "circuit des balcons", un incontournable à Oman.

Les touristes arrivent tous en 4x4. Nous sommes courageux car nous n'avons vu absolument personne faire la rando comme nous.

C'est le départ de la célèbre ''randonnée des balcons'' du Djebel Shams. Le point culminant d'Oman, le Djebel Shams (''montagne du soleil'' 3009 m). Ses parois sont si abruptes qu'on l'appelle localement le grand canyon d'Arabie, vu la verticalité et la hauteur des parois qui atteignent près de 1000m, voire plus. Les montagnes vertigineuses de plus de 1000m de dénivelé tombent dans le Wadi Ghul. En ce moment la rivière n'a pas d'eau.

C'est impressionnant et il ne vaut mieux pas avoir le vertige !

Sur le chemin nous croisons de nombreuses chèvres acrobates qui grimpent aux arbres épineux pour manger les feuilles.

Un village abandonné 

Nous arrivons au point final de la rando, une piscine naturelle. Après 5h20 de marche, 13km et 1300m de dénivelé nous avons bien mérité notre pique nique !

 Ce midi c'est noodle aux haricots verts, simple mais réconfortant.

Nous rejoignons le parking du départ de la rando.

Pas très motivés pour redescendre dans la roche avec le risque de finir de nuit, nous tentons le stop.

Très vite nous trouvons une famille allemande qui redescend avec leur super 4x4 de location.

Ils nous dépose près de notre voiture. Franchement trop cool !

Il est temps de trouver un spot caché pour la douche solaire. Nous terminons la douche dans la nuit, au moins comme ça personne ne nous a remarqué en contrebas d'une route.

7
janv

Nous levons le camp tranquillement, et faisons 35min de trajet, à travers la pampa, pour rejoindre Al Hamra. En chemin on s'arrête acheter des fruits en bord de route, c'est self-service et on paye dans une boîte.

Les gens sont très respectueux, on a pu constater qu'au centre de Nizwa (première attraction touristique du pays ) les stands d'artisanat et de souvenirs restent en place la nuit, tour le monde y a accès...

Quelque part en bordure de la route... 

La raison de venue à Al Hamra est la visite du musée vivant : on fini par le dénicher dans le dédale de ruelle de la vieille ville faite de maisons en terre, après avoir traversée des plantations de dattiers.

En fait le musée se trouve dans une maison vieille de 400 ans, et présente la vie des omanais jusqu'il y a quelques dizaines d'années.

Nous sommes invités d'abord dans la cuisine, ou une dame en tenue traditionnelle nous montre comment elle moût le blé, fait le café à la cardamome, cuit le pain...

La visite se poursuit à l'étage où se trouve les chambres, dans l'une d'elle il est possible d'essayer des tenues typiques du pays.

Bait al-Safah

Nous passons alors côté salon, où l'on déguste de très bonne dattes (assez petites comparé au medjool dont j'ai l'habitude !) accompagnés de thé aux épices ou de café à la cardamome.

C'est étrange, le plancher du "salon" est en pente ! On ressent ici l'ancienneté du lieu. Les fenêtres ne comportent pas de vitres, un trou d'environ 1,5m² dans le plafond permet à l'air chaud de monter et s'échapper, cela crée aussi des courants d'air appréciables. À Oman, le température monte quotidiennement à 50°C les après midi d'été...

Ce fut une visite dynamique et vivante, j'achète un pot de sirop de dattes à la "boutique de souvenirs", il est excellent (meilleur mais pas moins cher que celui que j'achète à Dalya, en France). Nous faisons volontairement un petit détour pour parcourir le vieux village, désormais inhabité en grande partie.

Vieux village d'Al -Hamra 

Pour rejoindre la voiture il faut re-traverser la belle palmeraie source de fraîcheur ! Des pakistanais qui passent par là réclament une photo, j'ai bien compris que c'est surtout avec Lorène qu'ils veulent poser, on les laisse faire, ils sont souriants et n'ont pas l'air méchants.

La prochaine visite sera le village de Misfat, mais avant ça nous nous restaurons, Lorène ne prend pas trop de risques avec un taboulé + burger, je tente un plat omanais (d'après le serveur qui ne parle pas trop anglais, le Poothu Varattiyathu : malgré la présence de nombreux petits piments rouges séchés, ça ne pique pas tant que ça. Au début !..

Arrivé à la moitié de mon assiette, ça chauffe sérieusement, c'était du piment à retardement apparemment ! 

Ouch, je commence à être habitué à manger épicé, là il me faudra boire un Pepsi bien frais pour calmer le feu dans ma bouche, et réussir à finir mon plat sans trop transpirer...

On prend la voiture pour monter à Misfat, c'est un village en terre, un peu troglodyte aussi. Ce qui fait son originalité ce sont ses nombreux canaux irrigation (alfaj), qui permettent de faire pousser les dattiers, du riz et des bananiers, en terrasses. Le mise en place d'un tel système s'est sans doute faite au fur et à mesure, et a du prendre des dizaines d'années.

Entre le village typique et ses belles ruelles piétonnes étroites, la présence d'eau dans ce pays très sec, et la belle météo qui nous suit, cette visite est super agréable, on a bien pris le temps de parcourir chacune des ruelles, et vagabonder à travers la palmeraie.

Misfat Al Abriyeen 

On regarde le coucher de soleil en redescendant, puis on dépose deux jeunes omanais qu'on a pris en stop.

Coucher de soleil sur Al-Hamra 

On termine dans un restau turc à manger une espèce de calzone remplie de falafels, d'olives, tomate, ça passe bien ! Ici les locaux commandent beaucoup à emporter, ils arrivent le restaurant, klaxonnent un petit coup, et leur commande arrive directement dans leur voiture, sans qu'ils n'en sortent ni n'éteignent le moteur. Ou parfois ils klaxonnent pour que le serveur viennent prendre leur commande, et ensuite ils attendent dans leur véhicule.

On plante la tente à quelque kilomètres de Ghul, d'où nous comptons partir randonner tôt le lendemain, pour voir les gorges creusés dans le massif de Jabel Shams par cette rivière.

6
janv

Aujourd'hui nous allons visiter Nizwa l'ancienne capitale du sultanat d'Oman. Nous voulions y être le vendredi matin car c'est le jour du marché aux bestiaux : chèvres, vaches, dromadaires...Malheureusement nous sommes arrivés trop tard, il aurait fallu y être entre 6h et 8h !

Accès à la ville fortifiée

En direction du fort, nous passons par la place centrale que l'on reconnaît à son grand nombre de poteries. On y trouve des pots et des jarres, mais aussi des armes anciennes, des antiquités, des objets et bijoux en argent, des paniers et tapis tressés en feuilles de palme. Il y a plusieurs souks dans la ville avec des spécialités différentes : souvenirs, viande, poisson, fruits légumes. Ils sont situés dans des bâtiments différents pour le respect des normes d'hygiène.

Symbolisé par sa tour ronde culminante à 40m, cette forteresse du XVIIe siècle fut achevée en l'espace de 12 ans.

La vue nous permet d'admirer la plaine cernée de palmeraies et de certaines des plus hautes montagnes d'Oman.

Après la visite nous allons manger dans le coffee shop "Shawathin" pour manger une spécialité locale pour Lorène : le rugag, une crêpe omanaise garnie d'œuf, de fromage et de chips. Bon mais pas très copieux. Kevin se laisse tenter par un burger au steak de chameau.

Tout est fermé entre 14h et 16h et la ville se retrouve dans le calme. Rien à voir avec plus tôt dans la matinée où c'était très animé. Nous en profitons pour aller faire une sieste à l'ombre.

Kevin improvise une douche dans les toilettes public (très propre). La petite douchette c'est très pratique !

Nous faisons un tour dans les souks alimentaires : fruits, légumes, dattes. Nous goûtons et achetons la sucrerie locale : le halwa. c'est une pâte gélatineuse à base d'eau de rose, de sucre, de graines de sésames et d'épices, cuite pendant des heures. Cette sucrerie, très apprécié des Omanais se déguste avec le café ou le thé.


Nous retrouvons Mohammed, un couchsurfeur accompagné de son ami Mohammed. Ils nous amènent à un super point de vue pour voir le coucher de soleil sur Nizwa et sur la palmeraie.


Ensuite nous allons au vieux village de Birkat al Mawz. Mohammed nous fait marcher le long du système d'irrigation.

Nous allons boire ensemble un thé/café sur le toit terrasse d'un hôtel et échangeons sur nos différentes cultures : scolarité, monde du travail post covid, famille, loisirs.


Nous retournons à Nizwa manger dans un petit Restaurant. Quand on ne va pas dans des restaurants pour touristes nous mangeons vraiment pour pas cher (moins de 5 euros à 2) et en plus c'est bon. Dernière balade dans la ville avant de trouver un endroit pour passer la nuit.

5
janv

Nous profitons du confort de la chambre d'hôtel, et vers 9h bougeons pour visiter la grande mosquée du Sultan Qaboos. L'entrée est gratuite, pour un monument de cette ampleur, c'est étonnant et appréciable.

 Mosquée du Sultan Qaboos 

Elle est récente (2001) et peu accueillir jusqu'à 20 000 fidèles, dont 750 femmes... Elle est entourée de bosquets fleuris, ça hume bon le jasmin un peu partout.

Les motifs et couleurs rappellent les mosquées iraniennes, mais on ne ressent pas le poids des années ici ...

La salle centrale, sous le dôme, est impressionnante, notamment le lustre ! Elle comprend aussi le plus grand tapis fait main d'une seule pièce au monde (70 sur 60 mètres) et le chandelier est le plus grand au monde aussi apparemment, serti d'or 24 carats.


Salle de prière des hommes 

La météo est très agréable, du genre 29 degrés à l'ombre, et le ciel bien bleu.

Salle de prière des femmes, infiniment plus modeste de par sa taille comme de par les ornements ! 

En fin de visite vers le centre d'interprétation islamique, on est attiré par une distribution de thé et de dattes. Un religieux vient rapidement engager la discussion, et nous fait un petit topo sur l'islam, en commençant par nous rappeler les 5 piliers. Il prône le respect pour tous les prophètes (dont Jésus) pour lui il y en a 25 (Abraham, Ismaïl, Mahomet...) Il trouve important que Dieu soit présent dans nos vies pour montrer le bon chemin, notamment lorsque des "dérives telles que le mariages entre personnes du même sexe " devient possible : à ce moment là j'ai un peu décroché de son discours. Et tenté de lui expliquer qu'on avait récemment fait une super expérience visant au bonheur, à la paix et à l'harmonie, qui s'appelle Vipassana, qui est universelle et laïque. Je suis pas sûr qu'il ait bien capté ce que je disais, bien qu'il ait fait mine de m'écouter. Une chose est sûre, cette expérience de méditation pendant 10 jours nous beaucoup apporté et ouvert à une certaine forme de spiritualité, qui est accessible à tout être humain sans distinction, et rien que pour cet aspect universel, ça me parle et me plaît davantage que tout ce qui s'apparente à une religion ou à un livre sacré.

Bref, on lui fausse compagnie car il est temps d'aller rendre la chambre de l'hôtel, la visite de la mosquée nous a pris plus de temps qu'imaginé. Je remballe à la va vite pour avoir le temps de piquer une tête dans la piscine au 6ème étage, bien que très rapide, ça aurait été dommage de se priver de ce petit luxe !

Midi pétantes, on recharge la voiture, chacun commence à avoir ses petits rituels et espaces de rangement... Puis essayons d'aller voir la mosquée Al Ameen, nous avons compris que les visites dans ces lieux de culte se font du samedi au jeudi entre 8 et 11h, là on est hors créneaux.

Mosquée Al Ameen 

Elle est, elle aussi, très imposante de l'extérieure, récente (finie en 2014), et posée sur une colline, je l'avais repérée depuis la fenêtre de notre chambre d'hôtel. Nous passons ensuite dans un grand centre commercial pour voir la boutique Vodafone, notre carte Sim achetée à l'aéroport ne fonctionne que pour les données mobiles, pas possible d'appeler ou envoyer des SMS... On passe une bonne demi-heure à leur magasin et deux vendeurs n'arriveront pas à résoudre le problème : la solution consistera à mettre la sim dans le portable de Lorène, là tout fonctionne. On profite d'être là pour faire quelques courses au supermarché Lulu, moins cher que Carrefour où on a été la première fois. Nous voilà équipés pour partir dans des zones un peu perdues, on a 25L d'eau potable, de quoi cuisiner 2-3 repas et prendre des petits dejs.

La sortie de Mascate est assez embouteillée et ponctuée de nombreuses zones en travaux. Après une trentaine de kilomètres nous roulons enfin à 110km/h sur une belle 2 x 2 voies, les routes sont en très bon état, attention aux excès de vitesse, des radars sont positionnés tous les 2km environ ! Nous faisons étape au restaurant Al Tashreefat que j'avais repéré dans Google : on mange des plats locaux et copieux pour 1,8 rial à nous 2 ! (4,42€) Du riz avec du poulet frit, une sauce blanche piquante à la menthe, une autre sauce à base de légumes pour moi, le même genre version végétale pour Lorène avec du pain à la place du riz.

Restaurant Al Tashreefat 

Nous reprenons la route, et installons notre premier campement peu avant la nuit, vers 17h, on est à 35min avant Nizwa, en ayant emprunté un petit chemin pour s'éloigner de la grosse route. Un lit de rivière asséchée passe pas loin, on est bien tranquilles, au milieu d'arbres piquants. La tente sera calée à l'aide de cailloux, nous tentons de méditer dans la voiture, bien qu'on y passe près de 3/4 d'heure, c'est trop exiguë, j'ai chaud et du mal à trouver une position confortable, Lorène a froid et s'endort... La prochaine fois on essaiera dans la tente, ce devrait être plus adapté.

Premier campement du voyage ! 

Le soleil se couche et nous avons rapidement envie de faire de même, chacun bouquine un peu, avant de s'endormir vers 20h30 pour Lolo, moi à peine une heure + tard ! En fait on a pas encore bien récupéré du trajet de Lyon a Mascate, et besoin d'une grosse nuit !

4
janv

Au réveil, nous décidons d'aller au grand centre commercial ou se trouve Carrefour pour nous ravitailler en bidon d'eau et acheter de quoi faire des petits dej et une bonbonne camping gaz.

Le centre commercial est luxueux et propre. Pas grand monde fait des achats. Le magasin carrefour est hyper bien entretenu et les personnes que nous croisons sont essentiellement des gens qui y travaillent. Tout est bien rangé et aligné.

Nous filons ensuite nous poser à la plage pour prendre le petit dej et nous reposer. Sieste pour Lorène et baignade pour Kevin. L'eau doit être à environ 26°c !

A 14h nous allons à l'hôtel prendre notre chambre. Le lit est immense et la chambre confortable. Nous avons une piscine sur le toit et une salle de sport à disposition. Nous y croisons personne, on dirait que cet hôtel est vide.

Nous faisons une bonne sieste pour rattraper la fatigue accumulée.

Le soir nous sortons dîner au restaurant Dakanah. Ce restaurant propose des plats traditionnels. Kevin opte pour une assiette avec un mixte de viande et Lorène un assortiment de petits plats végétariens. Un régal ! Nous accompagnons le plat avec une boisson à la rose et un dessert original à base de pain, farine et beaucoup de miel de datte : c'est très sucré et bourratif. Tout ça pour environ 25 euros pour deux.

En sortant nous marchons en direction d'une mosquée. Au bout de 50m de marche à peine, un local nous interpelle et souhaite échanger avec nous. Il est originaire d'Inde et vit à Oman depuis 25 ans. Il nous propose de marcher ensemble jusqu'à une mosquée encore plus jolie selon lui. Sur la route on s'arrête en bas de son immeuble et nous présente sa fille de 17 ans qui apprend le français. Nous continuons la balade et échangeons tout le long. La mosquée est absolument sublime. Elle est immense et très bien entretenue. Pas de défauts visibles, de quoi faire plaisir aux perfectionnistes. Nous visiterons l'intérieur demain. Notre nouveau copain Sadashiv nous offre un thé au lait épicé avant de nous raccompagner à notre voiture. Il apprécierais nous inviter chez lui lorsque nous reviendrons à Mascate fin janvier avant de prendre l'avion pour rentrer en France. Nous sommes partants pour nous retrouver et échangeons nos coordonnées.

Le bilan de cette première journée est positif malgré la fatigue. Nous apprécions la gentillesse des omanais, leur bienveillance et nous nous sentons à l'aise, en sécurité.

Nous avons remarqué que dans les rues nous croisons majoritairement des hommes. D'ailleurs beaucoup d'omanais portent le costume traditionnel :

Il se compose principalement d’une dishdasha ; une robe longue, arrivant jusqu’aux chevilles et souvent de couleur blanche. En coton pendant les périodes chaudes, et en laine en hiver. Sur le côté droit du col, un cordon appelé “tarboucha” permet de diffuser un parfum, de musc notamment.

Sur la tête, ils portent un turban ou un "kumma" : une sorte de chapeau de forme ronde, orné de motifs et de broderies aussi divers que variés. Des trous y sont piqués ayant pour rôle l’aération.

3
janv

Shiraz a été déposée la veille du départ chez papy, avec qui nous avons partagé une bonne galette des rois, le soir avons été invités à manger chez Cathy, les sacs sont bouclés et les affaires vérifiées plutôt 12 fois qu'une : ça y est, 38 mois après notre retour du grand périple du Népal à l'Iran en passant notamment par l'Indonésie et la Mongolie, nous sommes très heureux et excités de repartir à la découverte de contrées lointaines !

On on part du Praz du Nant à pied, et prenons un bus jusqu'à la gare routière de Chambéry. Le chauffeur du Flixbus nous épate de professionnalisme, il est drôle mais exigeant, c'est notamment très appréciable qu'il donne la consigne de mettre son téléphone su mode silencieux, et surtout d'interdire l'usage du haut parleur. J'ai connu un trajet Chambéry-Bruxelles pendant lequel des personnes sans gêne se permettaient de regarder des vidéos débiles sans écouteurs, ça donne des envie de meurtre...

Nous arrivons à la minute près à l'heure annoncée par notre chauffeur-champion, et apprenons dès l'entrée dans l'aéroport que notre vol partira avec 2h de retard. Il y aurait de la neige en Turquie, où nous faisons une escale à Istanbul; ce n'est pas bien grave, nous avions 4h d'attente prévue initialement à l'aéroport d'Istanbul... La compagnie aérienne Pegasus nous donne deux bons d'achat de 10 euros en guise d'excuse pour le retard, et afin que nous puissions patienter en mangeant et buvant un coup, c'est cool. Du coup on petit déjeune les pommes, kiwis, cake et moult trucs que nous avons emmenés une fois le bagage soute enregistré.

Nous apprenons un peu plus tard que le vol a finalement plutôt 3h15 de retard, ça va commencer à être vraiment tendu pour la correspondance à Istanbul ! Heureusement nous volons avec la même compagnie du départ à l'arrivée, on espère qu'ils vont bien gérer la crise.

Après une longue attente, l'embarquement 

Certaines personnes sont quelque peu agacées par le retard, nous prenons ça à la cool en bouquinant. Le survol des Alpes offres un magnifique divertissement, j'ai la chance d'être à la fenêtre.


Quand on atterrit à Istanbul, on fait au plus vite pour sortir de l'avion, et monter dans la navette qui nous amène au hall des transferts internationaux. Notre avion s'est posé à 21h00, le suivant décolle à 21h35, le challenge est énorme pour l'avoir !

Sortis de la navette commence la course, on suit les panneaux "international transfers" , un agent de l'aéroport regarde nos cartes d'embarquement et nous dis "Viiiiite, Coureeez" .

Au scan du bagage cabine par rayon-X on explique aux gens qu'on a une correspondance qui décolle dans 10min pour qu'ils nous laissent passer...

Comme on fait tout à la va-vite, je bippe sous le portique, à cause d'une boîte en métal dans ma poche. Une fois enlevée je bippe toujours, sans raison apparente... Grrr, c'est toujours quand t'as pas du tout le temps que ce genre de chose arrive. Ils me font enlever ma pochette qui contient juste ma CB et mon passeport, c'est galère, et surtout c'est une perte de temps car c'est pas ça qui fait bipper. Bref, ils comprennent que je suis méga pressé, j'ai dit à Lorène "pars devant je te rejoins" pour qu'elle essaye d'atteindre le comptoir d'embarquement avant qu'ils ne l'ai fermé.

Une fois mes affaires récupérées ("eeeeuh, j'espère ne rien avoir laissé sur le tapis roulant ??"), le sprint reprend, et me fait atterrir dans un immense hall, où les panneaux d'affichage manquent cruellement !

Purée c'est tout de même pas compliqué de mettre un gros panneaux "boarding gates" !

Après une poignées de dizaines de secondes déboussolé dans ce grand hall bien rempli de voyageurs, j'aperçois au loin le panneau tant recherché, "Boarding gate", avec même celui qui correspond à notre vol : la course reprend.

A grand renfort de "Sorry ! Plane Take Off in 5min!!", je cours du mieux que je peux en essayant de ne bousculer personne.

Les tapis roulant accélèrent mon trajet, je fini par apercevoir Lorène et son foulard indien une cinquantaine de mètres devant moi, je suis sur la bonne voie !

Ouf, deux agents d'enregistrement et une mini-navette sont encore là à la porte d'embarquement, on prend place dans celle-ci, et on commence à souffler. On s'est pris une bonne suée, mais il semblerait qu'on ait réussi !

Le stress retombe lorsqu'en descendant de la navette la dame au pied de l'escalier qui mène à la porte de l'avion nous confirme que cet avion va bien à Mascate !

Une fois installés, on se demande si nos bagages réussiront à être aussi rapides que nous... un steward à qui je commande un repas complet nous explique en français qu'il y a un système souterrain de gestion des bagages, et que si on est dans l'avion, nos sacs en soute le sont forcément aussi. Ça nous rassure (un peu), après ce stress et cette folle course dans tout l'aéroport d'Istanbul, on serait déçus de ne pas avoir nos affaires à l'arrivée.

Le steward nous indique que 45 personnes manquent dans l'avion, elles ont du faire le choix de ne pas courir comme nous... L'avion ne les attendra pas, c'est un peu bête, il aurait suffit de patienter 10-15min, et qu'un employé de Pegasus assure le transfert d'un avion à l'autre. Bref, pas optimisé tout ça.

On écoute quelques podcasts, on lit un peu, et finalement le temps de se dire "tiens et si on essayait de se reposer et dormir", il ne reste déjà plus que 2h de vol.

On se réveille 45min avant l'atterrissage, au moment du survol de Dubaï, reconnaissable à son île artificielle en forme de palmier. Les rues sont bien éclairées, ici ils ont pas peur de coupures d'électricité !


Limiter vos interactions avec les autres, un beau message de partage, merci BMW
BMW invite cordialement à faire preuve d'égocentrisme, sinon Dubaï vu du ciel, c'est beau et bien illuminé

Je guette ce qui se passe dehors, et a peine ai-je tourné la tête que j'aperçois mon sac à dos en train d'être déchargé de l'avion ! Au top, on est enfin complètement détendus et sereins.

On sort les derniers de l'avion, patientons une bonne vingtaine de minutes avant de passer le service de l'immigration et faire tamponner nos passeports. Moi ils n'ont même pas pris mes empreintes digitales !

On s'achète une carte sim, puis retrouvons non sans mal notre loueur de voiture qui apparemment poireaute là depuis quelques temps. Je lui avait dit de venir 30min après notre atterrissage, il avait préféré que je l'appelle une fois qu'on avait une sim, au final c'est lui qui avait raison, puisque notre avion s'est posé avec plus d'une demi-heure de retard et que c'était assez lent de passer le contrôle des passeports... Il aurait moins attendu s'il avait respecté ce qu'on avait convenu !

Bref, le gars de "Mahd car rental" , un pakistanais qui vit là depuis 5 ans, est sympa, nous emmène à leur bureau où on signe le contrat, nous faisons le tour du véhicule, pas hyper rutilant et affichant 230 000km au compteur, on paye puis on s'éloigne un peu, pour dormir en bordure d'une grosse route.

C'est assez passant, mais cela fait 20h qu'on a pas vraiment dormi, donc pour pioncer quelques heures dans la voiture, ça ira.

Dommage la banquette arrière ne se baisse pas, on opte pour l'option dodo sur les sièges avant bien inclinés, franchement pas trop mal.

À 8h le soleil commence à taper sur les vitres qu'on ouvre davantage pour réussir à respirer (ah oui au fait, on a plus d'eau depuis qu'on a quitté l'aéroport à 4h30), on change de place dans la caisse pour prolonger un peu ce temps de repos. À 9h ce n'est plus tenable, on se lève et partons en quête d'eau !