Carnet de voyage

Népal

14 étapes
60 commentaires
21 abonnés
Dernière étape postée il y a 2 jours
Deux savoyards partent découvrir le monde : première étape de notre voyage, le Népal
1 au 30 octobre 2018
30 jours
Partager ce carnet de voyage
15

Nous avions trouvé un gars qui nous a proposé le trajet Besisahar-Jagat à un prix intéressant, départ prévu entre 7h30 et 8h, ce sera plutôt 8h30, le temps de réunir les 12 compères qui prennent part au voyage, plus un chauffeur qui fera le 13ème ! Nos sacs sont chargés, bâchés et sanglés à la népalaise sur le toit.

Après avoir roulé à peine 5min le conducteur s'arrête dans un garage, soulève le capot, à l'air d'ajouter de l'eau en guise de liquide de refroidissement, puis après on sait pas trop, le capot reste ouvert une bonne dizaine de minutes... Gonflage des pneus, et nous voilà partis pour de bon ! Forcément ça secoue un peu, nous avons la chance d'être devant avec le conducteur et d'avoir la vue sur la route et sur le paysage devant nous. Lors du passage d'une petite rivière, le 4x4 tangue un peu plus que la normale, et la tête d'un touriste assis deux rang derrière nous vient cogner contre la vitre, qui se brise ! Heureusement il n'a rien, en tout cas le chauffeur s'est même pas arrêter pour constater les éventuels dégâts...

Certains montent en moto, chargés, en passant dans la gadoue et dans des petites rivières (20 voir 30cm d'eau), ils ont peur de r...
Petite pause dans notre ascension motorisée vers Jagat ! 

Après 3 heures de Jeep pour parcourir environ 25km, nous nous faisons déposer à Jagat ; alors que nous chargeons nos sacs, deux petites filles nous réclament des bonbons, mais nous n'avons pas prévu ça !

La rando est assez facile, les montées-descentes alternent bien. Nous mangeons au « rainbow view restaurant », avec la vue sur une belle cascade. Ici à 1700m d'altitude nous croisons des bananiers. Par rapport à Katmandou, les prix ont déjà bien augmenté, en gros fois deux. Vers 16h30 nous nous arrêtons prendre une chambre à Tal, un village situé au cœur d'une vallée. Depuis tout petit je rêvais de me réveiller avec la vue sur une rivière (l'idée m'étais venue d'un livre où des enfants grandissent et construisent des cabanes dans la forêt au Canada), là je suis servi !

Tal 

La douche avec chauffe eau au gaz est chaude, celle dans la chambre avec l'eau chaude solaire nettement moins. Les hôtel ici font tous restaurant et d'ailleurs ils offrent parfois la chambre, en échange de quoi on s'engage à manger chez eux ; c'est ce que nous faisons ici. Vu les prix de la bouffe par rapport à la vallée, c'est bien comme ça. Nous mangeons local, Lorène du Dhal Bhat, le plat national qui nous était servi chez Suraj, je teste un pain tibétain recouvert d'un peu de fromage, franchement bon !

Dodo, un gros dej' et c'est parti. Pour cette deuxième journée de marche, je laisse parler les photos :

Niveau végétation c'est un peu la jungle, on ne connaît aucune plante hormis les fougères !.. Sur notre chemin nous apercevons un graaand singe (langur doré ?) qui traverse la route, dès qu'il nous voit il trace sa route, pas eu le temps de la photographier.

Nous distinguons de plus en plus de pics enneigés proches de nous, le chemin n'est pas très difficile à suivre, mais les indications de temps de marche et de dénivelés de notre carte sont souvent fausses ( du genre soit disant censé descendre de 150m de dénivelé en 30m, finalement ce sera 560m de dénivelé positif en 1h45!) Heureusement j'ai pris en photo une pancarte locale au début du trek, elle à l'air beaucoup plus juste que notre carte de rando...

Sur le trajet entre Jagat et Tal 

À chaque village les gens nous demandent si on a mangé et vantent les atouts de leur hôtel (« hot shower, wi-fi »!), ils sont bien à l'affût du touriste. Le midi c'est pizza à l'ail pour Lorène, yak en sauce curry pour moi. Cette pause du midi nous casse, en effet ici quand tu commande un pain tibétain, passe devant les cuisines 2 minutes après et tu verras un gars en train de pétrir la pâte... Du coup entre le moment où on commande et le moment où nous commençons à manger il se passe entre ¾ d'heure et une heure, plus le temps de manger, ça nous retarde pas mal, pour le moment nous avons du écourter nos étapes par rapport à ce que nous devions marcher.


Au soleil il fait chaude à l'ombre bien frais, cet après-midi est essentiellement en sous-bois donc on avance plutôt bien. À 16h Lorène en a marre de marcher et à peur de devoir terminer de nuit (ici à 18h c'est la nuit noire !), nous prenons une chambre à Timang, 2700 mètres d'altitude environ.


J’écris cet article avec la vue sur une montagne enneigée toute proche, le Manaslu (8163m), huitième montagne la plus haute du monde, ça y est nous nous sentons bien être dans l'Himalaya !

Et je le poste depuis Upper Pisang, à Timang la connexion ne marchait plus le matin. Nous sommes à 3300 mètres d'altitude et avons du mal à dormir...

14
14
Publié le 14 octobre 2018

Levés à 6h15, petit dej' dans la foulée, nous partons à pied en direction du la "nouvelle gare de bus".

À vouloir prendre le chemin soit disant le plus court selon google maps on se retrouve vers un bidonville depuis lequel on ne peut accéder au parking des bus... Heureusement qu'on a prévu de la marge, obligés de faire un détour, puis ensuite un peu galère de trouver notre bus, on ne comprend pas trop comment c'est organisé cette gare de bus longues distances.

Notre bus ! On dirait écrit "2948"sur la plaque, mais c'est le 2154 qu'on cherch

Vers 8h15 on a nos places attitrées, et à 9h10 le bus démarre, c'est parti pour Besisahar ! Niveau confort c'est correct, mon gros sac est calé sous nos sièges celui de Lorène entre nous deux au niveau des jambes.

Le trajet durera 7h, plus deux pauses d'une demi- heure chacune, un peu plus qu'annoncé mais avec les paysages tellement différent de ce qu'on connaît, ça ne nous a pas paru trop long : la pluie s'est mise à tombée vers la fin du trajet, et on avait même plus envie de sortir du bus à vrai dire !

Arrivé à Besisahar nous nous mettons en quête d'un lieu où dormir; le premier "hôtel"n'a qu'une chambre avec lit simple à nous proposer, on passe notre chemin (le proprio à pas trop l'air de comprendre pourquoi, il nous dit qu'on peut se serrer dans le lit !). Un mec nous alpague dans la rue pour nous emmener à l'hôtel de son pote, après 2min dans la chambre on se rend compte qu'il nous impossible de verrouiller les fenêtres de la chambre, et qu'il est vraiment facile d'escalader une petite baraque en tôle pour accéder à la fenêtre de notre chambre... J'explique le problème au réceptionniste (enfin un mec qui à l'air de bosser là, dur de comprendre qui gère quoi), qui n'a pas l'idée de nous proposer une chambre sécurisante, on bouge ! On va 20 mètres plus loin, et là nous trouvons une chambre acceptable. À partir d'ici c'est très touristique, donc les prix ont bien monté depuis Katmandou, et il faut négocier, chose que nous n'avons pas fait pour cet hôtel. En fait en gros faut gérer pour payer que la bouffe, qu'on est alors obligé de prendre là où on dort, et avoir la chambre gratuite...

Le restaurant de l'hôtel est doté d'une terrasse sympa avec une jolie vue. Le travail de design de la carte du resto est remarquable :

Généralement les carte des resto sont tellement sales qu'on essaye de ne pas trop les toucher !
13
13
Publié le 11 octobre 2018

Hier nous sommes allés déposer nos passeport à l'ambassade d'Inde, pour qu'ils collent le VISA dedans. Rdv pris pour le lendemain 16h, malheureusement pas possible avant, afin de récupérer le précieux papier.

Sur le chemin entre l'ambassade et le tourist center, l'armée semble s'entraîner, mais le public ne peut pas accéder au défilé

Ensuite on file au Tourist center payer notre droit d'entrée dans le parc des Annapurnas. Nous traînons dans l'après-midi dans les rues du quartier touristique Thamel, en quête d'infos sur les bus pour rejoindre Besisahar, en vue d'entamer enfin notre trek. La météo annonce -1 degrés au plus chaud de la journée au dessus de 4000m d'altitude, du coup nous nous procurons une paire de gants en laine made in Népal.

Rien de bien passionnant à vous raconter sur la fin de cette journée...

Les bus locaux sont toujours bondés... Dans un van, Toyota Hiace, ils rentrent à une bonne vingtaine !
Un véhicule typique, avec lequel sont souvent transportées de lourdes charges
#tunetoncamionbenne!
Tout comme le viande, le poisson frais se conserve à l'air libre !

Le lendemain ourah (!), nous chopons un ticket de bus pour quitter la capitale, et récupérons ENFIN notre VISA indien ! Voilà nos deux victoires de la journée. Pour fêter ça nous buvons une bière au jardin des rêves, parc paisible se trouvant en plein centre ville. Aucun parc gratuit n'existe (ici c'est 200 roupies), sur la carte de la ville on voit un grand espace de verdure, auquel personne n'a accès et qui a l'air de surtout servir à l'armée...

Ces deux dernières journées étaient plutôt chiantes, on connaît bien les rues de Katmandou désormais... Nous sommes contents de partir demain à 9h pour Besisahar (Le trajet est censé durer 6h pour 173km, apparemment en pratique c'est plutôt 7 voir 8h), et si le timing nous le permet, nous irons jusqu'à Jagat, endroit depuis lequel nous commençons le circuit des Annapurnas.

Voici donc le deuxième article publié ce jour, nous aurons sûrement très peu, voir pas du tout accès à internet pendant les deux semaines à venir, alors voilà ...


NAMASTE

12
12

Nous avons quitté Bhaktapur pour se rapprocher d'avantage de Katmandou et visiter le temple hindou de Pashupatinath. C'est étonnant comme à chaque lieu sacré où l'on trouve un peu de verdure les singes aiment vivre ! Ce temple est le plus important du Népal pour les hindous, il est la maison du dieu Shiva, et se trouve au bord de la rivière sacrée Bagmati, qui se jette plus loin dans le Gange. En temps que non-hindous nous ne sommes pas autorisés à aller dans la cour du temple. C'est un lieu de crémation : après avoir été nettoyés et purifiés, les corps des défunts nus, sont emballés dans des tissus orange (symbole de purification) et blanc (couleur du deuil). Ici le corps meurt mais l'âme se réincarne. Les flammes qui embrasent et brûlent le corps produisent la fumée qui aide l'âme à s'élever. Selon notre karma (= Le Karma signifie action, et se réfère aux actions physiques, verbales ou mentales intentionnelles. Ces actions laissent des empreintes ou des graines sur nos courants d’esprit, et les empreintes mûrissent dans nos expériences lorsque les conditions appropriées se réunissent) nous serons réincarnés en humain, plante, insecte... Nous n'avons pas trop approfondi la question, initialement nous visitions par nous même, puis Hamit, un jeune népalais, est venu nous parler, il parlait très bien anglais et a expliqué énormément de choses sur leurs rituels, leurs dieux, leurs traditions, la façon dont se déroule la crémation... Mais tout ressortir ici serait exhaustif, et je dois avouer qu'avec l'effort de concentration pour comprendre sur le moment, j'ai eu du mal à intégrer beaucoup de choses.

Chauffe le barbeuc Marcel, on a faim !
En bas à gauche, des chaitya, sorte de mini-temple ! 

Hamit est né dans ce quartier et agrandi à Pashupatinath, ça se sent, il nous emmène à l'écart et nous montre un endroit inédit, où l'on trouve des statues et stuppa au fond de petites grottes. Les visiteurs sont donc autorisés à assister aux crémations. Lorsqu'un fils a perdu son père, il se fait raser la tête, pour porter son deuil. Nous ne voyons pas de femmes au bord de la rivière aux endroits où se déroulent les crémations (sur les ghâts), elles restent en retrait dans les bâtiments à côté apparemment.Les cendres du défunts seront jetées dans la rivière, le flot continu de celle-ci symbolisant l'éternel renouvellement, la fin d'un cycle et la renaissance sous une autre forme.

Nous croisons des Sadhus, assis autour des chaitya (les mini-temples), ils méditent car ils ont choisi la voie du renoncement, qui les fera errer de lieux saints en lieux saints, dans une longue quête pour s’affranchir de tout attachement. Ce sont des ascètes. Ces fidèles de Shiva se laissent pousser les cheveux et s’enduisent le visage de teinture ou recouvrent leur corps de cendres pour marquer leur allégeance au dieu rebelle. Ils posent volontiers sur une photo si vous leur donnez de l'argent !

La visite prend la forme d'une discussion, nous posons des questions et Hamit y répond; nous nous faisons "bénir" (est-ce que ça se dit pour les hindous ?..) :

Et on repart avec un point rouge au milieu du front et des fleurs par dessus l'oreille
Entrée de Pashupatinath
Avec notre super guide improvisé, Hamit

Après avoir bien parcouru le parc de Pashupati en long, en large, en hauteur et en travers, nous quittons notre guide improvisé pour aller voir Bodnath, un temple bouddhiste.

Nous marchons une demi-heure pour nous y rendre, et traversons un quartier qui semble plutôt riche, avec des maisons dignes de ce nom (oui je sais, les photos ci-dessus illustrent mal ce que je raconte).

Lassés d'être pris pour des vaches à lait, nous faisons demi-tour quand à l'entrée principale du temple un garde nous ordonne d'aller payer la taxe.Nous avons déjà payé 7,4€ par personne pour accéder à Pashupatinath, et le fait que ce ne soit payant QUE POUR LES TOURISTES est un peu rageant (surtout lorsque nous n'avons même pas le droit de rentrer dans le temple)... Donc maintenant on a compris la combine, nous allons 100 mètres plus loin et accédons gratuitement par une petite ruelle au temple bouddhiste...

La fin d'après midi est idéale pour se rendre ici, avec le coucher du soleil et les gens qui marchent tous autour du temple dans le sens des aiguilles d'une montre, le spectacle est grandiose.

Bodnath 

Nous pouvons accéder à l'intérieur des temples bouddhistes, contrairement à certains temples Hindous. Le bouddhisme est d'avantage une philosophie qu'une religion, et nous paraît plus simple à comprendre que l'hindouisme.Certains bouddhistes me croient en aucun dieu. Malgré le monde nous nous sentons bien en ce lieu, et mangeons dans les parages, une excellente pizza !

C'est la première fois que nous trouvons de la nourriture occidentale correcte. Les plats népalais sont bons, mais vite répétitifs.

Cette journée fut assez intense et bien remplie au final, nous marchons beaucoup (25 000 pas d'après l'appli de Lorène, soit autant qu'une grosse journée de rando dans les Écrins !), et les trottoirs qu'on emprunte ne sont pas toujours nickel. Imaginez qu' une personne en fauteuil roulant doive passer par là... Bon courage !


Nous tenions à vous montrer à quoi ressemble les boucheries ici : l'usage du frigo est loin d'être la règle !

C'est la raison pour laquelle Lorène évite de manger de la viande ici

Vous boiriez laquelle ?

Celle de gauche sort du robinet de OYO Guest house, celle de droite est une eau en bouteille !.. ;) 
11
11
Publié le 9 octobre 2018

Toujours calé sur le rythme campagnard, je sors vers 6h du matin faire un petit tour et surtout acheter de quoi prendre le petit dej' : et je comprend d'où venait ces bruits et chants qui ont aidé à me sortir du lit, c'est la prière commune des hindous.

C'est bien animé et plutôt plaisant d'avoir l'impression d'être le seul occidental à profiter de cette agitation originale, le marché bat son plein sur la place Taumadhi... Juste à côté d'où nous logeons se trouve le quartier de la poterie. J'achète quelques pâtisseries locales, qui rappellent sérieusement les pâtisseries arabes (mais moins de choix, et moins élaboré), chope 2 thés et nous déjeunons tranquillement dans notre chambre d'hôtel. Cette ville me rappelle étrangement Fès, au Maroc, résolument tournée vers ses traditions et riche de nombreux artisans.

Nous partons découvrir la ville, à pied, ce n'est pas très grand. Je laisse les photos parler, nous n'avons pas pas pris de guide, et comme il n'y a absolument aucun panneau informatif ou autre, pas appris grand chose culturellement : mais c'est BEAU.

Taumadhi sqaure

Jusqu'à présent on peut dire qu'on s'en sort bien niveau météo, il fait chaud et beau de 10h à 18h, et les nuits sont un peu fraîches, parfait pour bien dormir.

Place du Darbâr de Bhaktapur 
En chemin vers Dattatreya square 
Au moins l'un des 2 sacs Nike est faut !
Quelques bizarreries en vrac... 

Vous remarquerez que la rivière sert de dépotoir. On ne trouve des poubelles que dans les lieux classés au patrimoine mondial de l'UNESCO, pour lesquels les touristes que nous sommes payent un droit d'entrée compris entre 7 et 12€.

Poisson chat, petit gâteau gras et sucré ? J'ai vite fait mon choix !



Nous nous rendons à la porte est de la ville (anciennement fortifiée), pour voir ces grands bassins :

Nous dînons sur une terrasse avec vue sur la place Dârbar, Lorène a pris un plat typique d'ici qu'elle a bien aimé, moi c'est carrément pas bon, très peu de saveur. Le service est toujours aussi foireux, au moment de payer je dis : "do you take credit card", le serveur me répond que oui, je lui file la CB, et il me sort "what's your PIN number sir ?" ... LOL

Nous descendons pour régler ( et que je puisse taper mon code sans avoir à le lui donner et en le laissant partir avec ma CB !), au bout de deux tentatives leur machine marche pas. Nous payons en cash, il a pas de quoi rendre la monnaie, monte de deux étages et jette de là haut la monnaie à nous rendre à son collègue cuistot resté avec nous... Très classe ! Sinon la bière locale est bonne, mais malheureusement c'est 3-4€ la pinte (voir 65cL des fois), quand on sait qu'on peut faire un repas pour 50cts d'€, ça fait un peu mal de mettre ce prix... Mais je l'apprécie d'autant plus, et c'est bien là le principal !

Seconde nuit à l'hôtel Subbah Guest house, re-petit dej' à base de pâtisseries sympas, dernier petit tour dans la ville pour passer la porte royale (derrière laquelle nous pensions ne pas avoir le droit d'aller), puis nous montons dans un taxi, après avoir obtenu la course à 50% du tarif proposé initialement, direction le temple de Pashupatinath, pour les hindous, le lieu saint le plus important du Népal, et le stuppa bouddhiste de Bodnath.


À découvrir dans le prochain épisode !..

10
10

Nous prenons un dernier repas (à 10h du matin) avec Suraj et sa famille, nous faisons nos aux revoir et le remercions chaleureusement. Ils nous offrent des cadeaux, un chapeau typiquement népalais que portent surtout les anciens, et un haut de tenue traditionnelle de paysanne : c'est très gentil et touchant de leur part. On remarque que les népalais taillent plus petit que nous !...




Nous partons à pied en direction de Dhulikhel, le cœur rempli d'émotions suite à cette magnifique rencontre.



Cette marche est l'occasion de traverser de nombreux petits hameaux avant de rejoindre la bruyante ville.


Environ 2h plus tard nous arrivons à Dhulikhel par des champs de riz.

Nous essayons les bus locaux pour la première fois, avec nos gros sacs à dos on prend beaucoup de place, mais les népalais n'hésitent pas pour autant à venir s'asseoir à nos côtés, les bus sont souvent bien remplis, et mieux vaut une petite place assise qu'une place debout ! L'ambiance est au rdv, avec la musique à fond, quand la radio veut bien capter ! Le trajet ne durera qu'une heure environ, bon il faut dire qu'on avait que 16km à parcourir...

Les ravages du séisme de 2015

Nous arrivons à Bhaktapur, dont le centre historique est classé au patrimoine mondial de l'Unesco; nous nous acquittons de la taxe de 1500 roupies (11€ par personne) que chaque touriste doit payer. Nous constatons effectivement que le centre ville est plus propre que ceux que nous avons vu jusqu'à présent.

(Ça c'est juste avant de d'entrer dans la zone payante ! )

Il faut dire que franchement, le Népal est sale. En fait il n'y a tout simplement pas de poubelle, ce qui les dispense de mettre en place un système de ramassage des ordures... Nous cela nous gêne, nous nous trimballons parfois des déchets jusqu'à trouver un endroit "correct" où les laisser.

La ville est belle, nous la découvrons un peu tout en cherchant un hébergement, puis profitons du confort de l'hôtel une bonne partie de l'après-midi (douches, lessives, charge des appareils électroniques...)

Nous sortons manger dans un restaurant doté d'une agréable terrasse, mais très cher au vu de la qualité de ce qu'on a dans l'assiette, et du service assez déplorable : rien de grave, mais a été habitué différemment en France. Ici les plats n'arrivent pas forcément en même temps, on vous amène le dessert alors que vous êtes en train de finir le plat principal, quand je demande "il y avait pas un café ou thé prévu avec le dessert dans ce menu ?" un servir me répond non, sûr de mon coup je demande à un autre qui me dit "oui Monsieur, vous voulez un thé ou un café". Y'en a même un qui a tenté de m'enlever la mayonnaise alors que j'etais en train de finir mes frites ! Marteau le type... lui ait sorti les crocs il a vite reposé la mayo sur la table, après avoir compris qu'il venait de jouer avec sa vie. Bref, c'est foireux, et mieux vaut aller dans des bui-bui qui font de la bonne bouffe locale, ça revient 10 fois moins cher et c'est meilleur !

9

Un petit tour sur la plus haute colline du village à 6h, mais cette fichue brume ne bouge pas, je distingue bien des montagnes, mais pas la chaîne himalayenne au loin... Dommage, c'est LE truc à voir depuis cet endroit. La mousson s'est terminée récemment, et on a de la pluie entre 13 et 16-17h généralement. Nous nous sommes adaptés au rythme des paysans, levé 5h45, p'tit dej, déjeuné à 10h, repas du soir vers 18h30. Nous nous sentons vivre en avance de 3h par rapport au rythme français, quand il est 13h dans mon corps c'est déjà la fin d'après-midi !

Au stupa de Bhanjyang de bon matin
Matinée tranquille, jeux avec les enfants... 

La journée de Suraj commence avec la traite de la vache, il amène ensuite le lait au magasin du village qui le vend. Ensuite il sort les animaux, certaines chèvres restent attachés, parce-qu'elles iraient dégommer leur cultures, la vache probablement car ils n'ont pas d'enclos et qu'elle risquerait de s'enfuir loin... La pauvre reste attachée du début d'après-midi jusqu'au petit matin dans l'étable à l'intérieur de la maison, une fois dehors elle n'a toujours pas sa liberté de mouvement. Nos hôtes sont hindouistes et la vache est sacrée pour eux : cela signifie qu'ils n'en mange pas, ne sont pas censé la toucher (j'ai quand même vu Suraj la violenter un peu pour qu'elle se pousse), elle est l'incarnation de la bonté, l'altruisme et l'amour maternelle. Elle incarne également leur principal dieu : pour ma part, je me dit qu'une vache savoyarde a une bien plus belle vie, en ayant le bonheur de pouvoir brouter dans les alpages et être plus fréquemment libre de ses mouvements ! Peut-être vaut-il mieux finir en steack et vivre libre, qu'être vénérée sans réellement vivre comme une déesse, et finir enterrée ?

La femme de Suraj attaque sa journée par aller chercher du fourrage pour les bêtes, elle remonte avec environ 20 voir 30Kgs de verdure. Elle fait la vaisselle et différentes tâches ménagères. À chaque fois qu'on propose de l'aide ils nous réponde que c'est bon; sa femme n'a pas l'air de sortir beaucoup de la maison... Il faut dire qu'à chaque fois que nous sortons dans le village, on ne croise que des hommes, ou alors des femmes âgées.

Rien de bien planifié pour ce dernier jour ici, après notre déjeuné de 10h nous partons en direction du terrain de foot, se promener, en passant par des terrasses où la culture des patates prend le relais suite à la récolte de maïs.

On se pose regarder un peu les tirs au but au terrain de foot, puis nous montons au sommet de la colline à côté, contempler le paysage. Tout en écoutant les cigales locales, que voici :

Après un vol de drone et avoir pris un coup de chaud, on redescend vers le terrain de foot où un match démarre. Suraj n'a pas énormément d'occupation en ce moment, le maïs étant récolté et les pommes de terre en place, les paysans ont peu d'occupation dans le village à ce moment de l'année.


Quelques gouttes de pluie nous font rentrer à la maison, où l'on se pose pour discuter.

notre coloc !
La ferme prêtée à Suraj

Journée reposante, au rythme des légumes qui poussent, Suraj nous raconte sa mésaventure lorsqu'il a tenté d'aller travailler à Dubaï pour gagner pas mal d'argent, mais qu'en fait pour faire court, il s'est grosso-modo fait entuber de 2000 US$. L'idée de venir travailler en Europe pour gagner rapidement ce qui représente une grosse somme d'argent au Népal (ici le SMIC mensuel est censé être à 175€, il nous a dit avoir travaillé à Katmandou dans un genre de petite épicerie, pour 73 US $/ mois), et pouvoir construire une maison solide pour sa famille, lui plaît beaucoup. Suraj nous a montré la maquette de la maison de ses rêves q'il a construit avec du carton. Il lui faudrait mettre 12 à 15 000$ de côté pour réaliser ce projet. Le souci est qu'il faut pouvoir obtenir le VISA français, et d'après ce que j'ai vu, le meilleur moyen pour le décrocher est de trouver un employeur et signer un contrat, pour pouvoir sortir du Népal... Nous verrons à notre retour si il est possible de l'aider en ce sens.

Ce soir pas d'électricité = dodo tôt !


Vous êtes désormais une vingtaine d'abonnés à nos publications, merci de nous suivre, de commenter, ça motive à continuer !

8

Après s'être fait servir le petit déjeuner au lit (thé-biscuits), nous sommes partis avec Suraj et Pauly, une autre couchsurfeuse, nous balader jusqu'au monastère Namo Buddha. Suraj nous annonce 1h de marche, ce sera plutôt 3h, les népalais compte pas les temps de marche comme nous !

De Kavre Bhanjyang à Namo Buddha 

Nous nous arrêtons manger dans un petit restaurant au monastère, mais c'est nettement moins bon que chez Suraj ! Le monastère compte environ 600 moines, ambiance zen, silencieuse et meditative. Nous sommes rentrés dans le temple, après avoir enlevé nos chaussures. Malheureusement les photos sont interdites à l'intérieur et c'est très dommage ! Les décors sont magnifiques, colorés et bien entretenus, c'est nettement moins moins austère qu'une église, même si ça fait parfois un peu kitch... (Selon Kevin)

À l'entrée du monastère se trouve une clinique, prévue pour les moines, mais qui peut servir aux locaux en cas de besoin.


Pauly part vers Panauti tandis que nous rentrons au village. On termine le trajet dans un bus scolaire dont Suraj connaît le chauffeur, il nous dépose pile devant chez lui. En effet une bonne partie de la rando est sur la "route", on est contents de se faire ramener comme nous sommes déjà passés par là ce matin.

Nous arrivons à temps pour esquiver la pluie du début d'aprem, et après une bonne sieste nous allons sur la colline la plus proche , pour voir le coucher du soleil. En fait une petite dizaine d'amis à Suraj sont là, il leur a parlé du Mavic et ont bien l'intention de le voir voler ! Du coup je fais un vol, c'est la première fois qu'un drone filme leur village, j'en suis assez fier, même si ce genre d'événement risque bien de se reproduire dans les mois à venir !

Applaudissements à l'atterrissage , vidéos du pilote en action, ce fut une sacré attraction !

Ce n'est pas aujourd'hui que nous distinguerons clairement la chaîne himalayenne, le ciel est toujours assez voilé à l'horizon. Ça fait 2 jours que nous allons à cet endroit au lever du soleil (5h45) avec l'espoir que ce soit dégagé, mais en vain. Nous décidons de rester encore une nuit, parce qu'on est pas pressés de retourner à la ville et que l'on sent que ça ne gêne pas.


Une rapide douche chez son cousin qui dispose salle de bain, et c'est l'heure du dîner, qui est toujours aussi bon. Les villageois sont souvent amenés à manger la même chose tous les jours car ils font avec les produits qu'ils ont à disposition et avec leur production.


Parfois l'électricité coupe, pendant une durée indéterminée, allant de 15min à plusieurs heures. Voilà pourquoi cet article a un peu tardé à être publié !

Peur de devenir des poules mouillées !
Donner du fourrage pour qu'elle passe une bonne nuit
Chez Suraj et sa famille 
7
7
Publié le 5 octobre 2018

Nous prenons le super petit dej' du BlueMountain Homestay et allons amener au service concerné le formulaire de demande de VISA pour l'Inde, qu'on a bien galéré à refaire en ligne (le genre de truc qui bug quand tu as passé 20 bonnes minutes à le remplir et que t'es obligé de tout recommencer...)

Le p'tit dej : banane, pomme, thé, pain grillé, mini-dose de confiture + beurre, omelette ou œufs durs !
Il nous faudra 1h30 pour parcourir les 31km qui nous séparent de Dhulikhel

Cette fois la demande de VISA est acceptée, nous devons revenir le 10/10 pour déposer nos passeports. Si tout va bien le 11/10 on récupérera ces derniers ainsi que notre VISA pour l'Inde... On repars soulagé en direction de l'hôtel, où un taxi nous attend pour nous déposer à Dhulikhel. Le trajet est l'occasion de découvrir d'autres paysages que la bruyante, poussiéreuse et stressante Katmandou. Les ravages du séisme de 2015 sont encore présents, et pas uniquement dans la tête des népalais...

nous arrivons à l'heure du repas, et la pluie nous accueille chaleureusement, super occasion d'étrenner nos Gore-Tex et housse de sac !

Rien d'intéressant à Dhulikhel, puis sous la pluie battante de toute façon on a pas envie de traîner, on cherche désespéramment un bus pour nous emmener à Kavre Bhanjyang, où Suraj, un couchsurfer, nous attend. En raison de la pluie, et d'un festival, ça paraît compliqué de trouver un bus (et oui, quand il pleut, ya moins de bus !), bref on monte dans la voiture d'un autochtone qui s'est présenté à nous comme chauffeur de taxi. Je pense qu'il est à peu près autant chauffeur de taxi que moi danseuse étoile, le trajet dans sa petite "voiture" sera assez funky : à côté, la Punto de Lorène, c'est une Rolls Royce ! C'est assez marrant de voir que le pote de notre conducteur arrive à lire son journal paisiblement, malgré la route qui tourne beaucoup, les bus qui nous frôlent, les nids de poules géants, les essuies-glace qui fonctionnent pas !..

Nous sommes super bien accueillis par Suraj et sa famille. Ils ont un enfant de 3 ans, et sont paysans.

Il nous emmène faire le tour du village, il connaît tout le monde, puisque c'est là qu'il est né et a grandi, jusqu'à ce qu'il parte faire ses études de management à Katmandou.

Super panorama depuis le sommet du village, on va tenter d'y aller au lever du soleil pour apercevoir la chaîne himalayenne

C'est très rural et pittoresque, nous rencontrons sa cousine, sa grand-mère... Et réalisons pleinement le grave impact qu'à eu le tremblement de terre en 2015 : 15 000 morts, des dégâts matériels énormes. Suraj a perdu son père, plusieurs proches, et sa maison familiale lors de cet événement tragique. Ça ne l'empêche pas d'avoir constamment le sourire et de l'énergie : il en faut pour faire tourner une ferme comme la sienne. Suite à 2015, avec sa femme et leurs bêtes ils ont dans un premier temps été logés sous des tentes d'une ONG venue aider à compter les morts et soigner les blessés. Son père en faisait parti et a succombé à ses blessures 8 jours plus tard... Ils ont ensuite logé un peu plus bas dans la vallée chez de la famille, avant de devenir gardiens du lieu qu'ils occupe actuellement. Cette ferme appartient à une famille de népalais partis au Canada, Suraj doit leur donner la moitié de ses récoltes en guise de loyer. Le problème c'est que d'ici 6 mois, un an, les propriétaires vont revenir et ils devront déménager. Mais ils n'ont nulle part où aller, le tremblement de terre de 2015 a détruit grosso-modo tout ce qu'ils possédaient. Ils n'ont reçu aucune aide du gouvernement, n'avaient évidemment pas d'assurance pour leurs biens, et les ONG ne sont pas restées longtemps : elles interviennent pour les situations de crise, mais pas dans la reconstruction sur le long terme malheureusement...

notre chambre !

En plus de la culture de pommes de terre et de tomates, ils ont quelques bêtes : une vache, 5 chèvres, 5 poules. Tout ce petit monde habite dans la maison avec eux/nous ! :D Ils nous servent un repas népalais, on discute et il nous raconte les temps très difficiles vécus depuis 2015. Leur fils (Suri ? dure de mémoriser les prénoms, faut qu'on fasse un effort) est un vrai rayon de soleil dans leur histoire bouleversante, il est SUPER drôle ! On va rester ici vraisemblablement jusqu'à samedi ou dimanche, ensuite on aimerait visiter Bhaktapur, puis Patan et/ou le temple de Pashupatinath.


La vue devant chez Suraj, au village de Kavre Bhanjyang 
J'écris l'article et retouche les  photos depuis ici, en dégustant discretos une petite bière népalaise
6
6
Publié le 5 octobre 2018

Après avoir perdu pas mal de temps avec le proprio de l'hôtel qui possède plusieurs business et aimerait bien nous vendre certains services, nous nous dirigeons vers le service de délivrance des VISAS pour l'Inde. Une bonne heure et demi d'attente, qui nous laisse le temps de rédiger le précédent article ! On a croisé une française qui nous a filé de bons tuyaux, du moins confirmé certaines infos qu'on avait eu sur internet, notamment sur la possibilité de faire un trek sans guide... Grande déception quand vient notre tour de donner notre formulaire, certains trucs ne sont pas remplis tel que le souhaite l'ambassade : on le savait, donc pour des micro détails on doit refaire nos formulaires. Franchement : ils font chier !

Travaux accrobatiques pas très sécur, de bon matin !
Fabrication de goudron !
Grand papillon, vu sur la plus haute terasse de notre hôtel

Du coup il est l'heure de manger, pour se consoler de n'avoir pu entamer nos démarche de VISA pour l'Inde, on mange comme quatre des raviolis farcis et des nouilles ! Nous rentrons à l'hôtel pour re-remplir le formulaire, arrivé là on se dit qu'on va plutôt aller acheter notre permis de trek et régler le droit d'accès au parc des Annapurnas, du coup direction le "Tourist service center". Ce bâtiment est gardé comme un truc gouvernemental important, nous y allons en taxi, ça nous permet de pas avoir à être aux aguets constamment... Vu qu'il n'y a pas de trottoir (ou très rarement), pas de feux de circulation, pas vraiment de règle sur la route, se déplacer à pied dans le centre requiert beaucoup de concentration et de vigilance, si on veut rester en vie !

On chope le permis de trek et le papier pour le parc rapidement, et reprenons tranquillement le chemin de l'hôtel où le propriétaire nous attend à 20h pour le dîner, il nous invite. En route on se renseigne sur la possibilité d'envoyer un colis en France, on voit plein de joli objets/vêtements qu'on aimerait pouvoir emmener !.. Une agence de tourisme nous indique qu'il n'y a pas de bus touristique pour aller à notre prochaine étape, Dhulikhel. Nous avons repéré la gare centrale des bus locaux, en effet pour 44cts d'euro on pourrait aller à Dhulikhel mais ces bus n'ont rien de rassurant : ils sont blindés de monde, vieux, et personne ne trimballe de gros sac comme nous...

Nous buvons un verre dans un bar mexicain sympa (mais cher !), prenons notre repas du soir avec Kuti, le big boss de l'hôtel. Il a été guide de montagne (comme la plupart des népalais qui ont plus de 40 ans j'ai l'impression !) et gère différentes entreprises : agence de trek, de voyage etc... Il nous confirme qu'en Inde il faudra être nettement plus méfiants qu'ici. Le repas est très bon : chapatis (galette), concombre rouge au cornichons, légumes épicés, riz. L'accueil est top, et c'est la première fois du voyage que nous sommes invités par des locaux, on se sent un peu moins touristes.

Cocktail zombie + apéro oignons-patates-champignons-ail

Kuti nous arrange le trajet vers Dhulikhel avec un taxi, au lieu de mettre 2-3h pour faire les 26kms qui nous séparent de cette ville, on devrait mettre entre 1h et 1h30, et nous serons plus serein lors du trajet.

Là bas nous devons retrouvons Suraj, un népalais de 26 ans qui s'est proposé de nous héberger via couchsurfing, nous y passerons la nuit de ce soir, demain nous irons voir un monastère (Namo Buddha).

Là je range l'ordi, faut que j'aille ranger mon sac pour que nous libérions la chambre avant de retourner au service de demande de VISAS pour l'Inde : on espère que cette fois notre dossier leur conviendra !

Peu probable qu'on ait accès aussi facilement qu'ici à l'électricité et internet dans les prochains jours...

5
5

Nous avons commencé la journée par tenter de retirer du liquide : aux 3 premiers distributeurs auxquels on a essayé, ça ne marchait pas. Bon... Au 4ème au miracle, le débit de 25 000 roupies népalaises (189€) est accepté ! Sauf qu'après avoir fait du bruit de machine qui compte et prépare des billets pendant 2 minutes, après avoir affiché "please collect your cash', bah aucun cash n'est sorti. Et le bouton orange à côté de l'endroit d'où son censés sortir les billets s'est allumé. Hum hum...

Premier jour de voyage = première galère et grosse frayeur. Lorène est restée vers le distributeur pendant que j'ai essayé de trouver de l'aide et passer des coups de fils à la banque qui gère cet ATM... Après plusieurs tentatives infructueuses, un népalais sympa les a appelé pour moi, ils nous ont dit passez à l'agence... On a perdu du temps pour que la femme au comptoir nous dise "ça DEVRAIT vous être remboursé automatiquement... : OK ! On a chopé un wi-fi, checké le compte bancaire N26 de Lorène,et grâce à cette super banque qui affiche instantanément tous les débits/crédits de la CB on a vu que ça avait effectivement été débité puis remboursé ! Ouf, plus de peur que de mal, au final ça devait juste être qu'il n'y avait pas assez de monnaie dans la machine...

Pour décompresser de ces émotions nous buvons un verre en terrasse d'un resto assez chic (pour le Népal).

Ensuite nous poursuivons par une promenade dans Katmandou, direction "le temple des singes", Swamyanbunath. On avait envie de marcher, on est passés par des rues animées où l'on croise peut de touristes. Petit en cas de beignets frits à la pomme de terre. On paye avec un billet de 1000 roupies (7,4€) le mec qui tient le stand béni le billet et le posant sur son front et en l'embrassant, il a pas du en voir souvent. Il est obligé d'aller plus loin pour faire de la monnaie !

Le temple porte bien son surnom de "monkey temple", ils sont partout, se courent après, se cherchent les puces et se promènent au milieux des gens. Parfois ils se battent entre eux pour un bout de pain, voir parfois avec des chiens ! Dog VS Monkey, round one : FIGHT !

Nous ils nous laissent tranquille, nous gravissons les raides marches jusqu'au temple

On paye l'accès, comme tous les touristes. Les Népalais ont l'air d'être exonérés... Celui-ci domine la ville et offre un joli panorama. Cependant nous ne nous sentons pas trop en sécurité, on fait bien gaffe à nos sacs qui ont l'air d'intéresser certains groupes de jeunes... Nous apprécions la beauté des temple, dommage qu'il n'y ait aucun panneau d'information concernant son rôle, sa date de construction etc.

On chope un taxi pour Durban square, se déplacer à pied dans la ville avec toute l'agitation et le trafic qui y règne nous fatigue déjà. En arrivant là bas, nous engageons un guide pour avoir cette fois des explications sur les temples. La visite dure une heure, on en voit des différents, construits entre le XIIème et XVIIIème siècle. Plusieurs on été totalement détruits lors du séisme de 2015, c'est malheureux pour un site classé au patrimoine de l'UNESCO. Les travaux de reconstruction n'en sont qu'à leur balbutiements...

Kumari Ghar
Temple Dhansa, 1673
L'ancien palais royal, qui n'a pas succombé au séisme mais pas loin !
Temple Kama Sutra, ou love temple !
Durban square 
Temple Taleju, construit en 1564  

C'est un lieu très touristiques, les mendiants le savent et tentent d'obtenir quelque chose de nous. Une jeune femme ira jusqu'à envoyer son enfant presque nu d'environ 2 ans marcher dans nos jambes, en lui expliquant de nous dire "Hello", pour s'attendrisse et donne de l'argent. Une autre, alors que nous sommes assis, veut nous vendre de l'eau, comme on n'en veut pas elle commence à caresser le visage de Lorène : allez hop, on bouge !

Sur le trajet on croise une femme à terre, avec 2 enfants, l'un de 2 ans environ, sans vêtements, sur le trottoir, l'autre doit avoir 3-4 mois maximum. Et elle implore du regard un don de notre part. C'est dur...

Après la visite nous rejoignons notre quartier, Galko Paka, dans Thamel, une fois de plus nous sommes les seuls touristes à arpenter les rues. La plupart prennent certainement des taxis ou rickshaws ( ?) , en tout cas on croise pas beaucoup d'occidentaux.

Les policiers font un boulot impressionant, ici on a pas croisé un seul feu...

Cette journée fut assez éreintante, nous rentrons dans un restaurant à 17h30, où nous commandons un plat typiquement népalais. C'était bon et copieux, assez épicé mais supportables pour nos papilles d'européens !

Repas népalais 

En sortant du resto il fait nuit et la digestion nous fout un coup de barre, nous rentrons à l'hôtel. Ça fait du bien de se retrouver dans un endroit calme, en arrivant le gérant nous offre du thé et nous invite à dîner avec lui le lendemain soir.

Après quelques discussions et recherches, nous décidons de déplacer le blog ici.


En bonus une vidéo d'un policier qui fait la circulation :

4

Après une dernière semaine en Savoie pour le moins gastronomique, nous sommes montés à Paris avec Vincent en covoiturage. Sympa et arrangeant, le trajet est passé vite ! Puis là les gros problèmes ont commencés... Après avoir pensé in-extremis à embarquer mon plateau de fromage encore bien garni dans la capitale, nous l'avons oublié dans la voiture de notre covoit'... Thomas nous a bien accueilli, repas, discussions, dodo.

Tour Eiffel et buttes Chaumont 

Tom nous dépose à la gare du nord d'où on chope un train pour rejoindre Cécile (tante de Lorène) et Éric (son compagnon). Là ce sera soirée apéro, crêpes, repos intense, histoire de partir sur de bonne bases !

Le dimanche avec l'heure du départ qui approche je stresse par rapport à mes batteries de drones (les Whatheure correspondent pas à ce qu'on est censé avoir le droit d'emmener dans l'avion), par rapport au fait que je suis obligé, selon les règles d'Air India, de faire voyager ce drone en soute, par rapport au fait que le check-in en ligne ne marche pas vraiment et qu'on a pas de billet d'avion ou de carte d'embarquement à présenter en arrivant à l'aéroport... Bref, j'ai hâte d'être arrivé à Katmandou avant même d'être parti ! Cécile et Éric sont aux petits soins et nous sont d'une aide précieuse dans les dernier préparatifs, merci à eux.

On est à l'aéroport à 18h, pour un décollage prévu à 22h c'est large. On enregistre les bagages, on vérifie les stocks de chartr...

Le vol Paris - Dehli se déroule nickel, à peine partis on nous sert un repas, qui permet de faire passer le temps de plus vite, et de s'habituer doucement aux saveurs épicées qui nous attendent. Vers minuit on s'endort, pour ma part jusque vers 3h, Lorène jusqu'au levé du soleil vers 5h. Nous contemplons le lever du soleil, essayons de regarder un film, ensuite viens le petit dej' : au final quand on se pose à Dehli après 8h de vol, le trajet ne nous a pas paru trop long.

Il faut repasser un contrôle des bagages à main pour accéder à notre hall d'embarquement, le premier contact avec les indiens n'est pas terrible, en tout cas ceux travaillant à l’aéroport sont plutôt désagréables et tirent la gueulent. On était censé embarquer à 11h50 pour Dehli - Katmandou, au final à 12h50 on est toujours devant le hall d'embarquement... Aucune explications, on décollera finalement vers 13h45, avec près d'une heure de retard. Dans cet avion pas de TV, de toute façon on commence à être sérieusement HS, le vol censé durer 1h15 durera plutôt 1h45, on a tourné en rond au dessus de Katmandou avant de pouvoir se poser, je crois avoir compris qu'il y avait trop de vent...

On sent un net dépaysement par rapport à Dehli (et à Paris !), il y a de la verdure vers les pistes de l'aéroport, l'architecture n'a rien à voir; et les gens sont nettement plus souriants et aimables qu'à l'aéroport de Dehli ! Encore un contrôle de bagages à main à passer (= file d'attente, après plus de 10h de vol et 7h d'attente dans des aéroport ça commence à sérieusement nous gonfler), et enfin nous récupérons, intacts nos bagages (et surtout mon Mavic ! ^^)

Après avoir converti 10€ en roupies népalaise, on chope un taxi (plusieurs mecs nous sautent dessus pour nous trouver LE taxi), qui nous emmène vers Blue Mountain Homestay, notre hôtel. On se fait déposer à une petite dizaines de minutes à pied, apparemment après où on va c'est une autre zone, et un autre tarif. C'est pas plus mal, après avoir un peu halluciné pendant une demi heure de taxi sur le trafic routier, on peut voir ça de plus près ! Heureusement que dans les "grosses" rues les trottoirs font 50cm de haut, on s'y sent un peu protégés... C'est le gros bordel, ça klaxonne à tout va, aucun passage piétons, des flics font la circulation à certaines intersections mais on comprend pas trop ce que veulent dirent leurs coups de sifflets et gesticulements. On arrive néanmoins sans encombres à notre hôtel, où nous sommes très bien accueillis. La chambre est sympa, la douche correcte avec de l'eau chaude. Nous sortons manger dans un bui-bui au plus près, le gars à l'air un pooeu étonné de voir 2 européens en chemise venir manger chez lui : on se régale de "Momo", des raviolis farcis au poulet, épices et sûrement quelques légumes. 2 assiettes plus une boisson, on s'en sort pour 245 roupies népalaises, soit 1,8€...

On est morts, donc on rentre direct à l'hôtel, Lorène va dormir, je traîne un peu sur internet, retouche les photos que vous voyez dans cet article, et appelle mes parents via Whatsapp pour les rassurer, avant de rejoindre ma douce à 22h.

4h du matin les chiens aboient, ça réveille les coqs qui se disent qu'il est temps de se lever, et moi je traîne au lit jusque vers 5h30 du matin avant de décréter que j'arriverai jamais à me rendormir ! Puis je sors mon ordi et vous écrit cet article, en regardant la ville se réveiller doucement... c'est bon de sentir que nous sommes dans un pays, dans une ville très différente de ce qu'on connaît en Europe. Que le voyage commence !!

Je pense pas vous écrire des articles aussi détaillés pour raconter 3 jours de voyage à chaque fois, en tout cas ce matin j'avais du temps et l'envie de le faire ! Nous verrons bien au fil des jours et des semaines à quelle fréquence nous publions ...

3

Nous avons vidé les placards et rempli les sacs :

Le grand départ se précise ! 

Concernant la carte interactive ci-dessus, en rouge ce sont les trajets qu'on effectuera en avion, en bleu bus, stop, ou bateau, en violet le Transsibérien, en bleu clair on sait pas trop encore, probablement de l`auto-stop.L'itinéraire en Malaisie et en Indonésie n'a pas encore été bien étudié, donc sur cette partie ne pas trop se fier à la carte. Ce sera mis à jour quand on se sera penchés sur la question. Puis d'une manière générale notre itinéraire n'est pas figé, il est surtout là pour nous permettre de nous repérer, et savoir si on est en avance ou à la bourre sur notre timing de 13 mois...Et il permet SURTOUT aux personnes qui souhaiterait nous rejoindre pour quelques jours/semaines d'avoir une idées des dates et points de chute possible !

- Vous pouvez cliquer sur les photos que vous voyez sur chaque article : elles s'afficheront en plus grand et vous pourrez les faire défiler lorsqu'on les publie en mode "mosaïque". Franchement, c'est beaucoup mieux !

Merci à Étienne pour ses photos de la grande soirée de départ. Merci à tous on a passé un excellent moment !

2
2
Publié le 2 octobre 2018

Suite à pas mal de galères avec le site Blogger, on a décidé de changer de blog et de faire ça ici, sur myatlas : c'est nettement plus intuitif, et surtout ça beug moins lorsqu'on doit insérer des photos etc... Nous remettons donc tout ce qui était publié sur onirareblochonerchezvous ici, dans l'ordre.

Cela fait plusieurs semaines que certains nous le réclame, donc voici une carte décrivant notre itinéraire ! En rouge ce sont les trajets en avion, en bleu bus ou voiture, en violet en train. En cliquant sur les numéros d'étape on peut voir les dates approximatives.


Cliquer ici pour voir l'itinéraire interactif détaillé