Carnet de voyage

Myanmar

10 étapes
47 commentaires
Troisième pays d'un voyage de 13 mois en Asie !
Du 28 décembre 2018 au 25 janvier 2019
29 jours
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28
déc

Notre dernier réveil en Inde fut matinal, la navette de l'hôtel nous emmène à l'aéroport de Chennai à 5h, pour prendre notre avion qui décolle à 7h50. Oui, nous préférons prévoir trop large que pas assez !

Les contrôles se passent bien, malgré mon appréhension vis-à-vis du drone, qu'il sera interdit de faire voler en Birmanie... Le monsieur des rayons X me fera quand même sortir ce dernier de sa housse, et appellera plusieurs fois son collègue pour s'assurer qu'ils laissent passer ça... Ouf, c'est bon !

Mais certains messages que j'ai pu avoir en lisant des forums ne sont pas rassurant, surtout par rapport aux batteries qu'il faut théoriquement mettre dans des sacs anti-explosion... Bref, nous décollons à l'heure prévue, le petit déjeuner dans les airs nous occupe (on adore manger en volant ! )

Environ 4h plus tard nous nous posons à Kuala Lumpur. Le vol suivant pour Rangoun ne part que 6h30 plus tard, mais nous jugeons ce délai trop court pour se permettre d'aller jeter un œil à la Malaisie.

L'aéroport est immense et très moderne, les prix pratiqués sont quasiment les mêmes qu'en France : cela nous confirme que pour la suite de notre itinéraire, nous passerons sûrement très rapidement en Malaisie pour rejoindre l'Indonésie...

Nous lisons, retouchons des photos, nous nous promenons au duty free, le temps ne nous paraît pas troooop long, et nous embarquons pour Rangoun. En classe business, lorsqu'on a réservé nos billets il ne devait rester que ces places la à remplir, ma foi pourquoi pas! Deux hôtesses de l'air pour les 11 passagers que nous sommes dans cette catégorie, autant dire que nous avons été bien soignés... : )

LE MOMENT préféré du vol, la bouffe !! Et les lumières de Kuala Lumpur au décollage

Le repas est plutôt bon, puis je ne serais pas trop timide pour redemander du pinard à deux reprises... Nous ne volerons probablement pas souvent en business, alors profitons-en ! Le passage de l'immigration Birmane se passe sans encombres, et sans qu'à un seul moment les agents de l'aéroport ne nous aient demandé une preuve de sortie du territoire, censée être obligatoire : les billets loués sur bestonwardticket n'aurons donc pas servi, mais au moins nous étions tranquilles au cas où il aurait fallu justifier que nous avions un billet pour quitter la Birmanie. Nos premières impressions sur les birmans (conformément à ce qu'on nous a dit) sont excellentes : souriants, aimables et gentils. Le chauffeur de taxi nous dépose à notre hôtel vers minuit et nous nous reposons, relativement exténués par notre trajet.

Nous partons en fin de matinée découvrir le centre de Yangon, et la pagode Sule 

Nous mangeons à un stand de rue une sorte de petite salade, pour 67cts d'euros à deux ! Leur conscience écologique semble exister, la ville est très propre, le petit resto de rue utilise des couverts et assiettes réutilisable, et la dame qui nous sert utilise des gants pour toucher la nourriture ! Ça nous change... Cette dame ne parlait pas un mot d'anglais, comme la plupart des birmans, ne pouvant nous dire le prix nous lui tendons un billet en lui faisant confiance, et vu la monnaie qu'elle nous rend nous savons avoir payé le juste prix !

Notre visite se poursuit à pied vers le sud : la ville est assez jolie, avec de beaux bâtiments coloniaux. Pouvoir marcher en sécurité sur un trottoir est reposant, en plus la ville est interdite aux 2 roues motorisés, ça fluidifie bien la circulation et réduit la pollution de l'air et le bruit.

Nous repassons à l'hôtel, et re-sortons nous balader puis manger à un stand de rue.

Le deuxième jour attaque par le marché typique Bogyoke Aung San, on y trouve des bijoux, souvent en pierre, des tissus et vêtements...

Ensuite petit crochet par un coiffeur pour Lorène, puis nous passons du temps dans un grand parc proche de la pagode Shwedagon. Les birmans se retrouvent ici pour flâner, profiter des attractions ("piscines" gratuites, roller coaster), c'est assez animé.

Nous traînons un peu volontairement, mieux vaut arriver vers le couché du soleil à la pagode, la lumière est plus belle à ce moment là. Ce lieu saint bouddhiste est le premier centre religieux de Birmanie, selon la légende, il contient des reliques de quatre anciens Bouddhas, dont huit cheveux du Bouddha Gautama. En Birmanie 89% de la population est Bouddhiste. La pagode est recouverte de 8688 plaques d'or massif, soit une quantité de métal supérieure, paraît-il, à celle conservée dans les coffres de la Banque d'Angleterre.

Pagode Shwedagon  

Elle comprend aussi 1500 clochettes d'or et d'argent, environ 5500 diamants, 2312 rubis, saphirs et topaze. Plus d'une centaine de constructions, dont une centaine de pagodons, entourent le stupa principal. Bon, nous ne sommes jamais très chanceux avec les beaux bâtiments, et le haut du stupa était recouvert d’échafaudages en bambou... Mais ça en jette quand même pas mal.

Nous poursuivons, toujours à pied, vers le lac Kandawgyi, pour essayer de voir les reflets de la pagode sur l'eau... L'effet n'est pas des plus saisissant.

Un peu crevés par les 21 kilomètres parcourus à pied, nous rentrons en taxi à l'hôtel. Au dîner nous faisons la connaissance d'Alice et Yohan, deux français en voyage pendant 5 mois en Asie. Une fois de plus Couchsurfing a aidé, nous nous reverrons pour fêter l'entrée en 2019.

Nous subissons un peu de décalage horaire, et surtout la fatigue du au long trajet entre Chennai et Yangon (non je n'emploierai pas le mot "jet lag" !!) La dernier jour de l'année ce sera donc repos, et provisions pour faire la fête comme il se doit pour le nouvel an ! L'apéro commence vers 18h30 dans le hall de réception de l'hôtel, avec Marc (Lal de son vrai prénom), qui nous fait rire depuis que nous sommes à cet hôtel, il parle quelques mots de français, ses références étant Maître Gim's et Stromaë. J'aurais l'honneur de lui apprendre la signification du mot apéro, le mec bossant pour Pernod-Ricard, c'est assez glorieux. Bien sympa, le matin il m'avait offert une bouteille de whiskey, là nous avons discuté de la Birmanie, de ses dirigeants et de son gouvernement, c'était intéressant ! Notre ressenti est que les birmans en ont assez de cette militaro-cracie, mais bon ils n'ont pas trop d'autre choix que de se taire. En 2007, les militaires birmans ont quand même ouvert le feu sur des moines bouddhistes qui manifestaient pacifiquement dans le centre de Rangoun (suite à une augmentation du prix du carburant !..), un humoriste à écopé de 35 ans de prison pour avoir dit "les birmans ne vont pas chez le dentiste car ils ont peur d'ouvrir la bouche" . Par ailleurs, le positionnement politique des représentants bouddhistes n'est pas exemplaire, ils ont manifesté pour réclamer l’expulsion des rohyghas. 2 managers et le propriétaire d’un bar à Rangoun, ont été condamné à 2 ans et demi de prison et de travaux forcés pour avoir publié sur les réseaux sociaux une image de Buddha portant un casque audio. Bref, il y aurait beaucoup à dire sur le régime en place, les libertés et les relations inter-communautaires dans ce pays, ce n'est pas l'objet de cet article !

Fin de l'aparté, nos comparses Alice et Yohan nous rejoignent, suivi de peu par Claire et Mathieu, nous serons donc six français à partir fêter la nouvelle année en ville !

Nous allons dans un premier bar occupé essentiellement par des birmans, l'ambiance est super, on danse !

Vers 23h45 nous sortons pour rejoindre un parc où étaient censé avoir lieu des concerts et animations : bon, c'est loupé, en fait c'est dans un autre parc... Pas grave, nous voyons le feu d'artifice suite au décompte, tout le monde est content dans le rue ! :D

BONNE ANNÉE À TOUS !!!

Direction un deuxième bar animé, où nous terminons la soirée vers 4h du matin, après s'être bien amusés avec nos quatre nouveaux potes français ! Et parfois, pouvoir discuter sans réfléchir à ses mots, à ses tournures de phrase, d'autant plus quand la musique est à fond, c'est plaisant ! Ils ont tous voyagé quelques semaines dans le pays, leurs conseils sur les choses à faire et à savoir nous serons bien utiles.

Le réveil pique un peu, nous croisons Marc et lui faisons nos aux-revoirs, puis partons en taxi rejoindre la route qui part en direction de la plage Ngwe Sang, 230km à l'ouest, avec pour objectif d'y aller en stop.

1
janv

Nous partons de notre hôtel à Rangoun déterminés à faire de l'auto-stop pour nous rendre jusqu'à la plage de Ngwe Saung. La gentillesse des birmans et l'absence de transports en ce premier jour de l’année nous donne envie de tester cette expérience. Nous ne sommes pas loin à pied de la gare, donc nous y allons avec l'espoir de prendre un train pour nous permettre de trouver un endroit idéal pour faire du stop à l'extérieur de la ville. Résultat : il y a une heure d'attente pour le prochain train, nous abandonnons l'idée, mangeons un bout et prenons un taxi qui nous emmène vers le début d'une "autoroute".

À peine installés au bord de la route avec notre panneau, des motards et des taxis s'arrêtent devant nous pour nous aider. Ils ne comprennent pas trop ce que nous faisons, nous tentons de leur expliquer mais ils ne parlent pas bien l'anglais. Le concept d'auto-stop n'existe pas en Birmanie on dirait.

Au vu de la complexité de faire du stop et notre impatience de se retrouver les pieds dans l'eau, nous acceptons la proposition d'un chauffeur de taxi. Il nous emmène jusqu'au départ des bus et nous dépose pile devant LE bus qui peux nous emmener jusqu'à Pathein (situé à environ 2h avant la plage). On a de la chance car nous prenons les deux dernières places et le bus part cinq minutes après que nous soyons installés ! C'est plus simple pour aujourd'hui, nous ré-essayerons le stop peut être un autre jour 😉.

Nous arrivons le soir a Pathein, nous cherchons un hôtel et allons manger en ville. Pathein est réputé pour son marché de nuit, malheureusement il était trop tard pour que nous puissions y faire un tour. Concernant les logements en Birmanie nous sommes surpris de voir les prix aussi hauts. À titre d'exemple au Népal et en Inde une nuit pour deux nous coûtait entre 6 et 12 euros maximum. Là en Birmanie c'est plus entre 11 et 20€ ! Nous devons donc être d'autant plus vigilents à notre budget journalier... Néanmoins pour l'instant nous avons le droit systématiquement au petit déjeuné compris et une bonne literie 👍.

Une dame de l'hôtel réserve notre ticket de bus pour le lendemain matin.

Photos prises au départ du bus. On adore le style Birman ! 

Nous prenons un bus avec que des locaux (comme la veille) avec pour ambiance des clips de musique Birmane. Ce ne sont que des histoires d'amour a l'eau de rose ! A la fin du trajet on en peu plus 😉. Le trajet en bus se passe bien, ça bouge beaucoup car les routes sont en mauvais état et il y a pas mal de virages.

Nous arrivons enfin à Ngwe Sang vers midi et allons directement à l'hôtel que nous avions réservé sur Booking. Le gérant ne parle pas un mot d'anglais et n'a pas l'air au courant que son hôtel est inscrit sur le site en ligne... Heureusement son cousin est en vacances et loge ici, il nous a bien aidé dans la traduction. Nous nous installons donc dans notre bungalow "fait main" tout en bois. C'est mignon mais bon pas le grand confort non plus : algues qui sortent de la douche froide, trous de partout qui permettent aux rats, araignées, cafards et geckos de faire une collocation... Pas top ! (surtout l'énorme araignée et le rat qui fait tomber mes affaires de toilettes de l'étagère 😮)

Nous passons deux jours à Ngwe Saung, une jeune station balnéaire de Birmanie. Plages de sable blanc, eaux turquoises et de la place pour être tranquille sur la plage... Il existe déjà des hôtels de luxe et chics. Selon nous il manquerait quelques hôtels et auberges de jeunesses pour les plus petits budgets... Beaucoup de bâtiments sont encore en construction.

Au programme de ces deux jours: balade sur la plage, baignades, fruits de mer dans l'assiette, couchers de soleil et surtout beaucoup trop de temps passé à organiser nos trajets pour la suite de notre itinéraire....

Nous nous rendons compte de la complexité de se déplacer en Birmanie. Il nous faut un temps d'adaptation car en Inde c'était très simple : on réservait tous nos bus par l'application Redbus, tout était bien desservi, il y avait du choix, les routes en bon état... Nous n'avions qu'à attendre deux minutes au bord de la route et monter dans un bus local, sauter du bus là où on avait envie de descendre, nickel ! Bref, il faut que nous prenions de nouvelles habitudes.

La Birmanie s'est ouverte au tourisme depuis 2012 après la fin de la dictature en 2011, il faut donc laisser du temps pour que le pays se développe. Les offices du tourisme sur place n'ont pas toutes les infos, les "agences de transports" ne vendent des tickets de bus que pour une ou deux destinations et n'ont pas d'infos sur les correspondances, peu de gens parlent bien anglais, l'accès à internet est rare...

Conclusion : à la base nous voulions remonter la côté pour aller à la plage de Ngapali, qui est réputée pour être LA plus belle plage de Birmanie, mais impossible d'y aller en partant de là ou nous sommes. Obligés de retourner à Rangoon pour se rendre sur la côte, c'est bête... Nous ne voulons pas encore faire deux jours de trajet pour peut-être rester seulement deux jours à la plage. Ainsi, nous allons directement à la prochaine étape de notre voyage : Bagan et ses milliers de temples.

Dernier coucher de soleil 

Le dernier soir nous retrouvons nos copains Français avec qui nous avons passé le nouvel an. Eux aussi sont venus profiter de la plage de Ngwe Saung ! Nous passons un dernier agréable moment en leur compagnie. Ce sont leurs derniers jours en Birmanie et ensuite ils s'en vont en Thaïlande pour Mathieu et Clair et au Vietnam pour Yohan et Alice.

Le lendemain nous partons de bonne heure : musique d'amour birmane pendant 8h de trajet en bus. Arrivés à Rangoon nous devons prendre un taxi qui nous emmène 20km plus loin à une immense gare de bus. Notre chauffeur est très sympa et nous aide à trouver une agence qui propose le trajet souhaité. Coup de chance, il nous trouve une agence à laquelle il reste deux places et part deux heures plus tard. Merci au chauffeur de taxi car sans lui nous aurions mis trop de temps et peut être que nous n'aurions pas pu partir le soir même. Qu'est ce qu'ils sont gentils ces birmans !

Kevin a pris en photo les bus qui sont vraiment originaux ! Ici ça rigole pas, les bus sont décorés et chouchoutés.

Le notre est violet et tout est assorti à l'intérieur, même le longyi des gérants du bus ! Petite prière et l'encens allumé devant le capot, ça y est nous sommes prêt à partir ! Le bus part à l'heure nous sommes agréablement surpris du service de qualité 😊.

Désolé pour le récit assez pauvre en photos et le blabla sur les transports. Ça montre bien le temps que ça nous a pris. Pour les prochaines étapes se sera plus facile maintenant qu'on sait comment ça fonctionne en Birmanie 😉

5
janv

Le trajet jusqu'à Nyaung U, proche de Bagan, comportera une pause dîner, cette fois nous évitons de prendre un plat nécessitant de la préparation, histoire de ne pas avoir à tout engloutir en deux temps trois mouvements, et optons pour des samosas farcis aux légumes et un espèce de beignet sucré. La TV du bus diffuse un film dans lequel ça chante pas mal (les birmans adorent chanter !), nettement plus supportable que leurs clips à l'eau de rose... Vers 3h40 du matin le bus s'arrête au bord de la route à 6km de Nyaung U et nous descendons. Comme nous ne pouvons pas faire le check-in à l'hôtel avant 14h et que le gars qui nous attend à la sortie du bus nous propose un prix exorbitant pour nous emmener au centre ville, je mets ma frontale et nous commençons à marcher. Un ou deux véhicules ralentissent à notre niveau, le troisième, un tuk-tuk, propose enfin un prix acceptable, et nous créchons dans l'entrée de l'hôtel pour essayer de finir cette nuit entrecoupée... À 6h nous partons avec un scooter électrique admirer le lever de soleil sur les temples. Nous sommes étonnés de voir des gens sur les temples, en effet pour voir l'horizon c'est mieux, donc bien que nous supposions que ce soit interdit, nous faisons de même.

Nous vadrouillons ensuite au milieu des temples, des moines nous convient à prendre un petit-déjeuné dans leur monastère. Ils ont pleins de petits chats !

Bagan 

Vers 13h, nous prenons possession de notre chambre. Grand confort, cet hôtel est bien équipé ! Une sieste plus tard, nous filons voir le coucher de soleil.

Jour 2 : après une longue nuit bien méritée et un petit-dèj d'enfer (tartines, samoussas, beignets,confiture, margarine, omelette, papaye,"jus de fruit", thé, café, bananes) nous repartons explorer les environs. Ces temples ont été bâtis aux alentours du XIème siècles, il y en aurait eu jusqu'à 12000, 3000 tiennent encore le coup, beaucoup ont été saccagés lors des différents conflits qu'à connu la région.

À moins d'engager un guide, sur place il n'y a quasiment aucune information concernant le pourquoi du comment, seuls quelques petits panneaux décrivant l'époque de construction et l'architecture des principaux édifices. Tant pis, la ballade est agréable. 😀


Nous passons parfois dans des villages, où la vie est restée simple et tournée vers la nature; les enfants nous sourient et nous saluent systématiquement.


En retournant vers notre logement le scoot roule de plus en plus lentement, nous nous retrouvons à 4km/h dans une très légère côte... Nous sommes encore à 3,5km de l'hôtel, et à peine arrêtés au bord de la route des gens s'arrêtent pour voir si nous nécessitons de l'aide ! Qu'est-ce qu'ils sont aimables ces birmans ! Une fille appelle notre hôtel pour leur signaler que nous sommes un peu en rade, ils nous envoient quelqu'un qui arrivera 10 petites minutes plus tard avec un scooter dont la batterie est chargée à fond. Troc de scooter, le gars rentre avec celui qui avance presque plus, mais comme il est tout seul ça va mieux quand même...

Nous finissons la journée avec bon repas au restaurant Bibo. Nous y allons à pied, et remarquons qu'en parallèle de la rue principale où se trouvent tous les hébergements et restaurants pour touristes, c'est resté très rural. Nous passons à nouveau une nuit courte, pour pouvoir assister au lever de soleil : manque de pot c'est assez couvert et la lumière n'est pas top du tout...

Du coup nous continuons l'exploration de ce grand et beau site archéologique, toujours en scoot électrique, et retournons nous goinfrer au "petit" déjeuné de l'hôtel ! Comme le temps est assez couvert nous traînons un peu à l'hôtel (repos, trie et retouche de photo, montage vidéo de l'Inde) et allons faire un dernier grand tour au milieu des stupas, pagodes et temples de bouddhistes. Le temps restera très couvert, bien que nous ayons eu une belle éclaircie de 15 à 16h... Cela doit expliquer pourquoi nous croisons moins de touristes que lors des deux premiers jours. Nous nous perdons volontairement, traversons de mignons petit villages, toujours contents d'être salués par les villageois et les enfants avec de grands sourires. Nous nous retrouvons sur de tous petits chemins, c'est souvent plein de sable , nous nous embourbons, et finissons par retrouver une piste digne de ce nom ! Dans notre cas une moto-cross eût été plus adaptée...

Nous terminons les visites de temples par ceux proches de là où nous logeons, dont la superbe pagode Shwezigon. Nous rentrons nous laver, nous sommes pleins de poussière et de sable, sortons manger, retour au bercail, regardons la moitié d'un film sur mon ordi, et dodo.

Une bière gratuite de gagnée, merci Myanmar beer ! :)

Demain réveil à 4h30 pour embarquer direction Mandalay en naviguant sur le fleuve Irrawaddy !

8
janv

Debout à 4h30 pour prendre la navette qui doit nous emmener au bateau, nous arrivons à 4h48 dans le hall de la réception de l'hôtel, le rdv était à 45 mais elle est partie sans nous ! En Birmanie ils déconnent pas avec les horaires... On ne peut pas non plus dire qu'ils soient ponctuels, puisqu'il est déjà arrivé plusieurs fois que les transports que nous devions emprunter partent en avance.

Bref, la gérante de l'hôtel a fait un aller-retour supplémentaire pour nous déposer au quai, et nous a rassuré en nous disant que le bateau ne partirai pas sans nous puisque les gars du bateau sont ses potes. L'accès au bateau via des planches trempées, dans la nuit, fut une épreuve d'équilibre intéressante.

Manque de pot nous bénéficions de restes du cyclone qui a touché la Thaïlande, et tout le trajet, soit environ 150km sur l'Irrawady, sera pluvieux. Ça change de se déplacer en bateau, mais vu la météo ça ne valait pas le coût. Tant pis, tout n'est pas prévisible... Au début nous nous asseyons sur le pont supérieur, c'est très humide et frais. L'équipage nous sert un petit dej, je passe quelques minutes avec le commandant (étant Marin j'ai full access), nous dormons comme on peut...

Après le repas de midi, qui fut bon mais pas très copieux, nous nous installons à l'étage du dessous, qui a l'avantage de ne pas être exposé à la pluie et au vent, mais qui en contrepartie empeste le mazout. Nous mettons à profit le temps imparti pour trier et retoucher des photos, regarder un film sur mon ordi. Le trajet censé durer 12h n'en fera que 10h30, c'est pas plus mal.

Après une erreur de localisation de notre hôtel nous marchons quelques kilomètres pour le rejoindre et sommes heureux de nous réchauffer sous une douche bouillante.

Pour dîner nous avons trouvé un buffet à volonté pour 2€/tête, avec pleins de légumes variés que nous ne connaissons pas, du porc, des tripes, du poulet au cacahuètes... Me suis bien régalé et rempli la panse, Lorène qui s'obstine à ne pas manger de viande et ne s'aventure pas trop vers des mets nouveaux.

De bon matin, nous empruntons des vélos à notre hôtel et pédalons vers Amarapura.

Quelques drôleries birmanes !

Nous trouvons facilement le monastère de Mahagandayon, qui compte environ un millier de moines. C'est une véritable attraction touristique, les moines sont comme des animaux d'un zoo et nous les visiteurs. La compétition de la plus belle photo des moines rangés en rang d'oignons est rude, ça y va à grand coup de perche à selfie.

Un mec devant qui je m’accroupis pour filmer me demandera même de bouger, en arguant "moi ça fait une demi heure que j'attends là" ( sous-entendu pour avoir cette vue) auquel je rétorque " d'accord, et sinon je gêne ? ". Non je ne le gêne aucunement, c'est juste par principe qu'il me demande de dégager. Je me décale d'un mètre à gauche, devant d'autres gens, et lui fait un grand sourire en montrant mon pouce vers le haut, sur le mode "c'est bon abruti, t'es content".


Bref, un énorme tohu bohu pour voir quelques centaines de moines se faire servir leur unique repas de la journée. Les pauvres sont carrément agressés par les objectifs des touristes, certains n'hésitant à les prendre de très près voir en gros plan... Ils détournent leurs regards de chiens battus, sans doute tellement lassés de tous ces gens qui viennent les photographier 10min dans leur séjour, avant de repartir illico dans leur beau bus climatisé vers un autre lieu "typique" où ils pourront se créer de beaux souvenirs à imprimer et mettre dans un album.


Nous allons jusqu'à une pagode à Sagaing, après avoir franchi l'Irrawady.

Nous ré-enfourchons nos vélos et en chemin nous voyons des élèves répéter une chorégraphie dans la cour de l'école.

Vu les distances et notre rythme plus lent en vélo qu'en taxi, nous n'avons pas le temps de monter sur la colline où se trouvent de nombreux autre lieux religieux. Nous repartons, en direction d'In Wa et nous arrêtons manger dans une échoppe au bord de la route. Personne ne parle le moindre mot d'anglais la dedans, nous commandons tant bien que mal et sommes pour la première fois en Birmanie déçus par ce qu'ils nous mettent dans l'assiette.

Nous revenons sur nos pas, car nous sommes allés trop loin et avons loupé l'endroit où attraper le bateau qui fait traverser la rivière. Déjà que la journée s'annonçait sportive, nous rajoutons quelques kilomètres !

Bien contents d'avoir nos vélos, dès le cours d'eau franchi une horde de charrettes (au moins une soixantaine) auxquelles sont attelés des chevaux attende les touristes. Au moins comme nous avons clairement déjà notre moyen de transport, les cochers nous laissent tranquilles !

Nous voyons un joli monastère, de belles pagodes, une tour d'observation tendance Pise suite à un tremblement de terre. Nous nous embourbons comme il a plus la veille suite aux restes du cyclone qui a touché la Thaïlande récemment. Un autre joli monastère en teck, puis nous retournons vers l'embarcadère. Déjà presque 25km au compteur !

Direction l'U-Bein bridge, qui fut pendant longtemps le plus long pont en bois du monde.

Forcément au couché de soleil, c'est blindé de touristes... Décidément courir de lieux touristiques en lieux touristiques est de moins en moins à notre goût. Nous marchons une dizaine de mètres sur ce pont, puis comme c'est compliqué d'avancer vu la foule, décidons d'aller regarder le couché de soleil depuis le bas, au moins on verra le fameux pont !

P'tite bière, petit snack, et retour en selle pour parcourir les 13km qui nous séparent de notre hôtel. Sur le chemin nous faisons un tout petit crochet pour voir une Pagode (pour changer 😉). Très belle, et enfin un endroit pas trop surpeuplé de touristes !

Après une quarantaine de kilomètres à vélo, nous sommes contents de nous poser un peu ! D'autant plus que le pédalier du mien sautait si j’appuyai trop fort, roue avant bien voilée... Bref, sacrée journée.

Nous nous restaurons dans un endroit qui propose de la nourriture occidentale, mon steak sera... Trop fin,trop cuit, trop petit. Nous prenons l'habitude de commander un accompagnement supplémentaire car les portions Birmanes c'est riquiqui ! (Pour un Kevin)


Le lendemain en fin de matinée c'est reparti pour des visites, mais cette fois au centre de Mandalay. Aussi nous décidons de partir à pied. Première étape le marché de Zegyo, on y trouve surtout du tissu.

Nous tentons ensuite d'accéder au palais par l'entrée Ouest, mais pour on ne sait quelle raison les militaires à l'entrée nous indiquent qu'il faut rentrer par l'est. Nous prenons une moto-taxi (chacun) et allons à la découverte de cette mini-cité dans la ville. C'est assez charmant !

Nous ne traînons pas aujourd'hui (comme souvent d'ailleurs ! ) il y a encore quelques belles pagodes à voir dans le coin, et la vue depuis la colline de Mandalay semble valoir le coup...

Nous sommes de retour à l'hôtel vers 15h15, un taxi partagé doit passer à 16h nous emmener à Pyin Oo Lwin. Heureusement que nous avons de la marge car à 15h45 le chauffeur est là et à 15h51 nous démarrons.

Arrivés là haut il fait froid, la petite ville se trouve à 1100m d'altitude ! Le lendemain nous louons un scooter et allons marcher vers la cascade d'Anisakan. Un peu de nature ça fait du bien.

Nous remontons vers Pyin Oo Lwin et allons voir un autre cours d'eau, un peu trop aménagé de manière kitch !

Nous passons acheter nos billets de train, une expérience que nous tenons à vivre au Myanmar... Puis rendons le scooter à l'hôtel, Lorène reste se reposer pendant que je pars en vélo visiter les jardins botaniques. Cette ville a été bâtie par les colons anglais en quête de fraîcheur, ce qui explique l'architecture. Certains coins m'ont rappelé la Nouvelle-Zélande !


De beaux jardins, avec une volière, un splendide musée des papillons, certains étaient un peu plus gros que ma main, malheureusement les photos étaient interdites (j'en ai quand même fait une sans flash, apparemment , ça les abîmeraient... et du coup sans flash c'est bon alors ? Ah zut tu comprends pas l'anglais... bon ok, pas de photo...)

Si vous êtes arrivés jusque là vous êtes vraiment de fidèles lecteurs ! Merci... Et désolé pour ce pavé. Nous allons essayer d'être plus concis désormais.

12
janv

Nous avons pris le train en classe "ordinaire" pour nous rendre à Hispaw, ville départ pour faire des trekks aux alentours. Le confort est très sommaire, mais c'est un transport que nous avons aimé. L'ambiance est bonne, les paysages sont atypiques et nous avons eu la chance de passer sur un viaduc qui fût "le plus haut viaduc pour train du monde".

Nous croisons des villages ruraux, les enfants nous font des signes lorsque l'on passe devant chez eux. Ici nous manquons de rien, pleins de vendeurs sont là pour nous vendre de quoi se nourrir et s'hydrater ! Nous sommes surpris de voir que le train bouge autant ! De haut en bas et de droite à gauche. Nous avons l'impression d'être dans un manège de parc d'attraction et nous sentons que le train pourrait dérailler à tout moment !

Une fois arrivé à destination, nous réservons un trek de deux jours avec un guide indépendant : il s'appelle Khum La, il a 23 ans et connait la région et la culture de l'ethnie Shan parfaitement, il est né dans un petit village près de Hsipaw. En Birmanie nous sommes dans l'obligation de prendre un guide pour faire un trek. En fait il est tout bonnement interdit de dormir ailleurs que dans un hôtel, exception faîte pour les randos où i faut être accompagné d'un guide pour dormir chez les habitants. Nous ne prenons donc pas de risque, d'autant plus qu'il n'y a pas de guest houses sur les chemins de rando, et vu que c'est interdit d'héberger des étrangers théoriquement, pas sûr que nous trouverions des birmans prêt à nous laisser dormir chez eux.

 A Hsipaw

Au petit matin un chauffeur nous emmène au départ du trek. Nous rencontrons Brandan et Léa, un couple australien avec qui nous allons passer les deux jours.

Khum La nous explique beaucoup de choses tout le long du trajet. Il nous montre et nous explique les différentes plantes et arbres que nous croisons en chemin. C'est très varié : champs de moutarde, bananiers, aubergine, sésame, plantes médicinales... Il connaît tout et se fait un plaisir de nous faire goûter.

Nous nous arrêtons prendre le thé chez une famille isolée aux milieu des champs. Pour le coup nous nous sentons vraiment en immersion et en dehors des sentiers touristiques.

Après quelques heures de marches à grimper, traverser un ruisseau pieds nus, nous arrivons dans un village Shan où nous sommes à nouveau accueilli par des villageois pour le repas de midi. Nous goûtons la spécialité locale à base de riz et de petits légumes issus de leurs productions. ON ADORE ! Tout particulièrement les feuilles de moutardes grillées.

Après le repas et une petite sieste bien méritée Khum La nous emmène visiter le village. Nous croisons des villageois en train de fabriquer des maisons, des paniers, des sacs en tissus... Ils sont vraiment doués de leur mains, ils sont capables de fabriquer sur place tout ce dont ils ont besoin, c'est incroyable.

Nous passons voir les écoliers du village qui sont en train de préparer un spectacle. Il n'y a qu'une classe pour tout le village, tous les âges sont confondus !

Nous poursuivons notre randonnée jusqu'au village où nous allons passer la nuit. Nous croisons des militaires armés, le climat est tendu dans ce secteur (raison de plus pour ne pas se promener seul).

Khum La nous fabrique des chapeaux "fait main 100% naturel"

Nous logeons chez des habitants au fin fond de la campagne. Nous sommes accueillis chaleureusement par les enfants qui vivent dans la maison. Les échanges sont plus compliqué avec les parents du fait de la langue : il ne parle ni anglais ni birman. Leur langue c'est le Shan...!

Ici il fait très froid la nuit. Il faut être courageux pour prendre la douche (un robinet d'eau froide dans le jardin, à côté des cochons !) Nous passons la soirée près du feu, nous mangeons à nouveau la spécialité culinaire de cette région (nous ne nous en lassons pas !) puis après quelques bières nous allons dormir dans notre lit confort ! On est plutôt bien chouchoutés.

Nous reprenons la route au petit matin. Cette fois ci nous passons par des champs d'arbres à thé, manguiers, des forêts de bambous...

En chemin nous croisons des petits villages où les enfants nous sourient, viennent nous dire bonjour, jouer avec nous. Ils sont content de nous voir et ça fait plaisir !

Pause déjeuné dans un village où nous étions passé à l'aller. Nous avons mangé les fameuses noodles shans dont on nous avait parlé. Waw décidemment nous adorons les plats shans ! Nous faisons de bonnes découvertes culinaires.

Après le repas, la fatigue commence à se faire sentir pour tous. Mais nous avons encore une heure de marche pour rejoindre une cascade. Nous passons par des endroits délicats : c'est glissant et en pente. Heureusement que nous pouvons nous accrocher aux bambous.

Nous sommes tous émerveillés de voir ce paysage magnifique : la cascade qui domine les bananiers et les rizières, juste magique.

Nous marchons enfin jusqu'au véhicule qui nous ramène à nos hôtels respectifs. Nous ne sommes pas mécontents de rentrer, c'était un trek assez physique et nous en avons bien profité. À peine rentrés à l'hôtel, nous avons tout juste le temps de prendre une douche qu'il faut filer prendre le bus pour notre prochaine étape : Kalaw !

15
janv

Nous sommes arrivés en bus à Kalaw. Le trajet était juste horrible : sac de vomi déchiré sous nos pieds à cause de notre voisin de dernière, 15 degrés dans le bus à cause de la clim, pas de place pour nos genoux, état de la route laborieux... Nous arrivons vers 4h du mat et il fait froid (encore plus que dans le bus, c'est pas peu dire !) dans ce village à 1300m d'altitude. Nous prenons un jour de congé aujourd'hui, nous ne prévoyons rien et nous nous réservons pour notre trek de deux jours à venir. C'est un peu un faux jour de repos car nous passons du temps à trier, retoucher, écrire des articles et monter notre vidéo sur l'Inde. En fin de journée Kevin sort admirer le coucher du soleil et nous partons manger une bonne pizza car nous étions en manque de nourriture occidentale.

Couché de soleil à Kalaw 

Le lendemain matin nous partons, un pick-up nous récupère pas loin de l'hôtel. Nous faisons la connaissance de Justy et Paul, des normands qui feront le trek avec nous les deux jours. Nous sommes accompagnés également de notre guide et de sa nouvelle collègue qu'il forme. L' objectif de ce trek est de se rendre à pied à notre prochaine étape qui est le lac Inle.

Première journée tranquille, nous avons 21km a marcher mais très peu de dénivelé. Sur notre chemin nous voyons beaucoup de piments ! Il faut compter trois mois entre la plantation et la récolte. L'un des village que nous traversons est surnommé "chili village", allez savoir pourquoi...

Nous sommes épaté de voir les constructions tout en bambou. C'est un matériel très solide , local, et il y en a à profusion. Le rythme est tranquille, nous avons le droit à une heure de pause après le repas de midi. L'occasion de faire plus ample connaissance avec nos co-marcheurs normands !

Nous arrivons vers 15h à Part-Tu, village étape où nous passons la nuit. Cela nous laisse le temps d'aller boire une bière au village avec nos compagnons de trek. Le guide nous emmène ensuite admirer le coucher de soleil (il a quand même fallu que Kevin aille le chercher sur le terrain de Kin-ball) depuis le sommet de la montagne. La hauteur nous permet de voir les rizières séchées et les montagnes avoisinantes. Le point de vue est partagé avec une bonne quarantaine de touristes, tout le monde semble dormir dans le même village...

La soirée se déroule tranquillement et nous ne nous couchons pas tard; il fait froid et demain le réveil est de bonne heure.

Pour cette dernière journée de trek nous marchons 16 km, dans une végétation qui rappelle un peu la Provence (c'est sec quoi !)


En passant vers une école, les enfants sont très intrigués par Justy, ils n'ont vraisemblablement pas l'habitude de voir des personne noire de peau ! Elle se retrouve être l'attraction de la cour de récré.

Nous continuons notre légère descente, et arrivons au bord du lac Inle pour midi, satisfaits d'avoir réalisé notre objectif.

Au bilan : nous sommes content d'avoir pu partager ce moment avec Justy et Paul et passer du bon temps avec eux, en soit le trek était décevant par rapport à nos attentes. Les paysages furent moins variés que lors de notre trek a Hsipaw, nous sommes passé par très peu de villages, avons croisé trop de touristes sur le chemin et nous avons senti un important manque d'authenticité. Les villageois sont tellement habitués à voir des touristes qu'ils ne nous prêtent pas d'attention, à peine un sourire (ce qui est rare venant de la part des birmans) et même les enfants semblent désintéressés. Nous avons dormi chez l'habitant mais nous n'avons passé aucun moment avec eux, nous ne savons même pas comment ils se nomment, et dans notre groupe personne ne se souvient qu'ils aient pris la peine de nous dire "bonjour"...

Après le déjeuné un bateau nous emmène jusqu' à Nyaung Shwe, ville au nord du lac Inle où se trouve nos hôtels respectifs.

Changement d'ambiance et de décor, nous voici près du deuxième plus grand lac de Birmanie (un poil plus petit que le Bourget à vue de nez), la pêche et toute sorte d'artisanat y sont présents.

Nous faisons deux haltes : la première dans un endroit où ils travaillent l'argent et fabriquent des bijoux.


La dame qui nous a fait la visite avait un anglais incompréhensible donc nous n'avons pas tout compris comment ils arrivaient à créer l'argent ! bon en gros, faut chauffer un cailloux très fort, voilà voilà...


La deuxième alte est une boutique qui vend de nombreux objets artisanaux. Dans cette boutique nous rencontrons des dames qui portent des anneaux pour s'allonger le cou. Rien qu' à regarder ça me fait mal. Le "collier" d'une adulte pèse 8kg et la pose de se collier se fait à l'âge de 9 ans. Après il n'est absolument jamais retiré de leur vie... A l'origine les femmes utilisait cette technique pour se protéger des tigres. Nous n'avons pas bien compris pourquoi... Afin d'équilibrer correctement le truc, elles doivent mettre un poids de 2Kgs au dessous de chaque genoux, pour abaisser le centre de gravité ! Ça doit pas être pratique en trek leur histoire.

Bien arrivés à destination, nous décidons de rester trois jours au bord du lac Inle. Ça fait longtemps que nous ne sommes pas resté plus de deux nuits au même endroit et ça fait du bien !

Et l'hôtel est super bien noté sur booking, en effet la chambre est propre, grand, comporte une terasse privative d'une bonne dizaine de mètres carré, et la famille qui gère cet endroit à l'air tout simplement adorable.



Comme d'habitude j'ai essayé de les empêcher de porter mon sac, elle s'y sont pris à deux je n'ai pas pu les empêcher !

17
janv

Après ce trekk manquant un peu d'authenticité et de dépaysement (qu'en aurions nous pensé si nous n'avions pas fait celui de Hsipaw juste avant ? Sans doute de meilleures choses). Sur le quai de Nyaung Shwe, nous saluons nos compatriotes Justy et Paul avec qui nous avons partagé un bon moment.

Notre hôtel ''Motel Album" est très confortable, et nous comprenons rapidement qu'il soit parmi les mieux noté depuis le début de notre voyage ! La famille qui s'en occupe est aux petits soins, des vélos en excellent état mis à disposition gratuitement... Après 2 jours de marche et une soirée dans une pièce enfumée au feu de bois, la douche fait le plus grand bien. Le repas au restaurant "Chillax" burger/frites maison qui suivra aussi. Le sommeil dans une literie impeccable tout pareil !


Ayant déjà eu un bon aperçu du lac en bateau la veille, nous prenons deux bicyclettes pour aller vers la rive est du lac Inle. Première étape : le vignoble de la montagne rouge. De toute façon pour aller au point de vue qui nous intéresse c'est sur notre route ! Nous dégustons leurs 4 différents vins, un sauvignon blanc, un muscat, un pinot noir et un shiraz. Correct dans l'ensemble, même s'ils ont encore une bonne marge de progression ! Pour 2,2€ par personne les 4 petits verres, en Birmanie, c'est plutôt bon marché et le cadre est joli. Tout compte fait nous laissons tomber le point de vue qui nous a amené dans ces vignes, il y en aura un autre plus loin...

Essayent-ils de faire pousser des bouteilles de vins dans leur jardin ?

Nous poursuivons en empruntant un chemin à travers la cambrousse, puis un lieu attire notre attention, le restaurant Bamboo's hut. C'est charmant, très calme et la cuisine est familiale , nous nous régalons d'un poisson du lac cuisiné à la mode locale, accompagné d'une boisson vitaminé à la banane, crème de coco et ananas ! Une super adresse, éloignée des coins pleins de touristes.

Nous allons jusqu'à Maing Thauk, où après avoir atteint le bout de son long pont en bois, nous nous laissons tenter par un petit tour de bateau avec un habitante du village. Elle nous fait faire une balade dans les canaux du village, et nous montre ses pieds de tomates flottants. Je sors mon drone pour filmer ce village atypique.

Nous nous lançons dans une ascension pour aller voir le coucher de soleil. C'est un peu raide et nous finissons en marchant à côté des vélos, mais la vue vaut bien l'effort fourni !

Il est temps de retourner vers notre hôtel, la nuit tombe assez vite et nous avons 14km à parcourir pour rentrer. Nous préférons quand même passer par des chemins un peu perdus, et traversons de mignons villages et trouvons une piscine "naturelle". En plein après-midi je m'y serait baigné, là il commence à faire frais et nous n'avons pas de serviette. Le soir nous nous régalons de cuisine birmane, décidément ce n'est pas compliqué de bien manger vers le lac Inle !


Le deuxième jour nous allons explorer le marché local, qui nous rappelle certains d'Inde,avec plus de poissons (souvent vivants ! ).

Pour ceux qui se demandent qu'est ce que les Birmans tartinent sur leur visage, c'est leur soin cosmétique favori ! C'est de la poudre d'écorce de l'arbre ''Thanaka'' mélangée avec de l'eau. Cela permettrai d'éviter les coups de soleil, c'est un anti rides et aurait un pouvoir éclaircissant sur la peau. Tout le monde en met : hommes, femmes, enfants, bébé... En France jamais on oserait sortir avec un masque sur le visage, ici ca participe à embellir la personne.

Lorène retourne se reposer tandis que je pars pour le visiter le côté ouest du lac. La route est en mauvais état, c'est assez sport... J'accède d'abord à une pagode qui surplombe le lac, puis essaye d'aller me promener dans le village de Kaung Daing, mais sans bateau je me retrouve assez rapidement bloqué ! Pas grave, l'aperçu que j'ai du village est déjà très beau.

Je reprends mon chemin qui croise un match de foot autour duquel une bonne partie du village semble s'être rassemblé. Peu d'herbe sur le terrain, les joueurs respirent beaucoup de poussière !

Je reste là à regarder leur match une demi-heure, puis repars, vers les sources d'eau chaude. L'entrée pour la version luxueuse est payante en pleine saison, ils m'autorisent à y jeter un œil, mais je ne tient pas à payer 10 $ pour barboter la dedans un quart d'heure. D'autant plus que juste à côté il est possible de profiter de ces sources chaudes gratuitement, néanmoins tous les gens qui s'y baignent viennent avec leur savon et shampoing, ça ressemble plus à une baignoire collective géante qu'à un spa ! Du coup je ne m'attarde pas et rentre retrouver Lorène.

Le soir nous retournons manger au chillax (probablement mon meilleur morceau de boeuf du voyage ! ), Lorene prend la salade aux feuilles de thé, spécialité Birmane. En dessert, le meilleur fondant au chocolat de notre voyage... Et oui, la nourriture ça compte énormément pour nous 😉. Nous buvons un verre avec un covoitureur que nous avions emmené au festival Hadra il y a 2 ans, et deux de ses amis. Facebook nous a permis de nous rendre compte que nous étions en même temps dans la même ville !


Pour notre dernier jour à Inle nous avons réservé un tour en bateau, qui sera l'occasion de découvrir certaines formes d'artisanat : tissage avec des fibres issues de la tige de lotus (300 $ l'écharpe ! ), en soie, fabrication de cigares, sculpture sur bois, ferronnerie et chaudronnerie... C'est intéressant et le fait de n'être que tous les deux avec notre pilote sur le bateau nous permet de choisir combien de temps nous passons à chaque endroit. Les méthodes de fabrication sont encore très "à l'ancienne", concernant la boutique de tissus, ça fait un peu fake... Sur les 8 métiers à tisser seuls 3 sont utilisés par des femmes du village, et à peine les explications terminées elles semblent s'être arrêtées de travailler.. Un peu suspect !

Par hasard, le midi nous croisons un couple de belges que j'avais rencontré à Kalaw, nous mangeons avec eux et échangeons nos numéros, globalement tous le monde fait le même itinéraire en Birmanie, donc nous les recroiserons sûrement à Hpa-An. C'est d'ailleurs assez surprenant ici, nous recroisons certaines personnes plusieurs fois depuis une dizaine de jours, notamment un coréen qui, par pur hasard, dort, boit et mange aux mêmes endroits que nous ! Le monde est petit, d'ailleurs avec Quentin, le belge, nous avons une connaissance en commun en France !

Nous retournons vers Nyaung Shwe par un autre itinéraire qu'à l'aller.

Nous allons attendre notre bus pour Hpa-An à l'hôtel. Ces gens sont vraiment adorables, et à peine arrivés, nous apportent un verre de jus de fruit.

Nous les remercions pour la qualité de leur accueil et partons pour le sud en ''bus VIP'' !

21
janv


2 bus, 12h de route, 3h d'attente, et quelques pauses plus tard, nous débarquons à Hpa-An vers 13h. La route ne fut pas des plus tranquille, surtout au début où nous sommes passés par la route montagneuse passant vers Kalaw. Jugez par vous même.



Sur la photo de droite c'est un stand qui prépare du betel à mâcher : le gars prend les feuilles qui se trouve dans le seau, tartine l'espèce de truc blanc dedans, met des petits bouts d'écorces (du tabac à priori) et après ils mâchouillent ça. Ça fait beaucoup saliver, donc cracher, pas mal de birmans ont donc un sourire avec des dents rouges/brunes !

Après le déjeuné nous allons faire une sieste, nous avons étonnamment réussi à bien dormir dans le premier bus, mais les longs transport nous demandent toujours un temps de récupération... Eh ouais, l'un de nous approche des 30 ans, on s'fait vieux ! Je sors quand même voir le couché de soleil pendant que Lorène rallonge la sieste.

Ce coin du Myanmar n'est pas encore très touristique, la ville compte un certains nombre d'immeuble en construction et les quais de la rivière Thanlying sont en cours d'aménagement. Du coup le cadre où je m'installe pour ce coucher de soleil n'est ni plus ni moins qu'un chantier, mais la vue sur les formations karstiques qui jonchent les environs est agréablement surprenante. D'ailleurs, ce paysage correspond parfaitement à l'image selon laquelle j'imagine le nord de la Thaïlande, qui n'est plus très loin. Le lendemain, après avoir traîné pour prendre le petit dej de l'hôtel le plus tard possible, nous allons louer un scooter au centre ville. Hpa-An ressemble en fait d'avantage à un grand village, avec ses ruelles verdoyantes, ses maisons souvent en bambou... Nous partons battre la campagne, de grottes en grottes, de stupa en bouddhas... Des Bouddhas en veux tu, voilà !

Le point de vue proche de Yateak Pyian, et la grotte de Saddan, à l'issue de laquelle nous nous faisons ramener en bateau nous ont particulièrement enchantés.

Pour une photo à 360 degrés à la sortie de la grotte de Saddan, copier/coller le lien ci-dessous dans un nouvel onglet :

https://www.skypixel.com/photos/8db3ed8b-01ff-42ed-a54a-6abc397891f0?utm_source=copied&utm_medium=PCWeb&utm_campaign=share&sp=0

Direction la grotte aux chauves souris pour les voir s'envoler dès que le soleil est couché. Sur la route, les paysages avec le soleil couchant sont splendides.

À un moment le scoot broute un peu (enfin, disons plus que d'habitude ! ), bizarre j'ai vérifié le niveau d'essence et pensais en avoir encore assez... Comme nous sommes globalement (très) chanceux, nous tombons sur une pompe à essence avant même d'avoir eu à le pousser. En effet, le réservoir semblait vide, nous savons que d'habitude avec 3L nous sommes larges pour faire des visites et vadrouiller une journée, mais en fait en faisant l'addition, nous en sommes déjà à plus de 70kms parcourus ! À peine arrivés vers la grotte les chauves souris commencent à s'envoler et forme une longue traînée noire dans le ciel, parfois perturbée par des corbeaux affamés... Elles seraient 300 000 à habiter cette cave, donc nous passons plus de 20 minutes à les regarder partir chasser. Elles sont utiles à l'eco-système, notamment en mangeant beaucoup de moustiques !

Cette journée aura été placée sous le signe de la chaleur, nous sommes en plaine et les températures atteignent 34 degrés l'après-midi... Lorène doit par ailleurs être en pantalon, faute de quoi elle ne serait autorisée à entrer dans les lieux religieux. Nous mangeons le soir dans un café associatif tenus par des jeunes, le repas et les cocktails sont bons même si d'un restaurant à l'autre, c'est souvent les même plats. Nous avons prévus de nous lever à 4h30 pour aller voir le lever de soleil depuis le Mont Zwegabin, alors nous ne faisons pas de vieux os. La fraîcheur matinale est agréable, mais à peine l'ascension entamée nous mettons nos shorts et t-shirts : le chemin est composé de marches (bétonnées), faisant fréquemment plus de 50cm de haut... En bref, ce fut physique ! J'arrive au sommet un quart d'heure avant Lorène, qui aura gravit les quelques 600m de dénivelé en un tout petit moins d'une heure ! J'apprécie transpirer un peu, le sport, et spécifiquement le sport intense (ski de fond ! ) me manque.


Bien évidemment au sommet de la montagne se trouve un monastère, un stuppa, et des singes. Mais la seule photo intéressante est celle sur la droite, ils ont bien raison d'interdire aux gens de porter des chaussettes dans leurs sandales, c'est une énorme faute de goût !


Le meilleurs point de vue pour observer le soleil se lever est légèrement en contre bas, nous y retournons. L'horizon est plutôt chargé en nuages, la plaine est assez brumeuse, mais comme dit Lorène "ça rajoute un style" .

Mont Zwebabin 

Pour une photo à 360 degrés de ce sommet, copier/coller le lien ce dessous dans un nouvel onglet :

https://www.skypixel.com/photos/81135efb-8cc1-4fae-8808-9dd1012eca2b?utm_source=copied&utm_medium=PCWeb&utm_campaign=share&sp=0


À la descente il commence à faire chaud et je transpire presque autant qu'à la montée. Nous passons doucement au beau milieu des 1000 bouddhas qui composent ces "jardins" de Lumbini (Lumbini, ville où naquit LE Bouddha, ceux qui suivent le récit depuis son commencement savent cela ; ) )>

Jardins de Lumbini

Nous faisons un petit crochet par une pagode qu'ils ont réussi à percher sur un piton rocheux, et rentrons prendre un p'tit-gros déjeuné de champions ! J'adore rentrer à 9h du matin, prendre une bonne douche, et pouvoir me dire, j'ai déjà fait ÇA de ma journée, et elle ne fait que commencer.

Bon, il faut avouer qu'à part une micro-sieste, et la mise en page + publication du précédent article rien de prévu jusqu'à notre prochain bus qui nous emmènera encore plus au sud, à Moulmein ! Le petit dej sera francophone, avec les belges rencontrés à Kalaw, 2 français rencontrés au même endroit (lors d'un autre petit dej ! ) et un couple rencontré le matin même au spot levé de soleil du Mont Zwegabin. L'occasion de se refiler les bons tuyaux...

Le hasard nous a réunis au même hôtel 

À très vite, pour la dernière étape au Myanmar !..

23
janv

Nous arrivons en fin d'après midi en bus local à Moulmein, notre dernière étape en Birmanie. Cette ville qui fait parti des incontournables selon le guide Lonely Planet, n'est pas encore très connue des touristes. Tant mieux, un peu de calme c'est toujours bon à prendre.

Ayant peur de ne pas avoir assez d’accompagnement nous commandons 5 plats, c’était en fait beaucoup trop ! (Non nous n'avons pas m...

Nous n'avons prévu qu'une journée pour visiter un peu la ville et surtout pour aller voir le célèbre et gigantesque Bouddha couché. En faisant un tour à pied vers de notre hôtel, nous avons pu voir l'essentiel de Mawlamyine en 2h environ. Au programme, mosquée, pagodes, maisons coloniales, une église et un parc :

Nous avons bien apprécié la pagode qui est située en hauteur. Elle permet d'avoir une vue à 360° sur la ville.

Tiens, voilà du Bouddha !

Autour des pagodes nous rencontrons souvent des chats sauvages. Celui ci était très mignon mais très maigrichon. Il devait peser 200g. À la fin il nous suivait, ce fut un déchirement de le quitter !

Mawlamyine est la troisième plus grande ville de Birmanie. Pour une grande ville elle a un côté très rural c'est étonnant.

Après cette petite balade nous louons un scooter et partons à 25 km de Mawlamyine. La route est nickel et le scoot turbine, nous faisons une pointe à 90km/h ! Dès que nous arrivons à destination nous sommes scotchés de voir ce bouddha couché aussi grand ! Nous savions que les Birmans étaient fous de Bouddha et de ses représentations mais alors là c'est le (très) GROS lot..! En fait c'est tout bonnement le plus grand bouddha couché du monde, il mesure 185m de longueur...

Les travaux de ce bouddha ont démarré en 1992; en 2011 ils ont entamé la construction d'un deuxième bouddha géant en face du premier. Ici c'est la folie des grandeurs ! Le but : battre leur propre record du monde du plus grand bouddha couché; d'où la question : mais jusqu'où s'arrêteront-ils ??! (comme dirait l'autre) Nous avons la chance de pouvoir rentrer dans le gros bouddha. Notre plus grand questionnement tout au long de notre visite : pourquoi sont ils en train de construire un autre bouddha alors que celui ci n'est pas achevé ? Il y a un truc qui nous échappe... "toujours plus de bouddha, toujours plus gros" cela doit être leur devise ??

A l'intérieur nous pouvons voir un paon en cage qui était en train de faire la roue quand nous sommes arrivés. Qu'est ce qu'il fait la lui...? Dans ce bouddha géant nous sommes vraiment surpris de ne pas voir des masses de touristes. Pourtant ce lieu atypique et unique en Birmanie a un énorme potentiel touristique...!

Dans le big Bouddha nous sommes livrés à nous même, car les travaux ne sont pas encore terminé. Nous marchons pieds nus (c'est la règle dans tous les lieux de cultes) sur du béton, des graviers, de la poussière de chantier...

Nous voyons des statues misent en scène, mais ne comprenons pas la plupart de ces scènes car il n'y a aucune pancartes, pas de guides, rien du tout. Ce mystérieux bouddha à des allures de musée à l'abandon. Nous avons seulement reconnu l'histoire de bouddha de sa naissance à sa mort.

Des bouddhas nous en avons vu et revu mais des comme celui-là c'est vraiment fou ! Pour aider à la poursuite des travaux nous avons acheté deux carreaux de céramique rouge en guise de donation. Elles serviront à faire la robe du Boudha pas terminé ..! Ils pourraient aisément financer la fin des travaux de celui inachevé, et ensuite générer des fonds pour poursuivre le nouveau, simplement en communiquant autour de cet impressionnant édifice, et en faisant payer un droit d'accès. Bref, nous sommes contents d'avoir visité ce lieu, mais ne comprennont pas la logique qui s'y cache, ce devrait être L'ATTRACTION touristique vers Moulmein, mais au centre ville aucun hôtel, aucune agence ne propose de tour pour y emmener les touristes... Étrange !

Avant de repartir Kevin fait décoller le drone discrètement derrière des buissons pour avoir une vue d'ensemble.

Notre dernière soirée de termine par un coucher de soleil en terrasse. Nos 28 jours passés en Birmanie auront défilé à vive allure. Nous avons apprécié particulièrement la gentillesse des birmans, leur accueil, leurs sourires, leur amabilité. Incroyable pour un pays ayant connu plusieurs dizaines d'années de dictature militaire, et de nombreux actes violents de la part des autorités locale. Le savoir-vivre et les traditions restent bien ancrées dans ce pays charmant. Nous avons eu la chance de voir des paysages variés dans un cadre de nature magnifique. Encore un pays où nous serions contents de revenir un jour si l'occasion se présente. Même si nous n'avons que peu de doute sur les transformations importantes que va connaître le pays d'ici peu de temps.

Maintenant nous devons prendre la route pour rejoindre la frontière terrestre pour passer en Thaïlande du Nord. Nous avons prévu d'y passer quinze jours avant de filer au Laos !

25
janv

Vidéo un peu longue (10min), mais la Birmanie nous a tellement plu, qu'il a été compliqué de choisir quelles images ne pas garder ! Du coup, bon visionnage 😀 :