Carnet de voyage

Malaisie

4 étapes
12 commentaires
Ce ne fut pas évident de quitter le cadre paradisiaque du sud de la Thaïlande, la route se poursuit vers le sud pour ... 2 à 3 semaines en Malaisie !
Du 4 au 21 juin 2019
18 jours
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19
juin

Nous partons de Tanah Rata vers 9h, dans un bus tout neuf, décidément en Malaisie ce mode de transport est incroyablement moderne et confortable. Nous descendons à la gare centrale, et rejoignons notre hôtel, là aussi situé dans le quartier indien ! La musique à fond sur le trottoir, les magasins de vêtements, les odeurs, nous font voyager à nouveau vers l'Inde. La chambre est parfaite, et le quartier très moderne.

Après s'être installés, nous sortons manger des petits beignets/samossas et retournons à la gare centrale quérir des infos sur le train express pour rejoindre l'aéroport après demain. Ensuite, Lorène retourne à l'hôtel, et je part explorer le quartier, en commençant par la mosquée nationale, la Negara.

Je poursuit avec la visite du centre des arts islamiques, qui est dans le top des musées à faire à Kuala Lumpur. L'occasion de découvrir les différentes architectures des mosquées du monde entier, et aussi les céramiques, tenues traditionnelles et autres tapis.

Une bien belle visite lors de laquelle je croise totalement par hasard Fanny et son copain tchèque, rencontrés lors de notre couchsurfing dans les Cameron Highlands ! Le musée est quasiment désert... Un grand parc se trouve vers le musée, je m'y promène avant de prendre le chemin du retour. La ville est stupéfiante de modernité, ce n'est pas évident de trouver ses repères en tant que piéton, il faut souvent emprunter des passages surélevés ou souterrains pour traverser les voies de circulation, les trottoirs sont souvent abrités, il y a un métro, un monorail aérien, des bus de partout... et j'ai l'impression de croiser essentiellement des hommes d'affaires ! Paradoxalement c'est dans ce genre de ville que l'on voit aussi de nombreuses personnes démunies et dans le besoin : plus il y a un haut niveau vie, plus les disparités de richesses entre les gens sont frappantes ...

notre qurtier, little India !

Nous mangeons le soir dans un restaurant chinois, mon porc sauce aigre-douce est excellent. Notre second jour sera le seul pour découvrir un peu la ville : nous nous dirigeons vers les tours Petronas en empruntant d'abord un "skytrain" , le trajet se poursuit dans un trottoir surélevé climatisé. C'est en fait un grand hall vitré à une quinzaine de mètres au-dessus du sol qui évite de traverser les routes dans un pays où les piétons ne sont clairement pas prioritaire même sur les passages prévu à cet effet...

Les tours Petronas tirent leur nom d'une multinationale malaisienne qui comme vous l'aurez deviné gère la recherche et l'exploitation de gisements pétroliers et gaziers. Ce sont les deux plus hautes tours jumelles du monde, 452 mètres pour 88 étages.

Après un petit tour dans un parc au pied des tours nous tombons par un heureux hasard sur un bar Delirium : la pause déjeuner s'impose, c'est l'occasion de boire de bonnes bières Belges !

La pluie se met à tomber et nous allons faire un tour dans le centre commercial au pied des tours.

Nous empruntons le métro pour aller voir la mosquée Jamek, à l'entrée on nous indique que l'accès est temporairement fermé au publique, le sol étant rendu glissant avec cette fichue pluie. Nous faisons un rapide saut par le square Merdeka avant de rentrer à notre hôtel. La plupart des trottoirs étant abrités, la pluie n'est qu'une information...

Merdeka Square
Masjid Jamek

Nous retournons manger le soir au même restaurant chinois que la veille et préparons nos sacs en prévision de l'avion le lendemain. Le réveil est facile, toujours un peu excités à l'idée de prendre l'avion et changer de pays nous avons eu du mal à dormir ! Nous choisissons la facilité en empruntant le train express pour rejoindre l'aéroport de Kuala Lumpur. Le check-in et l'enregistrement des bagages se passent comme sur des roulettes, nous imprimons nous même nos étiquettes et cartes d'embarquement à une borne, mangeons à burger king avant d'aller patienter dans notre hall d'embarquement. Notre passage en Malaisie fut relativement court, nous avons apprécié ce pays pour son mélange de cultures et d'origines ethniques. En raison de notre volontariat à Cat Beach nous y avons passé une semaine de plus que prévu, et ce fut une bonne chose ayant pu réaliser des économies tout en nous rendant utiles. Les malaisiens furent accueillants et la communication aisée du fait que la majorité des personnes parlent très bien anglais ! Le fait de pouvoir obtenir gratuitement un visa de 90 jours est un énorme avantage, et c'est une destination à laquelle il faudrait consacrer un mois et demi pour voir les principaux centres d'intérêts, et notamment prendre le temps de se rendre sur Bornéo. Un jour peut-être ! Nous vous retrouvons prochainement à Jakarta, ou nous allons devoir passer une petite semaine en raison de la nécessité d'obtenir nos visas mongols auprès du consulat...

28
juin

Après dix jours passés sur l'île de Penang, nous poursuivons notre aventure dans les Cameron Highlands. Cette région est située sur un plateau montagnard à environ 1400m d'altitude. La température y est supportable toute l’année ce qui en fait une étape plus qu'appréciable, après avoir supporté durant ces derniers mois une chaleur intense et humide. À la sortie du bus nous sommes agréablement surpris de ressentir l'air frais et sec dans nos narines et ressentir le froid sur notre peau ! Une sensation que nous avions oublié depuis le nord du vietnam.

Nous nous trouvons exactement dans la ville de Tanah Rata et logeons chez notre couchsurfeur Mani. Il possède un hôtel qu'il a ouvert depuis huit mois, ainsi qu'un bar le "jungle bar" qui est situé juste à côté. En plus de cette activité Mani travaille dans une agence qui propose des tours aux touristes et loue des scooters. Un vrai business man qui travaille non-stop. Mani, très amical et généreux, accueille régulièrement (quotidiennement en ce moment) des voyageurs gratuitement. Il nous montre notre chambre qui se trouve être un dortoir. Lorsque nous arrivons un groupe d'étudiants français et un couple de voyageurs partagent le dortoir avec nous. Il y a une bonne ambiance et le soir nous faisons plus ample connaissance au jungle bar.

Beaucoup d'habitants de Tana Rata sont des fils d'immigrés venus par l'empire colonial de l'Inde, travailler dans les champs de thé. Beaucoup de restaurants sont tenus par des indiens. Le premier soir nous mangeons dans un restaurant de rue malaisien. Pas mal du tout pour une petite somme. En dessert nous découvrons les ''Cakoi'' des sortes de churros, une bonne découverte !

Mani notre hôte
Notre super dortoir

Le lendemain Mani nous propose un itinéraire de randonnée dans les alentours. Nous partons à pied depuis notre logement, l'itinéraire est bien tracé et notre appli Maps.Me connaît tous les sentiers. Le chemin débute par une montée raide dans la jungle. Nous arrivons au sommet qui nous permet d'avoir une vue de la ville. Nous ne pouvons pas dire que la ville soit jolie mais bon...

Puis nous descendons, passons par des plantations agricoles avant d'arriver sur les champs de thé. Les buissons forment des paysages étonnants et originaux.

Arrivé à la fin du parcours, nous faisons du stop seulement dix minutes avant qu'un mec nous propose de monter dans l'arrière de son pick-up. Il venait de récupérer deux auto-stoppeurs anglais.

En rentrant nous sommes content de prendre une douche bien chaude et d'enfiler une polaire, c'est tellement agréable ! Le soir nous allons passer un peu de temps avec Mani dans son bar et avec d'autres clients. Les couchsurfeurs français sont partis et nous nous retrouvons en plus petit comité.

Deuxième jours, Mani nous propose à nouveau un itinéraire de rando. Cette fois ci l'itinéraire alterne tout le long entre montées et descentes, au cœur de la jungle.

La chemin de randonnée se termine au pied d'un temple bouddhiste. Curieux, nous allons le visiter et croisons une dame qui nous dit que nous pouvons aller manger dans le temple gratuitement ce midi. Nous sommes un peu surpris et donc allons voir si c'est vrai. Et oui effectivement, une moine nous propose de venir manger ! Nous sommes trop content de cette nouvelle car il est midi et la rando nous a ouvert l'appétit. Nous sommes invités à aller nous servir au buffet végétarien. Tout est bon et à volonté ! Un monsieur nous explique que tous les jours de pleine lune et nouvelle lune, le centre bouddhiste offre de la nourriture à tout le monde. Ils sont vraiment top ces bouddhistes.

Après un bon repas nous rejoignons une route pour tendre le pouce. Une dame nous ramène gentiment jusqu'à Tana Rata. Le soir nous restons un peu tranquille rien d'exceptionnel mais ça fait du bien.

Le troisième jours il ne fait pas très beau alors nous traînons un peu dans la matinée. Le midi nous allons manger dans un restaurant assez original. Il y a un grand buffet où chacun se sert comme il veut et ensuite lorsque nous sommes à table, un serveur passe avec une calculatrice et fait l'addition. Le concept est assez drôle et cela ne revient pas cher du tout. Beaucoup de locaux viennent manger ici.

Le temps se dégage un peu alors nous décidons de louer un scooter pour explorer les endroits plus excentrés. Nous allons plus au Nord de Tana Rata ou se trouve un belvédère et un centre de fabrication de thé.

Nous reprenons notre scooter cette fois en direction du sud pour voir un autre belvédère et une des usines de "Boh" une marque de thé. Nous avons le droit à une petite visite de l'usine mais vu le manque d'explications nous n'en retirons pas grand chose. En tout cas la vue du belvédère est sympa !

Avant de rentrer nous empruntons un chemin moins emprunté au vu de l'état de la route. C'est encore mieux que ce que nous avions vu précédemment. Nous sommes tout seul face à ce paysage magnifique et les nuages permettent une luminosité intéressante photographiquement parlant.

En rentrant de notre balade nous faisons la connaissance de nouvelles couchsurfeuses Julie et Faustine, des sœurs qui voyagent ensemble. Nous avons beaucoup de choses à nous raconter car nous allons prochainement là d'où elles viennent et inversement.

Nous allons manger indien ensemble puis rejoignons Mani au bar ! C'est le seul moment où nous pouvons partager un moment avec lui car sinon il est occupé toute la journée avec ses différentes activités.

Le matin nous faisons nos sacs et partons prendre le bus pour rejoindre la capitale Kuala Lampur notre dernière étape en Malaisie.

7
juin

Nous arrivons à Batu Ferringhi (toujours sur l’île de Penang) et Teviod nous accueille en bas de son immeuble. Teviod est américaine et vit en Malaisie depuis 8 ans. C'est elle qui a créé l'association "Cat Beach", un sanctuaire pour chats. C'est un lieu de vie et d'accueil pour environ 300 chats errants du coin. Cat Beach est comme son nom l'indique situé sur une plage, près d'un village de pêcheurs.

Le jour de notre arrivée nous faisons la connaissance de Kari et Amrith, deux autres bénévoles. Teviod nous présente ses quatre chats et notre chambre. En échange de notre action bénévole nous avons l'hébergement gratuit et nous avons accès à la cuisine pour nous concocter de bons petits plats. Nous passons l'après-midi à échanger et lui rendons quelques services (elle vient de déménager) avant d'aller faire quelques courses pour la semaine dans un énorme super marché.

La piscine de la résidence
La vue depuis l'appartement
Logés dans la résidence Bayu Emmas 

Le lendemain Teviod s'en va renouveler son visa à Singapoure, elle nous laisse son appart' car elle doit sortir du pays quelques jours. Cela fait 8 ans qu'elle vit en Indonésie, mais est obligée de sortir du pays tous les 3 mois pour renouveler son VISA, avec à chaque fois une certaine dose d'incertitude quand à sa possibilité de revenir... Nous, nous découvrons pour la première fois Cat Beach, les chats et l'équipe : Mas, malaisienne ; Amir et Nour, bangladais. Ils sont très accueillants et nous montrent les tâches à effectuer et y a du boulot ! : changement des litières, nettoyage des cages, nourrir, donner de l'eau, laver des bacs, faire la vaisselle, passer le balai, serpillière, nettoyer certains chats. Nous nous sentons utiles !

La première journée nous prenons nos marques, et faisons un peu l'état des lieux : - L'association manque cruellement de moyens humains, matériel et financiers (les dons ne suffisent pas à payer les frais, Teviod investi beaucoup avec son argent personnel).- De nombreux chats sont malades, nécessitent des soins vétérinaires. - Il n’y a pas de vétérinaires à proximité. - Beaucoup sont en cage (nous comprenons rarement pourquoi). - Il y a beaucoup de chatons. - Il y a peu d'adoption. - Les chats sont terriblement en manque d'affection.

Nous sommes assez choqués de voir autant de chats qui décèdent dans leur cage durant la nuit. (minimum deux par jours). D'ailleurs en rentrant de Cat Beach le premier jours nous avons du gérer avec l'aide de Amrith le cadavre du chat qui faisait colocation avec nous dans l'appartement. Une journée pas comme les autres ..! (6 décès dans cette seule journée)

La suite de la semaine se déroule tranquillement. Mas vient nous chercher tous les jours vers 9h et nous ramène à l'appartement vers 13h30. Nous prenons vite des habitudes à Cat Beach et nous savons ce que nous pouvons faire pour nous rendre utile.

Kevin a travaillé principalement avec Mas à l'étage qui est une sorte de pouponnière. C’est ici que sont la plupart des chatons avec leur mère, et les chats nécessitant des soins.

Moi je m'occupais des chats en cage à l'extérieur et des chats au rez-de-chaussée avec Amir et Nour.

Après nos journées de travail nous étions plutôt fatigués (le ménage c’est physique !). Le temps de nous occuper de nos trois chats colocs, de prendre une douche, manger et faire une sieste, il ne nous restait plus beaucoup de temps pour faire autre chose. Nous avons pris un rythme différent de d'habitude et c'était plaisant d'avoir un mode de vie sédentaire. Nous avons profité de la cuisine pour nous faire des crêpes, spaghettis bolo, tartes aux légumes, poulet à la cacahuète..! Nous nous sommes fait plaisir tout en faisant de réelles économies. Nous avons exploré les environs de notre immeuble : plage, centre ville et piscine. Niveau cadre pour faire du bénévolat nous étions pas mal !

Les plaisirs simples de la vie
Honey Bear qui attend sa maitresse impatiemment
Scratchy qui a un retard mental nous a bien fait rire

Pendant notre jour de congé nous avons dû gérer péniblement notre visa pour l'Indonésie. Comme nous souhaitons rester un mois et demi sur place il nous fallait obligatoirement demander un visa au préalable dans une ambassade. Encore beaucoup de paperasses et du stress à gérer. Après une matinée à batailler à l'ambassade, nous avons attendu seulement 24h avant de pouvoir récupérer nos visas collés dans nos passeports. Une bonne chose de faîte ! Nous qui pensions nous reposer, prendre du temps pour nous, finir notre vidéo du Vietnam, c'est raté ! L'organisation générale et les petits soucis techniques de carte bleues nous a pris tout notre temps libre. Pour nous consoler nous sommes retournés manger dans le restaurant "The book sandwich" à George Town. Avant de quitter cette jolie ville nous sommes passé voir un centre d'artistes. Malheureusement ce lieu n'est animé que le week-end alors nous n'avons pas vu beaucoup d'ateliers.

Nous terminons notre semaine de bénévolat et faisons nos aux revoirs. Mas nous dépose à l'entrée du parc national qui se trouve à deux pas de Cat Beatch. Nous marchons dans la jungle sous 38 degrés jusqu'à la "plage des tortues". Sur cette plage se trouve un lieu de préservation des tortues de mer, ils aident notamment les bébés à sortir de l'oeuf.

Cette semaine de bénévolat aura été une bonne expérience même si cela nous a posé quand même pas mal d'interrogations sur les conditions de vie des chats et sur l'organisation de l'asso. L'équipe qui travaille tous les jours nous a vraiment impressionné : ils font preuve d'une motivation et d'une générosité débordante. Nous ne savons pas comment sont gérés les S.P.A. en France mais en tout cas il faut vraiment en vouloir pour ouvrir un sanctuaire pour chats en Malaisie. En effet, en Asie nous avons bien senti que la souffrance animale n'est pas une priorité. Faire du bénévolat auprès de chats n'a pas été aussi facile que nous l'avions pensé car dans certaines situations nous nous sommes sentis un peu démunis et c'est un travail sans fin : le ménage est un éternel recommencement et les naissances ne font qu'augmenter.

4
juin

Nous roulons de Hat Yai, notre dernière étape en Thaïlande, à Georgetown dans un mini-van luxueux, tel qu'on en voit que dans ce pays ! Quelques mots sur Hat Yai : il s'agit de la 3ème ville en terme de population au pays du sourire : nous n'avons pas vraiment compris pourquoi la Thaïlande est ainsi dénommée !.. S'ils sont globalement sympas, l'accueil dans les pays voisins est tout aussi bon, sinon meilleur. Le site Arianne déconseille de se rendre dans cette région de la Thaïlande, il y a eu quelques attentats par le passé, de la part d'indépendantistes musulmans qui ne vivent pas bien leur domination par le gouvernement thaï. En pratique à part des vigiles très souriants à l'entrée d'un immense centre commercial, qui nous ont fait ouvrir nos sacs, une présence musulmane plus marquée que dans le Nord du pays (mais identique à Koh Lanta), on se sent autant en sécurité à Hat Yai que dans n'importe quelle petite ville en France... De plus le passage de la frontière avec la Malaisie s'est bien passé, nous avons eu une heure de queue à faire avant d'obtenir nos visas malaisiens, avons fait scanner nos sacs aux rayons X (c'est bien la première fois que des douaniers asiatiques se donnent cette peine), et sommes remontés dans le TOYOTA Hiace du futur. Nous n'avons pas beaucoup potassé ce qu'il y a à faire à Georgetown, le fait que la ville soit classée au patrimoine mondial de l'UNESCO et qu'on y trouve de nombreux graffs sur les murs de la ville nous a suffit à nous convaincre d'y faire une visite. En plus, j'ai (Kevin) trouvé un volontariat au sein d'un sanctuaire pour chats, sur l'île de Penang, où se trouve George Town, ce sera notre prochaine étape !

Au premier abord la ville impressionne: les immeubles de plus de 30 étages sont nombreux, ça nous fait penser à la côte d'Azur. Nous réalisions rapidement que la Malaisie est un pays riche, sûrement autant que la Thaïlande : ici que de belles voitures flambantes neuves, des bus publics climatisés avec affichage digital, wahou, que c'est moderne !! Notre chambre est hyper bien placée, elle ne dispose pas de fenêtre mais n'est étonnamment pas humide et ne sent pas mauvais.

Le réceptionniste parle couramment anglais, la Malaisie étant une ancienne colonie anglaise, il va être plus aisé d'utiliser la langue de Shakespeare pour se faire comprendre ici que ce ne le fut dans les précédents pays visités. Nous partons découvrir les alentours, en nous guidant vers les points de d'art de rue repérés sur Maps.me.

Nous sommes au cœur du quartier "Little India" : c'est un vrai bonheur de retrouver les odeurs de leur bouffe, leurs façon d'être et leur mimiques assez typiques. Nous qui évoquions quelques jours auparavant à quel point l'Inde fût incroyable et notre envie d'y retourner pour sûr, nous sommes ravis !

George Town est TRÈS cosmopolite, tous les principaux courant religieux cohabitent sereinement. Vous l'aurez compris la communauté indienne est ici importante, mais les chinois ne sont pas en reste; en tout cas la séparation des quartiers selon l'origine se fait ressentir. Ce qui est particulier dans la péninsule malaisienne (en fait le prolongement du sud de la Thaïlande, l'autre partie de la Malaisie se trouvant sur Bornéo) c'est que les malais sont... une minorité ! La ville connut une croissance continue avec son activité de négoce dès la première moitié du XIXème siècle et fut un port important.

Bon en attendant nous avons bien faim et optons pour une pizza, qui sera parmi les meilleures du voyage. La mosquée de Kapitan Kelig, proche de notre hébergement, est plutôt réussie d'un point de vue esthétique. Les bâtiments d'architecture coloniale donnent un certain charme à cette ville, qui étonne par ses contrastes et sa mixité.

Les temples hindous côtoient les mosquées, les temples confucianistes ne sont pas rares tout comme les églises, les synagogues bien que plus discrètes, existent. Mes papilles explosent de joie à la vue de pâtisseries indienne, quel bonheur de re-manger (entre autre) des jeleebee !

2ème jour : nous poursuivons notre jeu de piste à la découvertes des nombreuses œuvres disséminées dans la ville.


Cette fois le midi nous mangeons indien, le portefeuille est heureux de voir qu'ici il peut sustenter deux estomacs pour environ 3€ !.. Et nous pouvons même nous offrir le luxe de commander des boissons sans culpabiliser pour la facture finale.

Durant cette journée nous marchons beaucoup, à vrai dire je ressent un besoin de bouger assez intense.

Nos pieds nous mènent à la "Blue Mansion" une des gigantesques demeure bâties par les chinois au milieu du XIXème. Celle-ci fut la propriété d'un riche entrepreneur, qui aurait commencé comme vendeur d'eau dans la rue à Jakarta... La visite avec un guide équipé d'un micro, suivi par une centaine de touristes sera un peu spéciale. Au final nous n'avons pas retenu grand-chose, et avons du mal à comprendre pourquoi tant de chinois se sont installés ici deux siècles auparavant.

Blue Mansion 

Nous découvrons encore des œuvres disséminées au quatre coins des rues, se balader à George Town est un vrai plaisir !

Le soir nous retournons manger indien, mais ce sera (pour ma part) nettement plus décevant qu'à midi; finalement parfois ça peut valoir le coup de demander à quoi correspond le plat totalement inconnu que je commande (celui ci-dessous à droite, à gauche c'est un dosa, ça je connais !)

3ème jour : ayant besoin de me dépenser physiquement, je me lève à 6h30 pour aller gravir la colline de Penang. Pendant ce temps Lorène s'occupera de la rédaction d'un article et de trier des photos, puis se reposer. 9km me sépare du début de la rando, je compte les parcourir en bus. Après 3/4 d'heure à voir défiler les bus mais jamais le bon numéro, j'en arrête un au hasard et explique au chauffeur où je veux aller : j'ai bien fait car sinon j'aurais pu attendre là... indéfiniment ! Bref après un changement de bus un peu spécial (notre chauffeur attendant avec ses passagers à l'arrêt de bus, et arrêtant ses collègues pour savoir où ils vont et s'ils peuvent nous emmener), je fini par arriver au pied de ma montagne, enfin, il est 9h15... c'était bien la peine de se lever aussi tôt pour essayer de marcher avant la grosse chaleur !

La montée est toute bétonnée, des marches facilitent le parcours. L'attraction du coin consiste à prendre le funiculaire pour monter au sommet, mon objectif, vous l'avez compris, est différent.

Quelques litres de sueur et 1h10 (deux courtes pauses incluses) plus tard, les 755m de dénivelés sont derrière moi. Le ciel est gris et la vue loin d'être splendide. Beaucoup de touristes vers l'arrivée du funiculaire, des attractions pour les occuper telle qu'un parc animalier où on vous emmène en voiturette de golf; sinon en montant par la forêt moi j'ai vu les singes juste là au-dessus ! Quelques gouttes commencent à tomber tandis que je m'éloigne du repère à touriste, afin de rejoindre un chemin différent pour redescendre.

Je m'éloigne progressivement de la civilisation, traverse ce qui semble être la propriété d'un vieux monsieur qui me dit "no way here !" (= pas de chemin par là !) et pénètre dans la jungle en suivant un vague chemin. Après environ une demi heure de descente à travers une végétation plus ou moins dense, je tombe sur un monastère bouddhiste qui paraît être à l'abandon. Ouf, tel que je m'en doutais, le vieux monsieur croisé plus haut m'avait menti et j'ai su rester sur un chemin !.. ;) Bon ok, il doit pas voir régulièrement des gens emprunter ce "chemin", encore moins des étrangers dans mon genre. Mon téléphone LG bugge de plus en plus suite à un peu d'humidité, heureusement j'ai prévu la housse étanche. Faut pas traîner la batterie baisse vite et j'ai besoin d'un GPS pour sortir de cette forêt en passant par le temple chinois Kek Lok Si. La descente me prendra au moins autant de temps que la montée.

Le temple chinois est composé de plusieurs bâtiments, à vrai dire je suis fatigué mais j'apprécie quand même la visite, ça change des temples que nous avons pu voir jusqu'à présent. L'ambiance est particulière : dans le rez-de-chaussée du plus grand bâtiment se trouve une sorte de grand marché où il est possible d'acheter un peu de tout. Alors il y a certes des bougies, de l'encens, destinés à la pratique religieuse, mais on y trouve également des hélicoptères radiocommandés, des sodas, et toutes sortes de merdouilles que vous ne vous attendez pas à trouver dans un lieu de culte ! Une grande statue domine ce complexe religieux, pour y accéder il faut OBLIGATOIREMENT payer un mini-funiculaire... je passe mon chemin ! Idem pour accéder à un autre édifice c'est payant. Une pluie forte commence à tomber : le moment de rejoindre notre hôtel est venu ! J'attends au premier arrêt de bus trouvé sur mon chemin, tous les malaisiens à qui je demande des informations sont aimables et contents de m'aider. Lorène a terminé son article sur Koh Lanta, trié des photos, je me suis bien dépensé et pue le bouc, après une bonne douche nous allons nous restaurer au "Book sandwich café". Les plats concoctés par le chef chinois sont succulents, Lorène se régale de pasta à la langouste, pendant que j'attaque par une très bonne salade au saumon fumé, suivie de côtelettes d'agneau avec une purée et une sauce... à tomber !

Les desserts ne sont pas décevants, nous sortons de là heureux et repus. Nous nous dirigeons vers un grand centre commercial faire des emplettes: mon portable est devenu inutilisable, il ne me permet plus d'avoir le retour vidéo du drone depuis plus de deux semaines, quand j'essaie de le charger il indique qu'il y a de l'humidité dans le port USB... Bref, j'ai réfléchi, la mère de Lorène le récupérera en Mongolie et le fera passer en garantie puisque celle-ci couvre jusqu'au 2/11. Le machin est soit disant résistant à une immersion d'une demi-heure à 1m de profondeur dans l'eau (norme IP68), tu parles !! Je préfère en racheter un autre, et une fois en France, revendre l'un des deux. Par acquis de conscience nous demandons quand même à quelques boutiques qui réparent les portables : LG n'existe (pour ainsi dire) pas en Malaisie donc ils n'ont pas les pièces détachées adaptées. Un réparateur s'engage quand même à essayer et nous dit de repasser une heure plus tard. Pendant ce temps nous faisons du lèche vitrine et j'achète un polo. Les centres commerciaux dans ce coin de l'Asie sont incroyablement grands !

Le réparateur de téléphone préfère abdiquer, et nous allons à la boutique Samsung officiel m'acheter le nouveau Galaxy A30. Décidément, l'électronique n'aime pas autant voyager que nous, Lorène avait acheté un nouveau portable moins d'une semaine avant...

4ème jour : Une dernière petite balade vers la jetée "Chew", une pause ravitaillement chinois où pour une somme dérisoire nous nous régalons, puis nous montons dans un bus direction Batu Ferringhi, ou nous serons logés pendant notre semaine de volontariat.

Georgetown fut une très agréable surprise, ville dynamique colorée d'un multi-culturalisme omniprésent, il y fait bon vivre et d'un point de vue culinaire c'est le pied ! Ce serait aux dires des locaux une des meilleurs destinations au monde pour la nourriture, il est vrai qu'entre les sushis japonais, les quelques resto français/grills, un gigantesque choix d'adresses indiennes et chinoises, des spécialités indonésiennes, locale et des quatre coins du monde, le voyage culinaire ne sera pas décevant et il faudra au minimum une semaine sur place pour tester un échantillon représentatif du choix disponible !