Carnet de voyage

Thaïlande du nord

6 étapes
27 commentaires
Arrivés de la Birmanie par Mae Sot, nous parcourons un peu la partie nord thaïlandaise avant de rejoindre le Laos
Du 25 janvier au 8 février 2019
15 jours
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25
janv

Ce que nous pensions être un bus pour nous emmener jusqu'à la frontière Thaïlandaise sera finalement un taxi partagé. Assez vite après être sortis de Moulmein la route se complique, d'abord avec un certain nombre de ponts en construction. Par la suite une bonne portion de la route sera carrément dans un état déplorable, avec des nids d'autruche de partout, impossible de dépasser les 15km/h !

Nous passons la frontière à pied, après avoir fait tamponner nos passeports, et montons dans un gros tuk tuk, en demandant d'être déposé à une gare routière nommée "bus to Chiang Mai" sur l'appli MapsMe. Manque de pot à cette gare routière on nous indique qu'il faut prendre un tuk tuk jusqu'à Tak, puis ensuite de là nous pourrons trouver un bus pour Chiang Mai... Ok, dommage que nous n'ayons eu cette information par le premier tuk tuk. Nous embarquons finalement à 16h dans un gros et plutôt luxueux bus. De prime abord les thaïs sont nettement moins souriants et agréables que les birmans, et nous sommes plutôt interloqués de constater les similitudes avec l'Europe en terme d'urbanisme : gros supermarchés, routes impeccables, constructions en dur de partout. Après le 5ème moyen de transport de la journée nous voilà à notre hôtel, idéalement situé en plein cœur de Chiang Mai.

Un des avantages que la Thaïlande soit développée et très touristique est que nous sommes logés à moindre coût qu'en Birmanie. Nul besoin d'aller loin pour dégoter un bon restaurant où découvrir la cuisine locale. En revanche il faudra sûrement s'éloigner de ce quartier pour voir des thaïlandais, 90 % des gens sont de type occidental dans cette partie de la ville, c'est incroyable !

Notre premier jour de visite commence par des temples, nous avons aussi pris un ticket pour le musée City arts & cultural center, moderne et bien fait, bien que cela devienne assez rapidement lassant de lire des panneaux en anglais.

C'est rigolo, la représentation d'une maison ancienne traditionnelle en teck dans ce musée correspond parfaitement à ce dans quoi vivent encore les birmans à la campagne, ou notre pote Suraj au Népal ! Nous repartons voir des temples ("Wat"en langue locale).

Le souci d’éviter le sur-emballage est omniprésent en Asie


Vers 16h Lorène va se reposer tandis que je bois un verre au bar attenant à l'hôtel, tout en essayant par divers moyens de réserver une table dans ce qui semble être un excellent resto français, à 300m de là où nous logeons ! Après un coup de fil et y être allé deux fois, c'est bon nous avons une table réservée, soulagement ! Effectivement depuis le 1er octobre et notre atterrissage à Katmandou, c'est la première fois que nous trouvons un restaurant proposant de la bonne cuisine française à des prix.... n'excédant pas ceux pratiqués en France ! Jugez par vous même, mais honnêtement nous nous sommes régalés.


La soirée se poursuit au marché de nuit, et se termine dans un bar où un groupe local joue du rock et du blues.

En rentrant à l'hôtel nous croisons de nombreux bars animés, dans lesquels des Européens, plus ou moins jeunes, fricotent langoureusement avec de jeunes thaïlandaises... Certaines en nous voyant passer aimeraient nous inviter à passer un peu de temps dans leur "bar"... L'ambiance est plutôt malsaine, et encore ici ce n'est pas Bangkok !..

Nous décrétons qu'une journée pour visiter Chiang Mai nous aura suffit, et après une bonne nuit de sommeil, rejoignons l'endroit indiqué vers le gros marché de Warorot par Papa Sao, le propriétaire de la ferme où nous allons 3 jours, dans les montagnes au nord-ouest de Chiang Mai. Nous trouvons assez facilement notre "bus" : il s'agit d'un pick-up jaune aménagé avec des banquettes à l'arrière, très courant en Thaïlande pour les "petits trajets". Nous avons une heure à tuer avant qu'il ne parte, et faisons un tour au marché, situé en plein quartier chinois. Il est encore un peu tôt pour manger des criquets et autres vers ou larves, nous optons pour une gaufre à la noix de coco, avant de retourner à notre bus ! À 11h30 il démarre, pour nous emmener jusqu'à la ferme de Papa Sao, un peu perdue dans les montagnes au à l'ouest de Chiang Mai.

27
janv

Après avoir passé une journée à Chiang Mai, nous voulions retrouver la nature et rencontrer les locaux. Nous avons trouvé par le site Couchsurfing "la ferme de Papa Sao", qui nous semblait être un endroit propice pour se détendre, interrompre les visites à répétition et les attractions touristiques au quotidien. Papa Sao est issu d'une minorité ethnique qui se nomme Karen, dont environ 10% vivent en Thaïlande et 90% en Birmanie. Sa philosophie de vie c'est vivre simplement, partager de bons moments et préserver sa culture. Il accueille dans sa ferme tout au long de l'année des personnes contre une participation de 5,5€ par personne et par jour (hébergement et repas compris). Nous arrivons dans l'après-midi à sa ferme, située à une centaine de kilomètres à l'ouest de Chiang Mai : Nous sommes un peu pommés dans la montagne thaïlandaise. Nous faisons la connaissance des voyageurs déjà sur place depuis quelques jours : un couple de français, deux amis français et la fille de Papa Sao, ainsi que son compagnon. Nous prenons possession des lieux : Papa Sao nous prête une tente et des couvertures pour les nuits fraîches. Nous constatons que Papa Sao vit dehors toute l'année : il n'y a pas de mur, juste quelques tôles pour délimiter la salle de bain/wc. Sa femme vit un peu plus haut dans le village dans une maison en bois, nous l'avons peu croisée durant notre séjour.

La maison de Papa Sao 

A peine nos sacs posés, Papa Sao nous emmène voir une cascade pas loin de chez lui mais nous prenons quand même le pick-up pour y aller. Il nous montre et explique la propriété de certaines plantes tout en y ajoutant sa touche d'humour ! Les garçons profitent de la cascade pour prendre une douche !

Le soir nous apprenons que nous sommes invité à un mariage Karen d'un jeune couple du village. En fait tout les villageois sont invités, tout le monde se connaît ici ! Nous n'avons pas pu assister à la cérémonie, en fait nous avons eu du mal à percevoir les coutumes du mariage Karen. Ce mariage reste encore mystérieux pour nous car nous n'avons pas eu plus d'explication que ça. Selon notre regard d'occidentaux, ce mariage avait des airs de fête de village. Tous installés sous le chapiteau nous avons pu déguster des plats locaux, du "whisky" local et partager un moment avec les Karens. Bien que les échanges et la compréhension aient pu être compliqués nous avons passé un bon moment !

Avant de quitter la soirée nous avons avons réalisé un rituel Karen : nous devions attacher un fil blanc aux poignets des mariés (à la mariée si on est une femme, au marié si on est un homme ). Ce serait pour leur porter chance !

Durant notre deuxième journée à la ferme, nous avons aidé à la construction d'une barrière en bambou, qui délimite le terrain de Papa Sao. Il aimerait être plus confiant lorsqu'il doit s'absenter de chez lui.

Nous nous retrouvons rapidement au chômage technique car il n'y a plus de bambou en stock. Nous devons aller en chercher des nouveaux mais Papa Sao, pas stressé et bien détendu nous dit que nous verrons ça le lendemain. Ok, pour nous ce n'est pas un problème nous sommes venus pour prendre du temps pour nous et nous reposer. Ce n'est pas le cas de Maurine et son copain qui pensaient devoir réaliser des tâches agricoles plusieurs heures par jours...

En ce moment Papa Sao n'a pas de travail à faire dans ses champs. Nous sommes encore à la saison sèche, il faut attendre juin avant de planter certains de ses semis : café, avocat, papaye, riz...

Nous profitons de ces moments de calme pour découvrir les alentours, essayer de pêcher avec une canne en bambou et un hameçon mais sans appât c'était un peu compliqué. Kevin a retourné la terre avec une bêche, mais les asticots étaient bien cachés ! Nous en avons profité pour fabriquer des pailles en bambou. L'avantage c'est qu'elles sont réutilisables et évitent la surconsommation de pailles en plastique qui ne seront pas recyclées. En voyage c'est fou la consommation de pailles que nous pouvons avoir si nous ne pensons pas à dire au serveur "sans paille s.v.p.".

Troisième journée à la ferme, Papa Sao nous emmène chercher du bambou à côté de la maison dans laquelle sa femme vit. Nous sommes motivés et la barrière avance vite ! Nous n'avons pas les outils idéal et des gants auraient été bienvenus mais on fait sans. Le bambou, une fois fendu dans la longueur, est assez coupant.

Quand Papa Sao revient d'une course il est surpris et heureux de voir l'avancement des travaux ! L'après-midi pour nous c'est repos et montage vidéo. Kevin repart en mission chercher du bambou.

Gift, la fille de Papa Sao, s'occupe de préparer tous les repas (toujours à base de légumes, riz) directement sur le feu de bois. Pour cette dernière soirée Papa Sao nous prépare sa recette pour une douche chaude qui sent bon le citron ! C'était plutôt original de prendre une "douche" chaude de cette manière.

À gauche dans le chaudron la recette spéciale douche chaude qui sent bon le citron 

Avant de se dire au revoir Papa Sao nous offre un sac tissé à la façon Karen. Nous sommes touché par ses petites attentions. Papa Sao 53 ans est un sacré personnage, il a beaucoup d'humour et est quelqu'un d'attentionné. Il nous a montré différentes techniques de méditation, trouvé des recettes médicinales à base de plantes pour nos petits tracas du quotidien... Nous garderons toujours en tête ses répliques favorites qu'il répétait en boucle toute la journée :

"Same same but different"

"The night is young"

"Papa Sao many ideas"

😀

30
janv

Nous quittons la ferme à 7h, avec un ami à Papa Sao, qui nous dépose 34km plus loin à Pa Pae, où nous prenons un transport local jusqu'à Pai. Avec un peu de recul, nous trouvons qu'en demandant 5,5€ par jour et par personne, Papa Sao tire clairement profit des touristes et n'a pas compris le principe du woofing ou couchsurfing. Le principe du Woofing est de nourrir et loger des volontaires en échange de 4 à 5h de travail par jour, il ne doit pas être question d'argent. Certes nous savions avant d'y aller que nous allions payer cette somme, mais nous ne savions pas qu'il ne participerai presque pas aux travaux, et disparaîtrait pendant 2 voir 3h, dès que nous aurions commencé à bosser. Bref, même si nous avons passé un bon moment là bas et qu'il fut une sympathique rencontre. Du coup Pai sera une meilleure étape pour nous reposer, pour 7,5€ la nuit nous avons une hutte avec terrasse et hamac, des sanitaires propres et des douches chaudes... C'est en comparant avec sa ferme que nous prenons pleinement conscience qu'il abuse un peu.

Après nous être confortablement installés , nous partons nous promener dans le centre de Pai, petite ville de 5000 habitants (et sûrement autant de touristes ! ) Pas mal de boutiques avec des produits alléchants, j'en profite pour m'acheter une casquette, mon chapeau noir et bleu acheté à Forcalquier il y a deux ans a disparu entre la ferme et Pai. 😦 Je l'aimais bien, il était fait main, mais bon ce n'est que du matériel !..

Nous passons ensuite un bon moment le long de la rivière, où je me baigne sans souci, la température étant de 34 degrés... Trop fraîche pour Lorène.

Le soir, après être repassés par notre hutte, nous redécouvrons Pai : les deux principales rues sont bondés et devenues piétonnes, le marché de nuit qui a lieu tous les jours est en place, et le choix de nourriture est assez varié ! Cependant les prix y sont élevés, comme dans tous les lieux à touristes... Nous allons donc au restaurant Charlie's & Lek, un tout petit peu à l'écart de ce marché. Ça vaut vraiment le coup, pour le même prix que deux brochettes sur le marché, nous avons de bons plats thaï !

Nous repassons dans la rue des stands de bouffe, moi pour acheter une brochette car quand même c'est tentant (puis ce serait bête de louper une occasion de faire travailler une enfant de moins de 6 ans ("ironie"!)) des truffes au chocolat, Lorène une gaufre nutella-chocolat blanc.

De nombreux bars proposent de la musique live, nous nous arrêtons boire un verre avant d'aller prendre un repos bien mérité.

C'est en train de devenir une habitude depuis la Birmanie, nous louons un scooter pour aller explorer les environs de Pai. Nous commençons par le Bouddha blanc qui domine la ville depuis sa colline, puis poursuivons sur le canyon de Pai.

Canyon de Pai 


En chemin nous faisons une halte dans ce qui semble être une entreprise produisant des fraises. Pleins de grand décors en plastique, allez savoir pourquoi ce genre d'endroit attire essentiellement des chinois et des japonais ! Nous goûtons à une sorte de vin aromatisé, ce n'est pas mauvais mais pour que ça vaille le coup d'acheter une bouteille il faudrait disposer d'un frigo.

Une douzaine de kilomètres plus loin nous allons marcher sur un pont en bambou au milieu des rizières. Cet endroit aurait eu plus de charme si les poteaux du pont n'étaient pas en béton. Une fois de plus, ça fait un peu "attrape-touriste", même si la balade n'est pas désagréable et que nous voyons un buffle se prélasser dans un étang boueux.

Je sors le drone, et comme auparavant au canyon, la nacelle de la camera semble avoir un souci. Ça a l'air de moins buguer sans mettre le filtre ND sur la camera... Mais est-ce à cause de la chaleur, l'image est voilée ? Un peu étrange et inquiétant, j'espère pouvoir continuer à m'en servir sans passer par la case réparation ! Nous reprenons la bécane pour rejoindre une cascade, sur la route nous nous arrêtons voir une faille sismique, en constante évolution depuis le tremblement de terre de 2008 qu'à connu la région. La cascade se trouve dans un endroit très encaissé, et l'eau est bien trop froide pour tenter de s'y baigner !

L'après-midi touche à sa fin, nous rejoignons un bar situé en bordure de rizières, où la vue sur les montagnes environnantes offre un joli point de vue pour le couché de soleil.

Le soir nous décidons de ne pas manger sur ce marché animé, et optons pour des pizzas-burgers ! Pas donné, mais ça fait du bien par où ça passe... Pas bien motivés pour aller boire un verre, nous préférons rentrer regarder un film. Comme nous nous plaisons bien dans cette petite ville, et plus spécifiquement à KK Hut, nous avons demandé à prolonger notre séjour d'une nuit. C'est possible, mais nous devons changer de hutte le lendemain matin : elle est un peu plus petite, pas de hamac et pas vraiment de terrasse, mais nous battons notre record du logement le moins cher de tout le voyage : 6,11€ pour deux personnes pour une nuit. Thé, café à volonté, biscuits et bananes à disposition pour le petit dej !

Nous partons rendre le scooter loué la veille, qui lui aussi fut un record de bas prix, 2,8€ les 24h, puis après un tour dans le centre de la ville je trouve un coiffeur pour me couper les cheveux, la situation devenant urgente...

Le reste de la journée sera placée sous le signe de la détente, déjeuné en bord de rivière (content de pouvoir déguster une Chouffe brune ! ), puis lecture-baignade vers la rivière. Nous retournons manger dans l'excellent restaurant thaï.

Nouveau départ demain à 8h30 pour aller à Mae Hong Song, où nous comptons essayer de randonner !

2
fév

Nous sommes venu à Mae Hong Son avec le souhait de faire un trek dans les montagnes avoisinantes. Nous logeons une nuit chez une famille thaï à quelques kilomètres du centre ville. Pour cette première journée nous prenons un vélo pour rejoindre le centre. La famille n'a qu'un vélo à nous prêter mais il y a un porte bagage. Kevin insiste pour que nous l'empruntions quand même. Cela ne le gène pas de me transporter à l'arrière même si nous devons emprunter des petites montées. Ok, pas de souci 😉

Ce n'était pas une très bonne idée car une de mes sandales s'est bloquée dans la roue et bien sûre elle s'est découpée en deux...

Nous passons voir les deux agences de Mae Hong Son pour se renseigner sur les treks. Malheureusement le premier guide que nous rencontrons n'est pas dispo pour partir le lendemain. Nous allons voir un peu plus loin dans une autre agence et là nous tombons sur un guide qui nous fait rire et nous propose un super itinéraire de trek mais pas du tout dans notre budget ! Dommage, nous ne pensions pas que le prix des treks était aussi élevé, la Birmanie nous a mal habitué. Ainsi nous sommes obligés de changer nos plans... Demain nous partirons tout seul à l'aventure pour aller visiter des villages égarés de Mae Hong Son. Les randonnées sans guide ne sont encore une fois pas conseillées en raison de la proximité de la frontière birmane, des sangsues et autre bêbêtes, ce n'est pas aussi facile qu'en Savoie.

Les temples de la ville 

Le lendemain nous partons donc à la découverte des alentours de Mae Hong Son. Nous louons un scooter semi automatique, une première pour Kevin. Mae Hong Son n'est pas une destination surpeuplée de touristes mais fait partie d'une des célèbres étape que les motards empruntent lors de la boucle : Chiang Mai - Pai - Mae Hong Son.

Nous passons par des paysages à l'état sauvage comme nous les aimons. La route est montagneuse et nous alternons entre montées et descentes raides (vraiment très raides!) Heureusement il fait beau et le sol est sec. Kevin est à l'aise à la conduite et moi je suis co pilote avec le GPS en main.

Nous passons par deux petits villages où nous nous arrêtons pour voir ce qu'il s'y passe. C'est tellement calme, nous croisons peu de villageois, mais des coqs qui chantent et les trois petits cochons.

Nous arrivons pour le repas de midi dans le village de Ban Huai Makhuea Som . Ici les habitants ne parlent pas du tout anglais, pour commander il faut communiquer par les gestes. Ce village aurait été idéal pour passer une nuit en pleine nature avant de reprendre la route le lendemain !

Après une petite pause à l'ombre nous reprenons la route, direction la gare routière pour prendre notre bus.

La veille nous avions été un peu déçu de ne pas avoir pu partir en trek dans la jungle à la découverte d'ethnies avec un guide, mais finalement nous ne regrettons pas notre étape à Mae Hong Son. Cela nous a même donné envie de faire une boucle en moto, pourquoi pas au Laos où des tours sont également réputés. Après un peu plus de 4km à pied sous les 34 degrés de l'après-midi, nous prenons place dans notre climatisé qui nous ramène à Chiang Mai, pas le choix pour aller à Sukothai, il nous faut repasser par là ! Pas grave, il se trouve que Johann que nous avions rencontré lors de notre trek dans les Annapurnas s'y trouve, ça va être l'occasion de le revoir !

3
fév

Le mini-bus depuis Mae Hong Son repasse par Pai, et nous dépose assez tard à Chiang Mai. Comme il ne s'agit que d'une étape express en vue de poursuivre notre chemin vers Sukothai le lendemain, nous avons eu la présence d'esprit de choisir un hôtel proche de la gare routière.

Nous réalisons que le climat était plus agréable dans les montagnes, ici la température ne descend pas plus bas que 24 degrés, au plus froid la nuit... Bien que leur usage soit excessif et dénué de bon sens dans les bus, et que dans un souci d'écologie nous évitons autant que possible de nous en servir, nous commençons à apprécier les chambres équipées d'une climatisation !


La nuit passe, et après avoir déposé nos gros sacs à la réception, nous passons à la gare routière réserver notre bus pour Sukothai. C'est le nouvel an chinois et des offrandes ont été déposées devant un symbole religieux à la réception !


Sur le chemin pour rejoindre le centre de Chiang Mai

Le petit-dej se fera en compagnie de Johann, que nous avions rencontré au début du voyage, lors du trek dans les Annapurnas. Cela fait plaisir de se recroiser, se raconter les péripéties vécues, les ressentis (lui aussi a été en Inde après le Népal) vis à vis du voyage, et les perspectives à venir.


Nous nous baladons ensuite tous les trois tout en continuant à discuter, nous essayons (sans succès) de dénicher un magasin vendant des sandales de marche pour Lorène.


Chiang Mai

Après avoir bu un coup pour parer à cette chaleur accablante, et mangé, nous nous séparons, montons dans un tuk-tuk, et arrivons in-extremis à l'heure pour attraper notre bus.

À Sukothai, même organisation, la gare routière est attenante à notre hôtel. La chambre est étonnamment grande et équipée d'une clim, ce n'est pas ce que nous avons réservé sur booking.com mais bon nous n'allons pas nous en plaindre !

Finalement nous aurions peut-être mieux fait, ça tambourine à notre porte dès 7h50 le lendemain... Lorène ouvre et une dame lui prend la clef de la chambre. Soit. Une autre revient à la charge 5min plus tard, s'adresse à Lorène en thaïlandais, qui du coup ne comprend pas trop ce qu'elle veut... Bref, c'est un peu agacés d'avoir été dérangés à deux reprises, sachant qu'on s'est couchés tard, que nous passons demander à la réception pourquoi ils se permettent de venir nous réveiller. Puis pour récupérer un cadenas car la femme de chambre est parti avec sans que nous ne comprenions vraiment pourquoi !

"Il y a eu une erreur, vous changez de chambre" Ah ok, nous nous en doutions. "Vous pourriez apprendre à vos employés à dire "Sorry" quand à deux reprises elles viennent nous déranger de bon matin", dis-je.

Le gars à la réception qui semble être le gérant s'excuse, mais bon le mal est fait, et nous aurions bien aimé dormir d'avantage. Nous décidons malgré tout de prendre le petit déjeuner à l'hôtel, au moment de régler la note je lui suggère de nous faire une réduction, pour rattraper leur bourde... Nous sentons bien que ça l'embête profondément, je lui rappelle qu'ils ont quand même interrompu notre sommeil deux fois, il consent à nous faire une réduction de 50cts d'€ : wouuhoooou !! Cet aparté résume bien notre ressenti quant à la qualité d'accueil en Thaïlande, mais surtout à l'incapacité, d'eux même, à faire un geste (commercial ou autre) lorsque qu'une erreur a été commise. Et cela était vrai en Birmanie aussi, un couple d'ami avait tout de même du payer la moitié du prix d'un plat dans lequel ils avaient trouvé un cafard frit... Bon, les birmans avaient pour atout d'être très souriants et sympas, contrairement à la plupart des thaï.

Je m'égare un peu, mais c'est pour partager aussi notre ressenti, qu'au final nous ne racontons pas vraiment sur le blog.

Nous partons voir le centre de "New Sukothai" à pied, cette ville n'est pas très intéressante, nous sommes ici pour la partie historique, qui se situe à 13km, et que nous irons voir demain.

New Sukhothai 

Le café dans lequel nous mangeons nous sert des plats en petite portion mais une glace format MAXI !

Gourdes filtrantes et pailles en bambou pour éviter le gaspillage de plastique

En milieu d'après-midi nous louons un scooter à l'hôtel et allons faire quelques courses dans un supermarché. L'occasion de se faire plaisir, en achetant un bouteille de rouge, un genre de vache qui rit et du pain en vue de l'apéro sur le toit-terrasse de notre hôtel !

Lorène perd la partie de fléchettes, et nous passons un agréable moment.

Après une bonne nuit nous partons pour visiter la partie historique de Sukothai, classée au patrimoine de l'UNESCO. Elle fut la première capitale du Siam, fondée en 1238 et mettant fin au règne khmer d'Angkor Wat.

Sukhothai

Le parc est grand et se visite à pied pour notre part. Il est paisible et plein de ruines, de bouddhas et de stupas, le palais en bois des rois ayant disparu !

Bien qu'un peu lassés de temples et autre bouddhas (je me demande combien de milliers nous en avons vu depuis le Népal ?... Rien qu'au Lumbini garden de Hpa-An il y en avait 1000... j'estimerais au bas mot à 6 000 bouddhas ! Possiblement 2 voir 3 fois plus), l'atmosphère paisible de ce parc relativement peu fréquenté nous a bien plu.

À 17h nous montons dans un bus pour Khon Kaen. Nous souhaitions faire du bénévolat dans une association qui recueille des chiens dans la rue (sorte de S.P.A.), mais en plus des frais courant d'hébergement/nourriture il fallait payer un taxi pour s'y rendre et en repartir, nous laissons tomber l'idée, c'est hors budget pour nous ! Dommage, nous étions plutôt motivés... À la place Lorène a trouvé un hôtel qui, grâce à un code de réduction, nous reviendra à 10,5€ la nuit pour 2, avec une piscine au 8ème étage. Khon Kaen n'était pas prévu dans notre itinéraire initialement, rien de bien intéressant à voir ou faire là bas, mais ça nous rapproche du Laos !

7
fév

Nous avions envi d'une petite pause dans notre voyage, et avons donc trouvé un hôtel idéal pour se reposer. Notre critère indispensable : une piscine pour se rafraîchir !

Cet hôtel se trouve à Khon Kaen, une ville qui, pour les voyageurs, est sans intérêt mais comme nous n'avons pas l'intention de faire des visites cela convient très bien. La chambre est immense (c'est un studio en fait) nous n'en demandions pas autant mais bon avec une réduction booking, le prix est plus que correct.

L’hôtel est récent, encore en travaux et il y a que très peu de clients. L'avantage d’être dans un endroit pommé et sans intérêt pour les touristes, c'est que nous avons la piscine rien qu'à nous. Néanmoins, l’inconvenient c'est que nous avons galéré à trouver des infos pour quitter la ville et se rapprocher de la frontière entre la Thaïlande et le Laos (manque d'infos, difficulté pour échanger avec les locaux...)

Rien de bien intéressant à détailler sur ces deux jours car nous avons tout simplement pris le temps de vaquer à nos occupations, repos et baignades. Pour apprécier pleinement les visites et les paysages qui s'offrent à nous chaque jour, faire une coupure pour un temps nous fait le plus grand bien.

Piscine à débordement au 8ème étage ! 

Le soir nous n'avions pas beaucoup de choix dans les restaurants autour de chez nous. Nous avons mangé aux stands de rue. La spécialité du quartier que nous avons bien aimé est la soupe de noodles à base de pattes fraîches, ce qui fait toute la différence.

Les bus futuristes d'un groupe d'asiatiques 

Le dernier soir pour changer un peu des noodles Kevin opte pour un poulet et pour moi une ''salade Isaan'' spécialité de la région. La serveuse ne parlant que quelques mots d'anglais je commande sans être sure du contenu de mon assiette (j'avais juste compris ''œufs''). J'examine mon assiette en me demandant ce qu'elle voulait dire par ''œufs''. Kevin se propose de goûter et il tombe sur des fourmis...! Berk une SALADE D’ŒUFS DE FOURMIS ROUGES ! L’appétit coupé pour moi se sera riz blanc et feuille de salade nature... Déjà que ce voyage en Asie m'a dégoûté de la viande alors les insectes c'est même pas en rêve ! Kevin lui, ça ne l'a pas dérangé de finir mon assiette.

Le repos ayant été bénéfique nous reprenons la route et partons direction Nong Khai. Cette ville se trouve au bord du Mekong, qui marque la frontière avec le Laos.

Coucher de soleil sur le Mekong

Nous avons la chance d'arriver un samedi car ce soir là il y a de l'animation dans la ville : petit marché de nuit et spectacle de danses traditionnelles et modernes. Tous les danseurs connaissent parfaitement leur chorégraphie, le spectacle est sympa à regarder !

Nous ne pensions pas qu'en venant à Nong Khai nous pourrions enfin percevoir la culture traditionnelle Thaïlandaise, c'est donc avec plaisir que nous terminons notre séjour en Thaïlande ici.

À bientôt la Thaïlande, nous avons hâte de découvrir ses fameuses plages dont tout le monde rêve...


Demain, nous entrons au Laos pour un mois !