Carnet de voyage

Cambodge

6 étapes
16 commentaires
La suite de notre voyage en Asie
Avril 2019
29 jours
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11
avr

À 7h30 nous sommes prêts pour aller rejoindre notre bus (réservé via le gérant de l'hôtel) qui va nous emmener à la capitale cambodgienne. Au bout de 40min d'attente à l'entrée de l'hôtel un de ses copains arrive en scooter, ils nous emmènent avec nos gros sacs jusqu'à un débarcadère où après quelques minutes d'attente il repère un bus qui semble être le nôtre. Ils redémarrent leurs bécanes, nous revenons sur nos pas, nous suivons puis dépassons le bus, et nous nous arrêtons à une station service où se gare le bus.

Une bonne heure après l'heure prévue ça y est, nous sommes à bord d'un bus qui va au Cambodge ! Il est blindé de colis et sacs , nous n'aurons pas vraiment de place pour les jambes, la clim ne fonctionne (presque) pas... Pour rappel, à 10h du matin la température extérieure dépasse les 35 degrés...

À peine après être partis, il s'arrête pour le petit dej ...

À la frontière il nous faut faire un visa ; nous étions prévenus que la corruption va bon train au Cambodge.

Le visa est censé coûter 30 $, il est admit par tous que les types de la frontière rajoute d'office 5 $ . Pourquoi ? Bah parce qu'il a un meilleur niveau de vie ainsi ! Le gonz de la douane nous gueule dessus quand je lui fait remarquer qu'il nous entube de presque 5 € sur le taux de change (comme on règle en dong vietnamien). Après l'avoir aimablement insulté en français et laissé entendre un "welcome to Cambodia" nous récupérons nos passeports et passons la frontière sans autre encombre. Une voyageuse vietnamienne (vivant en Australie) qui était dans le même bus que nous a du payer 10 $ car elle n'avait pas de photo d'identité à fournir pour son visa... Bref, des escrocs professionnels ces gens travaillant à l'immigration cambodgienne. Je profite du trajet pour retoucher des photos. En Asie le poids lourds sont quasi-inexistants, après tout un scoot, un p'tite remorque, et hop !

Nous descendons du bus à un feu rouge au centre de Phnom Penh, aidés par notre comparse de galère à la douane, pour la traduction en vietnamien.

La chaleur est accablante, un peu plus de 40 degrés à l'ombre, avec la chaleur dégagés par le bitume et les pots d'échappements, rajoutez 5 degrés et vous aurez la température réellement ressentie, il est à peu près-midi...

Ça y est, nous sommes au Cambodge !

Après 1,5km de marche dans cette fournaise, nous prenons possession de notre chambre, un "dortoir" comprenant un lit double superposé. Au bout d'une demi heure, la clim ne fait toujours pas de froid, et les casiers pour laisser nos affaires en sûreté sont tous pétés, nous avons la chance d'avoir une fenêtre mais elle ne dispose pas de rideau et le soleil tape en plein dessus... Du coup nous demandons à changer de chambre, pour la première fois du voyage !

Nous allons manger dans un resto de hippie, ils servent presque uniquement des plats végétariens, c'est assez bon mais cher pour ce que c'est, la clientèle est exclusivement occidentale. Après la traditionnelle sieste à la clim, nous allons découvrir un peu la ville, qui a quelques jolis immeubles illuminés. J'ai été surpris par le nombre d'immeubles en cours de construction, la ville est en train d'exploser en hauteur !

Mélange d'architecture traditionelle et moderne
Mélange d'architecture traditionelle et moderne
Notre tour se fini dans un bar qui sert des bières Belges : ) 

À proximité de ce lieu saint se trouve un restaurant indien, ça nous manque un peu alors nous en profitons, pour une fois qu'un indien en dehors de l'Inde est à un prix raisonnable.

Le jour suivant commence avec la visite du palais royal et de la pagode d'argent, un magnifique site où nous découvrons l'architecture et quelques éléments d'art khmer.

Nous nous perdons, je poursuis vers un autre temple après cette première visite, pendant que Lorène rentre se rafraîchir.

Nous restons au frais avant de retourner nous promener à l'heure du coucher de soleil, et nous nous régalons dans un resto de cuisine khmer. Rouleaux de printemps, soupe de courge pour Lolo, canard au curry rouge pour moi. Le serveur était très pro et gentil, ce qui est rare dans ce coin d'Asie du sud est..

En nous promenant dans les parages nous réalisons que la prostitution semble très présente ! Nous savons que des français rencontrés en Inde se sont fait voler un sac à l'arrachée ici, et j'ai également croisé un français à qui est arrivé la même chose plus tôt dans la journée, il me réclamait de l'argent. Nous sommes donc très vigilants, et nous nous rendons compte que depuis l'Inde et ses grandes villes, c'est bien la première fois que nous nous sentons un peu en insécurité.

Il faut dire qu'au Vietnam un voleur qui se fait prendre risque la peine de mort, c'est plutôt dissuasif ! Ça fait également depuis l'Inde que nous n'avions pas vu de miséreux ou de mendiants.

Après une bonne nuit (la clim et la literie étaient au top ! ) nous partons visiter l'ancienne prison/camp de torture S-21. À peine sortis de l'hôtel, un russe transpirant l'alcool nous accoste et nous raconte un peu le même genre d'histoire déjà entendue, il s'est fait vider sa sacoche contenant portable, argent etc.. Bon la différence avec le français c'est que le russe, clairement il était bourré et c'est fait dépouillé ensuite alors qu'il dormait quelque part dans la rue. Vu le type, il aurait passé la soirée avec une prostituée dont le mac l'aurait ensuite volé qu'on ne serait pas étonnés... Ça n'en est pas moins inquiétant concernant le sécurité des touristes dans cette capitale !

Lorsque les américains quittèrent la région en 75, les khmers rouges prirent rapidement le contrôle du pays, et imposèrent une des dictatures les plus violente, stupide et malheureusement meurtrière de l'histoire de l'humanité. Entre 12000 et 20 000 personnes perdirent la vie dans un des 300 centres de ce genre, entre 1975 et 79. L'angkar régissait absolument tout de la vie des cambodgiens, une mangue poussant sur un arbre était considérée comme un bien commun (donc appartenant, en fait, à l'angkar), et la cueillir pour la manger risquait de vous coûter la vie. La torture dans ces camps était la norme, les tortionnaires étaient si doués et imaginatifs qu'ils pouvaient faire avouer tout et n'importe quoi... Ce qui est surprenant, c'est que nombre de personnels ayant travaillé dans ce genre de prison y finiront en tant que prisonniers, pour des raisons farfelues... Bref, ces camps feraient presque passer Auschwitz pour le club med. Bon ok, j'ai jamais visité Auschwitz (mais j'ai vu des reportages ! ). En gros le but de l'angkar était que les gens qui passaient par S-21 avoue un crime (sabotage d'une usine par exemple), suite de quoi ils avaient une raison de liquider la personne, dans les "killing fields". Des enfant y ont aussi été incarcérés.

Sur les 20 000 personnes passées dans ces camps, seul une dizaine en sont ressorties vivantes.

Les conditions d'incarcération étaient épouvantables, les détenus avaient des fers aux pieds, et étaient parfois plusieurs dizaines, allongés au sol, dans une salle de 50m carrés.

Concernant la torture : les traditionnelles simulation de noyade, pinçage de tétons, coups de fouet. Pour les trucs softs.

Mains accrochées dans le dos, yeux bandés, suspendus par les poignets à un gibet de potence ; avec de temps en temps un retour au sol pour tremper la tête dans un mélange d'eau groupie/purin/déjections humaines, et retour en haut de la potence. Ils ont aussi pratiqué la dissection sur humains vivants, mais de manière pédagogique, c'était apparemment pour enseigner l'anatomie. Ou la mort par le sang, qui consistait à remplir des poches pour les besoins de l'armée ; la personne, vidée de son sang, agonisait lentement.

L'audio guide fourni nous a donné beaucoup de témoignages et d'infos si vous voulez en savoir plus, cliquez là .

Par ailleurs nous recommandons vivement de visionner le film "D'abord ils ont tué mon père" si vous êtes curieux et souhaitez découvrir la tragique histoire cambodgienne; il est disponible notamment sur Netflix. 25% de leur population a été décimée pendant les années khmers rouge.

Ensuite nous passons au marché russe acheté des fruits locaux, et par un petit supermarché disposant de produits français, avant de rentrer profiter de la clim ! Hum, des fritons de canard à l'ail et du brie au bleu, ça fait PLAISIR !

Nous voulions rendre visite à l'O.N.G. "un sourire d'enfant", mais manque de pot c'est le nouvel an khmer ce week-end, et beaucoup de choses sont fermées, dont cette O.N.G. qui mène de nombreuses activités en faveur des jeunes. D'ailleurs en raison de ce nouvel an, nous avons difficilement trouvé un bus pour rejoindre Kratié le lendemain...

Le soir ce sera bon resto français, j'y déguste ma meilleur pièce de viande du voyage ! Et nous allons ensuite dans un bar où joue un brass band français, c'est festif et nous faisons la connaissance de deux lillois forts sympathiques.

La nuit sera courte, à 5h nous nous levons pour aller rejoindre l'agence où nous avons acheté notre ticket de bus. Nous y allons en tuk-tuk, à un moment Lorène me dit "attention", un mec était en train de courir vers nous alors que nous roulions, dès que je l'ai vu me suis penché un peu en avant et ait fermement saisi mon sac qui se trouvait à mes pieds... Ouf, nous étions briefés et le type l'a senti, il n'a pas essayé de tirer le sac. L'expérience reste cependant troublante, c'est une évidence que si nous avions été moins vigilants, si il y avait eu plus de trafic routier, il nous l'aurait chouré facilement.

Allez hop, nous ne sommes pas mécontents de quitter cette ville dans un mini-van surchargé en raison du nouvel an Khmer qui se déroule sur 4 jours, et a d'ores et déjà débuté !

14
avr

Nous arrivons à Kratie à bord d'une navette bien remplie ! C'est officiellement le début du nouvel an khmer et beaucoup de familles viennent rendre visite à leurs proches. Entre le monde, le scooter chargé à l'arrière et les valises, nous sommes remplis à bloc !

À 21 dans le mini-van, c'est convivial ! 

Kratie est une ville située au bord du Mékong. Le premier jour nous restons tranquilles et prenons possession de notre chambre qui est particulièrement immense (trois lits doubles ça fait beaucoup pour deux). L'hôtel comporte une terrasse qui nous permet d'admirer le coucher de soleil sur le Mékong. Nous faisons la connaissance de Holly et Craig un couple anglais avec qui nous sympathisons.

Nous partons le lendemain matin en scooter jusqu' à un point d'embarquement pour prendre un bateau afin d'observer des dauphins d'eaux douces que l'on nomme les dauphins de l'Irrawaddy. Ce dauphin présente un front et une tête ronde. Malheureusement il est en danger critique d'extinction, cela dû principalement aux filets de pêche, qui prennent régulièrement les dauphins au piège. Les associations de préservation de la nature ont réussi à convaincre les pêcheurs d'arrêter leur activité dans cette zone, et d'emmener des touristes observer les dauphins à la place.

Une petite vidéo (la quantité est pas top...) pour vous donner un aperçu de ce que nous avons pu voir depuis notre bateau.

Nous rentrons et Kevin part manger tout seul le midi. Nous sommes malade car nous avons dû manger et/ou boire quelque chose impropre... Pour moi ce n'est pas possible tellement je suis brassée, j'arrive quand même à me motiver à sortir l'après midi pour aller visiter la petite île en face de Kratie.

Nous embarquons avec nous sur le ferry le scooter, une sacrée mission : entre la descente de l'escalier (une bonne soixantaine de marches), les planches étroites et bancales pour rejoindre notre embarcation, le monde sur le bateau et le sable à l'arrivée, c'est un vrai challenge ! En France nous nous serions dit "c'est impossible, trop compliqué on laisse tomber ". Alors qu'ici c'est plutôt "ok, si un cambodgien le fait je peux le faire !"

En arrivant sur l'île nous sommes agréablement surpris de voir les cambodgiens festifs, musique à fond, karaoké, bière et baignade dans le Mékong ! Le nouvel an khmer se déroule sur plusieurs jours, aujourd'hui est le premier. Nous imaginons que d'habitude cette île est très calme mais aujourd'hui c'est tout l'inverse !

Nous faisons le tour de l'île à bord de notre scoot. C'est assez rapide, il y a environ deux routes principales. Les maisons en bois sont typiques et les gens toujours très souriant nous disent ''hello !''.

Le retour en bateau fut également épique. Le ferry fait sans cesse des allers retours durant la journée et le bateau est toujours aussi blindé. Un policier siffle à droite à gauche pour tenter de rendre le chargement de dizaines et dizaines de personnes un peu moins bordélique. Nous sommes obligés de tremper les mollets pour monter à bord, avec le scoot c'est assez... fun !

https://youtu.be/qtb8Q8JrJ90

Petit dîner avec nos copains anglais puis le lendemain nous prenons à nouveau une navette pour nous rendre davantage dans la campagne profonde du Cambodge. Il paraît qu'il y a de très jolies îles, plages dans le sud du Cambodge mais nous optons pour les coins un plus reculés et moins touristiques. Dans un mois nous serons sur les plages de Thaïlande alors nous préférons profiter d'endroits plus ruraux et authentiques.

Vue sphérique de Kratie prise avec le drone 
16
avr

Nous arrivons dans la région du Mondulkiri après un trajet en minibus toujours aussi blindé ! ''Mondulkiri'' se traduit dans la langue khmère par « rencontre des collines ». Nous constatons qu'il fait légèrement moins chaud dans cette région située à un peu plus de 700 m d'altitude, c'est l'endroit idéal où aller en cette saison. Avec le nouvel an khmer la plupart des hôtels de la ville de Sen Monorom sont complets sur Booking alors nous nous rendons dans un établissement recommandée par le Lonely Planet. Ils ont encore pleins de bungalows disponibles et pas chers, c'est une chance !

Notre bungalow
nos fruits favoris

Lorsque nous allons faire un tour en ville le soir, les cambodgiens s'amusent à un jeu de bataille d'eau, ils dansent, les enfants jouent et se baignent dans une piscine fabriquée en sac de sable + bâche. Nous aimons bien leur façon de fêter le nouvel, c'est un peu du grand n'importe quoi mais les gens s'éclatent ! Sur la place du village se trouvent également plusieurs stands : nourriture, boissons, stand d'insectes, animations... Le programme de la soirée : concert et danses. La musique est à fond, c'est assez violent pour les oreilles.

Petites poules

Un journée de repos passe puis le lendemain matin nous filons découvrir les environs ! Les nuits ont été plutôt mauvaises dû au bruits étranges du gecko géant qui se trouve entre le mur de la chambre et celui de la salle de bain de notre bungalow et à cause des chants bouddhistes à partir de 5h du matin. Y a de la vie dans notre bungalow !

Petit gecko et géant GECKOOO !!
Un seul battement d'aile peut vous envoyer dans le coma
Nos compagnons de vie 

Nous allons d'abord voir la cascade de Bou Sra, qui selon les guides est une des plus impressionnante du Cambodge. Lorsque nous arrivons c'est la foule, beaucoup de familles khmers sont venus pique-niquer. Certains se baignent, d'autres se lavent, pendants que d'autres font des photos.

Bou Sra 

Dans le parc qui entoure la cascade se trouve une reconstitution d'un village traditionnel, rien de très palpitant comme visite, ça fait un peu trop Disneyland...

Nous poursuivons notre route jusqu'à une rivière. C'est un peu plus calme. Les cambodgiens nous regardent d'un air "qu'est ce qu'ils font ici ces deux blancs, ils se sont perdus ?" L'eau de la rivière n'est pas très limpide et chaude.

Après la baignade nous continuons jusqu'à une plantation de café. La région de Mondulkiri est réputée pour ses champs de café. Nous nous arrêtons donc à cet endroit, curieux de savoir le procédé de production du café, cependant nous ne trouvons pas de panneau d'information ou quoi que ce soit. Kevin qui adore le café goûte un expresso : "il était excellent !"

Plantation de poivre
Fleurs de bananier
Plantation de Café

Le temps se couvre et nous entendons quelques coups de tonnerres alors nous passons récupérer au cas où nos vestes au bungalow avant d'aller visiter un village dressé en haut d'une colline. Ce village qui se nomme Putaing est charmant et étrangement propre. Les animaux vivent tous ensemble en harmonie et en liberté, c'est beau à voir.

Les maisons sont construites en bois, certaines sur pilotis, d'autres ont un toit de chaume.

Après cette balade Kevin me dépose au bungalow alors que lui poursuit ses visites jusqu’à une autre petite cascade et un point de vue qui domine la ville.

Les abords des rivières et les routes cambodgiennes d'une manière générale sont particulièrement crades. Pour l'instant le Cambodge fait parti des pays les plus sales que l'ont ai visité avec l'Inde. Ici la gestion des déchets semble inexistante... Illustration en photo et vidéo :

En photo le désastre de la place du village après le nouvel an Khmer 

Nous constatons ces derniers jours que nous perdons beaucoup d'affaires : sous-vêtements, tee-shirt, lunettes, stabilisateur vidéo que Kevin avait acheté neuf en Inde... Nous nous demandons vraiment comment c'est possible de perdre des choses presque à chaque étape alors que nous avons l'impression d’être vigilants ! La fatigue du voyage se fait sentir et et malgré notre vigilance constante (faire le tour de la chambre un fois chacun avant de partir), nous enchaînons les oublis... En plus de ça nos affaires s'usent à une vitesse assez impressionnante, ce qui est compréhensible vu que nous n'avons pas une grande garde-robe ! Mention spéciale aux sandales Merell de Kevin, qui son utilisées quotidiennement depuis 10 mois, avec lesquelles il a parcourus... sûrement plusieurs milliers de kilomètres ! Et qui tiennent encore super bien le coup, même si des signes de fatigue se font (enfin !) sentir. Pendant que moi j'en suis à ma 2ème paire de sandales en 5 mois et vais devoir en racheter certainement bientôt...

Cette étape n'aura pas été aussi reposante que nous l'aurions voulu, nous comptons nous rattraper dans la région du Ratanakiri ! 😀

19
avr

Je m'en vais vous compter l'histoire de Bee Bee. Bee Bee vit dans le Ratanakiri, la province au nord du Cambodge, proche du Laos. Ce petit garçon de quatre ans et demi parle très bien anglais, le logement chez l'habitant proposé par ses parents porte son prénom.

Ils nous ont bien accueilli et nous nous sommes sentis comme à la maison : possibilité d'utiliser le frigo, chambre agréable, sourires et bienveillance omniprésents. Tout ça pour un prix très raisonnable, en fait le moins cher en près de sept mois de voyage : 4€ la nuit (pour nous deux hein ! ), 3 $ /personne le dîner cuisiné par la mère de famille, 5 $ la location de scooter à la journée... Après la "fatigue" d'avoir enchaîné les étapes au Vietnam, d'avoir souffert de la chaleur à Phnom Penh, nous avions besoin de prendre notre temps et cet endroit fut parfait !

Inutile de vous détailler notre programme de manière précise et journalière, avec le retard accumulé sur ce blog et la volonté doublée de la nécessité d'avancer sérieusement notre montage vidéo sur le Laos, ces deux premiers jours à Banlung nous n'avons pas eu réellement l'impression de nous la couler douce et de nous reposer. L'eau du lac Yeak Laom situé à quelques kilomètres du homestay est une des plus propres du Cambodge, le fait qu'il faille payer un droit d'accès de 2 $ fait que les abords du lac sont assez propres (pour un lac asiatique...). Elle était facilement à trente degrés, mais ça fait du bien quand même de nager et pouvoir plonger. Nous y sommes allés trois après-midis en six jours.

Le lac Yeak Laom 

Nous avons aussi été voir des cascades, là l'eau était plus boueuse mais elles étaient apaisantes et rafraîchissantes quand même. Mention spéciale à celle de Katieng où il était possible d'être posé à l'ombre sous la roche, et où des gars sympas m'ont offert une bière fraîche !

Un jour nous sommes partis au nord jusqu'à Veun Sai, proche du parc naturel de Virachey : 58km de scooter dont la moitié sur une piste en terre rouge.

Après avoir traversé la Tonlé en bateau, nous avons marché pour vers l'ouest pour traverser un village peuplé de chinois puis un de laotiens. Du bruit nous interpelle dans cette campagne perdue, nous le suivons et nous retrouvons invités dans une grande maison sur pilotis où des jeunes (notre âge environ ) chantent le karaoké en buvant moult bières. L'ambiance est bonne, nous ne pouvons pas vraiment communiquer avec eux, mais nous avons compris qu'il faut picoler et trinquer en disant "chal meuille ! ", c'est l'essentiel. C'est un peu contraints que nous interprétons chacun notre tour une chanson française en karaoké... Heureusement qu'il n'y a pas de touristes et encore moins de français à des dizaines de kilomètres à la ronde, nous chantons très mal ; le fait qu'ils mettent la réverbère de la sono à fond adouci le massacre ! 😉

Après 5-6 bières en 30 minutes dont plusieurs cul-secs, nous décidons de nous lever et de partir, c'est un traquenard dangereux sachant que nous avons de la route pour rentrer ! Du coup cette séance karaoké fut le temps fort de notre journée ! Nous poursuivons notre balade le long de la rivière avant de re-traverser pour reprendre notre bécane.

Le long de la piste empruntée pour rentrer, la même qu'à l'aller, la déforestation va bon train et le paysage est plutôt désolant. Nous rentrons couvert de poussière rouge, qui colle bien à la peau !

Le 23 avril un des frères de notre hôte se marie, ils nous ont proposé de nous joindre à eux et avons évidemment accepté ! Les femmes profitent de ce genre d'événement pour mettre de belles robes longues et se maquiller abondamment, puis revêtent leur plus beaux bijoux. Quel contraste avec leur quotidien !

Nita & Sina, nos fabuleux hôtes

Une fois le bon nombre de convives réunis autour de notre table, les serveurs nous amène des entrées, puis des plats. Ici, chacun s'installe où il veut, faut dire que faire des plans de table quand il y a 500 invités compliquerait sérieusement l'affaire ! La coutume locale veut qu'on trinque systématiquement avant de boire, le seul alcool disponible étant la bière. Nous sommes allés danser devant le groupe qui joue des tubes locaux, en tournant en rond et en bougeant nos mains gracieusement, comme au Laos finalement. J'ai eu l'occasion de goûter à une tarentule grillée en guise de dessert : ça croustille, mais comme le criquet ça n'a pas beaucoup de goût...

Nous ne verrons pas du tout la mariée de la soirée : elle était apparemment en train de changer de tenue quand nous sommes arrivés. En tout cas les mariés ne sont pas du tout mis à l'honneur comme c'est le cas en occident, nous apercevons le marié en partant et pouvons lui glisser une petite enveloppe de remerciements. Une fois rentrés nous discutons avec Nita. Elle "déplore" d'avoir eu à économiser pendant deux ans pour pouvoir se marier, et si elle avait eu le choix, elle aurait préféré mettre cet argent (6000 $ ) dans un voyage. Sauf qu'au Cambodge, comme dans de nombreux pays, il est très mal vu de vivre sous le même toi, ou d'avoir un enfant hors mariage, donc ils font les choses dans l'ordre imposé par la société, et ont commencé à mettre de côté, pour la scolarité de leur fils , Bee Bee, et pour pouvoir partir voyager quand il aura 16 ans et sera autonome. Le dernier soir nous mangeons au homestay avec la famille et Olga, une française arrivée la veille avec qui nous avons passé l'après-midi au lac. La discussion nous amène à demander pourquoi les femmes en pleine journée, par 40 degrés à l'ombre, portent fréquemment des cols roulés ou sweat à capuche, sont en pantalons et gardent leur masque anti-poussière sur le nez. C'est pour rester la plus blanche possible ! Et ainsi répondre à un critère de beauté que leur dicte la société. Notre hôte nous explique qu'elle a toujours refusé de rentrer dans ce jeu là : elle souhaite rester libre et que son mari le soit aussi ! Belle philosophie. Cependant elle a fréquemment droit à des remarques, au marché par exemple, ça lui arrive que des gens lui demande si elle est mariée, comme selon leurs critères, elle ne fait pas tout ce qui est en son possible pour rester blanche/belle. Elle a bien raison et est en avance sur les mœurs de son pays. Par ailleurs elle parle un anglais excellent, ayant été guide à Siam Reap (temples d'Angkor) et travaillé quelques mois à l'étranger.

Ce fut un réel plaisir de passer du temps chez ces locaux, ils ont compris le sens du mot "accueil", n'ont pas cherché à nous vendre des produits ou prestations touristiques, et ça, c'est très appréciable ! Petit pincement au cœur en partant, tiraillés entre le devoir de partir, et l'envie de les revoir un jour. Nous leur avons dit de prendre contact avec nous quand ils iront voyager, que nous serions ravis de les héberger et de leur faire visiter la Savoie ! Que ce soit Sina, le père, pour les apéros et nombreux sourires échangés, Nita la maman pour les longues et intéressantes discussions sur les coutumes et la famille, pour ses bons petits plats, ou Bee Bee, pour sa spontanéité, son super accent anglais ou même le chien très sage et respectueux, chacun des membres de cette famille restera gravé dans nos mémoires. Nous avons adoré le petit "Puppy", tel que nous l'avons surnommé, le chiot que vous avez pu voir au tout début de l'article. Finalement ce genre de rencontres ou le partage et la convivialité priment sur tout, sont plutôt rares et donc précieux.

Merci la Bee Bee family, nous partons pour Stung Treng une ville étape à priori sans grand intérêt, mais nous avons du temps devant nous alors nous y allons mollo !

26
avr

Après notre petit séjour dans le Ratanakiri nous avons avons rejoint la ville de Stung Treng qui fut sans intérêt. Là-bas nous avons beaucoup souffert de la chaleur, n'ayant pas eu la clim dans notre chambre, il nous était difficile de vaquer à des occupations. Vu la chaleur, la complexité de trouver un hébergement vers les temples de Koh Ker et Beng Meala et de trouver les bus correspondant pour ces deux destinations, nous avons modifié légèrement notre itinéraire et décidé d'aller directement à Siem Reap, où nous avons pu trouver un hôtel avec clim et piscine pour une petite dizaine d'euros la nuit. Avec 40 degrés à l'ombre à partir de 11h du matin, ce n'est pas un luxe de s'offrir ça, juste une nécessité !

Siem Reap est une ville très touristique située à quelques kilomètres du site des temples d'Angkor. Nous avons prévu d'y rester neuf jours au total. Nous nous faisons la remarque que le Cambodge, contrairement aux pays visités précédemment, est assez ''pauvre'' au niveau des choses à faire / à voir. Ça nous permet au moins de prendre le temps et de recharger nos batteries pour continuer la suite de notre périple !

Nous avons pris un pass 3 jours aux temples d'Angkor (avec possibilité de l'utiliser sur dix jours) ce qui nous a permis de ne pas enchaîner et faire une overdose de temples. Nous avions trouvé un super hôtel avec piscine, clim et service de tuk-tuk gratuit jusqu'en centre ville. Du coup, nous avons pu alterner entre visites de temples et détente à la piscine de l’hôtel, au top !

L'avantage de la basse saison c'est qu'on a la piscine pour nous tout seul 

Nous avons profité d’être à Siem Reap pour aller voir un concert au Hard Rock Café, visiter un centre d'artisanat et goûter à la gastronomie Cambodgienne et Belge ! 😉

Elle est pas belle la vie ? 

Un midi nous sommes allés manger à Sala Baï, une école hôtelière gratuite dont l’objectif est de former 150 jeunes Cambodgiens issus de milieux défavorisés. Cette école a été créee en 2002, ses objectifs sont de lutter contre la pauvreté et le trafic d’êtres humains par la formation et l’insertion professionnelle des jeunes. L'école Sala Baï prépare les étudiants aux métiers hôteliers (cuisine, service, réception...) C'était une super expérience, un délice et en plus cela nous a permis de faire une bonne action (12$ le menu = 3 jours de formation pour un élève). A la fin du repas nous avons pu visiter l'école avec une étudiante.

Les temples d'Angkor

Nous avons pris notre pass 3 jours après 17h pour avoir le droit de faire un premier coucher de soleil sur le site (le pass est véritablement valable qu'à partir du lendemain matin). Nous allons donc voir le coucher de soleil au sommet d'une colline. Arrivés la haut nous étions un peu déçu car le Lonely Planet affirmait que nous pouvions voir le temple ''Angkor Wat'' depuis ce point de vue. Malheureusement il aurait fallu que les arbres soient taillés pour l'apercevoir... En rentrant en vélo tandem nous passons devant et l'apercevons au loin. Par ailleurs il a fallu faire 20 minutes de queue pour pouvoir accéder à ce temple de Phnom Bakheng, c'est le seul où le flux de touriste est contrôlé, nous avons un pue pris peur que la fréquentation soit la même partout !

Première journée

Le site d'Angkor est l'un des principaux sites archéologiques de l'Asie du Sud-Est et fut une des capitales de l'empire Khmer, existant approximativement du IXe au XVe siècle. Les ruines du site entourées de forêts sont classées au patrimoine mondial par l'UNESCO. Nous partons à bord de notre vélo tandem pour faire ''le petit circuit'' (13 km). Nous nous levons à 5h du matin pour aller voir le lever du soleil sur le mythique temple Angkor Wat. C'est hallucinant le nombre de touristes qui se rendent comme nous à cet endroit. Nous avons l'air bien bête de prendre exactement tous la même photo ! 😉

L'envers du décor, Angkor Wat à 5h45 du matin...

Nous poursuivons jusqu'au bassin de Srah Srang et au temple de Banteay Kdei, en prenant le temps de nous arrêter voir des petits temples sur notre chemin. Le fait de se retrouver seuls dans les temples donne encore plus un aspect mystérieux à cet endroit chargé d'histoire.

Nous allons ensuite au temple Ta Prohm, célèbre car la végétation à pris le dessus, et ayant dans certaines scènes du film Tom Raider I !

9h du mat, ça y est nous mourons de chaud ! Nous avons déjà bu au moins 2L d'eau chacun mais nous avons encore soif ! Nous passons ensuite par le temple Ta Keo, Spean Thmor, Chau Say Tevoda et Thommanon.

Nous terminons notre matinée avec la visite des temples Phimeanakas, Baphuon et la terrasse des éléphants. Il n'y a pas foule, à Angkor dès que l'on s’éloigne des temples ''incontournables'' c'est plutôt tranquille !

Nous terminons notre petit circuit vers 14h. Il était temps de rentrer car la chaleur est insupportable et Kevin nous a fait une grosse crise de crampes (bien qu'on est bu énormément tout les deux). Pour éviter ce genre de souci, une expat' nous a conseillé de boire de la bonne eau minérale. Kevin a tellement sué qu'il a perdu tous ses sels minéraux ! Ce fut la pire expérience de crampes de sa vie, il a passé le début d'après-midi à se tordre de douleur en raison de contractions musculaires incontrôlables.

Deuxième journée

Aujourd'hui nous nous attaquons au grand circuit + le temple éloigné du site principal (80km au total), du coup nous optons cette fois pour un scooter. Ces dernières années il y a eu beaucoup d'accident de la route c'est pourquoi il est désormais interdit de louer des scooters aux touristes. Nous pensons aussi que la location de scooter n'est pas dans l’intérêt des chauffeurs de tuk-tuk et cie... Nous avons malgré tout trouvé un loueur qui nous a affirmé qu'en cas de problème avec la police, il prendrait la responsabilité... Nous devions seulement éviter de passer à des endroits souvent contrôlés et rester dans le secteur des temples d'Angkor. A cause de ces histoires nous avons quand même du faire une croix sur d'autres sites archéologiques excentrés et nous n'avons pas fait une sortie au lac de Tonle Sap...

Nous commençons par admirer le levé du soleil à East Mebon...

... puis nous allons jusqu'au Banteay Srei, le petit bijou d'Angkor en terme de finesse de sculptures. On adore !

Nous continuons le grand circuit en passant entre autres par Banteay Samré, Ta Som, Neak Pean et Preah Khan. Chaque temple à son histoire, l'article serait beaucoup trop long alors laissons parler les photos :

Troisième journée

Nous avons gardé les temples les plus célèbres et touristiques pour le dernier jour. Nous avons abandonné le scooter pour le tandem (très pratique quand nous n'allons pas trop loin et c'est plus rassurant au niveau des contrôles de police).

Nous allons admirer notre dernier levé du soleil sur Angkor Wat :

Angkor Wat 

Dès 6h du matin le temple est déjà bien rempli de monde (heureusement que nous sommes en basse saison). Ce temple nous a agréablement surpris surtout par rapport à ses bas reliefs : Angkor Wat dispose de quatre grand murs sculpté dans la roche, soit plusieurs centaines de mètres de bas reliefs...La civilisation Khmer fut très brillante et développée, pour vous donner une idée, au X ou XIème siècle Angkor et sa cité comptait environ un million d'habitants, Londres 50 000 ... La construction d'Angkor Wat n'aurait pris que 32 ans, s'agissant de l'édifice religieux le plus grand au monde, il aurait fallu 300 000 travailleurs et 6 000 éléphants pour réaliser ce chef d’œuvre en un laps de temps si court. La construction de ND de Paris a pris presque 200 ans, et elle est très nettement plus petite ! Tout a été bien étudié pour la réalisation de ce temple colossal... Un système de canaux fut mis en place pour acheminer entre 200 et 300 blocs de pierres de plusieurs tonnes depuis la montagne de Kulen, à une cinquantaine de kilomètres, jusqu'au site de construction. Une douve large de 190m entoure la construction, et permet de maintenir le sol sableux sur lesquelles reposent les fondations humides, évidant ainsi à l'édifice de s'effondrer (eh oui, le sable mouillé c'est dur comme du béton !) C'est un bâtiment hors norme, surtout pour l'époque, vous trouverez plein d'information sur internet si vous souhaitez en apprendre d'avantage.

Notre périple aux temples d'Angkor se termine avec le magnifique temple du Bayon, constitué de plus de 216 visages de pierres représentants Avalokiteshvara. Là aussi une fresque entoure le temple et comporte pas moins de 11 000 personnages...

Les japonais/chinois qui font la queue pour faire une photo

Les temples sont tous aussi beaux les uns que les autres, ce serait difficile de vous dire lequel nous avons préféré. En fait nous les avons TOUS appréciés pour différentes raisons. Ce site accueille deux millions de touristes par an et nous comprenons pourquoi ! 😉Nous appréhendions que cette visite puisse être redondante avec Bagan (en Birmanie) notamment, ou encore Hampi (Inde) finalement ce fut très différents, et les deux valent le coup d’œil, même si le complexe d'Angkor est nettement plus imposant. Le fait que le pass 3 jours puisse s'échelonner sur 10 jours fut parfait pour nous, alterner un jour de visite avec un jour de piscine + clim, sur une semaine, c'était le rythme parfait !

Prochaine et dernière étape au Cambodge, Battambang !

5
mai

Nous passons notre dernière étape au Cambodge à Battambang, la deuxième ville du pays. Le charme de Battambang réside dans son architecture coloniale et sa campagne environnante.

Le premier jour nous profitons de la piscine de l’hôtel pour se rafraîchir, et de leur excellent burger-frites pour se sustenter !

Le lendemain nous partons faire la visite de la ville pour découvrir ses demeures coloniales faisant face à la rivière, ses temples et écoles. Étant deuxième ville du pays, nous sommes surpris de voir à quel point Battambang est calme et rurale.

L'après-midi nous restons tranquilles car il fait extrêmement chaud, comme d'habitude. Nous ressortons au coucher du soleil pour nous rendre à un spectacle de cirque. Le cirque de Phare Ponleu Selpak est une association cambodgienne qui améliore la vie des jeunes par l'accès à l’école, aux arts et à la formation professionnelle artistique depuis 1994. L’argent récolté provenant des billets d'entrée permet de payer les artistes étudiants et d’acheter de nouveaux équipements pour l'asso.

Avant de s'installer sous le chapiteau nous allons voir certains jeunes s’entraîner au monocycle et diverses acrobaties ! Kevin ne peut pas s’empêcher de faire une petite démonstration 😉.

Le spectacle commence par une danse traditionnelle cambodgienne et continue avec des numéros de cirque tous aussi impressionnants les uns que les autres ! Toutes les représentations sont accompagnées de musique jouée en live par d'autres étudiants. C'est un magnifique spectacle, nous aurions aimé que cela dure un peu plus longtemps.

Le lendemain nous louons un scooter et partons toute la journée explorer la campagne. Au programme : temples, villages authentiques, anciennes maisons coloniales et ruines.

Le bus de l'école

La route en scooter est superbe alors nous en profitons pour sortir un peu le drone !

Nous terminons notre exploration à un point de vue pour voir les chauves souris sortir de leur grotte au coucher du soleil. Cela nous rappelle les vols de chauves souris que nous avions pu voir à Hpa An en Birmanie. Une française croisée en Birmanie nous avait beaucoup parlé de cet endroit au Cambodge comme étant incroyable et plus spectaculaire, alors qu'en fait pour nous c'est exactement la même chose, ce n'est pas plus impressionnant ! 😉

Le retour en scooter se fera sous un ciel magnifique !

Demain nous prenons la route direction Bangkok où nous retrouverons les parents de Kevin, venus tout droit de France !

Notre mois passé au Cambodge aura été synonyme de repos et de chaleur accablante. C'est le seul pays que nous avons visité dans lequel nous pensons "avoir fait le tour". C'est un pays très intéressant et riche historiquement parlant, mais qui peut se parcourir en quelques semaines seulement. De notre point de vue, il y a peu de choses à faire et à voir contrairement à d'autres pays d'Asie. Cependant après un mois passé au Vietnam où nous avons bougé tous les 2-3 jours, le Cambodge nous a convenu parfaitement et tombait au bon moment dans notre voyage.

Notre coup de cœur pour le Cambodge a été la rencontre et les moments passés avec les locaux. Les cambodgiens sont très souriants, festifs et accueillants, nous avons passé des instants inoubliables avec eux. L'ensemble des temples d'Angkor resteront bien évidemment un des points forts de notre voyage, pour son ancienneté, sa grandeur, sa beauté et la qualité avec laquelle tout cela a été préservé ou restauré.