Carnet de voyage

Potugal: region centre et Nord

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Parti le 10 mai 2019 de St Die des Vosges en vélo, 1 juillet arrivée au cap nord, 6 janvier 2020 Tarifa en Espagne. Confinés à Lagos pendant deux mois et demi nous continuons notre périple au Portugal
Juin 2020
2 semaines
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Publié le 29 juin 2020

Nous avons quitté la région de l'Alentejo et nous voici dans la region " Centro". C'est le Tage qui nous accueille pour l'arrivée dans cette région.

En passant le pont qui enjambe le fleuve nous avons une vue sur les " Portas de Rodão".

 .... Nous sommes bien tenté d'aller visiter ce lieu naturel en canoë. Mais covid oblige, la seule chose qui fonctionne est un bateau à moteur départ 14hoo seul navette pour l'après midi. Une dame est bien contente que nous fassions le tour en bateau car pour une personne il ne sorte pas le bateau.

Le Tage est très calme dû au barrage qui est en amont, le passage des portes avec ces roches est magnifique.

De nombreux rapaces vol dans le ciel car ces falaises sont habités par des pernacoptere d'Egypte, la bateau ralenti et en s'approchant de la falaise doucement nous appercevons des nids avec des petits.

De retour sur la terre ferme il est hors de question de partir rouler pour l'instant, les températures dépassant les 40°.

Nous serons bien obligés de nous y coller le camping étant fermé, il nous faudra partir pour trouver notre chambre à coucher !!😅


Laetitia avait trouvé un copain pour son vélo

Mais elle décide de rouler en restant à l'ombre!

Nous nous ravitaillons en eau quand un fourgon immatriculé en France s'arrête proche de nous.

- Bonjour! et s'ensuit une discussion avec ce jeune couple de Français, Fanny et Braham qui habite à 10 kilomètres. Ils vont vaquer à leurs occupations et nous nous mettons à l'ombre dans un parc tout proche.

Fanny et Braham repasse s'arrête pour nous inviter a venir camper sur leur terrain et passer la soirée avec eux. Nous acceptons avec joie, nous chargeons vélos, sacoches et nous même dans leur fourgon et nous voici partis. Ils habitent un coin super, isolé dans un secteur bien vallonné entouré d'arbres. Un espace sympa nous est proposé pour notre tente au pied d'un jeune figuier

et nous passons une très bonne soirée qui nous entraine vers un couché tardif.

Nous qui nous couchons avec les poules depuis plusieurs mois cela nous fait drôle. Comme il nous faut partir tôt puisqu'il devient impossible de rouler les après midi, debout à 5h00.

Pas de problème pour le réveil, mais que fait le soleil ce matin il n'est pas au rendez vous, le ciel est gris avec un vent assez fort. Nous n'aurons pas trop chaud pour nos premiers kilomètres. 7h30 prêt à partir encore un café avec Fanny et Braham et à 8h00 c'est le départ, un petit quart d'heure plus tard mais surtout après un beau raidillon nous voici à un super point de vue, les portes d'Almouria

Ce matin notre route sera une succession de montées et de descentes, a notre droite de belles falaises enveloppée dans une brume, nous avons plutôt la sensation de nous trouver en Écosse!

Mais le soleil ne tarde pas à revenir et à rendre un peu plus difficile chaque montée, par contre quel beau rafraichissement dans les descentes. Passage d'un vallon paisible avec un beau pont. La route de redresse allègrement après ce dernier et voila que nous surplombons une rivière coulant paisiblement.

Des lauriers sauvages bordent la route ce qui la rend bien agréable.

Un peu plus loin une autre vallée.

Le dénivelé ne s'arrete point et avec la chaleur il faut gérer correctement son effort. Un village une fontaine, un bon rafraichissement c'est presque une douche, en face un figuier et Laetitia aura été emprunter quelques figues qui font du bien de la bouche à l'estomac... Nous voici à Castello Branco, 12h10, 45 kilometres et 1001 metres de D+. Nos cuissent rendent l'âme si nous ne mangeons pas rapidement!

Enfin un parc, de l'ombre!!!

Repas et sieste.

Un bon café en terasse (nous vous conseillons de la marque Delta le ruby) et nous partons visiter cette ville.

Nous le répétons à chaque fois, énormément de belles demeures en ruines.

La tour de l'horloge,

la place de la mairie,

un porche nous montre que cette ville à un passé riche.

Les crucifix ce n'est pas du tout mon truc par contre quand on voit le travail du temps sur le granit ou s'unisse l'oeuvre du tailleur de pierre et de la nature cela rend le granit vivant.

Ce qui aura retenue le plus notre attention c'est : le jardin épiscopal.

Une entrée majestueuse avec les azulejos.

Le jardin inondé ;

qui doit son nom du fait que les parterres sont en grandes parties recouvert d'eau, semblant ainsi être inondé.

Voila un escalier royale non seulement dû au fait de la présence du roi du vélo...😅

les rois du Portugal sont tous présent et pendant l'occupation Espagnol les roi Espagnol gérant le Portugal sont là aussi, mais des sculptures plus petites.

Le jardin de Paço avec ces jeux d'eau

à une grande similitude avec les jeux d'eau des jardins arabe ou romain.

Les statues sont nombreuses représentant, les metiers, des animaux,

les signes du zodiaque, nous avons trouvé les nôtre

mais aussi de nombreux saints. Cette visite clôturé nous reste deux choses à faire nous ravitailler pour nous restaurer et nous avons décidé de ne plus rouler donc direction le camping.

Si le supermarché était bien ouvert le camping cadenassé et fermé, surprise et déception, alors que l'on nous avait dit qu'il etait ouvert.

Il ne nous reste plus qu'à partir à travers la campagne pour nous trouver un emplacement. Nous n'avons pas fait de provision d'eau au camping nous devions avoir tout ce qu'il nous falait. Nous repartons et verrons bien!

Après environ une dizaine de km une station service avec des robinets, génial! La vie nous sourie!

Nous repartons quittons une grande route , puis sur notre gauche une voie sans issue, je m'y engage certain que notre bonheur n'est plus loin. Sur notre droite de magnifique chênes liege, des rochers, voila l'endroit idéal. Un chemin nous faisons une entrave à notre principe et ouvrons une clôture pour passer la nuit au pied de ces belles roches et surveiller par deux majestueux chêne liège.

Il n'y a qu'une "babouk" (araignée reunionaise) pour effrayer Laetitia.

Honnêtement je ne suis pas non plus fanatique des aranéides.

Au lever du jour nous bénéficions d'une multitude de chants d'oiseaux, des aboiements d'un chevreuil et la vision de lièvres qui gambadent proche de nous.

Sept heures quinze nous sommes sur nos vélos c'est agréable car il fait bien frais.

Nous partons pour visiter le village de Monsanto, nous n'avons que 40 kilomètres à parcourir qui vont se finir par un beau raidillon. Monsanto se situant à 762 mètres d'altitude.

Nous parcourons nos 40 kilometres tranquillement et petit à petit nous voyons cette montagne qui se découpe dans le ciel et sur son flanc la village de Monsanto qui est dans l'ombre.

Les deux derniers kilomètres remettent les pendules à l'heure avec des passage à 20% et surtout le final est terrible. Pour terminer Laetitia à préféré son vélo que le produit local.

Le coeur à plus de 200 pulsations minutes, la tyuauterie est nettoyer de l'alcool absorbé chez Fanny et Braham!

Visiter le village qui gagna en 1938 le prix du " village le plus Portugais du Portugal", se mérite

Le prix de cette victoire est un coq en argent qui se trouve au sommet de la tour de Lucano.

Ce village à la particularité d'être construit au milieu d'énorme roches granitiques

et ce qui est plus surprenant c'est que les roches sont utilisées comme mur, intégrées aux maisons

voir parfois servent de toit.

De ruelles en ruelles, c'est la surprise,

la stupéfaction,

l'épatement ,

la fascination

Avec ces roches en granit nous sommes un peu dans le village des irrésistibles gaulois.

C'était une porcherie  

La ressemblance ne s'arrête pas aux roches de granit que la force d'Obelix aurait pu ranger mais eux aussi ont résister aux Romain pendant 7 ans et ceci deux siècles avant la naissance de JC.

Les romains lassés ont abandonné le siège. Il paraitrait que pour décourager les romains les habitants de Monsanto aurait jeter derrière les fortifacations un veau bien gras et des céréales. Manière de dire; vous pouvez encore tenir le siège nous avons tellement de réserve de nourriture que nous pouvons nous permettre de jeter un veau bien gras et des céréales!

Au XII ème siècle la ville est conquise par les Portugais contre les Maures. Le roi du Portugal offre la ville à l'ordre des templiers et ce sont eux qui construise le château

qui est au sommet de la montagne et depuis lequel nous avons une vue fascinante.

La-bas au loin la serra Da Estrella ou nous nous rendons demain avec le point culminant du Portugal.

Ici tout est jaune mais ce n'est pas puisque nous sommes à Monsanto qu'il faut voir du rondup partout!🤣

Elle etait facile celle là! Mais il aurait été dommage de pas la faire!

Au premier plan la citerne,

Incroyable cette symbiose entre les murs et les roches.

L'ensemble du village nous à subjuguer, par contre nous avons été déçu car pour un lieu aussi incroyable voir inimaginable où l'homme est arrivé à s'intégrer à l'environnement sans tout détruire, personnes pour visiter, pas de possibilité de manger et les quelques octoctones pas très sympas.😢

Encore quelques prises de vue...

Je pense avec cette serie de photo vous avoir retransmis avec notre regard la richesse et le trésor que représente Monsanto.

A partir de maintenant Monsanto ne sera plus seulement une horrible usine vendant des produits tuant la vie ( fongicide, insecticide....) mais aussi un beau village Portugais aimant la vie.

Une belle descente et nous nous installons sur la place de Relva pour notre repas. Heureusement que nous avons toujours un peu de stock alimentaire sur nous car ici pas de resto ouvert mais une petite superette.

On se demande tous les jours comment ce sympathique Portugal va se sortir de la crise covid surtout que nous venons d'apprendre qu'un foyer à repris sur Lisbonne et à Lagos.

Les Anglais nombreux en Algarve étaient prêt à venir et ils risquent se suspendre à nouveau les vols.

Notre coeur est triste quand on voit tout cela.💔

Nous prendrons un café au bar de la place et ferons quelques courses pour le soir, c'est notre petite participation à l'economie local!

Nous nous trouvons un sympathique coin de bivouac entre roche et chênes liège, non! Nous ne vous dirons pas que pour atteindre ce lieu nous avons encore du faire quelque côtes de ouf!!!!😥

Nous terminerons notre journée avec 50 km et 770 de D+.

Nous approchons de la serra il faut nous préparer!


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INFORMATION POUR LES CYCLOS VOYAGEURS.

Pour trouver de l'eau!

Dans de nombreux villages il y a des fontaines, parfois en appuyant sur le robinet l'eau ne coule pas, derrière la fontaine de temps en temps vous trouvez une vanne qu'il suffit d'ouvrir.

Si vraiment vous ne trouvez pas d'eau à peu prêt toute les stations service ont un robinet extérieur où l'on peut se fournir en eau💧

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Publié le 1er juillet 2020

Quelle bonne nuit entre ces roches et un silence réparateur! Nous quittons ce matin ce lieu un peu mystique.

Traverserons une plaine vallonnée pour nous rendre au pied de la: Serra da Estrala

Medelim, ici une particularité les gardes corp des balcons sont des blocs de granit.

Nous laissons nos vélos pour faire quelques pas et découvrir ces balcons traditionnels.

Petites rues,

maisons typiques.

On reprend la route.. De ces herbes sèchent on s'imagine voir apparaître 🦁🐯🦒 au loin le kilimandjaro...

Il n'est pas interdit de rêver 😆

Une superbe entrée de village au miieu d'une haie de lauriers.

Nous sommes dans le pays du granit alors même le campanile qui souvent est vêtu de fer travaillé élégamment est à la mode locale.

Cela nous rejouit de voir la Serra se rapprocher

et en nous retournant une taupiniere se dresse : la coline de Monsanto.

Nous ferons une pause dans la ville de Fundao, si le petit resto que nous avons trouvé était interessant économiquement, plat du jour avec boisson et café pour 7,5€ et c'était bon, la ville est dans état de délabrement inimaginable.

Ville à éviter, rien a voir. Nous sommes vite repartis et avons trouvé notre coin de bivouac dans un pré face au sommet du Portugal " Torre 1993 mètres ".

Ce samedi matin nous partons pour la ville de Covilha, une ville de montagne que nous espérons un peu plus vivante. Le paysage est bien différent des jours passés, nous sommes entourés de montagnes.

C'est une vrai ville montagnarde le bas de celle-ci étant à 500 mètres d'altitude et le haut à 700 mètres. Quand nous arrivons à l'office du tourisme nous avons parcouru 17 km pour 401 de D+. Je crois bien que nous sommes qu'au début d'une série de belles escalades. Cette ville à un passé très riche. Au 12 eme siècle, il y avait de nombreux élevages de moutons dans la région et la laine était travaillée et transformée

Cela dura 800 ans et la valorisation de la laine s'arreta, l'élevage aussi et c'est comme cela que ces villes ont aujourd'hui de magnifiques demeures qui tombent en ruines.

Covilha s'en sort mieux que Fundao pour deux raisons; il y a de nombreuses universités , tradition de la riche période. 6000 étudiants à Covilha quand on rajoute les enseignants et l'administratif cela fait du monde. La plus part sont absent en ce moment puis que les universités sont fermées. La deuxième chose il y a un tourisme de montagne, mais on voit bien que les vieux quartiers avec de petites rues étroites pentus sont juste encore habités par les anciens.

Nous faisons un tour en ville et nous trouvons le marcher qui est bien animé, l'entrée était bien surveillée masque obligatoire , alcool pour les mains et la température prise pour tout le monde.

De l'art de rue remémorant la periode de l'industrie de la laine

Un azulejos explicite sur la situation de Covilha et du sommet

Nous nous offrons un restaurant un peu plus classe travaillant qu'avec des producteurs locaux. Nous étions 6 à manger, la serveuse nous explique qu'avec cette histoire de covid les touristes, particulièrement Espagnols et Français, qui affectionnent cette région ne sont pas là. De plus les Portugais sont très frileux pour bouger.

Sachant que Lisbonne commence à être reconfiné... C'est vraiment triste de voir les repercussions qui vont s'effectuer en cascades dans tous les milieux économiques.

Il est 16h00, nous repartons, pour nous trouver notre coin de bivouac.

La sortie de la ville n'est pas piqué des hannetons et très vite nous sommes trempés. Notre vitesse oscille entre 5 et 6 km/h, ce qui permet à de nombreuses mouches de venir nous taquiner au niveau des yeux!! 🐞 🐝

Après 3 km nous nous trouvons un petit coin avec une belle vue sur la vallée. Nous sommes à prêt de 900 mètres d'altitude nous ferons les 17 km restant et les 1000 m de dénivelé demain matin à la fraîche.

La vue depuis notre bivouac 

Comme nous serons dimanche nous esperons aussi un peu moins de voitures car on ne peut pas dire que la manière de conduire du Portugais soit là pour nous rassurer.

Nous vous conseillons:

Restaurant " o caracol" a Fundao.

Restaurant "Alkimya" a Covilha.

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Publié le 3 juillet 2020

Ce matin nous sommes debout avant le levé du soleil, ce qui nous permet de bénéficier d'un petit déjeuner exeptionnel... qu'il est impossible de vous rendre en photos.

Le soleil se lève derrière les arbres dont nous distinguons les couleurs flamboyantes.

Autour de nous le silence, nous n'osons pas parler, même le bruit de nos machoirs dérange.

Une chouette 🦉nous gratifie de son dernier hululement avant d'aller se coucher, les premiers oiseaux se réveillent et lancent leur trémolos 🎶harmonieux pour souhaiter la bienvenue à l'astre des cieux.🌞

Le café bien chaud☕s'écoule dans nos gosiers et réveille chaque cellules.

L' horizon est en feu, c'est l'allégorie avant l'arrivée du roi...soleil, bien sur. Les pipistrelles 🦇mènent leur dernier ballet.

Le merle au siflet plus aigu domine la forêt. Lentement le bourdonnement des insectes 🐝s'élève, une journée de labeur les attends.

Le voici, l'astre luisant qui va nous offrir une belle et chaude journée. Il va donner des couleurs, des ombres, des formes aux roches et montagnes.

Nous sommes imprégnés de cette beauté, de cette pureté, de cette sérénité.

Ce que nous vivons n'a pas de prix et le luxe ce n'est pas de se payer une chambre d'hôtel pour plusieurs milliers d'euros; le luxe c'est de savoir déjeuner par terre, admirer et apprécier ce que nous venons de vivre et nous réjouir de ce que nous allons vivre!

7h15, premiers coups de pédales et nous sommes tout de suite dans l'ambiance :

Ça monte!

Les muscles pas encore très chaud même avec les quelques exercices effectués, expriment leur surprise en ne donnant pas la puissance et le rythme. Nous sommes à presque 1000 mètres d'altitude il nous reste 17 kilometres jusqu'au sommet et 1000 mètres de D+. L'air est frais et le soleil juste assez chaud pour caresser notre corps.

Nous sommes dimanche et les Portugais qui se lèvent tôt toute la semaine ne sont pas matinaux, tant mieux pour nous sur les premiers 10 km nous verrons 3 voitures.

C'est agréable de monter dans le silence juste l'allouette lançant son chant bien particulier pour nous féliciter.

C'est agréable de sentir ces muscles se déployer, de porter son attention au rythme cardiaque et au souffle pour passer les vitesses au bons moments afin de garder la bonne allure.

Être dans l'instant présent et à l'écoute de tout son organisme, parfois ne pas hésiter à s'arrêter pour reprendre le souffle, soulager la noble partie de notre personne, se désaltérer,

et profiter de la vue!

J'ai un problème quand je monte je ne peux pas boire même avec une gourde pipette cela me coupe trop le souffle, donc je suis obligé de m'arrêter avant que mon corps me fasse sentir la déshydratation. Un avantage je suis obligé d'être encore plus à l'écoute et lorsque je sais que le but est proche, je pousse mon corps dans ses retranchements et je le fais patienter.😝

Les dix premiers kilomètres affichent un pourcentage de 8 à 10%, les derniers se calmeront un peu.

Au 10 ème km une frayeur!🤯

La route est barrée!!! Depuis le temps que nous voyons ce sommet et nous nous rejouissons de le gravir.☹

Ce n'est pas possible!

A l'arrêt se demandant ce que nous allons faire, une joggeuse arrive en nous disant :

Si! Si! Bicicletta! OUF!😊

Cela nous aura donné le temps de voir une belle vallée glaciaire.

Apres quelques kilomètres nous avons une belle vision du profil de notre route!

La même vue d'en haut

Le sommet "Torre" est gagné !👍

Mais , déception même pas un panneau avec le nom du sommet et l'altitude.

La subtilité le sommet terrestre est à 1993 mètres, la tour derrière nous mesure 7 mètres ce qui fait que les Portugais ont un sommet à 2000 mètres !😉 Malin!!!

Le site n'est pas très accueillant, ces boules qui servaient à la Guarda national republica ( GNR) et qui tombent en ruine.

Après nous être changé, un café nous ferait du bien, nous rentrons dans l'auberge et là se présente à nos yeux de très belles planchettes de jambon, fromage avec une compote de coing. Pour commencer un café puis une planchette avec une bière.

Ne dit-on après l'effort le réconfort!! Nous avons monté nos 17km en 2h30 avec 1005 de D+, le petit déjeuner est loin.

Après cet agréable casse croute nous allons visiter le centre d'interprétation et super ils ont des cartes de randonnées à vendre, nous n'en n'avions pas trouvé jusqu'à maintenant.

Le centre explique la formation de la serra da Estrela, il y a quelques milions d'année celle-ci était un glacier d'où ces vallées profondes, il explique aussi la faune et la flaure....bon tout est en Portugais mais Laetitia perce vite le secret des langues.

Nous irons faire une petite rando dans l'après-midi mais nous vous réservons une étape complète, sur nos randos découvertent dans le massif de Torre.

Pour l'instant je vous réserve une réflexion sur le courage.

Beaucoup de gens nous disent:

"Bon courage"

"Vous en avez du courage !"

Cela est très aimable de leur part et nous les remercions mais nous ne comprenons pas bien pourquoi on nous souhaite tellement de courage. Car nous n'avons pas la sensation d'avoir besoin de courage pour faire ce que nous faisons. On aime ce que l'on fait, on est passionné.

Je pourrais dire que nous sommes excité à l'idée de monter, de gravir, de pousser notre organisme et de savoir ce que nous ressentirons le sommet conquis.

Oui! dans certaines côtes les muscles des cuisses dans l'effort brûlent, ce sont les muscles fessiers qui nous rappellent leurs existences ou nous avons le souffle court et le coeur qui peut s'envoller en dehors de la cage thoracique.

Mais là ce n'est pas du courage, c'est de la persévérance, c'est la foi en ce que nous faisons.

Cela dure combien de temps face à la durée du voyage que nous avons entrepris??

Face à une vie?

Nous savons très bien qu'après un effort nous avons une récompense ;

-la satisfaction personnel d'y être arrivé. Etre satisfait de soi, sans congratulation extérieure. Ressentir une joie interne!

- le partage avec la personne de sa vie. - ces violences physiques le plus souvent on lieu pour gravir une côte ou un col et là se dévoile à nous une superbe vue, un paysage grandiose que nous prenons le temps de contempler!

- cerise sur le gâteau, dans ces montées difficiles nous bénéficions souvent d'encouragement des motards, d'automibilistes ou d'autres cyclistes. Alors du courage n'est pas nécessaire quand on sait que tous ces cadeaux nous sont offerts gracieusement.

Par contre nous pensons que pour vivre dans une société pleine de bruit Il faut du courage!

Pour manger Mc Do , boire coca ou tout autres produits similaires, il faut beaucoup de courage!

Pour prendre des transports en commun quotidien surbondé il faut du courage!😱

Pour se poluer avec la fumée du tabac et mettre sa santé en danger oui! Il faut du courage!

Prendre la route se croire surpuissant et rouler en ignorant les autres que de courage!

Ignorer la beaute de la nature et ne pas la resecter il faut du courage !

Vivre au milieu des virus et avaler des tonnes de médicament mais quel courage !!!

Se vautrer sur un canapé devant des infos anxiogènes qui poluent notre cerveau, époustouflant ce courage!

Et la liste n'est pas exhaustive, alors du courage nous n'en avons pas car nous faisons ce que nous aimons. Nous dormons et mangeons la plus part du temps par terre. Nous nous arrêtons quand nous en avons envie et repartons quand le coeur nous en dit. Nous vivons libre, notre seul maître la nature.

Alors pour vivre prisonier des dogmes, des principes de la société, des normes, selon le regard des autres, le quand dira t'on OUI! Il faut beaucoup de courage!! Nous ce n'est que de l'amour mais il semblerait que pour beaucoup d'être humain vivre dans la simplicité et l'amour chose normal il faut maintenant du courage🤔.

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Publié le 4 juillet 2020

Nous allons passer plusieurs jours dans le massif de la Serra da Estrela, littéralement "la montagne des étoiles" en commençant par randonnéer autour du sommet Torre.

Nos vélos ne nous servant qu'à nous déplacer d'un point de rando à un autre ou pour trouver notre lieu de bivouac. Découvrir ces roches granitiques, mais aussi le plaisir de bivouaquer en altitude, profiter de l'intense silence des hauteurs.

Ici c'est un monde minéral et de lacs où vivent surtout des reptiles, batraciens

et quelques espèces de fleurs qui trouvent la force de pousser car les étés sont très chaud et les hivers froid avec de la neige.

Après notre casse croute et la belle montée de ce matin , nous nous dirigeons vers un lieu où le granit a prit des formes exeptionnelles. Il faut se dire que le massif, il y a 30 millions d'années étaient recouvert d'un immense glacier dont l'épaisseur était de 90 mètres. Ce glacier avait des langues qui ont creusé des vallées profondes, la plus grande, la vallée de Monteiguas que nous ne visiterons pas.

Nous préférons rester sur les plateaux et espaces ouverts. Pour l'instant direction les formes granitiques mais de suite notre regard se porte sur une flore inhabituelle tel ces minuscules grappes de raisins qui donne ces belles fleurs.

Le glacier qui avance doucement avec force et assurance glisse sur un lit de roches qu'il émousse, dégrossit, éffile. Après sa disparition la pluie, le gel terminera le travail et quelques millions d'années plus tard la nature offre à notre regard son travail de sculpteur.

Des formes ou chacun laissera son imaginaire vaquer comme il l'entend: Leatita voit ici un sanglier transportant pinochio...

Les architectes de la Grèce antique ont du copier ces colonnes avec les tambours.

On peut tout simplement rester impressionner par la force, le temps...

Nous avons abandonner tout chemin et sentier et nous dirigeons vers bon nous semble, quand au milieu de nul part apparaissent des marches d'escalier qui servirent en d'autres temps; un chemin de mulletier ,de contre bandier??? Ou les deux!

La magie de la montagne c'est la force qu'elle nous donne par le simple fait d'avoir de la hauteur, surement une sensation de domination paisible.

Dans notre promenade nous avons repéré notre chambre à coucher il nous faudra pousser les vélos dans un pierriers mais l'effort en vaut la chandelle!!!😊

Ce matin réveil de Laetitia puis arrivée du soleil.

Un levé de soleil dans la plaine ou à 1900 mètres ce n'est pas la même chose.

Mais dans les deux cas nous nous régalons et contemplons. Nous étions sur le versant Est et passons à l'Ouest surprise dans la vallée une mer de nuage.

Ne jamais oublier le ravitaillement en eau, facile ici aucune crainte de pollution, l'eau est bonne, pure et douce à tel point que lors de la douche nous avons du mal de nous rincer. 🛀

Notre randonnée commence par une descente dans un chemin très pierreux, qui pénètre dans une vallée glaciaire, les falaises de granit polies, usées sont impressionantes .

Dans les creux des roches se sont formés, des mares ou petite réserve d'eau.

La fin du cirque glaciaire est marqué par un cassé et les arrêtes de roches descendant nous font penser aux vertèbres de la montagnes.

Beaucoup de tourbières et l'eau qui s'écoule dans le fond du vallon est d'une transparence merveilleuse.

Une belle dalle de granit nous accueillera pour le casse croute et la sieste.

Pour la sieste je peu dormir n'importe où , la ce sont les jumelles dans leur housse qui me servent d'oreiller, 10' cela suffit et c'est reparti.

Un sentier sillonant dans ce monde de dalles où ils nous est agréable de marcher,

un peu d'herbe bien grasse des alpages poussent entre celle ci et donne un aspect de grand jardin céleste. Nous montons vers des lacs d'altitude très sauvage dans ce monde de roche le lagoa do Covão dos Quelhas nous apparait en premier.

Pour rejoindre son copain proche nous passons au dessus d'une tourbières,

voici le lagoa Serrano plus grand et l'homme y a mis sa main en le fermant avec un mur.

Muret que nous passerons et qui nous permetra d'observer des grenouilles.

Dès que nous voyons un point d'eau les coassement monte de chaque fourré, de chaque touffe de jonc c'est une chorale. Elles nous entendent arriver de loin et à ce moment se sont des ploufs et des plofs de toute part. En observant bien on arrive a les voir nager sous l'eau pour se camoufler du mangeur de cuisses de grenouilles!! Certaines savent que leurs cuisses sont trop petites et ne se sauvent pas, elles se laissent même photographier!

Voici le troisième laron, le lagoa da Francelha plus tourbier et plus sauvage.

Nous sommes seul dans un grand calme juste avec le son de l'eau qui s'écoule et sous l'oeil attentif du sommet.

Dans ce monde mineral issue de la force et même de la violence, un peu de grace nous est offert avec ces merveilleuses petites fleurs qui nous font penser à des plantes grasses.

Retour au vélo qui nous ont sagement attendue derrière un rocher. Nous partons à la recherche de notre chambre à coucher. Voici un lieu avec vue imprenable et gratuite.

Ce soir nous nous croyons dans les forêts scandinave, attaque en règle des moustiques, nous nous refugions derrière la moustiquaire de la tente pour profiter de la vue et du coucher de soleil.

Ce matin le soleil sera levé avant nous et nous prendrons le petit déjeuner sous ses premiers rayons. Une vache vient nous rendre visite,

a mieux regarder c'est un taurillon curieux mais paisible.

Au revoir sommet Torre, nous n'allons qu'à 7 kilomètres mais tu ne t'offrira plus à notre regard.

Une belle descente nous attend dans laquelle nous nous arrêterons à la vue du baragem du Lagoa Comprida

et une deuxieme fois impressionné par ce massif de roches granitiques.

Un coup d'oeil à cette vue grandiose la ligne d'horizon se perd avec le bleu du ciel.

Au pied de ce barage important hauteur 29 mètres, nous laisserons nos vélos à proximité des boutiques de souvenirs et produits locaux.

Nous voici parti pour une boucle de 10 kilomètres où nous devons découvrir un certain nombre de lacs. Nous empruntons une piste assez large qui longe le barage

nous le perdons de vue au profit de roches posées par une main de géant

il s'amuse aussi à les faires tenir en équilibre.

Nous le retrouvons un peu plus loin cela nous fait penser au fjord Norvegien,

alors que ces massifs de fleurs ..

Une magnifique tourbière,

avec sur sa berge une rivière de petites pierres, des perles? Peut être le collier de la femme du géant ??🤔

Covão dos Conchos devant nos yeux ébloui,

nous passons un ruisseau et une famille de grenouilles se prélassait au soleil seul deux bébés sont resté sur une pierre inconscient du danger!

Nous contournons le lac

et à partir de maintenant notre chemin devient un jeu de piste ou une course d'orientation. Pas de balisage et très peu marqué par le passage des randonneurs, c'est grace à maps me et au caïrn que nous ne nous perdrons pas.

Le premier lac que nous devions appercevoir est asséché, de quoi cela provient-il? insufisance de pluie et de neige nous sommes à 1700 mètres d'altitude. Des étés de plus en plus chaud, car il fait très chaud!

Par contre au loin le barage de Lagoacho est bien rempli.

Le chemin devient de plus en plus compliqué il nous faudrait presque une machette, les genets sont plus grands que nous mais il nous faut autre chose pour nous faire faire demi tour.

Les caïrns nous permmettent de nous en sortir et de pouvoir admirer le lagoa Redonda, sauvage, isolé.

Nous en profiterons pour nous rafraichir et nous ravitailler en eau.

Fleurs, caïrn et maps.me nous permettent de continuer notre chemin.

Encore un lac asséché qui laisse son marquage.

Notre marche est plus aisée il n'y a plus de genets, nous sommes sur de la roche. Voici le barragem do Covão do Forno

et nous avançons de quelques pas,une vue d'ensemble magnifique avec le barragem do Covão do Curral.

Une vue sur le petit Covão do Curral,

nous passerons sur la digue du Covão do Forno et notre randonnée se termine.

Avec la chaleur de l'après midi rien de tel qu'un bon bain.

Nous trouvons une place sous une belle roche granitique pour monter notre cabane.

Ce soir :

on fête cette belle rando.

On fête le 30 juin.

On fête le fait qu'il y a un an nous vivions notre premier soleil de minuit juste avant d'arriver au Cap Nord.

On fête le fait d'être en forme.

On fête la belle vie que nous menons. On fête la fête!

Le soleil se couche juste en face de nous et je ne peux m'empêcher de faire quelques photos et d'en partager avec vous.

La lune veille sur nous,

je me suis reveillez vers 3hoo du matin et le spectacle était incroyable, j'en ai réveillé Laetitia; le quartier de lune orangé sur la ligne d'horizon et disparaissant dans la brume.

L' appareil photo du portable n'est pas d'assez bonne qualité pour faire des photos.

Ce fut un beau moment rien que pour nous deux du haut de cette montagne. Ce matin le lever du jour fut aussi assez exeptionnel une mer de nuage recouvrait la plaine et les vallées.

Les reflets du soleil se levant a l'opposé créait des reflets de certaines couleur de l'arc en ciel.

Mais c'est incroyable ce que la nature peut nous offrir pour si peu que l'on sache observer!

Rien de tel qu'un bon bain matinal dans la tenue d'Adam pour récupérer de tout ces événements et se préparer une belle journée.

La suite de notre periple de la serra d'Estrela dans notre prochaine étape.

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Publié le 6 juillet 2020

Voila 4 jours que nous sommes à plus de 1500 mètres d'altitude, nous descendons tanquilement. Accroché au flanc de coteaux Sabugueiro nous apparait.

Ce village le plus haut du Portugal est situé à 1050 mètres d'altitude. C'est un village très touristique placé sur les routes de montagne du massif Estrella. Magasins de souvenirs et produits locaux jouxtent hôtels et restaurants.

La majorité des magasins et restaurants sont fermés et ils ont bien raison car nous sommes les deux seuls touristes étrangers dans ce village. Il y a quelques vacanciers Portugais, nous trouvons que ceux qui sont ouvert ont bien du courage de battre le carreau comme des pieds de grues.

A force de traverser ces villages désert en attente d'un peu de monde, cela nous envahit de tristesse, ça nous touche et brise un morceau de notre coeur. 💔

Afin de soutenir un peu l'économie locale, nous décidons d'aller au restaurant et nous nous ferons plaisir en même temps. En d'autres temps nous ne saurions pas lequel choisir, là nous sommes content d'en trouvé un d'ouvert.

Il faut savoir que le Portugal craint le pire, de nouveau foyer de coronavirus viennent de se déclarer dans Lisbonne; les Anglais hésitent de rouvrir les liaisons aériennes.

Le tourisme Anglais est un apport de 3,3 milliards d'€ pour l'économie Portugaise et plus particulièrement pour la région de l'Algarve.

Ce pays est tellement attachant, les gens souriant .....que cela nous tracasse pour eux.

Sommes nous trop sensible ?

Non juste humain, et c'est peut être cette petite graine , cette petite semence qui manque actuellement dans notre monde.

Etre humain, comprendre tout simplement que l'autre n'a qu'un souhait être heureux comme moi.

Et qu'est ce que l'on va faire on va s'engueuler pour des histoires de religions, de politiques, de couleurs de peau... de savoir si le virus est chinois, et les gens pour qui on s'engeule ils s'en tape le coquillard.

Alors semons cette graine d'humanité et plus nous serons à en semer plus la vie s'améliorera. 🍃

La montagne, la nature, le silence, l'effort amène une philosophie simple.

En fin d'apres midi nous reprenons la route bien pentue car elle remonte à 1500 mètres . Une vue sur la vallée à la sortie du village.

Nous nous trouvons un emplacement dans une prairie abandonnée mais surtout à l'abri du vent car ce soir ça 🌬 et les temperature baisse☃️ ??? Non quand même pas! 😂

En face de notre cabane une alliance roche et lune,font rêver Laetitia aux statuts de l'ile de Pâque.

Au réveil surprise!

Bon! On va pas se plaindre voici un mois que nous avons eu du soleil sans discontinuer. Et malgre le temps maussade la nature à ses parures de beauté.

Actuellement les écarts de température sont important, on est passé à plus de 30° les apres midi à environ 8° dans la nuit. Pas de problème nous sommes costaud.

Ici nous avançons au milieu de montagnes pelées,

le feu est passé par là, il en fallait plus pour effrayer ce rocher qui à passé des millénaire sur son pied d'estalle.

Nous arrivons au barrage represa de Vale Rosim, le soleil est de retour mais le vent frais souffle toujours.

Ici nous sommes dans un monde de roche,

elle sont partout arrondies, usées, en équilibre,

noircies par le temps ou prenant des formes d'homme de cromagnon.

D'autres ont été taillées à des fins utiles.

Nous ferons une petite boucle de 4 kilometres et partageons ce que nous avons observer.

J'en profiterai pour répondre aux messages que vous nous envoyez, car pas facile d'avoir du bon réseau dans ces montagnes.

Cela nous à permis de constater que le secteur est très surveillé pour prévenir les incendies.

Quelle bonne eau de montagne, bien fraîche nous en profitons.

Ce soir il va falloir nous cacher! Super une petite place a l'abri des sapins en bord du lac.

Avec une vue sympa!

Décidément chaque matin nous avons une surprise, le lac fume, l'eau est plus chaude que la température ambiante qui est de 7°. C'est sublime avec le soleil qui se lève sur les roches.

Ce matin grande descente de 20 kilometres, il nous faut rejoindre Gouveia 700 mètres pas d'autre solution. Cela nous arrange nous avons besoin de ravitailement et de faire une belle lessive. Dans la descente belle vue sur la plaine qui est face à nous.

mais surtout passage exeptionnel au pied des " cabeça do velho" ce qui signifie tête de vieille.

Gouveia, le centre à l'air sympa nous nous arrêtons et admirerons des façades religieuses d'azulejos.

Le supermarché pour la lessive est tout en bas de la ville et la suite de notre route au milieu du bourg. De toute façon nous allons remonté à 1000mètres alors on va pas faire la fine bouche pour 100 mètres!!!

Il fait trop chaud pour s'aventurer sur des pentes chauffées à blanc par le soleil, alors nous flanons en ville et découvrirons de belles architectures

Un batiment avec une grande façade nous attire, les porte sont grandes ouvertes, ce doir être un batiment administratif, nous entrons et il s'y trouve deux cours interieurs absolument magique.

L'effet sur nous est d'autant plus grand car nous ne nous attendions pas.

Cela vaut le coup d'être curieux!

Voici la première cour

La deuxieme cours

Nous ne sommes pas arrivé à avoir beaucoup d'information sur ce batiment " praco de Concelho"

Au centre ville une belle fontaine nous fait cadeau d'une eau bien fraîche

Sympa cette ville de Gouveia!

Il est 17h30 il fait encore chaud mais il faut y aller, nous ferons 10 km pour 410 m de dénivelé

En fin de journée le soleil ne baisse pas en intensité, la fraicheur n'arrive que lorsqu'il se couche.

Un désert d'herbes jaunes tout autour de nous où allons monter notre cabane ?

En s'enfoncant dans un chemin de terre un virage, nous ne sommes pas visible par contre nous sommes les rois du monde.

Seuls à 1019 metres d'altitude, le silence avec nous, la plaine à nos pieds et une serra face à nous.

Un thé pour Laetitia, la contemplation, le couché de soleil , le rêve !!

Notre bivouac et un levé de lune

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Publié le 8 juillet 2020

Voici notre dernier réveil a plus de 1000 mètres dans la montagne des étoiles,

sept jours que nous sommes dans la serra da Estrela et j'espère que je suis arrivé à bien retransmettre tous ces moments idylliques, magiques, féériques, voir ésotérique au milieu de ces roches.

Nous y avons parcourus 123 kilomètres en vélo pour 3010 mètres de D+; et une bonne cinquantaine de km a pied.

Nous ne sommes pas au bout de nos surprises!😉

Ce matin des Clytres lustré ou Clytres des saules viennent nombreux butiner sur les fleurs alentours.

Attention il ressemble à la coccinelle mais n'est pas du tout de sa famille.

Notre objectif est le village de Linarhès, réputé et très touristique

"normalement "

Dans notre descente nous arrivons à

Ce village nous épate, ruelles, maisons en pierre ...et un château où il reste les tours de guets

et un beau panorama sur les environs.

La particularité ici c'est le quartz dont son fait les escaliers pour monter au chateau.

Une charmante place nous invite à prendre un café dans une ambiance bien Portugaise.

Une ode est faite à l'eau avec des poèmes sur des azulejos

et de belles fontaines.

Voici une balade dans les rues de ce village :

Voici plusieurs fois que nous voyons des plaques commemorants les soldats mort pendant la grande guerre de 14/18.

L'Allemagne déclare la guerre au Portugal 9 mars 1916 et le 7 aout 55 000 hommes sont envoyés sur les fronts de France.

Comment ne pas être révolté?

Se dire que des jeunes Portugais vivant tranquillement dans leur montagne ce sont retrouvé sur le front des Vosges, de Verdun ou de la Somme.

Pourquoi? Pour qui?

Mais quand les hommes vont-ils arrêter leurs bêtises pour ne pas dire plus.....

Au loin sur un promontoire Linarhes da Beira.

où nous nous rendons.

Une descente suivie d'une montée et voici Linarhes

ville inscrite dans de nombreux guides touristiques aux maisons en pierres de taille, aux petites ruelle et au fenêtres de style manuellien.

Village vide de toute vie, encore une fois nous serons les seuls touristes étrangers. Un magasin de produits locaux qui fait un bar de manière originale. On achète sa bouteille de vin que l'on consomme en terasse et l'on emmène ce que l'on n'a pas consommer.

Rien de tel qu'un petit tour de balançoire pour digérer.


Nous y sommes retourner pour prendre un café et acheter une bouteille d'huile d'olives. La patrone qui parle un peu Français est désolé et se pose des questions sur son avenir. Elle nous dit qu'en cette periode il y a énormément de touristes Français et Brésilien.

Nous vous emmenons à la découverte du village entre maisons, ruelles et roches.

Visite du chateau avec vue imprenable.

Et voici un mur amusant ce n'est pas pour caler les pierres mais empêcher les guêpes de faire leur nid!!!

Nous nous trouvons un joli coin au milieu de champ de roches.

Ce matin nous disons au revoir à la serra Estrela avec un beau couché de lune.

Comme nous voulons éviter la nationale 102, nous prenons des petites routes, passons par Cotegada, Baraça, Vila Franca das Naves, Malta et Pinhel. Honnêtement nous sommes arrivé à 12h40 à Pinhel rincés.

Pourtant nous étions sur nos vélos à 8hoo, mais c'est encore trop tard à partir de 10h30 la chaleur nous scotch sur la route. Nous n'avons jamais connu de telles chaleurs et heureusement nous avions un peu de vent.

Il est vrai que la route charmante que nous avons empruntée ne nous a pas offert un profil facile, 55 km et 881 de D+. Macal do chão un clocher particulier

à Ervas Tenras nous avons le droit à un morceau de la messe qui est diffuser dans tout le vilage par des hauts parleurs situé au clocher de l'église, nous avions déjà connu cela en Grèce. Le paysage était agréable mais vu l'effort pas le temps de faire de photos.

Arrivée sur Pinhel, la vigne qui pousse dans un sol sableux prend le dessus. Nous faisons un tour dans cette ville où se trouve un château.

Pour nous y rendre nous empruntons ce qui doit être la rue principale puisqu'il y à le marché et des commerces, les maisons sont des mazures abandonnées, la pauvreté de ce qui du être riche donne presque la nausée. Enfin nous arrivons sur une place plus agréable avec d'anciennes bâtisses rénové.

Si le château et son environnement sont bien remis en valeur,

reste beaucoup de maisons en ruine. Alors nous ne retenons que les petits coins sympa.

Après ce petit tour il est prêt de 14hoo, nous avons une faim de loup et pas motivé pour commencer à faire la popote. Une terrasse, une bière bien fraîche et on nous indique un restaurant , pour s'y rendre la route descend légèrement 😊 Pour nos papilles gustatives, du porcelet un délice, cuisine familiale faite par la maman.

Au Portugal ce type de restaurant est très économique car les plats sont copieux, très copieux nous ne mangeons pas le soir ou alors très léger et tout cela pour des prix très compétitif. Deux plats principaux, une bouteille de vin de Pinhel, dessert et café pour 32€.

Rassasiés sous une chaleur écrasante nous trouvons à côté de l'église un parc bien mignon avec de l'eau. Pendant que j'écris le blog Laetitia fait une petite lessive. Nous sommes chez nous partout!

En quittant la ville, nous passons devant de droles de domes. Ce devait être des cuves à vin car il y a un batiment abandonné a l'arrière où est inscrit coopérative viticole. Étonnant!!

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Linarhes: rendez vous chez Ti' Amelia.


Pinhel: restaurant Sky Lab, au pied des remparts

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Pendant ce voyage nous avions rencontré au Danemark puis en Allemagne, Miguel un Portugais qui voyageait en vélo. Ils nous avait dit l'Espagne c'est le pays le plus montagneux d'Europe apres la Suisse. Il avait oublié de nous parler de son pays car nous n'avons jamais fait autant de dénivelé en aussi peu de kilomètres!!

Ce matin 13 kilomètres de montée et 550 m de D+, hier pour 60 km ,980 de D+. On va péter la forme!

Nous venons de quitter le serra Estrela et nous sommes dans la serra Da Marofa.

Dans la montée nous aurons l'occasion d'observer des vautours fauve sur une falaise. Les zoom de nos portables ne sont pas assez puissant pour vous faire profiter de ces instants. Je peux juste vous dire que les traces blanches sur les roches viennent de leur fiente, surtout à droite le nid est dans le creux de la roche.

Le paysage dans cette montée est très agréable et comme nous sommes partis à 7 heures la température est acceptable pour notre corps.

Nous ne sommes pas encore au sommet mais voici un super panorama sur le lieu d'où nous venons, Pinhel la-bas perché.

Devant nous enfin le chateau de Castillo Do Rodrigo.

Encore un peu de grimpette comme bien souvent c'est le final le plus raide. Des azulejos dans la montée nous permettes de faire une pré-visite.

Tellement content d'être en haut que j'en gratifie et remercie mon vélo.

Ce chateau et son village médiéval se perdent en légendes diverses.

Les vestiges les plus anciens datent du moyen âge, mais c'est un territoire qui fut le théâtre de conflits constants qui font partie de l'histoire du Portugal trop compliqué pour nous.

Donjon et ruelles de l'an 1296.

En 1640 les Portugais gagnent leur independance et brule le château des marquis de Moura qui ne sera jamais reconstruit.

Aujourd'hui ce village reste charmant,

typique

et bien fleuri

avec comme tout lieu sur un promontoire une vue imprenable.

Nous descendons sur la nouvelle ville qui met en valeur le terroir.

L'originalité, le clocher de l'église avec un énorme nid de cigognes.

Dans nos visites nous vous montrons ce qui est beau, voilà aussi ce que nous voyons fréquemment même dans les villages touristiques. Ces maisons sont typiques, une porte, une fenêtre, était elle profonde? deux pieces? Ces ruines attisent notre curiosité on aimerait bien découvrir comment vivaient les gens de cette époque qui n'est pas si lointaine!

Nous avons décidé de retrouver le Douro au moment où il quitte l'Espagne et arrose le Portugal. Le village de Escalhão

puis une longue descente, nous traversons les vergers d'oliviers

avec d'anciens pigeoniers,

une vue sur le rio Seco qui se jete dans le Douro,

puis la vigne bien verte

qui produit les vins du Douro renommés et le fameux vin de Porto,mais nous en reparlerons.

Nous voici au fleuve très calme dû à de nombreux barrages sur son cour.

Comme nous allons longer le Douro jusqu'à l'océan pendant 222 kilometres je vous partage son "Ode" :

C'est une chanson que j'aime beaucoup et que j'avais entendu pour la première fois il y a quelques années à Porto chanté par une tuna.

Les tuna sont des chorales d'étudiants.

Il est midi passé une Sagres, la bière du pays, un picnic à l'ombre

où nous ne nous laissons pas abattre par les fortes chaleurs

et nous allons attendre que Dieu soleil se calme pour nous diriger sur notre lieu de bivouac le long du fleuve qui va nous offrir quelques beaux moments.

Ce matin grande forme et nous en avons besoin, vous allez voir.

Nous commencons par hisser nos montures sur les crêtes culminant au dessus du Douro 13 km pour 487 de D+.

Cela ne nous empêche pas de prendre le temps d'admirer ces cultures d'oliviers en terrasse et de ce dire que les cours mondiaux des produits n'ont pas de sens.

Comment ces oleiculteurs peuvent-ils rivaliser contre ceux qui se trouvent dans des terrains de plaine??

Et ici ils sont très utiles pour l'entretien des terres et du paysage.


Nous voici sur le plateau et l'on appercoit la vallée où coule le fleuve.

Nous voici sur la route 222,

l'une des plus touristiques du Portugal et l'une des plus belles parait-il, nous vérifierons cela ensemble.

Elle va nous accompagner jusqu'à Porto!

Les vignes aux formes géométriques

et le Douro nous apparait alors que nous sommes dans une belle descente.

Nous arrivons au niveau du fleuve et passons proche de la confluence de la Coã et du Douro. Nous passons sur la rivière Coã et voici notre route!

Le Douro à gauche , le pont qui passe la Coã et la route qui monte à 7%. 

Ne reste plus qu'à remonter pour retrouver Vila Nova de Foz Coa, 5 km à 7% par 37° ce ne fut pas une partie de rigolade😓

Mais voici la vue sur le Douro

et la vallée de la Coã habitée depuis plus de 20 000 ans,nous réserve de belles surprises que nous vous conterons demain.

Nous avons de belles étapes sportives, pour cette journee 64 km pour 1080 m de D+, plaisantes, instructives ces étapes rassemblent tout ce que nous aimons.

En attendant, bivouac dans un verger d'amendiers abandonnés mais même la nuit arrivée le sol dégage une chaleur incroyable, nous avons du mal à nous endormir.

L'on m'avait toujours appris que les moustiques vivaient dans les zones humides, ici tout est sec il fait des chaleurs épouvantables et le soir les moustiques sont présent pour nous taquiner.

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Ce matin nous pouvons faire un somme un peu plus long car nous sommes juste à côté de notre point de rendez vous.

J'ai omis volontairement de vous dire que nous nous trouvons dans un lieu marqué par l'histoire de l'homme.

Dans les environs se trouve de nombreuses gravures rupestres. Nous avons rendez vous au musée qui domine le Douro et la vallée de la Coã avec un guide pour aller voir certaines de ces gravures.

Nous nous réjouissons comme un gamin attendant Noël.🎄

Ces gravures faillirent disparaitre sous les eaux d'un fameux barrage. Remontons le temps: - en 1981 des peintures sont connues en amont de celle qui vont être découvertes, les recherches continuent dans la région. En 1991 le gouvernement décide avec l'entreprise EDP de construire un barrage sur le rio Coã. Dans le même temps des archéologues découvrent les premières gravures qui devrait être recouverte par 100 mètres d'eau. Proche des gravures du paléolithique il y a aussi des gravures moderne datant de 1786

ces dernières donnent des arguments aux constructeurs pour mettre en doute les découvertes. S'ensuit une bataille d'expert, l'entreprise EDP fait analyser les gravures paléolithique et installe le doute, le gouvernement maintien la décision du barrage. Il y a des élections et le nouveau gouvernement plus sensibles à l'histoire de l'humanité fait stopper les travaux.

Tout le site des gravures est classé au patrimoine mondiale de l'UNESCO en 1998 elles sont definitivement sauvées. Ouf! On peut encore voir les gros travaux qui avaient deja été commencé pour la construction du barrage tel les fondations qui devaient le soutenir.

Sur la photo ci dessous vous voyez le rio, le chemin situé au dessus et en face ( avec le point rouge) de nous détermine le niveau que l'eau devait atteindre.

Dans la région il y a plus de 30 sites avec 335 surfaces décorées et plus de 2000 motifs. Pour l'instant seul trois sites sont ouvert au public et uniquement accompagné d'un guide. D'autres sites seront ouverts et certain n'y seront jamais car trop dangereux d'accès.

La formation schisteuse de la région qui se caracterise par de grandes surfaces rocheuses platent et lissent était favorable pour réaliser des gravures, un peu plus loin cela était plus compliqué sur les formations granitique.

Face à certaines de ces dalles nous ne voyons rien et la présence du guide est bien nécessaire pour nous faire voir les formes car parfois les fissures de la roche ont été utilisées,

sur d'autres, le travail est tellement fin et précis il faut avoir l'oeil et enfin par endroit la roche à été abîmée par le temps.

Ici la tête à  disparue  

Les gravures que nous voyons datent de -10 000 à -25 000 ans. L'homme etait encore cueilleur, chasseur, c'était de petits groupes ou communautés de 10 à 15 personnes.

Par contre il y avait déjà des échanges entre les groupes car du silex a été retrouvé alors qu'il n'y a pas du tout de cette roche dans la région.

Plusieurs techniques étaient utilisée par ces Etres du paléolithique:

- lncision avec une pointe fine

- Piquetage, trait réalisé par succession de coups qui permettait de visualiser les poils de l'animal.

- Rainurage, alterer la roche par un long mouvement d'aller retour sur un tracé préliminaire.

La plus part des oeuvres sont des animaux, cervidés, bovins et caprins, un peu de poissons mais pas de figures humaines.

Par endroit des gravures sont superposées alors que la surface offerte par la roche aurait permis d'eviter cela, pas d'explication trouvée à cette raison.

Pour faire figurer le mouvement plusieurs têtes se trouvaient au bout du corps.

Après cette visite on aurait juste envie de tout découvrir.

Mais c'est aussi important de comprendre que si nous en sommes où nous en sommes, c'est que l'homme depuis tous les temps à toujours chercher a ameliorer les techniques et l'art. Certaines gravures sont très hautes et ils construisaient des structures pour pouvoir graver en hauteur.

C'est subjuguer et sans voix, restant dans la rêverie de ces ancêtres que nous sommes revenus avec le 4x4 du guide.

Nous allons faire un tour en ville ce qui est surtout interessant à voir c'est le porche de l'église et son clocher,

et le pilori

de style manuelien. C'est à ce moment que nous nous faisons accosté par un couple d'americain qui voyage en vélo et comme nous se sont retrouvé confiné au Portugal à quelques kilometres de Lagos où nous étions. Mais ils sont un peu désabusé , tout d'abord ils n'ont pas du tout envie de rentrer chez eux vu ce qui se passe ensuite aucun pays ne prend en compte qu'ils ont été confiné au Portugal et si ils veulent bouger en Europe à chaque fois une quatorzaine leur est imposer. Alors ils bougent au Portugal, loue un RBNB et repartent!

Nous nous installons le temps des fortes chaleur dans un parc et une huppe vient nous rendre visite, nous offrant un petit spectacle.

A la sortie de la ville nous nous trouvons un super lieu de bivouac, une air de pic nic où s'arrête une procession religieuse. Du coup il y a tables, bancs, toilettes et douches ...froide mais il fait tellement chaud dans la journée que l'eau est tiède! et en plus l'eau froide est agréable car elle redescend la température du corps.

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Il est dit; les jours se suivent et ne se ressemblent pas. Depuis quelques jours nous vivons l'inverse chaque matinée débute par une belle montée...

Une fontaine décorée d'azulejos où ne coule ni eau , ni vin 😪 nous rapelle que nous arrivons dans le coeur du vignoble du Douro.

Certains paysages me font presque croire à mon Alsace natale.

Mais quelques kilometres plus loin nous retrouvons des paysages de montagne,

nous sommes à plus de 700 mètres d'altitude.

Un ancien panneau d'un café qui a mis clef sous la porte nous rappel que nous somme bien sur la route 222 qui nous mène à Porto.

Il est midi nous arrivons a São João da Pesqueira. C'est la ville qui a la plus grande répartition de vignoble dans le haut Douro et le plus grand producteur de vin de Porto. Cette municipalité est connue sous le nom " coeur du Douro" .

Une petite visite de la ville nous fait découvrir le centre historique avec la place de la république qui propose un ensemble harmonieux

entre la maison d'une illustre famille,

la chapelle de la Misericorde, la tour de l'horloge,

tour médiévale faisant partie de l'ancienne enceinte défensive et l'arcaria du XVIII qui servi de marché.

La rue des chats qui date de l'occupation arabe, les maisons sont en schistes.

Le tribunal est un ancien palace

à la façade théâtrale de par les sculptures,

ces vingt quatres fenêtres possedent toute un blason different.

Mais ce qui retiendra le plus notre attention ce sont les azulejos qui décorent l'entrée, l'escalier et le palier du premier étage de l'hôtel de ville.

Visite gratuite avec un livret a disposition en differentes langue dont le Français.

Ces azulejos sont une vitrine interessante des périodes de la vigne et du vin.

Le fleuve Torto, moulage par l'homme de la vallée avec le vignoble et les oliveraies.

Nous verrons tout cela de nos yeux demain.

Le pressoir, foulée à pied la grappe du raisin, travail animé avec musique et chanson. Interdit aujourd'hui il semblerait que dans certaine quinta la méthode persiste.

Presse du moût, méthode traditionnelle de pressage.

Récolte du raisin, travail étant effectué par les femmes. Celle-ci s'appui sur le panier de vendanges.

Le transport, attelage de boeufs tirant un char en bois pour emmener le vin dans les lieux d'embarquement sur le fleuve.

Le bateau Rabelo, pendant des siècles il effectua le transport du vin, des personnes et des marchandises.

De nos jours, La navigation sur le fleuve s'est améliorée et est réservée aux bateaux de plaisance, le transport du vin est effectué par la route.

Où est l'erreur!!!

Le transport du raisin par l'homme, remonter les caminho avec 80 kg de raisins au son de chansons fait partie de l'identité du Douro.

Sulfater, au printemps contre les maladies tel le mildiou ou l'oîdium.

Terrasses, les vignes en terrasse que nous verrons tout au long de la nationale 222.

Cachão da Valeira, un recif dangereux sur le fleuve qui fut détruit en 1791.

Cette visite nous donna envie de nous rendre au musée du vin. Nous retrouverons toute l'histoire de ce vignoble planté comme un peu partout par les romains et comme dans de nombreux pays connus les grandes maladies de la vigne au 19 ème siècle. Tel le philoxera.

Dans un batiment moderne et sur trois étages on retrouva ce que contaient les azulejos.

Plus de 100 cépages font la richesse du vignoble du Douro il sont tous inscrit au sol du deuxième étage.

Si le vin a une place importante, il n'est pas tout seul, les oliviers mais aussi cerisier, amandiers et d'autres fruitiers font la richesse de la région.

Il fut un temps où c'etait le sumac. Les feuilles et les ecorces etaient écrasées par cette roue.

Riche en tanin, elles servaient dans l'industrie textile pour assouplir et colorer.

La visite se terminait par la dégustation d'un excellent vin de Porto.

L'eau fut mis à la bouche et nous ne résisteront pas à la dégustation d'un vin du Douro chez un caviste local.

Proche de la ville mais 200 mètres plus bas

Celui de droite où  l'on aperçoit quelques chapelles 

un lieu renommé; le mont St Salvador do Mundo avec 9 chapelles, offre une vue impressionante sur le Douro.

C'est en ce lieu que nous monterons notre cabane, nous serons sous bonne garde. San João da Pesqueira est à 700 mètres et le mont où nous sommes presque 500 donc vous voyez ce que nous devons monter sur 4 km pour rejoindre la N 222.

Et ce n'est pas un troupeau de moutons qui nous arrêtera.

Passez la ville, une côte et quelques virages nous nous retrouvons dans un paysage typique du Douro.

Classé au patrimoine mondial de l'UNESCO  

Nous sommes captivé, voir envoûté par l'originalité, l'harmonie des vallons aux pentes d'une raideur incroyable et que l'homme a façonné pour cultiver la vigne ou planter des fruitiers.

De ci, de là une quinta, un hameau ou un village installé on ne sait comment dans se dédale de collines et de vallons.

L'attirance de notre regard vers ce paysage envoutant ne doit pas nous faire perdre notre vigilance sur cette route aux nombreux virages parfois bien serrés. Et où l'automobiliste Portugais se prend pour un pilote de rallye.

Un panneau explicatif nous montre comment la vigne etait cultivé avant le philoxera et après cette maladie.

Culture après le philoxera 

En face de nous le caminho où les hommes remontaient le raisin au son de musique et chansons.

Le caminho bordé d'arbres et à  gauche la culture avant la maladie .

Nous voici arrivés au niveau du fleuve,

il nous reste 20 kilometres de plat jusqu'à Peso da Regua.

Nous n'avons plus mémoire de la dernière fois où nous avions une partie aussi longue de plat. Alors nous en profitons un peu pour tirer des gros développement mais cela ne nous empêche pas de nous arrêter pour admirer le Douro et vous envoyer quelques photos.

Remonter la vallée du Douro en train il parait que c'est magnifique! 

Cette après midi pas la peine de bouger la chaleur est écrasante.

Nous resterons dans un parc le long du fleuve.

En fin d'apres midi nous quittons la ville il nous faut trouver notre chambre à coucher.

Nous sommes dans le haut Douro, là ou l'on produit les grands vins du Douro mais aussi pour le vin pour le Porto alors quoi de mieux, s'installer dans une vigne

et déguster un vin local, car en plus c'est une journée anniversaire voilà

14mois

que nous sommes sur les routes d'Europe et lentement on pense à la fin dans deux mois!😪

Depuis nos vignes nous dominons le Douro.

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ATTENTION:

Chers lectrices et lecteurs de rêvedebohèmes nous sommes bien obligés de penser à la fin de ce grand voyage.

Nous comptons, espérons arriver le dimanche 13 septembre à St Die des Vosges devant le bar iconique Deodatien " le Darou" dont le gérant n'est autre que mon fils.

Grand voyage, belle arrivée et fête à laquelle nous vous convions et serions heureux de faire votre connaissance.

Pour une bonne organisation signalez-nous votre présence en nous envoyant un mail

🚴‍♂️😁 pascal.thib@orange.fr 😁🚴‍♀️


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Publié le 15 juillet 2020

Mauvaise nuit des chiens de l'autre côté du fleuve ont aboyés une bonne partie de celle-ci.

Ce matin comme d'habitude notre route grimpe pour quitter le haut Douro

Un an 

en signe d'au revoir un viticulteur à laissé un ancien panier à vendange à l'entrée de sa vigne.

Nous arrivons dans une partie plus sauvage, moins travaillée par l'homme. Où s'alterne vigne, fruitiers dont beaucoup de cerisiers avec des oliviers, des châtaigniers avec des citroniers.

Ce lieu se nomme le: "balcon du Douro"

une route vallonnée dominant le fleuve en face de nous des montagnes de 1500 mètres d'altitude

un paysage d'une grande beauté, sérénité, c'est fabuleux, c'est jubilatoire!! Des escaliers, des anciens murs l'homme valorise se territoire depuis bien longtemps.

Nous nous disons qu'à l'automne quand la nature se vêt de ses parures or, orange, jaune.....ce doit être exeptionnel.

Nous nous retrouvons au niveau du Douro qui coule dans un lit plus sauvage de forêts et de roches.

Ces alternance de paysages sont enjôleur , nos yeux sont partout gourmand, dévorant ce décor mais aussi sur la route qui est beaucoup plus calme qu'hier. Mais maintenant il faut éviter les nids de poules.

Nous nous nourissons de la sérénité de ces paysages, a tel point que nous nous sommes à peine rendu compte qu'en 49km nous avons avalé 1008 de D+.

Nos cuisses se sont rappelés à notre souvenir dans les trois derniers kilomètres plus pentus qui finissaient une montée de 7 km.

Nous sommes arrivés à Cinfães et nous ne pensons qu'à deux choses de l'ombre et manger😜.

La mairie nous offrira l'ombre et un bout de pelouse, le repas est dans le sac hissé avec volonté jusqu'ici. Nous irons faire un tour dans cette ville sans cachet, dommage pour une cité de montagne, qui à du être industrielle... Seul de magnifiques bougainvillers ont retenus notre attention, depuis ce matin ils sont nombreux éclatant dans leurs couleurs à la traversée des villages.

Nous sommes à 80 kilomètres de Porto est-ce la raison pour laquelle il y a beaucoup plus d'habitations??

Cela nous complique un peu plus la vie pour le bivouac et il faut fournir un petit effort pour trouver un lieu plat un peu éloigner de la route.

Au milieu de jeunes eucalyptus, le ciel se couvre et le tonnere gronde. Nous montons vite notre cabane et cette fois ci le vent tourne en bourrasques, les eucalyptus se balancent tel le roseau dans la fable de Lafontaine.

Des branchettes tombent sur la tente quand tout a coup l'une de celle-ci au lieu de tomber à l'horizontale tombe à la verticale et ...pof! 😳Un petit trou dans notre double toit. Heureusement nous avons un scotch un peu miracle qui fera l'affaire avant une réparation sérieuse. Il ne tombera pas beaucoup de pluie et le lendemain le soleil apportera quelques rayons à notre petit déjeuner avec vue sur le Douro.

Nous continuons sur la nationale 222 l'atmosphère se modifie et après nos grandes régions sauvageq où nous étions isolés, nous trouvons qu'il y a de plus en plus de monde et donc de bruit.

Le Douro nous chante son ode et apporte calme.

Comme nous sommes dimanche les routes sont très circulantes et stressantes pour nous.

Castello de Paiva,

nous sommes dans le bas Douro le pays du vinho verde.

Nous arrivons à trouver l'ancienne route 222, beaucoup plus tranquille et qui nous offre de beau point de vue sur le Douro.

Le fleuve à notre gout manque de vie du fait de l'absence de courant du à la multitude de barrages, mais ce méandre est beau.

Nous ne savons pas ce qui se passe aujourd'hui ou si c'est la tradition le long du Douro mais devant toutes les églises des dames vendent de la pâtisserie, nous cédons à l'appât de la gourmandise et de ces gâteaux fabrication maison.

Nous passerons l'après-midi au bord du rio Inha un affluent du Douro dans une ambiance bien Portugaise.

Ils sont nombreux à venir échouer leurs bateaux petit ou yacht luxueux ici; ils se baignent, trinquent d'un bateaux à l'autres ou tape le couaroye comme on dit dans les Vosges. Nous pensions bivouaquer ici mais trop de bruit et de monde, alors nous remontons sur nos destriers.

Nous savons que nous avons un bon raidillon de 300 mètres qui nous attend pour rejoindre la route principale.

Celle ci est circulante et bruyante nous avons un échappatoire une petite route passant au travers des montagnettes. Oups la montagnette nous offre une cotelette de 20% en plein soleil sur bien 500 mètres, on hésite..

Un sauvage passe avec une voiture tuning qui assourdit tout être vivant sur 10 km à la ronde.😱

C'est nos vélos qui se cabrent et nos cuisses qui détalent dans le raidillon!

Au sommet le silence est là au milieu des eucalyptus. Un chemin s'engage dans la forêt, génial nous allons y trouver de quoi nous poser. Horreur! Mais c'est pas possible!

Une decharge sauvage, canapé, téléviseur, évier.....et même en perseverant dans les profondeurs de la forêt le spectacle persiste.

Nous partons en reconnaissance et chaque coin accessible avec un véhicule nous offre le même spectacle de désolation.

Et nous ne montrons pas les Portugais du doigt car ce spectacle nous l'avons eu dans tous les pays traversés.

Enfin une petite place au milieu de jeunes eucalyptus, propre mais.... Il nous faut fournir un dernier effort violent pour grimper les quelques centaines de mètres à 20% afin d'atteindre la chambre a coucher.

Bien dormis et ce lundi matin direction Porto avec toujours le Douro pour nous accompagner ou c'est nous qui l'accompagnons en tout cas, nous devenons inséparable.

Et voici Porto ça multitide de pont.

Le pont Maria Pia construit par notre ingenieur national Gustave Eiffel. Il ne sert plus depuis les années 30.

Rien ne nous sera épargner pour rejoindre notre RBNB une petite pente, raidillon ou mur??🤔

Mais en fait la difficulté de cette montée est ancestrale..

Vue en hauteur sur le célèbre pont Luis 1, construit par un disciple d'Eiffel.

et notre premiere dégustation la specialite de Porto la " franceshina".

C'est du pain de mie avec de la "linguiça"( saucisse fraiche portuguaise), du jambon, de la viande de boeuf le tout recouvert de fromage fondu. Noyé d'une sauce a base de tomate, bière et piment.

Le nom se traduit par petite française, la légende la plus populaire sur ce plat viendrait d'un employé de restaurant qui dans les années 50 aurait ramené cette idée de son séjour en France.


Restaurant: o! C'um caneco

Bonne adresse pour déguster une francesinha.

• • •

Info pour les cyclos:

Bien eviter la nouvelle route 222 a la sortie de castelo de pavai. Prendre l'ancienne au nivau du cimetière.


Suite de notre visite demain

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Ce premier matin où nous avons quitté pour trois jours notre tente nous nous offrons un grand plaisir:

Des tartines de beurre😋😋

A force d'avoir tout, le temps nous perdons certaines notions;

celles des petits plaisirs qui apportent plus, que les choses extraordinaires beaucoup, plus rare.

Celle de savoir regarder que dans ce monde nous les Francais sommes des enfants gâtés.

Celle de se mettre à respecter ce qui nous apporte les petites plaisirs et donc arrêter le gaspillage de pain, d'eau etc....

Après cette réflexion matinale partons en visite!!

Un petit hameau Celte devint un port sous l'empire Romain du nom de "Portus Cale".

Ce qui donna l'origine au toponyme Portugal. L'empire Romain effondré de nombreuses invasions se succédèrent pendant près de 500 ans. Une seigneurerie féodale crée une petite ville.

Puis arrive la période des navigateurs et grandes découvertes, nous sommes aux XIV ème siècle, ce petit village Celte devient une puissance économique grace au développement industriel, plus grand chantier naval de l'époque et au célèbre vin.

Le XVIII sera l'âge d'or avec la construction d'édifices de style néoclassique et baroque.

Au XIX ème siècle des palais et des jardins sont construit dont le palais de la Bolsa, pour impressionner les investisseurs.

Des quartiers populaires, aux maisons décrépites cotoyant des maisons remisent en état ,

Des maisons égayées d'azulejos colorés.

De larges avenues, traversées de ruelles sinueuses,

de passages obscures et d'escaliers casse cou.

Des universités, des musées, des chais qui abritent le murissement du Porto. Le tout accroché à flanc de collines escarpées se mirant dans le fleuve majestueux,

vivifié par des quais où règne une constante animation. Voilà :

Au XIV ème siècle une enceinte massive est construite pour protéger la ville mais surtout la zone portuaire.

Les expéditions pour découvrir le nouveau monde sont exigeantes et souvent toute la viande est réquisitionnée, il ne reste plus aux habitants de Porto que les abats dont les tripes qui devint leur spécialité ces derniers furents même surnommés les " tripeiros".

Le mieux pour découvrir Porto est la marche et surtout ne pas avoir peur de monter et descendre.

Nous partirons de l'avenue des alliés où trône la mairie,

cette grande place aux batiments imposants est le coeur de Porto.

La gare São Bento est proche et vaut le détour avec ces fresques murales faits en azulejos.

Pas très loin la rue Santa Catarina, l'avenue commerçante et chic de Porto avec la capella " das Almas" et ses 15 000 carreaux de fayence.

Le café bar le majestic endroit pompeux où se retrouve les artistes n'aura pas retenu notre attention plus que cela. Dommage pour nous l'un des endroits mythique de Porto le mercado do Bolhão construit en 1914 est en plein travaux de réfection.

Nous n'irons pas voir un des lieux les plus visité et prisé de Porto la Livraria Lello avec un escalier magnifique parait-il et qui inspira l'auteur d'Harry Poter.

Plusieurs raisons, une file d'attente d'une heure car avec le covid toute visite devient compliqué, limitation du nombre de personnes, distanciation, masque. Nous avons autre choses à faire que d'attendre une heure, le prix d'accès est de 5 € personne, pour voir un escalier sans explication il ne faut pas prendre les enfants du bon dieu pour des canards sauvages!😂

Tout proche la Torre dos Clerigos, 76 mètres de haut servit pendant de longues années de phares pour guider les bateaux vers le port.

Juste à côté le centre de photographie batiment du XVIII ème siècle qui fut pendant 200 ans un tribunal et une prison pour les criminels de la ville.

Considéré comme criminels toutes personnes des deux sexes commetant l'adultère. Si on appliquait encore ces lois il y aurait plus de monde en prison qu'en liberté...🤣

Un petit tour en tram traditionnel, Laetitia à ces heures aime devenir la touriste ordinaire...

et nous voici sur le versant opposé

Voici la Se de Porto, la cathédrale forteresse du XII ème siècle

avec sur son parvi le pilori

On en a jamais vu autant que dans ce pays! 

C'est à pied que nous rejoindront le palacio de Bolsa ou nous participerons à une visite guidée en Français.

La guide est toute contente car depuis le fin du déconfinement c'est la première fois qu'elle a un groupe qui dépasse les 10 personnes( nous étions 17). La construction de ce palais réservé pour le commerce et la bourse avant que Lisbonne devient la capital commence en 1862 et va durer 68 ans

On croirait que murs et plafonds sont boisé, mais pas du tout, moulage en plâtre peint imitation bois.

Le salon de réception en architecture Maure devait impressionner les invités.

Après cette belle visite, Une longue marche nous amenera du jardin de Palacio de Cristal avec vue sur l'estuaire du Douro

au monument Rotinda de Boavista. Du haut de ses 45 mètres, le lion symbole de victoire et patriotisme Portugais éventre l'aigle impérialiste de Napoleon. Les Français furent battus en 1808/1809 lors de la 2 eme invasion sous Bonaparte.

Nous rejoignons le bord du Douro et le quartier de la Ribeira classé à l'UNESCO en 1996.

On est dans le Porto féodale.

Ruelles étroites, escaliers, mais c'est aussi le Porto des antipodes sur les quais le long du fleuve de beaux restaurants pour touristes derrière cette façade dans les ruelles tout en restant typique c'est plutôt la misère Portugaise. Les gens ayant les moyens préférant vivrent dans des immeubles plus modernes, plus pratiques avec parkings sur les hauteurs de Porto.

La ville est fière de ces 6 ponts traversant le Douro, 4 sont des ponts moderne facilitant la forte circulation et deux d'entre eux retiendront notre attention:

Le pont Maria Pia construit par Eiffel, inauguré en 1877 son activité se terminera en 1991.

Le pont Dom Luis emblème de la ville concu par une élève d'Eiffel. Pont métallique à 2 étages. Partie du haut pour les piétons et le métro, le tablier inférieur pour les voitures et piétons.

Porto nous aura surtout marqué par ces fortes contradictions, des maisons jolies, cosi, refaites avec gout

et deux pas plus loin des ruines,

des fenêtres murées.

En quelques mètres on passe d'un lieu chaleureux

à un lieu glauque.

Le ciel de Porto est envahit de grues et on sent que les réfections vont bon train.

Mais il y a du pain sur la planche.

Un petit tour le soir nous permet d'avoir un beau jeu d'ombre

Une vue sur la rive face à Porto où se trouve la ville de Gaia et toutes les grandes caves de Porto

Porto nous aura séduit par son histoire, son originalité et son éthéroclisme.

Avant de partir dans les chaix voici encore quelques photos après 🤪, alors profitons de ces quelques prises de vues.

Par ces chaudes après midi rien de tel que d'aller visiter un chaix de vin de Porto. Le commerce entre l'Angleterre et le Portugal existe depuis longtemps et ce serait même les anglais qui dans des echanges auraient fait connaitre aux Portugais la morue séchée.

Tout s'accelera au XVII ème siècle quand Louis XIV fit un embarguo des vin francais.

Le problème c'est que le vin supportait pas très bien le voyage et arrivait chez les Grands Bretons en piquette.

Un négociant eu l'idée de rajouter de l'alcool et il constata que non seulement le vin était stabilisé mais avec le temps il s'ameliorait. Le Porto etait né, les anglais reste les plus grands consommateurs de Porto.

Les vin sont produit à plus de 100 km de Porto et à l'époque ils etaient descendu par ces bateaux les "Rabelos".

C'est dans les chaix de la ville de Villa Nova de Gaya sur la rive droite du Douro face à Porto que les 2 à 4% d'alcool était rajouté et le Porto murissait dans les fûts.

Aujourd'hui le transport se fait par camion et avec les moyens modernes des caves ont été construite dans les domaines.

Le foulage pédestre existe toujours pour les grands années.

Mais Porto c'est aussi de l'humour, de l'amour.

Et pour conclure afin de se protéger et proteger les autres ne jetons plus, achetons local.

Le liège rien de tel!

😷😁
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Avant de quitter Porto nous allons encore nous régaler d'une francesinha et d'une delicieuse pastei de nata..

Nous longeons le Douro et si lui se jette dans l'océan nous nous contenterons de le regarder et d'apprécier le vent rafraichissant venant de la mer.

Nous allons rouler une partie de l'après midi mais ne ferons guère de kilomètres car dans cette région du Portugal dès que l'on quitte la route nationale on mange du pavé, du pavé et encore du pavé.

Plus ils sont disjoint et plus les Portugais roulent vite en voiture et plus nous souffrons.

Le Q, les mains, les bras et on sent le vélo trembler, gémir à chaques secousses, nous avancons moins vite qu'en montagne.

Ce n'est plus possible nous rejoignons la route nationale 13 et préférons supporter une circulation intense que l'enfer du nord....du Portugal.

Lors de la traversée du pont enjambant le rio Ave et nous menant à Vila do Conde,

une énorme et impressionante façade nous fait face.

Impossible de ne pas faire quelques photos. Nous n'avons pas trop de temps car il est l'heure de trouver un lieu pour se pauser et nous avons environs 10 kilometres d'agglomération à passer. C'est internet qui nous apprendra que nous avions en face de nous une façade du 18ème siècle du couvent Santa Clara de Vila do Conde.

Ce couvent fut construit en même temps que la ville en 1319 et fut l'un des plus grands et plus riches du Portugal. Au 18 ème siècle un aqueduc de 4 kilomètres fut construit pour approvisionner le couvent en eau. Vila do Conde est une ville avec un riche patrimoine historique, c'est une terre de pêcheur.

Pour avoir des explications sur la presence de l'éléphant au faîte du toit, il aurait fallu effectuer une visite!

Certainement une ville à visiter si vous voyager au Portugal.

Nous retrouvons la campagne mais nous voulons nous éloigner de la route nationale qui est bordée de nombreux maraichers. Nous nous engageons sur le réseau secondaire pavé et nous nous trouvons un coin tranquille dans les dunes.

Ce matin 35 kilometres de nationale et nous arrivons au rio Lima, en face de nous Viana de Castello l'une des plus belle ville du Portugal nord, nommée par certain journaliste

" joyau de la Costa Verde"

Je vais vous conter la légende de la ville.

Il y avait jadis un grand château que les gens aimaient contempler, à tel point que certain d'entre eux virent apparaître une princesse à la fenêtre. Bien sur, une jolie fille aux yeux clairs, à la longue chevelure blonde comportant des tresses. La princesse n'aimait pas être observée et se cachait dès qu'elle sentait un regard se poser sur elle. C'était un privilège que de l'appercevoir et tout personne l'ayant aperçu s'écriait " j'ai vu Ana au château " en portugais " En vi Ana no castelo" C'est ainsi qu'est né le nom de la ville " Viana do Castello"

La statue de Viana date de 1774 et fait hommage au trafic commercial, elle tient dans sa main une " caravela Redonda" ,navire inventé par les Portugais pour les grandes découvertes.

Ce que nous remarquons de suite dans cette ville et qui la differencie de toutes les autres villes que nous avons visiter, quasi tous les batiments et maisons sont en bon état et bien entretenus.

Le vieux quartier de la ville est riche en maisons manuelines

et Palais à l'architecture rococo.

Ruelles,

azulejos colorés,

une particularite de nombreuses gargouilles en forme de canon,

des vendeuses de poissons dans la rue pietonne,

balade plaisante dans une ville vivante où enfin il y a un peu de touristes.

La ville est aussi la capitale du folklore portugais, (pas de spectacle autorisé avec le covid) et de l'artisanat. La grande spécialité est une feuille d'or finement ciselé. Sur la photo copie en bois de différente taille pour ceux qui ne peuvent s'offrir la paire de boucle d'oreilles en or filigrane à 900€.

La place de la république est le coeur du centre historique

avec la fontaine (Chafariz),

l'ancienne mairie qui est un palais des Concelho.

et l'edifice de la misericorde, tous du XVI ème siècle.

La palacio dos Tavoras lui aussi du XVI ème, jouxtant la chapelle " das Malheiras" dont l'entrée est fascinante.

Nous nous désalterons dans un bar de boissons fraîches cela fait du bien, nous buvons à longueur de journée de l'eau chaude et même lorqu'elle coule des fontaines, l'eau est déjà tiède. La serveuse sympathiquement propose de nous faire le plein d'eau.

Il est temps pour nous de repartir, nous longeons le rio Lima et allons trouver un bivouac le long du fleuve. Mais surtout nous allons nous baigner et cela nous fait un bien fou notre corps redescend sa température.

Ce matin nous continuons de longer le fleuve, apres moins de 20 km nous voici à Ponte de Lima. Avec ces visites nos journées sont cool.

Tout d'abord un petit tour sur le marcher pour se fournir en fruit cela fait du bien pour la soif. Nous ne sommes pas équipé pour acheter des poulets vivants..😂

Mais voici encore une légende:

Nous sommes en 135 avant J.C. ,les soldats romains refusent de traverser le fleuve, la beauté du lieu leur fait croire qu'ils étaient face au rio Lethes.

Le fleuve de l'oubli, qui fait perdre la mémoire à ceux qui le traverse. Exaspéré le commandant Decius Junius Brutus traverse le fleuve et une fois sur l'autre rive appel chacun de ses soldats par son prénom.

Ce pont à une particularité, une partie romaine

puis le fleuve changea son lit et à l'époque médiévale, le pont romain fut prolonger.

A l'extrémité du pont on découvre le parc du Arnedo, parc architectural à thèmes, on y trouve le jardin romain,

le labyrinthe, Laetitia ne s'y perdra pas,

la rennaissance avec les jeux d'eau....

mais nous y trouvons beaucoup de calme et l'on s'y ressource parmis les rosiers odorants.

ou les nénuphars éblouissant de leurs éclats.

Cette ville est fortifiée au XIV ème siècle avec 9 tours et 6 portes,

ville animée et lorsque l'ont se glisse dans les ruelles on découvre de belles demeures avec des colonnes,

des statues très ancienne dont on ignore la signification mais qui exprimait plein de choses,

des gloriettes perchées ,

une fontaine très stylée,

l'igrega Matriz du XV,

la mairie avec un bougainviller .....,

il suffit de laisser porter son coeur, trainer ses yeux et l'on découvre toujours des choses interessantes.

Par contre ces statues contemporaines sont inévitables, la vie des champs dans les anciens temps

ou de ce groupe de danse folklorique.

Nous sommes dans le territoire du vinhos verde, un vin particulier qui pétille légèrement et du coup agréable par ces forte chaleurs.

Sur 27 kilomètres nous avons une ecovia non asphalté et non pavés !

très bien balisée, loin de la circulation cela fait du bien, pas toujours facile, poussiéreuse mais largement compensée par des paysages bien agréables.

Nous voici à Ponte de Barca version miniature de Ponte Lima.

Le pont fut construit au XV ème siècle,

avant c'etait une barque qui permettait le passage, d'ou le nom de la ville.

Un batiment particulier le mercado Pombalino de 1752 pour abriter les commerçant et bateliers avec en premier plan le pilori.

Je n'ai jamais vu autant de pilori qu'au Portugal peut être que chez nous un peu honteux de ce qui c'est passé nous les avons éliminé ce qui évite aussi de s'expliquer.

Le passos style pombalien du XVIII était un tribunal et une prison

Enfin la place de la république où se déroule de nombreux festivals folklorique, vu les circonstance nous profiterons de la statue et imaginerons l'ambiance.

Mais nous sommes surtout a l'entrée de la serra Amarela dont le sommet culmine a 1359 mètres.

Devant ces paysages comment ne pas entendre Ferrat chanter, avec sa voie envouteuse

" que la montagne est belle"

Pour nous à partir de demain il va falloir pousser sur les pédales, de voir ces sommets tout notre corps ne tient plus en place et ne désire que gravir, toujours plus loin toujours plus haut!

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Publié le 23 juillet 2020


Nous quittons Ponte de Barca et de suite les hostilités commencent, pendant un certain temps nous allons monter, descendre et remonter pour redescendre un peu. Cela ne nous empeche pas de nous élever au dessus du rio Lima.

Les montagnes majestueuses sont là proche de nous,

elles nous attendent pour le final de cette étape.

En attendant voici une belle rencontre avec les vaches de Barroso.

Magnifiques et impressionantes avec leurs cornes en forme de lyr.

Nous quittons la nationale 203, une route avec une belle descente nous ramene au niveau du rio

et face à nous 5 km de montée, heureusement sans pavés mais en cette fin de matinée le soleil chauffe déjà bien l'asphalte.

Nous aimons ce type de défi où nous repoussons nos limites. Par contre nous ne pensions jamais être coupés dans notre élan par :

Non seulement ils ne se sauvent pas

mais viennent discuter, avec une ancienne éleveuse de porcs, une truie ne peut qu'être comprise!!!🤣

Soyons honnêtes les derniers 500 mètres en plein cagnard à plus de 40° au compteur furent difficiles.

Les cochons nous ont retardés !!!

Enfin la pente se radoucit un arbre et un peu d'ombre pour récupérer et nous voici à Soajo.

Un petit tour de découverte et surtout repérer un coin pour casser la croute, on se fait hêler par un camping cariste qui s'informe d'où nous venons.

Ce monsieur d'origine portuguaise a lobgtemps habité Nancy et habite maintenant au Portugal. Moment bien sympathique d'échange sur le voyage.

Au centre une belle place nous accueillera à l'ombre de tilleuls, après le repas et la sieste nous partons à la découverte de ce village typique dont les maisons sont en belle pierre de taille de granit, et nous découvrons:

Les Espigueiros,

Batiments particuliers, qui servaient a stocker les céréales, la plus part aujourd'hui sont entretenus car faisant parti du patrimoine, néanmoins certain abritent encore des céréales, d'autres serviront de stockage du bois.

Posés sur pilotis en forme de champignon pour empêcher les rongeurs de pénétrer.

Ils sont en granit et surmontés d’une croix à chaque extrémité pour chasser les esprits maléfiques et implorer la divine protection.

Tout le paysage est emprunt de ces bâtiments originaux.

Il y en avait aussi des communaux mis à la disposition des habitants, il sont 24 regroupés sur une belle dalle de granit dont le plus anciens date de 1782.

Quand on visite ce genre de village il ne faut pas hésiter à partir hors des lieux et circuits touristiques,

cela permet de croiser les vrais autochtones et de découvrir des perles architecturales.

Sur la place du village se trouve un très curieux Pelourinho (pilori) à face anthropomorphique, coiffé d’une pierre triangulaire perforée.

Comme nous avons repéré notre lieu de bivouac nous nous offrons la spécialité du cru:

Posta de cachena, viande des barroso

Exquis 😋😋😋

Village très particulier niché au coeur des montagnes avec un cachet original pour nos yeux inhabitués aux espigueiros.

Pour accéder à notre point de bivouac un peu de travail, démontage des sacoches, monter les vélos au pied de la plate-forme où nous monterons la cabane reste plus qu'à monter les saccoches.

Au milieu de cette forêt de pins nous dormirons dans un ancien hameau abandonné depuis des lustres.

Ce matin nous montons à porta do Mezio, 11km pour 500 m de D+, nous laissons nos vélos et partons randonnéer dans le massif.

Nous passons devant des tombes datant de 5000 ans avant JC.

Des gravures rupestres,

le sentier sillonera le long d'anciens murets,

nous verrons le travail de centaure mené par les anciens pour construire un dédale de murets,

observerons des chevaux semi sauvages,

passeront un petit hameau aux maisons mignonettes

et surtout bénéficieront de paysages grandioses

avec vue sur le sommet de la serra Peneda culminant à 1415 mètres.

Apres ces 10 kilomètres de balade nous irons nous installer dans le camping du massif prendre un repos bien mérité.

Le soir au soleil couchant nous iront jusqu'au " Lagoas da Travanca"

Cascades, bassins, fraicheur, le travail de la nature.

Nous discuterons longuement avec Adriano gérant du camping qui nous parle de l'histoire du Portugal

et de ces Brandas qui servaient d'abris aux bergers.

Ce matin nous passons nos

18 000 kilomètres

dans un décor magnifique

et pour récompense un tour de balançoire géante dans un paysage géant.

Direction Adrão, après 6 kilomètres de belles descentes la route remonte avec de beaux raidillons.

Gão accroché à la montagne 

Cette fois-ci pas de cochons sur notre route mais des chevaux. Descendant de chevaux sauvages aujourd'hui ils sont demi sauvages. Ils ont un propriétaire et sont marqués, regroupés une fois l'an pour de grands marchés de bestiaux.

Dans ces montagnes vit le loup Ibérique et comme nous l'expliquait Adriano on peut voir sur le fessier et les cuisses des chevaux des cicatrices duent aux attaques des canidés.

Les juments, intelligentes pour se mettre en sécurité se rapprochent des villages pour les mises bas.

Quel spectacle tout au long de ces 30 kilomètres qui nous ramene le long du rio Lima.

Nous faisons une incartade de 30 kilometres en Espagne🇪🇸

pour encore mieux retrouver le Portugal pour quelques jours!

Restaurant Videira

Soajo.

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Publié le 25 juillet 2020

Nous retrouvons après 30 kilomètres et un bivouac en Espagne le...

au niveau du Portela do Homen.

Un peu plus bas se trouve les cascades de l'Homen, beaucoup de monde pour se baigner et rien d'exeptionnel, peut être qu'à la fonte des neiges ?

Mais en ce moment pas de quoi casser quatres pattes à un canard!!😂 Descente un peu compliquée dans des pavées, puis sur une piste avec pas mal de circulation nous mangeons de la poussière.

Nous voici au dessus du lac du barage Viarinho das Fornos.

Il porte la même parure que le ciel dans un environement minéral c'est très beau.

Sur sa rive nous prendrons notre repas et en profiterons afin d'enlever la poussiere et nous rafraichir pour nous baigner avec un grand avantage nous sommes seuls au monde.

Nous passons Campo do Geres, la vallée se resserre et les sommets qui nous dominent sont impressionants.

Nous n'avons aucune crainte d'affronter Covide!!! Nous sommes trop fort il s'enfuit devant nous! 🤣

Après le panneau indicateur de ce village qui va bientôt être réputé, nous entamons une belle descente sur le barage de Salamonde.

Les paysages qui se présentent à nous sont à couper le souffle. On se croirait en Suisse.

Alors que nous descendions j'ai fait cette photos, dans quelques temps nous serons en face.

Pour l'instant nous voici au niveau du lac.

Nous remontons la nationale 103 à la circulation infernale. Nous décidons de couper par une petite route.

Bien nous en a pris , calme pour sûre, mais extrêmement pentu et il fallu toute notre détermination, notre énergie et notre volonté

pour arriver à bout de ces 3 kilomètres dont les passages à 20% se succédaient et le moins pentu était aux environ de 15%.

Nous dûment faire deux pauses, mais nous y sommes arrivés et la satisfaction est toujours grande quand le coeur, la respiration reviennent à des rythmes plus calme.

Avant nous étions dans la vallée en face au dessus du lac à gauche.

Nous retrouvons la nationale 103 , à cet endroit c'est un balcon d'où l'on domine le lac

et en face de nous des montagnes aux pics rocheux dignes de sommets Alpestre.

C'est grandiose.

Portugal chaque jour tu nous surprend, notre temps sur tes terres est compté mais jusqu'au bout je crois que tu feras briller nos yeux.

Je vous fait profiter de notre coucher de soleil montagnard.

Et nous ne tardons pas à tomber dans les bras de Morphée apres ces 47 kilomètres pour 953 de D+.

Ce matin c'est avec enthousiasme que nous continuons cette route, la circulation étant plus calme nous avons le temps d'ouvrir grand nos mirettes pour nous imprégner de ces paysages.

Après plusieurs kilomètres ce dernier change doucement.

Et nous avons face à nous des sommets plus doux où la flore regagne du terrain sur le minéral.


Une vue sur le lac du barage de Alto Rabagão où nous nous sommes rafraichis. Puis nous avons attendu sagement sous un chataigner que les rayons du soleil soit plus doux pour notre peau.

Incroyable le changement des paysages cette journée, après les cultures le long du lac, retour de la forêt.

Quand au détour d'un virage la forêt laisse place à des zones désertiques.

L'eau, élément important pour nous, nous en buvons plusieurs litres par jour qui repare en transpiration.

Dans les serra régulièrement des fontaines, des cascades avec de l'eau bien fraîche.

Encore une belle journée 70 km et 896 de D+, alors nous trouvons sur un promontoire notre chambre à coucher,

il y à même un canapé pour ceux qui ne sont pas douillet du popotin!😂

Après un levé de soleil magnifique depuis notre promontoire nous partons pour Chaves.

Une fois n'est pas coutume nous commençons par une descente et sur les 20 kilomètres à parcourir le dénivelé sera correct.

La première chose à faire c'est de trouver un réparateur vélo j'ai la roue arrière voilée. Pour cela maps est intéressant et nous permet de trouver facilement.

Le mécano vélo nous répare cela tout de suite et ne veut pas être payé. Merci, après le magnifique levé de soleil la journée continue bien.

Nous partons visiter cette ville car les infos grapillées nous disent que celle-ci est interessante....A suivre😉

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Publié le 27 juillet 2020

La ville de Chaves était un verrou pour le Portugal et son nom signifie “ clés “. Son emplacement est une porte historique à 10 km de la frontière Espagnole.

En raison de sa position stratégique et de son environnement fertile, l’histoire de Chaves est marquée par des batailles avec les Romains, les Wisigoths, les Maures, les Français et les Espagnols.

Nous arrivons dans la vieille ville, de suite nous sommes surpris par les rues étroites

aux multiples balcons en pierre, en bois et aux couleurs flamboyantes.

Cela donne une geaitée à ces rues étroites avec une atmosphère montagnarde.

Nous flanons le nez en l'air, sidérés mais éveillés à cette architecture,

ces petites maisons,

d'autres aux angles arrondis

ou encore une double fenêtre dans un coin

et celle ci plus moderne engoncée dans les fortifications.

Cette ville ne correspond à rien de tout ce que nous avons vu jusqu'ici au Portugal, belle et presque envoutante.

Nous sommes dans la région Alto Tâmega connue pour des hivers rudes et des été très chaud. Mais aussi une population qui accueil de manière chaleureuse et nous le vérifirons par toutes les personnes autochtones que nous rencontrerons.

Dans la visite de la ville il ne faut pas rater la place de Camões avec un palais du XIX occupé par la mairie,

le batiment de l'office du tourisme avec une porte impressionante

les deux églises l'une romane sobre qui donne de la grace que nous aimons beaucoup,

l'autre baroque plus chargée et lourde.

et bien sur le pilori.

Tout proche le vestige des fortifications qui protégeaient la ville au XIV ème siècle, ne reste que la tour haute de 28 mètres

depuis laquelle nous avons un beau panorama sur la ville, jardin et vieux quartiers.

Dans l'office du tourisme une exposition d'objets trouvés de l'époque romaine. La finesse des visages des statuettes est impressionantes.

Une collection de bornes bien présentée.

Les romains ont laissé bien plus, tel la découverte de cette source d'eau chaude nommée à l'époque Aqua Flavius, réputé pour ces bienfaits sur les rhumatismes et le squelette.

D'ailleurs nombre de personnes pas seulement des touristes viennent boire leur verre d'eau chaude un peu nauséabonde, nous ne voulions pas être en reste...

Cette source est réputée pour un phénomène géologique rare et incomprehensible car l'eau sort à 73/76° et il n'y a aucune preuve d'activité volcanique dans la région???

Encore un cadeau de la nature.

Les romains aurons aussi laissé un pont datant de 100 après J.C. qui traverse la rivière Tâmega.

Mais elle est aussi traversée par un autre pont pietonnier

original et utilisé à l'époque féodale,

maintenant pour piétons et vélos une passerelle moderne est plus facile.

Comptez sur nous pour ne pas oublier la richesse gastronomique de la région; le jambon fumé mais surtout le friand de Chaves célèbre dans tous le pays et le folar un gateau salé farci de charcuterie.

Il nous reste à découvrir le vin de Valpaços.

Vers 17h00 le ciel s'obscurcit, pas étonnant avec cette chaleur nous allons avoir un orage...

Nous vérifions la météo avec google rien d'annoncé. Le nuage recouvre bientôt la ville, notre oeil pas du tout aguerri a ce type de phénomène est surpris et nous comprenons que c'est un nuage de fumée dû à un feu de forêt.

Celui-ci vient de se déclarer a plus de 10 kimometres en Espagne et toute la soirée le ciel nous offrira des phénomènes particulier avec cette fumée qui nous cachera le soleil.

Cela est impressionant mais donne un ciel fantasmagorique.

Des cendres tombent sparodiquement mais au matin la moustiquaire de notre tente est recouverte de ces dernières.

Ce matin nous trainons je vous l'ai dit cette ville nous à envoûté alors nous y retournons, mais quoi faire?

Remplir une gourde d'eau chaude pour la santé !

Profitez de l'art de rue que nous ne pouvions voir car le nez était en l'air!

Redeguster un bon gâteau !😋 Flaner, trainer, siester, pour finir nous y passerons la journée.

Au fond de nous peut être que tout simplement nous sentons que ce sont nos derniers jours au Portugal et nous n'avons pas envie de partir trop vite.

Dernière particularité Chavez est le départ ou la fin de route N°2. Une route touristique qui rejoint Faro dans le sud en Algarve en passant par le centre du pays.

Une idée interessante à parcourir en vélo ou cet hiver en camping car?😉

• • •


Restaurant: "O cantinho da Nene" rua da famila Camoes à Chaves.

Bon accueil et cuisine simple, familiale et bon marché.





Roi du folar

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Publié le 29 juillet 2020

Ce matin départ à la fraîche car nous savons qu'une longue montée nous attend, au sommet le compteur nous donnera le verdict:14km et 529 m de d+

Un regard sur Chaves

et nous profitons de la journée de dimanche pour avancer sur cette nationale 103 qui est moins circulante qu'en semaine.

Aujourd'hui notre objectif nous rapprocher le plus possible de Bragança avant les grandes chaleurs de l'après midi. Nous sommes en moyenne montagne et nous passerons notre journée entre 700 et 900 mètres d'altitude entre deux serras celle de Nogueira et celle de Da Coroa.

Le paysage est très vallonné avec des cultures et des forêts.

Une descente pour passé au-dessus du rio Tuela

suivi d'une montée qui nous donne un beau panorama.

Pour treize heure nous arrivons à Vinhais, les statues à l'entrée de la ville nous rapellent que nous sommes dans la capitale de la viande fumée.

Nous trouvons un parc face à l'église et allons profiter tout l'après midi de l'ombre des tilleuls.

Un bivouac bien tranquille dans un pré en hauteur. Belle journée 77 km pour 1472 m de D+.

Départ pour Bragança qui n'est plus qu'à 27 kilomètres, une ville riche d'histoire.

Mais avant cela une belle descente et quelques belles côtes de quoi nous faire transpirer un peu.

Occupée depuis l'époque Celtique, la ville est historiquement importante en tant que siège de la maison des Bragança qui fournis les rois du Portugal de 1640 à 1910, l'empereur du Brésil de 1822 à 1889 et Catherine de Bragança devint la reine épouse en 1662 de Charles II d'Angleterre.

Le lieu le plus interessant est la citadelle

construite aux 12ème siècle par des moines bénédictin avec un noyau urbain médiéval.

Les remparts et le château sont bien conservés et rénovés,

dommage nous sommes lundi et le chateau faisant aussi musée est fermé.

Le monument exeptionnel est le Domus Municipalis

lui aussi du 12ème siècle, seul monument civil dans la péninsule Ibérique qui est le fruit d'architecture romane. Servait de citerne et à l'étage lieu de reunion des gentilshommes.

Le pilori original, planté sur une sculpture representant un sanglier Lusitanien ( datant de l'âge de fer) rapelle les origines Celtique de la region.

Une porte de jardin surement pas de l'époque féodale mais joli au point de retenir le regard.

La cathédrale quand a elle date du 16ème siècle

En dehors de la cité médiévale la ville comporte de nombreux musées et maisons bourgeoises et comme il se doit au Portugal des églises.

Nous irons dans une cathédrale plus interessante

celle de la châtaigne où nous dégusterons une bière à la châtaigne sur du mobilier chaleureux tout en chateigner.

Nous vous présentons l'ancienne gare où les rails sont utilisés de manière très originale, dommage qu'il n'y est pas d'ombre, les bancs chauffé par le roi soleil🌝🌞 brule la noble partie de l'homme...🤣

D'ou la position installé sur la pointe des fesses ou prêt à déguerpir avec le feu au fesse🤣.

Il existe dans la région de Tras os Montes une tradition moyenâgeuse réinvesti depuis les années 1970, liant le sacré et le profane concernant les jeunes hommes celibataires dans le cycle de Noël/ carnaval.

C'est un rite de puberté et propitiatoire, pendant 3 jours ces jeunes celibataires se retirent de la collectivité, puis déguisés en diable ils quittent leur repaire en faisant du bruit avec des crécelles frénétiques.

Cours masqué apres les filles, grimpent sur les balcons pour pénétrer les maisons....

C'est une fête fantastique, fascinante, pleine de séduction et de mystère.

Nous quittons Bragança par une belle porte qui meriterait réfection.

Apres un magnifique levé de soleil sur notre bivouac

nous partons le coeur gros😪 vers la frontière.

Nous sommes dans le parc naturel de Montesinho ,

et nous savons d'après les explications que nous à donné Adriano dans le dernier camping que le village de Rio de Onor est très typique.

Après 20 kilomètres et 360m de dénivelé une route très calme et un paysage plaisant

Voici Rio de Onor,

un village insolite séparé de l'Espagne par une borne.

Mais aussi par la singularité de la route côté Portugais des pavés et Espagnol l'asphalte moins typique.

Une partie de la population Portugaise et l'autre Espagnol, un des derniers village communautaire où l'on se partage les fours, la forge, des terrains, des troupeaux mais pas les églises.

Côté Portugais 
Côté Espagnol 

Les maisons très anciennes et typiques en schistes sont très belles. Cette roche qui s'efeuille et peu avoir de multiples couleurs apporte une touche chaleureuse une certaine beauté et légèreté aux maisons.

Le lieu traversé par le rio est serein calme et paisible.

Après une balade dans les rues nous sommes de retour à nos vélos.

Il n'est que 10h30, mais l'envie de partir n'est pas présente alors nous décidons d'aller nous installer pour la journée dans le camping municipal.

C'est cela la liberté, liberté du temps mais aussi liberté intelectuelle, liberté de l'esprit.

Les portes de la liberté ?? 

Attablé au café du village en compagnie de la patronne

et en face les maisons Espagnoles,

nous nous délectons de ce lieu et regrettons de ne pouvoir vous partager la jolie sonate du clocher. Alors quelques vues des rues...

En soirée à pied nous passerons la frontiere pour découvrir le côté Espagnol.

Très décevant par apport au côté Portugais. Il est vrai que les Portugais on classé ce village comme le 7 ème plus beau du Portugal, de ce fait beaucoup de maison sont entretenues voir retapées.

Par contre coté Espagnol nombreuses maisons à l'abandon prête à s'effondrer. C'est quand même triste car tout cela fait partie d'un magnifique patrimoine

Un petit tour à l'eglise où un escalier permet de monter au clocher

donne une belle vue sur la partie Potugaise.

Sommes content de revenir coté Portugais , boire notre dernière bière super bock, Laetitia à une pointe de curiosité....

Une promenade digestive jusqu'au point de vue:

Nous permetra de découvrir encore quelques originalités :

Et demain au revoir Portugal!

Après 5 mois, nous sommes tristes car tes habitants, tes paysages, ta gastronomie ont touché notre coeur, nous reviendrons surement cet hiver avec notre fourgon alors nous ne versons pas de larme mais gardons le sourire😊

Nous mettrons un grand carton rouge car les Portugais sympa et accueillant une fois au volant de leur véhicule c'est du grand n'importe quoi. Pas étonnant que ce soit le pays d'Europe avec le plus de décès sur les routes.

C'est assez incompréhensible comme les gens psychose sur le covid ,mais sur la route sont prêt à ce tuer ou tuer les autres🤔🤔

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Si vous passez par Rio de Onor, le camping municipal est très bien.

Propre, ombragé et paisible. Les gérants sympa, vous pouvez aussi y manger. Cuisine familiale.



Pour continuer à nous suivre rejoignez nous sur notre nouveau carnet de voyage Espagne région Castille- Leon dès que nous aurons édité notre première étape