Carnet de voyage

Aux deux extrêmes de l'Europe, suite.La Norvège

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Partis de Strasbourg, nous avons visité Berlin, Copenhague et Stockholm. Sommes arrivés au Cap Nord et maintenant direction Tarifa!
Juillet 2019
40 jours
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Publié le 4 juillet 2019

Nous avons donc emprunter le bus de Honningsvåg à Alta. En repassant les tunnels dans le bus nous étions bien content de ne pas les refaire à vélo. Aucun regret d'avoir fait une entorse automobile à notre voyage, pluie tout le long du parcours et route circulante sans paysage grandiose.

Arrivée à Alta nous sommes heureux de revoir des arbres, sapins, bouleaux ... L'arbre est l'essence de la vie, il puise sa force dans la terre mère s'élance vers l'univers avec force et persévérance dans certains cas avec beaucoup de courage.

En une année il nous expose le cycle de vie; printemps bourgeons, fleurs puis jeunes feuilles la naissance.

L'été, les feuilles et les branches dans le vent donnent la sensation d'être animé, de nous parler, en adulte il veut nous guider. L'automne il nous offre ses fruits et une symphonie de couleurs nous démontre que l'âge est d'une beauté, d'une grâce et d'une sagesse. L'hiver les feuilles tombent la somnolence peut signifier la mort dont nous avons tant peur et pourtant cela prévoit, organise la renaissance avec le printemps.

Alta, nous y découvrons une cathédrale futuriste ,nommée la cathédrale des aurores boréales.

Cette ville est aussi la capitale de l'ardoise. Pour nous cela va être la capitale du repos forcé car la météo annonce 4 jours de très mauvais temps. Nous sommes bien en avance dans notre plan de route puisque nous pensions arrivé au cap Nord aux alentours du 10 juillet.

Nous nous installons dans un camping.

Et nous profitons du confort proposé; repas avec assiettes et beaux couverts.

Dans les quelques campings que nous avons pratiqué en Allemagne ou à Stockholm tout le monde se dit bonjour ici rien pas un mot même les Norvegiens entre eux cela nous fait bizarre.

L'idée de monter par la Suède pour redescendre la Norvège était de profiter pleinement des paysages grandioses de ce pays. Donc nous allons attendre que Râ dieu du soleil veuille bien à nouveau illuminer dame nature et réchauffer nos carcasses.

Ma mécanicienne préféré en profite pour un entretien des vélos.

Et a l'abri dans une hutte chaleureuse nous étudions la suite de notre voyage.

Notre parcours nous comble, visite de trois capitales très differentes, remonté de la Suède que nous avons beaucoup aimé surtout la chaleur humaine des gens.

L' arrivé au cap Nord un soleil de minuit sublime et un beau temps pour le cap. Genial! Merci la vie!

La météo doit s'améliorer demain vendredi journée sans pluie, nous repartons. Samedi nous savons que nous resterons sous la tente la journée car de grosses averses sont annoncées et dimanche retour du beau temps pour partie à la découverte de cette Norvège aux paysages fabuleux.

Surtout n'hésitez pas à nous envoyer un petit message!

cela nous fait toujours plaisirs et dans la mesure du possible nous y répondons .

En attendant un grand merci de nous suivre!

Nos conseils

La route de Honningsvåg à Alta n'est pas ce qu'il y a de plus passionant. Si vous avez le budget, le bateau vous amène à Hammerfest pour 167€.

Ou

comme nous les bus de la ligne régulière pour 88€ vous amène à Alta et ils prennent les vélos.Bus bleu arrêt à côté de l'office du tourisme de Honningsvåg.

"CampAlta"

camping à 6 km du centre de Alta.

Environ 20€ la nuit.

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Publié le 8 juillet 2019

Après de belles averses et une nuit bien fraîche ce vendredi matin le ciel se dégage.

Nous partons! Zut le dérailleur de Laetitia a des disfonctionnements.

Nous faisons un détour jusqu'au centre d'Alta , trouvons un marchand de vélo qui avec quelques petits coups de tourne-vis règle le dérailleur et nous demande la modique somme de 15€ pour 5 minutes de boulot...Aïe! ça fait mal! :-(

Surtout qu'au bout de 30km c'est comme si il n'avait rien fait. Laetitia jongle avec ses vitesses et ça ira jusqu'à la prochaine ville qui est dans plusieurs jours.

A la sortie d'Alta nous découvrons notre premier fjord Norvégien.

Nous allons le suivre sur 80km. Ces montagnes encapuchonnées de neige tombant dans une mer d'huile d'où pointe quelques petites îles est un enchantement.

Dans le nord de la Norvège il y a très peu de route et là nous n'avons pas le choix, il nous faut emprunter la route nationale 6 qui elle nous enchante moins, succession du tunnels longs ( 2km,3,1km....) dans lesquels il fait froid,

circulation importante et c'est toujours impressionant de se faire doubler par les camions de 26 mètres de long contre 16 chez nous. Surtout qu'ils ne ralentissent pas.

Mais on y fait aussi de belles rencontres...

Les montagnes dont les pentes vertigineuses descendent dans la mer

nous offrent de beaux spectacles de cascades.

La route quitte le fjord

coupe la montagne et là " wouah!!! un autre fjord et les Alpes de Lyngen.

Nous allons attendre le soleil de dimanche pour les longer rien n'est trop beau quand on est gourmand de nature.

La pluie est annoncée pour demain alors nous nous trouvons un petit coin de bivouac à l'écart de la route. Abrités du vent, nous faisons un feu cela chassera les moustiques.

Nous mangerons dehors cela fait bien longtemps que ça ne nous était pas arrivé.

Mais le feu c'est aussi le plaisir de la chaleur et la magie des flammes qui dansent selon leur gré et hypnotisent nos regards.

Samedi matin, le temps n'est pas vraiment mauvais mais le plafond est bas

et les nuages envahissent les sommets des montagnes.

Nous allons resté ici et réanimons le feu la température extérieur est de 8°.

Repas de midi dans une ambiance trappeur.

La météo annonce de la pluie pour 13h , incroyable 13h01 il pleut! Vite dans la cabane. Des accalmies dans l'après midi nous permettrons d'entretenir le feu et de philosopher.

N'est ce pas cela le bonheur, tous les deux, un feu, aucune pression? Plutôt que de courir après les bonheurs illusoires que veulent nous faire croire le monde marchand au travers des publicités.

Ce soir crème de volaille aux champignons. Potage que nous allons avaler avec délectation car il a voyagé avec nous en Corse, Italie, Croatie, Albanie, Grèce il est revenu dans les Vosges puis est avec nous sur notre périple donc Allemagne, Danemark, Suède. Pour être dégusté ici par une soirée fraîche dans le nord de la Norvège!

Ce dimanche matin le ciel est encore gris, nous partons.

Sur notre gauche une immense clairière marécageuse, bizare au loin deux masses sombres. Stop! vite les jumelles... incroyable, extaordinaire des élans.

Pendant que l'un pâture un autre nous guette. "Ne craint rien nous ne voulons pas vous déranger juste vous admirer".

Ce sont des bêtes de la taille d'un cheval de trait Ardenais, avec de très grandes oreilles. Le male pèse de 500 à 700 kg pour une hauteur de 2.30 au garrot et la femelle entre 350 et 500kg pour 1.60 au garrot. L'élan à des narines obturables pour manger et nager sous l'eau.

Nous observons des femelles car elles n'ont pas de cornes. Deux autres arrivent, en courant leur masse dans ce marécage fait des gros floutch!.. Ils s'en vont et nous sommes remplis d'extase, c'était un moment merveilleux.

Une belle descente et nous atteignons le fjord Sørstraumen.

Cette fois ci nous voici dans cette Norvège pays des fjords, mariage de la mer, des falaises, des montagnes enneigées. Mais les nuages sont encore bien bas il faut attendre un peu pour le spectacle.

Voici notre balisage veloroute 1 jusqu'au sud de la Norvege.

L'Europe est sillonné d'Euroveloroute dont beaucoup ne sont ni en pistes cyclables, ni balisées. Ici de temps à autres c'est une piste cyclable mais nous sommes beaucoup sur la nationale avec une forte circulation.

Nous grimpons le col Kvænangsfjellet 401m, mais nous sommes parti du niveau zéro, 6 km de belle montée dans un décor que les nuages nous découvrent.

La montagne de Trolldastind 1171 m. Pour vous donner une idée le col de la Schlucht dans le massif des Vosges est 1139m.

Voici la vue époustouflante sur le fjord de Kvænangen.

Une descente et nous longeons le fjord Reisafjorden.

Nous noud restaurons dans ce cadre. Les mots nous manques devant la beauté de ce que la nature nous offre et le clou du spectacle de notre chère planète se trouve là : au détour d'un virage

la chaîne de 90km des Alpes de Lyngen dont le sommet le plus élevé culmine à 1834 m. avec le fjord de Lyngen. Nous vous partageons ce que notre regard trouvait de plus beau. Alors regardez !

La neige fond

et voici un échantillon de la multitude de cascades que nous avons vues.

Les Norvégiens s'organisent des pic nic sympa.

Et pour terminer notre journée de 115 km et 1400 m de D+ voici le lieu de notre bivouac

et nous allons avoir un soleil de minuit que nous vous partagerons.

Dommage les nuages assombrissent beaucoup , le soleil va maintenant remonté pour nous illuminé la prochaine journée.

Ce soir nous ne pouvons dire qu'un mot "merci"

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Publié le 10 juillet 2019

Lundi 8 juillet, départ 7h30 sous un ciel radieux et une température clémente. Six km à parcourir pour prendre le ferry qui va nous faire traverse le fjord Lyngen.

Depuis le bateau vue sur l'entrée du fjord,

la côte

et les montagnes

qui ne nous laisse pas de glace! Un petit regard sur nos vélos qui nous porte de longues heures.

Après une demie heure de bateau la route 91 s'insère, se faufile dans une petite vallée dans le massif des Lyngsalpene.

Les pics nous dominent du haut de leur 1500 mètres et acceptent notre passage...

Voici le fjord Kjosen

et après 22 km nous reprenons un ferry bien confortable!

pour traverser le Ullsfjorden.

Encore une fois la route serpente et ondule dans une vallée où les sommets rocheux avoisinent les 1100 mètres.

Tout a coup face à nous le Balsfjorden.

Ici nous sommes dans un méli mélo de fjords et de montagnes. Et pour mieux comprendre cet imbroglio voici une carte du secteur de Tromsø où nous sommes. En noir notre parcours.

Les fjords se sont créés il y a 3 millions d'années. Ce fut des glaciers dont le lit se situait en dessous du niveau de la mer. La glace fondue la mer à envahit le lit glaciaire.

L'entrée d'un fjord est moins profond que son extrémité proche des montagnes. Car le lit glaciaire est plus creusé là où la glace était épaisse.

Raison pour laquelle à l'entrée d'un fjord il y a fréquemment de petites îles. L'eau y est saumâtre car l'eau de mer et l'eau des torrents de la fonte des neiges ne se mélange pas dû à la salinité et à la température.

Nous filons sur Tromsø par la grande route à très forte circulation, c'est un peu flippant et nous sommes sur le qui vive.

Heureusement au bout de 10km de ce suplice la veloroute 1 emprunte l'ancienne route qui est très calme et en plus très belle avec des vues sur le fjord et les montagnes.

Nous voici à Tromsø, ville détruite à 90% lors de la derniere guerre. Reste quelques anciennes maisons en bois et surtout l'ancienne cathédrale dommage que le prix pour la visiter soit de 15€ personnes.

Cette ville est réputé pour le départ des expéditions polaire , ses aurores boréales, sa cathédrale arctique.

Le tourisme en hiver est important.

Tromsø honore Roald Amundsen qui était marin et explorateur polaire Norvégien. Il est le premier a atteindre le pôle sud en 1911. En 1926 il survol le pôle nord en ballon dirigeable il est le premier homme à avoir atteind les deux pôles.

Notre objectif n'est pas de flâner en ville mais de trouver un bon réparateur vélo. Chose faite mais il n'a pas le temps et il nous faut revenir demain 10heures à l'ouverture.

Nous nous dirigeons vers le camping mais celui-ci nous dit rien, nous continuons et trouvons un mignon petit coin le long d'une forêt et d'un torrent.

Ce dernier va nous permettre de prendre un bon bain qui revigore!!

Beau jeu de lumière dans la tente avec le soleil.

Brossage de dents dans le torrent 

Réveil des plus agréable!

A 10hoo tapante nous entrons chez le marchand de vélo, le mécanicien arrive et le verdict tombe vite. Cassette, plateau et chaine usée, il en a pour deux heures pouŕ changer le tout.

Et oui c'est qu'il en à déjà parcouru des km le pépère!

Nous avons le temps de flâner en ville et de vous faire un petit reportage sur des statues très belles.

Les quelques maisons en bois restante

dont la plus ancienne qui abrite le musée polaire.

Un chien qui se promène sur le faîte?

L'ancienne mairie et la nouvelle.

Et un pont qui traverse un fjord, construit en 1965 et haut de 84 mètres constitué de deux voies pour les vehicules un trotoir piéton et une piste cyclable. Nous ne l'avons franchi trois fois et pouvons vous dire que sa pente est sérieuse.

Des énormes bateaux de croisière arrivent ici.

Vélo réparé correctement au même tarif que chez nous. Nous voici repartis à silloner ce dédale de fjords surveillés par les montagnes enneigées qui nous semble avoir des altitudes Alpestre et ne depasse pas les 1000m.

Nous prenons un ferry pour 45 minutes qui nous permet de franchir le fjord Malangen et poser pied sur l'île de Senja.

Heureusement que nous sommes en vélo et doublons toute la file de camping car et voitures. Ils ne rentreront pas tous à bord du ferry et devront attendre la prochaine navette dans 2 heures.

Senja devant nous, on nous a dit que cette île est magnifique. Et effectivement nous pedalons entre des fjords impressionants,

des falaises d'une hauteur de 500 mètres tombant vertigineusement

et de partout des cascades

qui apportent au fjord une eau d'une grande pureté que nous buvons sans problème.

Par contre la temperature s'est bien rafraichit par apport au debut d'après midi où le thermomètre indiquait 25°.

Comme nous n'avons commencé à rouler qu'en debut d'après midi et comme nous n'avons pas la pression de l'arrivée de la nuit, nous continuons notre chemin en extase dans ces paysages grandioses.

Nous passons une succession de tunnels dépassant tous le km, particularite il faut 'puscher" ( mot de la rédaction) pour signalé aux vehicules que des cyclistes sont engagés.

A la sortie de l'un de ceux-ci, magnifique surprise que ces îlots à l'entrée du fjord Bergsti et cette montagne où reste accroché un nuage.

Nous en restons ébaubi!! C'est dans le fond de se fjord que nous allons installer notre campement. Pendant que nous montons la tente le soleil illumine les sommets fermant le fjord.

Il nous reste 32 km pour poser le pied sur les îles Lofoten.


Tromsø reparateur vélo,

Sympa, compétent et prix correct.


Si les autres ferry que nous avions emprunté étaient gratuit pour les vélos celui qui vous emmène sur l'île de Senja coûte 20€.

Attention sur la route 8 avant Tromsø, vous aurez environ 10km à souffrir de la circulation et dans une descente à gauche vous quitter la grand route. Le panneau de balisage piste cyclable étant un peu petit il faut être vigilant.

Depuis Tromsø veloroute 1 bien balisée.

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Publié le 12 juillet 2019

Le tour de France part de St Die, où mon fils habite pour rejoindre Colmar ma ville natale, je ne sais pas si les coureurs auront le temps d'admirer les paysages magnifiques où ils vont passer. Nous par contre nous allons en profiter pleinement, nous allons même nous régaler,

journée magnifique qui va nous satisfaire pleinement car voici deux mois que nous sommes partis et nous avons parcourus 5168km, 294 heures de vélos et 35445 mètres de dénivelé positif!

Ce matin il nous reste 32 km jusqu'au ferry, 32 km où les paysages vont être très changeant sur cette île de Senja mais très très beau.

Nous commencons notre journée par 5 km de montée dénivelé de 350 mètres, ça chauffe bien les muscles! mais la vue sur le fjord où nous venons de dormir est extraordinaire.

Apres une belle descente nous retrouvons l'entrée du fjord Bergsfi et sa multitude d'ilots.

Qui nous font penser au golfe du Morbihan.

La mer est un joyau avec ses jeux de couleurs

Nous arrivons à l'embarcadère et nous en avons pour 1h45 de traversée, un bon somme va faire du bien!

Nous voici sur l'île Andoya qui fait partie de l'archipel des Versteralen.

Un peu de brume sur les montagnes.

Ces pics qui nous transportent sur des sentiers Alpins de plus de 2000 mètres culminent à 600 mètres maximum.

Dame nature nous à brodé de magnifiques dentelles.

Émerge de la mer des falaises.

Et voici des plages de sables blanc qui font rêver à un bon bain de soleil mais il manque une bonne dizaine de degrés.

Nous nous retrouvons dans une immense plaine d'où émerge ces massifs rocheux.

Observation à la jumelle, des têtes dépassent des hautes herbes

Ce sont des cygnes chanteurs avec deux petits.

Nous pouvons admirer une petite orchidée

Et la linaigrette de scheuchzer

Les paysages de cette île sont surprenant et fabuleux.

Après 114 km il est temps de nous pauser même si le soleil est encore haut dans le ciel. Pas facile de s'habituer à ces nuits pleines de jour, ou à ces jours sans nuit!!!

Ce matin les sommets sont prisonniers des nuages, malgré ce temps maussade la mer nous offre de superbe couleurs.

Apres les tunnels, voici les journées ponts pour passer des bras de mer.

Ils sont raide mais notre moteur électrique à propulsion physique n'a pas trop de difficulté à les franchir. Bon,ok, ça brule un peu dans les cuisses mais l'endorphine fait du bien et motive la bête.

Peu avant midi le soleil arrive et illumine montagne et mer en orchestrant une ambiance d'été.

Nous arrivons à Sortland, ravitaillement et là sur le trottoir entre les pavés pousse une jolie petite fleur,

nous verrons un peu plus loin un bouquet de marguerite poussé sur un rocher en plein vent.

Quelle force de vie! Mais n'aurions pas en nous la même force de vie?? Pour la ressentir ne faut-il pas sortir de notre zone de confort ? Faire face à des peurs culturelles ou ancestrales? Afin de decouvrir ce trésor de force de vie qui est en nous?

Depuis que nous avons quitté l'île de Senja, il n'y a quasi plus de neige sur les montagnes et la flore a changé.

Nous retrouvons du trèfle , de la renoncule, du géranium sauvage, même des chardons etc...

l'on revoit des bergeronettes grises et l'agriculture a changée, élevage de vaches et moutons, maraîchage. Et pourtant nous sommes encore nettement au dessus du cercle polaire. Certain travail à l'ancienne pour le séchage du foin

C'était la méthode ancestrale de séchage du foin dans ces regions 

alors que d'autres part nous voyons des machines très sophistiquées.

Nous suivons la mer et nos sens olfactifs s'épanouissent aux parfums de la marée mais aussi à celui du lilas car dès qu'il y a la moindre habitation d'enorme lilas odorant entourent les propriété.

Nous avançons sur ces routes de l'île Andøya dont les paysages sont grandioses..

en voici un florilège.

Nous nous arrêtons souvent pour contempler et nous approcher des rochers ou de la plage.

C'est comme cela que nous découvrons cette mignone cabane au milieu de nul part.

A l'interieur, poêle à bois, bouilloire, café, livres... 

Laetitia laissera la marque de notre passage en paraphant le livre d'or.

Melbu nous prenons le ferry pour les iles Lofoten!

Mais avant cela, dans cette petite ville c'est la fête et nous assistons à une course sur palette dans l'eau ( celle-ci est fraîche ) les concurrents doivent traverser en aller retour le plus vite possible une dizaine de palettes flottantes.

Pour nous voici le ferry ,

celui-ci quitte l'embarcadère et approchent majestueuses et fières les îles Lofoten

dont tout le monde vante la beauté, le charme et la richesse en flore et faune surtout aquatique.

19h nos premiers tours de roues aux Lofoten se font sous un soleil radieux. Et comme une petite faim nous taraude nous nous trouvons une salle à manger bien agréable.

Et Laetitia ose le bain de pied dans la mer de Norvège!!! Mais que les pieds et pas trop longtemps!

Après une belle salle à manger voici une chambre à coucher qui n'est pas désagréable non plus

et nous serons face au soleil de minuit.

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Publié le 13 juillet 2019

Après ce beau soleil de minuit, ce matin tous les sommets se cachent dans les nuages.

Nous avons réservé pour une promenade en mer avec découverte d'un fjord le " Trollfjord" cet après-midi. La route qui longe la mer est bien calme et c'est agréable de sillonner entre mer et montagne. Celle-ci s'insinue entre des falaises

pour retrouver la côte et la grand route E 10.

La masse nuageuse se déchire

et laisse apparaitre petit à petit des morceaux de ciel bleu,

un bon coup de vent pour nettoyer tout cela et nous voici sous un soleil bien chaud.

Avec la grand route notre partie de plaisir s'arrête là! forte circulation avec des automobilistes pas toujours bien veillant heureusement que certain par leur gentillesse ou leurs signes amicaux compensent le comportement des autres.

De toute façon on a pas le choix c'est la seule route, les paysages traversés sont très beau mais trop dangereux de s'arrêter. Route trop étroite et circulation intense.

Enfin la ville de Svolvær dominée par des rochers équilibristes.

Nous nous ravitaillons et départ en bateau.

Mesure de sécurité il faut s'équiper.

Apercevoir les montagnes côté mer est differents.

Le bateau ralenti un aigle marin, mais non! Un couple d'aigle marin dans les cieux plane au dessus de nous. Quelle grace!!

Ce trollfjorden, long de 2 km

aux falaises majestueuses est juste accessible en bateau.

Au retour nous voyons une mer d'un bleu

inimaginable nous sommes dans la petite Hawaï des Lofoten.

Ile de Skrova 

Ici les courants de la mer sont chaud, peu de profondeur et cela crée un micro climat.

D'ailleur l'ensemble des Lofoten bénéficie de ce micro climat car il y pleut (souvent et nous avons une "chance" inouïe) mais les temperatures descendent rarement en dessous de zéro.

Après ce divertissement, nous remontons sur nos deux roues mué par la force de nos merveilleuses et sympathiques jambes que nous remercions tous les soirs!

Nous passons devant la cathédrale des Lofoten,

puis une oeuvre d'art "architecture du paysage" 3 miroirs en demi cercle

dans lequel on se reflète difforme

!!! 

mais qui nous renvoie des images du fjord avec des jeux de lumières.


Voici l'autre face.

... le ciel se couvre

pas de soleil de minuit pour ce soir, un petit coin de bivouac et il est 23hoo bonne nuit les amis.

85 km mais quand même 758 mètres de D+.

Ce samedi matin nous avions prévu une randonnée pour prendre de la hauteur mais la météo n'est pas décidée de nous voir marcher . Nous allons attendre un peu espérant que cela se lève, en attendant nous en profitons pour faire une grasse matinée. Notre horloge biologique est un peu détraquée avec 24h de jour et ce petit coup de sommeil en plus nous fait du bien.

Quand aux nuages ils sont toujours bien bas, alors nous repartons sur les routes Lofentenoises découvrir ses paysages.

Les Lofoten c'est une multitude d'îles reliées par des ponts. Nous quittons Austvagøy et arrivons sur Gimsøya. Nous préférons faire le tour de cette île avec un détour de 30 km que de continuer sur l'E10. De plus malgré le temps gris les maisons sont typiques avec des toits végétaux,

nichées dans la lande.

Cette côte est sauvage et très belle.

Nous arrivons sur l'île de Vestvågøy et après le pont quittons de suite l'E 10.

Là aussi une côte sauvage très minérale

n'oublions pas qu'ici il y avait des glaciers et tout lit d'un glacier est constitué de rocher émoussé.

Cela vaut le coup de grimper sur un de ces rochers, on y decouvre le garde manger d'un goeland? D'une mouette ou d'un sterne arctique ?

Le sterne arctique vole très vite en lançant des cris stridents qui ne sont pas agréables surtout quand vous tentez de prendre un repos bien mérité.

Les lichens prennent des formes de coussins décorant la roche

et on trouve des petites plantes bien mignonnes.

D'autres plus gracieuse, contemple!

Pour garder notre autonomie le ravitaillement en eau est un acte important dans notre journée. Ici nous profitons de l'eau pur et fraîche descendant des montagnes.

Nous arrivons à Leknes mais avant d'accéder à la ville une belle côte nous attend , 2km de grimpette. Au sommet un panneau de signalisation qui nous amuse.

Belle descente à plus de 50km/h mais arrivés à Leknes bien refroidi, il ne fait que 12°. La température ne nous motive pas pour rouler plus longtemps. Un petit coin de forêt va nous permettre de poser notre tente.

Quand on se lève tard on fait des petites journées de vélo; 85 km D+ 775 et 4h 26 de vélos.

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Conseil pour les cyclotouristes.

L'eurovelo 1 est bien balisée avec régulièrement le nom de villes et des distances.








Faite le tour de Gimsøya, vous abandonnez un peu la 1 qui reste sur la grand route mais ça vaut le coup.

Sur ce détour à Gimsøy superette qui fait salon de thé, très sympa. Et goutez la gaufre avec le fromage gout caramel couvert de confiture.

Quand vous roulez sur l' E 10 empieté bien la chaussé pour obliger les vehicules à ralentir et rester derrière vous si il ne peuvent doubler. Certains klaxoneront tanpis. Si vous roulez bien à droite les véhicules vous doublerons sans faire d'écarts et là ça devient dangereux.

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Publié le 15 juillet 2019

Ce dimanche 14 juillet le ciel est toujours bien bas, la température extérieur est de 11° et à cela s'ajoute un vent assez fort.

Mais les paysages sauvages et très escarpés nous font oublier la fraicheur de l'atmosphère.

L'emprunt de la route E10 sera plus désagréable que le climat. Il n'y a pas d'échappatoire juste deux petites incartade pour visiter Ballstad et Nussfjord.

Ballstad, village de pêcheurs aux maisons très colorées

entourés de montagnes, nous donne le ton de la symphonie paysagère qui nous attend.

Un point de vue original avec un drakar fiché dans la falaise.

Devant nous le fjord de Napp

puis nous empruntons la petite route qui nous mène à Nussfjord. Les paysages tout au long de cette route vallent le détour, falaise,

cascade,

lac

et l'arrivée sur le fjord

puis le village de Nussfjord.

Ce village est un eco musée entrée payante(20€).

Mais il est interessant de voir comment pouvait vivre ces pêcheurs de cabillaud fin 19 ème début 20 ème. Maisons sur pilotis. Un film démontre que la vie devait être très rude. Petite barque sur une mer agitée. Il reste encore 100 habitants dans le village, la majorité des maisons de pêcheurs sont des " Robuer" , anciennes cabanes de pecheurs transformées en gîtes.

Ici la plus ancienne maison du village datant de 1877.

Il est de tradition de faire un baiser au poisson, mais il ne se transforme pas en prince charmant!!!

Nous observons un bébé mouette. Attendrissant!!


Apres cette pause touristique nous retrouvons la route principale si jusqu'à maintenant nous nous rejouissions de son calme , s'en est fini, voitures, camping car, bus se succèdent et même si nous suivons la veloroute 1 rien n'est prévu pour les cyclistes.

Un tunnel sous la mer compliqué avec un fort dénivelé, des ponts pour le passage d'un seul vehicule, soulagé nous voyons un trottoir que nous empruntons mais surprise 1/3 du pont il s'arrête. Incompréhensible!

Ici nous sommes dans le royaume de la pêche au cabillaud qui une fois séché se nomme morue. Séchage naturel au soleil et au vent en plein air de février à mai sur d'énorme ratelier en bois.

Nous voyons encore des têtes

exporté en Afrique parait-il. En plus d'une vue pas très sympa nous avons aussi une odeur que notre sens olfactif apprecie moyennement.

Quand la morue est séchée elle est exporté pour l'Espagne et le Portugal.

Nous continuons chaque virage, chaque sommet de côte nous font découvrir un paysage à couper le souffle.

Nous passons le village de Reine protégé dans un fjord

et arrivons au derniers village de l'ile Å prononcé O.

Notre traversée des Lofoten se termine, un regard sur l'extrémité de l'île.

Notre dernier bivouac en ce lieu et demain matin 7hoo nous prenons le ferry.

Aurevoir les Lofoten.

Par un beau soleil les paysages des deux derniers jours auraient pris une autre dimension mais nous sommes content nous n'avons pas eu de pluie.


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Conseils cyclos :

Avant le village de Reine vous avez deux tunnels que vous pouvez éviter; le premier un panneau piste cyclable a droite de la route pas bien visible.

Le deuxième pas indiqué prendre l'ancienne route au bout du parking du point de vue.

Pas facile le camping sauvage au bout de l'île, après Å c'est interdit. Juste au dessus du panneau d'entrée de Å une ancienne carrière, un sentier y monte au bout du sentier petite plate forme pour la tente. A 4km de l'embarcadère.


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Publié le 17 juillet 2019

Bodø arrivée du ferry,9

nous voici de retour sur le continent Norvégien. Cette ville a le surnom de capitale de l'aigle pêcheur car s'y trouve la plus grande colonie de pygargue à queue blanche ( ce rapace a plusieurs noms aussi aigle des mers ou aigle barbu).

Il migre vers le sud pour l'hiver. Ce rapace ne supporte pas la pollution de ce fait il a disparu des côtes Bretonnes.

A partir de Bodø nous allons suivre la route 17 qui suit la côte, c'est aussi le tracé de la veloroute 1. C'est l'une des routes les plus célèbre de Norvège longue de 630 km qui nécessite le passage de 6 bacs.

Ørnes  ville où  nous prenons le premier bac.

La sortie de la ville de Bodø, ville de 70 000 habitants est super pour les vélos. Pour rejoindre la route 17 une magnifique piste cyclable longe la route 80 qui elle, est à forte circulation.

Un panneau nous indique un point de vue, nous nous arrêtons pour observer des roches travaillées par le temps et l'eau.

Un camping car immatriculé 34 est arrêté. Un monsieur en sort, on se dit bonjour et oui on est Français! Et nous voici invités à boire un café au chaud. Nous papotons pendant 1/2 heure, belle rencontre surtout pour moi ( Pascal ) qui depuis le 11 mai parle surtout avec Laetitia! Je n'ai pas eu souvent l'occasion de discuter, ne parlant pas Anglais c'est Laetitia qui s'y colle. Merci pour ce moment très agréable, il en faut peu pour apporter du bonheur à quelqu'un!

Nous arrivons ensuite à un lieu assez exceptionnel, ici se trouve les courants d'eau douce les plus forts au monde;

Le saltstraumen

Impressionante vue, depuis la hauteur du pont qui passe au dessus. Des courants pouvants atteindre 40 km/h provoquent des tourbillons de 10 mètres de diamètre et 5 mètres de profondeur.

Nous continuons allègrement notre route agrémenté de paysages passant de roches émoussée par les glaciers, de cascades et de fjords.

En regardant la carte nous voyons que nous avons trois tunnels sur notre route, nous décidons de les passer ce soir.

Après le dernier tunnel la route retrouve la mer. Nous avons bien fait car nous nous nous sommes trouvé un spot de bivouac faisant rêver.

Nous pouvons même souper dehors avec un feu qui fume plus qui ne brûle. Pas grave rien que le crépitement du bois nous réchauffe. Il fait 12 degrés.

Belle journée 110km, 1574 de D+, et demain le soleil est de retour!!

Pour le plaisir 23 heures, les nuages laissent apparaitre le soleil 
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INFOS: Le ferry

Lofoten moskenes / Bodø cout 47€ pour 2 personnes, 2 vélos.

3h15 de traversée

La veloroute 1 est bien balisée a l'arrivée.


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Ce matin le soleil est bien timide mais ces rayons viennent nous réchauffer de temps à autres et donne des couleurs aux montagnes.

A nouveau une sculpture du paysage ici ce sont les toilettes qui on adoptés la forme des vagues.

Il y aussi un monument à la mémoire d'un sous marin Norvégien coulé lors de la dernière guerre avec 42 hommes à bord.

On traverse l'Europe et partout des traces de guerres, de dictature, de souffrance et si l'on regarde le monde ces atrocités continues, et pourquoi? L'homme, Être intelligent???

Un beau point de vue depuis ce lieu

Apres 25 km il nous faut attendre 13h30 pour passer en ferry de Ørnes à Vassdasvlik. Nous pouvons manger au soleil bien agréable!

Quarante minutes de traversée,le temps de faire une sieste. Et nous voici gravissant un raidillon de plusieurs km qui nous réveille les gambettes mais au sommet la route domine un fjord grandiose.

Tient, une sculpture de paysage

faite par un Danois, un peu bizarre.

Le glacier Svartisen est tout proche de notre route. Il suffit de prendre un ferry et de marcher 4km et vous êtes au pied du glacier. Nous sommes déjà bien refroidis par la température mais quand nous voyons le prix du ferry 20€ personnes pour 10 minutes nous sommes glacés!

Quelque soit le pays, nous avons un principe nous refusons le bizness organisé avec la nature.

La planète terre nous appartient, c'est la raison pour laquelle nous avons la responsabilité de la respecter. En voyage à vélo nous ne faisons qu'un avec la nature, nous vivons en harmonie avec elle, ses sons, ses parfums, la caresse du vent ou du soleil.

Nous refusons de payer pour voir un spectacle qu'elle nous offre. Surement que nous nous privons d'une vue extraordinaire mais nous compensons cela par la contemplation et en prenant du temps dans le silence de lieux grandioses.

En sachant admirer des moments simples

Dans la solitude avec l'escence de notre vie. Nous nous régalons, nous imprégnons, nous gargarisons, nous imbibons de lieux comme celui-ci qui nous redonne une grande énergie de vie.

Nous continuons notre route. A nouveau un ferry cette fois ci pour passer de Foroy à Ågskardet.

Nous avons a présent, 1h 50 pour parcourir 28 km jusqu'à l'embarcadaire de jetkvika le dernier départ est à 20h20. Nous appuyons sur nos pédales, quelques belles côtes et un tunnel de 3km 200 nous ralentissent mais il y a aussi de belles descentes que nous dévallons. 19h55 nous sommes arrivés, fiere de notre contre la montre à nous!

Le ferry nous emmène de Jektvik à Kilboghamn, 55 minutes et nous passons en dessous du cercle arctique.

Symbole sur la côte  

Cela faisait 22 jours que nous étions dans le nord arctique. A la descente du ferry il est près de 21h30

et nous n'avons plus trop envie de pédaler. Encore une belle côte et nous nous trouvons un coin bivouac plutôt sympa.

Nous sommes des gens heureux, tous les soirs une nouvelle chambre à coucher et chaque fois dans un cadre idyllique.

Belle journée, 84 km et 1000 m de d+

Le cout des ferrys

Ornes/ Vassdalsvik 12€

Furoy/ Agskaret 8€

Jektvika/ Kilboghamn 16€

Pour 2 personnes avec vélo.

8
8
Publié le 19 juillet 2019

Ce matin le soleil pointe le bout de son nez. L'endroit de notre bivouac est paisible, nous nous sentons bien et prenons notre temps.

Vers 11hoo nous enfourchons nos vélos et partons doucement. Les nuages se dissipent et nous avons droit à un soleil brillant de milles feux.

Il fait même chaud, c'est super agréable. La nature prend une autre dimension dès que le soleil l'illumine. La mer à des reflets et les fjords éclatent de toute leur splendeur.

Les fleurs s'ouvrent et offrent à notre regard une myriade de couleurs

et les insectes sortent de leur cachettes et nous presentent leurs plus beaux apparats,

parfois original.

Nous longeons l'ile d'Aldra dont le sommet culmine à 962 mètres.

La côte Hegelhand impressionante, ici 14 000 îles sont parsemée dans la mer sur certaine se trouvent des villages de pêcheurs

Nous rentrons dans le fjord de Sjona, de ce côté la route est plate, arrivés dans le fond du fjord nous passons deux tunnels l'un de 2670 m et l'autre 2860m. Jamais une partie de plaisir pour nous.

Nous allons relonger le fjord de l'autre côté, un panneau nous annonce 5km de montée.

En définitive c'est 10km de montée avec des rampes de plus de 10% et un paysage à couper le souffle...

mais c'est pas le moment nous en avons besoin!!!

Passer le sommet apres 1 km de descente un point de vue avec aire de pic-nic. C'est sublime!

Quand un tel endroit se présente à nous avec possibilité de monter notre cabane à l'écart, nous n'hésitons pas et nous nous installons.

On ressent bien comment cette roche à été érodé par le glacier 

Tanpis pour les km, au diable l'heure nous voulons profiter de cette vue et du spectacle que le soleil va nous offrir.

Bon! Nous avons quand même parcouru 74km pour 1000de D+

Et maintenant nous contemplons..

C'est déjà bien agréable de déjeuner au soleil mais en plus dans une nature grandiose, que dire!! On ne peut avoir que le sourire et le coeur joyeux.

Nous commençons notre journée par une descente de plusieurs km, sympa, les muscles sont content quand on ne les sollicitent pas tout de suite trop violement.

Apres une vingtaine de km un ferry pour passer de Nesna à Levang.

Apres le ferry une côte qui nous donne une belle vue sur le fjord où nous avons accosté.

La route sans trop d'intérêt est vallonnée, dans un paysage forestier et agricole. Nous arrivons sur la ville de Sandnessjøen mais pour y acceder nous passons un pont imposant.

Cette ouvrage d'art moderne est beau et nous impressionne, surtout quand on l'emprunte.

Le pont passé voici une sculpture de paysage

"la maison des vents".

Nous voyons fréquemment en bord de route des panneaux danger traversé d'élan et bien en voici un, mais statique.

Un peu fâché contre les Norvégiens qui construisent de nouvelles routes étroites et pas de piste cyclable alors que le balisage euroveloroute 1 est bien fait.

Circulation dense sur ce morceau de route et pas beaucoup d'automobilistes attentionnés en vers les cyclistes.

Notre coup de chapeau du respect des cyclistes va vraiment aux Allemands. Apres nous êtres subtanter, nous rangons nos affaires quand nous nous faisons accosté par un photographe. Après quelques renseignements il nous prend en photo pour paraitre dans le journal local de la ville de Sandnessjøen.

36 km même paysage que le matin, route plus tranquille et à 16h15 nous sommes à Tjotta pour prendre un ferry que nous allons attendre 2h15.

Cela devient lassant d'être à la merci des ferrys dont aucun tarif n'est jamais affiché et nous ne sentons pas de logique dans les tarifs selon les traversées.

Une belle rencontre, Jeanne membre du cyclo camping international comme nous. Elle nous reconnait car a deja lu notre carnet de voyage. Agréable moment à papoter. Bonne route à elle!

Apres 55 minutes nous arrivons à Forvik.

17 km et un autre ferry de Anddalsvåg à Horn.

Encore quelques km et un coin paisible au bord d'un lac nous attend pour notre bivouac. Belle journée, chaude nous avons enfin la sensation que l'été est là.

111km et 823 de D+

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Pour les cyclotouristes:


Cout des ferrys

Nesma Levang 16€

Tjotta Farvik 18€

Anddalsvåg Horn 11€

9
9
Publié le 21 juillet 2019

Ce vendredi 19 juillet; soleil, ciel bleu et douceur au menu. Regard sur le bleu du lac et départ.

Pas beaucoup de photos ce jour car les paysages étaient beaux mais sans plus. Par contre une journée de rencontres.

Nous faisons quelques courses et prenons un en cas à la sortie de la superette nous avons déjà parcouru 30km, il en reste 17 et le ferry part dans une heure vingt.

Un Norvégien vient s'asseoir prêt de nous et s'interesse à ce que nous faisons. Content il nous souhaite bon voyage.

Il est temps pour nous de continuer notre route. Nous arrivons en avance pour le ferry ce qui nous donne le temps de nous ravitailler en eau. Le ferry nous amène de Vennesund à Holn.

Après le ferry nous passons au fond du fjord où la vue est belle..

et nous pouvons voir le ferry mener son ballet de navettes.

Notre route, tel un serpent, ondule entre forêts, lacs, fjords et plage..

avec une succession de montées bien raides et de descentes.

Au sommet de l'une de ces côtes un jeune couple de cyclotouristes avec leur chienne font la pause. Le petit drapeau à l'arrière de la remorque m'indique que nous sommes de la même nationalité. Nous allons pouvoir papoter . Nous échangeons des conseils, parlons des rencontres et des aléas qui nous sont déjà arrivé.

Après les avoir quitté nous nous sommes rendu compte que nous ne connaissions pas leurs prénoms!

Alors si vous lisez notre carnet de voyage laissez nous un message avec vos prénoms. Merci encore pour les cacahuètes, c'était bien agréable le soir en préparant semoule et sauce.

Nous passons nos 6000 km, D+ 44 251, 339 heures de vélo.

Pour nous c'est un moment important et nous remercions nos demoiselles les jambes que nous faisons souffrir un peu mais qui ont tous les soirs leur récompense avec un massage à l'huile d'arnica.

La fatigue se fait sentir nous nous mettons à la recherche d'un coin de bivouac. Alors que nous étions allez inspecter un coin, nous remontons sur nos vélos, laissons passer une voiture et au moment où je me retourne pour vérifier qu'il n'y pas d'autre vehicule énorme surprise!

Un élan avec ces deux petits qui traversent.

Mais elle ne traine pas le temps d'appeler Laetitia pour qu'elle se retourne et elle remontait déjà le talus pour se cacher dans la forêt.

Nous nous trouvons un coin de bivouac en retrait de la route sur un petit promontoir rocheux d'où nous dominons quelques trouées dans la forêt.

Avec les vélos nous quittons le chemin évitons des bourbiers et à deux nous hissons chaque vélo l'un après l'autre sur le sommet de ce piton.

Nous y serons bien et j'ai le sentiment que nous verrons des élans. Nous montons vite la moustiquaire de la tente et nous y réfugions pour manger car les ces derniers attaquent.

Le soleil nous illumine et nous ne voulons pas nous couper de la nature tout de suite avec le double toit. Nous mangeons Laetitia se retourne, elle ressent qu'on la fixe. Doucement elle me dit, regarde la bas sur ma gauche un élan nous observe!

Elle ( n'ayant pas de corne c'est une femelle) est à 150 maxi 200 mètres de nous, ne bouge pas et nous fixe.

L'élan se trouvait à la hauteur du grand sapin à droite. 

Pas possible de faire de photo la moustiquaire brouille tout. Doucement je sors les jumelles et nous pouvons l'observer à notre aise. Un petit vient la taquiner pour téter. Il est hors de question de faire du bruit en ouvrant la porte de la tente pour photographier nous ne voulons pas lui faire peur. Nous n'en n'avons pas le droit c'est nous qui sommes sur son territoire. Ces instants magique resterons entre elle et nous. Peut être qu'elle nous à déjà oublier mais nous ne l'oublierons jamais. Merci madame l'élan, vous êtes belle, imposante, vous avez la corpulence d'un cheval de trait. Vous êtes très amusante avec votre grande stature et vos deux oreilles dressées comme celle d'un lièvre aux aguets.

Elle est reparti doucement sans s'affoler c'est ce que nous voulions. Merci!

On ne peut vous presenter un elan, voici au moins une corne. 

Nous nous sommes arrêté un peu avant Kolveried, avec 116 km et D+ 1196 m.

Samedi 20 juillet

une petite averse cette nuit, le ciel est légèrement couvert mais rapidement le soleil perce les nuages et c'est une belle journée d'été que nous vivons. Depuis deux trois jours tout à changer, climat, flore et faune.

Par un beau soleil comment résister à une mer d'huile dans un petit fjord tout mignon.

Elle est pas chaude mais il faut que l'on puisse dire que nous nous sommes baignés dans la mer de Norvège.

Encore un ferry pour passer le Foldeforden entre Hofles et Lund.

Les jours passent mais la route ne change pas. Des montagnes russes qui nous font de belles cuisses mais surtout qui creuse l'appétit; pour la pause casse croute nous nous trouvons un coin sympa et décoré.

Avant de venir ici nous n'aurions jamais pensé que des fraises des bois pouvaient murir sous ces latitudes. Verdict de Laetitia elles ne sont pas très goûteuses.

Des paysages plus qu'agreables jalonnent notre après midi.

Mais qu'est ce qui étincelle sur ce lac?

Coup de frein, demi tour et surprise c'est une myriade de nénuphars. La grace, la perfection d'une fleur.

Prenez le temps d'admirer une fleur!

Grace à un pont nous enjambons le Laudyforden impressionant avec les falaises et ces îles.


Nous passons Namsos rien de particulier dans cette ville et continuons notre route le long de la rivière Namsen. Il est temps de nous trouver notre coin pour un repos bien mérité et qui cherche trouve.

Voilà ce que nous avons trouvé ! Pas mal, pas mal!!

nous allons juste monter notre moustiquaire entre les deux tables et nous allons passer une bonne nuit après ces 95km et 1137 de D+.

Mais regardez bien, ici dans n'importe quel abri il y a une hache qui ne disparait pas!!

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Infos pour les voyageurs:

Depuis environ 30km avant la ville de Kolveried il n'y plus balisage veloroute 1 Et le couple que nous avons rencontré, montait depuis le sud et nous a dit qu'ils n'avaient pas encore vue de balisage.

Le ferry de Hofles à Tund 10€ pour deux.

Attention le dimanche tout est fermé en Norvège. Les stations ont bien un peu d'alimentation mais à des prix...