Carnet de voyage

Aux deux extremes de l'Europe: la France

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Parti le 10 mai de Strasbourg nous avons atteind le Cap-Nord le 1juillet et maintenant nous rejoignons le point opposé Tarifa en Espagne.
Septembre 2019
4 semaines
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Publié le 17 septembre 2019

Après avoir rejoint le Cap-Nord, traversé 7 pays effectué 10 000 km pour 67 138 mètres de D+ en vélo ,nous voici de retour en France.

Nous allons suivre la Meuse, retrouver la Saône puis le Rhône à Lyon. Parcourir la via Rhona et prendre la direction de l'Espagne pour passer la frontière à Port Bouc. Il y aura surement des incartades à cette première idée de parcours.

Pour l'instant nous voici dans les Ardennes à Givet.

Des souvenirs pour moi puisque lors de mon service militaire j'etais venu faire un stage commando à la citadelle.

Une tour des anciennes fortifications

et nous partons le long de la Meuse qui se faufile paisiblement dans le massif Ardennais.

A Bruxelles mes enfants nous ont ramené un munster que nous allons deguster ce soir avec des pommes de terre. Racines du terroir quand tu nous tiens!

La Meuse se glisse dans des vallées étroites aux pentes très boisées dont les sommets culminent à 230 mètres au dessus du fleuve.

Dans ce sol schisteux noir la Meuse est obligée d'effectuer de nombreux méandres pour trouver son chemin

Un canal de dérivation par intermittence permet la navigation aujourd'hui de bateaux de plaisances. Un tunnel fut taillé dans la roche pour son passage, nous le longeons.

Sacré travail dans la roche  

Ce soir nous retrouvons Carine et Philippe des amis Belges rencontré lors de notre voyage en vélos dans les Alpes. Voilà un autre atout du voyage en vélo la création de liens amicaux.

Ce matin brume et fraicheur le long de la Meuse mais spectacle de lumière avec le soleil levant.

La piste cyclable le long de cette Meuse est roulante et nous nous régalons.

Voici Charleville Mézières qui nous accueil avec amour!

et son festival mondial des théâtres de marionettes.

En 1941, 8 jeunes gens en ces temps pénibles cherchent à semer la joie autour d'eux. Aidé de Jacques Felix specialiste de la marionette ils montent un spectacle. Apres la libération Jacques Felix créé la compagnie "les petits comédiens de chiffons".

Celle-ci se fait connaitre et reconnaitre en 1972 cette compagnie organise le congrès internationale des marionnetistes. Depuis tous les trois ans le festival, devenu mondial est organisé par les Carolomaceriens(iennes) ( nom donné aux habitants de Charlevile-Mezieres) .

Il attire 250 troupes pour 30 pays différents et 160 000 visiteurs.

La place ducal construite de 1606 à 1624 obéissant à une règle architecrural stricte 5 travées, 4 arcades, 4 fenêtres à chaque étage et 4 lucarnes sur le toit. Cette place est classée aux monuments historiques.

Nous croisons des chaises poème comme à Namur.

Arthur Rimbaud natif de cette ville, sans le savoir écrit un verset pour que les cycliste acceptent le vent.

Quelques belles prise de vue de cette ville méconnue.

Le sanglier animal important de cette région ! 

Comme nous avons un peu de temps il m'est necessaire de faire un tour chez le coiffeur.

Nous repartons et appuyons sur les pédales car à 17hoo Alain vient nous chercher à Sedan en voiture pour passer la soirée en Belgique. Beaux moment d'échanges chez des passionnés de marche à pied.

Nous reprenons nos vélos et après la visite d'Orval ( voir derniere étape de notre carnet de voyage Belgique) nous entrons dans le departement de la Meuse sous un soleil radieux,

et arrivons à Stenay où nous plantons notre cabane le long du canal de la Meuse.

Et pour fêter nos 10 000 km une de nos gourmandise un vin jaune du Jura!

Nous avons croisé de nombreux Ardennais tous fort sympathiques et nous nous réjouissons de traverser notre pays pour le redecouvrir.

Que la France dans cette Europe soit un pays porteur de paix et souhaitons abandonner les images de violence de cet hiver qui n'est pas représentatif du coeur des Francais!

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Publié le 18 septembre 2019

A Stenay, il y a le musée Européen de la bière.

Après le festival de la bière de Bruxelles, la visite de l'abbaye d'Orval il nous est impossible de passer à côté de ce musée sans nous arrêter. Et nous avons bien fait.

La riche histoire de ce musée créé en 1984, commence par le portail qui est une pièce unique sauvée de la brasserie de Vezelize.

Le batiment du musée fut une malterie de 1879 à 1914.

Et sur le sommet de la touraille l'archange Gabriel chante grace à sa longue trompette la renommée des produits brassicols.

Au XIX ème siècle c'etait la tradition de placer le St patron au sommet.

L'étoile des brasseurs

double triangle entrelacé apparu au milieu du XV eme siècle. Celui-ci représente les éléments et surtout aucune relation avec toute religion.

La bière plus ancienne boisson alcoolisé! Des tablettes sumeriennes retrouvées le long du Tibre mentionnent la production d'alcool de céréales 4000 ans avant J.C.

Fabrication de la bière époque gallo romaine. 

Puis l'Égypte parle de vin d'orge 3000 ans avant J.C. Époque des grecs et des Romains le vin est considéré comme une boisson d'excellence ils jugent avec mépris le vin d'orge une boisson barbare.

Enseigne de taverne 18 ème siècle  

Des récits du IV et V siècle après J.C. de culture Germanique glorifie la bière brassée par les femmes et distribué aux guerriers lors de banquets sacrés.

Les moines évangéliste dès le VI et VII siècle ce sont étonnés de ces beuveries païenne. Ne pouvant interdire, l'église a chercher à controler la bière de sa fabrication à sa consommarion.

Refroidisseur en cuivre 

La bière a fait l'objet d'une christianisation progressive. Pour devenir presque exclusive à la période féodale avec les Les bieres trappistes.

La bière restant une boisson populaire au XVI siecle un personnage légendaire laïque devint patron des brasseurs "Gambrinus".

Laveuse et embouteilleuse 
Laveuse un peu plus moderne 

Au XIX il devint le véritable Dieu de la Bière. La légende: Gambrinus à l'issue de la bataille de Woeringen organisa un festin, il monta sur une montagne de tonneaux a califourchon et prononça un discours passionné.

Avec l'industrialisation, la bière devint une activité lucrative, en 1866 les brasseurs de Strasbourg versent au trésor 1 149 497 francs soit le salaire de 10 000 ouvriers. L'Alsace est leader du marché Français entre 1850 et 1870.

Avec la creation de la ligne Paris/ Bâle en 20 heures un train complet de bière rejoint la capitale. Les brasseries Alsaciennes, surtout autour de Strasbourg produisent 10% du marché Français. Tout s'effondre avec la guerre de 1870 et l'annexion.

En 1947 Kronenbourg lance les premières canettes en verres de 33cl et 25 cl. La canette métallique est inventée en Grande Bretagne en 1810, elles apparurent en 1933 à la brasserie Lorraine de Vezelize. C'est en 1953 que ce contenant est généralisé et Kronenbourg sort sa première boite de bière.

Celle-ci s'ouvraient avec un ouvre boite. Le procédé que nous connaissons date de 1977.

Dès le début du 20 ème siècle la réclame ( publicite maintenant ) est importante.

Les debits de boisson, histoire d'un lieu de vie.

Et avec ces debits de boissons, les premieres tireuses.

Visite passionante, allez y! Vous aimez la bière vous l'aimerez encore plus, vous ne vous y connaissez pas beaucoup vous allez l'aimer.

Terminer par un passage à la taverne, personnel super sympa, repas très simple mais bon.

Et surtout prenez le café gourmand accompagné de spécialité fabriquée localement et délicieuses.

L'après midi est un peu moins gai puisque nous abordons les secteurs bien triste qui ont donné la renommée de cette région, les champs de bataille de 14/18.

Il n'y pas grand choses a dire mais on peut faire comme on veut croisé ces lieux , ces cimetières donnent des frissons.

Alors terminons sur un air plus festif.

Et Après Gambrinus la nouvelle reine de la bière...

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Publié le 20 septembre 2019

Très agréable la piste cyclable qui suit la Meuse ou son canal ,

avec un balisage éfficace.

Le sud vers la source, le nord vers la mer. 

Nous sommes dans la campagne Meusienne, pas de paysage époustouflant mais c'est la beauté de la tranquillité.

Voici Verdun,

qui ne connait pas? Qui n'a pas entendu parlé de cette boucherie humaine que fut cette guerre.

Monuments à la mémoire des soldats. 

Si vous avez l'occasion, visitez la citadelle souteraine de Verdun, nous l'avons fait il y a quelques années. Plus jamais vous accepterez d'entendre cette absurdité " une bonne guerre cela ferait du bien!"

Après Verdun, regretable cette D 34 bien circulante sur 30 km pour arrivé à St Mihiel, que nous n'avons pas envie de visiter car circulation très dense pour une petite ville. Une ancienne abbaye bénédictine, centre d'étude sous les carolingiens et le resta jusqu'au XVIII ème siècle grace à sa bibliothèque.

Une belle petite montée et nous nous retrouvons à nouveau au centre de lieux où les combats furent violent et sans pitié. Comment se dire qu'il y a cent ans ici, a la place du paysage paisible que nous voyons il n'y avait plus rien.

Ni arbres, ni plantes, ni oiseaux, tout était retourné par les bombes, grenades, tranchées, seul le cri des hommes, le cri de leur souffrance quelque soit la nation remplissait le silence quand les combats cessaient.

La premiere fleur à repousser la guerre fini fut un coquelicot.

Nous dormons pas loin de la tranchée de la soif.

Cerné par les Allemands ces Français qui ne sont plus ravitailler ont faim et soif d'ailleurs certain en sont mort.

Pour qui? Pourquoi?

Ce mercredi matin le vent d'est, est froid entre 5 et 6° et nous suivons une Meuse qui coule sans souci dans cette plaine bucolique.

Commercy pays de la madeleine, mais quel est son origine?

Le duc Stanilas recevait dans son chateau de Commercy, le cuisinier se fache et quitte le chateau en emportant le dessert. Une jeune servante propose la recette d'un gateau moulé dans une coquille St jacques qu'elle tient de sa grand-mère. Celui-ci est apprécié de la noble assemblée, le duc décide d'appeler ce gâteau du nom de la jeune héroine, Madeleine!

Une place ,un magnifique château! Celui-ci fut construit en 1713 pour le prince de Vaudemont. Quand Stanislas arrive il le fit agrandir et l'utilisa comme résidence de chasse.

Detruit par un incendie en 1944 il fut reconstruit à l'identique en 1957.

Une statue originae en hommage aux forgerons et tréfileurs.

La Meuse se sont aussi de nombreuses carrières de calcaire.

Nous allons profiter de notre traversé de la France pour découvrir ou retrouver des spécialités gastronomiques. On a assez souffert en Norvège!

En deux étapes 120km nous allons doucement par ce beau temps dans cette douce France!

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Vaucouleurs devant la mairie une statue de Jeanne d'Arc en bronze pesant 2,5 tonnes et réalisée en 1951 pour la ville d'Alger. Aout 1962 la statue est vandalisée, jeté à terre. Les militaires Français récupère les morceaux. Le gouvernement Français la fait rapatrier et décide de l'offrir à Vaucouleurs.

La mairie quand à elle construite entre 1847/48 est inspiré de la renaissance Italienne.

Nous ne sommes pas très intéressé par les histoires de Jeanne d'Arc et éviteront Donremy la pucelle et la somptueuse basilique. Nous préférons partir à l'ouest quitté les bord de Meuse et rejoindre Grand et le monde Gallo-Romain.

Nous allons découvrir la mosaïque de 232 m2, l'une des plus grande de la Gaule du nord.

Cette mosaïque pavait la partie centrale d'un édifice public. Elle date de la deuxième moitié du II ème siecle après J.C.. Pour protéger l'oeuvre des intemperies un batiment fut construit qui reprend exactement le plan de l'edifice antique et s'élève presque directement sur ses fondations. La mosaïque est composée de petits cubes calcaire et de pate de verre qui se nomment les tesselles. L'iconographie de la mosaïque fait référence au monde du spectacle et des loisirs. Le décor de champ est composé de motifs géométrique noir et blanc et occupe la majorité de la surface.

L'emblema au centre de la mosaïque est détruite au 2/3, on reconnait deux personnages. Il s'agit d'une pièce de théâtre.

Autour de l'emblema sont disposés quatre animaux , deux vivants dans la région l'ours

et le sanglier

et deux félins exotiques, le tigre

et la panthère.

L'abside est ornée de motifs de demi- écailles noires et blanches.

Cette mosaïque est sublime et très bien présentée.

A l'entrée du batiment de nombreuses pièces retrouvées sur le site tel des stylets, fibules ou cette petite statue representant l'amour vendangeur.

Nous allons ensuite vister L'amphithéâtre de forme semi-elliptique avait une capacité de 17 000 places. Il accueillait des spectacles données en l'honneur des dieux.

Construit à la fin du 1er siècle après J.C, du III ou IV ème siècle il a été rénové et embelli. L'amphithéâtre est abandonné à la suite de la diffusion de la religion chrétienne. Pendant des siècles, il sert de carrière aux habitants.

Il se recouvre de terre et de végétation. Seule la pente du terrain et la silhouette des deux arcades monumentales témoignait de la présence du monument.

La mise à jour du site posait de grave problème de conservations. Les pierres exposées aux intempéries, aux écarts de temperature explosaient. La mise en place de gradin s'élevant à la hauteur réelle de l'édifice antique et reprenant aussi les formes est donc décidé.


Une moitié est resté dans son état d'origine

ce qui permet de voir d'un même regard les vestiges à l'état brut et une restitution de leur aspect antique.

Sont encore bien visible les petites salles qui abritaient les animaux et les artistes et le corridor qui donnait accès à l'arène.

Nous reprenons la route mais un vent violent d'est que nous avons de face nous force a monter notre cabane. 74km et 708 m de D+

Les journées sont plus courtes il faut nous arrêter plutôt. Le temps de faire nos ablutions, préparer le repas, manger, monter la tente la nuit pointe le bout de son nez. Le matin le jour ne se lève que vers 7 hoo du coup nos étapes sont aussi plus courte.

Le lendemain après la traversée de Neufchateau nous longeons la Meuse et nous évoluons dans un panorama reposant.

L'itineraire nous fait quitter la Meuse et nous amène le long du Mouzon qui longe paisiblement un village

plus loin on voit le travail qu'il à effectué dans la roche calcaire.

La campagne est brûlée par le soleil et désechee par le vent.

La Meuse n'a plus la force d'avoir de courant et les algues l'ont envahit.

Dans cette France profonde nous passons des lieux méconnus mais historique.

A Pompierre l'an 577 le royaume de Clovis est partagé entre Childebert, Childeric et Gontran. L'entrevue des rois à lieu au pont de pierre , maintenant Pompierre. En souvenir de cette rencontre royale, est construit une chapelle au tympan magnifiquement travaillé, representant l'entrée de Jésus dans Jérusalem.

Au XII ème siècle la chapelle est remplacée par une église.

Nous voici ensuite à Goncourt,

y aurait-il un lien entre ce village tranquille et le prix? Et oui c'est le village de naissance et d'origine de la famille Goncourt.

Du haut de sa coline Bourmont nous domine,

dans cette campagne nous avons nos spectatrices.

Voici Breuvannes nous aurions aimé une glace pour nous rafraichir et comme la boulangerie patisserie n'en avait pas c'est un Val de Meuse qui fit l'affaire.

Boulangerie/épicerie du village de breuvannes 

66km et 678m de D+ cela suffit pour aujourd'hui.

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Publié le 25 septembre 2019

Ce matin apres 15 km nous voici aux sources de la Meuse.

Par ces temps de sécheresse c'est une toute petite résurgence d'eau,

incroyable quand on voit le fleuve imposant qui arrive dans l'estuaire et se marie avec le Rhin.

Nous avons longé la Meuse sur ses 950 km et nous voici à sa naissance, altitude 409 mètres.

Ce fut très agréable et c'est une balade en vélo que nous vous conseillons, très bien balisée. Ici à la source une plaque nous remémore tout le parcours

et des représentant des trois pays traversés par le fleuve sont venus en signe d'amitié.

Le balisage continue jusqu'à Langres , ville perchée à 458 mètres. De ce fait on la voit de loin.

Par contre la côte d'environ 1km pour parvenir au centre ville, la côte des trois rois, laisse des souvenirs aux cuisses, avec une pente d'environ 15%!

Mais que de monde a notre arrivée, ce soir il y a les foulées des remparts, précédées de nombreuses animations tel que la course des garçons de café

déguisés...

Nous sommes surpris de découvrir que cette ville à une histoire très riche. Langres, aux confins de la Champagne, Bourgogne et Franche Comté est une cité fortifiée

qui conserve les témoignages d'un passé médiéval et renaissance. Trois kilometres et demi de fortifications, 7 portes et 12 tours.

Le tissus urbain recèle un éventail riche en demeures du XV au XIX ème siècles. L'importance de la ville à l'époque Romaine vaut une riche collection aux musées.

C'est aussi la ville natale de Diderot

et Jeanne Mance.

Comme nous arrivon en fin d'après midi nous ferons une visite rapide.

Nous profitons de notre passage pour déguster un petit Langre fromage crémeux et odorant, un cousin du munster.

A l'office du tourisme on nous indique qu'une voie verte qui nous ammene jusqu'au canal entre Champagne et Bourgogne

celui-ci rejoint la Saone peut avant Dole. Genial! Le balisage est impeccable de temps en temps on emprunte une petite départementale et le reste du temps nous sommes sur l'ancien chemin de halage.

Le soir arrive vite, nous nous installons en bord du canal et profitons des derniers rayons de soleil.

Dimanche temps clément, au loin un village, l'église domine avec son charmant clocher comtois.

Nous voici déjà en Côte d'Or.

Les arbres le long du canal prennent des couleurs d'automne.

Nous roulons tranquilement dans une campagne reposante.

Le ciel se noircit, une gloriette en bord du canal va nous abrité pour la soirée et la nuit.

Info cyclo

Heureusement que nous avions effectué notre ravitaillement à Langres, hors saison et un dimanche il n'y a rien.

Le lendemain lundi nous repartons satisfait car malgré de forte pluie une bonne moitié de la nuit nous ne sommes pas mouillé!

Le canal Champagne Bourgogne se termine

nous longeons sur une courte distance un canal de liaison et voici la Saone

qui est longé en piste cyclable par la voie bleue.

Auxonne que nous traversons rapidement car en dehors de l' eglise notre dame du XIII ème siècle

et une maison à colombage, la ville est bien triste.

Le chateau est interessant mais sa visite n'est pas dans nos objectif du jour.

Nous voici au croisement de l'euro veloroute 6 que nous empruntons pour nous rendre à Dole.

Celle-ci longe le canal du Rhone au Rhin et nous arrivons dans le département du Jura.

A 10km de Dole nous montons notre cabane, la visite sera pour demain...

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Publié le 27 septembre 2019


Dole née sur les flancs d'une forteresse en pierre bâtie au XII ème siecle, la cité perchée sur une petite corniche calcaire bordée par le Doubs se développe au cours du XIII ème siècles le long de l'ancienne voie romaine reliant Chalon sur Saône à Besançon.

La ville connait son âge d'or au XVI ème siècle, elle se pare de maisons aux façades inspirées de l'Italie.

La nouvelle collégiale qui domine la ville

et une enceinte bastionné.

La visitation, couvent fondé à la fin du XV ème siècle.

L'hotel-Dieu, hôpital pour les pauvres, édifié au XVII ème siècle abrite depuis 2000 entre autre la médiathèque.

Le circuit du chat perché

d'environ 4 km vous permet de visiter la ville car ce chat connait tous les coins et recoins!

Le nom du chat perché ? Un clin d'oeil à l'écrivain Marcel Aymé auteur des fameux contes du chat perché.

Le chat nous amène à la découverte d'une fresque, oeuvre en trompe l'oeil qui met à l'honneur les femmes et les hommes qui ont marqué l'histoire de Dole.

Pasteur en haut à gauche est mis à l'honneur.

Certaine profite de ces beaux sieges pour admirer la fresque qui a obtenu le Pinceau d'argent 2017.

Pasteur natif de Dole, n'a jamais oublié la ville de son enfance

Sa maison natale où son père vecu comme tanneur est devenu un musée.

La place aux fleurs aménagée au XIX ème siècle au dessus des anciennes boucheries municipales, est ornée de la fontaine où trône "l'enfant à l'amphore" (1805) et un bronze intitulé "Commeres" datant de 1982.

Nous avons bien aimé les maisons qui entourent cette place avec des facades penchées

ou des enseignes très anciennes

La place Jules-Grevy jurassien qui fut président de la III ème république. Une sculpture moderne présente une femme et un homme, non ce ne sont pas Laetitia et Pascal parcourant L'Europe! mais le Doubs et la Loue les deux rivières de la région aux sources impressionantes ( a visiter) et qui sous la roche Juarassienne mêlent leurs eaux.

Mais où nous mène le chat? Nous penetrons dans un couloir sombre et étroit de la rue de Besançon. Bravo minet de nous montrer cet escalier en viorbe à noyaux creux et au limon porteur hélicoïdal, prouesse architectural de cet hôtel du XVI ème siècle.

Nous voici dans la rue du collège de l'Arc, doit son nom à l'arche de pierre reliant les bâtiments.

Dans ces rues se succèdent de nombreux hôtels particuliers construient du XVI au XVIII ème siècles


Les treiges de la cordiere sont d'étroites venelle à ciel ouvert dont le nom relève du parler franc-comtois.

La maison dite de la corporation des vignerons, les grappes de raisin ornant la porte rappelle que l'activité viticole étaient présente à Dole jusqu'en 1888 année ou le phylloxera ravagea le vignoble.

La porte d'Arans faisait partie de l'enceinte fortifié du XVI ème siècle.

La grand rue est encadrée de nobles façades,

Mais où nous mène tu minet nous descendons et c'est bien sombre?

La grande fontaine endroit insolite et mystérieux. La source qui l'alimente dès 1274 est une resurgence vauclusienne.

Depuis le jardin Chevannes qui tient son nom du chanvre anciennement cultivé ici dont on fabriquait dès le moyen âge des cordes et des toiles.

Les cultures du jardin ont changé  

Ce jardin est étroitement lié au canal des tanneurs

quartier qui dès le XIII ème siècle est dédié à l'activité de la fabrication du cuir. Les tanneries se trouvaient au niveau des caves qui donnaient directement sur l'eau.

Les odeurs ont disparues et laissé place aux fleurs qui donnent envie de flaner.


Louis Pasteur est né dans ce quartier, son père faisant ce métier pénible de tanneur à tout fait pour que son fils puisse faire des études.

Maison familiale de Pasteur, 

Ce quartier rebaptisé "petite venise" lieu de promenade où les restaurants vous invitent à déguster les spécialités Jurassienne.

La collegiale Notre Dame imposante fût élevé entre 1509 et 1580 elle domine et protège tout le vieux Dole.

A 3 km du centre ville on se retrouve en pleine nature et facile de faire un bivouac sauvage. Nous en profitons pour une dégustation de spécialités locales.

Nous voici bloqué 2 à 3 jours sur Dole. Après 11 000km,plateau avant, chaine et cassette de mon vélo sont usés. Nous trouvons un bon reparateur vélo (voir conseil ci-dessous) mais il faut commander des pièces et l'expediteur oubli notre colis. Nous ne repartirons que dimanche.


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-Le restaurant le verre à pied, rapport qualite prix excellent.



-Magasin de producteurs "le relais des producteurs, on peut aussi y manger, repas uniquement avec produits locaux. Maximum 23 places.

-Le musée des beaux arts très intéressant et gratuit


- Cycles bulles à Choisey

Accueil et conseil office du tourisme très bien!

Musée Louis Pasteur pas vraiment interessant. Pas de pédagogie

Le verre à pied 
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Publié le 1er octobre 2019

Samedi enfin le vélo est réparé 7changement pédalier, chaine et cassette.

Nous repartons et après 2 jours et demi d'arrêt nous reprenons le rythme tranquilement.

Nous suivons la veloroute 6 et la voie bleue qui sur cette partie sont communes.

Après avoir longé le canal Rhin/ Rhône on rejoint la Saône.

Nous découvrons un paysage rural et reposant, riche d'une flore et d'une faune typique d'une terre inondée régulièrement.

Les bourgs sont vivants, témoins de l'essor de la navigation fluviale de tourisme.

Couché de soleil sur la Saône.

Apres un casse croûte le long de la Saône certain lézarde pour la sieste sous les rayons encore chaud de cette fin septembre.

Dernier regard sur le Doubs car bientôt ses eaux vont se marier avec la Saône.

Verdun sur le Doubs,

pays des trois rivières, capitale de la pêche car situation privilégié où ce mélange les eaux de la Saône, du Doubs et de la Dheune.

Et lieu de la confluence Saône Doubs.

Bientôt la veloroute 6 nous quitte et nous continuons sur la voie bleue le long de la Saône.

C'est super ces voies cyclables car nous évitons non seulement les routes à fort trafic mais nous sommes la plus part du temps sur des voies réservées au vélos que seul des pêcheurs empruntent. Le balisage est très bien.

Le vent est de plus en plus violent et nous l'avons en pleine face avec de violentes bourasques cela devient difficile. Le ciel maintenant se noircit. Nous ne prenons pas de risque et même si nous aurions pu encore rouler un peu nous nous arretons et montons la tente le long de la Saône.

Ce matin nous arrivons Chalon sur Saône

Nous visitons rapidement cette ville bien calme en ce lundi matin.

Place St Vincent de belles maisons a colombage entourent l'église.

Les facades de nombreuses demeures sont sculptés, cette ville meriterait que l'on s'y attarde un peu plus. Mais ce n'est pas au programme de notre journée

Une statut de Nicephore Niepce à Chalon en 1765, inventeur, physicien et ingenieur. Il inventa le procédé héliographique de ce fait est considéré comme l'inventeir de la photographie.

A la sortie de Chalon nous empruntons une voie verte et surprise une borne attelier. Nous avions deja vu cela particulièrement en Allemagne, en France c'est la première. La France s'adapte aux utilisateurs de velos, c'est super.

Notre itinéraire est interompu le long de la Saone car la voie bleue sur cette partie est en cours de construction, elle sera fini pour l'an prochain. A l'office du tourisme de Chalon une personne très sympathique nous à indiqué l'itineraire à prendre pour éviter les routes à forte circulation.

Pour notre bivouac nous nous trouvons un coin super sympa le long de la Saone avec table et bancs. Nous sommes dans le Beaujolais et apprécions de déguster une boisson locale....

Avant de nous coucher le ciel nous offre un spectacle extraordinaire.

Un infime croissant de lune se découpe dans le ciel. Les joies simple et importante de notre vie!

En deux jours 1/2, 170 km avec très peu de dénivelé.

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Publié le 3 octobre 2019

Ce matin à notre réveil la brume enveloppe la nature, le soleil lentement s'élève..

nous offrant des jeux de lumière que seule la nature peu nous accorder. Nous profitons pleinement du spectacle.

C'est sous un soleil radieux que nous arrivons à Macon. L'office du tourisme est souvent une mine d'informations tant sur la ville que les environs. Je dis souvent car il arrive de tomber sur des personnes reveches avec des connaissances limitées sur la region.

Ce ne fut pas le cas à Macon où elle nous informe que la voie bleue n'est pas encore réalisé entre Macon et Lyon. On nous donne un plan et nous explique comment emprunter des petites routes et le chemin de hallage, qui est un chemin de terre.

Pour le moment nous allons visiter la ville, il suffit de suivre les plumes, parcours d'une heure. De cette visite nous avons tout d'abord retenus que Lamartine est natif de Macon.

Sa statue trône le long de la Saône

mais c'est surtout une fresque de petites mosaïques qui retient notre attention. Celle-ci commémore le 18 juillet 1847 , ici même Lamartine s'adressait devant 6000 personnes venues de plus de 40 villes de France lors d'un banquet donné en son honneur. Son discours est entré dans l'histoire. Réquisitoire contre la monarchie, il affirmait les valeurs républicaines. Lamartine annoncait la révolution de 1848 et la II ème république.

Lors de cette visite nous avons aimé l'église St Pierre de style roman construite de 1859 à 1865.

La maison de bois datant de 1480, la plus ancienne maison de Macon.

Et d'autres demeurent très belles.

Le pont St Laurent qui enjambe la Saône depuis le XI ème siècle connu quelques modifications.

Les jardins romantiques sur les quais avec des fauteuils un peu dur,

on en retrouve un peu partout en ville. Sans oublier que nous sommes au coeur du Beaujolais et qu'un plaitore de visites de caves ou domaines vous sont proposé.

Mais le ciel se noircit le temps devient très lourd et la météo annonce des orages. Nous partons car nous voulons avancer nous souhaiterions passer Lyon demain.

Apres deux heures de vélos, quelques gouttes annonciatrices de l'orage, des éclairs zèbres le ciel qui se met à gronder. Nous montons notre cabane juste à temps, nous sommes à l'abris. Nous avons à notre compteur 45km, mais nous ne sommes pas mouillé !

Nous partons sous un ciel encore bien chargé, il nous reste 58 km jusqu'a Lyon, on aimerait bien y être pour midi histoire de manger dans un petit bouchon. Je rêve d'une bonne andouillette et il nous faut passer aux Vieux Campeur pour changer notre panneau solaire.

Nous suivons le chemin de hallage, la nature nous réserve de beaux reflets sur la Saône,

ou encore des collines du Beaujolais illuminées par le soleil,

les premières couleurs de l'automne mais le chemin nous réserve quelques difficultés.

Tout d'abord une belle piste bien damée,

puis très caillouteuses et enfin un petit sentier ou nous nous faufilons avec nos vélos bien chargés.

Nous n'allons pas très vite sur un terrain pareil mais nous approchons de Lyon et la tout ce complique, fin du chemin de hallage

mais aussi de toute piste cyclable, route a forte circulation, voir interdite au vélo. Mais par où passer?

Et c'est a ce moment que sur le trottoir d'en face un cycliste se rendant compte de notre désarroi vient à notre secours! Belle solidarité ! Il nous explique qu'il nous faut passer sur l'autre rive de la Saone, le plus simple il nous invite à le suivre et il nous met sur la bonne voie. Nous racontons rapidement notre périple et l'informons de notre carnet de voyage. Belle rencontre et merci Thierry pour la guidance! Mais aussi pour le message!

Fourviere sur sa colinne, nous sommes à Lyon! Il est 12h30

Nous arrivons facilement aux Vieux Campeurs mais déjà 13h30 et à l'heure là nous avons faim! Internet va nous indiquer ce que l'on peut trouver dans le quartier. Tiens voilà le nom d'un restaurant, ho pardon d'un petit bouchon qui nous parle. " A ma Vigne" deux rue plus loin nous posons nos vélos face à la vitrine du bouchon.

Accueilli par un beau sourire même s'il est 13h30 "bien sur que l'on peut vous servir" et au menu de l'andouillette!

Un pot de Morgon va accompagner cette delicieuse andouillette accompagné d'un magnifique plat de frites que l'on nous impose de finir, cela ne nous pose pas de réel problème!

Le repas fut excellent, nous étions les derniers clients du coup nous avons parlé de notre voyage. Nous avons rencontré des personnes super sympa, café et digestif nous ont été offert. Comme nous vous avons laissé l'adresse de notre carnet de voyage, merci à vous tous pour ce moment sympathique!

Louis XIV, place Bellecourt 

Nous qui avons tendance à devenir sauvage et vivre loin du monde dans de grands espaces cela nous réconcilie avec l'être humain!

Après plusieurs mois passés dans les pays Scandinave où tout le monde est respectueux de tout le monde et des règles nous avons adopté ce mode de vie. Très simple par exemple pour un vélo de respecté le code de la route.

Nous avons été choqué du comportement des piétons, cyclistes et automobilistes. Tout le monde est énervé contre tout le monde et veut aller plus vite que vite! Nous, nous avons juste envie de fuir un tel enfer ou d'hurler stop et rêver que tout se fige.

Enfin "A ma Vigne", le Morgon et cette gentillesse nous ont permis de partir ragallardis!

La sortie de Lyon n'est pas ce qu'il y a de plus agréable. A la confluence, il faut traverser le pont qui enjambe Rhône et Saône, par inadvertance nous avons filé tout droit, cela nous a permis de voir le batiment futuriste de la confluence.

Et là nous avons vu le comble de l'imbecilité. Un homme, la bonne cinquantaine en vélo, sur la route en plein dans le flot de voitures alors qu'il y a une belle piste cyclable tenant son guidon d'une main et de l'autre regardant son portable et si il s'était fait renversé l'on peut supposer que cela aurait été la faute de l'automibiliste. Incroyable la bêtise humaine !

Rencontre de la Saône et du Rhône  

Le site internet de la viarhona conseil le train de Lyon a Givors, c'est faisable a vélo pour des personnes aguerris et c'est bien balisé.

Avec tout cela nous sommes arrivés à Givors et pour nous gens de l'Est, nous sommes dans le sud, l'architecture et les parfums de la nature ont changés.

Ce soir 88km mais beaucoup de mauvais chemins ou de routes circulantes donc fatiguant.

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Publié le 5 octobre 2019

Nous repartons ce matin par le pont suspendu de Chasse sur Rhône.

Impressionant chef d'oeuvre architectural construit en 1834 d'une longueur de 220 mètres. Très étroit les véhicules ne peuvent se croiser, c'est un feu qui gère la circulation.

Nous retrouvons la viarhôna, cette piste cyclable est un trait d'union entre les Alpes et la Méditerranée.

A votre ryrhme prenez le temps du fleuve, le temps de la découverte, le temps de la convivialité, le temps de la rencontre, le temps de l'observation, le temps de la dégustation.

Quelques tours de roues et nous voici à Vienne. Nous longeons un immense musée gallo romain. Du coup nous nous disons que visiter cette ville doit être intéressant. Surtout que s'offre à notre regard les vestiges du château de la Bâtre perché sur une colline

ou encore la tour des Valois.

Nous traversons le Rhône

et nous rendons à l'office du tourisme. Super accueil, il existe un circuit de 2 heures pour découvrir la ville et grimper au belvedere du Pipet.

Nous somme sur le domaine d'un cru exceptionnel, le côte rotie. Nous étions dans l'idée de ne pas quitter Vienne sans avoir dégusté. Merveilleux à l'office du tourisme il y a une enotheca.

Nous avions déjà vu cela en Italie. C'est très simple vous acheté une carte d'une certaine valeur et vous dégustez ce qui vous fait plaisir. Un verre de 3cl pour chaque dégustation.

De plus le personnel de l'O.T nous explique les qualités des différents vins présenté.

Nous sommes sérieux, deux verres, un Croze l'Hermitage et bien sur un Cote Rotie. Nous laissons les vélos à l'O.T., en toue sécurité.

Nous voici parti à pied dans les rues de Vienne. Pour bien tout voir et comprendre il aurait fallu l'après-midi, cette ville est très interessante. Voici donc des arcades, ruine du forum qui faisait parti d'un grand ensemble gallo romain.

L'amphithéâtre est imposant 7000 places mais en plein travaux de rénovation, pas possible de faire une belle photo. A Vienne tous les ans fin juin début juillet se tient un grand festival de jazz et des concerts ont lieu dans l'amphithéâtre romain. C'est génial de faire revivre ces lieux antiques.

Nous prenons de la hauteur et grimpons au belvedere Pipet qui nous permet d'avoir une vie imprenable sur les boucles du Rhône.

Nous redescendons et voici l'église St Andre du XII ème siècle

avec des sculptures sur la facade du clocher.

Au milieu de la ville, vestige d'un temple Romain bien conservé, dédié à l'empereur Auguste et sa femme Livie.

A la sortie de Vienne nous longeons des coteaux au nom prestigieux.

Nous sillonons entre fleuve, collines et village perché, c'est facile, tranquille et reposant.

Le soir arrive de bonne heure, avec de la fraicheur et souvent dès 18 heures nous préparons notre campement.

Il y a peu de bateaux sur le Rhône à l'inverse de son cousin le Rhin, de temps à autres un bateau de croisières et très rarement une péniche.

Pour notre journée de vendredi le soleil nous accompagne, les kilomètres défilent ainsi que les départements.

Nous passons nos 11000 km depuis notre départ le 10 mai.

Cela se fête , cuisse de pintade desossée et farcie aux trompettes de la mort avec des haricots au beurre, un régal!

Tournon sur Rhône, le plus vieux pont suspendu..

et en toile de fond le Vercors.

De belles falaises creusées par le fleuve.

Nous terminerons notre journée par le passage de Valence il est 18hoo et c'est surement pas le meilleur moment. Donc pas de tourisme quelques photos du kiosque des penets

et d'un beau parterre de fleurs.

A la sortie de Valence un mur bien amusant.

Le soleil couchant et ses lumieres sur le Rhône.

Il est temps de nous poser pour la nuit après 85 km.

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Samedi nous repartons paisiblement sur la viarhôna. C'est facile tout plat et très bien balisé.

Nous avons tout le loisir de regarder le fleuve, la flore qui change plus on va vers le sud mais aussi de profiter de tous les charmants villages que nous traversons.

St Vallier dominé par le chateau

et un beau pont suspendu pour traverser le Rhône

Il serait certainement interessant de prendre le temps de visiter, découvrir et en même temps approfondir l'histoire de France. Nous profitons pleinement des paysages que nous offrent cette vallée.

Cette fois-ci nous enjambons la Drôme aux couleurs surprenantes qui se jette dans le Rhône.

Une passerelle himalayenne et ce n'est pas la dernière, celle-ci est un apprentissage pour la prochaine...

Rochemaure aurait mérité un arrêt mais nous sommes attendu demain soir dans le Gard au pied des Cévennes.

Le château féodal du XI ème siècle est bati sur un dyke, cheminée volcanique.

La fontaine  de Rochemaure

Rochemaure c'est aussi une passerelle himalayenne de 339 mètres, au milieu avec le vent, la passerelle se balance et on a l'impression qu'elle se dérobe sous nos roues!

Un pont c'est aussi une histoire, de 1787 à 1842 c'était un bac accroché à un filin afin de ne pas être emporté par le courant qui permetait aux gens de traverser d'une rive à l'autre.

1842, premier pont. 1856, crue importante du Rhône une partie du pont est emporté.

1859, le pont est reconstruit. Mais en 1937 un camion ne respecte pas le tonnage, crève le tablier et tombe dans le Rhône.

1940/ 44, la guerre, le pont subit de nombreux dégâts avant d'être dynamiter par les résistants.

1946, le pont est retabli et rouvert à la circulation. On pourrait penser que les aléas se terminent ici, et non!

1968, à nouveau un camion en surcharge casse le tablier. Le pont ne sera plus utilisé que par les piétons et deux roues. 1984 le conseil général veut détruire le pont. La commune de Rochemaure achète ce dernier et il faut attendre 1995 pour en faire une voie cycliste et c'est en 2013 que cette passerelle est réalisée.

Au loin une superbe vue sur les contrefort du Vercors

Au detour d'un virage et sur l'autre rive la cathédrale de Vivier.

Au sommet d'un eperon l'archange Gabriel terasse le dragon.

Le soir venu nous nous installons dans un champ de céréales moissonner nous recherchons l'endroit idéal pour profiter des premiers rayons du soleil.

86km dénivelé 238D+

La température est douce et nous ne mettons pas le double toit, quoi de mieux que de s'endormir avec les étoiles et la lune.

Et ce matin à l'aube, les premiers chants des oiseaux le bonheur n'est'il pas là ?

Direction les Cevennes, grand changement nous allons avoir quelques belles côtes. Mais avant nous traversons l'Ardèche sur le pont suspendu de St Martin d'Ardeche,

la vue depuis le pont est magnifique sur le village d' Aigueze que l'on croirait taillé dans la falaise.

Le pont franchi nous arrivons dans le département du Gard. Nous sommes déjà passé plusieurs fois par ici toujours hors saison et chaque fois nous tombons sous le charme de ce lieu.

Nous voici au-dessus de Barjac et en face de nous les Cevennes.

Cela nous procure de la joie de voir un paysage de montagnes. Notre corps lui même, est heureux des quelques belles côtes que nous avons eu à gravir.

On ressent tout le travail fourni par nos muscles, c'est une sensation de doux plaisirs. La campagne Française est riche de lieux qui se cachent dans des endroits isolés, châteaux, moulins , manoirs...

Pour arriver chez les copains ils nous avaient prévenu d'une belle côte avec quelque virages. Quatre km à plus de 10% toujours une grande satisfaction interieur après avoir poussé sur les cuisses, tiré dans les bras pour hisser nos 45 kg de materiel au sommet.

Ce soir la grande vie, douche chaude et un lit.

Une journée de repos dans ce mas isolé ou le silence est roi.

Belle balade au milieu des chênes et des châtaigners avec de beaux points de vue.

Patrick nous raconte l'histoire de cette vallée, de mine de fer puis de charbon mais aussi d'élevage de vers à soie. De cette période il reste d'énormes muriers dont les feuilles étaient utilisées pour nourir les vers à soie.

Genre de platane,Arbre originaire des regions subtropicales. Ne pas confondre avec les ronces et les mures.
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Publié le 10 octobre 2019

Ce matin sous un beau soleil nos jambes sont contente de reprendre du service. Une descente suivie d'une montée et au sommet un beau panorama.

S'en suit une descente de 12 km sur la ville D'Alès. Ancienne cité minière dont un dernier terril domine la ville.

Nous allons nous rendre au siège de l'association Nature et Progrès. Mouvement existant depuis 1964 qui à été le précurseur dans le développement et la reconnaissance de l'agriculture biologique. J'y ai adhéré en tant qu'éleveur, pris des responsabilités et maintenant suis adhérent consommateur.

Laisser les rencontres se faire est notre devise, nous ne frappons pas aux portes mais laissons la vie faire les choses. Et ce matin dans les rues d'Ales nous rencontrons un couple dont un fils qui vit en Suède et nous voici invité à Cagnes sur Mer. Merci!

C'est un autre Monsieur qui nous met en garde sur le fait de laisser nos affaires sans surveillance. Nous savons que nous ne sommes plus en Scandinavie ou dans un monde de bisounours mais en réaction à cette psychose de peur nous choisissons de vivre sur les bases de confiance et de paix. Tous les jours la vie nous démontre que la société n'est pas aussi mauvaise, nous rencontrons beaucoup de gens prêt à nous rendre service.

Pour l'heure nous passons un moment merveilleux avec des gens que nous aimons et apprécions.

Ce soir nous dormirons chez Isabelle et Francis , entre Ales et Nimes. En nous rendant chez eux nous passons par Vezenobre, village médiéval des XII ème XIII ème siècle.

Perché sur une bute par cette journée ensoleillée, ce village est bien typé.

Des cinq portes médiévales, seul la porte de Sabran subsiste au XVIII ème elle est surmontée d'un clocher et de l'horloge.

Les " calaberts: sont des terasses abritées des maisons pour sécher les figues.

Une mitre Sarrasine partie sommitale de la cheminée. Elles sont courante dans la Bresse mais c'est bien la seule dans le Gard.

En vieux Francais le terme sarrasin désignait tout ce qui est étranger mais pas obligatoirement orientale.

Il ne reste qu'un pan de mur du château Fay-Pairent du XII ème siècle.

Une rue avec des maisons typiques des XII et XIII ème siècle, qui étaient des échoppes, la rue des maisons romanes.

Au sommet du village un point de vue, nous admirons les monts de Lozère.

Petit village au passé riche d'événements te voici devenu paisible a nous offrir la beauté architecrurale de ton passé.

Rencontrer des amis, visiter ce n'est pas de cette manière que l'on fait des kilometres notre compteur nous en annonce 44 pour ce jour, mais c'est aussi cela la vie de bohème du cyclo-voyageur.

Nous passons une belle soirée de convivialité que l'on garde dans son coeur pour longtemps.

Et maintenant visite de Nîmes !

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Publié le 12 octobre 2019

Nous arrivons à Nimes par la route D 418 qui vient de Russan, et nous sommes confronté à un flot de circulation important avec des gens qui roulent rapidement et en plus deux raidillons pas long mais taillé dans le pentu!

Un Monsieur en vélo nous invite à le suivre et nous amène au centre ville. Là il prend 5 minutes pour nous raconter l'histoire de sa ville.

Nous sommes en 400 avant J.C., ici c'est une grande forêt habité par les Volques Arecomiques peuple Celtes. Dans cette forêt émerge une source.

On aperçoit la force de la resurgence, le bouillonnement au fond. 

Les Volques vénèrent Nemoz (Nimes) dieu de la source. 120 avant J.C les Romains colonisent la région et les Volques s'allient des Romains. Il soutiennent César dans la conquête de la Gaule. Pendant 25 ans ils combattent auprès des armées Romaine et en reviennent avec un énorme trésor de guerre. Romanisé ils construisent un magnifique sanctuaire autour de la source.

Avec le temple de la déesse Diane.

A droite on peut voir des traces des couleurs de l'époque sur les colonnes.  

La source est une émergence Karstique qui coule toute l'année avec un débit de 10 à 20 litres seconde en été et de 20 m3 seconde en periode de crue. Elle est alimenté grace aux infiltrations d'un bassin de guarigue de 50km2.

Pour démontrer la richesse de la ville et bien marquer ses limites les Romains en 15 avant J.C construisent une enceinte de 7 kilomètres de long avec 80 tours et 10 portes dont nous pouvons encore admirer la tour Magne construite sur le Mt Cavalier qui culmine à 36 mètres.

De la haut vue imprenable sur Nimes et ses environs.

Nimes se développe et de grans chantiers sont mis en oeuvre, c'est la Pax Romana.

L'amphithéâtre magnifique vestige de cette époque, le mieux conservé du monde romain.

Construit à la fin du premier siècle de notre ère, peu de temps après le Colisée. De forme elliptique il mesure 133 metres de long 101 de large et 23 de haut.

L'amphithéâtre à été conçu pour répondre aux besoins spécifique des "munera" combats de gladiateurs et des "venationes" chasse et combats d'animaux. Pouvant accueillir 24000 spectateurs sur les 34 gradins de la "cavea".

Cinq galeries circulaires,

plus d'une centaine d'escaliers

Vomitoire. 

et vomitoires conduisent aux gradins. Ils permettaient aux spectateurs d'acceder rapidement a leur place sans que les différentes classes sociales se rencontrent. Les notables installés aux quatre premier gradins, les citoyens les gradins intermédiaires et le peuple, les esclaves les gradins supérieurs.

La conception permettait une vue d'ensemble sur la piste " l'arena" quelque soit l'emplacement. Cette conception est une prouesse architecturale.

En pleine rénovation  

Les spectacles étaient offert par les notables de la ville dont le consul et sa femme descendant des Volques.

La matinée réservée aux combats d'animaux , le temps de midi bien souvent les gradins se vidaient et les spectateurs se restauraient auprès des marchands de saucisses installés à l'exterieur ( et oui déjà ) seul restaient les esclaves devant garder la place du maitre et les gens du peuple. C'est à ce moment qu'était offert les chrétiens ou les condamnés aux fauves. L'après midi le bouquet du spectacle; les combats de gladiateurs. Contrairement à une certaine croyance le gladiateur perdant le combat n'était pas achevé. Les gladiateurs sortaient d'école tel des équipes de marques aujourd'hui, et coutaient très cher. Il pouvait être tué pendant le combat car les armes étaient tranchante et affûtées.

L'amphithéâtre c'est 2000 ans de spectacles de combats, d'intense vie politique médiévale, et aujourd'hui tauromachies, opéra, concert rock ou lyriques, il prolonge sa vie de lieu de fête et de détente.

La suite de la visite de Nimes est plaisante par de petites rues piétonnes on accede à la tour de l'horloge

et à la maison carrée, vestige d'un forum.

A l'interieur de celle-ci est visionné un film retraçant l'histoire de la ville.

Nous allons passé notre nuit dans une forêt sur les hauteur de Nimes car demain nous visitons le musée avec une exposition temporaire sur Pompei.

Après nous être nourri d'histoire nous voulons retrouver la Viarhôna. Se pose a nous, le problème de sortir de la ville. Il n'y a que des routes à fortes circulation. Nous ne sommes pas tenté par cette experience et souhaitons retrouvé au plus vite le calme de la campagne. Nous décidons de prendre le train jusqu'à Tarascon sur Rhône.

Pas facile de gravir des escaliers ou d'en descendre avec nos vélos. C'est très bien de pouvoir mettre les vélos gratuitement dans les trains mais rien n'est organiser pour accéder au quai du moins à Nimes et Tarascon.

Un maset, abri dans la guarigue  pour du materiel de jardinage, devient au XIX ème un lieu de repos pour les Nimois.


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Info voyageurs à vélo

Nimes n'est pas une ville pour les vélos. Peu de pistes cyclables, circulation intense avec des automobiliste très nerveux. Et les accès de Nimes en vélo sont compliqués.

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Publié le 14 octobre 2019

Ayant quitté Nimes en train, nous voici en fin d'après midi à Tarascon. A la sortie de cette ville, un magnifique chateau surplombant le Rhône. Forteresse et palais du duc d'Anjou datant de 1400.

Proche de ce dernier une sculpture datant de 2005 de la "Tarasque ". Mais qu'est ce ?

Un animal légendaire faisant partie du folklore provençal. Animal ressemblant à différents animaux, terrorisant les populations et détruisant tout sur son passage. C'est St Marthe qui l'aurait chassé en l'an 48.

Depuis l'an 1469 des fêtes sont organisées en juin. Inscrites en 2005 à l'inventaire du patrimoine culturel et immateriel de France et par l'UNESCO au patrimoine oral et immateriel de l'humanité.

Nous traversons le Rhône et c'est Beaucaire qui nous accueil avec un taureau et son port de plaisance.

Voila deux villes qu'il aurait été interessant de découvrir car elles nous semblent riches en histoire. Mais vu l'heure et la nuit qui arrive rapidement nous voulons nous éloigner de ces grands centre pour notre bivouac.

A un carrefour, un panneau indiquant les sentiers de randonnées avec une altitude qui nous donne le vertige!!

Nous nous trouvons un coin sympa à l'abri du vent et proche des vignes après seulement 21 km! nous en aurons parcouru plus en train....

Le lendemain par une magnifique journée du sud de la France et après 17 km nous arrivons a Arles que nous sommes bien décidé à visiter.

L' accès au centre ville nous oblige de quitter la viarhôna , nous restons sur voie cyclable et c'est très bien balisé.

Place de la mairie une aiguille ou obélisque datant de l'époque romaine de 20 mètres de haut.

Cette place est remarquable car derriere l'aiguille le beau batiment de la mairie et sur la droite la cathedrale Sainte Trophime datant de 1180 avec une entré aux sculptures et détails absolument fantastique.

En suivant des petites rues, tout à coup face à nous l'amphithéâtre, monument impressionant.

Construit à la fin du 1 er siècle après J.C sur une plate forme taillée dans la roche. Ces dimenssions 136 mètres de long, 107 mètres de large et 21 de haut il arrive au vingtieme rang des arènes du monde romain.

Les 28 rangs de gradins de " la cavea" permettent à 20 000 spectateurs de participer aux spectacles des fauves et gladiateurs.

Concernant les couloirs, escaliers et vomitoires nous retrouvons la même organisation qu'à Nimes, afin que les differentes classes ne se croisent pas.

Ici pas contre l'arène est constituée d'un plancher avec des systèmes de trappes et monte charge qui permettait de hisser decors et animaux.

Aux moyen âge une partie de l'édifice est démantelé et devient un lieu d'habitation et de refuge pour la population.

Les murs exterieurs sont renforcé pas quatre tours.

L'amphithéâtre se transforme en une véritable petite ville. Un grand programme fut mis en place pour sa rénovation.

Aujourd'hui dans les arènes se déroulent des spectacles de course camarguaise .

Une cocarde placée sur le front d'un taureau et retenu par les cornes doit être retirée par les razeteurs, nom donné à ceux qui s'aventurent à retirer la cocarde , et le taureau est un cocardier.

Vue sur les Alpilles depuis le haut de l'amphithéâtre.  

Les razeteurs sont des stars en camargue et ils existent un championat du meilleur razeteurs. La carrière d'un razeteur et d'un taureau durent environ dix ans. Leur fin par contre ne sera pas semblable!

En 46 avant J.C était construit un forum qui cumulait les fonctions administratives, judiciaires, économiques et religieuses. De ce batiment il ne reste que deux colonnes et un morceau de fronton.

Le théâtre construit en 40 avant J.C et terminé l'an 12 avant J.C. C'est l'un des premiers théâtre en pierre du monde romain.

Sa scène a des dimensions impressionante 50 mètres sur 6 et il pouvait accueillir 10 000 spectateurs. Le mur qui se trouvait derrière la scène était décoré de 100 colonnes il n'en reste plus que 2 debout.

Il s'y joua des pieces jusqu'en 400 après J.C, les chretiens interdire tout spectacle considérant que cela etait du ressort du monde païen.

Le théâtre comme l'amphithéâtre fut utilisé comme carrière, puis au VIII ème siècle il est intégré au mur d'enceinte, de cette periode reste la tour de "Rotland"

Le palais des podestats ( nom des maires à cette époque) du XII ème siècle était la maison commune lors du moyen âge, aujourd'hui intégré à la mairie.

Dans la roche, les bancs à degrés où se rendait la justice au XIII ème siècle par les consuls de la république d'Arles.

L'entrée encadrée de colonnes torsé, style dit "maniériste" , hôtel de la Lauziere du XVII ème siècle.

En 46 avant J.C. les romains construisent un canal reliant Arles à la mer et font d'Arles un grand port.

En 1888 Vincent Van gogh vient à Arles pour la lumière et la couleur de la provence. Il réalise une multitude de tableaux dont la plupart sont considéré comme des oeuvres majeures du 19ème siecle. Il peint entre autre se pont.

La viarhôna se poursuit le long du canal en direction de Port Saint Louis sur Rhône. Nous nous arrêterons avant, étape de 40 km et il est évident pas de dénivelé.


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Nous vous conseillons restaurant La Cavallerie. Ambiance sympa et repas gouteux.


La boulangerie Soulier et ses tartelettes à la lavande ou à la praline. Mais aussi du bon pain.


Office du tourisme très sympathique et compétant