Carnet de voyage

Après les deux extrêmes de l'Europe: l'Andalousie

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Nous sommes partis le 10 mai d'Alsace en vélo. 1 juillet au Cap-Nord, 5 janvier Tarifa, extreme sud. Maintenant douce remontée vers le nord: l'Andalousie
Janvier 2020
3 semaines
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Publié le 18 janvier 2020

Et voilà retour en Espagne ce jeudi, c'est incroyable comme dans notre vie des tas de choses deviennent habitude, routine ou normal et évidente.

Privé de celle ci peu de temps on se rend compte de toutes ces petites choses que l'on ne voit plus et qui agrémentes nos journées, nous rendent heureux quoi!!😊.

Une plage propre et pouvoir profiter de la douce chaleur du soleil sans être harcelé,

une petite place silencieuse et paisible,

des vaches grasses qui pâturent dans une belle herbe verte.

Pédaler sans anxiété !!! Nous prenons la direction de la pointe de Trafalgar. Comme le bateau est parti avec plus d'une heure de retard nous allons nous trouver un bivouac juste avant Barbate avec un peu de difficulté car beaucoup de terrain militaire. Mais nous trouvons toujours, ici au bord d'une lagune.

Que c'est agréable de retrouver le bivouac sauvage. Pour nous c'est vraiment synonime de liberté. L'un de mes plus grands plaisir, faire ses besoins dans la nature face au soleil levant! Quoi de plus beau!!! ( on évite quand même la photo ) 🤣

Vendredi 17 janvier, temps un peu couvert, nous arrivons à Barbate ou nous recherchons le marché pour nous ravitailler. Nous aimons l'ambiance de ces marchés couverts Espagnol, bien décoré

aux legumes appétissants et joliement présentés.

Cela donne envie de mijoter des bons petits plats. C'est sûrement l'une de mes frustrations dans ma vie de voyageurs ne pas pouvoir cuisiner. Casse croute en face de l'océan, la pointe de se découpe dans le ciel.

Et une belle porte ouverte sur l'avenir et la liberté!

De toutes petites fleurs finement décorés par le pinceau de l'univers agrémente notre montée.

Une descente et voici face à nous le cap de Trafalgar.

Nous voulons nous promener dans le parc naturel qui domine des falaises, visiter la ville de Vejer alors nous nous installons dans un camping.

La pointe de Trafalgar,

un phare

et une belle plage

ce lieu ne fut pas toujours aussi paisible. Nous sommes le 21 octobre 1805, proche du cap de Trafalgar, à la demande de Napoléon Bonaparte qui rêve d'envahir l'Angleterre une coalition Franco-Espagnole 33 navires representant 2600 canons affrontent la flotte Anglaise 27 navires pour 2200 canons.

L'amiral Anglais Nelson utilise une tactique inhabituelle, en isolant puis capturant les bateaux de tête et de queue. Cette astuce surprend l'amiral Français Villeneuve qui subit un désastre 4000 morts et 3000 blessés, pour les Anglais 400 morts et 1200 blessés. Quand à Napoléon il perd tout espoir d'envahir l'Angleterre.

Cela a donné naissance à l'expression " Un coup de Trafalgar".

Nous utilisons nos vélos libérés de leur chargement de baudet pour nous rendre à l'entrée du parc et effectuer une balade de 6 km; jusqu'à la torre del toja qui domine des falaises de 100 mètres de haut. Dans cette forêt de pins parasols,

le silence, les parfums, la grace des fleurs. La joie de l'émerveillement face à la vie.

Et tout à coup ces falaises balayés, formatés par l'océan et le vent depuis des millions d'années.

Splendide, magnifique, grandiose, merci la nature pour ce moment de paix!!!

Pour terminer cette journée la splendeur, la plénitude d'un coucher de soleil qui nous remplit d'energie.

Samedi nous le savions, le ciel bleu et le soleil Andalou nous a quitté et c'est dans le brouillard que nous rejoignons le village de Vejer de la frontera perché sur un promontoire à 200 mètres au dessus de la mer.

Depuis le village normalement une vue magnifique sur tous les environs tanpis ce ne sera pas pour nous.

Vejer l'un des plus envoutant village blanc d'Andalousie ,

Avec le brouillard cela fait plus blanc que blanc..... 

rues étroites et tortueuses,

escaliers,

pavage,

maisons blanchies à la chaux,

patios luxuriants. Tout l'héritage mauresque.

Mais avant tout, ici la femme portait la " cobijada"

coutume du monde arabe.

Cet habillement terrible pour les femme perdura jusqu'à la fin de la dictature 1976. Aujourd'hui il réapparaît lors de fêtes folkloriques.

Mon avis personnel je suis opposé à toute religion car quelquelles soient elles avilissent la femme et ceci n'est pas acceptable.

La femme et l'homme sont complémentaire et dans un voyage comme le nôtre où depuis 8 mois nous sommes ensemble, la réussite n'est possible qu'a la condition de l'échange , de l'écoute, du partage et de l'harmonie.

La muraille de Vejer fut construite au moyen âge, décrivant un polygone irrégulier en raison du terrain. Jallonée de tours et de 4 portes construitent entre le X et XII ème siècle.

L'église Divino Salvador est construite au XV ème siècle sur ancienne mosquée.

Le porche d'entrée du couvent de las Mougas aux pierres bien élimé par le temps, aujourd'hui un musée.

La Plaza de Espana avec sa fontaine ornée de carreaux Sevillons.

Sans oublier les " Molinos de viento" les moulins à grains disposés autour de la ville, il en existait 7 nous n'en voyons plus que trois.

Notre visite effectué, nous reprenons nos vélos et filons sur les 12 km nous séparant du camping car la pluie arrive.

Belle découverte ce cap de Trafalgar nous connaissions l'expression mais pas l'histoire et cette ville de Vejer.

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Publié le 21 janvier 2020

Tout d'abord merci de votre compréhension et soutien lors de nos étapes Marocaines.

Cela nous fait chaud au coeur de savoir que nous sommes suivis et lus avec tant d'assiduité et n'hésitez pas à nous laisser un petit message un avis ou même une question, nous tenterons d'y répondre selon le temps que nous avons et l'efficacité du réseau.

Un peu de pluie dans la soirée et la nuit mais ce dimanche matin le ciel est relativement dégagé et les doux rayons du soleil nous réchauffent. Par contre vent d'ouest nous l'aurons dans le nez toute la journée, notre direction étant plein ouest pour rejoindre Cadix.

Conil de la Frontera se repère de loin toute blanche accrochée à la colinne.

A la sortie de celle-ci de la musique très forte résonne. Portant notre regard pour chercher d'où peut provenir cette ambiance, devant nous des voitures de police et beaucoup de monde sur la route. Apparaissent des chars bien décoré, tient un défilé??

Nous arrivons à la hauteur des derniers chars, du monde partout qui chante et boit.

Devant c'est une longue chenille de chars représentant des associations, club de sport voir corporation de vignerons.

Nous remontons doucement le défilé des Espagnols nous saluent , et nous regrettons bien la barrière de la langue.

Plus on avance vers la tête du cortège qui s'étire sur prêt de deux kilomètres et plus l'âge des personnes avancent. Magnifique voici des cabalieros sur des chevaux, très fier.

Castagnette, tambour les gens dansent,

mais bien sur!!! C'est en l'honneur de San Sébastien.

Sacrés Espagnols qui ont festoyer du 18 décembre au 6 janvier, ils remettent déjà çà!!!🤪

Nous aurions bien pris un peu de temps avec ces Espagnols mais nous avons réservé un RBnB sur Cadix et il nous faut arriver dans l'après-midi midi.

La route sillonne au milieu de forêt de pins, puis une nationale et pour atteindre Cadix pas le choix une autoroute sur 14 km

On s'habitue aux autoroutes et du coup on dépote car le revêtement est bon. Nous approchons, au loin le fort de Santa Catalina

Nous voici arrivé, un beau patio comme accueil.

59 km le vent dans le nez ça fait les muscles...

Apres notre installation nous partons flâner dans les rues de la ville pour nous impregner de son atmosphère, celle-ci nous ravie.

Cadix,"La belle de Cadix" qui ne connait pas l'air de cette opérette de 1945 chanté par Luis Mariano??

Mais Cadix c'est une ville chargée d'histoire depuis 1100 avant J.C ,les Pheniciens, les Carthaginois, les Romains, les Wisigoths, les Musulmans et finalement les Chrétien.

Bien souvent les villes que nous passons le dimanche sont tristes et parfois un peu lugubre. Cadix est vivante du monde dans les rues qui résonnent de cette langue chantante. Les facades nous enthousiasmes avec leurs oriels.

Les rues sont imprégnées de son histoire, palacio de Los Mora style neo romantic du 19 ème siècle. Bel exemple d'architecture typique de Cadiz.

Des facades très originales!

Ici le soubassement des maisons jusqu'au premier étage sont construite en pierres coquilléss, roche locale du bord de mer. En regardant de prêt on aperçoit une multitude de petits coquillages. Cela donne un style très particuliers.

Cadix c'est aussi la mer, la gastronomie dont les vins de Jerez,

Le carnaval, les liens historiques avec l'Amerique ( c'est d'ici que parti le deuxièmes voyage de Christophe Colomb), un dynamisme culturel avec sur les murs du mercado des dessins de Rebecca Dautremer illustratrice de jeunesse francaise, dont nous vous presentons nos préférés.

Laetitia au soir d'une longue étape...

Une escale obligatoire pour les croisières

Majestueuse la cathédrale dont la premiere pierre fut posée en 1722 se dresse, dominant la ville au milieux de toutes ces ruelles inextricables

Eglise Santiago  

Vue sur la ville avec en premier plan le mur du théâtre romain

Ci dessous Arco de los Blanco, porte du quartier médiéval du 17 ème siècle

Hôtel de ville

Nous terminerons cette decouverte par un coucher de soleil qui met le feu à la cathédrale.

Je suis tombé amoureux de ces entrées avec patios.

Une tempête sévit sur la côte méditerranéenne Espagnole, forte pluie, neige dans les hauteurs.

Pour l'instant nous sommes épargnés mais nous hériterons de la cette perturbation, du très mauvais temps est annoncé de mercredi à samedi avec de violents orages. Nous allons resté dans un petit appartement à Cadix, nous allons donc encore vous reparler de cette belle ville.

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Publié le 23 janvier 2020

En ce lundi matin nous partons pour visiter Cadix, la tempête sévit sur la côte méditerranéenne et ici nous commencons à en ressentir les effets avec un vent violent froid.

Le soleil est présent et surtout dans nos coeurs. Cadix est une presqu'île construite sur un rocher.

La vieille ville est confinée face à l'océan sur un espace faisant 1200 mètres de large pour 1800 m de long.

Cadix c'est un mariage entre la mer, la verdure, l'histoire, l'architecture, la religion, le carnaval, le flamenco, la gastronomie, lourde gageure que de vous faire découvrir tout cela!

Coté mer des fortifications et châteaux pour faire face aux attaques de belligérants et de pirates. Un porche pour emprunter le Passeo Fernando Quinones

qui nous amène au château San Sébastien, fermé au public. Une balade sur ce passage permet d'avoir une vue sur la ville.

La plage " la Caleta", au milieu trône les bains de la Palma

et dans la crique un petit port de pêche où les goélettes regardent passer un géant de la mer.

A l'extrémité de la plage, le château de Santa Catalina, forteresse qui s'élance dans la mer de forme octogonale, avec une place d'arme entourér de différents pavillons et d'une chapelle.

Dans les batiments des expositions de photos et dessins d'oiseaux locaux magnifique!s! En voici un qui nous remercie d'avoir apprécier ces congénères figés sur le papier.

Je vous parlais de verdure, deux beaux parcs se succèdent. Celui d'Alameda Apodaca où trônent des ficus aux troncs impressionant,

fontaines,

lampadaires, bancs en céramiques aux multiples couleurs,

parterre en damier.

Un peu plus loin nous trouverons le parc Genoves aux nombreuses espèces botanique de differents pays du monde tels ces cactus,

ce dragonnier des canaries,

un kapokier ayant pour surnom " arbre bouteilles" ou "baton ivre",

arbre chevelu.

Grotte et cascades agrémentent la promenade.

Apres cette mise en bouche nous sommes prêt à pénétrer les entrailles de la ville pour le plat de résistance.... Et quoi de mieux que le mercado avec une belle ambiance.

Légumes, charcuteries,

poissons,

bar tout est fait pour faire craquer les épicuriens que nous sommes. Et vive les tapas!!!😋

Mais aussi une belle architecture qui nous rapelle les stoas de la Grèce antique.

Dans ces rues très étroites la circulation est autorisée comme les croisement sont à angles droits pas facile pour les voitures... les angles des maisons sont protégés.


Nous voici dans le " bario de la viňa y Teatro" .

Ce quartier le plus populaire de la ville, ici avant le XVIII ème siècle était cultivé la vigne, puis c'est devenu le secteur des pêcheurs. Aujourd'hui ce quartier est célèbre pas sa grande tradition du carnaval qui se prépare dans le Théâtre Manuel de Falla ce dernier est surnommé " le temple des briques rouges ".

Sur les façades des maisons des poèmes dédiés au carnaval.

De ruelles en ruelles, impossible de ne pas s'extasier devant ces patios.

Bizarre cette façade avec toutes ces plaques commémorative? 🤔

Oratorio San Felipe Neri, haut lieu de l'histoire Espagnole, voir internationale que nous méconnaissent. Cette église baroque a été le siège du parlement qui a adopté la constitution de 1812, une constitution moderne qui servi de modèle en Europe même en Amérique.

Cadix des églises en veux tu en voilà avec des intérieurs chargé que nous apprécions pas du tout.

Mais aussi sur de nombreuses maisons des céramiques religieuses.

Ces ruelles nous ramenent en bord de mer et la nature est là avec des palmiers qui innocement on grandit pour faire fructifier notre immagination.

Le Goeland veut se faire photographier non seulement à notre approche il ne fuit pas mais il prend la pause.

Un peu plus loin ses congénères jouent avec le vent qui nous glace.

Nous voici sur la plaza Espana. En 1912, en l'honneur du centenaire de la constitution signée à Cadix, ce monument très symbolique est érigé.

La partie la plus basse représente un hémicycle et un fauteuil présidentiel vide.

Plusieurs silhouettes tiennent des textes de la constitution et sur les côtés des figures de chevaux symbolisent la paix et la guerre.

La Puerta de Tierra, monument militaire défensif qui protegeait l'entrée de la ville

aujourd'hui symbolise la frontière entre la vielle ville et la ville moderne que nous avons traversée à notre arrivée. Un ensemble d'immeubles sans âme. A un jet de pierre de ce monument militaire la sculpture d'un oiseau qui symbolise la paix.

Dans tous les pays que nous avons traversés l'histoire parle de guerre. A quoi ont elles servies toutes ces guerres??

Ce XXI ème siècle ne devrait il pas être le siecle de la paix?? Les Hommes ne devraient ils pas enfin evoluer, grandir regarder que toutes ces guerres sont inutiles! Ne devraient-ils pas oeuver pour un monde de paix!!!

Nous les pays riches avons la force de conduire la paix, ne faisons nous pas le contraire en déplaçant les guerres dans les pays plus pauvres ??

Ne faisons nous pas le contraire en menant une haine entre nous? Le fonctionnaire, l'immigré, le chômeur, le riche, l'homme politique, les jeunes, le voisin et parfois même sa femme.

Espagne pays de la constitution la plus moderne et qui 124 ans plus tatd tombe dans une dictature????

Le voyage ne laisse pas le cerveau tranquille, oblige de toujours s'ouvrir l'esprit.

C'est sur ce questionnement et cette discussion que nous terminons notre première journée de visite

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Publié le 26 janvier 2020

Ce matin rendez vous avec l'histoire et le théâtre romain. Il fut découvert par hasard en 1980. Il date du premier siècle avant J.C , c'est le théâtre le plus ancien et le plus grand (20 000 places) retrouvé en Espagne.

Les fouilles sont limitées du fait des immeubles qui sont à proximité. On peut se promener dans la galerie qui se trouve sous les gradins

mais ce qui est surtout intéressant ce sont les reconstitutions soit par maquettes ou en 3D qui donnent l'idée de la beauté et du faste de ce lieu.

Cadix se divise en différents quartiers nous avions visité celui de vinas c'est là que nous logeons, nous voici dans le quartier de Santa Maria,

où se trouve le centre de flamenco et on y croise de grandes dames. La perla de Cadix, cantaores gitane ( chanteuse de flamenco)

Conchita Aranda Fosa

et Mariana Cornejo .

De ce quartier nous arrivons sur la plaza San Juan de Dios, construite au XV ème siècle sur des terrains gagnés sur la mer. On y trouve la mairie.

Et d'autres riches batiments qui démontrent le boom économique que connu la ville grace au commerce avec l'Amérique. D'ailleur la place se trouve en un lieu stratégique tout proche du port et de la gare.

Nous voici dans le quartier Barrio del Populo, le plus vieux quartier de Cadix, la ruelle la plus étroite de Cádiz, ancien lieu d'échange de marchandises illégales.

Maintenant fermée et porteuse d'une petite légende sur un capitaine français qui, pendant la guerre d'indépendance, est tombé amoureux d'une femme de Cádiz. Elle a fait semblant de rendre la pareille pour sortir son petit ami de la prison, mais a fini par succomber aux charmes du Français, leurs rencontres se passaient dans cette ruelle.

Un gobelin garde l'entrée de la ruelle et il est de tradition de l'atteindre avec une pièce de monaie pour se porter chance.

Quand nous visitons nous avons plutôt tendance à lever la tête afin de voir les architectures interessantes mais parfois il faut savoir aussi baisser la tête non pour éviter une déjection canine car les Espagnols sont très propre à ce sujet. Ceux qui promènent leurs chiens ont tous une bouteilles de désinfectant pour asperger le lieu où le chien à déposé son trésor liquide ou solide! Non il faut regarder où l'on marche car l'on voit ceci....

"Ne jetez rien,la mer commence ici" 

Le marché aux fleurs, proche du mercado est une petite place conviviale avec de nombreux bars dominée par la poste.

Cadix et ses environs ont une richesse viticole après le Xères nous dégustons un Manzanilla. A notre grande surprise c'est un vin blanc de voile qui ressemble au savagnin Jurassien. Comme nous sommes des adeptes des vins du Jura nous allons nous régaler de ce doux breuvage qui caresse notre gosier avant de se répandre dans notre corps et de laisser à nos papilles gustatives ce parfum typique des vins voilés.

Nous vous avions déjà parlé du turon patisserie surtout mangé dans la période de Noël par les Espagnols. Ici nous trouvons le turon de Cadix très spécifique et dont nous raffolons.

Le temps s'est mis à la pluie et l'orage, le moment est venu de visiter les musées. Nous commencerons par celui de la marionette.

Toutes les explications sont en Espagnols mais cela n'est pas gênant, le musée nous transporte dans un autre monde.

Poétique, humoristique,

de differents pays et époque comme ces marionettes du 19ème siècle.

Un large éventail de la marionette mais aussi un petit théâtre de doigts

tout cela est joie pour le stimulus visuel. Et de plus l'entrée est libre. Les grands y trouvent aussi beaucoup de plaisirs.

Ce vendredi matin entre deux belles averses nous prenons l'air car nos jambes réclament du mouvement.

Nous longeons la mer, au milieu de la plage les vestiges des fortifications,

on se rend bien compte comment l'océan regagne du terrain. Aujourd'hui d'énormes blocs de béton empêche ce dernier de continuer son avancée. Mais n'oublions pas

" la nature est l'arbitre suprême " dixit Mike Horn.

Un beau bâtiment attire notre attention à l'intérieur une exposition de sculptures d'un Néerlandais parti vivre à Caracas. On reconnait bien le couple de cycliste Hollandais.

Don Quichotte très stylisé.

Et un nue à la pause équivoque

Au début de la calle Sagrada une visite de vestige romain. Une usine de salaison de poissons.

Toute l'histoire du travail autour du poisson de l'époque romaine est raconté en video.

Une carte nous montre la Cadix sous l'empire romain.

Entrée gratuite, il en est de même pour le musée Las Cortes érigé en commémoration de la constitution de 1812. Un immense tableau fige fidèlement l'instant où celle-ci fut lut au peuple.

De nombreux tableaux d'hommes politiques, militaires ou religieux de l'époque, une urne électorale datant de 1837

et le clou du musée une très belle maquette en ivoire et acajou représentant la ville.

L'escalier en marbre dominé par un vitrail marquant le centenaire de cette constitution.

Nous repassons devant le théâtre et les gens font la queue devant la billeterie très originale.

Le ciel est noir et la pluie nous rattrape

cela donne aussi un certain charme.

Ce samedi, nous attendons demain et le soleil avec impatience, en attandant nous retournons sur le marché

et sa joie de vivre...😋

Pas ininteressant d'être coincé par la pluie, cela nous à permis de construire des projets pour les 3 ans à venir que nous allons garder au fond de notre coeur pour l'instant. Nous souhaitons vous garder comme fidèle lecteur au long de ces périples.😉


Un derniet petit tour dans Cadix et visite du musée d'art contemporain avec des tableaux aux peintures fluorescentes

Une vision de la vie du Christ adaptée à nos temps modernes.

Ha ces patios!!!

Le soleil revient pour un beau couché sur la baie de Cadix.

Dimanche quel bonheur de retrouver nos destriers, que nos jambes tournent comme des manivelles bien huilées et direction Cordoue!!!


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Musée de Cadix : gratuit et intéressant au niveau archeologique. Interdit de prendre des photos


Patisserie: especialidades y confiteria el populo. 16 calle pelota. Petit turon de Cadix excellents!

Vin: Despacho de vinos. bons vins et fait deguster. Conseil le vin de manzanilla

Le mercado: bons produits et nombreux bars a tapas.

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Publié le 29 janvier 2020

Pour quitter Cadix il nous faut traverser la baie en bateau . Les deux ponts automobiles étant interdit aux vélos. Nous arrivons au port, on nous annonce que suite à de mauvaises conditions maritimes il n'y pas de bateau, celui-ci est remplacé par un bus.

Nous déshabillons nos vélos pour les charger dans la soute et c'est parti!

Au revoir Cadix!!

Trajet en bus terminé nous longeons l'océan. Le ciel est d'un bleu limpide lavé par la pluie de ces derniers jour. Après ces intemperies et maintenant la chaleur la nature laisse s'envoler un assortiment d'effluves envoûtantes. Quelques petites fleurs et nous nous croyons au printemps. D'ailleur la chaleur lors de notre pause casse croute de midi nous transporte en été.

En ce moment nous avons des écarts de températures impressionantes de 20° dans la journée cela descend à 4/ 5 ° la nuit.

L'ocean même si il n'a pas toujours les couleurs charmeuses de la Méditerranée nous donne une sensation de mouvement, de grande force, de vie.

Nous arrivons à Chipiona, l'Espagne est encore bien marquée par ses 40 ans de franquisme avec une forte présence religieuse imposant un catholicisme extrême. Impressionant ce rond point.

A la punta del perro nous appercevons l'estuaire du rio Guadalquivir.

Sanlucar de Barrameda se situe à l'estuaire, qui est très large.

Nous disons aurevoir à l'océan car pour quelques temps nous nous enfoncons à l'interieur des terres.

Sanlucar de Barameda ce n'est pas seulement l'estuaire mais le coeur du vignoble dont est issu le Manzanilla.

En direction de Trebujena que nous apercevons au loin

le paysage triste d'une grosse agriculture céréalière s'impose à nos yeux avec de suite un souci - dans ce désert, pas un arbre, pas une prairie où allons nous trouver refuge pour monter notre cabane?

Au loin, en observant bien, j'aprecois un chemin qui part au pied d'une colline avec des espaces herbeux.

Nous avons déjà 83 km au compteur et le soleil ne vas pas tarder à décliner. Nous nous engageons , une partie goudronner puis une partie très caillouteuse, nous posons pied à terre.

A la sortie de ce passage la terre glaise humide sur quelques mètres bloque nos vélos.

Nous demontons nos sacoches, heureusement avec la méthode Ortlieb c'est rapide et les portons jusqu'à l'emplacement repéré de notre bivouac.

Le nettoyage des vélos sera pour demain pour l'instant nous avons faim et prenont notre repas avec le coucher du soleil.

Nous l'invitons à revenir le lendemain pour nous accompagner. Dès qu'il disparait la fraîcheur se fait sentir. Après 5 jours en appartement nous n'avons pas perdu notre efficacité et nos rituels, ce qui fait que rapidement nous sommes à l'abri dans notre cabane. Bonne nuit😴


Après une bonne nuit au calme il ne nous reste plus qu'à renouveler l'opération d'hier au soir.

Les traces sont celles d 'hier au soir

Comme les vélos on déjà eu droit à un premier " débouage", opération portage.

Maintenant c'est les chaussures qui on besoin d'un sérieux " décrotage"

C'est inimaginable ce que l'on peut trouver dans la nature, un casque pour l'équitation!!!

Il nous arrive souvent de faire les éboueurs de l'environnement. C'est notre manière de remercier la nature qui nous offre un petit coin pour bien dormir.

Nous reprenons la route, Trebujina,

Lebrija, Las Cabezas, nous prenons au soleil le repas de midi.

L'après midi nous avalerons ville et villages, mais nous sommes dans la "beauce" Espagnole avec des routes à fortes circulations. Qu'une chose à faire pédaler. Utrera, Arahal, Paradas, Marchenal.

Après Paradas nous espérions trouver un endroit pour bivouquer mais impossible de quitter la route où nous nous retrouvons dans la même situation qu'hier au soir.

Nous sommes à Marchenal avec 105 km au compteur et 580 de D+, et il est 18h15. Pas de camping dans cette ville, alors que nous nous appretions à rejoindre un hôtel, l'idée nous vint de faire un tour du côté du cimetière. Un virage, un beau raidillon et moment important dans notre voyage!!! Nous passons les 100 000 mètres de dénivelé positifs. Nous venons de grimper environ 11X l'Everest!!!

Derriere le cimetière sous le regard du clocher de la chapelle, une plate forme juste pour notre tente!!!🤗

Un bon plat de pâte carbonara, un massage et une belle nuit pour rejoindre Cordoue demain.


Ce matin le ciel est gris et l'air est frais, nous avons 40 kilomètres à couvrir sur une nationale pour atteindre Ecija . Il y a peu de circulation, quelques petites côtes mais en se relayant régulièrement nous tenons une bonne moyenne. Nous arrivons à la viĺle à 11h15, peu importe l'heure nous avons faim, un parc de jeux pour enfants, des bancs et un petit rayon de soleil tous les ingrédients sont réunis pour notre repas.

Requinqué nous repartons il nous reste 50 kilomètres jusqu'à Cordoue. Le paysage change de grands champs de céréales, nous passons à d'immenses oliveraie.

Ici culture facilement mécanisable qu'elle difference avec la Grèce où nous étions il y a un an , les oliviers y poussent au milieu des roches ou dans des pentes très raides. La concurence n'est pas équitable!🤔

Le profil du terrain change aussi, les collines se succèdent

avec des descentes vertigineuses où il faut bien controler sa trajectoire vu le mauvais revêtement et des côtes qui se transforment en mur et tout cela pour la première fois en Espagne des voitures qui roulent très vite et ne prennent pas gare à nous.

Au sommet de l'une de ces côtes Cordoue se présente à nous.

Mais il nous faudra encore une bonne quinzaine de kilomètres avant d'arriver au coeur de la ville où nous avons réservé un RBnB.

Cela nous donne l'ocasion de passer le pont romain et de faire quelques photos avec nos vélos.

Le voyage en vélo c'est aussi pour nous un plaisir sportif et sur des étapes où il n'y rien à visiter ou contempler nous aimons pousser sur les pédales et faire monter les pulsations 💓.

Hier et avant hier ce chouette , mais aujourd'hui grand plaisir car ce soir notre compteur nous donne une distance de 108km, pour un D+ de 796 mètres avec une moyenne de 20,200km/h.🤩

C'est un réel plaisir que sentir les muscles qui on fournis un bel effort!

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Publié le 31 janvier 2020

Je pourrais vous présenter Cordoue au rythme de notre découverte.

Cette ville est d'une grande richesse, époque Romaine avec cet ancien temple

puis devient l'une des villes les plus impotante d'Europe au moyen-âge imaginé à l'époque une bibliothèque de plus de 400 000 volumes, 100 mosquées, une université des sciences.... Je me demandais comment j'allais pouvoir vous en parler.

L'interet de vous présenter une ville est de partager non seulement son patrimoine culturel , mais aussi son âme et ce qu'elle à fait vibrer en nous. Le partage, l'échange est une richesse en soi!!

Le matin de notre deuxième journée nous avons visiter la tour de " La Cala Horra" musée des trois cultures. La clef pour vous parler de Cordoue.

Nous sommes sortie de ce musée, époustouflés, abasourdis, médusés.

Ce n'est pas le lieu qui nous fit cet effet même si il est très beau

et tout y est très bien présenté mais c'est l'histoire raconté dans l'audio guide.

Pour entendre ce qui va être dit il faut avoir une ouverture d'esprit car il va être beaucoup question de Dieu. Mais pas un Dieu comme nous le propose les religions, un Dieu universel, d'amour qui nous donne des facultés que nous avons le devoir d'exploiter, un Dieu en qui nous vivons, nous nous mouvons et nous sommes. On nous présente quatres personnages clefs de l'histoire de la ville tous influencé par le philosophe Aristote :

- Alfonso X le sage, roi de Castille et de Leon. Erudit, il coopère avec juifs, musulmans et chrétiens.

- Maimonides Moise, rabbin séfarade du XII ème siècle. Il fit une synthèse entre la révélation et la vérité scientifique.

- Ibn Arabi, théologien, juriste, poète, métaphysicien, et philosophe. Sa vision une rencontre entre intelligence, amour et connaissance.

- Averroes; phylosophe, théologien, médecin musulman andalou; grand cadi ( juge suprême).

Même pour des agnostiques comme nous leurs reflexions d'il y a 1000 ans méritent méditation sur ce monde actuel.

Voici quelques une de leurs pensées : L'orient et chrétiens communiaient dans la même puissance,de la science et de l'amour de la foi. Tous étaient d'accord que les religions croient en un même Dieu avec des noms differents. Les Hommes ne doivent pas agir par crainte de l'enfer ou du paradis mais pour soit, selon ses devoirs.

Ibn Arabi, musulman dit ceci à une question qu'on lui posait sur la femme. - la femme mérite le même respect que l'homme, ce n'est pas juste une servante elle est son égale. -.D'ailleurs toute la nature mérite notre respect et c'est notre devoir, c'est la création de Dieu, car nous sommes sont souffle.

Nous sommes dans la période de la Convicencia, concept historique d'entente des religions dans l'Espagne médiévale. Même si tout n'est pas rose cette période fait rêver en ces temps moderne ou la haine avance doucement tel la mèche enflammée qui s'approche du tonneau de poudre.

Le voyage et la sympathie des gens que nous rencontrons donne l'espoir que nous saurons l'éteindre à temps si comme nous le souflait ces érudits nous savons écouter ce souffle qui est en nous. Ces hommes par leurs pensées, leurs partages esperaient influencer toute l'Europe. Mais ils avaient leurs détracteur et on connait la suite de l'histoire du monde....

Nous rentrons dans cette ville par la porte D'Almodavar,

à partir de cette porte jusqu'au pont romain nous remontons le temps. Revivons en rêve, l'époque ou Cordoue était la plus grande ville d'Europe et le centre d'initiation de la culture du X eme siecle au XII ème siècle.

Le quartier juif, inscrit au patrimoine mondiale de l'Unesco. Un entrelacement de petites ruelles où les murs des maisons blanchis à la chaux et fleuris donne la sensation d'être dans un gros village.

Nous arrivons au site qui fait le prestige de la ville,

la mosquée cathédrale de Cordoue, déclaré patrimoine mondial et passa en juin 2014 au rang de valeur Universelle Exeptionnelle.

Ancien temple romain qui devint église puis mosquée

et dans laquelle fut érigée en son centre une cathédrale.

C'est un monument majeur de l'architecture islamique témoin de de la présence des musulmans à partir du VIII ème siècle.

En 786 la mosquée primitive fut construite, elle connue un premier agrandissement en 833 sous le règne d'Abderrahmane II, en 951 son successeur fit construire un nouveau minaret de 40 mètres de haut.

En pleine période de splendeur politique, sociale et culturelle de la ville le calife réalise un nouvel agrandissement le plus creatif de tous afin de renforcer la beauté du mirhab.

Le Mirhab ici dépasse le rôle de niche à prière. Le travail ornemental des mosaïques, la coupole en pendentif donne une force expressive à ce lieu.

L'an 991 vera le dernier agrandissement sous l'ère musulman. En 1236 a lieu la première messe catholique et 1489 voit la construction d'une première chapelle

et 1523 les débuts de la construction de la cathédrale qui intégrera les nefs califales.

L'ensemble fut consacré cathédrale de Ste Marie. C'est la grandeur de l'histoire qui s'ebauche avec une forêt de colonnes ( 900) , des arches, des coupoles et des hotels baroques qui donnent un sacré mélange architecrural.

Cette proximité de deux relegions donne à ce lieu une atmosphère très particulière.

Et comme Laetitia trouve les bons plans il faut savoir que la visite est gratuite de 8h30 à 9h30 nous y sommes retourné le lendemain pour encore mieux ressentir, contempler et nous impregner des émanations sacrées de ce monuments. Le patios des orangers, ancienne cour des ablutions devient une cour chrétienne, les orangers sont alignés sur les colonnes de la salle des prières.

La tour clocher,

ancien minaret

est le fruit d'apport constructifs differents ce qui lui confère l'aspect particulier qu'il presente. Les 107 marches grimper, voici le spectacle de la ville,

les cloches

et surtout dominé la mosquée cathedrale donne vraiment la sensation du côté extraordinaire de ce lieu.

Nous quittons ce lieu après notre heure de visite pour laisser place à l'office.

Les portes extérieurs nous impressionnent tel la porte du Sabat

ou encore la porte de San Sébastien.

Nous continuons la découverte de Cordoue et nous arrivons dans l'ancien souk

aujourd'hui reconvertis pour l'exposition et la vente de produits d'artisans locaux

et ou se trouve aussi le musée du taureau.

Nous voici sur la place de Corredera au façade chatoyante avec un petit marché couvert, tout cela manque de vie en cette saison.

Une jeune fille arrosant des fleurs remet du baume au coeur.

L'architecture des façades changent, fini les avancées elles laissent place à des balcons.

Nous arrivons dans des quartiers plus modernes et la place de Las Tendillas en est le coeur. Nous la reverrons de nuit.

Notre journée n'est pas fini retour au quartier juif,

direction la...

Celle-ci date du XIV ème siècle et c'est la seule existante en Andalousie. Les décorations en stucs sont impressionantes.

En 1492 quand les juifs furent expulsés d'Espagne elle devint un temple, puis un hôpital et enfin une école. C'est au XIX ème siècle qu'elle fur classée monument national.

Voici a présent, Les écuries royales

Elles sont visitables et comme nous allons au spectacle du soir nous avons aussi accès à la sellerie, nous qui avons eu des chevaux nous pretions attention à notre materiel mais là on est impressionné.

et à la répétition.

Pour ne pas effrayer les chevaux lors du spectacle qui en cette saison ce tient en interieur il est interdit de prendre des photos. Ce que nous avons préféré, c'est la danseuse de flamenco dansant en harmonie avec un cheval et son cavalier.

Avant d'aller au lit un petit tour dans la ville illuminée.

Demain nous attend encore une grande journée de visite.

Et il faut nous lever tôt car nous voulons vraiment encore une fois nous imbiber de la mosquée cathédrale.

Et nous ne sommes pas encore arrivé au pont romain!!!! En voici un aperçu de nuit!

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Publié le 2 février 2020

Ce matin retour à la mosquée cathédrale, ce lieu est extraordinaire.

Et il nous interroge, partout les rois catholiques lors de la reconquête de l'Espagne, anéantissaient tout de l'histoire musulmane.

Ici les autres mosquées, la bibliothèque... tout à été détruit sauf cette mosquée.

Est ce le fait qu'il y avait la convivancia? Est le respect de la beauté du lieu?

Est ce le respect d'un lieu sacré et de prière ?

Quel richesse pour nous que ce fut préservé!

C'est un lieu qui est beau de part l'harmonie des arches, c'est un lieu qui est faste de part son volume.

C"est lieu où nous nous sentons bien, apaisé, est ce le fait que cela fait plus de 1000 ans que des gens y prient?

Savez vous qu'en Alsace dans un petit village nommé Hunawhir, dans la même église se pratique toujours les deux cultes protestant et catholique? Et pourtant les Lutheriens furent pourchassé et massacré dans cette région! Alors....

Pour comprendre ce lieu il convient de respirer l'air mystique qu'il évoque.

Nous sommes plus attiré par les fines sculpture de l'époque musulman que l'art baroque des statues catholiques.

Le Mihrab

et sa coupole sont fascinant!

Nous quittons ce lieu enrichit

Le palais de Viana abrite la plus belle collection de patios Cordouans. Les patios Cordouans sont les héritiers d'une tradition méditerranéenne, ils sont le résultat de l'organisation de grandes civilisations telles que Romaine ou Arabe. Il existe de nombreuses sortes de patios avec des fonctions diverses.

Des patios seigneuriaux, des patios populaires, modernes, de travail, interieurs ou semis ouverts, aménagés en jardin.... Nous partons pour un voyage sensoriel et historique.

Chaque patio possède portes ou fenêtres ouvertent sur l'histoire. Le patio d'accueil, le symbole du prestige.

L'entrée principale de style renaissance datant du XVI ème siècle, les écuries

tout cela à été construit pour montrer le statut socio économique d'une riche famille de Cordoue.

Le patio des chats,

Le foyer médiéval, Il s'agit du patio des voisins le plus ancien de Cordoue.

Le patio des orangers,

il rapelle les jardins hispano-musulmans de par sa structure fermée et son atmosphère intime.

Le patio des grilles

ou l'exhibition du pouvoir. Réalisé au XVII ème siècle, s'ouvre sur l'exterieur par trois grilles de style manieriste avec pour fonction d'exhiber le prestige et le pouvoir de ses occupants.

Le patio de la Madame ou le goût de l'exquis.

Réalisé au XVIII ème siècle il s'agit d'un patio de style intime.

Le patio des colonnes,

un espace pour le XXI ème siècle. Construit dans les années 1980 dans le but d'avoir un espace destiné aux événements et célébrations.

Le patio du jardin, le plaisir de l'architecture végétale.

Pour suivre la mode le marquis souhaitait doter le palais d'un jardin. Le chêne vert du jardin à plus 4 siecles.

C'est celui où nous nous sentions le mieux, est-ce l'effet du chêne ???

Le patio du puit,

dans ce patio tout rourne autour du puit historique qui puise son eau dans le Colodro, un ruisseau souterrain, et dont il tire un debit suffisant pour alimenter en eau tous les patios du palais.

Patio des jardiniers ou le jardin vertical,

dénommé ainsi car il abrite le matériel. Il se distingue avec ces carreaux de faience qui l'ornent.

Patio de la chapelle,

invitation au silence. Datant du XVII ème siècle, il doit son nom à l'existence d'une chapelle.

Le patio de l'archive,

une oeuvre du XVIII ème siècle. Les archives du palais sont conservées dans la mezzanine. L'ornementation végétale discrète est pensée pour ne pas briser l'harmonie des jeux de portes et de fenêtres bleues.


L'Alcazar de Los Reyes Cristianos, datant du XIV ème siècle résidence des rois catholiques, construit sur une ancienne forteresse. Quatre tours,

permettent d'avoir une belle vue sur la ville, le Guadalquivir et le pont romain.

Des mosaïques romaines du 2ème siècle après J.C sont exposées pour notre plus grand plaisir. Elles sont impressionnantes par leur dimensions. Celle representant Medusa 2,60 x 2,55 mètres

et celle representant la scène du géant Polifemo et de la nymphe Galatea 4,10x 5,10 mètres.

Ce qui est impressionant c'est ce travail, des milliers de tessels juxtaposés pour donner vie à une scène.

Les jardins

Ce sont toujours des endroits reposants, l'eau, les fleurs, les oiseaux une représentation de la beauté de la terre.


Pour terminer un passage dans les bains arabes.

Cordoue c'est aussi des grandes avenues,

des statuts contemporaines

et nous ne nous privons d'un tour sur la place de las Tendillas pour ces batiments mis en valeur pas les éclairages. La fontaine devait avoir des jeux de lumière, surement en saison plus touristique.


Enfin le pont romain qui franchit le fleuve Guadalquivir ( dont nous avions vu l'estuaire il y a quelques jours). Toute la représentation de Cordoue qui en fait un pont entre l'Orient et l'Occident.

Une visite correct se doit d'avoir une partie culinaire nous avons été déguster une "salmorejo", soupe froide dont la base est de la tomate et de l'huile d'olives😋

suivi d'une soupe à base d'amande,

des beignets d'aubergines et une tarte au citron revisitée.

Nous quittons Cordoue sur notre faim non pas physique mais culturellculturelle. Il nous aurait fallu une journée de plus mais il n'était pas possible de louer plus longtemps.

Alors soyons heureux et comme Abbas IBN Firmas le premier homme qui déploya ses ailes dans ce ciel...vivons nos rêves. Le vent soufle...que notre esprit déploie comme lui ses ailes!

Aurevoir Cordoue avec un regard sur la callega de Las Flores, dans le quartier juif.



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Publié le 3 février 2020

Vendredi nous quittons Cordoue, je vous présente quand même le sympathique patio où nous étions hébergés.

Nous n'allons pas bien loin, une quinzaine de kilomètres pour aller visiter la Medinat Al-Zahra littéralement la ville brillante.

Entrée de la ville 

Vestige d'une vaste ville palatiale construite par le calife Abd-er-Rhaman III à partir de 936. Le calife voulant une rupture avec Bagdad, créa une nouvelle ville comme symbole de son pouvoir.

Ceci ne sont que des reconstitution qui donne une petite idée  

La ville est ravagé au tout début de la guerre civile de Al-Andalus en l'an 1010.

Une arche non rénové  

Pour raison d'entretien et de consolidation un certain nombres d'endroits dont les jardins n'étaient pas accessibles.

Une artiste locale a reproduit des dessins qui ornaient le palais avec des jeux d'écriture.

Au pied d'une colline, les ruines de la ville ne donne pas vraiment idée de sa grandeur et c'est à ce moment que l'on vénèrent les ancêtres d'avoir gardé et protégé la mosquée cathédrale.

Le soir nous nous trouvons une petite plate forme en pleine nature avec une belle vue.

Sur la colline,  le chateau de Almodovar  

Proche de nous des vaches meuglent, des oiseaux nous souhaitent bonne nuit et au loin Cordoue s'illumine.

Nous, nous sommes heureux de retrouver la nature.

Le lendemain matin beaucoup de brume mais pour ce 1 février il fait doux. Les cigognes elles aussi savent s'adapter aux temps modernes.

Le château d'Almodovar del rio se détache dans le ciel mais nous le contournerons.

Le long de cette route 431 qui nous amène à Seville nous roulons à un bon rythme mais l'arrêt s'impose nous arrivons à nos

☆☆ 15 000km !! 🤗 .☆☆

L'après-midi le soleil revient et c'est sous une chaleur estivale que nous continuons notre route.

Dans ces étapes de transition nous roulons au milieu de vergers d'orangers, oliviers, la plus part du temps bien protégés par des grillages rehaussés de barbelé! A croire que s'y cachent les oranges bleues du professeur Tournesol!!😅

Notre pause casse croute , grillage protégeant verger et nous servant pour sécher la tente mouillée  par une forte rosée.

Les amandiers sont en fleurs et le printemps chante dans nos coeurs.

Nous poserons notre cabane entre différents vergers après 89 km.

Dimanche le soleil brille, la température avoisine les 25°, nous roulons pendant 50 kilomètres et Seville est en vue.

Bel accueil dans notre RBnB,

pour l'instant nous allons nous instaler, nous reposer, écrire les étapes pour notre carnet de voyages afin de ne pas trop faire languir nos chers lecteurs! 😉

A partir de demain notre regard sur Seville ira au dela des ces murs qui sont déjà très typé et que nous voyons depuis notre balcon...

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Publié le 5 février 2020

Séville capitale de l'Andalousie, se situe dans une riche région agricole traversée par le Guadalquivir.

Joyaux d'un passé prestigieux et d'un présent riche et moderne. La tauromachie, le flamenco et les tapas font parties des arts de vivre de la ville.

Suivez nous, dans nos pas et avec nos yeux... Ce matin nous partons pour visiter l'Alcazar.

Au croisement de ruelles un escargot tente d'echapper à la ville qui se réveille...

L'alcazar de Seville plus de 1000 ans d'histoire. Ce fut un ancien site romain, lors de l'occupation par les Arabes en 712, ils y construisirent un palais fortifié.

La reconquête de l'Espagne par les rois catholiques; ils en firent leurs résidence royale.

Aujourd'hui c'est encore la résidence d'été de la famille royale, ce qui justifie à l'entrée un contrôle digne d'un aéroport!

L'alcazar de Séville est l'exemple le plus brillant de l'architecture "mudejar" .

Les Mudéjars sont des musulmans devenus sujets des royaumes chrétiens. Cette architecture se développe du XII au XVI ème siècle, elle resulte de l'application de techniques et materiaux musulmans à des édifices chrétiens religieux ou civils.

Nous entrons par une porte datant des forrifications arabes.

Mais dès notre entrée dans la salle de la justice datant de 1340...

Une émotion nous envahit, cette beauté, cette finesse, ce jeu des lumieres et de l'eau, cette harmonie des azulejos, du bois, du platre ciselé.

Nous sommes ebaubie, médusé, sidéré, stupéfié et ces sentiments ne nous quitterons plus de toute la visite.

Que dire et pourquoi parler?

C'est comme dans la nature quand vous vous retrouver face à un paysage immensément grand, il n'y a que le silence qui permet d'apprécier. Ici c'est pareil, regardons, admirons, scrutons les détails, observons, enivrons nous de ce faste, de cette beauté et pour en être extasier rien de mieux que le silence.

La richesse et l'intelligence de ces lieux en est bien là, avec régulièrement des patios pour retrouver le contact avec la nature, la force de l'univers.

Le patio del Yeso 

C'est le roi Pierre 1 appelé encore le cruel par les riches ou le justicier par le peuple, qui adorait se retrouver dans le patio de ses appartements pour regarder l'immensité des cieux la nuit. Je ne vais pas vous faire un cours d'hisroire car ici elle est très complexe de Ferdinand III à Charles Quint.

Alors regarder la façade du palacio del rey Don Pedro.

Avant toit en bois soutenu par des muquanas.

La voute du portail

L'histoire nous dit qu'il y a plus de périodes de paix et d'entente entre musulmans et chrétiens que de guerre.

Salle de l'amiral et salle des audiences où Chrisrophe Colomb rencontre des personnalités lors de son retour des Amériques.

Car Séville est aussi la ville de départ des grands navigateurs bien sur Christophe Colomb, Magellan...

Le retable de la vierge des marins

protectrice des navigateurs peint entre 1531 et 36. La vierge recouvre de son manteau entre autre Christophe Colomb en bas à droite.

Le plafond en caisson doré du XVI ème siècle donne une dimension à cette pièce.

Une vue sur le patio de la monteria

Alcoba real , l'alcove royale

Ici, le plafond 

où il est ecrit ceci en arabe:

"Le bonheur et la prospérité sont les privilèges accordés par le seul qui pourvoit au besoin des créatures." Alla!

Le patio des demoiselles

21 mètres sur 15 fut réaménagés par Charles Quint entre 1540 et 1572 où l'art mudejar

fait place au style renaissance italienne.

Il y a toujours une reine dans ces patios!!! 

Le salon des ambassadeurs où le roi recevait et décidait,

nommé aussi moitié d'orange dû au plafond.

Les hôtes etaient ils plus impressionné par le roi?

ou la grandeur et la beauté du lieu??

De pièces en pièces

nos yeux s'écarquillent et brillent comme celui de l'enfant à Noël

Le patio nous permait de nous appaiser!

Le bassin de Mercure

aux quatres coins un lion

protecteur de la statue du dieu

Soleil et jeux d'eau!!

Mosaiques plaisantes et colorées

Plusieurs jardins successifs

revisité entre 1911 et 1914,

mélange de jardin arabe et français agrémentés de differentes plantes: buis, myrthe...

Un peu partout des cabochons de mosaïque portant l'emblème de Charles Quint "plus ultra" qui signifie la grandeur de son territoire grace au jeu de mariage et d'héritage.

De voûtes en voûtes:

Les "moucharabiers", architecture specifique orientale qui par un dédale de tuyau crées une climatisation!!!

Le patio des poupées, lieu où aimait se reposer le roi Pierre premier,

il doit son nom à la presence de deux minuscules visages sculptés dans le stuc.

Pierre 1er vu son comportement avec la noblesse etait haï même par sa mère et il craignait pour sa vie. Il avait fait construire ce petit passage

qui lui permettait de rejoindre rapidement et incognito ses appartements intimes dont le patio des poupées. Quel plafond!!

ApreAprès 4 heures de temps nous terminons cette visite, le cerveau rempli d'informations, le coeur émerveillé et le ventre vide.

Pour la petite histoire, en quittant ce lieu 158 photos! Il fallu trier, sélectionner et j'espère que celles gardées représentent pleinement ce que nous avons vécu!🤩

Nous partons pour la visite de la casa de Pilatos, celle-ci est gratuite le lundi à partir de 15 heures. Nous ne perdons pas de temps et serons présent pour 14h30, heureusement car derrière nous la file d'attente devient interminable.

Content de ne pas avoir débourser 10€ par personne car nous fument déçu de cette visite.

Les jardins bloqués pour travaux, le lieu pas toujours bien entretenu. Un objet qui nous réconcilie avec le lieu car cela nous rapelle un moment merveilleux.

De plus ces murs recouverts d'azulejos nous donnent une atmosphère écrasante voir étouffante.

Après ce petit air de negativisme il y a quand même une belle architecture datant du XV et XVI ème siècle.

Les azulejos, les peintures murales, les voûtes,

les plafonds à caisson se placent au coeur du programme décoratif.

La nouveauté, ils empruntent des méthodes décoratives de la renaissance Italienne.

Et des jardins bien agréables avec ce beau soleil.

Dans ce palais se marie l'architecture mudejar, gothique et renaissance

Peut être notre cerveau saturait, après le magnifique alcazar? Cette visite fut rapide et du coup moins de photos a trier!!

Content de retrouver les ruelles,

le Guadalquivir et direction la tour de l'or.

Déception elle est fermée et ne pouvons la visiter. Au loin elle a une concurrente!

N'ayant mangé qu'un léger sandwich à midi nous prenons la direction de notre logis afin de ne pas se retrouver en hypoglycémie 😂

Au passage belle façade et grande

dame du flamenco.

Demain soir nous avons réservé pour un spectacle! A demain!!

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Ce mardi nous allons un peu flâner et ce sera notre journée flamenco avec visite du musée et ce soir un spectacle. En déambulant dans les rues pour nous rendre sur les lieux que nous voulons visiter il faut regarder partout et 👀👀paires d'yeux ne sont pas de trop!

La facade d'une ancienne église,

la statue d'une fillette, au premier abord amusante mais au symbole fort.

Clara Campoamor, qui contribua a la liberté des femmes

Une église coiffée d'une touffe d'herbe mais où sont les jardiniers!!!??

Une mosaïque au détour d'une rue, ici le flamenco est partout,

salle de spectacle, magasins spécialisés en robes ou tout autre articles, on sent que la ville vibre aux sons de cette musique.

Patio irrésistible où se dansait le flamenco il y un siècle.

Nous voici au musée du flamenco, je cite une description de celui-ci écrite à l'entrée du musée:

-" Voici un art né de la confluence. Mélange d'orient et d'occident, de modes grecs et de tambours africains, de chansons Andalouses et de romances Castillanes, de gitans et de noirs, de joies et de douleurs, de théâtres et de fêtes. Originaire d'Andalousie et citoyen du monde."

Tout est dit dans ce texte, le musée retrace l'histoire du flamenco, les septs styles differents leurs couleurs et leurs émotions de joie, de solitude, de mort, de séduction, d'élégance, de nostalgie....Le chemin parcouru par le flamenco des patios andalous fin XIX début XX jusqu'aux formesbactuelles. Des robes et costumes, celui-ci, une femme le portait.

et des statues contemporaines,

le dessus de la salle de spectacle

Le flamenco, trois personnes soudés comme les doigts d'une main, le musicien, la (ou le) cantatrice et les danseurs ( bailaores, bailaoras) et pour conclure une citation:

-" la technique invisible aux yeux du spectateur, oubliée dans ces moments par l'artiste elle même, s'écoule de son art comme de l'eau rendant fluide et tendre l'expression la géométrie de la danse."

Antonia Marce

Après cette visite notre regard se porte differement sur le flamenco et cela prouve qu'il faut toujours exciter sa curiosité, être en recherche de culture et ne pas avoir d'idée préconçue ou arrêtée .

La vie, le voyage n'est ce pas toujours s'ouvrir ???

Nous repartons en direction de la "torre del Oro" , ne vous étonnez mais l'élégance des façades nous fascine!!

Une ruelle étroite d'où émerge le clocher de la cathédrale.

Des étudiants chantent sur la place, ces groupes de chanteurs se nomme "tuna" ou " rondalla". Ces groupements d'étudiants sont très repandus en Espagne et Portugal. Cela existe depuis le XIV ème siècle et leur tenue avec "le grillo", la cape est inspiré du XVI /XVII ème siècle.

C'est très beau et romantique! Le coeur rempli de ces voix d'hommes enchanteresse nous fait apercevoir ce jeu de lampadaire et de clocher.


Ha ces facades!. Et le bleu de ce ciel! Nous ne nous en lassons pas et j'espère qu'il en est de même pour vous.

Un monument en mémoire de 27 poètes soient qui dure s'exiler soient ils furent emprisonner pendant la période franquiste.


Nous voici à la tour, un petit musée naval à l'intérieur nous parle de ces grands explorateurs du nouveau monde dont quelques un partirent de Séville tel Christophe Colomb ou Magellan.

Au sommet vue sur la ville moderne, le Guadalquivir et la cathédrale.

Belle mosaïque à l'époque ou un homme, un vrai! fumait!!!🤔

Nous approchons du jardin de Catalina de Riberra et une trace noir au sol attire notre attention...

Une procession de fourmis!

La nature ou quel soit nous attire, nous surprend et nous lui apportons tout notre respect.

Au milieu du jardin une statue en l'honneur de Christophe Colomb.

Et....un concert de flamenco


Nous retournons vers nos pénates

Surprenant des meules qui servent de soubassements aux maisons.

Nous sortons du spectacle de flamenco; nous venons de vivre une heure d'intensité dans la musique, les chants, les danses, les jeux avec éventails, chapeaux et les expressions! 😳Fabuleux!!🤩


Une ballade nocturne, les batiments illuminés prennent toujours des allures inatendues,

surtout avec un jeu de lune.

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Le musée du flamenco 4€ si vous allez au spectacle qui lui coute 22€.

Le musée seul 10€ un peu cher pour ce que c'est.

La torre del oro, 3€ par personne

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Publié le 8 février 2020

Nous allons démarrer notre journée dans un bar typique, bonne ambiance Espagnole

où chacun tente de surpasser la voie de l'autre, à ce jeu, difficile de battre les barmans!

Ha les churos!!! 

Nous voici à l'Ayuntamiento ( mairie),

bâtiment imposant construit entre le XVI et XIX ème siècle.

La place et les avenues alentours nous offrent une multitude de facades, de palais à l'architecture néorenaissance avec toujours l'influence mudejar.

Ici une place et un bâtiment en demi lune donnant une ambiance de calme.

Nous passons sous l'arc du prestige datant de 1107, nommé aussi la porte d'entrée des productions.

Juste à côté se trouve un marché d'artisants interessant à voir. Cette finesse de l'art mujedar nous fascine, un travail d'art dans le plâtre.

Un autre temps, une autre architecture.

Découvrir une ville c'est aussi observer comment vivent les habitants, comment ce passent les choses, ici c'est au mois de février que la tonte de l'herbe s'effectue!!!

Le parc Maria Luisa, 380 000 m2 fut offert par la duchesse du même nom.

Très agréable avec ces fontaines, dont celle aux grenouilles,

ces lacs, ces petits ponts, ces kiosques

et une flore qui ne demande qu'à éclore et embaumer voir envouter le promeneur mais ce n'est pas encore la saison.

Le musée d'art populaire de part son architecture est un préambule de ce qui nous attend à l'extrémité nord-est du parc.

En attendant le monument de Becquer vaut le détour tout en marbre il consiste en une base octogonale entourant un arbre, dans laquelle est intégré, sur un piédestal, le buste du poète.

À sa droite se trouve Cupidon enfant lançant des flèches à trois jeunes femmes. Cette scène est inspirée de son recueil de poésies Rimas.

Nos yeux s'ecarquillent face à un déploiement de magnificence!😳

La place d'Espagne, où fut construit ce batiment pour l'exposition iberico-americaine de 1929.

Deux cent mètres de long forme demie ovale, un symbole!

L'Espagne accueillant à bras ouvert ses anciennes colonies, regarde vers le fleuve Guadalquivir, ce dernier représente le chemin vers l'Atlantique et vers l'Amérique. Un canal passe devant le bâtiment avec quatre ponts

qui représentent les 4 royaumes, Castille, Aragon, Navarre et Leon. Le palais central representant l'unité politique de l'Espagne.

Les 48 provinces sont représentées avec leur carte, le blason de leur capitale et une scène de leur histoire.

Construit entre 1914 et 1928 il fallut plus de milles ouvriers pour cette œuvre architecturale de style neorenaissance gothique et mujedar

où les azulejos tiennent une place primordiale donnant un air de légèreté au palais( du moins pour nous).

Ici nombreux sont les cochés avec calèches proposant une promenade aux touristes.

Un jeune groupe effectue une belle exhibition de flamenco.

Regard d'admiraton:


L'après midi nous partons dans le quartier de la Macarena, beaucoup moins touristique nous sommes comme des poissons dans l'eau dans cette ambiance Espagnole. Pourtant ce quartier comporte des éléments interessant comme ces belles mosaïques sur facades,

bien entendu partout des églises mais seul les clochers nous attirent par leur extravagance.

En bout de la place de Alameda de Hercules, deux colonnes un peu esseulées de l'époque romaine.

Plus loin la porte de Macarena

épaulée d'une ancienne muraille romaine.

La couleur principale de ce quartier est le jaune!

Nous rejoignons les bords du fleuve pour terminer cette douce journée 28° à 18h46 et voir de loin les constructions importantes, ponts

et bâtiments pour l'expo universelle de 1992. Cette exposition permis le désenclavement de Séville, construction d'une nouvelle gare et arrivée du train à grande vitesse, construction d'autoroute et de six nouveaux ponts.

Le site aujourd'hui est en partie un parc d'attraction, pour une autre partie des entreprises se sont installés et une partie est gagnée par la friche

... le coucher de notre bel astre qui ne manquera pas de revenir demain!

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Publié le 9 février 2020

Séville tu nous as touché, nous avons succombé à ton charme, à ton ambiance particulière, ta douceur de vivre et peut être pour la première fois nous quittons une ville avec un peu de nostalgie.😪

Même si après 5 jours d'arrêt nous rêvons de nature et nos jambes réclament du mouvement!!!

Mais elles vont attendre car nous avons encore des endroits de Séville à découvrir.

Le métropol parasol

appelé pas les Sévillois " Setas de Seville"( le champignon de Séville). Une structure en bois avec six pilliers de 28,5 m. de haut pour 150 de long et 75 mètres de large.

Cette structure fut la misère de la municipalité, commencée en 2005, arrêtée à plusieurs reprise. Tout d'abord au moment des fondations, découverte de vestiges romains qu'il faut préserver. Puis des pluies abondantes stop les travaux, enfin une grève de 7 mois et le clou les entrepreneurs découvrent que la structure n'est pas constructible, l'architecte n'ayant fait aucun test de faisabilite ni de résistance!

Il fallut de nombreuses recherches de la part d'un bureau d'étude pour conclure ce projet. Un budget annoncé de 33 millions d'euros pour terminer à un peu plus de 100 millions. Pas facile pour un maire de vouloir innover et embellir sa ville!

Nous allons visiter les vestiges romain des fondations, des colonnes,

des bacs de salaisons de poissons et surtout de belles mosaiques

qui nous mettent systématiquement en émoi.

Le quartier de Triana se situe sur la rive opposé du centre historique et commerciale de la ville.

Un ancien quartier car ici depuis le XII ème siècle on fabrique les fameux "AZULEJOS"

ces mosaiques que l'on retrouvent sur toutes les facades des maisons de Seville, qui firent l'esthétique de la place d'Espagne

et qui s'exportèrent dans toute l'Espagne et le monde. L'âge d'or de la céramique à Triana fut les années 1920 où les céramiste créèrent un dialogue entre le présent et le passé !! Apparaissent des céramiques promotion.

Chaque maison de ce quartier nettement moins touristique est une vitrine d'azulejos.

Et le musée de la céramique vaut le détour, d'anciens fours,

des poteries, et permet la compréhension de cette vie économique qui perdure.

Un joli marcher:

au coeur de ce quartier

et le musée de l'inquisition.

Nous l'avons éviter car rien qu'en lisant quelques informations expliquant avec quelle violence les catholiques dès le XIII ème siècle pourchasserent les juifs puis les maures, les protestants et tous ceux qui etaient considéré comme des mécréants. L'inquisition d'Espagne fut l'une des plus cruelles d'Europe. 😪 Il faut quand même savoir que l'église catholique récupérait 80% des biens de l'accusé.

Nous avons parcourus l'Europe du nord au sud, nous avons traversés des dictatures, des guerres, des révoltes, mais est-ce que l'homme souhaite vraiment la paix ?? Est-ce que l'homme à besoin de violence pour exister?? N'oublions jamais deux choses:

-Ces moments horrible seraient prêt à refaire surface.

- La génération des années 50, sommes la première génération à vivre la paix!😊

Nous n'avons pas encore parlé de la cathédrale. Pour la présenter je cite un membre du clergé :

"Construisons un temple si grand que ceux qui le verront terminé nous prendrons pour des fous ! "

Troisième cathedrale plus grande du monde, début de la construction 1401 qui se terminera dans le XVI ème siècle.

Sa tour, la Giralda vous guette où que vous soyez dans Séville.

C'est un ancien minaret rehausser pour y installer les cloches, 104 mètres de haut.

Après ce que nous avons lu sur l'inquisition nous n'avions plus envie de visiter ce lieu et nous nous contentons d'en faire le tour.

Peut être avons nous eu tort, notre devise, ecouter son coeur .

Nous préfererons retourner place d'Espagne

au passage profiter d'une vue sur le Guadalquivir,

d'un concert de flamenco mené par des jeunes,

s'extasier devant un patio

visiter le musée d'art populaire gratuit et très intéressant pour enfin déguster des churros au chocolat.😋


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Avec le prix de la visite de l'Alcazar vous avez l'entrée gratuite pour l'antéquarium ( vestige romain) et le musée de la céramique du quartier de triana.

Conseil pour la visite de l'alcazar, prenez un audio guide. Un pour deux ça va très bien.


Le cafe " El commercio"

pour déguster les churros au chocolat ou le vermut de la casa et des tapas.

Acheter une succulente huile d'olive bio non filtré.

Le glacier "Colo" sur la place de l'incarnation.


¡ Adiòs Sevilla !
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Publié le 11 février 2020

Nous sommes resté cinq jours a Séville, nous nous rendons compte que très vite nous prenons des habitudes et que la sédentarisation aurait vite fait de nous rattraper.

Parfois même un petit pincement au coeur quand le soir, d'une fenêtre allumée nous appercevons un intérieur chaleureux. Nous ne nous laisseront pas prendre au chant des sirènes, car nous savons que l'aventure et le voyage nous appel!

Nous avons encore tant de chose à découvrir et nous savons aussi que cela est juste une tentation éphémère comme une belle patisserie. Mais très vite nous tounerions en rond et les démangeaisons de départ nous ennivreraient.

D'ailleur dès les fesses calées sur le vélo, les jambes moulinent, le vent siffle dans les oreilles et le soleil caresse notre peau, la passion du voyage chante dans notre coeur!

Une route circulante, des vergers d'oliviers, quelques villages traversés rien de bien interessant.

Nous traversons une partie du parc national Donaña. Zone extrêmement bien protégée, car ici vivent les derniers linx ibérique.

ElRocio, d'après nos infos, joli et original village Andalou. Avant d'arriver nous repérons un lieu pour notre bivouac.

Ce village est une réelle surprise et malgré la présence de véhicules nous avons la sensation non seulement de faire un bon en arrière mais carrement de nous trouver au far West.

Ici dans les rues pas de revêtement, le sable reste le maître,

les autochtones pour bon nombres, se déplacent à cheval

ou en calèche.

Depuis de nombreuses maisons ou bars résonne des chants ou les claquements de mains donnent le rythme. Devant toute les maisons la barrière pour attacher les chevaux.

Les quelques magasins proposent robe de flamenco,

ou équipements et vêtements équestres.

Même l'église est originale avec son énorme coquille.

Un certain nombre de maisons porte le nom de ville Espagnoles, ce sont les maisons des confréries

car à la Pentecôte elles se retouvent toutes ici pour honorer la vierge d'El Rocio. Des fidèles viennent non seulement de toute l'Espagne mais de toute l'Europe. Les festivités durent une semaine et ce village de 2000 habitants prend l'importance d'une ville.

Quelques maisons

avec une architecture très typique

et le patio de

qui nous fait rêver a un bon vin local.

Au bord du village une immense lagune

où vivent une grande variété d'oiseaux, le flamand rose restant majoritaire.

Nous appercevons au loin une spatule, seul un ibis et des échassiers blancs accepterons de s'approcher pour la photo.

Le soir arrive, agréable les jours sont plus long. Nous trouvons un petit coin près d'une mare,

nous montons notre cabane et retrouvons les sons de la nature. Des oiseaux nous disent bonne nuit et nous nous endormons au son des coassements des grenouilles.

Belle journée 72km au compteur, et des muscles qui nous font sentir leur période de repos!!

Ce dimanche matin le temps est gris et nous essuyons une petite averse, mais la température est douce.

Un petit tour du côté de la lagune et nous partons pour un autre lieu d'observation d'oiseaux. Nous allons nous promener sur deux endroits différents. Que c'est agréable de retrouver le calme, d'écouter les oiseaux chanter, de pouvoir les observer. Les aménagements pour les approcher sans ce faire voir et les observatoires sont bien fait.

Heureusement nous avons des jumelles mais juste avec un portable difficile d'effectuer de belles photos d'oiseaux. Nous pouvons vous faire profiter d'une vue d'une des lagunes

et un ibis qui n'était pas très loin.

Voici des photos des oiseaux que nous avons observé. Photographier sur les panneaux explicatifs.

Nous croiserons ausi un arbre impressionant

et une belle fleurs.

Ce soir nous sommes arrivés à Matalascaňas et nous retrouvons l'océan.

Nous passerons la nuit au milieu d'une forêt de pins.

Grande promenade en bord de mer et dans les dunes. Éloignés de la ville nous sommes seul au monde entre océan et sable avec le vent qui chante et des parfums de chaleur.

Ceci amène le repos de l'esprit. Le voyage c'est aussi se retrouver avec soi et revenir à l'essence même de la vie

A notre regard l'océan est une immensité d'eau et de force, son existance est du à un assemblage de milliards de goutellettes d'eau.

La plage, les dunes à notre regard cela ne fait qu'un, ce sable glissant dans la main des milliards de minuscule grains qui crée cette unité.

Mais nous les êtres humains individuellement dans l'univers nous ne sommes pas plus grands que ces goutes d'eau ou grains de sable. Ensemble nous sommes une force et pourrions être une belle unité ???

Mais nous préférons nous haïr dans une même famille , nous détester avec des collègues de travail ou voisin, nous entre-tuer et nous faire la guerre et ceci depuis des millénaires.

Et construire des tours de défense !!! 

Et pourtant dans de nombreuses villes traversées souvent un message de paix est représenté. Est-ce un rêve?

Quand allons nous comprendre?? Quelle difference entre nos classes sociales? Quelle difference entre nos origines? Quelle difference entre nos sexes ? Nous sommes tous de passages pour quelques dizaines d'années!

A rechercher quoi? Le pouvoir? L'argent ? Et nous passons à côté de l'essentiel " le sens de la vie" pourquoi suis je sur terre?" Que dois je faire pour me réaliser? Pour vivre, vibrer et non m'éteindre et survivre ?

Quittons nos zones de confort ! Quittons les croyances populaire! Quittons les normes societales!

Une question à se poser que des évènements difficiles de la vie m'ont amené à me poser. Avant de tirer ma révérence à cette planete terre: Qu'est ce que je regretterais le plus d'avoir oser ou de ne pas avoir oser!🤔


Nous avons commencé à oser en vendant notre maison, une partie de nos meubles, en donnant beaucoup de choses qui nous sont apparue comme inutile au retour d'un de nos cyclovoyage.

Nous avons nos vélos, nos sacoches et un petit fourgon aménagé qui nous attend pour nous réfugier et pratiquer un autre type de voyage surtout pour les hivers.

Le voyage mais pourquoi? Nous ne partons pas à la rencontre des autres, nous sommes partis a la rencontre de la nature, de nous même, d'une idée de la liberté.

- La liberté, celle que nous vivons sans normes, nous sied.

- La nature les grands espaces du nord, la chaleur du sud, les parcs dans les villes nous réconfortent régulièrement.

- Rencontre avec nous même, chemin interessant qui n'a surement jamais de fin.



En ce 10 février voilà 9 mois que nous sommes sur les routes, il nous en reste 7 avant de retrouver notre maison roulante

Alors nous arrosons ces 9 mois de route mais aussi ce défi physique que nous nous sommes lancé.

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Publié le 13 février 2020

Nous quittons Matalascañas, nous aimons bien le nom de cette ville, il est chantant!

Nous partons pour passer la ville d'Huelva et arriver aux porte du Portugal... Il en sera autrement, un site naturel va nous stopper net.

Pour finir nous allons avancer par saut de puce et ce soir notre compteur nous narguera avec 25,500km.

Nous avons effectuer trois haltes pour aller découvrir "pedicus cum jambis" les falaises dominant l'océan. Le premier chemin sillonne dans une forêt de pins et après une petite montée nous surplombons la canopée.

Nous arrivons au dessus des falaises qui peuvent atteindre 100 mètres de hauteur.

Nous pic-niquons, sieste au soleil, il est presque trop chaud😉. Et nous rejoignon nos vélos.

Un peu plus loin, une belle passerelle en bois nous invite à rejoindre le point de Cuesta Maneli.

Un Espagnol nous explique qu'ici il y avait une forêt magnifique qui fut ravagée par un incendie il y a deux ans.

Laetitia m'époustoufle car elle arrive à comprendre ce que nous explique ce monsieur et qui comme tout Espagnol qui se respecte parle très vite et bien sur en espagnol.🤗.

La végétation reprend en attendant que les milliers de pins repiqués jouent leur rôle.

Notre troisième arrêt nous conduit au coeur de ce monument naturel, les falaises Acantilado del Asperillo,

un système de dunes fossiles qui s'étend sur douze hectares de côte. Il s'agit de la falaise de ce type la plus haute d'Europe.

Falaise sablonneuse formée par la sédimentation de sable d'origine éolienne et alluviale, de matières organiques et autres matériaux.

Les différentes strates se sont déposées au cours du temps, jusqu’à atteindre une altitude de plus de 100 mètres. Les matériaux les plus anciens remontent, selon les estimations, à quatorze ou quinze mille ans .

On observe sur ses parois les différents tons d’orange, de blanc, d’ocre et de noir suivant des ondulations et les formes géométriques interrompues par les ravines, selon aussi la luminosité du soleil. Lors de son coucher les couleurs s'accentues.

L'air de la mer vivifie et le soir rapidement nous nous endormons pour une bonne nuit dans notre cabane. Ce mercredi matin malgré un ciel couvert, nous décidons de revoir cette cathédrale à ciel ouvert.

Nous allons à Mazagon nous ravitailler en eau et alimentation et l'après-midi grande promenande entre falaises et océan. Admirer ces formes et ces couleurs completement différentes sans soleil, nous laissant impressionné par cette beauté.

Nous allons jusqu'à la torre de Loro, qui a les pieds dans l'eau alors qu'à sa construction elle dominait la mer du haut de la falaise.

La houle et le vent modifie régulièrement ces falaises. Ce site abrite des espèces menacées comme la tortue mauresque, la vipère de Lataste, le lynx ibérique ou la mangouste nous n'avons même pas aperçu le bout de leur queue.

La nature forge, ciselle, modèle, colore, stratifie, pour nous offrir un spectacle grandiose dont il est impossible de se lasser!

Pour cloturer cette journée, le bouquet final un pin de 120 ans.

Les mts nous manque face à cet arbre imposant, à la ramure gigantesque.😳

Ce soir nous disons juste:

Merci dame nature!

Merci Pachamama! Comme disent les amérindiens

Merci de pouvoir voir!

Merci de savoir regarder et apprécier

Afin de se trouver un coin tranquil pour passer la nuit il ne faut pas avoir peur de pousser son vélo.

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Publié le 15 février 2020

Ce jeudi nous allons vivre une journée avec Christophe Colomb et le printemps!!!

Nous voici parti de bonne heure et de bonne humeur!! Surprise en bord de piste cyclable du mimosa!

Ces boules jaunes nous font penser à des centaines de soleil qui illuminent ceux qui savent les apprécier.

Nous arrivons à Palos de la Frontera, nous découvrirons à l'entrée de cette petite ville un monument religieux récent qui nous interpelle. La Marie de Rocio,

de nombreux monuments ou plaque en Azulejos rappel l'importance du rituel de cette procession. La venue du pape Jean-Paul II dans cette région à remis en valeur toute ces marques religieuses. Même si nous ne sommes pas en adéquation avec ces idées cela fait parti de l'Espagne donc il nous semble normal et honnête d'en parler.

Christophe Colomb est parti de cette ville pour ces voyages. Mais avant son départ il trouve l'hospitalité dans le monastère de la Rabida où les franciscains intercédėrent en sa faveur auprès de la cour et le mirent en contact avec des marins locaux.

Le 3 août 1492, les caravelles Santa Maria dirigée par Christophe Colomb, Pinta et Nina commandé par les frères Pinźon originèrent de cette ville, quittèrent le port de Palos de la Frontera.

Maisons, monuments, statuts, plaques en fonte, tout transpirent l'époque Colombiène.

Nous partons à la découverte du village et à la rencontre de l'histoire.

Le mur de l'office du tourisme présente la Pinta

et la Nina

sur de belles mosaïques.

Juste a côté la mairie, on commence par observer la frise du fronton qui représente Christophe Colomb arrivant sur l'ile Guanahani qu'ils appelerent San Salvador.

Sous la frise la vierge des miracles. Sous l'horloge le blason de la ville qui représente les 3 caravelles.

A droite Isabelle I de Castilla, à gauche Fernando II de Aragon les rois catholiques qui soutiennent et financent en partie le voyage.

Dans le bas du village en enfilade une statut des frères Pinzon, plus loin la fontaine Maure et au fond l'église typique en brique

que les cigognes ont adoptées pour faire leurs nids.

L'eau emmené sur les caravelles venait de cette fontaine car la mer arrivait jusqu'ici, c'est un tsunami du a un tremblement de terre en 1755 dont l'épicentre était à Lisbonne qui modifia le cours du fleuve et la côte.

Aux entrées principales du village une sculpture du Santa Maria accueil les automobilistes.

En déambulant dans les rues nous verrons une mosaïque de la pinta,

une sculpture de l'un des frères Pinzon

et même les bouches d'eau porte le blason de la ville.

Une statue proche de l'arène remémorant différents moments de la préparation du voyage de Colomb.

La beauté de la sculpture du taureau devant les arènes mérite toute notre attention.

En observant bien, on va le voir bouger.

J'ai caresser les cornes avec l'espoir de l'abondance!😉

A la sortie du village, merveille un coteau de coquelicots.

Savez-vous que c'est la première fleur à avoir repousser sur les champs de batailles de la guerre 14/18!

Une grande statue de Christophe Colomb,

et une tour, pour commémorer les 500 ans du départ.

Tout un cite fut aménagé en 1992 avec même une statue en mémoire de la première traversée en Hydravion de Buenos-Air à Palos de la Frontera en 1926.

Plus ultra 

Laetitia quand à elle croyait pouvoir y aller en vélo.🤣

Elle du faire demi tour déçu !

Le plus intéressant à notre gout arrive, la reproduction intégrale des trois caravelles qui sont amarées côte à côte.

Pour effectuer une bonne visite il faut se mettre dans le contexte!!!

En les regardant amarés, ces caravelles sont belles, elles ont de la prestance.

Nous montons sur la Pinta, premieres impressions en arrivant à bord ce n'est pas bien grand et au milieu de l'océan on doit avoir la sensation d'être , " une coquille de noix". De plus le pont est légèrement en pente vers l'exterieur, normal pour évacuer l'eau des vagues.

Mais tenir debout la dessus avec des creux de 10 mètres, chapeaux!!!

Pas de cabine ni de dortoir les hommes dormaient où ils pouvaient entre les sacs de grains, les tonneaux...

le seul à avoir une cabine et un lit était Colomb, sur la Santa Maria.

Dans un tel contexte on est pas étonné d'apprendre que Colomb à eu du mal à trouver des marins. Qu'a t-il pu leur promettre???

La plus grande des caravelles était la Santa Maria, commander par Christophe Colomb, 39 marins à bord.


La Pinta, plus petite mais la plus rapide commander par Martin Alonso Pinzón, 27 hommes à bord.

La Nina encore plus petite 22 marins commander par Vicente Yáňez Pinzón.

Apparaissent des croix rouges sur les voiles de la Santa Maria, c'est le symbole de l'ordre militaire religieux du Christ dont fait partie Henri le Navigateur. Un mécène qui à participé au financement et qui ne fut jamais navigateur, c'est un titre honorifique qui lui fut conféré.

Christophe Colomb partie le 3 août 1492 pour chercher une route pour les Indes et la premiere île où il accosta lors de son premier voyage fut San Salvador le 11 ou 12 octobre 1492 .

Il du entreprendre trois autres expeditions pour vraiment accosté sur le continent Américain le 5 aout 1498.

C'est lui qui ouvrit une periode d'exploration de l'Europe vers les Amériques.

Pour les historiens, ce voyage de 1492 est un événement majeur et le passage du moyen âge aux temps modernes, ils pensent aussi que Christophe Colomb est un marin hors pair voir le meilleur de tous les temps.

Ici nous ne retiendrons que l'exploit qu'il réalisa en ce XV ème siècle mais nous ne parlerons pas de la suite une fois pausé pied à terre, on la connait.... Comme le disait si bien un explicatif Espagnol, au passage bravo pour leur honnêteté et courage. Chez nous beaucoup de gens refusent encore de voir les horreurs commises par Napoléon que nous retrouvons dans presque tous les pays.

Autour des caravelles un certain nombres de reconstitution du materiel embarqué ou de l'arrivée chez les indigènes. Nous ne verrons que les belles fleurs que nous avons croisé

et dommage pour vous les parfums ne sont pas partageable. Bien joli toutes ces visites mais il est 14 heures et nous n'avons pas encore manger.

Nous filons sur Huelva à 12km et là nous n'avons rien compris. Nous longions une nationale avec des bosquets de fleurs blanches super odorantes...

avec des vélos dessiné au sol indiquant piste cyclable sur le bas côte quand après un pont nous nous retrouvons face à un panneau INTERDIT AU VÉLO. Rigolo ces Espagnols! Nous avons traversé en courant cette 2x2 voies pour reprendre une route qui menait au port.

Enfin Huelva le marché où nous allons nous substanter entre autre d'une spécialité "huevas de choco"

et de la grande bière Espagnole une Cruzcampo!!!

Dans cette ville pas très agréable il n'y a que deux choses à voir une énorme statue de Christophe Colomb qui indique la direction de l'Amérique

et une sculpture qui représente la vierge d'El Rocio porté par les hommes lors de la procession de Pentecôte. Même si nous ne sommes pas des obsédés de ces manifestations religieuses nous apprecions le travail effectué par l'artiste qui a rendu chaque visage très expressifs.

Nous repartons sur nos vélos pour clôturé notre journée à 55 km, nous installer dans les profondeurs d'une forêt de pins et nous endormir avec le hululement d'une chouette!🦉

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Publié le 16 février 2020

Nous longeons la côte, un temps estival avec un thermomètre qui dépasse largement les 20°.

Notre envie de farnienter est plus grande que celle de rouler, il y a des jours comme cela. Le paysage est agréable forêt de pins et l'océan.

Ici le ria del Pedras vient terminer sa route dans l'océan,

il devra patienter un peu car un isthme la Flecha del Rompido le sépare de ce dernier.

Cet isthme est riche en faune et flore, normalement un petit ferry y mène pour aller se promener mais pas en cette saison. Dommage😪.

Nous arrivons à Cartaya et pour éviter la nationale jusqu'à Lepe, Laetitia trouve une via verde pas très bien entretenue et il vaut mieux mettre pied à terre pour traverser la vieille passerelle qui surplombe le rio Del Pedras.

Arrivé à Lepe nous prenons notre casse croute dans un parc sous un arbre bien particulier!

L'arbre à tétines.😅

La douceur du temps nous incite à nous poser sur une plage et nous allons installer notre bivouac derrière les dunes au milieu des fleurs.

Pour notre souper jeu de lumière dans le ciel, ce qui nous fait penser à une aurore boréale

suivi d'un magnifique couché de soleil.

Allons nous y arriver au Portugal??

Nous aimons tant l'Espagne que nous avons du mal à la quitter!! Certes ce pays, comme la Suède, nous à touché mais il est temps de partir car nous acquerons de petites habitudes.

Voila le type même de piste cyclable Espagnole!!🤔 Fin, mais où allons nous ???

Dommage que les pistes cyclables ne soient pas mieux entretenues et organisées car dans un pays autant ensoleillé beaucoup de monde pourrait se déplacer en vélo. Nous retiendrons nous cycliste qu'il fait bon vivre avec l'automobiliste Espagnol.

Nous arrivons a Ayamonte dernière ville Espagnole, sur la rive opposée du rio Guadiana, le Portugal!

Nous passerons la frontière en traversant le fleuve le pont étant interdit aux vélos.

Nous voici sur le ferry,

au revoir l'Espagne

nous te retrouverons dans tes régions nordiques d'ici 2 à 3 mois

En conclusion:

Nous venons de passer un peu plus de 3 mois en Espagne. La meteo dans l'ensemble fut clémente et agréable. Nous avons eu trois passages pluvieux et tempétueux mais comme nous sommes vigilant avec la meteo nous etions à chaque fois en RBnB

Les Espagnols sont très sympathiques et si Laetitia à pris plaisirs à parler Espagnol dès qu'ils s'appercevaient que nous étions Français, ils trouvaient toujours un petit mot en Français.

Nous avons adoré les marchés couverts qui existent dans presque toutes les villes.

L'ambiance est super, on trouve de bons produits et souvent on peut y manger.

Les automobilistes sont super respectueux du vélo.

Nous y avons passé Noël et Nouvel an ainsi que la grande fête du 6 janvier l'arrivée des rois mages; toujours une belle ambiance. D'ailleurs ils nous ont donné l'impression qu'à la moindre occasion ils font la fête!

Nous regrettons les pistes cyclables qui fréquemment s'arrête brutalement.

Le fromage nous n'avons rien trouver de merveilleux si ce n'est en Catalogne fromage à la truffe et pas vraiment de bons dessert sauf le turron.

Nous retournerons en Andalousie pour randonner et pédaler dans la Sierra Nevada et il y a le plus haut col d'europe qui nous appel!


En attendant:

Venez nous rejoindre sur notre nouveau carnet de voyage le Portugal .

N'hésitez pas à vous abonner vous serez informé dès que nous publions une étape.

🚴‍♂️😁

😁🚴‍♀️