(Re)découverte de 5 pays d'Europe
Du 29 juillet au 10 août 2016
13 jours
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Pour l'année 2016 on a décidé de passer nos vacances à proximité pour redécouvrir une région que l'on avait déjà l'impression de connaitre : la méditerranée (nan la vérité c’est que l'on s'y ai pris au dernier moment et que tout était déjà booké -_-). Pour que le voyage soit un peu plus différent que d’habitude on a opté pour la croisière (et pour que les vacances soient VRAIMENT reposantes). Nous avons donc réservé une cabine à la dernière minute chez Costa Croisière, la plus célèbre des compagnies de tourisme naval. Pour 1000 euros par personne, la compagnie vous propose un séjour de 11 jours, repas inclus et accès aux différents services proposés sur le bateau et tout ceci en plein mois de juillet. Pas si cher que ça a première vue mais la tentation à bord sera grande puisque la compagnie fera en sorte que vous consommiez un max

Arrivée au port de Marseille pour l'embarquement

En revanche le plus de la croisière c'est que vous êtes mobile: vous bénéficiez d'un service digne d'un club de vacances trois étoiles, sauf que chaque matin vous vous retrouvez dans une nouvelle ville. Un bon compromis donc.

De ce fait on a pu traverser en l'espace d'une bonne semaine, 4 pays (voir 5), sans trop d'efforts physique et logistique. Ainsi le circuit proposait:

- Tanger - Casablanca - Lisbonne - Cadix - Alicante - Rome - Portofino

Vu qu'il s'agissait là de notre première croisière on ne savait pas trop quoi penser au niveau des excursions (et on étaient désorganisées il faut le dire), est-ce que l'on peut rentrer et sortir du bateau à notre guise ? Visiter une ville en autonomie ? Est ce que les ports se trouvent loin des centres villes ? etc. Ainsi, nous avons commandé une excursion par jour histoire de bien nous occuper.

Ainsi le 29 juillet nous embarquions à bord du Costa Magica au port de Marseille

Le Costa Magica
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Au Maroc on peut souvent entendre les marchands locaux dire aux touristes: Marrakech arnakech, Agadir rien à dire, Essaouira ça ira, Tanger c'est danger. Et effectivement nous n'étions pas rassurée la veille au soir après avoir reçu un mot de la direction nous informant d'un risque élevé d'attentat: soyez prudent, ne vous approchez pas des rassemblements, évitez les zones très touristiques etc. Bon la peur n'évite pas le danger et puis nous avions déjà commandé notre excursion (l'argent plus important que la sécurité, oui je sais c'est mal). Mais l'avantage c'est que nous faisions partie d'un groupe entrainé par une guide locale donc qui connaissait bien la ville.

Tanger est parait-il, une des villes les plus cosmopolite du Maroc et effectivement lorsque l'on connait son histoire on comprend mieux pourquoi elle est à la fois Européene, Arabe et Hispanique. Fondée par les Carthaginois, Tanger fut sous domination Portugaise durant un siècle puis sous domination Anglaise (Catherine de Bragance en fit cadeau à son mari Charles II d'Angleterre).

Tanger fut pendant longtemps au centre de toutes les convoitises du fait de sa position stratégique (à seulement une dizaine de kilomètres des côtes Européenes). France, Espagne, Allemagne et Angleterre se la disputent régulièrement ce qui entraina un incident diplomatique: la crise de Tanger. C'est ainsi que la ville obtint son indépendance.

Après une occupation de l'Allemagne nazie durant la seconde guerre mondiale, Tanger repris sa liberté au même titre que le maroc.

La légende dit que ce fut la 1ere ville découverte par Noé après le déluge, qui se serait alors écrié "Tinja" (terre est venue)

Le poumon de Tanger c'est sa médina, sorte de centre ville piéton traditionnel où l'on se promène dans le dédale de rues étroites colorées par les maisons aux murs bleu et blanc. On y croise des petits commerces qui vendent "moins cher que gratuit" des trésors de céramiques, faïences, tissus, tapis etc. Mais c'est surtout les marchés qui valent le détour: un festival d'odeur et de couleur. Des fruits, des olives, des épices en abondance, tenus par des vieilles femmes Tangéroises vêtues du costume traditionnel. On y croise aussi des trucs moins alléchants: tripes suspendues aux tentes, viandes stockées dans des caisses en bois à même le sol. Estomac solide ou pas c'est pour le folklore.

Marché de Tanger

Et puis il y'a aussi le marché au poisson qui est une attraction à lui tout seul: des hommes qui s'agitent, qui crient plus fort que leurs voisins pour vanter les mérites de leur poisson tout juste pêché, ceux qui découpent et éviscèrent leurs marchandises à la vue des badaux. On y trouve de tout: des petits poissons, des filets de bonite de 12 kg, des crustacés, des fruits de mer, tout ceci dans une hygiène relative, exposés aux chats errants et à la chaleur mais comme je le dis: il n'y a qu'ici pour voir ça.

Marché au poisson

Notre visite continue au petit socco, rue piétonne ou l'on s'aventure dans une pharmacie berbère qui propose des produits dignes des plus grands marabouts: crème à la rose, huile d'argan, crème pour pas ronfler, crème pour la vigueur de ces hommes etc. On achète un lot de pain de musc naturel qui promet d'éloigner les mites et peu également faire office de déodorant.

On a fait ensuite une pause dans un restaurant typique arabe pour y déguster le fameux tajine. Le décor fut vraiment sympathique malgré le bruit et la viande trop sèche.

Tajine au restaurant Marabah Palace et boutique de souvenirs

Puis notre périple s'acheva sur les hauteurs de la Kasbah de Tanger, ancien palais du sultan, dominant la ville et qui aujourd'hui fait figure de musée. De là on profite de la vue incroyable du port et du détroit de Gibraltar avec à gauche l'océan Atlantique, à droite la mer meditérannée et en face l'Europe.

De là des enfants déjà très débrouillards tentent de nous vendre des chewings gums: ici on ne mendie pas, on vend tout ce que l'on trouve.

Tangéroises en vêtements traditionnels

Un dernier regard sur la ville qui montre combien elle est cosmopolite: mendiants, boutiques branchées, femmes voilées et femmes libérées, Espagnols, Marocains et Français cohabitent tous ensemble.

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Ville la plus grande et la plus peuplée du Maroc avec ses 3 360 000 habitants, la "maison blanche" fait référence aux maisons bâties à la chaux qui faisaient office de halte pour les marins. Casablanca est une ville riche depuis au moins l'ère préhistorique: on y a découvert plus d'une centaine de sites archéologiques riches d'une multitude d'espèces.

Il y'a des siècles auparavant, Casablanca s'appellait Anfa (qui est maintenant devenu un arrondissement). On ne sait pas exactement si elle a été fondée par les Romains, les Carthaginois ou les berbères. Cette ville fut peu à peu un port important et prospère du fait de sa position géographique idéale. Mais au 19e siècle elle fut détruite par les Portugais, sous ordre du roi Dom Ferdinand car elle habritait grand nombre de pirates qui trainait un peu trop aux abords de Lisbonne. Elle fut donc occupée par les Portugais qui en firent une prison.

Mais après le départ des Portugais, c'est le sultan alaouite Mohammed III qui reconstruisit la ville et la nomma Dar al Baida. Peu à peu la cité retrouva sa prospérité en particulier grâce à son port. C'est d'ailleurs une compagnie espagnole qui avait le monopole de l'exportation du blé depuis celui-ci: c'est la raison pour laquelle Dar al Baida a été traduite par Casablanca et que ce nom fut répandu partout dans le monde.

Notre première visite fut à Mahkama, le palais de justice qui fut anciennement le tribunal du pacha. Ce palais a été construit par un architecte français. D'extérieur le bâtiment ne paie de mine mais une fois à l'intérieur l'architecture est saisissante. D'un style très oriental, les murs, les portes, le sol sont truffés de petits détails d'une rare beauté. Des petits patios ornés de fontaine rend cet endroit très reposant. On fini notre visite dans un petit jardin, de là notre guide nous explique qu'au Maroc il est interdit d'avoir des rapports sexuels hors mariage. "Consommer" même si les deux personnes sont consentantes et ensemble depuis des années est sévérement puni par la loi. De là un autre voyageur s'énerve et s'en prend au guide: selon lui (qui est musulman pratiquant), les non-musulmans n'ont pas à savoir ce genre de détails sur l'islam. Refroidi, le guide ne nous donnera plus aucunes explications pour le restant de la journée.

Palais de justice de Mahkama

Nous nous dirregons ensuite au Royal Palace dans le quartier des Habous non loin du palais de justice. Il s'agit d'un des nombreux palais du roi Mohammed VI, il est donc formelement interdit d'y rentrer. Ce palais a été construit dans les années 20 par les frères Pertuzio. Même si d'extérieur on n'y voit pas grand chose, l'immense porte ornée de détails donne un aperçu de ce que pourrait être le palais à l'intérieur.

La porte du palais Royal

Le roi Mohammed VI est le fils d'Hassan II et fait parti de la dynastie des alaouites (règne sur le maroc) se sont les descendants d'Ali, gendre de Mahomet prophète et fondateur de l'islam.

Nous avons ensuite fais un petit tour panoramique en bus pour montrer tout le contraste de Casablanca. De vieilles rues pauvres et détériorées nous passons par des rues élégantes ou les maisons semblent faire un concour d'étalage de richesses. C'est d'ailleurs assez frappant de voir leur proximité, à seulement quelques pas vous changez totalement d'univers, comme si il y'avais une frontière. Le guide nous explique que les riverains et commerçants on trouvé un moyen efficace de tenir éloigné les "pauvres": des prix exorbitants. Que ce soit pour boire un café, louer un appartement, acheter un t-shirt tout est hors de prix et donc fréquenté uniquement par les gens fortunés.

Nous faisons une halte sur la plage d'Ain diab, très belle corniche ou boutiques et restaurants branchés cotoient la mer et le sable fin. Tranquillement installées sur une terrasse panoramique, nous sirotons un coca en regardant une foule de gens s'amuser.

La plage d'Ain diab

Puis notre périple s'achève sur le meilleur: la mosquée d'Hassan II. Un édifice impressionnant et époustouflant de beauté construit par Bouygues et pensé par un architecte français. Bâtie directement sur la mer, le bâtiment a une superficie de 9 hectares au total et peut accueillir 100 000 personnes environ. Cette mosquée est la 6e plus grande au monde, en revanche son minaret de 200 m est le second plus grand au monde après celui de la Mecque. Elle se distingue aussi par une particularité étonnante: son toit est ouvrant.

La Mosquée Hassan II

Après en avoir pris plein les yeux nous flânons dans quelques boutiques pour rapporter des souvenirs: une main de Fatma pour nous porter bonheur. Je repère aussi une chemise blanche plutôt jolie, le marchand ambulant me dit "1 euro", je lui tends ma pièce et c'est là qu'il me répond "1 euros marocain, 5 euros français" ... et oui c'est aussi ça le Maroc !

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Notre première excursion Portugaise s'est faite à Cascais (prononcez cachecaille). Petite ville côtière de 200 000 habitants très connue pour son port de pêche et sa célèbre station balnéraire. Nous avons à peine une heure pour visiter cette ville, et une heure c'est très court. C'est donc au pas de course que l'on essaie de faire un tour rapide de la ville pour s'en donner un aperçu. Nous traversons une sorte de mini brocante avant de rejoindre le centre très atypique. Des maisons rouges, des restaurants fleuris, des rues pavées, des palmiers: cette ville a un vrai charme ! Par moment on croise même des maisons à collombages qui peuvent faire penser à un Strasbourg tropézien :D Puis nous arrivons sur la plage, toute petite mais toute mignone. Il est encore tôt mais il y'a déjà beaucoup de monde, on ose imaginer l'après midi... Sur le bord de plage on distingue de grandes maisons qui se dressent sur un rocher. Belles voitures, belles pelouses, inutile de rêver, Cascais est hors de prix pour celui qui souhaiterais s'y installer. Après quelques photos il faut déjà rentrer et c'est ça l'inconvénient des voyages organisés: on a très peu de temps.

Centre ville de Cascais

On reprend le bus pour se dirriger cette fois vers Sintra. Le premier mot qui me vient à l'esprit c'est: bouchon. Effectivement nous avons mis près d'une heure pour rentrer dans la ville d'autant plus que les ruelles très étoites et escarpées rendaient la tâche difficile pour le bus. Quand nous arrivons je vois une foule de gens amassées dehors et je m'entends déjà râler de cette visite. Mais très vite je comprend pourquoi il y'a autant de monde, cette ville est vraiment sublime ! Edifiée sur une barrière montagneuse: la Serra de Sintra, cette ville a été classée dans le patrimoine mondial de l'UNESCO pour son étonnante richesse naturelle. Là encore le temps ne nous permet pas de visiter le palais national ainsi que le chateau des Maures, deux principaux bâtiments de Sintra. Nous nous promenons alors dans le dédale de rues toutes aussi pittoresques et mignonnes les unes que les autres. Des petits restaurants, des petites échopes, des fanions de toutes les couleurs pendus aux toits, cette ville a un charme fou et je suis tellement en admiration que j'en oublie la foule, la chaleur, le manque de temps. Nous nous dirrigeons ensuite vers le palais national pour au moins en admirer l'extérieur. Le bâtiment est vraiment particulier avec ses deux tours coniques. Elle me rapelle un peu des bâtiments vus en Turquie, les maisons de fées, et j'apprend qu'en réalité, Sintra ou du moins la région de Lisbonne était sous influence musulmane il y'a des siècles de cela. Sintra aurait même été occupée par les Maures (berbères du Maroc et de l'Algérie). De là on peut aussi admirer la magnifique vue sur la Serra. Pas étonnant quelle soit au patrimoine mondial !

Nous redescendons ensuite pour reprendre le bus, l'occasion pour moi de m'arrêter dans une pâtisserie pour goûter le fameux Paseis de nata. Et bien je n'ai pas été déçue, ça été le meilleur "pastel" de toute ma vie !

Le fort de Sintra a été constuit afin de surveiller les côtes des invasions Vikings

Enfin pour clore notre matinée Portugaise avant de rentrer sur Lisbonne nous mettons le cap sur le palais royal de Queluz.

Queluz qui est une commune de Sintra habrite ce palais que les portugais aiment appeller le "versailles Portugais". D'un style rococco il a été bâti au 18e siècle et était la propriété du Marquis de Castel Rodrigo. Mais ce dernier fut accusé d'avoir collaboré avec les Espagnols, du coup sa résidence lui fut confisquée. Elle devint donc la propriété du roi Jean IV. Mais un incendie dans le palais d'Ajuda (à Lisbonne) contraint la famille royale: Jean IV et sa femme Charlotte Joachime (ainsi que leurs 9 enfants !) à venir habiter à Queluz. Mais quelques années après la famille royale abandonnèrent ce palais pour s'enfuir au Brésil afin d'éviter les attaques Napoléoniennes. Ainsi il fut occupé un temps par le commandant français Junot. Après les invasions, la famille royale revint au Portugal, mais le roi préféra vivre ailleurs. Il laissa donc sa femme et sa soeur vivre seules dans le palais. Même si il ne vint pas souvent, c'est quand même à Queluz que le roi Jean IV mourrut. Malgré que la reine Charlotte Joachime était considérée comme méchante, petite et laide elle avait un gout très raffiné pour la décoration et le mobilier de ce palais (en atteste les photos). Seulement une fois que la reine mourrut, ce palais ne fut plus jamais occoupé par la royauté. Elle devint donc propriété de l'Etat qui en fit un bâtiment touristique.


La salle de musique

La caractéristique du Palais est d'être très long et très bas (pas d'étages) car sa construction fut interrompue par le seisme de 1755. Par peur d'un second seisme, les architectes optèrent pour un bâtiment plat et solide.

Une des ailes du palais fait office aujourd'hui de résidence d'accueil pour les chefs d'Etats en voyage au Portugal

Le hall des ambassadeurs
Le jardin du palais

L'après-midi fut consacrée à la visite de Lisbonne. Nos cousins étant déjà sur place nous avions décidées de les rejoindre pour passer l'après-midi ensemble ce qui explique pourquoi nous n'avons pas eu le temps de visiter des monuments.

Lisbonne, la capitale du Portugal compte presque 3 millions d'habitants dont 550 000 habitants intra-muros. Il y'a des siècles, Lisbonne se nommait Olisipo dont l'origine est inconnue. La ville est construite sur un détroit avec à sa gauche l'océan atlantique et à sa droite la mer de Paille (ou le Tage se jette). Elle s'est bâtie autour et sur 7 collines ce qui en fait une ville très abrupte et accidentée. Il existe même certaines rues où il est impossible de s'y rendre en véhicule tant elles sont pentues. Il existe trois funiculaires pour pouvoir se déplacer plus facilement entre les collines.

Occupée par les Romains, Olissipo est reprise par les Maures qui la renommeront "al-isbunah". L'islam est la religion officielle et la langue arabe couramment parlée, bien que Chrétiens, juifs et musulmans arrivent parfaitement à cohabiter. Après avoir été pillée par les vikings puis assiégée par les français et les anglais pendant la Reconquista, Lisbonne devient une ville Chrétienne. L'arabe n'est plus parlé, les musulmans sont chassés et les mosquées sont transformées en église.

Entre le 15e et 17e siècle, Lisbonne connait une période de prospérité grâce à son port et son commerce. Les portugais sont réputés comme étant de grands navigateurs et cartographes. Les expéditions de Vasco de Gama vers les Indes se feront en partance de Lisbonne et l'or du Brésil (qui est encore une colonie) sera receptionné à Lisbonne. Malheureusement la ville sera plusieurs fois détruites par de violents séismes: un en 1531 et un autre en 1755 qui entrainera un tsunami ainsi que des incendies faisant 90 000 victimes. C'est ensuite les invasions Napoléoniennes au 19e siècle, l'occupation française, la guerre civile du Portugal (contre la monarchie) et la dictature de Salazar qui mettrons à mal la ville.

Le pont du 25 avril, le Cristo Rei et le Tage

Une photo historique: le pont du 25 avril dont la construction fut commandée par le dictateur Salazar. Mais après la révolution des oeillets, ce pont a été renommé le pont du 25 avril, date de la révolution. Le Cristo Rei (Christ roi) lui a été construit en 1940 pour demander à dieu d'épargner le pays de la seconde guerre mondiale.

La ville de Lisbonne
Sao Vicente de fora
Praça do commercio

La place du commerce est située dans le quartier de la ville basse: Baixa. Elle accueille le palais du roi et elle fut aussi le théâtre de l'assassinat du roi Carlos et de son fils Luis Fillipe. L'arc de triomphe, ouvert sur la mer, représente des grandes figures de Lisbonne (Vasco de gama, le marquis Pombal)

Il est clair que Lisbonne semble être une belle ville. Même si en une après-midi il est très difficile de tout voir nous avons pu nous faire une petite idée sur la ville qui survit bien à ses clichées (abrupte, toujours en travaux). Le contraste est aussi saisissant entre les rues chics et bien entretenues et d'autres rues complétement défoncées, des bâtiments de toutes les couleurs, des fôrets de grues, des edifices somptueux. Lisbonne n'est pour moi pas la plus belle ville, en revanche elle a un joli charme.

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Située dans la région d'Andalousie, Cadix est réputée comme étant la plus vieille citée d'Europe. Elle a été fondée par les Phéniciens puis occupée tour à tour par les Carthaginois, les Romains et les Maures. Détruite plusieurs fois (par les Wisigoths pendant les invasions barbares et le tremblement de terre de 1755) cette ville est bâtie sur un rocher relié au continent par une petite route.

Au 15e siècle cette ville débordait de richesses grâce à Christophe Colomb qui avait élu Cadix comme étant son port d'attache lors de ses traversées transatlantiques. Mais ses richesses et sa position stratégique en firent une presque-île convoitées par les flottes européennes donc elle fut souvent attaquée. Au 16e siècle le tremblement de terre et la perte des colonies espagnoles en Amérique contraint les échanges commerciaux à se faire ailleurs ce qui entraîna la chute et l'appauvrissement de la ville.

Cadix regorge de beaux monuments. Des centaines de ruelles étroites parallèles avec un style assez colonial, des maisons colorées, des palmiers, des plages de sable fin, la mer turquoise, des petites places avec des fontaines: c'est vraiment une ville agréable à vivre.

Notre journée à Cadix a été légèrement plombée par une guide un peu trop bavarde, du coup moins de temps libre pour crapahuter un peu. On a tout de même pu admirer le monument en forme d'hémicycle qui rend hommage à la constitution espagnole de 1812 avec d'un côté une scène de guerre et de l'autre côté une scène de paix, magnifiquement sculptée dans la pierre blanche. On peut aussi voir la statue d'Hercule, symbole de la ville de Cadix (on dit que c'est lui qui l'aurait fondé). Nous avons également visité la magnifique Cathédrale nouvelle de Cadix construite durant 116 ans.

La place d'Espagne qui rend hommage à la constitution de 1812
Les rues de Cadix
Le musée de la Cathédrale (Casa de la contaduria)

Le musée de la Cathédrale (anciennement la maison des comptes), situé juste derrière la Cathédrale nouvelle de Cadix est un ensemble de 4 édifices constitué d'un patio mudéjar. Ce musée regorge de richesses récoltées lors des expéditions transatlantiques. On peut notamment y admirer une épine de bois provenant de la couronne du Christ.

L'église Saint Antoine
La cathédrale nouvelle de Cadix et sa crypte

La cathédrale de Cadix, de style néo-classique, fut pendant longtemps un entrepot de bois et de cadavres pendant les épidémies. Elle possède une crypte où l'on peut voir la momie parfaitement conservée d'une fillette de 12 ans. Je n'ai jamais pu trouver l'histoire de cette momie, ni comment elle s'appelle, ni d'où elle vient.

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Située au sud est de l'Espagne, à 400 km de Madrid, Alicante est une charmante ville côtière peuplée par 330 000 habitants.

Occupée par les Romains, Alicante fut reprise par les musulmans qui la nomèrent "al-laqant". La ville fut prise par la suite par la population Castillane chrétienne puis fut assiegée par les Britanniques et les Français lors de la guerre d'Espagne (1812). Mais c'est à la suite de la guerre d'Algérie, que de nombreux pieds-noirs vinrent s'installer à Alicante ce qui explique une population majoritairement musulmane.

Notre visite a débutée par une petite promenade à travers les ruelles d'Alicante. Des immeubles aux appartements colorés, des restaurants typiques, des petites boutiques branchées, la ville est vraiment sympathique. J'ai remarqué aussi qu'il y'avait beaucoup, beaucoup de glaciers et d'arbres à cacahuète. Nous nous arrêtons devant quelques édifices religieux et administratifs sans trop s'attarder: le meilleur est pour après.

Centre ville et petite boutique sympa mais fermée: et oui les Espagnols vivent, mangent et travaillent tard

On profite d'un petit temps libre pour visiter le port et l'Esplanade d'Alicante. Cet endroit est hyper chaleureux. Bizarrement cette ville me fait penser à Nice avec la promenade des Anglais et son hôtel Negresco. Peut-être pas étonnant que les deux villes soient jumelées !

L'esplanade est une belle avenue le long du port, bordée par de grands palmiers et un sol en mosaïque assez psychédélique c'est l'endroit idéal pour manger ou boire un coup. Le port est agréable également avec ses grands bâteaux et son petit marché de produits et fringues pas chers.

L'Esplanade et le port

Nous nous arrêtons sur un bar en terrasse de l'Esplanade pour boire la célèbre boisson locale: l'Horchata de Chufa (ou le lait de souchet). Le souchet est un tubercule originaire du bassin méditéranéen. Cet aliment est très peu connu et c'est dommage car il a un gout agréable d'arachide semblable à la noisette ou à la noix. Contrairement à ce que j'ai cru, il n'y a pas de lait dans l'horchata. C'est simplement le souchet qui est broyé jusqu'à l'obtention d'une pâte blanche auquel on ajoute de l'eau et du sucre. Personnellement je n'ai pas trop aimé, la texture était un peu farineuse, semblable à du smecta. En revanche on a bien le gout de la noisette ! Je ne sais pas si c'est le véritable Horchata ou si je suis simplement tombée sur un mauvais fabriquant mais ça mériterais d'y regouter.

Enfin après notre petite pause nous sommes montées sur le mont Benacantil où se trouve le célèbre château fort de Santa Barbara qui domine la ville.

Ce château appartenait aux arabes avant que l'armée Castillane s'en empare le jour de la sainte Barbara, ce qui explique son nom.

Quand on va à Alicante c'est vraiment LE truc à faire. J'ai rarement eu l'occasion d'avoir un point de vue comme celui-ci. Depuis le haut du mont Benacantil on peut avoir une vue à 360° d'Alicante: de son port, de la mer, et de la ville. C'était vraiment un super moment, ça fait partie des endroits dont j'aimerais bien y retourner.

Après une bonne journée de marche on décide de se faire plaisir en achetant quelques produits locaux: du vin, du fromage et surtout le touron (ou turon), genre de nougat à base d'amande et de miel. Celui que nous avons pris était vraiment cher, mais vraiment très très bon!

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Que dire de Rome, à part qu'il m'aurait fallu deux semaines pour la faire en long en large et en travers et 10 pages pour la raconter. Evidemment une journée c'est pas assez pour tout faire mais au moins on aura vu Rome dans les grandes lignes.

Rome est donc la capitale de l'Italie avec presque 3 millions d'habitants ! (la plus grande d'Europe après Moscou et Londres). Mais c'est aussi la capitale du Vatican, le plus petit pays du monde avec moins de 1000 habitants.

L'histoire de Rome est très longue, fondée par Romulus elle a connu les belles années de l'Empire Romain, Jules César, Michel-Ange, le Pape et bien d'autres.

Rome est jumelée seulement et uniquement avec Paris: seule Paris est digne de Rome et seule Rome est digne de Paris.

Le centre de Rome est cerné par les fameuses sept collines et c'est vrai que lorsque l'on fait un tour panoramique de la ville, on a vraiment l'impression que celle-ci a été construite autour des ruines. Au croisement d'une simple rue on peut trouver un square avec des fouilles archéologique, au détour d'un rond-point une ruine, après un carrefour un monument dâtant de l'ère Romaine etc. C'est vraiment bizarre cette impression de musée geant à ciel ouvert où les habitants semblent vivre comme-ci ils n'y prêtaient plus attention.

Comme je l'ai dis il faudrait des semaines pour connaître Rome comme sa poche tant il y'a de monuments. Parmis les plus connus on retrouve: le Colisée, le Panthéon, le Forum Romain, la Fontaine de Trévi, la Basilique St Pierre, le musée du Vatican, la chapelle Sixtine, le Capitole, monument à Victor-Emmanuel II, l'Obélisque etc.

Le matin on s'est concentrées sur le Vatican. Par chance (ou pas) notre venue s'est faite le dimanche. On a donc pu assister à la messe et au discours du Pape François. Evidemment c'était noir de monde et au vu du contexte actuel il était quasiment impossible de s'approcher de la Basilique Saint Pierre sans une fouille. Ce bâtiment est le plus important édifice religieux du catholisisme et donc un important lieu de pélerinage. Il a été construit par plusieurs architectes dont Michel-Ange notamment.

Excédées par la foule, ma mère me dit qu'elle connait un endroit où l'on peut avoir un joli apperçu de la Basilique. On se dirrige donc vers le château Saint Ange à quelques centaines de mètres. Cette forteresse devenue aujourd'hui musée est un lieu à faire pour mieux connaitre l'histoire de Rome. Mais comme nous n'avons pas le temps, nous allons à l'essentiel: les toîts du château. Et effectivement la vue est à couper le souffle. On a un joli panorama à 360° de Rome et du Vatican.

Quelques photos et achat de chapelets souvenirs après, nous nous redirigeons vers le bus pour aller au centre ville. Le chauffeur nous fait un petit tour vite fait de Rome, on passe devant les monuments les plus importants (colisée, forum romain, capitole, obélisque etc.) sans s'arrêter.

La basilique Saint Pierre et le château Saint Ange

Finalement la guide nous lâche en plein centre ville, devant la fontaine de Trévi. Là je suis comme une gosse: je veux réaliser un voeu. Mais je déchante vite, il y'a beaucoup, que dis-je, il y'a ENORMEMENT de monde. Impossible de voir la fontaine, de prendre une photo ou bien de jeter une pièce par dessus son épaule. On joue des coudes, on pousse, on se faufile tout devant pour prendre quelques photos et basta.

La fontaine de Trévi

Pour le déjeuner on a essayé de se trouver un petit resto italien pour manger des pasta à la romana. Mais sans recherches préalables difficile de ne pas tomber sur un attrape-touriste, ce que l'on a réussi à faire. On a donc mangé des pâtes lustucru à la sauce bolognaise Barilla bien grasse, bien sans saveurs.

Après le repas je propose d'aller voir un bâtiment que j'avais aperçu dans le bus sans trop savoir lequel il s'agissait. Après s'être perdues deux trois fois dans les ruelles toutes mignonnes de Rome on arrive enfin à ce fameux bâtiment: il s'agit du monument à Victor-Emmanuel II. Cet édifice impressionnant a été construit par l'architecte Sacconi dans les années 1890 pour rendre hommage au premier roi d'Italie. Sa fabrication a été contestée car il se trouve à quelques pas du Capitole ce qui a du forcément entrainer la destruction de son quartier alentour.

Monument à Victor Emmanuel II

Il est déjà l'heure de partir, nous sommes sur le chemin du retour que j'apperçois un panneau indiquant la direction du Colisée. Il faut absolument que l'on y aille, impossible pour moi d'être à Rome sans avoir vu ce bâtiment. Ma mère me dit qu'on a pas le temps mais j'insiste: en 45 minutes on peut le faire et puis de toute façon je connais le chemin du retour (alors que non). C'est donc un quart d'heure de mi-marche, mi-course qu'on se paie. Il fait très très chaud, il y'a beaucoup de monde et je sens que ma mère fait un peu la boude, mais tant pis on ne le regrettera pas! Sur le chemin on passe devant le forum romain, ça suffit pour faire ma journée ! Je prends quelques photos que je regarderais attentivement plus tard. Et puis enfin on arrive devant l'un des plus beaux monuments au monde. Impressionnant, majestueux, le Colisée a été construit entre les années 70 sous l'impérialisme de Titus et Néron. D'ailleurs son nom viendra du mot latin "Colosse" en référence à l'empereur Néron. Cet amphithéâtre pouvant accueillir 80 000 personnes accueillait les combats de gladiateurs, les combats d'animaux, les exécussions à mort etc. Puis il fut en partie détruit par le tremblement de terre de 1349 qui lui donne sa forme si caractéristique aujourd'hui. Il a dailleurs été ordonné que les pierres tombées soient réutilisées pour la construction d'autres bâtiments. Ainsi la basilique Saint Pierre et le Palais de Venise on en partie été construits avec les blocs de pierre cassés du Colisée.

Le colisée, le capitole, le forum romain et une bonne glace !

Après avoir posée fièrement devant le "colosse" on se dirige vers le bus pour rentrer au bâteau. On arrive même par chance en avance ce qui nous permet de déguster une véritable et délicieuse glace à l'Italienne.

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Comme le dis l'adage "gardons le meilleur pour la fin". Notre dernière halte s'est faite à Civitaveccia entre Gênes et Rome mais surtout pas très loin de Portofino. Ca faisait parti des rêves de jeunesse de ma mère, que c'était un endroit à faire, que Dior a même produit un parfum en l'honneur de Portofino etc. Moi je connaissais pas Portofino, je me doutais que c'était un genre de presque-île ou les vieux riches aimaient bien couler leurs fins de jours. C'était presque pas faux mais j'imaginais pas que ça allait me plaire autant !

Après presque une heure et demi de bus, nous faisons une halte à Santa Margherita Ligure, point de rendez-vous pour prendre un bâteau qui nous menera à Portofino. On a tout de même un petit temps libre pour se donner vite fais un aperçu de la ville. Un peu comme Cascais, Santa Margherita est une petite ville portuaire de 9 000 habitants. Plage de sable fin, mer turquoise, yatchs, boutique de luxe, petites ruelles impeccablement propres, y'a pas de doute on sait que c'est le repère de la jet set. La vue est vraiment très belle, il fait beau, les gens sont souriants (ils peuvent !), bref tout semble presque parfait dans cette ville.

Santa Margherita Ligure

Ainsi nous prenons donc le bateau où au passage on peut admirer la végétation, la mer calme, les maisons d'architecte etc.

Puis enfin nous arrivons à Portofino. Je crois que tout le monde a ce sentiment là quand il arrive dans le tout petit port: je me vois bien vivre ici. Je n'avais pas encore posé le pied par terre que je me voyais bien vivre dans les immeubles colorés avec vue sur la montagne et la mer, descendre au port le matin pour aller acheter mon journal et siroter un café sur une terrasse au bord de l'eau puis finir par faire quelques emplètes chez Prada et Gucci avant de rejoindre mon yatch pour un petit pique nique sur la méditerannée.

Evidemment la première chose que l'on fait en arrivant c'est de crapahuter tout en haut de la montagne pour avoir la meilleure vue, la meilleure photo. Et là nous ne sommes pas déçues, des couleurs, de la chaleur, le son des oiseaux et des grillons, les palmiers, les pins, la mer, bref c'est un des plus beaux spectacle que j'ai vue. On se promène donc tranquillement dans les petites rues étroites. Ici tout est calme, on a l'impression qu'il ne peut rien vous arriver, ça renvoie vraiment l'image de la dolce vita à l'italienne. Nous visitons quelques églises, faisons quelques achats dans les boutiques touristiques avant de manger une très très bonne glace chez un petit artisan glacier.

Malheureusement le temps est toujours trop court, et il faut déjà repartir. On ne pouvait pas mieux clôturer la fin de ce voyage et je suis vraiment très contente d'avoir pu découvrir des pays voisins. On a souvent tendance à partir loin pour voir des choses extraordinaires alors que souvent, les plus belles choses se trouvent à côté.

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Malgré des journées bien remplies passées dans différentes villes, il y'a quand même des jours où il n'y a pas d'escales et donc que vous restez sur le bâteau. Globalement tout est pensé pour que vous ne vous ennuyez pas, même en ne posant pas un pied au sol. Les bâteaux de croisière sont de petites villes flottantes incroyablement bien organisées. Un véritable club de vacances avec l'avantage qu'il soit mobile.

* Les chambres

Première chose que vous faites en arrivant: rejoindre votre chambre. La nôtre représentait la première catégorie, au plus bas prix. Pour avoir visité la chambre de nos amis de vacances, la seule chose qui diffère entre les chambres c'est le hublot/balcon. Nous n'avions aucune ouverture dans notre chambre ce qui peut poser soucis pour les claustrophobes (ces chambres sont situées généralement aux premiers étages, donc dans la coque du bâteau). En revanche ça peut bien arranger financièrement ceux pour qui la chambre n'est qu'un endroit pour dormir. Après je dois avouer que se réveiller et se coucher avec le soleil refletant sur la mer ça doit être très très agréable. Mais il faut y mettre le prix. Moi j'ai trouvé notre chambre très bien, très confortable et nettoyée au moins deux fois par jour.

* Les repas

Pour ce qui a été des repas se fut une très bonne surprise. Ce qui est bien c'est de pouvoir se restaurer de ce que l'on veut, quand on veut et à volonté. Il y'a des buffets en permanence, à toutes les heures ce qui est bien pratique quand on a un programme bien chargé de prévu. Mais il y'a aussi les salles de restaurants avec des plats un peu plus équilibrés, des menus, un service à table où l'on peut prendre son temps. Chaque soir nous avions un menu différent, concocté par un chef italien et globalement c'était toujours très bon. Il y'a aussi d'autres prestations comme restaurant de burger, dîner sous les étoiles, stand de crêpes, stand de glace, mais là c'est en supplément. Un seul petit bémol pour les boissons: elles ne sont pas incluses (même l'eau). Là encore c'est un forfait en plus que vous devez payer. Nous avions pris le forfait soft (jus de fruit, soda, etc.) sauf que l'eau n'était pas incluse dedans ! Autrement dis, sois vous ne buviez que des sodas à table, soit vous deviez acheter un autre forfait, le "forfait eau" en plus de celui-ci. Légèrement scandaleux.

* Internet

Et oui qui peut s'en passer aujourd'hui sincérement ? Il est vrai que le prix du séjour n'est pas élevé mais j'ai du mal à comprendre qu'un hôtel mette son wifi en privé pour inciter les gens à payer le wifi. Là j'ai été outrée. La compagnie propose à ses clients plusieurs type de forfait. Le forfait minimum qui vous autorise à vous connecter 1 minute par jours pour 5 euros, le forfait à 30 euros pour se connecter en illimité sur les réseaux sociaux (facebook, instagram, twitter etc.) et le forfait à 50 euros qui vous permet de vous connecter à internet sur n'importe quel site. J'avais opté pour le premier forfait, le moins cher, pensant qu'une minute ça suffisait alors que pas du tout étant donné que vous êtes sur un bâteau, le réseau passe mal, donc une minute c'est le temps qu'il faut pour se connecter... J'avais déjà perdu 8 euros (oui parce que l'inscription coûte 3 euros !). Du coup j'ai été obligée de prendre le forfait à 30 euros auquel il a fallu encore ajouter 3 euros. Mais finalement c'est peu pratique car on peut uniquement accéder aux réseaux sociaux. Si l'on veut regarder ses mails, regarder les actualités ou communiquer avec ses proches par Whatsapp c'est foutu. Bref j'imagine que la compagnie fait son chiffre en partie grâce à ces forfaits wifi (car finalement 3000 passagers qui prennent chacun un forfait ça fait un paquet de pognon) et qui de surcroît permet de proposer des séjours à prix cassé. Un mal pour un presque bien finalement.

* Les animations

De manière générale j'ai jamais trop aimé les animations en club de vacances. Parfois c'est bien mais la plupart du temps je trouve ça très beauf (ça c'est mon côté rabat-joie). Le bâteau proposait quand même des animations tout au long de la journée, pour tout les goûts, pour tout les âges. Ateliers créatif, gymnastique du matin, abdos-fessiers, jeu de fléchettes, zumba, conférences, bingo, cours de danse etc.

* Les installations

Alors là chapeau. Je n'ai trouvé qu'un point négatif ce sont les deux piscines qui ressemblent plus à des pataugeoires de 2m² sur 2m² où tout le monde y est entassé, du coup je n'y suis pas allée. Mais pour ce qui est du reste c'était vraiment bien. Une salle de sport au top niveau avec de supers machines et avec une belle vue sur la mer. Pour faire son sport ça motive. Le spa et le bain turc à disposition était un gros plus aussi. Il y'a même un salon de coiffure et d'esthétique, qui forcément était en supplément mais c'est quand même pas mal de proposer ça à bord. A l'extérieur, sur le pont du bâteau il existe même un terrain de basket, de volley et une piste d'athlétisme ! Un super casino avec pas mal de machines à sou même si on n'y a pas touché de la semaine, une salle d'arcade où l'on pouvait jouer au flipper, au jeu de course de moto, de basket etc. (en supplément), une discothèque, une bibliothèque, des boutiques de fringues, une parfumerie, une bijouterie, un bar à vin, une piste de danse, un théâtre, plusieurs salles de restaurant, deux jaccuzis, un solarium, des tables de baby-foot etc. J'en oublie peut-être mais vraiment c'était impossible de s'ennuyer. Pour ça je n'ai vraiment rien à redire, il y'avait tout pour nous occuper (et pour nous faire flamber aussi).

* Les soirées

Si il y a bien quelque chose d'incontournable sur les bateaux de croisière ce sont les soirées à thème. La soirée blanche, italienne, de gala, de plage etc. On vous invite bien sûr à adopter un dresscode en fonction du thème. Tout les soirs un spectacle est proposé au théâtre. De bons spectacles (acrobates, ventriloques) ou moins bons (chanteur d'opéra, comédie musicale) il y'en a pour tout les goûts et globalement les représentations sont vraiment de qualité. Après cela vous avez plusieurs options: picoler toute la soirée dans les nombreux bars du bâteau, admirer un concert, se déhancher sur une piste de danse, frimer en discothèque ou flamber au casino. Bref le bâteau continue de vivre toute la soirée et c'est plutôt agréable.

* Les excursions

Pour ce qui est des excursions c'est deux poids, deux mesures. Par manque de temps nous avons opté pour la solution de facilité. Avec une excursion par jour ça avait de quoi nous occuper et surtout il n'y avait plus qu'à se laisser porter. Ces sorties sont organisées par la compagnie Costa et en association avec des guides locaux. Il faut compter environ 50 euros l'excursion par personne pour approximativement 4h de visite (transport et accès aux musées compris). Certaines excursions on vraiment vallu le coup comme celle de Lisbonne qui nous a permit de visiter 3 villes, de voir des musées et d'avoir une bonne guide qui nous a bien expliqué l'histoire de la région. Celles de Portofino et Rome étaient nécessaires également, ne serait-ce que pour se rendre sur place (les deux villes étant à 1h de bus du port d'attache). En revanche les excursions à Tanger, Casablanca, Cadix et Alicante n'étaient pas tellement nécessaires à mon goût et pour le niveau des prestations on peut trouver ça très vite cher. Alors utiles ou pas ? Je pense que ces sorties organisées sont bien pour ceux qui préparent leurs vacances à la dernière minute et qui ne veulent pas trop se prendre la tête. En revanche le fait d'être contraint par le temps et de ne pas pouvoir s'attarder sur des sites qui nous plaisent peuvent être un sacré point négatif. Par contre si on a reservé son voyage plusieurs mois à l'avance, c'est complétement plus avantageux de préparer ses excursions au préalable: choisir son mode de transport, les sites à voir, les restaurants à faire etc. ****

* L'organisation

Au niveau de l'organisation la machine est bien rodée. Le premier jour vous vous présentez au port, avec vos papiers d'embarquement, vos réservations, vous faites la queue, on vous prend vos bagages, comme dans un aéroport en fait. Au moment de monter sur le bateau on vous donne une carte à votre nom: c'est le truc le plus important pour tout le voyage car elle fait office de carte d'identité mais de carte bleue aussi (aucune monnaie ne circule à bord). On prend une jolie photo de vous et vous pouvez embarquer. A peine le temps de s'installer que l'on vous appelle pour un exercice de sécurité obligatoire (essayez pas d'esquiver, on a tenté et on est venus nous chercher jusque dans notre chambre). Là c'est assez simple, on vous donne un gilet de sauvetage. Chaque gilet comporte une lettre et lorsque la sirène retentit vous devez rejoindre le quai correspondant à votre lettre où un canot de sauvetage d'une capacité de 100 personnes vous attend avec de quoi manger et boire pendant 3 jours. Ensuite sur votre carte figure le nom de votre restaurant avec l'heure du service où vous devez vous présenter avec votre table attribuée. Chaque restaurants est équivalent mais c'est pour s'assurer que tout le monde respecte l'endroit et l'heure pour éviter le bazard. A la fin du repas un spectacle vous attend au grand théâtre. Un spectacle pour chaque service. Tout les soirs, on dépose dans votre cabine la "Gazette de la croisière", sorte de journal de bord où on vous décrit la destination du lendemain avec la petite histoire qui va avec, l'heure de débarquement, la météo, les activités prévues, le thème de la soirée, l'intitulé du spectacle et les réductions que font chaque jour les boutiques. Pour les excursions même topo, tout les matins vous allumez la télé, et on vous donne le numéro de bus à prendre en fonction de l'excursion que vous avez reservé. A la sortie du bâteau on contrôle votre identité. Pour rentrer c'est plus long: fouille, détecteur au rayon X, contrôle identité systématiquement. Au moins on peut se rassurer: il y'a très peu de chance qu'il arrive malheur à bord. Au niveau des horaires pas de concessions: vous êtes en retard, le bâteau part sans vous. Bref une organisation imparable sans aucunes fausses notes. Tout est prévu pour vous satisfaire avec une armée complète de serveurs, maitre d'hôtel et garçons de chambre.

* La santé

La première chose qu'on se demande quand on part en croisière c'est si on va avoir le mal de mer. Du coup on fait la razzia à la pharmacie pour s'armer de tout les cachets possible au-cas où. Que nenni. Le bâteau est tellement gros qu'on le sent à peine bouger (quelques fois quand la mer est très capricieuse). Etant un peu sensible à ce genre de chose, je n'ai eu mais alors aucun soucis de ce côté là. Pour ce qui est du reste pas de panique: medecins, pompiers, policiers sont présents à bord au cas où il arriverait un petit pépin.

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Et voilà le récit de mes vacances 2016 s'achève là. J'ai passé un excellent séjour qui m'a permit de redécouvrir de très beaux pays. Malgré le peu de temps consacré à chaque ville, j'ai déjà une idée de celles dont j'aimerais y retourner et celles où j'aurais finalement peu à peu oubliée. Pour ce qui est de la vie à bord les vacances furent très sympa, le service est top, les repas très corrects, l'animation de bonne qualité. Dommage qu'il y est 3000 personnes à bord, ce qui oblige à faire la queue de temps en temps, se lever très tôt le matin pour réserver un transat et dire adieu au calme et à l'intimité. Je referais une croisière c'est certain pour découvrir d'autres pays (amérique du sud, tour du monde pourquoi pas hein) mais avec d'autres compagnie (croisière de France, Ponant, tant qu'à faire).