Carnet de voyage

Naviot largue les amarres

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Nous partons découvrir le monde sur NAVIOT, notre voilier de 11.30m
Septembre 2019
1000 semaines
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Publié le 19 août 2019
Génial !!! Après deux mois de travaux intenses, le Naviot est enfin à l'eau. 
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Publié le 22 septembre 2019
Enfin, la décision est prise. Nous quittons Lézardrieux. Bien habillés et curieux de voir notre Naviot à l'œuvre. Descendu la rivi...
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Publié le 22 septembre 2019
Nous passons tout près des Sept  Iles, habitées par des milliers d'oiseaux de mer, cormorans, fous de Bassan et autres pour arrive...
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Publié le 22 septembre 2019
Grand soleil et vent portant pour cette étape qui nous a mené au bout de la Bretagne
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Publié le 22 septembre 2019
Souvenirs d'une époque de pêche révolue
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Publié le 22 septembre 2019
Un voilier ancien dans la baie de Camaret, puis nous croisons le tas de petits pois... 
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Publié le 22 septembre 2019
Les façades de la vieille ville - Vue sur la côte nord - La tour d'Hercule

Après 52h de navigation en vent arrière, nous arrivons à la Corogne. Bonjour Espagne! Un petit repas dans une ruelle animée vers 22h, puis 12h de sommeil bien méritées...

Nous resterons une semaine ici, à visiter la ville et bricoler quelques mises au point pour le Naviot qui s'est super bien comporté lors de cette traversée du Golfe de Gascogne.

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sept
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Publié le 27 septembre 2019
Toujours à La Coruña

Il y a des jours de soleil et les autres… Aujourd'hui il pleut, le ciel est bas et nous en profitons pour bricoler le bateau. Louis est en train de poser le réservoir des eaux noires et je l'aide comme je peux. J'endosse mon rôle de "tiens-donne-éclaire moi".

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sept
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Publié le 30 septembre 2019
toilettes aérées

Les travaux de Loulou ont eu des effets secondaires inespérés. Ils ont nécessité le démontage des toilettes - du coup, du tiens-donne-éclaire, je me suis transformée en nettoyeuse-détartreuse du dit objet y compris les tuyaux et la pompe. ça fait du bien quand c'est terminé… Nos voisins de ponton trouvaient intéressant le concept des cabinets aérés à l'extrême. Ensuite, puisque j'y étais, j'ai passé mon après-midi à poncer et redonner un petit coup de vernis sur les boiseries avant que Louis remonte le tout.

Hôtel de ville sur la Plaza Maria Pita

Le soir nous avions bien mérités quelques tapas dans un des petits bistrots près de la place Maria Pita.

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Publié le 1er octobre 2019

Voici le travail, en attendant la nouvelle cuve qui sera posée derrière la cloison. Prêt à être redémonté.

Cabinet

Il reste encore du job. Pendant que Lorenzo bosse de son côté, nous faisons de même mais en plus constructif!

A bientôt.

Louis

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Publié le 13 octobre 2019
Laxe, notre premier mouillage

Nous voilà enfin de nouveau en route. Après une escale de 3 semaines à La Coruña, bien occupée par des plus ou moins gros travaux et mises au point, nous avons largué les amarres pour aller rejoindre les Rias Bajas. Pour y arriver, nous devons longer la Costa da Morte, très exposée aux vents et la houle de l'Atlantique. La première journée fut terrible, car trop peu de vent pour hisser les voiles et une houle de 3 à 4 mètres - je ne vous explique pas l'effet gobelet mélangeur… Louis était vert et même moi j'ai nourri les poissons. Alors quel bonheur de pouvoir se mettre à l'abri d'une jetée à Laxe pour la nuit. Cela berçait encore bien, mais ce premier mouillage s'est bien passé, la baie était magnifique.

Des fous de Bassan nous suivent  -  Le Cabo Villano par grand soleil

Le lendemain c'est encore la risée Volvo qui nous pousse, car pas de vent mais plus que 3m de houle. Nous passons une nuit à Camariñas avant de continuer vers le cap Finisterre qui est aussi la dernière étape du chemin de Compostelle.

Nous contournons le cap Finisterre

Arrivée au port de Finisterra par beau soleil et 23°C, nous voici à l'entrée des Rias Bajas.

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Publié le 13 octobre 2019
Le bout du chemin de Compostelle

Une heure de marche pour monter au cap pour nous, mais je ne sais pas combien pour la personne qui y a abandonné ses chaussures.

vue du haut du cap
On lève la tête, et là bas, c'est l'Amérique

On se croit vraiment au bout du monde

Distribution électrique qui surprend toujours dans ces ruelles

De retour au village, nous nous offrons une petite boisson sur une terrasse au port

C'est un port de pêche très actif

Tout au fond, on peut voir le Naviot amarré à un ponton flottant.

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Publié le 23 octobre 2019
très concentrée

Ce lundi matin là, nous profitons d'un bon vent du nord pour déhaler de Finisterre et arriver à Muros, petit port de pêche bien abrité et confortable, car la météo annonce du fort vent du sud (rafales à 80km/h) et beaucoup de pluie pendant une semaine. Nous y serons donc bien à l'abri.

à la pêche aux moules, moules, moules….

A Muros ils cultivent les moules. Ces bateaux avec leurs grues et paniers sortent tous les jours vers leurs mytilicultures et en ramènent des quantités incroyables. C'est la saison et plein de camions 40t sont remplis chaque jour. Mais il y en avait quand-même quelques unes pour nous. Elles nous ont été offertes par Monika et Ralph, un couple de navigateurs allemands très sympas, qui ont partagé avec nous ce qu'un pêcheur leur avait amené. Une heure de grattage et mmmmmmmh, elles étaient excellentes.

17
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La cathédrale

Durant notre étape à Muros, nous avons pris le bus pour visiter St. Jacques de Compostelle. Lieu de pèlerinage mythique, mais malheureusement en pleine rénovation pour notre visite. A l'exception du cœur de la cathédrale ou sont exposées les reliques de St. Jacques l'Ancien, tout était caché derrière des échafaudages. Heureusement ce n'était pas notre première visite.

Nous avons donc profité de visiter un peu plus la magnifique vieille ville, chocolat chaud et churros et chapeau souvenir pour Louis inclus.

bâtiments imposants, très décorés 
une ruelle - une cour

Malgré une météo assez mitigée, nous sommes rentrés à Muros avec les yeux remplis de belles images.

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Publié le 27 octobre 2019

Après une semaine sympa malgré la météo nous repartons de Muros en direction de Baiona. Nous visons plus au sud, car en Galice ça s'annonce encore et toujours pluvieux. Un joli vent du nord nous pousse toutes voiles dehors, quand nous avons une visite inattendu au large des îles de Sciez.

Ils se sont amusés de nous suivre pendant une demi heure fabuleuse!!!

Nous sommes finalement arrivés à Baiona la nuit tombée et avons visité la ville le lendemain.

Le château, les 3 galions et le monuments des explorateurs

Baiona est la ville ou le troisième galion de Christophe Colomb, La Pinta, a atterri à son retour, après la "découverte" des Caraïbes.

Reproduction de la Pinta
Son trajet sur catelles

Ce qui nous a le plus impressionné est l'inconfort de ces bateaux. Les matelots étaient exposés aux intempéries et même la partie pontée où se trouvait un petit brasero pour cuisiner était ouverte vers le milieu du pont. Seul le capitaine avait une cabine fermée, tellement petite et sombre que nous l'appellerions un cagibi aujourd'hui.

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oct
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Publié le 29 octobre 2019

Partis le dernier jour de vent du nord de Baiona, nous sommes arrivés au Portugal le 23 octobre, plus précisément à Viana do Castelo.

coucher du soleil sur la rivière

Remonté un petit bout la rivière Lima, le Naviot s'est installé dans le port pour une petite semaine. De nouveau, la météo nous dicte son rythme. Ce n'est pas pour nous déplaire, car Viana est une charmante petite ville avec bien des choses à visiter.

l'escalier de St. Lucie

Une longue montée - attention les mollets - et nous pouvons admirer la cathédrale St. Lucie qui surplombe la ville. Le panorama est juste époustouflant.

l'église de dehors
la rosace de l'intérieur

visite de l'intérieur, puis nous sortons au soleil,

depuis la terrasse de l'église

et nous avons droit à cette vue magnifique. Pas trop de touristes, nous sommes hors saison.

Le lendemain notre promenade nous emmène au bord de la rivière.

rivière Lima

Sur le bord de la rivière il y a d'anciennes installations de pontons en bois abandonnées, car la rivière s'ensable, et les nouvelles constructions portuaires plus en aval remplacent ces constructions fragiles sans problème.

le pont Eiffel a plus de 100 ans, voitures en haut, train en bas        -            au marché
dans la vieille ville
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Publié le 15 novembre 2019

Après un séjour de deux semaines à Viana riche en visites et rencontres sympathiques, nous avançons enfin de nouveau vers le sud. Cette année, en effet, nous devons vraiment viser de naviguer entre deux dépressions, car elles se suivent les unes les autres et d'assez près pour allonger nos étapes. Ce qui n'est que gênant dans la mesure ou parfois, avec toute cette pluie, nous nous sentons pousser les palmes entre les doigts de pieds, mais cela nous permet de passer de bon moments avec de nouveaux amis qui nous font découvrir le coin et ses trésors culinaires. Merci Marie et Antoine de nous avoir accueilli si chaleureusement et nous avoir donné tant de votre temps.

Le pont Gustave Eiffel de Porto

Nous arrivons donc à Leixoes, à coté de Porto, que nous visitons une journée en métro. Nous y faisons une magnifique balade au bord du fleuve.

Sur les bords du Douro
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Cargo croisé au large                      Nous redescendons la rivière d'Aveiro

Après notre visite brève de Porto, nous continuons toujours à longer la côte. Une journée de navigation ventée mais ensoleillée nous amène à Aveiro, ou nous remontons un bout la rivière pour y passer la nuit au mouillage, bien à l'abri des vagues. Le lendemain matin nous poursuivons notre route pour nous amarrer le soir au port de Figueira da Foz.

Naviot avance bien, barré par son super pilote électrique

Après une journée bien ballotés par la houle et les vagues, le garde port nous reçoit avec la remarque, que pour des bateaux de la taille du nôtre, l'entrée était normalement interdite, car une barre dangereuse pouvait se former au passage des brise-lames, mais vu qu'on était bien arrivé, on pouvait rester. Par contre, il était possible que la police maritime nous donne une amende. En effet, au fort, vers les jetées, une boule noire était hissée à un petit mât de signalisation qui aurait du nous renseigner. Nous n'y avons rien vu, et heureusement la police maritime ne nous a pas vus non plus. Ouf...

les alentours du port
Naviot est amarré bien à l'abri
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Publié le 20 novembre 2019

Notre deuxième jour à Figueira da Foz le vent forcit et une tempête est annoncée. Nous allons donc nous balader à la plage pour voir le spectacle, car de toute façon, nous ne naviguons pas dans ces conditions.

A l'entrée du port, une barre de vagues commence à se former
du côté plage, voilà ce que ça donne
le lendemain, ça souffle encore plus fort

Il nous faut donc un bon petit pic-nic avant d'affronter le vent qui souffle entre 60 et 100 km/h le lendemain. Bien sûr, en balade à la plage et le Naviot bien à l'abri au port. (petite pensée à Madeleine et Christian, qui nous ont offert cette magnifique planche )

mer déchaînée

Mais il n'y a pas que le coup de vent ici.

une belle façade en azulejos    -    une jolie église de quartier
Sur les quais, le petit café, les oiseaux…

C'est donc une très chouette étape que nous passons ici, entre balades et bricoles. Nous avons enfin réussi à caser tout le matériel que nous avions pris avec nous depuis Lézardrieux, et la cabine avant ne ressemble plus à un dépotoir, mais est prête à accueillir nos amis.

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Publié le 30 novembre 2019

Après cette halte-abri à Figueira da Foz, nous avançons jusqu'à Nazaré, où nous décidons d'emblée de rester une semaine pour visiter la ville, voir sa fameuse vague, faire les touristes...

Nazaré est un port mixte pêche et plaisance

Notre premier jour à Nazaré le soleil brille et il fait 18°C. On se croirait presque de retour en été. Nous décidons donc de monter à la citadelle et comme par hasard, le funiculaire est hors service. Nous y grimpons donc à pied. A l'abri du vent, on transpire carrément!

Comme vous pouvez voir, un bon dénivelé à surmonter et aussi à redescendre (genoux qui grincent?)

Arrivés en haut, nous découvrons une vue époustouflante, ainsi que plein de vendeuses de petits biscuits locaux, fruits secs et autres grignotteries salées pour l'apéro.

Les vendeuses portent le costume traditionnel 

Evidemment, nous avons craqué pour des figues sèches, des noix de cajou salées et des graines de maïs rôties…

La ballade continue vers le cap où la fameuse vague de Nazaré se forme et où sont battu des records de surf ces jours. Nous devons absolument voir de quoi ça a l'air.

début de la vague
suite
et il ressort à l'arrière de la vague

Impressionnant !!! Nous étions loin au dessus pour prendre ces photos, mais imaginez vous, que ces vagues peuvent atteindre 30m de haut. Ce jour, elles faisaient entre 10 et 15m seulement. Ensuite, nous sommes redescendus vers la ville basse.

vue de la plage avec le port au fond

Le port de Nazaré a été entièrement creusé dans la dune. Avant sa construction, les pêcheurs remontaient leurs barques tous les soirs sur la plage, soit à la force de leurs bras, soit à l'aide de bœufs qu'ils attelaient à cet effet.

voilà le genre de barques à fond plat

Cette barque-ci est assez petite, elles pouvaient être deux fois plus grandes. Ensuite les poissons étaient pris en charge par les femmes qui les ouvraient et les mettaient à sécher sur des séchoirs à la plage. Le musée de la pêche en expose des exemples sur place.

Et l'odeur va avec…

Cette petite semaine à Nazaré nous à bien plu et le bobo de Louis guéri, nous avons repris la route vers Cascais ou nous sommes arrivés le 23 novembre à la nuit tombée, après une navigation de nouveau assez agitée. Enfin, nous voilà tout près de Lisbonne, où nous allons faire une escale un peu plus longue, histoire de rencontrer nos amis des frères de la côte, visiter la ville et bricoler encore un peu le Naviot. Nous ne reprendrons la route qu'après Noël.

30
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Publié le 29 décembre 2019

Après un mois pas de tout repos, nous voilà de retour vous conter la suite de nos aventures. Départ donc de Nazaré pour l'embouchure du Tage où se situe Cascais, par une belle journée et un vent de nord-ouest qui promet. Les premières vingt milles prévues au près, j'ai voulu prévenir le mal de mer en avalant un Stugeron. Plus jamais ! - je ne l'ai jamais eu si fort de ma vie… En état de loque j'ai donc laissé mon capitaine naviguer tout seul, ce qu'il a fort bien réussi (on peut quand même compter sur le personnel).

bel arc -en-ciel en fin d'après-midi

Nous sommes entrés dans le port de Cascais vers les 20h, de nuit, et avons appelé Snoopy, le grand frère de la table des frères de la côte de Lisbonne, comme Louis le lui avait promis lors de notre arrivée au Portugal. Coup de chance, ils étaient tous en réunion à Cascais et nous ont invités à les rejoindre pour un délicieux repas. Superbe couronnement d'une journée assez agitée. Le lendemain, nous étions invités de visiter le fort de Cascais et son palais présidentiel. Une guide nous a tout expliqué, et Joao - Eterno de son nom de frère - nous a tout traduit. MERCIIIII !

salon de réception et jardin d'hiver

Ce palais a la particularité d'être la résidence du président quand il est à Cascais, d'accueillir des hôtes en visite d'état et d'être accessible au public en visite guidée. C'était donc un privilège pour nous de pouvoir y entrer, car ce genre de visite doit être prévu à l'avance et compatible avec le calendrier présidentiel.

la baie des pêcheurs vue depuis le fort

Enfin, nous trouvons l'accueil ici tellement sympa, la ville très jolie et la marina si confortable, que nous décidons de rester un moment ici. Lisbonne est à une vingtaine de kilomètres, facilement atteignable en train, et il y a énormément de choses à voir.

un pub - le phare près du port - le musée historique
jeux de lumière
12
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Publié le 30 décembre 2019

Après une petite semaine en Suisse pour visiter nos médecins respectifs et le plus d'amis et famille possible - je vous dis pas le stress - nous revenons à Cascais le 10 décembre. Le Naviot a bien supporté notre absence et nous retrouvons des températures plus agréables ainsi qu'un peu de repos...

Le hasard nous a fait la surprise d'avoir rencontré Regula et Christian, frère de la côte de la table lémanique, dans le même avion pour Lisbonne. Snoopy ayant appris celà, a organisé du coup une superbe sortie de frères avec leurs captives (dénomination quelque peu folklorique de leurs dames, pour les non-initiés) sur son voilier, à laquelle se sont joint aussi Henri (frère également) et Frédérique, venus de France en visite de Lisbonne.

joyeux équipage    -    Snoopy amarré à couple à ce joli voilier traditionnel

Départ donc de Belém pour Seixal, petite ville de l'autre côté du Tage, où nous avons mangé de délicieux poissons tout frais, discuté et ri beaucoup.

on rencontre de drôles de choses sur le fleuve

La rentrée vers Belém nous a parue trop courte malgré le fait que Snoopy a fait un petit détour pour nous montrer les beaux édifices le long de la rive. MERCI Snoopy et orzaaaa !

la tour de Belém et le monuments des navigateurs
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déc
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Publié le 30 décembre 2019

Juste quelques images de la mer au lendemain de la tempête qui a passé sur le Portugal du 21 au 22 décembre. Pendant la nuit, ça soufflait fort, très fort, au point que notre Naviot prenait de la gîte dans la port. Impressionnant, mais nous étions bien à l'abri. Pas de dégâts à signaler - ouf !

Vue depuis le pont du Naviot
En promenade le long de la côte
15
janv
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Publié le 15 janvier 2020

Hello, nous voilà de retour, glissés en douceur dans cette nouvelle année 2020 que je vous souhaite à tous merveilleuse. Une météo de rêve nous a incité à quelques balades, mais comme il n'y a pas que ça dans la vie, nous avons rassemblé notre courage et entrepris d'isoler ce qui ne l'était pas encore dans nos cabines. On n'imagine pas quelle humidité amène la condensation quand on chauffe l'intérieur du bateau et que les nuits sont quand même assez fraîches (7-10°C seulement). Conséquence, des moisissures apparaissent - c'est l'horreur - et une lutte constante pour désinfecter les endroits concernés. Nous avons donc cherché et trouvé des solutions, et voici les résultats.

d'abord on enlève et ponce tout 
ensuite on colle l'isolation, puis on fixe le revêtement en liège - être au Portugal oblige - c'est le pays du liège

Résultat, nous avons un changement climatique dans nos cabines! Plus trace d'humidité, il fait bon chaud et sec.

Nous avons donc mérité une petite balade au soleil.

en suivant le bord de mer 
vue de la terrasse où nous avons fait la pause             -        les falaises vers les bouches de l'enfer 

Et bien sur, un café avec...

27
janv
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Publié le 27 janvier 2020

Le Naviot étant bien à Cascais, nous visitons bien sur aussi Lisbonne. Il y a tant de choses à voir!

les trams anciens, les touctoucs, des artistes au bord du fleuve 

On ne peut pas manquer les trams du début du 20ème siècle qui circulent toujours, et qui sont utilisés autant par les touristes que les Lisboètes. Bien sur il en existent aussi des rames flambant neuves, mais s'il transportent plus de passagers, ils manquent totalement du charme des anciens. Un autre moyen de se déplacer pour les touristes sont les touctoucs. Il y en a partout, et le conducteur sert sert en même temps de guide. Nous n'avons pas essayé, car finalement, nous aimons marcher à notre rythme.

Balade au bord du Tage 
de l'autre côté du fleuve 
un cargo dans la brume - la place du commerce 

Et pendant que sur le fleuve une brume presque mystique s'est levée, en se tournant vers la ville, c'est le soleil qui brille... Nous visitons aussi des musées, comme celui du fado où il y avait plus a écouter qu'à voir ou celui des calèches avec sa collection impressionnante.

calèches parfaitement conservées 

Mais aussi une visite au château Sao Jorge, qui défendait la ville depuis ses tous débuts

superbe vue depuis le château 

Et avec ça, nous vivons de bons moments avec nos amis des frères de la côte, surtout Snoopy, mais aussi Eterno et Sandre qui nous a rendu visite lors de son passage à Cascais.

et on se retrouve toujours autour d'une table.... 
24
janv
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janv
Publié le 27 janvier 2020

Bien sûr, une visite à Sintra s'impose aussi. C'est une ville curieuse, où les riches portugais du 19ème siècle, en premier les rois, se sont construit des palais qui leur servaient de résidence d'été, car Sintra jouit d'un climat plus aéré et aussi plus humide que Lisbonne. C'est sur une montagne recouverte de forêt qui reste fraîche et verte en été alors que le paysage autour jaunit sous le soleil. Nous avons visite le Palacio de Penas dont voici quelques images.

Un vrai château de comte de fée, construit autour d'un monastère abandonné dont on retrouve toujours les structures en tant que noyau central. Tout le reste est sorti de la fantaisie du roi consort Fernando II et son équipe d'architectes, totalement sous influence du romantisme en vogue de l'époque. Nous n'avons visité qu'un palais ce jour là, mais il en reste tant à voir que nous allons certainement revenir à Sintra.

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fév
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fév
Publié le 22 février 2020

Hello, nous voilà de retour. Presque un mois après une tentative de départ avortée par une avarie majeure, voici nos aventures de février. Le plan était de naviguer jusqu'en Algarve pour y rejoindre ma sœur Hélène et son mari Peter qui arrivaient à Faro en avion. Météo splendide, petits airs idéaux pour se remariniser et même un essai de notre Windpilot tout à fait concluant, nous étions aux anges à voguer vers le sud quand, patatras, un bruit bizarre et un petit choc ont secoué le Naviot. Ne voyant rien de spécial, nous avons continué encore quelques milles à la voile jusqu'à épuisement du vent. A ce moment, nous avons décidé de pousser au moteur jusqu'à rejoindre la risée visible à un petit mille de là. Louis met le moteur en route, je mets les gaz, et - rien! Nous avions perdu l'hélice! Pour constater les dégâts, Louis à plongé et vu l'absence d'hélice et la présence d'un bout de cordage accroché au coupe-orin, nous avons compris que nous avons dû accrocher un flotteur de filet de pêche qui a arraché et coulé notre hélice par 40m de fond. Donc, qu'une chose à faire, retourner à la voile au port de Cascais encore proche et organiser la réparation. Délai de livraison de la nouvelle hélice, 10 jours ouvrables + transport depuis l'Italie - ça fait bientôt un mois que nous attendons...

Enfin, du coup nous sommes allés en Algarve en train rejoindre Hélène et Peter qui avaient loué deux studios de vacances et une voiture, et nous avons passé une semaine de "vacances" dans cette région merveilleuse au climat doux (20°C en moyenne le jour) et ensoleillé même en hiver.

dans le TGV de Lisbonne à Faro - la Ria Formosa à Fuseta où nous logions 
Il n'y a jamais trop de flamants roses! 
montagne de sel - sur l'estran -une spatule en train de chasser dans la boue de la ria 

Nous faisons de longues balades en bord de mer. Pieds nus dans le sable, dans l'eau, c'est génial.

La Ria Formosa avec ses courants de marée qui changent le paysage en permanence est vraiment fascinante - et on y mange tous les produits de la mer, tout frais péchés...

Poulpe (délicieux) 

Mais nous nous sommes aussi éloigné de la côte. L'arrière pays est également de toute beauté. C'est le printemps et nous avons vu plein de fleurs.

minuscules jonquilles sauvages 
fleurs d'amandier et toutes petites narcisses 
ancien puits 

Des kilomètres à pied qui nous font le plus grand bien...

Les jolies petites villes valent aussi la visite.

Cigognes sur les toits, ruelles étroites, église de Tavira 

Enfin, malgré nos malheurs nous passons du bon temps ici au Portugal entre visites, balades et gourmandise....

J'espère qu'aux prochaines nouvelles, le Naviot sera de nouveau en forme et que nous pourrons reprendre la navigation.

1
mars
1
mars
Publié le 1er mars 2020

Youhououou - nous avons reçu la nouvelle hélice, elle est montée et le Naviot est de nouveau en état de naviguer. Il était temps! Merci Joao pour ton aide précieuse au montage 😃

sortie du bateau 

Après 3 mois de séjour à Cascais, dont un mois pas prévu, nous nous sommes remis en route et avons entamé notre retour au nord. But: la Baltique pour l'été. Donc une première étape sur une mer calme où nous avons testé cette hélice -une merveille - et nous sommes arrivés à Péniche.

sur les quais 

Nous profitons du weekend avec coup de vent annoncé pour aller au marché, nous promener en ville et sur les falaises. Le soir nous partageons un repas grillades avec nos amis Claire et François venus nous rejoindre avec leur campingcar.

balade en haut des falaises 

Petite halte sympa en attendant que les vents favorables reviennent... mardi peut-être?

4
mars
4
mars
Publié le 14 mars 2020

J'avais espéré un départ pour le mardi suivant - eh bien, nous l'avons fait. Vent de sud-ouest et houle de 3 à 4 mètres, nous avons avancé 24h pour arriver à Leixoes le lendemain par temps gris et pluvieux. Pas la meilleure des navigations, d'autant plus que Loulou a de nouveau souffert du mal de mer. Nous étions contents d'arriver. Malgré tout, il y avait quand même un moment magique, quand pendant la nuit un groupe de dauphins nous a accompagné en dessinant des traînées lumineuses dues au phytoplancton qu'ils remuent. Plus ils sont rapides, plus ils brillent.

Nouvelle visite de la ville de Porto, cette fois-ci avec une visite de cave. Croyez le ou non, nous ne l'avions encore jamais fait.

petite ruelle et quais vers le fleuve 
les fameux azulejos du hall de la gare de Sao Bento 
nous passons le pont conçu par Eiffel               barques traditionnelles de transport du vin de Porto

Donc, visite de la cave où nous avons appris le pourquoi du taux d'alcool et de sucre dans ce vin. En fait, une fois le jus de raisin pressé, il n'est pas fermenté jusqu'au bout. Ils y ajoutent de l'alcool afin de couper la fermentation. Cela a l'avantage d'augmenter le taux d'alcool et de garder un goût beaucoup plus sucré que celui d'un vin de table. Ce n'est qu'en suite que le vin est vieilli en fût, plus ou moins longtemps, selon la spécialité que les œnologues souhaitent obtenir. Ce procédé a été inventé pour mieux conserver le vin qui était acheté principalement par les Anglais et arrivait souvent chez eux à l'état de vinaigre, supportant mal le transport. En plus, les marchands de Porto se sont aperçus que leurs clients anglais aimaient bien ce vin sucré. D'une pierre deux coups, tout le monde était content et le vin de Porto était né pour le plus grand plaisir de nos papilles.

source dans la cave     -     Loulou bien installé 
à la fin de la visite guidée, évidemment , la dégustation

Nous sommes donc reparti avec trois bouteilles, une de chaque couleur. Santé!

14
mars
14
mars

Nous sommes repartis de Leixoes le 8 mars, dimanche matin nuageux, avec peu de vent, pas assez pour que le vent nous pousse. Ça a donc été notre fidèle moteur qui a travaillé. Vers midi nous approchions de notre but, Viana de Castello sous la pluie. Remontés le fleuve jusqu'au ponton d'accueil de la marina, nous constatons que celui-ci n'existe plus. Il a été arraché par les intempéries de janvier. Nous appelons alors la marina pour leur demander une place à l'intérieur du port et on nous répond qu'ils n'ont pas de place pour nous car le coefficient de marée étant élevé, le niveau de l'eau baisse trop à marée basse pour nos 2m de tirant d'eau. Bon, que faire? Ancrer dans le fleuve est interdit et serait de toute façon dangereux avec les 6kn de courant pendant le jusant. Nous avons amarré une demie heure au port de pêche pour manger quelque chose - Louis commençait à devenir grincheux de faim - et nous sommes repartis vers le nord pour arriver à Baiona vers 22h. Nous ne pensions pas quitter le Portugal si vite, mais nous voilà de retour en Espagne. Un jour de pause à Baiona, et après une belle navigation toute à la voile cette fois, nous amarrons à Sanxenxo. Petite station touristique avec une belle plage et un port agréable.

Promenade à Baiona : aigrette à marée basse  -  Rhododendron en pleine fleur - lézarder au soleil sur la roue d'un canon
nous passons devant les îles de Sciez 
Sculptures à Sanxenxo 
la baie - le Naviot tout petit parmi les grands bateaux - le phare de l'entrée du port  -et le club-house, ça fait rêver

C'est dans ce cadre agréable que nous nous sommes fait surprendre par le Coronavirus. De petite ville animée avec des terrasses sympas et des boutiques colorées, elle s'est transformée durant la nuit en ville presque fantôme. Ne restent ouvert que les magasins de nourriture, les pharmacies et les....tabacs. Je suis toujours surprise par les priorités. Pour l'instant, nous restons ici, les vents n'étant pas pour aller vers le nord, et nous verrons bien la suite.

24
mars
24
mars
Publié le 24 mars 2020

Hello, oui, nous sommes toujours là. Arrivés le 10 mars à Sanxenxo, nous nous sommes faits stopper net dans notre avancée vers le nord. Pandémie oblige! Le 15 tout a fermé ici et nous avons décidé d'attendre dans ce port sûr et confortable que cela se passe en suivant bien les consignes des autorités. En attendant on fait comme tout le monde, on s'occupe. Bricoles, réparations, nettoyages, un peu de gym, un peu voir beaucoup de lecture et beaucoup beaucoup de siestes. Cette fois, nous sommes vraiment reposés et nous allons bien.

le cow-boy de service est de sortie 

Même remplir les réservoirs d'eau douce à la borne du ponton devient une occupation de choix...

A bientôt, dans de meilleures conditions j'espère.

14
avr
14
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Publié le 14 avril 2020

Salut, nous sommes toujours à Sanxenxo. Nous nous sommes organisés une petite vie tranquille en bricoles, lecture, cuisine, petites sorties pour se réapprovisionner et attendons que l'Espagne rouvre la navigation de plaisance, les possibilités de promenade, la vie normale tout court.

la cuisine moderne  - le resto - la boulangerie du Naviot
bricoles , corderie et atelier de réparation du Naviot

et voilà ce qui se passe juste à coté du Naviot

sortie à 1m du bateau 
25
avr
25
avr
Publié le 25 avril 2020

Encore et toujours à Sanxenxo... Eh oui, nous ne pouvons toujours pas naviguer et les jours s'écoulent doucement. Nous sommes les seuls visiteurs du port, donc pas grandes discussions de navigateurs à refaire le monde cent fois. Cette quiétude nous permet de regarder autour de nous et observer des phénomènes que nous n'aurions probablement jamais vus sans cette halte prolongée. En nettoyant le plancher de la salle de bain sur le ponton - oui oui, le ménage continue comme pour tout le monde - Louis a vu plein d'étoiles de mer accrochées au mur en train de.... voyez vous mêmes

Le cycle de la vie continue à tourner. Ici en Espagne, nous attendons de pouvoir de nouveau nous balader. Encore au moins deux semaines ensuite on verra...

23
mai
23
mai
Publié le 23 mai 2020

Encore et toujours à Sanxenxo, nous vivons le déconfinement espagnol avec patience (ou pas). Depuis deux semaines nous pouvons nous promener dans un rayon d'un km à l'heure que nous choisissons, et dès lundi prochain nous ne serons plus limités qu'à la province de Pontevedra. Enfin de grandes balades à pied en perspective!!! Du coté navigation, nous attendons encore les infos si avec un pavillon étranger nous pouvons sortir ou si dans chaque nouveau port nous devrions refaire une quarantaine de 14 jours. Tant que ce n'est pas clair, le Naviot ne bouge pas, mais c'est déjà tellement bien de pouvoir sortir à terre....

il fait enfin beau et estival 

En voulant inspecter le dessous de la coque du Naviot, j'ai eu une visite inattendue - pas facile à capter en image.

Ce baliste était persuadé que ma caméra se mange. Ça a du être une grooosse déception!

Sinon les journées s'écoulent en bricoles - j'ai enfin terminé toutes les épissures de tous les cordages - et Louis a remplacé le compte tour du moteur, changé le joint de la pompe à eau de refroidissement, et il a remis un nouveau plaquage de merisier sur l'épontille dans le carré.

on avance en petites étapes 
7
juin
7
juin

Après encore bien des travaux et même une sortie au chantier naval , notre Naviot a enfin repris la mer. Nous sommes encore limités à la province de Pontevedra, mais que c'est bon de bouger à nouveau. Première escale, Combarro à 6 milles nautiques au fond de la rìa.

Loulou en haut du mât et la vue de là haut 

Avant de partir il a donc fallu travailler un peu. Louis est monté 3 fois en haut du mât. Une fois pour regarder ce qu'il devait prévoir, une seconde fois pour fixer deux échelons afin de pouvoir travailler au sommet, et enfin la troisième pour remplacer le feu en tête de mât. Chaque fois je l'ai treuillé à l'aide du guindeau électrique, normalement prévu pour mouiller et relever l'ancre. Concentration donc, car si je me ratais, Louis serait tombé de haut.

annexe prête à naviguer       les moustaches vertes

Ensuite, c'était au tour de l'annexe de se faire sortir de son hivernage. Elle avait passé tout l'hiver pliée dans sa housse. Nettoyée à fond, nous l'avons gonflée, placé le moteur hors bord, et zououou, nous nous sommes fait le plaisir d'un petit tour devant et dans le port. C'est génial quand tout fonctionne du premier coup.

le revoilà prêt pour de nouvelles aventures 

Ensuite, vu les moustaches vertes qui se formaient à la hauteur de la ligne de flottaison, nous avons décidé de faire l'antfouling de la sous-marine et du coup rehausser la peinture anti-algues et anti-coquillages de 10 cm. Nous en avons profité pour changer les anodes - coque en alu oblige - et de changer les deux bagues en caoutchouc qui guident l'arbre d'hélice de l'hélice au moteur. Louis à dû adapter le passage de la chaise du guide car les pièces devenues standard pour ça (standard qui n'existait peut-être pas en 1980) , ont un diamètre extérieur légèrement plus grand. Neuf heures de lime - il était exténué - mais content d'avoir réussi. Pendant ce temps, le chantier naval a appliqué la peinture et la nouvelle ligne grise du bas, en vinyle autocollant cette fois. Du beau boulot de tout le monde!

Le jour suivant, remise à l'eau, derniers achats pour remplir le frigo et samedi, nous avons largué les amarres. Au revoir Sanxenxo, étape exceptionnelle où nous avons rencontré des gens d'une gentillesse incroyable, alors que la situation n'avait rien de drôle. Nous allons certainement y revenir.

Départ donc pour remonter la Rìa de Pontevedra avec au début très peu de vent pour finir sur un joli force 3 en vent arrière. Idéal pour se remariniser après trois mois de pause.

nous croisons un cargo et plein de parcs à moules 
Les ruelles de Combarro 
Les horreos typiques de la région      -       tout est prêt pour la grillade      -     escalier fleuri

Arrivée avec la marée montante à Combarro, village de pêcheurs typique, très joli et plein de bonnes odeurs de grillade sortant des différents restos ouverts. Nous sommes les premiers visiteurs étrangers et le garde port est tout surpris de voir des touristes amarrer dans son port. Il doit même faire débloquer la porte des sanitaires qui étaient fermés depuis trois mois. Première escale chouette, la prochaine sera certainement un mouillage.

12
juin
12
juin
Publié le 27 juin 2020

Nous bougeons! Après Combarro, nous sommes descendus la Ria de Pontevedra et accompagnés un petit bout par des grands dauphins juste à sa sortie, nous avons fait escale à San Vicente do Grove, petit port de plaisance où rien n'était encore prêt pour accueillir des visiteurs. Pas de sanitaires ni magasins, par contre le resto du club nautique ouvert et une très bonne cuisine galicienne. Un endroit où on a l'impression de se trouver entre terre et mer.

Rochers de granite, une fois hors de l'eau, ensuite submergés par la marée 
 végétation de plage
énormes blocs de granite 
balisages à respecter, le caillou peut être couvert d'eau... 

Une magnifique promenade dans un paysage où on ne s'étonne pas, que des légendes et autres histoires mystiques puissent se développer.

14
juin
14
juin

Une belle remontée de la Ria Arousa toute à la voile et au soleil nous a amené à Vilagarcia de Arousa. Une vraie petite ville qui n'est pas trop axée sur le tourisme, mais plutôt industrielle. Son Port de plaisance est au fond du port des cargos. Depuis Leixoes nous n'avions plus vu tant d'activité commerciale dans un port. Cela donne une tout autre ambiance à l'endroit, surtout qu'il n'y a pas encore de touristes, vu que l'Espagne garde ses frontières encore fermées jusqu'au début juillet. Les rues s'éveillent gentiment du confinement, terrasse et restos sont ouverts et les gens se retrouvent discutent et rigolent, s'étonnent de notre présence mais nous accueillent super-bien. Nous goûtons l'Albariño,vin blanc excellent, toujours servi avec un petit tapa. Nous en découvrons tout plein, tous sont délicieux.

activité portuaire 
le soir, les petits pêcheurs viennent tremper leurs lignes sur la digue 

La ville étant entourée de petites montagnes, env. 600 m de haut, nous avons entrepris une randonnée d'une quinzaine de kilomètres. Ça grimpait sec, il faisait chaud, mais c'était magnifique et nous a fait un grand bien. Nos petits muscles se sont réveillés et nous ont rappelé leur existence...

on voit bien les parcs à moules dans la baie 
 digitale et une belle grenouille verte qui nous a fait sursauter avec un gros splash
 le port d'en haut

Une nature splendide ou nous avons même croisé des éoliennes au détour d'un virage. Sans bruit ni oiseaux morts à leur pied, elles tournaient majestueusement ... Je ne regrette qu'une chose, c'est de ne pas pouvoir capter les odeurs de cette balade sur ce blog. Les parfums de pin et d'eucalyptus somptueux nous ont accompagnés tout au long de la marche.

25
juin
25
juin
Publié le 27 juin 2020

Après une nuit au mouillage devant Rianxo, tout au fond de la Ria, nous avançons vers sa sortie, le port de Ribeira.

 reportage de Louis
parc à moules de près - et Loulou à la barre 

Nous arrivons dans ce port de pêche très actif ou nous prévoyons rester le weekend avant de mettre cap sur Vigo, ou nous attendons des amis le 4 juillet prochain.

port de pêche 
jolie promenade en forêt jusqu'aux pétroglyphes vieilles de plusieurs milliers d'années 
10
juil
10
juil
Publié le 19 juillet 2020

Le 4 juillet nous arrivons au Real Club Nautico de Vigo où nous avons rendez-vous avec nos amis Miriam et François, frère de la côte de la table lémanique, qui nous rejoignent pour une dizaine de jours.

Voilà les stars   -   lever de lune ce soir là

Ils nous ont apporté une excellente fondue que nous avons partagé au premier mouillage, ancrés dans une baie bien ventée. Pendant que les rafales se déchaînaient entre 20 et 30 kn dehors, nous touillions joyeusement dans notre caquelon.

Ensuite remontée de la Ría de Arousa tout à la voile, nouvelle expérience pour Miriam qui n'avait jamais navigué sur un voilier en mer avant. Coup de chance, nous avons pu lui montrer toutes les allures, du près au vent arrière en passant par du largue dans des conditions magnifiques, grand soleil et peu de vagues. Ces Rias sont un terrain de jeu génial pour naviguer.

Miriam apprend à barrer        Loulou est très fier de son pavillon des frères de la côte

Pendant notre étape à Vilagarcia nos invités profitent de la bonne liaison en train pour un excursion à St. Jaques de Compostelle. Comme pour nous l'automne dernier, la cathédrale est toujours en rénovation, mais la vieille ville vaut la visite. En plus, ils sont quasiment les seuls touristes, les frontières étant tout juste rouvertes.

la cathédrale avec le soleil, sans pèlerins ni touristes 

Ces jours de vacances se passent en navigations par conditions de carte postale jolis mouillages et baignades fraîches. La température de la mer n'excède pas les 18°C, ce qui est du à un courant marin qui remonte des fonds à cet endroit. Petite épreuve de courage donc à chaque immersion, rafraîchissante et raffermissante, je vous laisse imaginer...

barque traditionnelle rencontrée en route 
passage entre les rochers de Sargo 
coucher de soleil et plus tard dans la soirée juste derrière, un feu de forêt 

Un soir, à l'ancre devant une superbe plage près de Palmeira où ça embaumait bon les odeurs de pin et d'eucalyptus, nous avons vu un incendie de forêt, attisé par le vent du nord-est qui soufflait fort. Un spectacle assez effrayant qui nous a rappelé la force des éléments. Il s'est propagé à toute vitesse et ce n'est que vers 3h du matin que nous ne voyions plus de flammes. Origine humaine ou spontanée, nous ne l'avons pas su.

Nous avons passé encore quelques belles journées de navigation dans les Rias de Pontevedra et de Vigo pendant lesquelles nous avons goûté les produits du terroir ou cuisiné nos propres spécialités.

Miriam, la belle mexicaine nous prépare des fajitas   -   à l'apéro, una caña ou un verre de Albariño
en navigation 
Passage sous le pont de Vigo - passe ou passe pas???  
 Passé !  et ça souffle en plus...
magnifique structure arachnéenne de ce pont suspendu

Nous avons passé un moment génial avec nos amis à rire dans une ambiance de vacances qui change de nos voyages à deux. Merci Miriam et François, nous avons adoré votre compagnie.

 les deux frères de la côte
8
août
8
août
Publié le 8 août 2020

Comme toujours après le pain blanc, il y a un peu de pain noir. En effet, lors de notre croisière avec Miriam et François, nous avons constaté quelques bugs et usures sur notre cher Naviot. Une petite entrée d'eau dans la cabine de nos invités après une journée de navigation au près, pendant laquelle le pont s'est copieusement fait arroser, et la panne du bouton électrique qui permet de descendre l'ancre, ont nécessités quelques travaux et recherches de pièces détachées et d'outils. Pour cela, Vigo était l'endroit parfait, car on y trouve tout. Ce n'est pas pour rien le plus grand port de pèche d'Europe.

Loulou en pleine action 

Nous avons donc démonté l'isolation de la cabine, trouvé et bouché un minuscule trou qui laissait entrer l'eau. Puisqu'il y était, Louis a décidé d'offrir une révision au guindeau. Trois échoppes plus tard, nous avons trouvé l'arrache pour le déloger. Ceci effectué, nous avons constaté que son roulement à billes n'avait presque plus de billes et que son joint d'étanchéité était en lambeaux. Départ chez le marchand d'accastillage - 3,5 km à pied aller simple - trois fois en dix jours par 35°C, j'en transpire encore. Enfin, nous avons pu commander et tout acheter, opération réussie, notre guindeau est presque comme neuf.

Entre deux, Louis a aussi remplacé le thermostat du frigo que j'avais maladroitement réussi a arracher en passant trop près. Il était monté à l'extérieur du frigo, au milieu d'un lieu de passage. Maintenant il est abrité à l'intérieur, plus de danger... Pendant ce temps je me suis aussi occupée, faut pas croire. J'ai poncé les mains-courantes sur le pont et les boiseries du cockpit, tout à la main svp. Ensuite je les ai huilées, elles sont redevenues toutes belles. En plus, Louis a installé une nouvelle pompe de cale électrique. Pour tout ça, il a bien sûr, eu besoin de son "tiens-donne-éclaire" - ma petite personne...

Ces travaux nous ont pris trois semaines pendant lesquelles nous avons naturellement aussi visité la belle ville et profité d'écouter des concerts en plein air que la ville organise pour le plus grand plaisir de ses habitants. Comme touristes, nous n'étions pas nombreux...

chantier naval  et bassin de port de pèche 
balade dans un parc  qui domine la ville 
un petit échantillon des nombreuses statues que nous croisons 
belles façades, ruelles, et rues piétonnes 

Départ donc au bout de trois semaines, d'abord un petit mouillage à la sortie de la ría, histoire de tester ce guindeau révisé, et ensuite nous avons mis cap sur le Portugal, où nous avons accosté à Viana de Castello et retrouvé nos amis Marie et Antoine.

vue sur les îles de Sciez - dernier mouillage en Galice 
en route pour le Portugal - ballet de kite-surfeurs  à l'entrée du fleuve à Viana de Castello
12
août
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août
Publié le 20 août 2020

Vu que nos plans de mer Baltique ont été étouffés pour cette année, nous avons décidé de redescendre vers le sud et passer l'hiver au Portugal, où la situation nous paraît pour l'instant plus détendue qu'en Espagne. Retour donc à Porto. Nous voulions voir la vallée du Douro, où est cultivé le raisin dont est issu le Porto. Nous avons embarqué sur un bateau de croisière fluviale et sommes rentrés plus de 70 km à l'intérieur des terres jusqu'à Peso da Régua.

 départ depuis le pont Dom Luís, vu ici de l'ouest
Nous avons passé sous ce pont et plusieurs autres  -  magnifique château  juste à coté d'une ancienne usine (urbanisme???) 

Nous montons donc la rivière à travers des paysages parfois urbains, industriels, verdoyants, cultivés ou sauvages. Les commentaires du guide sont donnés en quatre langues dont le français, tout ceci accompagné d'abord d'un petit déjeuner et plus tard d'un délicieux dîner à bord.

placés près de la fenêtre, nous montons le fleuve 

Nous avons franchi deux écluses sur le trajet qui nous ont élevés une fois de 14m et l'autre fois de 35m. en tout, avec le dénivelé du fleuve nous sommes montés de 50m.

première écluse,  les  bites d'amarrage montent en même temps que le bateau
 deuxième écluse
 vignoble tout en terrasses, ça vous rappelle quelque chose?
bateaux de croisière arrêtés  pour manque de touristes - notre bateau au quai de Peso da Régua

Magnifique sortie qui a duré toute la journée. Retour en bus à Porto et puis en métro à Leixoes où notre Naviot est amarré. Plus nous rentrions dans les terres, plus nous avions de soleil. En effet, la semaine que nous avons passée à Leixoes, un brouillard tenace se collait sur la côte, on se serait cru en automne. Mais attention, ce n'était pas pour décourager les vacanciers venus pour jouir de la plage...

Baigneurs par brouillard, température de l'air 20°, celle de l'eau 17° 

Il y en a que rien n'effraie! Une petite semaine de tourisme - ça change des bricoles - de chouettes rencontres avec d'autres voyageurs, et nous avons remis le cap au sud.

14
août
14
août
Publié le 20 août 2020

Après une belle journée de navigation ensoleillée où nous avons vu plusieurs fois des dauphins, nous sommes rentrés dans le lagon d'Aveiro. Curieux paysage où terre et mer s'imbriquent, se confondent au gré des marées et des courants. Nous remontons le chenal balisé, car avec nos 2m de tirant d'eau nous ne pouvons pas nous amuser d'en sortir sous peine de nous échouer. Ce lagon est à la fois une nature superbe, et un paysage apprivoisé par l'homme qui y a aménagé de grandes installations portuaires et industrielles, des bassins de salines et des canaux qui desservent la petite ville.

d'un coté l'estran, de l'autre les quais industriels

Nous avons remonté le chenal pendant une heure pour nous amarrer au ponton du club nautique. Accueil très sympathique, ils nous ont même libéré une petite place alors que entre les bateaux amarrés, Naviot était un peu trop long. Il suffisait d'avancer le voilier en bout de quai de 2m et le tour était joué. Merci!

 les locaux du club nautique et le ponton où nous sommes amarrés
les salines - les barques typiques  

Les spécialités d'Aveiro sont donc le sel, les barques qui ressemblent à des gondoles et qui, aujourd'hui promènent les touristes sur le réseau de canaux de la ville, et les ovos molhos, pâtisseries à base d’œufs et de sucre, bons mais tellement nourrissantes... pour notre part, nous avons préféré d'aller manger un excellent bar (loup de mer) au resto le soir.

quelques jolis coins en ville 
20
août
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août
Publié le 3 septembre 2020

Après une belle journée à Aveiro, nous nous sommes laissés pousser par le vent le long de cette belle côte portugaise. Première étape, Figueira da Foz d'où nous avons pris le train à travers la plaine fluviale pleine de champs de riz pour visiter Coïmbra. Dans cette ville se trouve la plus ancienne université du Portugal. Le quartier universitaire domine la vieille ville et on sent que c'est vraiment un site très important, bien que ce soient encore les vacances et que les étudiants sont absents. Nous en avons juste croisé deux en uniforme noir, leur cape ample sur les épaules par 30°C à l'ombre. Je me demande comment ils réussissent de ne pas fondre.

Nous avons souhaité visiter la bibliothèque universitaire, mais pas de chance, grâce au virus, ils ont réduit le nombre journalier de billets et il n'y en avait plus pour nous. La prochaine fois peut-être... Nous nous sommes alors promenés à travers les ruelles de la vieille ville, très belle aussi.

Places ruelles et belles façades, une après-midi bien occupée 
3
sept
3
sept
Publié le 3 septembre 2020

Le vent du nord soufflant toujours, nous avons avancé jusqu'à Péniche, où nous avons ancré dans le port, car il n'y avait plus de place libre au ponton visiteur. Arrivée samedi soir, repos dimanche et ensuite cap sur Cascais.

nous contournons le cap avec son phare juste avant d'arriver à Péniche 
balade au Forte da Luz  à Péniche 

Nous arrivons un lundi soir à Cascais, où nous décidons de mouiller dans la baie bien abritée par vent du nord. Il faut avouer que les tarifs de la marina sont un peu trop élevées à notre goût en haute saison. L'ancre tient bien dans le fond de sable, et nous restons une semaine à Cascais où nous avions passé trois mois l'hiver dernier. Nous avons retrouvé les amis navigateurs, une semaine de pur plaisir à discuter, rire, manger ensemble.

 couleurs du soir   -   un moment convivial entre amis chez Isabel et Francisco

Et hop, nous poussons plus loin. Prochaine étape Setubal où nous ancrons une nuit.

Nous passons le cabo Espichel et rencontrons des puffins et autres oiseaux de mer 

En route pour Sines, une superbe rencontre, regardez...

magnifique eau cristalline 
un moment magique 

Arrivés à Sines, nous amarrons à la marina où nous rencontrons le frère de la côte Corto Maltese et sa captive Maria. Ils nous initient à cette ville, nous emmènent manger du poisson, des pâtisseries et des calamars grillés. Nous sympathisons à fond, discutons et recevons plein de conseils pour nos futures navigations en Algarve. Les rires ne manquent pas non plus et Sines devient une de ces étapes qui se gravent dans notre esprit.

avec nos amis - le loup de mer tout frais qui me gouttait dessus et que nous avons mangé grillé 
le port de Sines, côté marina et côté pêcheurs 
balade autour de Sines 
Notre beau spi asymétrique que nous avions hissé pour arriver à Sines  
6
sept
6
sept
Publié le 23 septembre 2020

Depuis Sines, dernière halte sur la côte ouest du Portugal, nous avons viré à l'est toute au cap St. Vincent. Pointe sud-ouest du continent européen, pour nous, il est un peu magique, car ici, le climat change de l'Atlantique assez rude avec sa houle, ses brouillards et ses vents souvent forts pour un climat qui se rapproche de celui de la Méditerranée. Il n'y a même plus de rosée pendant la nuit.

Nous approchons le cap 

Nous le contournons par un magnifique dimanche ensoleillé, malheureusement au moteur, car il n'y a presque pas de vent. Ce n'est que pour les derniers milles, juste sous le cap, que nous pouvons sortir le génois pour arriver au mouillage à la voile comme des vrais navigateurs... dans une petite baie devant une plage de sable fin au pied des falaises.

Naviot au mouillage devant la plage 

Le lendemain nous restons dans cette belle baie, escaladons la falaise par un escalier presque interminable et marchons d'un pas allègre jusqu'au phare du cap St. Vincent.

roches de calcaire 

Les falaises sont vraiment impressionnantes. Il ne faut pas être trop sensible au vertige. Elles font tellement "montagne", que nous y avons même rencontré des chocards, comme dans les Alpes. C'est assez inattendu de voir évoluer des goélands et des chocards ensemble, profiter des vents ascensionnels pour s'élever au dessus des rochers.

Au retour, nous récupérons notre annexe sur la plage pour retourner au Naviot. Pas de chance, une petite houle lève des rouleaux à la plage qui rendent l'embarquement très sportif. Il faut aussi admettre que nous avons perdu l'entraînement de ce genre d'exercice. Nous poussons l'annexe à l'eau, pas assez vite, et patatra, une belle vague nous fonce dessus. Louis saute dans l'annexe qui se met en travers, et moi, pauvre fille, je me retrouve renversée sur le dos, sous l'annexe, complètement trempe. L'annexe est pleine d'eau aussi, et il y a quand-même une petite justice, Louis est aussi mouillé que moi🤣 Je n'ai évidemment pas de photo de l'évènement mais voici un petit croquis pour illustrer la chose...

5
oct
5
oct
Publié le 7 octobre 2020

Après notre arrivée fracassante en Algarve, nous avons eu besoin d'un peu de repos pour nous remettre du choc... Mais non, ayant retrouvé l'été, nous nous sommes tout simplement laissés vivre. Première escale, Portimao, où nous sommes restés une dizaine de jours au mouillage dans la rivière. Nos haltes se dessinent souvent selon un petit schéma: Exploration des environs proches pour voir ce qu'on y trouve, commerces, commodités, lieux à visiter. Ensuite au gré de la météo et des envies, nous nous baladons dans la nature, visitons villes et musées ou nous nous occupons de notre petite maison flottante.

Les fameuses Falaises avec leurs magnifiques pages de sable fin 

Nous marchons des heures sur ces falaises, taillés dans une roche de sable et galets comprimés qui s'érodent de façon assez impressionnante.

Dix jours plus tard donc, nous relâchons à Albufeira, ville où nous ne nous sommes encore jamais arrêtés avant.

 marina d'Albufeira

Ville incroyable, une vraie machine pour le tourisme de masse. A la marina tout est axé sur les touristes anglais. Inutile même d'essayer de baragouiner le peu de portugais que nous avons appris, on nous aborde d'office dans la langue de Shakespeare. Bon, nous ferons des progrès dans cette langue... Même les restaurants sont plus souvent anglais que portugais sans compter tous ceux des autres pays. On peut facilement faire un tour du monde culinaire.

coins de rue d'Albufeira 

Un English breakfast et un Tandoori plus tard, nous nous promenons au bord de la mer et découvrons des choses assez surprenantes.

 bâtiments inachevés, certains depuis longtemps

Il y a des zones où beaucoup de nouvelles constructions s'érigent, mais certaines ne sont simplement pas terminées et plus personne ne travaille sur les chantiers. De notre point de vue suisse où nous manquons toujours de place, quel incroyable gaspillage de beaux terrains. Enfin, le bord de mer est toujours aussi beau.

au sud-ouest d'Albufeira 

Nous laissons passer un coup de vent avant de repartir du port pour la Ría Formosa. Vous vous en souvenez peut-être, nous avions déjà visité cette région en février depuis la terre. Cette fois, nous y entrons avec notre Naviot. Nous avons bien calculé notre coup et arrivons à la voile à l'entrée de la passe un peu avant la pleine mer. Le courant nous y pousse super fort, conjugué à notre vitesse à la voile, je relève 10kn au GPS - YES!!! Nous avançons entre l'île de Culatra et les bancs de sable de la ría pour mouiller l'ancre devant le petit village de pêcheurs. C'est si beau et tranquille, l'eau à 22°C et l'air à 28°C, que nous y restons deux semaines. Pour la première fois de notre voyage, nous nous baignons tous les jours.

 le seul arbre qui se découpe sur l'horizon    -    cabanes de pêcheurs
 parking insolite - montée d'escalier tout en mosaïque - comment encourager de jeter le plastique dans une poubelle!
promenade dans les dunes 
à la plage coté océan, égalisons un peu le bronzage...

Les jours s'écoulent tranquillement en balades, et nous visitons naturellement aussi la ville en face, Olhao. Nous prenons un ferry pour y aller et visitons cette jolie ville encore très typique.

Olhao , notez le nid de cigogne sur le toit de l'église

Culatra, un beau mouillage avec des paysages de rêve, mais aussi de belles rencontres. Nous avons discuté et plaisanté avec un équipage français, un autre suisse et surtout nos amis Rainer et Michael , navigateurs allemands avec qui nous nous étions liés lors de notre passage en mars dernier, puis en août à Porto. Nous les avons retrouvés avec grand plaisir ici.

belles soirées 

Au premier octobre nous avons quitté ce coin de paradis. Il était temps de chercher un port où nous pourrons laisser le Naviot pendant que nous rentrerons en Suisse cet hiver.

Départ du mouillage, merci Michael pour cette photo
28
oct
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Publié le 28 octobre 2020

Octobre passe à toute vitesse et nous avons trouvé le port où le Naviot passera quelques semaines tout seul. Notre choix s'est porté sur Vilamoura. Bien que ce soit un environnement totalement orienté sur le tourisme - le premier vrai village portugais se trouve à 1.5km - nous avons sélectionné ce port, car il est vraiment bien abrité des vents et des vagues de toutes les directions. En plus nous y avons trouvé tous les services nécessaires pour l'entretien du bateau. Nous sommes en train de le préparer afin qu'il soit prêt pour reprendre le voyage lorsque nous y reviendrons après notre séjour en Suisse, prévu pour la fin de l'année. Les voiles sont chez le voilier pour réparer deux petites déchirures, l'annexe de survie chez le spécialiste pour une révision. Le dinghy est nettoyé, séché, plié et rangé et un mécanicien nous a tourné un raccord sur mesure pour pouvoir rincer le moteur hors-bord afin de le dessaler.

le radeau de survie - Louis prépare les nouvelles amarres  - hors-bord prêt pour son rinçage

Nous avons aussi acheté des cordages pour préparer de nouvelles amarres, et Louis a fabriqué des belles boucles avec des épissures presque pro. Entre travaux et nettoyages le temps passe vite et même si nous sommes plus au sud que la Suisse, l'automne arrive ici aussi. L'air s'est rafraîchi, les jours ne sont plus qu'à 20°C et pour moi en tout cas, les baignades sont terminées. Les plages sont d'ailleurs vides hormis quelques surfeurs en combinaison. Il y a de moins en moins de touristes et je pense qu'à partir de novembre la majorité des boutiques et restaurants du port seront fermés. Cela ne nous empêche pas de nous promener. Voici quelques impressions de notre port. Pour plus de liberté de mouvement, nous avons même investi et acheté des bicyclettes. Depuis, nous pédalons allègrement à travers la région et ça fait un grand bien à nos muscles. Il y en a même dont j'avais presque oublié l'existence qui se sont rappelés à mes souvenirs par quelques petites courbatures...

impressions de Vilamoura 

Après une montée à Loulé, nous avons même osé le trajet jusqu'à Faro, 25 km aller, même chose retour, sur de petites routes et chemins de campagne. Et il ne faut pas s'imaginer que c'est tout plat. Sitôt que l'on s'éloigne de la mer, le paysage devient vallonné et nous transpirons !

 à Faro - les salines près de l'aéroport

Ces vélos sont géniaux. Ils nous permettent de retrouver le vrai Portugal que nous aimons tant, car il est quand-même assez bizarre de vivre à un endroit construit exprès pour les touristes. D'un côté c'est joli, très propre et bien entretenu, mais très loin de l'ambiance du reste du pays.