Carnet de voyage

Amériques du sud

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Dernière étape postée il y a 1311 jours
Découverte des Amériques du sud en passant par le Pérou, la Bolivie, le Paraguay, l'Argentine et le Chili.
Novembre 2018
10 semaines
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19
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Publié le 5 février 2019

Je pars de l'auberge très tôt, j'ai bien dormi et je veux vérifier mes constats de la veille, ça se confirme très vite, je n'ai pas rétréci mais la ville est bien gigantesque.

Tous les monuments ont une taille vertigineuse mais ça ne retire rien au charme des vestiges et de la ville, c'est juste qu'il m'aurait fallu une patinette pour gagner du temps ce matin!

Pyramide de Mayo 

La plaza Mayo est superbe, tous les bâtiments sont principalemejnt blancs, avec des ornements très fins!

Le palais présidentiel de l'Argentine est rose, il est appelé la maison rose!

Vue générale de la plaza Mayo 

Je continue sur des grandes avenues avec des bâtiments qui donnent toujours autant le vertige. Je trouvais que les bâtiments du Brésil étaient simplistes, à Buenos Aires, c'est le contraire, ils sont pratiquement tous sculptés avec une architecture très fine.

Je vais finir par avoir un torticolis à la fin de la journée avec ces hauteurs de bâtiments!!

Ça en est démesuré!! Mais tellement magnifique.

Ici, on peut dire la ville a du style!

Enfin, un immeuble à taille humaine!! J'ai bien aimé les dessins dessus!

Une jolie fresque et le quartier devient comme je les aime avec des façades colorées et plus anciennes, pas très bien entretenues mais tellement plus vivantes!

Des rues pavées comme à Colonia. Ça, ça me plait!

Il y a cette superbe statue en plein milieu de la place, je ne sais pas qui ça représente mais elle est très originale!

Malfada en vraie, pas sur papier! 

Eh oui, c'est elle, l'une des argentines les plus célèbres "Mafalda" en chaire et en os, enfin en 3D pas sur papier glacé! Quelle surprise!

En regagnant l'auberge je retourne vers le centre de Buenos Aires et les immeubles ont repris leur tailles du départ!

Superbe cette eglise!

Dès mon arrivée à l'auberge, j'ai demandé une minerve pour reposer mon cou, surtout que je vais y retourner après le petit déjeuner. D'ailleurs c'est la première fois qu'il était aussi diversifié avec des fruits et tout!

Pour me reposer, comme d'habitude je me suis mis sur le site. Et vers 13 heures, je suis reparti pour un quartier très recommandé de visiter et très chouette apparemment! Heureusement que j'ai demandé comment y aller sinon je partais à l'opposé du quartier parce qu'une rue porte le même nom que le quartier!

J'arrive au coin de la rue où je dois prendre le bus, il passe juste devant moi, j'ai beau levé Le bras, c'est comme si il ne m'avait pas vu!! Au bout d'un quart d'heure, je vois que l'arrêt est plus loin de 50 metres! Car le bus est encore passé devant moi sans broncher!

Pendant l'attente, je me rend compte qu'il y'a un mercado juste devant, je sais que j'en ai encore pour un quart d'attente du bus donc j'ai le temps de prendre 3 photos!

Et effectivement il est magnifique, seulement je tombe sur un petit stand d'empaladas traditionnels et la boutique paraît typique. Vu le monde, je pense que l'adresse est bonne. Tampis pour le bus! Ils en ont à la verdure, je veux les goûter!!

Je ne suis pas trompé, ils sont terribles et puis ils partent tellement vite qu'ils sont tout juste sortis du four! Un vrai régal!! Pour vous dire si l'adresse est bonne, j'ai mangé a côté d'un végétarien turc qui mangeait des empaladas a la viande, je vous l'ai dit que la viande argentine avait une très bonne réputation.

Bon, ce n'est pas le tout mais je n'ai pas fait un mètre depuis plus d'une heure!! Un bus arrive, je monte dedans, enfin, je sors les sous et je demande au chauffeur à combien est le ticket, il me répond qu'il faut une carte. Alors je lui demande où on les achète, et il me répond au kiosque au de la rue ou j'attendais depuis 3 plombes. Alors il m'y redépose pour que j'achète cette fameuse carte! Mais évidemment il n'a pas le temps de m'attendre alors encore un quart d'heure pour le prochain bus! Je ne sais pas si je vais arrivé à ce quartier!!

Après "un peu" de patience, je monte dans le bon bus au bonne arrêt et avec la bonne carte de transport, enfin j'avance! Et me vlà parti! Le chauffeur est brusque dans sa conduite, c'est dingue! A un moment, on se regarde avec ma voisine tellement il nous secoue comme des pruniers, on se sourit et elle me dit qu'ils sont tous comme ça, les chauffeurs de Buenos Aires!! J'arrive enfin au quartier voulu! Mais je crois que je suis descendu un peu trop tôt!

Sur le chemin il y a le stade paraît-il très connu mais comme je n'y connais rien au foot!!

En tout cas, ça promet d'être riche en couleurs et en folklore dans le coin!

Une vielle épave américaine dans son jus, j'adore!

J'adore l'ambiance, des fresques partout avec des vieux bâtiments pas entrenus!

Je crois que je suis sur le bon chemin l'ambiance ressemble énormément à ce que l'on m'a décrit! De la musique dans les rues, les barbecues qui turbines à fond sur les trottoirs.

Oui, j'ai la confirmation, je suis bien dans le célèbre quartier Caminito de Buenos Aires. Et je ne vais être déçu!

Des animations de partout, des vendeurs à la sauvette, des magasins de souvenirs, des restaurants avec de la musique de flamenco! C'est génial! On en prend plein les yeux et les oreilles dans ce quartier! L'ambiance m'en donne la chair de poule, c'est magnifique!

Je ne sais plus où donner de la tête, avec le cou déjà fébrile de ce matin, je pense que je vais la perdre!!

Des couleurs vivent, des vieilles façades de toutes les couleurs, c'est atypique ici!

Il y'a des fresques à chaque coin de rues!!

C'est vrai, ce quartier est l'incontournable de Buenos Aires!

Il y'en a de partout à photographier.

Il y'a un hommage aux pompiers de Buenos Aires!

Et en revenant sur la petite place, un groupe de percussions s'est mis en place, ça été magique et très entraînant! J'ai beaucoup aimé voir le chef devant, comment il dirigeait tous percussionnistes.

Pour les amateurs de percussions j'en mis deux!

C'est très étendu comme quartier et très touriste.

Il y'a des danseurs de flamenco sur les parvis des terrasses des restaurants. Je vous dis que l'ambiance y est atypique, c'est génial.

Ca m'aurait étonné de ne pas voir cette célèbre jeune fille du quartier!

Mon bus du retour, oui c'est le même qu'aller mais ce coup-ci j'ai pû le prendre du premier coup!!

Ils ne sont pas aussi chouettes qu'à La Paz mais ils ont leur style aussi!

Je retourne dans le centre de Buenos Aires afin de finir mon cou!! Mes jambes ne sont pas en reste car j'aurais encore pas mal gambadé aujourd'hui! Et ce n'est pas fini.

Je n'ai fait qu'une petite partie ce matin et Buenos Aires me fait penser à une de ces villes Américaines démesurées!

Le théâtre est à tomber sur le cul tellement il est beau! Oui, si j'avais dit à en tomber à la renverse, c'était encore ma tête qui prenait!😋

C'est arbre est magnifique! 

Et la vue du théâtre sur le parc n'est pas mal non plus.

Il y'a des villes qui sont trop grandes pour les décrire qu'en une seule étape mais c'est tout ce que j'ai fait dans la journée alors!

Les rues sont énormissimes, super larges!

Les portes et les grilles de ce bâtiment sont tout en laiton, et je ne voudrais pas être le gars de l'entretien, il doit en passer du produit à polir!

Oui tout est démesuré, mes jambes n'en peuvent plus! Et puis il fait une chaleur de fou!

Et évidemment j'en avais fait qu'une. 

Pour une fois que j'avais un beau bus, mon super téléphone chinois me l'a bien photographié! Voilà pourquoi il ne faut acheter chinois!!

En plein milieu d'une place pharaonique un obélisque avec les initiales Buenos Aires! Je ne comprends pas avec la place qu'ils ont, ils auraient pû l'écrire en entier!!

Au loin la diva argentine que Madonna a incarnée dans un film et dans ses chansons aussi! Ce qui lui a valu de gagner le cœur des argentins.

On dirait une statue de Don Quichotte! 

Eva Perón, c'est le nom de chanteuse argentine.

En rentrant sur l'auberge, je n'ai pas pu résister à l'appel des empaladas du petit resto typique. Et oui, j'avais remarqué en partant qu'ils en avaient plusieurs sans viande! Pour une fois que je trouve quelque chose sans viande ici, j'en profite!! J'ai goûter au maïs, au fromage et un au verdure/chèvre. Un délice!

Je suis retourné à l'hôtel et j'ai préparé toutes mes affaires car demain je repars à 2 heures du matin. Je pars pour le sud et là, je prends l'avion!

J'ai juste passé la soirée avec une copine argentine mais vous la connaissez peut-être déjà!

Une petite argentine très sympa  

Et oui, je suis un tombeur que vous voulez-vous, bon un tombeur de bouteilles de bière certes, on se remonte le moral comme on peut!😂 Et puis mon cou n'était plus à quelques coups de tête en arrière avec tous les bâtiments qu'il a vu!!

Encore une super journée de passée!!

20
janv
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Publié le 7 février 2019

Réveil a 2h15 du matin, j'ai mon Uber qui vient me prendre dans 15 minutes. Je suis prêt devant l'auberge et mon Uber est à l'heure, impeccable. Un trajet de 15 minutes nous mène à l'aéroport, et mon grand étonnement, en traversant Buenos Aires, il y avait encore beaucoup de vie dans les rues à cette heure et pas forcément des jeunes qui vont en boites!

Au fait! Petite aparté si vous avez Instagram vous pouvez me suivre @pierrotviaggio pour avoir des petites vidéos de ce style qui devancera les parutions des étapes. Histoire de vous donner un avant goût de ce qui va arriver!

C'est moins d'une minute. 

Sinon! J'embarque assez facilement malgré mon bâton qui n'était pas compris dans les bagages! Mais j'y tiens donc il me suit!

Je replonge aussi sec dans les bras de Morphée une fois l'avion décollé!

Je me réveille, il fait déjà jour malgré l'heure matinale. Et oui au sud, c'est l'été, l'ensoleillement y est plus long!

Ça y est on voit la terre du sud des Amériques. Ma destination est carrément au sud à Ushuaïa! Terre de feu comme il l'appelle ici!

Nous atterrissons sans problème et je crois que les températures ne sont plus les mêmes, le personnel des pistes est emmitouflé sous d'épaisses combinaisons imperméables, je crois que je vais pouvoir ranger les tongs!!

On débarque et avant de sortir, je m'habille convenablement selon le temps extérieur! Mais je suis rassuré il y'a de quoi se réchauffer en cas de besoin!

Ils ont fait le stock! 

À la sortie je prends un taxi car le camping que j'ai choisi est complètement hors de la ville. J'ai choisi ce logement car c'était le moins cher, Ushuaïa est pas mal par rapport à d'habitude!

D'ailleurs tellement j'ai cherché le tarif le plus bas, à mon arrivée, la Proprietaire du camping me dit que ma réservation par booking est pour un emplacement de tente. Eh bien, que cela ne tienne, ca va me permettre de tester mon matos de camping par des nuits à 4, 5 degrés!

Je m'exécute au montage de mon campement, tout le monde est étonné par mon hamac, c'est la première fois qu'ils en voient un, pour y dormir la nuit je veux dire!

Ça y est! Mon logement est prêt et ce sera LE grand test ce soir!

Il y'a une voiture qui part pour le centre, je saute dedans afin de visiter les environs et de me ravitailler.

On y est c'est la fin du monde!  

Je ne suis pas au cap horn mais savoir que c'est le bout du monde, c'est impressionnant!

Je ne vous dirais pas pourquoi il y'a ce gros bateau de pêcheurs échoué mais c'est dommage, il fait pièce de musée maintenant!

La ville n'est pas très grande mais pas mal touristique! Je suis resté presque une heure pour regarder ce qu'il y'avait à faire à l'office du tourisme. Visiter le parc, faire des randonnées ou prendre le bateau pour aller voir des phoques et des oiseaux sont les principales excursions ici. Pour ma part, les phoques et les oiseaux, c'est bon, j'ai déjà fait!

J'aimerai plutôt aller dans les forêts à la découverte des lacs!

Lui aussi à le droit à la décoration de Noël et pour une fois le temps s'y prête dis-donc. Et il fait froid et gris.

Sinon j'aime la ville avec ses petits magasins aux façades en bois. Très jolies! Ils sont connaisseurs en motos!

Et vous dans tout ça? Vous quelque part par là!!😂

J'ai déjeuner sur place et avant de repartir, deux impératifs, faire des courses pour les quelques jours à venir car le camping est loin du centre et voir pour mon billet de bus pour ma prochaine destination.

Pour les courses nickel, malgré que l'on soit dimanche tout est ouvert, par contre pour le billet, le dimanche, les compagnies de bus ne sont ouvertes qu'a 17 h 30. Pas grave, j'attendrai dans un café avec de l'Internet.

Comment que j'ai bien fait de vouloir le prendre rapidement, je ne voulais rester que 3 jours et déjà la dame me dit que c'est plein, je suis obligé de rester une journée de plus. Pas grave il y'a de quoi s'occuper ici! Mais heureusement que je n'ai pas traîner!

Sur le retour, quelques fresques à prendre et c'est parti pour la route à pied!

Je ne tenterais pas le stop, trop timide! Non ça me permet aussi de voir les paysages à ma guise!

La route qui nous mène au camping est un vrai régal pour le yeux! Et en plus, elle est longue!

Le camping est très simple et les gérants sont très gentils. Même si les bâtiments sont très précaires, ils sont très propres.

Après mon dîneravec un couple d'argentins, il était tant de vérifier si j'avais bien prévu mon matos pour le grand froid!

Et je vous dirais demain si c'était une sacrée de bonne nuit!

21
janv
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Publié le 7 février 2019

Et non je ne suis pas mort de froid et je dirais même plus, j'ai super bien dormi. En même temps avec la longue journée d'hier, j'avais du sommeil en retard!

C'est agréable de se réveiller avec le soleil levant. Par contre, il faut du courage pour sortir du duvet! Ca pèle!

Je profite d'aller faire un tour en contre bas où il y'a un petit cours d'eau, ces clapotis m'ont bercé toute la nuit.

Les couleurs changent vite le matin! C'est super beau, on se croirait au Québec!

J'ai rendez-vous avec le couple d'argentins pour grimper jusqu'au lac d'Encantada! Par contre le temps a bien changé depuis ce matin. Je crois qu'on va prendre la pluie pour monter!

Le coin est très pauvre! 

Ça se confirme même si elle arrive doucement, elle arrive sûrement! Heureusement nous l'avions anticipée!

les paysages sont magnifiques, leur été n'est pas des plus caniculaires et il faut profiter de chaque rayons du soleil! Eux, ont l'habitude et même que l'hiver, ils ne le voient pas Beaucoup.

Nous sommes partis pour une randonnée de 4 heures sur le papier, et juste l'aller!

Elle commence gentiment en pente très douce et dans des clairières bien entretenues par les chevaux.

Par contre après le pont, les choses ont changé.

Les flaques de boue bien molle ont commencé à corser la marche, et ensuite les bois ont été le début d'une montée en enfer, je sais c'est le contraire mais vous n'y étiez pas vous, dans cette galère. Mes racines étaient hyper glissantes!

Malgré l'enfer du chemin, se retrouver seuls dans la forêt, c'était le paradis. Avec le silence et la plénitude du lieu!

Nous avons croisé des petites orchidées minuscules par rapport à celles que nous avons dans les boutiques de fleurs de chez nous. Celles-ci sont sauvages.

Nous sommes loin d'être arrivés mais nous avons la journée pour le faire.

Votre narrateur sous la pluie, qui est aussi trempé à l'intérieur que son Kway à l'extérieur, dès que je rentre, j'en prends un en Goretex!! Tu ne respires pas la dessous!

Après une longue marche dans les bois, nous sommes revenus sur une clairière. Je pense que c'est la dernière ligne droite. Par contre là-haut, nous nous rendons compte que les bois nous abritaient du vent, ça souffle grave et avec la pluie, ca fouette le visage.

La dernier effort aura été très dur mais nous n'avons rien lâché et nous avons touché au but. Pas besoin d'en avoir la larme à l'œil, mon visage est déjà tout mouillé! LOL

Vous ne me croiriez pas si je vous disais que la pluie s'est arrêtée juste après être arrivé au lagon. Quelque part ce n'était que mieux pour le photographier!! Le vent lui, nous a accompagné tout le long de notre trek.

La randonnée vallait le coup! Avec le glacier au fond, c'était magnifique. Le sommet est resté dans les nuages, nois n'aurons pas eu la chance de le voir!

Sans la pluie, j'ai pû photographier les Cours d'eau qui venaient du lagon que nous avions croisé à l'aller.

Et comme vous pouvez le constater, le temps s'est remis au beau fixe alors que nous étions dans les bois! Certes j'aurais aimé avoir ce temps-là, là-haut mais ca nous aura fait encore apprécié notre ascension!

Nous en avons profité une fois en bas pour manger tranquille au bord de l'eau.

Et pour nous récompenser de notre effort, presque sur la fin de la rando, nous avons eu le droit à un superbe arc en ciel!

Par contre, je ne sais si vous avez vu comme il est très plat comme arc en ciel! Et il y a comme une deuxième auréole au-dessus de la première bien visible!! Ca doit être dû à la forme de la terre!😂 Petite dédicace à mon toinon! Je sais que nous en reparlerons!!

Nous n'étions pas encore arrivés au camping que le temps avait encore changé et ce coup-ci pour nous faire apprécier d'être sur la fin de notre périple!

Les paysages de la terre de feu sont magnifiques même si le temps change vite, c'est mystique d'être là!

Deuxième nuit dans mon hamac et avec une journée de marche dans les pattes, pas besoin de le balancer longtemps pour que je m'endorme!!

22
janv
22
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Publié le 8 février 2019

Ce matin, après le petit dej, je défais mon campement. Je n'ai réservé que pour deux nuits et puis je veux dormir en forêt ai bord d'un lac. J'ai choisi le lac Esmeralda, la rando n'est pas longue car j'ai mon gros sac sur le dos pour la journée. Le propriétaire du camping va m'emmener sur le départ de la randonnée qui se trouve a une quinzaine de kilomètres.

Sur la route, il m'arrête pour un mirador très connu où l'on voit bien la chaîne de montagne. C'est superbe.

Nous vlà rendu au point de départ, c'est à moi de jouer maintenant!

Bon bah c'est parti pour l'aventure. Un peu comme la veille, je traverse des bois, des clairières.

J'y vais cool, j'ai la randonnée de la veille dans les pattes et puis je ne suis pas pressé. C'est magnifique tout autour de moi, comme je suis seul, je profite des paysages.

Le temps n'est pas très beau mais il ne pleut pas, c'est le principal.

Je fais plusieurs pauses, mon sac est vraiment lourd et j'arrive a le régler convenablement. Trop sur les hanches, ma ceinture me rentre dans la peau, trop sur les bretelles et ce sont les épaules qui hurlent!

Après plus de 2 heures de grimpette, j'atteinds ma destination. J'en profite pour déjeuner et regarder aussi où je vais bien pouvoir me mettre sans que personne me voit. Je m'enfonce dans les bois bien au fond du lac. J'aurai bien mis plus d'une heure pour trouver mon coin de campement.

Entre temps j'ai rencontrer de drôles d'oiseaux qui se promenaient en famille.

C'est juste magnifique.

En attendant que le jour passe car je préfère me mettre en place vers la fin la journée, je fais tout le tour du lac. Ça m'a pris presque 2 heures car a des endroits, il fallait traverser des cours d'eau et a d'autres les passages étaient très boueux.

Je suis tombé sur la même plante qu'il y'avait dans le désert de la Bolivie.

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Voici le coin où je vais passer la nuit! 

Je m'enfonce dans la forêt, c'est bien dense et bien plus haut du chemin des promeneurs. Je pense que je vais être tranquille ici, alors je mets mon camps en place. Malgré le sol très en pente, pas de soucis. Ma seule difficulté avec le hamac, c'est de trouver deux arbres à la bonne distance. Mais là, j'ai l'embarras du choix!!

Maintenant installé, je peux aller me balader tranquille jusqu'à ce soir! Je retourne vers le lac.

La couleur de l'eau est magnifique entre le vert très clair et le bleu turquoise!

Je n'avais pas fait attention la première fois mais au deuxième passage, je me suis aperçu qu'il y avait des barrages confectionnés par des castors certainement. Malgré toute la durée de mon observation, je n'en ai pas vu la queue (Plate) d'un! Mais j'ai eu confirmation que c'étaient bien eux les constructeurs de ces fondations!

En regardant les arbres avec un plus d'attention, j'ai pû remarqué les stigmates des dents des castors, et là, je ne pense pas me trompé.

Je retourne sur mon campement. La nuit va pas tarder à tomber et je voudrais être en place avant de rentrer dans le noir!!

Je pense avoir de la chance d'être dans cet endroit sauvage. Et de savoir que je vais y passer la nuit tout seul, ça me rend encore plus heureux.

La vue y est imprenable et encore, je ne suis pas monté encore au plus haut vers le fond où il y'a les neiges éternelles, je me garde cette escapade pour demain matin.

Maintenant je vais penser à me reposer, me restaurer et de profiter tout simplement.

23
janv
23
janv

En pleine nuit, je me suis fait du feu. J'ai complètement oublié de regarder le sens du vent quand j'ai monté mon hamac, et il souffle exactement dans le sens du hamac, ce qui veut dire que ma toile ne sert pas à grand chose contre le froid. Je ne me vois pas tout recommencer en pleine nuit. Et puis J'avais un peu prévu d'en faire un! Mais il a plu énormément dernièrement et j'ai eu beaucoup de mal à faire partir le petit monticule de brindilles et feuilles que j'avais préparé! Ah, il aurait été fier de moi, mon moniteur du stage de survie en me voyant actionner la pierre de mon briquet!!😂 Déjà qu'à 6 personnes, ca a été dur de faire du feu avec rien, alors seul, je n´ai même pas essayé!

Ca m'a occupé pendant trois heures et ça m'a réchauffé surtout. J'ai beaucoup apprécié ce moment privilégié seul dans la forêt avec mon feu!

Pour finir ma nuit, j'ai lâché les tirants de ma toile et comme ca, elle se collait contre le hamac et le vent ne s'engouffrait plus dedans. Ce n'était pas le top mais c'est la seul astuce que j'ai trouvé!

Malgré ma nuit courte, je n'ai pas traîné au lit. J'ai mangé vite fait et je suis parti arpenté le sommet de la montagne. Je voulais fouler la neige "éternelle" qui était encore présente là-haut!

Même si ca a été un peu long, ca n'a été très difficile d'y arriver, et je croyais que c'était fini mais un chemin s'ouvrait sur la gauche et donnait accès sur les rochers. Plus je montais et plus je réalisais que la nuit à tout de même été très froide car les flaques d'eau étaient complètement gelées.

La vue sur le lac change à chaque fois que je grimpe. J'ai largement le temps d'aller au plus haut. Et je vais m'arrêter au moment où je vois que je prends de plus en plus de risque pour gagner pas grand chose en hauteur. C'est que j'ai pris mon pancho imperméable et avec le vent, il m'obstrue la vue des cailloux où je dois poser les pieds. J'ai aucune envie de prendre des risques, j'aimerais finir mon voyage tranquille. C'est loin de tout que l'on se rend compte que chaque geste inconsidéré peut être gravissime. Même le maniment d'un simple couteau devient un geste prudent.

Je redescends très tranquillement et je regagne mon campement. J'ai tout à ranger convenablement dans mon sac, et il faut que je sois à 16 heures à l'entrée de la randonnée afin que le proprietaire du camping revienne me chercher!

On ne dirait pas mais il y a encore beaucoup de chemin pour regagner notre point de rendez-vous. Surtout que je suis sûr devoir faire des pauses en cours de route!

C'est marrant comme la veille, je suis passé à côté des arbres attaqués par les castors sans les voir et maintenant que je le sais, j'en vois partout!

Et pour le coup, je suis sûr que ce n'est pas un bûcheron qui aurait voulu faire de l'art!

J'apprécie les petits cours d'eau sur le chemin pour leur beauté, leur bruit mais aussi parce que je la bois sans problème, elle est tellement propre que ce n'est pas un soucis.

En redescendant, je remarque le barrage des castors alors qu'à l'aller, il était passé incognito! Oh, j'en fais un beau barroudeur!

Le proprietaire est à l'heure et il me ramène au camping, demain j'ai mon bus à 5 heures du matin, il me commande un taxi pour le lendemain et pour cette nuit j'ai pris un lit car je me vois mal replier tous mon matos a 4 heures. Et puis je n'ai pas vu un lit depuis 4 jours!! Ça va être une nuit de rêve!!

Oooooh, un oreiller et une couverture!

24
fév
24
fév
Publié le 9 février 2019

La nuit a été tellement bonne que je l'ai trouvé trop courte, mon taxi passe me prendre à l'heure et nous partons en direction du centre de Ushuaïa. On ne peux pas appeler ça un terminal mais c'est d'une petite place que tous les bus partent. La vue avec le soleil levant et les différentes couleurs de noires sont magnifiques.

C'est un joli bus auquel nous avons le droit, notre voyage va durer presque 24 heures, 22 exactement. J'ai déjà connu 24 heures dans un bus pourri, ca ne serait pas drôle de réitérer l'expérience.

Le départ est pour 5 heures, et nous partirons à l'heure. Tous les passagers replongent dans le sommeil, dont moi avec! Mais avant de quitter cette ville mystique, je fais deux derniers clichés pour le fun. Le levé du jour est splendide.

Quand je rouvrirai les yeux, il fera déjà bien jour et je crois je ne n'ai rien loupé d'exceptionnel pendant mon sommeil!

C'est plat comme une limande. Paysage désertique tout le long. Une horreur pour un voyageur.

Un peu après midi, nous arrivons à un petit détroit qu'il faut traverser, il y a déjà pas mal de monde, mais nous sommes le premier bus à arriver, une grande chance pour la suite! Le hic du trajet, le vent. Il y'a un vent de dingue et de travers en plus!

Vu qu'il n'y a pas le choix que d'attendre, je suis allé manger dans un petit resto. Un petit agneau a fait l'attraction du déjeuner à vouloir rentrer dans la salle à manger et la serveuse ne faisait que de le remettre dehors, mais il profitait que les gens rentrent pour rentrer aussi, Je crois qu'il en avait assez de ce vent qui rend fou!!

Nous attendrons pas loin de 11 heures sur place que le vent se calme et que le ferry recommence à faire ses allers et retours pour que nous puissions passer de l'autre côté. En attendant ca m'a permis de revoir Bastien et Caro, qui par manque de place n'ont pas pris la même destination que moi! Nous étions toute uns bande de français dont un couple qui reprenait l'avion pour la france le lendemain matin même. L'angoisse! Le détroit est le seul point de passage pour regagner la terre du continent.

Quel soulagement! Je peux vous dire qu'ils n'ont pas traîné à faire le plein de véhicules et repartir car je crois que leur soirée va être très chargée! La chance que nous avons que d'être dans des bus, ils ont une place prioritaire.

C'est rangé au millimètre près pour rentabiliser la moindre place.

Ça fait plaisir de bouger car ça devenait vraiment long! La traversée n'aura duré qu'une petite demie heure mais ca nous aura permis surtout de pouvoir continuer notre route.

Je plains les pauvres gens qui sont rester toute la nuit dans l'interminable file d'attente!

Pour le reste de la nuit deux passages de douanes obligés car il faut passer une fois au Chili et ensuite repasser en Argentine.

Un vrai bonheur ce voyage, mais il y'a tout de même une bonne nouvelle, je devais arriver à 3 heures du matin à notre destination mais nous y arriverons vers 7 heures. Pas besoin de finir sa nuit dans le terminal comme un clochard sur un banc. Il faut toujours voir le bon côté des choses.

25
janv

Nous arrivons à 7h du matin environ, comment que je suis content d'avoir été bloqué pendant des heures au bac, ça m'a évité d'arriver à 1h du matin et de poireauter dans le terminal des bus.

Dès mon arrivée, je saute sur le premier vendeur de billet pour ma prochaine destination, je veux repartir ce soir car on m'a dit que le glacier était la seule attraction du coin et que le ville était petite donc pas grand chose à faire. Et puis j'ai déjà perdu une journée de trop à Ushuaïa.

Le soleil levant. 

On m'a suggéré de faire du stop pour aller au glacier, alors en sortant de la gare, je vais me chercher à manger et je demande la route du glacier par la même occasion.

Me vlà parti sur la route, le carrefour est à dix minutes à pieds.

Relique sur le rond-point. 

Je me poste au rond point et je lève le pouce à toutes les voitures. Certains chauffeurs me font des signes bizarres, à un moment, je me demande ce qu'ils ont et je regarde sur l'application où je me situe par rapport au glacier. Ha oui!! Je suis sur la route opposée, je ne risque pas de m'y rendre comme ça!! Par contre je me rend compte qu'il est à 80 kms de là, je commence à réfléchir sur le temps que je risque de perdre à faire du stop. C'est que mon bus n'est si tard que ça après.

Le soleil est de retour! 

Je décide donc de retourner à la gare des bus et de prendre le premier départ pour le glacier.

Si je vous dis que j'ai pris la dernière place du bus qui partait deux minutes après, vous ne me croiriez pas mais c'est effectivement comme ça que ça s'est passé. Ça devient habituel!😜

Le trajet durera 1 heure tout de même, mais ma voilà sur place de bonne heure.

Je me lance sur la passerelle pour aller admirer l'attraction locale.

Le site est magnifique et la couleur de l'eau est superbe!

Le glacier périto moréno. 

Au fur et à mesure que j'avance, le glacier se dessine au loin, c'est magique comme paysage. Et le glacier paraît monstrueux.

La face principale. 

On entend de loin comme des détonations de fusils qui résonnent dans les montagnes, en fait c'est le glacier qui craque sous la pression des glaces qui poussent derrière et le soleil qui dégèle la face avant. C'est impressionnant comme on sent dans les explosions, la force qu'il doit y avoir!

La pointe du glacier atteint les 70 metres de haut et les cotés 40 mètres. La largeur est de 5 kilomètres. Un monstre de glace!

Je n'ai pas réussi à avoir une vidéo de la glace qui tombe car c'est tellement rapide que le temps que j'allume le téléphone, c'est déjà fini! Ça fait bruit énorme qui résonne dans les montagnes.

On se sent tout petit à côté de cette merveille de la nature.

Les infrastructures sont tres confortables pour faire le tour du site, elles nous permettent de voir le glacier sous les angles de hauteur et de côté différent. Il y'a même un superbe acces handicapé avec un mirador.

Il est l'heure de dire au revoir au glacier, ça a été une belle découverte pour moi.

Je regagne le bus qui nous attend pour le voyage retour. Nous arrivons bien plus tôt que le départ pour El Chalten. Ce qui me laisse largement le temps pour aller faire un tour en ville afin de faire quelques courses et la découvrir un peu.

Et en fait, elle est superbe avec de très belles façades, ça fait un peu ambiance village de montagne de chez nous avec des façades toute en bois et d'autres en pierres.

Je vais parcourir toute la grande avenue, et je n'aurai pas le temps de faire grand chose de plus. Je suis déjà content d'avoir eu le temps de pouvoir la voir. Il me faut faire des emplettes pour mes repas futurs, la prochaine ville est encore plus petite et je ne sais sur quoi je vais tomber en magasins d'approvisionnement.

Ah si, là je sais sur quoi je suis tombé!! Un éternel combi, c'est pour ma collection de photos.

Cette ville a vraiment beaucoup de charme. C'est adorable!

Il y a un petit jardin tout mignon avec des statues en bois!

J'aurai le temps après mes courses de juste prendre une bière artisanale, a bah, on fait ce que l'on peut avec son planning!😂 Sinon, elle était excellente en plus!

Je vous laisse méditer sur cette question philosophique, ok, philosophie de comptoir. Et sur le retour, j'ai immortalisé une dernière relique!

Par contre sur la route de El Chaiten, comme pour la veille, le paysage est aussi plat que l'ancephalogramme d'une grenouille.

Heureusement au fur et à mesure du trajet, le paysage prend vie avec des monts et des lacs.

Et à la fin, nous avons eu le droit à une belle vue sur le glacier de El Chaiten.

ok, c'est bien plus petit mais tout mignon aussi!! Il n'y a pas l'air d'y avoir grand chose! Je ferai le tour demain pour me rendre compte.

De toute façon, cette ville est touristique surtout avec comme principale activité, la randonnée. Énormément de treks partent de la ville et s'étendent dans tous les alentours.

Pour l'instant, j'intègre mon auberge pour la nuit et on verra demain pour les randos.

J'ai encore ce géant de glace dans la tête, c'était énorme comme spectacle!

Encore une belle journée de passée!

26
janv
26
janv
Publié le 11 février 2019

Il fait un temps agréable, j'ai quitté, je crois, le froid glacial mais il y'a du vent, beaucoup de vent. Les habitants du coin ont peur pour leurs toitures tellement ca souffle. Je dois dire que la nuit, on s'attend à tout moment à se retrouver à ciel ouvert!! J'ai rarement vu des rafales aussi puissantes!

Ce n'est pas tes affluent ici. 

Le village est bien décoré, c'est même de l'art comme c'est sculpté dans des souches d'arbres.

De toute beauté! 

J'adore, un peu lourd comme bagage mais tellement réaliste du vrai sac de rando. Ils ont pensé au moindre détail!

Après un petit tour dans le bourg, je suis retourné à l'auberge. J'en ai profité pour avancer un peu sur le site et je suis parti en randonnée en début d'après-midi.

Comme il y'a beaucoup de parcours, j'en ai pris un qui me durera maximum 4 heures aller mais le retour est toujours plus court, pas trop de photos et surtout c'est en descente.

Le vent est terrible, les endroits très dégagé de végétation nous laissent seul avec lui. En plus je monte en altitude, il y ai encore pire qu'en ville. La vue est magnifique, je comprends cet engouement pour les touristes de venir faire des treks dans le coin. Il y'a des randonnées des plusieurs jours avec des points de camping pour dormir. Je ne m'y aventurerai pas à cause du vent, je ne veux pas détériorer mon matériel!

Le glacier Viedma, trône sur le paysage, et il en impose dans le décor. On va essayer de s'en rapprocher pour le photographier de plus près! Le mirador est mon but, on verra si j'y arrive.

Ça fait du bien de passer dans des bois, quelques fois c'était pour un peu d'ombre mais là c'est plutôt pour l'accalmie des bourrasques que nous prenons continuellement!

C'est juste magnifique

On ne dirait pas mais j'ai fait ces photos au périple de ma vie, j'ai failli m'envoler plusieurs fois! Un truc de dingue!! C'est surtout incroyable qu'elles ne soient pas floues!!

je suis arrivé au mirador non sans mal, le vent me poussait en arrière à parfois m'arrêter net sur place où ma seule inquiétude était de pouvoir rester debout! Terrible. J'avais l'impression d'être dans un film. Une fois là-haut, on apprécie encore plus la contemplation du site car pour une fois, je peux dire que celle-ci je l'ai gagné!

Bon, c'est beau mais je ne dors pas ici ce soir, je ne pourrais même pas fermer un œil de la nuit avec ce vent!!

Ha je peux vous dire que la descente a été rapide, si j'avais eu une voile, en six minutes j'étais en bas!!

Mais j'en ai apprécié quand même le paysage.

De retour au village, presque les rafales de vent, me paraissent des petites bises par rapport au vent des sommets!!

Une superbe journée.

28
janv
28
janv

Cette nuit a été aussi venteux que depuis mon arrivée, voir pire avec en plus de la pluie qui fouettait les vitres des fenêtres. Toute la journée, je suis resté à l'auberge pour avancer sur le site. J'ai mes amis français de Ushuaïa qui doivent arriver le soir. et comme par magie le temps à changer radicalement vers le beau. J'en ai profité pour aller au terminal des bus afin de prendre mon billet pour le lendemain.

Au terminal, je prends le premier guichet et après ma demande, la réponse du guichetier m'assoie sur le champs. il n y'a pas de place avant pratiquement une semaine pour un départ sur ma prochaine destination. Pensant pouvoir avoir une meilleure réponse aux autres guichets, j'ai été bien déçu de voir que je ne pouvais gagner que 2 jours sur mon planning. Il ne m'aura pas fallu longtemps pour faire le choix de partir de cette ville en stop dès demain matin. Je ne reste pas une semaine de plus ici, surtout de prévu est pourri.

Je retourne à l'auberge juste avant que le temps ne se dégrade à nouveau. La pluie s'en donne à coeur joie. Je suis sorti au bon moment.

mes amis arrivent comme et j'irais avec Bastien boire une bière artisanale.

Je passerai une super soirée en leur compagnie, petit dîner improvisé et ambiance amicale. Excellent. Je leur explique la situation et ils sont confiants sur ma décision, eux aussi, ont expérimenté le stop dans la journée. Au lieu de venir en bus, ils sont arrivés avec un couple d'argentins. Ça me donne confiance sur mon expérience du lendemain.

Au plus tôt, je me réveille et je sors sans bruit de la chambre avec toutes mes affaires, je mange vite fait. et je suis au point de la sortie de la ville de très bonne heure. J'ai 1200 kms environ à faire pour atteindre ma destination finale. J'ai confiance car je ne pense pas que ce soit un hasard cette situation, je n'avais pas encore utilisé ma tablette magique que j'avais prévu pour au cas où!

ça commence fort, je n'attendrai pas plus d'une demie heure pour que la première voiture s'arrête devant moi. c'est Esteban, un jeune mécanicien qui part pour la ville d'Ushuaïa. On lui prête un appartement pour 3 semaines et il part avec son fidèle compagnon Bobo, un labrador de 3 ans. Il est trop chou et surtout super calme.

Le temps est très agréable pour faire du stop, humide et froid. mais la météo indiquait une nette amélioration en remontant vers le nord. Il me faudra m'y rendre rapidement pour éviter de me les geler trop longtemps. Bobo lui, il s'en fou, il va être au sec tout le voyage de son voyage!

le soleil cherche à percer les nuages mais ils résistent encore un peu!

Malgré les nuages et le temps maussade, c'est magnifique.

nous sommes arrivés au croisement de nos chemins, et je dois déjà les quitter. un super partage d'une petite heure et l'aventure continue.

Les véhicules passent vite, seuls les automobiles venant de El Chaltén sont obligées de ralentir pour le croisement avec la route principale. Je suis sur la célèbre Ruta 40, qui traverse du nord au sud la patagonie de l'Argentine, un privilège quoi! Mais j'espère pouvoir avancer aussi vite qu'elle est grande. Ça défile a toute vitesse et les voitures qui viennent d'en face ne daignent s’arrêter.

je resterai au sec, jusqu'à la prochaine voiture qui voudra bien s'arrêter. Le chauffeur venait de El Carafate, un argentin qui me dit qu'il ne va pas très loin, à la prochaine ville en fait. Ça me va très bien, même si je dois avancer qu'à petits pas. Et surtout, en ville, ils roulent moins vite et les voitures sont plus en clin à vouloir prendre en stop. Encore une fois, je n'aurai pas attendu plus d'une dizaine de minutes. Je ne voulais pas le croire mais ça a l'air de bien fonctionner le stop.

Effectivement, nous n'avons fait qu'une quinzaine de kilomètres mais le lieu est plus propice au stop. je prendrai une rincée pas longtemps après qu'il m'ait déposer en plein milieu de la ville. C'est marrant je recroise certaines voitures qui n'avaient pas voulu me prendre au croisement de tout à l'heure. Ils ont dû faire le plein à la station service à l'entrée de la ville. Par contre, ils n'ont pas changé d'avis depuis tout à l'heure, ils passent devant moi sans s'arrêter.

au bout de 45 minutes environ, deux jeunes australiens super sympas immobilise leur voiture devant moi. en voyant l'arrière de leur véhicule, je me demande pourquoi ils se sont arrêtés car leur petit 4x4 Jimmy est plein, je leur dit que je vais à Esquel et eux, leur destination est sur la route 40 mais à mi-chemin, c'est déjà énorme pour moi. La jeune femme va me faire un peu de place et je vais m’insérer entre mon sac et le côté de la voiture comme une sardine dans sa boite. C'est super gentil de leur part de se mettre en 4 pour moi. Elle va même prendre une cuvette en plastique sur ses genoux pour que j'ai plus de place, un amour.

Nous aurons parcouru que quelques kilomètres, pour la route bitumée laisse place à une route digne du Paris-Dakar. un chemin de cailloux, le voyage promet d'être mouvementé. Ce qui est génial dans l'histoire, c'est que le petit 4x4 où je suis tout confiné à l'arrière devient le meilleur véhicule pour la route défoncée que nous empruntons. Le conducteur qui dans son pays doit avoir l'habitude des routes dans cet état, file à toute allure! Ce qui fait que nous n'avons pas mis longtemps a rattraper les voitures classiques qui roulent péniblement sur ce parcours de rallye. Il y en a une qui était même sur le côté, elle avait dû crever un pneu ou casser une pièce. C'est drôle comme quelques fois, le hasard fait bien les choses!

Le calvaire durera sur pas mal de kilomètres et pour prendre des photos, c'est terrible! Mais le paysage est magnifique et nous voyons à perte de vue des dunes arides de cailloux.

J'aurai aimé m'arrêté pour immortaliser avec plus de netteté ce superbe lac à l'eau bleu azure.

Je profite d'être passager pour contempler le paysage, la Patagonie argentine est gigantesque et encore je n'ai pas parcouru le dixième encore.

Nous croisons les seuls animaux qui peuvent vivre ici en liberté, les lamas et il faut être vigilant car ils déboulent devant la voiture comme des fous.

Nous retrouvons une route plus calme, ça fait du bien au corps et aux oreilles, depuis le temps, j'étais saoulé!

Après une courte pause pour refaire le plein et manger rapidement. nous reprenons la route, le vent souffle fort et malheureusement en contre sens.

Les grands espaces, vide de vies humaines.

Avant d'arriver à destination, nous sommes tombé à cours d'essence et nous n'avons pas croisé une station essence jusque là pourtant je ne les voyaient pas inquiets! En fait, ils avaient dans leur coffre de toit deux bidons de 25 litres chacun. ils sont sortis pour refaire le niveau dans le réservoir mais en ouvrant le coffre avec le vent énorme qu'il y avait, des affaires à eux se sont envolés à travers le désert. Elle, ne pouvait pas lâcher le couvercle du coffre sinon je pense qu'il se serait arraché sous la violence du vent, et lui, avait le bidon dans les mains, ne pouvait pas faire grand chose. Voyant ça, J'ai sauté aussi sec de la voiture et me vlà parti à la chasse aux fringues dans le désert. Surréaliste ce voyage.

ils m'ont laissé à Périto Moréno, nos chemins se séparent et l'aventure continue pour moi, je ne sais si je dois continuer le stop car il est 19 heures et à cette heure-ci, ça va être compliqué. Je n'y crois déjà pas, d'avoir fait autant de kilomètres en si peu de temps.

Je décide d'essayer de continuer mon périple, des fois que la chance me suive. À la sortie de la ville, il y a un ralentisseur, l'endroit idéal pour me poster et tenter avant que la nuit tombe quelques voitures.

Je n'aurai pas attendu longtemps pour qu'une voiture s’arrête, je n'y crois pas moi même mais je saute sur l’occasion. le conducteur me dit qu'il va à 100 kilomètres de là, génial, ça me fait encore avancer sur mon parcours.

Je suis tombé avec Fangio ou un de ces descendants ,oui le pilote. En plus je suis en Argentine, c'était sa nationalité. Il file à plus de 150 kilomètres à l'heure. Ok, les routes sont droites mais si il ne s’arrêtait avant ma destination, je pense que j'aurai rattrapé le bus de la veille. un truc de malade, j'ai l'impression de remonter le temps. Arrivés dans la ville qu'il m'avait dit je croyais qu'il était arrivé mais il me dit que c'était sa ville étape pour manger et en fait il va beaucoup plus loin, toujours sur la route 40. Nous mangeons ensemble au restaurant et ensuite nous repartons au bout d'une heure, nous nous arrêtons au milieu de nulle part pour dormir.

Sacrée journée pour une première en auto-stop.

29
janv
29
janv
Publié le 14 février 2019

Après une nuit froide et pas très bien installé sur un siège de voiture, mon chauffeur s'est réveillé pour reprendre la route. Merveilleux levé de soleil sur la Patagonie au milieu de rien. Mon chauffeur conduit toujours au même rythme effréné que la veille, avec ses 140, 150 kms/h. Normal quoi!

Mais le matin, il n'y a pas que nous qui nous réveillons gentiment; les lamas traversent quand et n'importe où, par troupeau de vingts têtes parfois.

Les routes sont interminables et droites comme des i, c'est d'une monotonie!

Et en moins de temps qu'il ne faut pour le dire, nous arrivons à Esquel. Mon chauffeur me dépose à l'entrée de la ville. Ça me donne l'occasion de pouvoir la traverser, la voir vite fait et photographier le peu de chose qu'il y'a à immortaliser. J'en profite pour faire des courses car je sais que ce soir, je dors dans le parc que je veux visiter.

Effectivement, elle est toute petite, mais il y'a tout de même un casino. C'est une ville très touriste, il faut bien qu'ils s'occupent le soir.

Superbe cette vieille relique faite de bric et de broc, une oeuvre d'art.

Par contre, je suis encore tombé sur des vielles ruines. En Argentine, ils ont du en recevoir un sacré lot de Renault 12 car il y en a partout. Je suis stupéfait qu'elles puissent encore rouler malgré le fait que certaines aient la carrosserie complément défoncée.

non non, celle-ci est encore en super état! 

Je me place sur un point stratégique à la sortie de la ville et je tends le pouce pour me faire embarquer en direction du parc. Je n'ai pas attendu longtemps avant qu'une dame ne s'arrête et ne me redépose un peu plus loin, en m'expliquant que j'aurai plus de chance d'être embarqué là où elle a stoppé son véhicule.

Un deuxième véhicule me dépose tout près du rond point qui monte au parc, il reste encore 12 kilomètres et je suis arrivée. Par contre il n'y a pas affluence pour le parc. J'en profite pour grignoter sur le bord de la route tout en agitant mon ardoise à chaque voiture qui se présente. Je poireauterai bien une heure avant d'être pris par un père de famille avec ses enfants d'une dizaine d'années.

J'ai été pris par un membre du personnel du parc, en arrivant à l'entrée du parc, il donne sa carte et nous passons sans que je n'ai à payer l'entrée. Encore la providence qui me donne un coup de main. Il me dépose au premier camping et je finis à pieds jusqu'au poste d'information. il y'a un bus le matin qui traverse le parc, ça m’intéresse parce que le lac principal fait plus de 80 kms de long et le parc plus de 120 kms avec 3 lacs différents. J'aimerai le visiter sur 2 jours et en faire une partie en bus tout en restant dans le parc. Je prends les horaires et je repars.

Le vent est encore assez violent, ce qui donne des vagues sur le lac comme si nous étions à la mer. L'eau est super claire mais je n'y mettrai pas un pied à cause du froid!

Le site est magnifique, sans le vent, ça aurait été paradisiaque!

Je vais parcourir gentiment tout le long du lac pour voir les différentes vues et panoramas.

En même temps j'essaie de repérer un coin pour me poser la nuit ou un camping libre.

J'ai le droit à une petite cascade sur le chemin, bon ok rien a voir avec Iguazu mais une jolie cascade quand même.

Les points de vue changent à chaque virage! J'adore!

Depuis que je suis dans le parc, je fais tout à pieds. ça fait 2 heures que je marche, j'essaie de me rapprocher de l'arrêt de bus que je veux prendre le lendemain matin. Et je vais devoir faire 2 kms de plus pour atteindre un camping libre.

Ça y est, j'ai trouvé l'endroit où je vais dormir cette nuit. C'est carrément isolé, je na vais pas voir grand monde ce soir. Je m'installe à un endroit où il y'a déjà un foyer en cailloux de prêt pour me faire un feu cette nuit, une chance. Il fait très sec et le bois mort ne manque pas autour du campement. Par contre j'ai intérêt d'être très vigilant pour ne pas mettre le feu à la forêt.

Une fois avoir mangé, je suis allé faire ma vaisselle au bord du lac. J'ai profité du couché de soleil.

Un instant magique! 

Et ça a été bien plus facile d'allumer le feu sur ce coup-là, un petit coup de briquet et c'était parti! Et comme à Ushuaïa, un vrai bonheur de se laisser envoûter par les flammes, sentir la chaleur du feu, seul dans la forêt en bord du lac à 15 000 kms de chez moi..

Je ressens un immense bonheur de cet instant simple et paisible. une merveilleuse et inoubliable journée!

31
janv
31
janv
Publié le 17 février 2019

Ce matin, je ne traine pas car j'ai un bus a prendre et le camping est tout de même 45 minutes de marche. On ne dirait pas mais un kilomètre est à peu près une demie heure de marche et en Patagonie tout est à quelques kilomètres. Donc toujours super loin à pieds .

Il fait super beau, un peu frais mais c'est très agréable. La chaleur ne va pas tarder à arriver.

Je prendrai le bus comme convenu, et il me déposera dans la ville de Lago Puelo. Je mets la petite vidéo que d'habitude je lance seulement sur Instagram, car a vouloir aller au plus vite je me suis mélangé dans les étapes et j'ai effacé malencontreusement les photos de cette journée. Rien de vraiment grave sur cette étape, si ce n'est que comme originalité, j'avais fait un peu lessive en plein air au bord de l'eau et camper dans une forêt sur une petite île au milieu des cours d'eau. J'ai dû passer le cours d'eau pieds nus sans pantalon pour ne pas le mouiller, mon gros sac sur le dos et je peux vous garantir que les cailloux ont été un supplice à passer.

Lendemain matin, petit réveil agréable dans les arbres avec le bruit du cours d'eau, le rêve. Ce matin, comme la veille, j'ai une heure environ de marche pour rejoindre la route 40 et je veux terminer mon périple en stop. je ne voudrais pas y passer la journée, il ne me reste plus que 100 kilomètres environ, du gâteau par rapport à ma première journée. je m'habillerai, comme la veille que sur la partie haute du corps car pour repartir je dois encore traverser le cours a pieds. D'ailleurs mes pieds en crient "au secours" d'avance.

Le site est magique et j'étais sûr d'être tranquille sur mon île. Pour la traversée, une chance que j'ai mon bâton pour m'aider à garder l'équilibre car je serais passer à la baille plus d'une fois avec le courant et les cailloux qui me faisaient mal aux pieds.

Ça y est! Je suis passé et je me suis habillé entièrement avant de regagner la ville, même si ce n'est que le matin, il 'a des petits vieux qui font leur promenade matinale.

Les restaurants et les boutiques restent dans l'esprit de la montagne, en général tout en bois, c'est magnifique. Je fais 3 courses pour la journée et je repars.

Un restaurateur s'est inspiré du logo de la bière Cubanisto pour faire la pub de son restaurant.

La seule fresque que j'aurai vu dans la journée, jolie sur l'arrêt de bus.

Je me poste donc à la sortie de la ville et je n'attendrais pas très longtemps pour commencer mon trajet en stop. au début, je ne vais faire que des petits parcours avec des gens très différents mais super sympas. J'ai même une dame qui m'a pris, j'en étais étonné car en général elle sont frileuse du stop. En à peu près une heure et demie, je vais atteindre la ville de El Bolsòn. Mon chauffeur, un jeune du coin avec qui je rigole beaucoup car il ne dit que des bêtises, me fait la visite guidée vite fait en la traversant. Plutôt que de m'y arrêter et risquer de perdre mon véhicule, je préfère rester et aller le plus loin possible avec mon clown argentin. il me déposera un peu après la sortie de la ville où je risque de pouvoir repartir assez facilement. Effectivement ça n'aura pas été long, ce coup-ci on me propose un trajet de 6 kilomètres environ. Décidément je vais avoir plus de véhicules en 100 bornes que l'autre jour pour 1400.

Je monte et on verra bien pour la suite. Arrivé sur place, il n y'a pas grand chose et le problème, c'est que les voitures passent à tout berzingue.

J'essaie de me mettre où les chauffeurs me verront le plus loin possible pour au cas où ils aient le temps de ralentir. J'aurai le temps de prendre en photo le panneau de cette maison d'hôte qui, lui, s'est inspiré du panneau de la route 40. C'est super bien fait!

Au bout de 2 heures en plein soleil, Je profite pour mettre mon panneau solaire en place et recharger tous mes téléphones. Je commence à cuire sérieusement, j'essaie de me protéger du soleil comme je peux mais il n'y a pas un coin d'ombre. Je ne peux pas quitter mon poste, si une voiture vient à passer il faut qu'elle puisse me voir au plus loin.

Alors Là, depuis le début de mon périple, c'est du jamais vu. Je resterais plus de 6 heures au même endroit. Personne ne s'est arrêté, même pas un petit ralentissement. J'avais plutôt l'impression du contraire. Vers 17 heures, je prends la décision de me trouver un coin où dormir pas très loin. Sur le GPS il y'a un cours d'eau à 3 kilomètres, je charge mon sac sur le dos et je marche le long la route avec le pouce en l'air, des fois que le destin m'envoie un bon samaritain de dernière minute. J'atteins ma destination plus d'heure après. Pas de bonne âme à ma rencontre, donc je me résigne à lever le camps sur le site de bonne fortune que je viens de trouver. Je sais que j'aurais pu trouver pire, je dirais même que c'est un lieu idyllique. le cours d'eau est très puissant et donc très bruyant mais un régal pour se faire bercer au coucher.

J'ai trouvé 2 arbres à la bonne distance pour tendre mon hamac, l'endroit est bien isolé, loin de la route et des rôdeurs. Je vais être bien là!

J'en profiterai pour mettre ma gourde qui a pris le soleil toute la journée, à rafraichir dans l'eau fraîche, ah dans la nature, on se débrouille comme on peut!

C'est quand même étrange la vie, un jour en 4 voitures, on parcours plus de 1400 kilomètes et le jour suivant, où l'on croit que ça va être du gâteau, on reste sur place plus de 6 heures. je n'aurais pas parcouru plus de 40 malheureux kilomètres aujourd'hui. Si on me l'avait dit, je n'y aurai certainement pas cru.

En espérant avoir un peu plus de chance demain, je profiterais de ce petit coin paradisiaque pour la nuit!

1
fév
1
fév
Publié le 21 février 2019

Pour la première fois, je peux vraiment dire que j'ai dormi à la belle étoile. À cause des ronces qui jonchaient le sol et les environs de l'endroit où j'avais installé mon hamac, je n'ai pas pu mettre ma toile de protection. J'avais confiance au temps qu'il allait faire dans la nuit. La veille, avec le coup de soleil que j'avais pris en attendant sur le bord de la route, j'ai bien remarqué qu'il n'y avait pas un nuage. D'être installé dans le hamac avec un ciel étoilé comme j'ai rarement eu l'occasion de le voir, c'était magique. Ce n'est pas le froid qui m'a réveillé dans la nuit car il fait bien plus doux qu'à Ushuaïa et le ruisseau m'a bien bercé. La nuit a été paisible.

Un coin de paradis. 

Au réveil, petit déjeuner et petite toilette au bord du cours d'eau, j'adore! je remballe mon matériel pour la énième fois. J'ai bien pris le coup et chaque chose a sa place. j'aimerai être de bonne heure sur la route, peut-être que je pourrai toucher quelqu'un de charitable rapidement. Avec mes déboires de la veille, j'appréhende une journée encore en plein soleil. Je prends le chemin qui longe le cours d'eau en faisant bien attention à ne pas tomber ou glisser car les arbres sont tout près du bord et me vlà sur la route 40. ce n'est pas le même emplacement que la veille mais je n'ai pas le choix que d'attendre pour pouvoir avancer. Je franchis la nationale pour me mettre sur le bon coté de la chaussée. Et alors que je n'ai pas fini de traverser, j'entends un véhicule en approche. Sans même avoir encore jeté un regard en sa direction, je lève le pouce en ne voulant pas louper un seul véhicule dans la journée. Et lorsque mes yeux se pose sur ce qui vient, je vois un petit fourgon blanc qui a déjà mis son clignotant pour montrer qu'il allait faire un arrêt sur le bas-coté. J'hallucine de voir la scène tant attendue se produire aussi rapidement, c'est à peine si j'avais fini de lever mon pouce quand j'ai vu son intention de s'arrêter. Je ne veux pas y croire. La vie nous réserve des surprises tous les jours mais cell-là m'a scotchée!

Alessandro, un agriculteur bio qui livre sur Bariloche me tiendra compagnie jusqu'à ma destination finale, c'est génial. et nous arriverons à discuter de culture biologique et de la structure dans laquelle il évolue, c'est une association de plusieurs agriculteurs, un super façon de travailler et de s'entraider dans sa vie professionnelle.

Sur le chemin, le paysage ne finit pas de me charmer, la succession de lacs parmi les montagnes et les arbres verts est tout simplement magnifique. La Patagonie argentine est époustouflante.

Sans encombres j'arriverais à Bariloche et Alessandro me déposera à l'entrée de la ville, j'avais repéré une auberge à pas cher dans le centre, mais il me reste tout de même 7 kilomètres à faire. De l'autre coté du rond-point où j'étais, se trouvait un arrêt de bus. Byzance, je vais finir mon trajet en bus. En plus, à l'abri-bus il y'a des dames qui patientent. Ce qui veut dire que le bus ne devrait pas tarder et en effet, il ne s'est pas faire attendre bien longtemps. Je monte dans le bus et je demande au chauffeur combien je dois payer, mais comme à Buenos Aires, j'ai la mauvaise nouvelle qu'il faut une carte pour embarquer mais là, je suis au milieu de nulle part, pas possible d'en acheter une de suite. Pas grave pour le chauffeur de me laisser en cet endroit désert. Je regrette les pays moins modernisés, comme la Bolivie ou le Paraguay où ça se passe plus simplement. Je reprends donc le chemin à pieds tout en levant le pouce. Mais encore une fois, j'aurai l'impression d'être transparent. Au premier taxi qui est passé devant moi j'ai levé le bras et j'ai fini mon parcours jusqu'à l'auberge grâce à lui. j'avais hâte d'arriver à destination.

L'auberge de jeunesse.  

Une fois installé, je sors découvrir la ville. Le centre de Bariloche est très sympa, c'est une ville qui rappelle la suisse.

Au premier abord, j'ai cru arrivé à San Francisco. Les mêmes schémas de rues, plusieurs rangées de rues parallèles sur plusieurs niveaux et des rues transversales cassées à chaque intersections. Elles sont toutes droites à la perpendiculaires sauf deux.

Elles dessinent des S, tout comme la rue mythique de San Francisco.

Par contre pour l'ambiance de l'architecture, les commerces et le paysage, ça penchent énormément vers la suisse. Si vous oubliez que vous êtes en Amériques du sud, vous vous croyez en pleine ville de Genève ou Lausanne. Les bâtiments sont tout en pierre, en bois ou en mixte.

Il y'a des boutiques de chocolat partout dans toute la ville, je ne peux pas les compter tellement elles sont nombreuses. Par contre toutes avec des façades très classe. Leur chocolat est excellent, il y'a un choix innombrable. Pour ma part, ce sont les petits chocolats à 85% noir avec une noix qui m'ont le plus plu. J'aurais pu vous faire une photo mais ils étaient déjà mangé lorsque j'y ai pensé!

Et pour finir l'ambiance suisse, le lac évidemment. Ce n'est pas le lac Léman mais on pourrait le croire. Le temps était magnifique et même chaud. Certaines personnes en ont profité pour faire bronzette en bord de l'eau.

les rues typiques de San Francisco.

Même l'église pourrait nous rappeler les édifices religieux de l'Europe.

Avec la chaine de montagnes de la cordillère des Andes derrière le lac, nous revenons vite en Amériques du sud.

Superbe magasin à la façade mixte en pierre et bois!

J'ai réussi à trouver quelques fresques mais elles sont très rares ici.

Même cette place ressemble aux nôtres dans les Alpes.

Les magasins de chocolats ne manquent pas dans le coin et certains ont même leur atelier fabrication pour les clients.

J'allais oublier un détail qui nous rappelle encore la suisse, les artisans brasseurs sont très nombreux ici, ce qui ajoute encore une petite touche montagnarde.

C'est une ville très jolie et très agréable. Je suis bien content de l'avoir visité. Demain, je ferais mon tour matinal pour une séance photo plus tranquille.

2
fév
2
fév
Publié le 27 février 2019

On ne change pas les habitudes, reveil de bonne heure, petit tour dans la ville pour une séance photo tranquille. Et je commencerai par l'auberge qui est dans la même ambiance que les façades des bâtiments de la ville, c'est à dire tout en bois.

Il fait super beau, pas un nuage à l'horizon

J'adore ce mélange de pierres blanches et de bois.

Quelques fresques trainent par-ci par-là!

Ha!! San francisco. Enfin presque!

J'ai trouvé ces deux statues en bois qui regardaient le lac et depuis le temps qu'elles sont là, elles doivent se lasser de la vue à force!

La même église que la veille mais sous un autre éclairage.

De jolis oiseaux, que je n'avais jamais vu auparavant, cherchaient de la nourriture dans l'herbe, des vers sans doute ou d'autres insectes.

Les façades sont vraiment très belles avec le bois brut, pour rappeler encore la Suisse, j'ai même trouvé un restaurant qui fait de la fondue. On s'y croirait!

Les magasins de chocolats sont, pour l'instant, vident de clients. Ce qui me permet de pouvoir les photographier tranquillement. Dans une vitrine, ils ont habillés les grandes poupées en tyroliens et tyroliennes.

Un grand condor, oiseau emblématique de l'Amérique du sud, orne la façade d'une maison. Et je suis tombé sur une fresque révolutionnaire. Ça sent le ché dans le coin.

les devantures des restaurants et magasins sont vraiment très recherchés et ont beaucoup de charmes!

Ce matin, je dois rejoindre Bastien et Caro pour passer presque 2 jours en leur compagnie, car ils ont loué une voiture pour faire la route des 7 lacs. Je vais faire un bout de chemin avec eux, ils me laisseront dans une ville plus au nord avant qu'ils ne fassent demi-tour pour revenir sur Bariloche.

Nous avons récupéré la voiture et nous vlà partis sur la route 40, sur une portion appelée la route des 7 lacs. Le temps est idéal, beau sans un nuage et une chaleur encore tolérable. les paysages se succèdent entre montagnes, forêts de sapins et autres arbres et évidemment des lacs de toute beauté.

Rien que le premier nous laisse sans voix, la vue est magnifique et le lieu est paradisiaque. bon, le seul bémol, c'est la température de l'eau. On sent bien qu'elle vient des montagnes.

Nous arrivons dans la ville de Los Lagos, petite ville de montagne touristique toute mignonne avec des maisons splendides. Et oui je sais, encore un combi, mais comment vous dire que je ne peux pas m'en empêcher, il faut que je les immortalise.

Toute la ville a des bâtiments en bois, de styles différents. C'est très chaleureux comme ambiance. En parlant de chaleur, nous en profiterons pour se manger une glace locale, très bonne d'ailleurs et servie généreusement. Désolé, je n'ai pas de photos. Bah oui, j'avais les mains pleines!

Nous continuons notre route, l'heure tourne gentiment et il nous faut trouver l'endroit où nous allons camper ce soir. il y'a toute une série de campings sur le long de la route mais nous voudrions en trouver un qui soit gratuit.

Nous ferons quelques arrêts photos avant de pouvoir trouver notre aire de repos pour la nuit, des petits coins de paradis un peu partout ont retenus notre attention mais pas idéal pour camper.

Bastien! 

Ça y est!! on le tient! nous avons trouvé un endroit où poser une tente, Bastien et Caro et deux arbres à bonne distance pour mon hamac. le coin est pas mal du tout. Une petite plage de sable fin et des arbres pour nous donner un peu d'intimité et nous installer tranquillement à l'abri des voisins.

Nous en profiterons pour nous baigner mais pour ma part, je n'y suis pas resté trop longtemps, je suis sorti avant de devenir tout bleu car l'eau y était très froide.

Le coin que nous avions trouvé, était tellement bien que d'autres voyageurs sont venus se joindre à nous. Nous avons un belge qui parcourait l'Amérique du sud en vélo, ensuite 3 argentins se sont joint à nous et pour finir un couple de français est venu compléter le groupe. De 3 personnes que nous devions être le soir, nous sommes passés à 9. Mais quelle soirée super sympa que nous avons passé. nous avons fait du feu, les argentins ont partagé le thé maté avec tout le monde et nous avons discuté jusqu'à tard dans la nuit.

Une argentine a même joué du bango et chanté des chansons.

Encore une super journée de passée.