Carnet de voyage

Perk World Tour

41 étapes
248 commentaires
 avec 
H
hugoperk
Les parents : "ça vous dit d'aller en Australie ?" Les enfants : "Ouais !!!" Les parents : "On va en profiter pour passer voir Olive et Tom au Japon et Magnum à Hawaï..." Les enfants : ???
Du 21 juillet au 24 août 2018
5 semaines
Partager ce carnet de voyage
1

Mouilleron le captif... J-1

Votre circuit individuel aux États-Unis, personnalisable et abordable

Circuits inspirés des meilleurs blogs MyAtlas
Personnalisation en quelques clics de votre voyage
Devis instantané, réservable en ligne, sans intermédiaires
2

Bagages bouclés. On arrose déjà les vacances.

J'ai oublié de vous dire : vous pouvez commenter les articles.... On ne filtre rien 😉.

3

C'est de l'aéroport de Nantes que nous sommes partis en voyage pour la première fois tous les 4.

Avec un faux départ dû à un célèbre volcan islandais : eyjafjallajökull qui avait bloqué le ciel européen en 2010.

Espérons que rien ne viendra modifier un plan de vol millimétré cette année : 8 vols au programme. Le premier vers Bruxelles dans quelques instants...

Aéroport de Nantes Atlantique
4

Après-midi belge au cours de laquelle nous évitons de chanter qu'on est les CHAMPIONS DU MONDE !!!

Du classique : gaufres (waffles), de la bière, du chocolat, la grand-place, le Maneken Pis, des moules-frites...

Avec en prime, le défilé et le feu d'artifice de la fête nationale belge.


Bruxelles-xelles
5

Un coucou rapide de Russie.

On est en transit à Moscou.

On ne visite pas la capitale russe, on signe juste quelques autographes de champions du monde et on redécolle vers Tokyo.

Tout va bien. On parle anglais avec les mains. On se fait comprendre, c'est le principal.

Moscou Moscou 5 minutes d'arrêts....
6

Rien à voir avec le groupe éphémère allemand qui avait vu le jour dans les cours de récré à la fin des années 2000 mais plutôt avec notre première recherche hors connexion (pas de réseau donc pas de Google maps) dans les ruelles de Tokyo...

Where is our hotel ?

Trouvé...

Très sympa. Quartier de Ueno.

Dépaysement garanti, dès la première seconde.

On profite de chaque instant. Première balade, premier temple. Une chaleur écrasante.

Petite pensée pour nos voisins MJ et JM Guillou (et leur fils Val) qui nous ont aidé à préparer cette escale.

La première Kirin (bière locale) est pour eux.

Je précise (avant toute remarque désobligeante) que notre tour du monde n'est pas un World Beer Tour... C'est juste qu'on goute à toutes les spécialités locales...

PS pour mon frère : un billet de 10 000 (yen), c'est ce qu'on avait parfois en étrennes de la grand mère Percovitch (mais c'était en ancien français... )

7

Fin de notre première journée nippone.

Il est 22h ici. Il doit être 15h en France.

Nous n'avons pas vu le soleil se coucher depuis 36h car en volant proche du cercle polaire, nous avons eu le soleil tout le trajet.

Pas de nuit et pas trop de sommeil non plus mais déjà une belle journée à Tokyo en suivant les conseils de Valentin (qui a fait une partie de ses études ici) :

Après midi à Asakusa avec un des plus beaux temples de Tokyo. On a respecté la tradition : se laver les mains, faire un vœu et une offrande.

Dîner local dans les rues de Ueno et soirée à Akihabara, la mecque du jeu vidéo et de l'électronique. J'avais pas joué à street fighter depuis 1989....

Hôtel de dingue avec baignoire sur la terrasse et spa ouvert 24h/24... Surprenant mais drôlement bien.

À demain.

J'ai  ça dans la tête depuis que je suis arrivé.... 
Sommes déjà fan du Japon 
8


Nous continuons de suivre à la lettre les conseils de notre voisin Valentin qui a vécu à Tokyo et nous voyons des choses exceptionnelles.

Ce matin : premier petit déjeuner nippon et visite du temple de Menji Jingu.

Chaleur écrasante et sieste pour tout le monde (jet lag oblige).

Fin d'après midi : balade dans le quartier chic de Shinjuku, quartier des affaires, de la plus grande gare du monde et du building de plus de 200 mètres de haut du gouvernement métropolitain qui permet un point de vue unique sur la ville. Nous y sommes allés 2 fois : avant et après le coucher du soleil (photos sympa je pense....). On s'est aussi baladé dans un des inombrables magasins d'électronique. 9 étages de hifi, smartphone, et electromenager. Complètement dingue !

Dîner chez Genki Sushi à Shibuya puis balade dans ce quartier où nous avons pris plaisir à traverser dans un carrefour de ouf ( 2 vidéos à voir absolument....). Si vous regardez ces vidéos vous comprendrez pourquoi tout le monde respecte les feux des piétons.

Bref, encore des moments de ouf avec une constante : les japonais confirment qu'ils peuvent donner des leçons de civisme à tous les occidentaux. Ici tout est nickel, propre et respecté ; prendre le métro est un plaisir, les gens y sont courtois et font attention aux autres. 40 millions d'habitants dans l'agglomération de Tokyo mais tout est savamment organisé, culturellement.

Impresionnant et même questionnant sur notre propre mode de vie. Je pense que tous mes collégiens (oups, lycéens bientot) devraient étudier un peu ce que se passe ici (c'est sans doute valable aussi pour les adultes que nous sommes....). Bravo les nippons.

Vidéos et photos diverses et variées....

Les parents mangent des sushis pendant que les enfants apprennent les japonais dans la rue 
En Shibuya en soirée.  Nous avons raté l'heure de pointe.... 
Ici tout le monde traverse quand le petit bonhomme est vert.... On comprend pourquoi.... 
Premier petit déjeuner nippon 
La terrasse de notre chambre 
In the toilets 
Facile le métro. .. 
Que des grands vins de Bourgogne, stockés devant un temple 
En face : des barriques de saké 
Faire un voeu à l'entrée du temple 
Moi j'aime bien le voeu du milieu  
Mariage....  
Tokyo 2020... en attendant les JO 
La World cup de nos amis Tarnais 
9

Réveil difficile....sans doute le contre coup du décalage horaire.

Résultat, après un petit dej au buffet nippon de l'hôtel : sieste improbable pour les 4 perk de 10h à 14h...😴

Mais le reste de la journée fut magnifique : moins étouffante qu'hier (33°C à l'ombre au lieu de 38...), la chaleur nous a permis d'enchaîner plusieurs quartiers très différents.🏯⛩️🇯🇵🏎️🎶

15h : parc du palais impérial. Gazon nif... On dirait mon jardin....ou la pelouse du stade Gaston Renaud de Mouilleron...

Mais palais impérial non accessible. On envoie les playmobils en négociation : mais le garde reste imperturbable.

On visite donc le quartier adjacent (comme le cosinus) : Marunouchi, un quartier huppé, proche de la gare centrale (très joli).

On dit huppé car vu les fringues des gens et les prix des magasins, on pense que ce n'est pas un quartier populaire.... (Note pour les copains célibataires : faire la connaissance d'une fille du coin n'est sans doute pas une mauvaise idée... Elles sont charmantes).

On file ensuite prendre le métro aérien et traverser la baie de Tokyo pour en prendre plein les yeux... Et là : la folie :

- une plage, une statue de la liberté, des concerts

- centre commercial de ouf

- World tour de beach volley. On discute 15 minutes avec le coach de la team USA qui nous aide à choisir une glace (je vais finir par croire que je parle hyper bien l'anglais). Il nous dit que la "french team is very good. Qualified for quarter final tomorrow". Well done les french volleyeurs.

- visite du centre méga web Toyota : un centre grand comme... comme... Pfff.. comme 5-6 terrains de foot sur plusieurs étages dédié aux voitures historiques, de sport, actuelles ou du futures de Toyota.

- et pour couronner le tout, on a assisté à une scène improbable : devant un centre commercial dont l'entrée est marqué par un robot transformer géant de 20 m, un petit concert et une séance de dédicaces d'un boys band de 4 garçons japonnais devant quelques centaines de filles (et femmes) histériques mais disciplinées. Comment est ce possible d'être les deux à la fois ? On a du mal à décrire et les photos et vidéos étaient interdites. Mais c'était hallucinant. Toutes alignées... Basculant la tête de droite à gauche en rythme mais en étant complètement transcendées... Certaines pleuraient d'être aussi proche de leur star. Trop drôle.

On est resté jusque tard dans le coin pour voir la baie de nuit.

Trop trop beau.

Ça y est, on est amoureux du Japon.


10

Fin de notre étape asiatique. On décolle de Tokyo Narita à 20h25 ce soir (heure de Tokyo soit 15h25 heure de Paris).

Une dernière journée passée dans deux quartiers très différents de la ville :

- ce matin : marché aux poissons de Tsukiji, sorte de Rengis nippon dédié à tout ce qui se mange et qui vient de la mer. Des poissons en tout genre, des crustacés balaises, des coquillages géants.

Je pense qu'ici on dit pas : "Voulez vous manger des moules avec des frites ?" mais " Voulez vous manger une moule avec des frites ?"

On a vu un mec ouvrir une moule géante devant nous, il y avait à manger pour 3 semaines dedans (enfin j'exagère un peu... disons un repas pour deux). La moule était plus grande qu'une assiette...et les huîtres plus grosses que la main.

Ne cherchons pas de lien avec Fukushima... ou alors ne mangeons pas ici.

Autour de cette immense marché de gros, il y a des marchés de poissons pour les petits (pour tout le monde) et des centaines de restau de rue qui font les suchis sur le pouce.

Trop génial. Ambiance pittoresque. J'adore.

- Ensuite, visite d'un dernier temple (bouddhiste) où on a assisté à une petite cérémonie (j'adore les gongs qui rythment les prises de paroles - que je crois être dans un langage liturgique proche du Mandarin du 4eme siècle version mongolie inférieure ... enfin je dis ça à l'oreille... je ne suis pas très sûr...-

- Début d'apres midi : on est retourné à Akihabara, temple de l'electronique, pour aller se perdre dans les magasins de hifi-vidéo de 10 étages et regarder les télés 8K. Honnêtement : images de ouf. Ca vaut 1 000 000 de yen. Je vous laisse chercher la conversion ( un indice en bas de votre écran : 1 euro permet d'avoir environ 125 yen)

Et on a depensé nos (presque) derniers yens dans les jeux vidéos du Sega Center (Séverine a mis une raclée a tout le monde en battant le record local à Tetris. Je sais maintenant pourquoi c'est elle qui range les bagages dans la voiture).

J'ose à peine vous écrire que j'ai acheté aussi une casquette et un bandeau (pour cheveux donc pas pour moi) de karaté kid.

On quitte donc un Japon - qui a tenu toutes ses promesses et qu'on espère revoir un jour - avec déja des images plein la tête et la carte mémoire (sans doute fabriquée dans le coin...)


Je vous écris du train express qui nous améne à l'aeroport et qui traverse des paysages très différents : plaines, rizières, villages clairsemés. Un autre Japon, qu'il faudrait aller voir aussi certainement.

La bise à tous les copains et famille qui nous suivent.

Prochaine étape : Cairns, chez notre copine Sophie, au nord est de l'Australie


PS au moment de la mise en ligne (wifi de l'aéroport) : petit couac et gros coup de stress au moment de notre enregistrement. Je n'avais pas fait les visas pour l'Australie. J'avais bien vérifié les formalités pour le Japon. J'ai fait l'esta en ligne pour les USA, mais persuadé que besoin de rien, j'avais rien fait pour l'Australie. Résultat, dans un anglais très facile à comprendre, l'hôtesse japonaise me dit qu'on embarquera pas avant que j'ai fait les demandes de visa en ligne. J'avais une heure pour le faire. Je plonge sur mon smartphone mais... Étant au Japon, je ne peux pas faire la demande de visa pour un français... Bref : on était à deux doigts de rester au moins une nuit de plus au Japon. Retournant voir la jolie et gentille hôtesse nippone je demande poliment de l' HELP.... Et elle a fermé son guichet pour les autres passagers, m'a pris les passeports pour se connecter à un truc de compagnies aériennes, mis 20 minutes à pianoter des trucs et m'a dit c'est ok !

Ça m'a couté 12 000 yens (au lien de 80 dollars australiens) c'est à dire presque pareil.

Je croise les doigts pour embarquer...dans quelques minutes (et pour débarquer demain matin) mais ça devrait être bon....

J'adore quand un plan se déroule sans accroc - Hannibal Stef Smith... version 2018


11

Après une nuit blanche dans l'avion (note pour plus tard : en cas de World tour n°2, revoir l'idée des travels by night...), sommes bien arrivés à Cairns.

Pas de problème de visa.

Séverine a été contrôlée à l'aéroport : nickel.

Arrivés chez Sophie et Darren avec déjà le sentiment d'avoir accompli notre projet premier. On y est !!!

We are in Australia !

La première soirée s'annonce énorme avant un programme aux petits oignons (voir marmite plus bas...), préparé par Sophie pour nos 6 jours ici. Mais je ne vous dis rien car il devrait y avoir des surprises...

Bref : on profite. On est bien, très bien, très très bien.



12

Je pensais que le football australien était à mi chemin entre le football, le rugby, le football gaélique et le combat de rue. Mais finalement c'est un peu comme une passe à dix avec fight autorisé et quand même une bonne dose de tactique quand on prend le temps de voir un match.

Ça se joue quand même sur un terrain oval de 180 m de long... À 18 contre 18 sans compter les tunnels qui sont là pour courir donner lesconsignes du coach aux joueurs (car gueuler sur le bord du terrain vers un mec situé à 200 m ça sert à rien...)

On a passé une magnifique après midi au club de Darren, les CUTTERS de Cairns. Darren est la légende locale, puisque membre de l'équipe de l'état (Queensland) à la fin des années 90 et champion national avec Melbourne.

Il joue encore avec l'équipe réserve des Cutters (coupeurs de canne à sucre). On donc vu deux matchs. Le sien puis celui de l'équipe fanion contre les Lions (merci de prononcer LA ī yionnnsss) .

Hasard (ou pas) du calendrier, c'était le ladies day - jour où la loge est réservée aux femmes qui, "habillées en dimanche", bénéficient d'un open bar, obligeant les hommes à ramener la voiture...

J'ai eu comme un doute sur le chemin du retour lorsque Séverine m'a dit qu'elle avait parfaitement suivi et compris les conversations des australiennes qui lui parlaient....

Bref : encore une magnifique journée ponctuée de deux victoires sans appel (220 à 1 pour l'équipe de Darren - 33 buts à zéro... Le score est un peu particulier.... Puis 216 à 43 pour l'équipe première. Come on Cutters !!!!)

J'ai rajouté deux vidéos dont celle du cri de guerre des vestiaires qui était bien sympa où à la fin tout le monde se frotte la tête...original, très british...

Demain : la barrière de corail en plongée...

Entrée des joueurs des Cutters sur le terrain 
Le cri après la victoire des Cutters... 
13

Un peu de géographie et de biologie :

La Grande Barrière de corail est au large de la côte du Queensland au nord-est de l'Australie. Elle est le plus grand écosystème sur Terre, et est même visible de l'espace. Longue de 2 300 km, elle comprend des milliers de récifs et des centaines d'îles constituées de plus de 600 types de coraux durs et mous dont certains meurent actuellement (pollution ? Réchauffement climatique ? Tourisme de masse ?). On a pu le constater visuellement, même sans être des spécialistes.

Après 1h30 de bateau (rempli de plusieurs groupes de touristes chinois - note pour plus tard : au risque de tirer des généralités un peu rapidement, se souvenir que le chinois, en groupe, n'a pas la même correction que le japonais...) au départ de Cairns, nous arrivons sur un ponton au milieu de nul part et plouf... Masque, tuba, palmes et là : des étoiles plein les yeux. Des poissons de toutes les couleurs. Des coraux, pour certains encore magnifiques mais pour d'autres en état bien tristounet...

Mais on nage pendant 2h dans une eau claire comme... de l'eau. Enfin je me comprends.

Le bateau était plein (près de 150 personnes) mais bonne surprise pour nous, les chinois ne savent pas nager....et nous avons un espace de liberté gigantesque.

On en prend plein les yeux et même si Hugo et Séverine avaient la GoPro pour penser au partage sur le blog, on pense surtout à en profiter et on suit les poissons comme des gamins (que nous sommes....). Les quelques photos et vidéos ne peuvent rendre compte partaitement de la beauté du lieu.

C'est sans doute la première fois qu'un poisson (zèbre) vient me serrer la main (réellement).

2h de vrai bonheur ou personne ne peut penser à autre chose que suivre ces superbes poissons.

On nage, on flotte, on fait attention à ne pas toucher les coraux (note pour Armelle qui lit notre blog et qui se souviendra de nos vacances dans le sud : et on se dit " y'a une justice quand même ! " 😄).

Sur la route du retour quelques baleines nous ont salué au large. Rare et sympa même si je parle très mal le balenois.

Arrivée en fin d'après midi chez Darren, Sophie, Jesse, Toni, Rylee et le chien Jetlee (il nous a aussi adopté) pour dîner avec le désormais must feu in the terrasse.

Les photos ne le montrent pas mais on a fini la soirée en regardant les étoiles (de l'hémisphère sud) au coin du feu, la tête vers un ciel parfaitement dégagé en se disant "on est quand même pas mal...."


14

Journée plus calme aujourd'hui pour flâner dans les rues de Cairns.

Petite balade en front de mer puis dans les rues de cette petite ville sympathique, très aérée.

Un petit détail (une bonne idée) : le front de mer est jalonné de petits stands publics avec des barbecue électriques gratuits pour permettre au gens de pique niquer. Ici on vit dehors toute l'année.

On a quand même croisé quelques bestioles amusantes et des arbres qui rappellent que la région est tropicale.

On est en hiver... 25°C toute la journée...

Je comprends maintenant pourquoi Sophie disait qu'on n'aurait pas besoin de jean dans le nord de l'Australie.

Petit tour dans un parc de jeux pour enfants (on adore - on en de grands gamins) et à la cathédrale pour y voir ses vitraux très originaux.

Ici beaucoup de voitures 4x4 (environ 72% d'après mes calculs) dont une montre bien qu'il faut faire gaffe au croco (cf photo avec barbie).

On profite d'un centre commercial pour acheter quelques souvenirs (note pour ma collègue Karine : j'ai trouvé un koala pour toi 🐨).

Hugo et moi avons trouvé deux maillots d'occasion sympa mais nous avons fait l'impasse sur les chapeaux de crocodile Dundee et sur les décapsuleurs en couilles de kangourou (original mais sans doute fragile...)



15

Grande et belle journée dans la forêt tropicale aujourd'hui.

Route très matinale vers Smithfield (merci de faire un effort de prononciation s'il vous plaît... bon ok on se la pète un peu car en 5 jours à Cairns on a déjà pris l'accent aussie et on assure grave).

Skyrail (télécabine) vers Kuranda village typique dans la forêt.

Petite randonnée en famille en forêt tropicale puis découverte de la faune locale dans un parc aborigène : des croco, des koalas, des wallabies. (Léa a enfin pu carresser des wallabies et des gros lézards...).

Petit tour en véhicule amphibi au cœur de la forêt. Très sympa.

Essai de lancer de boomerang (on a été moyen....) et du fameux instrument de musique - un truc long en bois dans lequel on souffle en faisant vibrer les lèvres - (on a été très très moyen).

Retour dans la vallée à bord du Kuranda Scenic Railway : train de montagne en bois que les australiens ont piqué aux péruviens qui faisaient la pub pour le café en 1981. Mais si, vous vous en souvenez forcément... avec une musique typique ... bon je vous retrouve ca de suite et je vous l'ajoute à la fin - j'ai trouvé. Il faut attendre un peu - 35 sec - le lancement de la musique, vous l'aurez dans la tête pour le reste de la journée.... Merci qui ???)

Retour en voiture chez les Mac Queen pour notre dernier barbecue in the terrasse (car demain, pour notre dernière soirée à Cairns, c'est nous qui cuisinerons...).

Avant le dîner, bon exercice d'anglais pour Hugo et Léa qui apprennent à nos amis australiens à jouer à Contrast - le jeu qu'il vous faut pour les vacances !

On mange du steak de kangourou !!! Et on finit la soirée au coin du feu la tête vers les étoiles.... J'ai trouvé la Croix du Sud.




16

Journée de transition - aurait dit Robert Chapatte (note pour les moins de 40 ans - je mets une photo car vous ne savez sans doute pas qui il est...) - pour la famille Percot car la journée marque la fin de notre 2eme partie de World tour :

Part 1/6 : 4 jours à Tokyo

Part 2/6 : 6 jours chez Sophie et Darren à Cairns.

Part 3/6 : road movie de Cairns à Sydney (environ 2500-3000 km) en camping car pendant 2 semaines.

Donc journée de préparation avec switch de notre 4x4 Subaru contre un camping car Mercedes 6 places (on est 4 mais mais c'est au cas où on croiserait des kangourous qui font du stop - ou des suédoises ose-je souffler mais pas trop fort...)

Installation, remplissage des victuailles, préparation du plan de route (enfin au moins la direction : vers le sud...) pour le départ demain matin.

Dernière soirée chez la famille Mac Queen, avec la promesse de se revoir. Il n'est pas impossible que la prochaine fois, nos enfants viennent sans nous, car les échanges avec les amis australiens se passent super bien.

Ce soir, pour changer des barbecues, repas français : la perk team prépare des galettes salées - avec quelques improvisations marines car Darren est un grand pecheur - et des crêpes sucrées.

Une soirée gourmande d'au revoir et une première nuit dans le camping car - devant la maison au cas où il manquerait un truc.....

Donc pas trop de photos today but promis, demain déjà de belles images de notre descente vers le sud car Darren nous a conseillé des bons points de chute pour nos premières haltes.

Bise à tous.


17

Après une première nuit dans le camping car (mais toujours sur dans le quartier résidentiel d'Edmonton), nous quittons Cairns et prenons la route du sud vers Townsville (350 km environ), première escale de notre road trip vers Sydney.

Petite halte matinale aux superbes Babinda Boulders (petites piscines naturelles dans une rivière au milieu de la forêt tropicale).

Note pour les amis herminois de l'île d'Yeu : on peut se baigner mais comme l'indique les panneaux, pas de plongeon des falaises possible.... 😉.

Nous en profitons pour une petite balade en forêt pour nous réveiller avec un dindon noir à tête rouge qui nous sert de guide....

On reprend la route et sur le chemin, les champs de canne à sucre se mélangent aux bananeraies. Pause dans l'une d'elles qui vend ses bananes en libre service. Tu prends, tu pèses, tu mets les pieces dans une tirelire. J'ai déjà vu ce principe de confiance en Allemagne pour les fleurs. Je trouve ça super. On en prend pour 2 au$.

Puis un saut de puce vers les Joséphine falls. Très jolies. On en profite pour pique niquer en utilisant un des barbecues publics. Cool.

En route vers Townsville, nous nous arrêtons parfois, sans savoir où nous sommes, lorsque le paysage nous donne envie : on longe la mer. On s'arrête pour admirer les îles au large. Vu la taille, je crois que c'est Hinchinbrook Island.

On réalise que la route vers Sydney sera longue (environ 30 heures de conduite) mais on prend le temps.... C'est rare... Et nous arrivons à Townsville, magnifique ville de bord du pacifique, plus importante ville du North Queensland, et sa capitale officieuse vers 17h. On trouve place sur un parking proche du centre ville où nous passerons la nuit. Le soleil se couche vers 18h et la journée file rapidement.

Petite balade en front de mer de nuit (il est 19h 😦). On voit des maisons de fou, mais mon portable ne prend pas de belles photos de nuit.

Premier repas in the motorhome.

On se retrouve tous les 4, après 6 jours merveilleux chez la famille Mac Queen qui nous a ouvert grands les bras et nous a accueilli comme des rois. La chaleur et la joie de vivre de leur foyer va nous manquer.

On les embrasse très fort car on n'oubliera rien des moments partagés. Jessee, on espère que tu oseras porter ton maillot de champion du monde de soccer, dans ce pays de football australien, de rugby et de cricket... 😉


18

Un post un peu plus long aujourd'hui car la journée a été bien remplie :


Préambule - hello policeman :

première nuit à l'aventure et première visite des forces de l'ordre... Installés sur un parking autorisés aux camping cars à Townsville, nous étions confiants et avions couchés la perk family de bonne heure (22h30) car le levé était prévu à 5h30 pour prendre le premier bateau pour Magnetic island. Mais...23h30, alors qu'on dormait hyper bien, on tape à la porte. Et une grosse voix crie un truc dont je ne comprends qu'un seul mot : security...

Je saute du lit et j'ouvre la porte en caleçon pour me retrouver nez à nez avec un policier municipal australien, qui, très gentiment, m'explique que la nuit les motor-homes sont invités à aller sur un autre parking 2 km plus loin.

Très sympa, on discute deux minutes ; il s'excuse presque de nous avoir réveiller et me dit que le règlement est un peu surprenant mais c'est le règlement... Il m'indique la route et je reprends le volant avec un seul œil ouvert....

Conséquence : on dort sur le parking du terminal des ferrys. Parfait pour demain.


5h45 : réveil en douceur.... progressif jusqu'a 6h15 pour les jeunes (et la maman...) et on chope le bateau de 7h00 pour Magnetic Island (20 min de traversée) : une île paradisiaque où les australiens viennent se marier, se remarier, en vacances (un peu chic), voir les animaux, les poissons, faire du bateau... Grande comme deux fois l'ile d'yeu (à vue de nez de kangourou)... elle est surtout montagneuse, couverte de forêt tropicale et habrite, outre un parc naturel immense, la plus forte concentration de koalas de toute l'Australie.

On est les seuls touristes à louer des vélos (même le loueur a paru surpris....). On comprendra vite pourquoi... ça grimpe sec !!!

Les autres touristes louent des voitures topless (très à la mode ici - voir photo), voitures que Séverine appelle, à juste titre, voiture de Barbie.

On enfourche les vélos et première halte, sur les conseils du gars du coin, sur une pointe où vivent des "wallabies on the roc" sauvages. Bonne pioche. Deux d'entre eux viennent nous faire coucou.

On repart en vélo jusqu'au centre de l'ile - premiere côte de 2eme catégorie- et on fait la randonnée pédestre du fort (ancien fort de surveillance du Pacifique) : 2 h de marche.

On voit des paysages magnifiques d'un bleu clair (pour la mer) et d'une végétation luxuriante qui le rappelle les Antilles... mais avec un petit coté Maui (je n'y suis jamais allé)... bref : une ile du Pacifique.

Lors de la rando, on cherche, comme tout le monde, des koalas... Léa est au bord de la dépression depuis 30 minutes - cause 10 km de vélo en montagne... + 1h de marche -, lorsque le premier nounours gris apparait dans un arbre. Tout simplement trop mignon... On en verra plusieurs dans la matinée, dont une maman koala avec son petit. Comment ne pas s'attendrir devant ses nounours à tête de gremlins ???

Le moral de la jeune Perk est remonté de deux crans...


On peut reprendre les vélos sans craindre l'abandon et on se balade d'une "bay" à une autre pour se baigner.

Visite colorée lors du pique-nique : 6 perruches arc en ciel viennent partager notre repas. on trouve ça fun au début puis... elles restent pour vraiment partager notre pique-nique... Nous devons hausser le ton et négocier avec le chef de bande (que nous avions identifié assez vite), pour finir notre banane seuls...

Au bout de cette superbe journée et après 30 km en montagne pour ratisser l'ile (et environ 1200 m de dénivelé), nous rentrons bien claqué mais avec une fois de plus des étoiles dans les yeux.

Nous, parents, nous amusons - rejouissons- de voir nos enfants aussi complices (je vous fais grace du spectacle d'animaux marins exécuté par Léa sous la direction de son frère, dans la "pic-nic bay" car on avait interdiction de prendre des photos ou de filmer - un pur moment de bonheur).

Ce soir les mollets sont durs, on a bien mérité un resto sur the brand.

On finit donc la journée sur le remblai local où nous découvrons un immense marché nocturne. On flanne et on atterrit dans un immense bar- restaurant qui sert des pizzas et des burgers devant les matchs de footy aussie et au son de chanteurs locaux. Ambiance de vendredi soir en Australie....

J'adore. J'adore. J'adore. Je pense aux copains mouilleronnais et herminois, aux filles d'haxo et je me dis qu'ils/elles adoreraient cette ambiance de pub bruyante.

Bise à tous.

PS : c'est décidé, on ne rentre pas.

PPS : j'essaye de prendre des photos et de les insérer ici dans l'ordre chronologique mais désolé, pas pensé à demander un selfie au policeman.

19

Le régulateur fixé sur 92 km/h, les champs de canne à sucre défilent. Séverine somnole, les enfants sont concentrés sur leur lecture, la radio crache The heat is on de Glenn Frey. Je me dis que ça ressemble à ce que j'avais imaginé...


Quelques heures plus tôt :

Réveil sur le port de Townsville et décollage assez rapide pour prendre la route nationale A1 (Bruce Highway) vers Airlie Beach. 300 km vers le sud. 3h30 de route où les lignes droites de 15 -20 km se succèdent, entrecoupées de virages à 11 degrés...

Conseil du jour : si un copain vous dit :" j'habite après le 3eme virage à gauche", pensez à faire le plein d'essence.

On quitte donc Townsville et rapidement on a le sentiment d'être au milieu de nul part. Mais la route n'est pas monotone : les paysages se succèdent.

Tout d'abord d'immenses exploitations agricoles, en général de canne à sucre, avec toujours les rails des trains qui conduisent les récoltes de canne.

Ensuite des champs d'arbres fruitiers, séparés par de grands espaces arides qui font penser à la savane dans lesquels des vaches noires de petites tailles, sorties d'un western apparaissent parfois. À tout moment on s'attend à voir un animal sauvage bondir sur la route (triste anecdote : on a vu au moins 15 kangourous morts sur le bord de la route. Conséquence d'une cohabitation difficile avec les gros 4X4 australiens ou les immenses poids-lourds (les truck tirent souvent deux remorques et impressionnent par leur vitesse. Mieux vaut ne pas s'y frotter)).

Enfin, à l'approche de notre destination, le paysage ressemble aux pinèdes du sud de la France, avec des Eucalyptus à la place des pins et une terre qui oscile, selon les coins entre l'ocre et le jaune sable.

Souvent, des longs chemins de terre perpendiculaires à notre route mènent à des propriétés isolées qui font penser à certains films américains. Il y a même les vieilles éoliennes en fertilité qui sont dans ces films. Mais vous si vous vous aventurez ici sans 4x4...

Difficile de prendre des photos de ces paysages particuliers en temps de conduite car j'utilise Waze sur mon smartphone (je ne connais pas encore toute la côte Est par cœur).

Note pour Pif (qui avait partagé nos vacances camping car de 2004 - Alsace- et 2007 -Belgique-) : ici on croise beaucoup de camping-cars sur les routes, mais leurs conducteurs n'ont pas notre professionnalisme et notre habitude du salut croisé en roulant... pfff... bande de touristes.

12h30 : on arrive à Airlie Beach, station balnéaire chic de la côte Est de l'Australie. On vise un camping "moyenne gamme" mais pas de place...on trouve finalement une place dans un camping resort. Les enfants repèrent de suite la grande piscine et les toboggans.

Une journee ici nous fera du bien... Recharger les batteries de la famille et du camping-car....

Au déjeuner tardif, nous avons à nouveau droit à des invités à plumes...

Hasard du calendrier la ville d'Airlie Beach organise ce week end le "Reef Festival". Marchés nocturnes, concerts et feu d'artifice sur la plage (dommage il était hier soir).

Je négocie donc avec les enfants : piscine et mini golf jusqu'à 18h puis festival.

On prend donc un bus en début de soirée (ici il fait nuit à 18h15 donc je ne sais pas à quelle heure commence le soir....) pour nous rendre à la plage du centre.

On écoute un peu le chanteur local (ici c'est très country music). La température est très agréable. Le climat est un peu tempéré toute l'annee dans cette station balnéaire, en raison d'une chaine de montagnes au nord qui bloque les dépressions (je me la pète un peu mais c'est le mec du paragraphe suivant qui me l'a expliqué).

On flanne en ville et on trouve un beau Lagoon (grande piscine en front de mer - voir photo vue locale - permettant aux touristes et aux locaux de se baigner sans craindre les requins et les méduses mortelles - jellyfish-). Les belles couleurs de la nuit nous invitent à quelques photos et on sort nos playmobils sur le petit pont qui partage en deux le lagoon pour préparer notre photo quotidienne pour le blog. Le vieux gardien du parc - qu'on n'avait pas vu - s'approche de nous et d'un large sourire nous dit : "No fishing in the Lagoon." On éclate de rire, lui aussi...

On discute 10 min : il nous parle de la Normandie (qu'il a adorée), de la côte d'Azur (qu'il a détestée - " too expensive"... " people were not friendly"). Il nous parle de sa région, de son climat, des courses nautiques qui débutent. Un moment bien sympa.

Léa vient nous chercher car on va rater le bus du retour. On salue le vieux gardien (dont l'accent local n'avait rien à envier au sud Connecticut) et on rentre avec les mêmes balades country dans le bus et un chauffeur qui ressemble au chanteur de zztop et qui chante dans sa barbe. On a du mal à retenir nos fou-rires.

21h : diner dans le motorhome.

22h : les enfants partent faire la vaisselle - c'est le deal à chacune de nos vacances - et je suis claqué... Je m'éclipse dans le lit du fond pour tapoter quelques mots sur le blog au son de la radio locale que je comprends de mieux en mieux. Pas une goutte d'eau, pas un nuage en une semaine. Je me dis qu'ils sont pas mal les gens qui vivent ici en "hiver".



20


La tortue nage deux ou trois mètres en dessous de nous. Elle nous regarde ; d'un geste lent, nous incite à la suivre, nous invite au voyage.

Là, tout n'est qu'ordre et beauté, luxe, calme et volupté.


Nous pensions reprendre la route vers le sud ce dimanche mais on nous a conseillé de ne pas rater la visite des îles Whitesunday et de la célèbre plage de whitehaven beach. Archipels de 74 îles, les Whitesunday sont situées entre la côte nord-est de Queensland, en Australie, et la Grande Barrière de corail.

L'accueil du camping nous oriente vers Ocean Rafting qui possède un bateau rapide (il y a 50 km aller à faire au minimum) et organise des journées beach + snorkeling + rando.

Et ce fut absolument exceptionnel !

Facile d'utiliser des superlatifs pour des photos de vacances, mais honnêtement, prenez 2 minutes pour taper sur internet :

Whitesunday islands

et

plage de whitehaven

Vous comprendrez alors que c'est tout simplement éblouissant.

Le sable blanc sur une mer turquoise épatera chacun de vous.


Notre journée en détail :

9h00 : un van vient nous chercher au camping avec une famille de Londres, avec 4 enfants. Le plus jeune porte un maillot des hotspurs de Tottenham. J'engage la conversation avec le père, fan de foot. On parle d'Hugo Lloris, gardien de son club et notre équipe championne du monde. Il me parle aussi de David Ginola.

Le van nous dépose à la marina, où nous enfilons une combi pour la plongée.

Nous montons dans un semi-rigide avec deux moteurs de 250 cv chacun. Ca va pulser... et effectivement, si la sortie de la marina est lente, le plein gaz nous pousse en arrière et nous fait flotter au dessus des vagues à 35 noeuds (65 km/h).

Quelques figures pour amuser le touriste et nous filons vers Hamilton island, ile de luxe, que nous contournons pour aller sur un spot de plongée / snorkeling. Tuba, masque et plouf.

et là... wouawwww

rien d'autre à dire...

Séverine porte la GoPro mais je ne pas peux transférer les vidéos ce soir (on dort au milieu de nul part...).

La densité de poisson est surprenante. Leurs couleurs aussi.

Nous passons 45 minutes comme des gamins à les suivre partout et alors que nous remontions sur le raft, le pilote (qui ressemblait fort à) nous montre du doigt une zone à 20 m de nous en criant : "sea turtle".

On replonge et la tortue est là, calme, nageant à l'aide de mouvements lents. On est comme hypnotisé par ses gestes qui semblent carresser la mer. On la suit, elle nous regarde, remonte un peu vers nous sans se reprocher trop près.

Nous restons sans voix, sans geste, flottant à la surface, le regard plongé vers le fond. Le temps s'arrête un peu, puis la tortue replonge, plus profond et disparait.


Nous remontons sur le bateau, encore sous le charme.

Le bateau repart, plein gaz. Nous naviguons entre les iles dont la plupart sont inhabitées. Quelques voiliers ont trouvé leur bonheur dans une crique isolée pour passer la nuit ou la journée. Ça sent le paradis des skippers estivants.

On arrive sur whitehaven beach. Jamais vu un sable aussi blanc. Propriété chimique surprenante : ce sable est tellement blanc et renvoie donc tellement bien la lumière du soleil, qu'il ne brûle pas les pieds. Le bleu azur de la mer combiné au blanc ivoire du sable donne des effets exceptionnels.

On reste là, on mange sur la plage et on part randonner dans les bois pour atteindre le point de vue permettant de prendre les meilleures photos (conseillé par tout le monde et effectivement, on ne peut pas faire mieux : je vous laisse juger).

Une plage considérée comme une des plus belles du monde. On comprend pourquoi.

16h00 : on reprend la route de la marina. On croise de nombreux voiliers, de tout style, qui nous saluent. L'endroit est vraiment un petit paradis nautique.

18h00 : Séverine prend le volant du camping car vers le sud. Il faut qu'on avance un peu car à ce rythme, on sera à Sydney à Noël....

Le soleil se couche et on retrouve la nationale A1 - Bruce Hway. Au loin une lumière nous intrigue. La route nous en approche. Un feu dans un champ de canne à sucre ! Impressionnant.

On trouve un parking dans un coin de petite ville (Mackay) pour passer la nuit en lousdé.

Demain : route vers le sud... toute la journée.

21

Nous avions ambitionné de rouler un peu en soirée après notre magnifique journée aux îles Whitesunday mais les conditions de route nocturne en camping car nous ont invité à la prudence, et rapidement, nous avons trouvé un coin de parking pour la nuit à Mackay.

Ce matin, réveil très matinal pour tenter de rejoindre dans l'après--midi les belles plages de Agnès Water / Town of 1770 mais finalement, après 5-6 h de route, nous improvisons et nous laissons tenter par un panneau indiquant Lac Awoonga, paradis des pêcheurs.

Nous quittons donc la NA1 hwy vers les terres et après 8 km dans les bois, arrivons sur un lac immense (64 km²) bordé de cabanes (avec les traditionnels barbecues électriques publics) pour les familles qui viennent y passer les longues journées d'étés (donc pas maintenant).

Les panneaux confirment que le lac regorge de poissons, en particulier le fameux barramundi.

Anecdote amusante (pour les amis herminois qui sont de grands pêcheurs devant l'éternel) : les autorités locales ont organisé un petit jeu : elles ont lachés dans ce lac 6 barramundis roses et promettent 1000$ à chaque pêcheur qui arrivera à en attraper un... Si Toto, Romain et Olive veulent un bon spot de pêche, je viendrai faire la bouffe...

Nous découvrons ici une autre Australie, loin des plages ou des forêts tropicales.

Paisible est le mot qui nous semble convenir le mieux.

Nous nous asseyons sur un des bancs (couverts pour protéger du soleil) et passons près d'une heure à regarder les pélicans voler en rase-mottes sur le lac et plonger pour choper quelques poissons.

Nous sommes seuls.

Pas un touriste.

Pas un pêcheur (c'est l'hiver... il ne fait que 24°)

Nos grands enfants prennent possession de l'espace de jeux pour enfants (petits...).

Le soleil baisse...

Nous restons là.

Tout autour du lac, des petites montagnes ajoutent au cote carte postale du décor.

De nombreux oiseaux s'entendent dans les arbres. L'un d'eux vient me proposer le selfie du jour.

Un camping de pêcheur est à 500m. Nous y prenons le dernier emplacement (yeah...) pour une nuit qui s'annonce des plus calmes.

Les filles s'installent.

Je propose à Hugo d'aller courir avec lui pour poursuivre sa prépa physique de footeux.

Il me demande si on fait le tour du lac...

En 3 jours et avec une équipe de sauvetage ça doit être possible...

On s'en tient à 40 min de footing à différentes allures pour respecter les consignes des coachs... Mais dès les 500 premiers mètres, un kangourou croise notre route. Immense le truc. Au moins une toise et demie... Plus effrayé par nous que l'inverse, il bondit dans les bois qui surplombe le tour du lac que nous empruntons. Le soleil baisse un peu et au deuxième virage, tombant nez à nez avec un groupe de trois kangourous, plus petits, que nous semblons déranger, on se dit que les kangourous sortent le soir.... Pendant nos 40 minutes de courses nous en verrons 8 ou 9. Certains restant à nous regarder courrier et devant se dire :"ils sont fous ces français..."



22

Nous étions jeunes et larges d'épaules,

Bandits joyeux, insolents et drôles.

On attendait que la mort nous frôle.

On the road again, again, 

On the road again, again. 


Levé comme le soleil, peu apres 6h, nous roulons les 5 h qui nous séparent de la Sunshine Coast vers Noosa Heads Beach.

Chemin faisant, les paysages ressemblent parfois au far west. De longues étendues d'herbes jaunies par le soleil (un peu comme chez moi a Mouilleron mais en plus grand... j'ai peut-être des origines australiennes...) avec quelques arbres à l'ombre desquelles les troupeaux de vaches s'abritent.

Parfois, nous traversons des zones plus humides, presques maracageuses.

La pause petit déjeuner sur l'aire de repos de "Apple tree creek" nous fait comprendre que la journée sera un peu plus fraîche que les précédentes...

Les villages que nous traversons, avec des vielles maison en bois nous semblent garder trace du siecle dernier. Je parle du 19eme...

A l'approche de Noosa Heads, tout en haut de la sunshine coast, changement de décor : maison moderne, villa de vacances. L'endroit est plutôt chicos.

Noosa Heads est un station balnéaire branchée qui marque le début (au nord) de la Sunshine Coast, longue étendue de plages de sable blanc sur environ 50 km.

Nous en profitons pour aller faire un tour à la plage mais nous avons perdu quelques degrés.... dans l'eau et dans l'air...

Note pour plus tard : le sud l'hiver c'est bien mais dans l'autre hémisphère ils disent que c'est comme le Noooooord chez nous.

J'exagère : 21° dans l'air. 20 dans l'eau.

On se trempe les pieds et pourtant les lifeguards sont là pour nous sauver si on a besoin.

On reprend le camion pour descendre de quelques km et pause déjeuner à un horaire espagnol à Peregian beach.

Il est près de 16h. Balade sur la plage. On attend le soleil se coucher, vers 17h30 mais... à l'opposé de la mer...

Les couleurs du ciel sont magnifiques.

Les enfants jouent dans le sable.

La plage est presque déserte.

Seuls quelques locaux se promènent sur la plage qui prend soudain une teinte orangée.


Le soleil couché, on file vers Brisbane, dans l'espoir d'y trouver une place pour dormir près du terminal des ferrys pour nous balader demain en navette fluviale.

Mais en route, Séverine me propose un détour vers un point de vue nocturne sur les hauteurs de la ville. Belle inspiration. Le panorama est magnifique. La ville illuminée est immense.

20h, on redescend vers l'Université, lieu prévu pour l'embarcation demain. Images remarquables : on arrive alors que les inombrables terrains de sport universitaires sont éclairés et occupés par des centaines d'étudiants et étudiantes qui pratiquent l'athlétisme, la natation, le rugby, le basket, et même le soccer. Des moyens en terme d'équipements impressionnants.

On se gare assez facilement mais nous ne sommes pas certain d'avoir le droit de rester là pour la nuit. Je descends pour lire les panneaux et je vois une voiturette de golf avec un gars portant un gilet "sécu".

J'engage la conversation et lui explique que je suis en camping car.

Il m'explique que passer la nuit sur le campus est interdit mais appelle un collègue au téléphone qui vient en voiture pour nous escorter à la sortie de l'Université dans une rue autorisée pour la nuit et nous confirme que venir ici demain pour prendre le bateau est une excellente idée pour visiter Brisbane et ces grattes-ciel.

Vraiment sympa les gars de la sécu.

23

Réveil sur le bord du campus de Brisbane. 6h30 du matin. Il fait froid... 12°C. Les joggeurs et les cyclistes sont très nombreux à emprunter les dizaines de km de voies réservées aux promenades le long du fleuve qui traverse la ville.

Un conseil avant de vous raconter notre journée : n'allez pas à Brisbane... car vous pourriez ne plus jamais avoir envie de repartir !

Que cette ville est magnifique.

Moderne, dynamique, calme, propre, vivante.

Dès les premiers instants, nous avons été sous le charme.

Nous prenons le ferry (city cat = navibus local) qui nous emmène en centre ville.

Suivant les conseils de la chef de bord, nous descendons à North Bank, parcourons le botanical park.

Exceptionnel sensation : un parc immense et surtout tres dense, avec des pelouses et des arbres magnifiques au pied des grattes-ciel. On est en pleine ville mais on ne le voit pas.

Beaucoup d'étudiants ici. En fait je crois qu'on est encore sur un autre campus.

On passe le pont pédestre pour south bank et là, un street beach... avec encore des arbres et des parcs publics partout autour d'une immense plage articielle, au coeur de la ville.

Note au passage : chaises longues, toilettes, points d'eau. Tout est nickel et gratuit et très fréquent.

10h. Le soleil a réchauffé l'air et on a vraiment envie de se poser là pour ne plus bouger. Faites un stop sur horloge de la vie. Juste un peu. Restons ici. Ne partons pas.

Mais apres un petit moment dans un des parcs pour enfants nous retraversons le pont vers le coeur de la ville.

Très city.

Très business.

Mais très cosmopolite à la fois.

Plusieurs rues de magasins de mode et beaucoup de grattes-ciel encore. La ville pousse vers le haut - Brisbane est une ville en plein essor- mais aussi une ambiance de bar et de street food tres sympa.

On se mêle aux touristes, employés de bureau et travailleurs de chantiers pour manger dans un marché de food international.

Puis visite du Brisbane museum qui permet de monter dans le clocher du city hall. superbe vue mais qui ne depasse pas les hauts grattes-ciel.

Au milieu de la place centrale, bordée de tours géantes, une petite église en brique semble sortir d'une autre monde.

Nous y entrons. Magnifique intérieur en bois.

On se demande comment cette église achevée fin 19eme a reussi à garder sa place au milieu des tours qui auraient pu l'écraser.

La visite du Brisbane museum est intéressante car, outre l'histoire de la ville, récente, comme celle de l'Australie mais plus encore (certaines photos montrent la ville il y a 50 ans. C'était presque un village. ..) c'est la sociologie particulière de cette ville et de toute l'Australie qui est mise en évidence.

Brisbane est un mélange, de peuples, de générations.

Et après 2 semaines en Australie, quelque chose nous frappe tous les 4. Quelque chose qui se rapproche certaines sensations du Japon. Ici tout semble safe, propre, respectueux et respecté. Pas un tag, pas un mégot dans la rue (il est souvent interdit de fumer dans la plupart des rues), des toilettes publiques nickels, de l'eau en fontaine potable partout.

Nous n'avons pas fait toute l'Australie, juste un minuscule bout de la côte, deux ou trois villes et quelques espaces perdu dans les terres, donc je n'oserai en tirer des conclusions mais beaucoup d'aspects m'interrogent :

- je n'ai jamais autant d'equipements sportifs a disposition des populations (et en particulier des écoles). des piscines, des.stades, des.terrains herbés partout.

- je n'ai jamais vu (sauf à Tokyo) de villes aussi propres et avec des équipements publiques aussi variés, nombreux et respectés (ex : barbecues électriques partout).

- par contre, tout à l'air assez strict et les caméras de surveillance sont partout...


16h : on reprend le bateau jusqu'au campus pour retrouver le camion. On voit des maisons de ouf en bord de fleuve.

Je realise que surnune des berges, la rangée de maison, ayant toute un ponton privé, ont aussi en arrière un accès au golf de Brisbane. Quand on sait qu'il fait beau toute l'année (25°C aujourd'hui en plein hiver)... C'est décidé, je demande ma mut.


On file dans les terres, vers le mont Tamborine.

Ah voila le far west !

Changement de décor.

On trouve un camping perdu et sans réseau (pas de blog today ?)

On se pose.


Brisbane. Ville n°1 de toutes celles que j'ai visitées et qui m'ont donné envie d'y vivre.



24

Réveil à la fraîche à Tomborine moutain.... moins de 10°C à 7h, lorsque je mets les baskets pour le footing du matin.

Ça me rappelle mon premier camping avec Séverine dans le Puy de Dome en 2000...

On a passé la nuit au Thinderbird Park de Tromborine et on se dit qu'une journée "nature" se profile. On profite des installations locales pour faire un beau mini golf.

Ensuite, petit parcours à pied sur des passerelles au dessus des arbres (skywalk). Sympa. On retrouve ici la forêt tropicale (rainforest) comme à Cairns.

On marche à 30 m du sol. Ca bouge un peu.

Ensuite route vers le village pour s'autoriser un dessert local avant la randonnée prévue dans l'après-midi.

On rentre dans la bakery et là, en nojs voyant regarder la vitrine et en nous écoutant parler la boulangère comprends de suite qu'on est des spécialistes des gâteaux....

On en prend 4 différents... très bons mais un peu "étouffe-chrétien" selon l'expression consacrée dans le sud - Vendée.

Après le pique-nique donc, rando. On avait prévu une heure ou deux dans la forêt. Mais ici, en montagne, on ne "monte" pas dans la forêt. On "descend" dans la forêt.

Dès le début, vous voyez bien la densité de la forêt, vu de la route, au dessus, mais vous ne pouvez pas imaginer que ce que vous voyez est à plus de 30 m du sol...

Une fois dans la forêt : on ne voit plus le soleil et on est frappé par la taille des arbres.

Autre détail sympa : les bruits dans la forêt... ici, pas de galoupiots, de pistourelles des prés ou de galinettes cendrées. Non, beaucoup plus exotiques les oiseaux avec des cris tres rigoles. L'un d'eux en particulier à vraiment un cri de singe.

Désolé mais les photos ne vous donneront pas le son de la forêt de Tomborine Moutain. J'aurai dû penser à enregistrer car c'est vraiment comme dans un CD de bruits de la nature : ça n'arrête jamais.

Faut pas être trop peureux d'ailleurs, car il y a toujours des feuilles qui bougent, des trucs qui grattent le sol, qui tombent ou qui sautent dans les branches... bref : beaucoup de vie.

Note pour plus tard : Avec les enfants en forêt, on ne risque rien. Ils font trop de bruit... On a même croisé un groupe de locaux qui ont dû nous entendre venir de loin. Le mec m'a dit avec un magnifique accent australien :" boujur, comment eullé - vous ?"


15h : on reprend la route direction Gold Cost. A une heure de route.

Changement radical de décor : Gold coast c'est à la fois le nom de côte au sud de Brisbane et le nom d'une ville balnéaire hyper-touristique. Pour faire simple : Gold coast, c'est le MIAMI (merci de faire un effort pour dire " maï eu mi") australien.

Des hôtels de 50 étages, des barraques de dingues et des quartiers aux noms évocateurs : Palm beach, Surfer paradise, Miami, Paradise point.

C'est par ce dernier quartier, tout au nord de la ville que nous sommes arrivés.

truc de dingue : toutes les maisons, dans toutes les rues de Paradise Point, ont un accès à la mer. Un système de canaux double les routes. Ainsi, les maisons ont la grosse voiture garée devant et le gros bateau derrière. Une copie d'écran de Google maps va vous aider à visualiser le truc. + Une photo internet de la ville vue du ciel.

Pour couronner le tout, face au front de mer, les australiens ont construit, comme à Dubaï, des iles artificielles avec des maisons et des apparts de luxe. Miami je vous dis !!! Ça sent le dollar au mètre carré.

On traverse et on décide de rouler une heure au sud vers Byron Bay. On avait prévu de passer un ou deux jours dans les grands parcs (aquatiques notamment) de Gold Coast, mais plus on descend et plus il fait froid...( Prochaine baignade prévue à Honolulu...)

Direction Byron Bay donc via la pacifique Highway au son des musiques country.

Balade nocturne à Byron bay pour se dégourdir les jambes.

Fin de journée où on galère un peu pour trouver un espace de parking autorisé au camping car pour la nuit. On s'écarte donc un peu de la côte pour trouver un village de 12 habitants...Newrybar, avec des toilettes publiques nickel... dingue. On dort là en se faisant tout petit.



25

Toujours en route vers le sud mais avec comme objectif une journée spéciale pour Léa : la visite du Koala Hospital de Port Macquarie.

Levés de bonne heure comme tous les jours car ici, comme aux Antilles ou à la Réunion, le soleil se lève tôt (6h) et se couche tôt (avant 18h) en hiver.

Séverine prend le volant et on roule sur la A1 - Pacific Hway. On remarque à nouveau que l'Australie continue de construire de nouvelles routes. Bcp de grosses infrastructures en chantier.

Les paysages se ressemblent maintenant avec de grandes prairies jaunies et des arbres plus variés et plus "classiques" toujours très nombreux.

Pas beaucoup d'herbe fraîche à brouter pour les troupeaux de vaches du coin.

Note : ce week-end se déroule en Australie the week-end Rodéo de l'année ! On a regardé si on passait pas loin pour aller voir. Chance : c'est dans le même état que nous, le Queensland... pas de chance : c'est vers le Mount Isa... à 2000 km d'ici (21h30 de route me dit Waze). Je propose de faire un crochet... mais on laisse finalement tomber l'idée.

De toute façon, on vient de changer d'état, on est maintenant en Nouvelle-Galles du Sud (New South Wales pour mes copines prof d'anglais ;) ) l'état de Sydney.

Hier, pour la première fois, on a vu un panneau routier indiquant la direction de Sydney. C'était en sortant de Gold Coast. Il indiquait :"Sydney 837 km"... arghhhhh. Encore un peu de route alors...

Dans l'ordre ce matin, nous avons donc traversé le comté de Balinna (le pays de la crevette - voir photo de l'accueil à l'entrée de la ville : the big prawn), puis le comté de Coffs Harbour (le pays de la banane ; idem...), et vers 11h30, le pays de la vache qui broute de l'herbe jaune.

note pour plus tard : je peux adopter une vache à Mouilleron.

Nous arrivons à Port Macquarie à midi.

Petit ravitaillement et looking for a car park near the hospital...

Port Macquarie est plutôt un ancien port de pêche et devenu plus récemment un peu touristique. On se balade en front de mer. La ville à organisé un jeu en plaçant dans la ville des sculpteurs de koalas de toutes les couleurs. Sympa.

On arrive à l'hôpital des koalas qui est dans un parc magnifique avec une maison ancienne "typique 1920" conservée comme musée.

La guide de la maison nous explique que le propriétaire était géomètre et que ces 3 fils ont fait la guerre en France.

On avance dans le parc vers l'hôpital des koalas qui est tenu par des bénévoles. Une veto américaine en retraite nous accueille et fait une visite guidée.

C'est vraiment super.

En deux mots : les koalas ne vivent que sur la côte Est de l'Australie (et nul part ailleurs dans le monde). Malheureusement pour eux, c'est aussi là que veulent vivre la plupart des Australiens...

Leur habitat diminue et les accidents (voitures, dogs) augmentent...

Cet hôpital a été créé pour venir en aide aux koalas blessés. On assiste au repas de 3:00 pm.

Trop mignon.

La visite est gratuite mais les dons sont les bienvenus pour faire vivre cette belle initiative qui ne bénéficie pas d'aide de l'état.

On ramène un souvenir en peluche.

16h. On reprend la route du sud car sur l'appli wikicamp australia, on me conseille un aire de camping car gratuite en pleine forêt à 45 min de route vers le sud. Cool. On devrait y être assez tôt pour faire un footing.

On prend donc la pacific hway 30 min puis une "départementale" pendant 8 km puis une route "à 4 grammes" pendant 6 km et là, un panneau en bois indique de tourner à droite sur Coopernok Foresr road. On hésite... le chemin n'est pas carrossable... c'est un chemin de terre étroit qui monte sec dans une foret dense et avec des fossés ne permettant pas de faire demi-tour.

On tente... le Gps indique 3 km. J'essaye d'éviter les trous dans le chemin. On avance doucement... On dirait le film "le salaire de la peur" (première version 1953 avec Montant et Vanel).

Au bout du suspense, on arrive dans une clairière et là : 30 camping-cars ! dont une confrérie de vieux assis en rond autour d'un grand feu. Darren et Sophie m'avaient expliqué que c'est une habitude.

Cool.

On est au milieu du trou du C de nul part.... On va être très bien.

Footing prépa MSF avec Hugo puis douche dans le motorhome.

Nuit noire à 17h45.

Jamais vu ça.

Apéro de bonne heure... A moins que j'aille voir les vieux pour discuter un peu.






26

Imaginez dormir au milieu de nul part.

Pas un bruit, pas une lumière, pas un "au loin on entend...". Non. Rien.

Et bien c'est sympa.

Par contre, dès les premiers rayons de soleil, les oiseaux vous rappellent que vous êtes en Australie et qu'ici, dans la forêt, même si ce n'est pas une forêt tropicale, on fait des bruits qui n'existent pas ailleurs. L'oiseau au cri de singe, l'oiseau qui hurle comme un enfant qui pleure (véridique), plus les birds classiques d'une forêt. Tout cela vous donne un concert qui vous sort du lit de bonne heure.

J'ai sans doute le sommeil plus léger que les autres membres de la perk team car je suis le seul levé. Même la confrérie des vieux dort à poings fermés.

Je vais donc faire un petit tour en forêt.

Je me balade dans la clairière. Un mec en pantalon de chasse rallume son feu de la veille, se roule une cigarette, me salue et grommelant un truc du genre :

"Eh guys arwaowouwawwawa ing ?"

Je réponds par mon plus beau sourire avec un "...moooooorrrrning." histoire de faire croire que moi aussi je peux manger la moitié de mes mots .

Ça a l'air de convenir.


Petit dej et on quitte le camp, toujours vers le sud.

Direction Hunter Valley.

On traverse d'abord le comté de "Ghinnie - Ghinnie". Il paraît que c'est là que le groupe ABBA a donné son dernier concert.... (Note : les enfants qui valident les articles ne valident pas cette blague...)


Hunter Valley est un peu le Médoc Australien. 300 exploitations viticoles et un pinard, comme dirait mon ami Freddy, "pas dégueulasse".

Quand on arrive au visitor center, la fille ne commence pas par vo