Quelsues jours en Finlande avec nos amis Muriel et Yves. Séjour "Nomade aventures" déniché par Yves, de type nature et activités sportives.
Du 14 au 22 août 2017
9 jours
Partager ce carnet de voyage
1

Nous voilà partis pour 10 jours en Finlande avec nos amis Muriel et Yves.

C'est un séjour "Nomade aventures" déniché par Yves, de type nature et activités sportives.

Le voyage se déroule sans incident majeur à part l'arrivée où la valise de Muriel n'a pas suivi !!! Heureusement elle et Biquette font à peu près la même taille et Biquette prend toujours deux fois trop de trucs ! Lever 3h30 (et on appelle ça des vacances !) : vol Lyon Paris Charles de Gaulle puis vol Paris Helsinki et enfin Helsinki Kuusamo. Ensuite 1 petite heure de voiture en mini bus et nous arrivons au "camp" à 21h30 heure locale (20h30 heure française).

Sur le chemin nous voyons nos premiers rennes qui sont au bord de la route ou qui traversent (au passage j'ai lu cette phrase sur Facebook : "ce ne sont pas les rennes qui traversent la route, c'est la route qui traverse le pays des rennes" !). Ces animaux ne sont pas farouches et n'ont pas peur des voitures (fort rares il est vrai). Ce sont des animaux domestiques (il n'y a plus de rennes sauvages en Finlande). Ils vivent cependant en liberté et sont tous équipés d'un collier GPS pour que les éleveurs puissent plus facilement les regrouper.

La forêt boréale (taïga) est superbe : principalement des conifères et des bouleaux avec des sous-bois naturellement bien entretenus (si je peux dire !).

Nous arrivons au camp qui est au bord d'un lac. Ce sont des constructions de plain pied avec l'accueil et le restaurant d'une part et des groupes de bungalows. Les chambres sont superbes et très modernes (on a appris aujourd'hui que l’hôtel avait brûle il y a deux ans).

Repas composé d'une excellente soupe au saumon avec des crudités et une salade de pâtes en entrée. Briefing sur les différents conseils et le programme d'activités. Tout cela en français, l'équipe est française et a repris le camp il y a 2 ans. Il y a également une clientèle finlandaise et l'établissement se doit d'être irréprochable pour voir son contrat se renouveler !

Nuit sans escale (si l'on peut dire : en cette période post soleil de minuit, la nuit noire commence à 23h et le jour de lève à 3h du matin) et lever vers 8h pour petit déjeuner fort copieux avec croissants et tout ce que l'on peut demander à un bon petit déjeuner en perspective d'une rando.

En fait d'une cani-rando : une randonnée à pied avec, pour ceux qui le désirent, la possibilité de se faire tirer par un chien. Le camp possède ~180 chiens de traîneaux. Tous des Husky (Husky est un terme générique regroupant plusieurs sous-races de chiens aux caractéristiques communes mais avec des aspects physiques légèrement différents). Ces animaux sont utilisés l'hiver pour les traîneaux (généralement 6 chiens de même sexe mâle ou femelle). Ces chiens sont de véritables athlètes et doivent être entraînes comme tels. Ils ont l'habitude de "travailler" à -20°C et pour eux les 15°C actuels sont une véritable canicule ! Après la saison d'hiver ils sont mis au repos quelque temps puis reprennent de l'activité en particulier avec ce rôle dans la cani-rando. Ces chiens sont socialisés dès le plus jeune âge pour pouvoir tracter toutes sortes de gens différents et sont de véritables "boules d'amour" comme dit le responsable du camp dans sa présentation.

Dès que nous arrivons, ils sont tous impatients de se dépenser et nous accueillent avec de petits aboiements témoignant de leur excitation. Ils sont équipés du même harnais que pour leur travail sur un traîneau. La différence est que ce harnais est rattaché à la ceinture d'un humain.

Quelques ordres simples (ooh comme pour les chevaux pour les arrêter, droite, gauche, je ne me rappelle plus comme on leur dit d'avancer mais ça on se rend vite compte que c'est pas la peine !) et c'est parti ! Yves et moi tentons tout de suite l'expérience, les filles plus prudentes attendent de voir comment ça se passe.

On prend vite le coup : il suffit de les retenir en se penchant légèrement en arrière et on trouve vite le rythme pour que l'équipage marche de façon efficace si ce n'est harmonieuse !

On va évidemment beaucoup plus vite qu'en marchant tout seul.

Léo notre guide (savoisien dont la grand-mère habite Bozel !) dit qu'au départ ils sont tout excités et voudraient aller très vite mais si on les laissent faire (pour autant qu'on arrive à suivre !) ils se "crament" et ne peuvent plus avancer au bout de quelques dizaines de minutes.

Je trouve rapidement la bonne cadence avec Louna et au bout de quelques minutes on sent bien qu'elle ralentit le rythme et accepte plus facilement la cadence que je lui propose.

Il y a des sentiers étroits et d'autres plus larges jusqu'à des routes en terre. La forêt boréale est magnifique. Pour autant que je puisse en juger il y a surtout des conifères et des bouleaux. Le sous bois est composé presque exclusivement de myrtilliers beaucoup plus petits que ceux qu'on trouve dans les alpes et de camariniers noirs (j'ai appris ce que c'est ici !). Le tout sur un tapis de mousse. C'est ce qui donne cet aspect "entretenu" au sous bois. Les deux occupants principaux doivent mesurer au maximum 20 cm de haut. C'est très vert et très joli. Il y a également beaucoup de lacs qui rompent la monotonie de la forêt. Dans l'ensemble c'est tout plat sauf quelques petites collines. Les lacs sont une aubaine pour les chiens qui vont s'y baigner et s'y désaltérer. L'eau des lacs est potable même pour les humains. Les rassemblements de chiens pour se baigner et boire donnent quelques scènes cocasses de sangles qui se croisent, de sangles qui s'entourent autour des jambes des tractés.

Ces chiens sont vraiment des boules de muscles et d'énergie. En même temps lors des arrêts ils sont très câlins et cherchent les caressent et autres crounch-crounch et compliments. Nous sommes un petit groupe de 10 personnes très sympas et l'ambiance est très bonne.

Juste avant midi nous perdons une participante. Léo tente de la joindre au téléphone sans succès. Il retourne un peu en arrière mais personne. Il appelle le camp qui n'a pas non plus de nouvelle. On ne s'inquiète pas outre mesure car Amandine travaille au camp et connait déjà la forêt. On espère juste qu'elle n'a pas eu d'accident.

Le camp est dans le parc national de Laponie orientale inauguré cette année et qui doit permettre de donner un nouveau souffle à l'économie de la région. Des "fireplaces" (emplacements pour le feu) ont été créées dans le parc. Ce sont les seuls endroits où il est autorisé de faire du feu. Ce sont de véritable grand refuge avec toilettes, réserves de bois, bancs et tables, espace avec poêle à bois. Ils sont disponibles pour qui veut.

Pour midi nous avons tous pris dans nos sacs à dos des ingrédients permettant de faire à manger.

Léo explique comment faire du feu en effilant des écorces de bouleau qui deviennent très fines ce qui permet de les enflammer facilement. Ils apprends à ceux qui le souhaitent à couper des bûches et à les réduire en "bûchettes" de bois très fines, lesquelles sont "épluchées" au couteau pour en laissant l'épluchure solidaire de la bûchette,.... (autant de techniques que je connais depuis mes balades en forêt de mon enfance).

Le feu est allumé à l'aide d'une pierre à feu qui une fois frottée avec du métal produit des étincelles à 2000°C qui enflamment facilement un petit tas d'écorces de bouleau effilées, lesquelles sont jetées dans l'âtre qui a été équipé avec un savant empilage d'autres écorces de bouleau, de bûchettes épluchées, de plus grosses bûchettes et finalement de bûches. Nous allons devenir de véritables petits Robinsons. L'eau est prise dans le lac proche du firecamp. On la fait bouillir sur le poêle à bois ce qui nous permet de faire une soupe en sachet.

Il ne fait pas très chaud surtout lorsqu'on s'arrête après avoir cavalé derrière les chiens. Viennent ensuite des épis de maïs en papillotes, des cakes salés préparés par les cuisines du camp mais réchauffés sur le poêle. L'apothéose est la banane au chocolat : on tranche une banane en deux dans la sens de la longueur avec la peau sans aller jusqu'au bout, on insère dans la fente 3 ou 4 carreaux de chocolat et on pose ça sur le poêle jusque ce que le chocolat fonde. La peau protège le fruit et lorsque c'est prêt c'est vraiment délicieux.

Deux événements pendant le repas : Amandine arrive pour le café (elle s'était arrêtée pour faire des photos et s'est trompée à l'embranchement suivant et elle a fait à peu près tous les chemins du coin pour nous retrouver) et un renne (attiré par l'odeur de la bouffe ?) s'approche de notre lieu de repas. Ces animaux ne sont pas farouches mais on ne peut quand même pas les approcher de trop. Selon Léo on peut aller jusqu'à environ 1 m 50 mais c'est la distance de sécurité au delà de laquelle ils s'en vont.

Nous repartons en sens inverse, Léo craint que la pluie nous surprenne avant l'arrivée. Les filles font leur part de cani-rando et ça leur plait autant qu'à nous. Moi je fais toute la rando avec Louna car personne ne souhaite me la "prendre". Louna est une chienne de tête de traîneau ce qui veut dire que c'est elle qui dirige les traîneaux avec sa sœur Mila (?) qui lui ressemble beaucoup. Ces chiennes ne sont tranquilles que quand elles sont les premières du groupe : elles n'acceptent que leur sœur devant elle ! Donc si on ne part pas le premier elle cavale pour doubler tout ce qui les sépare de la tête de groupe. Les chiennes marchent de travers par rapport à la laisse qui les retient à nous : cela vient du fait qu'elles sont deux par deux pour tirer un traîneau et que la laisse n'est pas parallèle à l'axe de déplacement du traîneau. Elle compensent l'angle en marchant de travers (pas simple à expliquer : faites un dessin !).

On ne donne pas de chien mâle pour les cani-rando de personnes débutantes : ils ont trop de force et pourraient provoquer des accidents.

Nous rentrons au camp vers 17 h. les jambes commencent à souffrir. Yves veut essayer la pêche dans le lac du camp. Nous allons nous reposer, trier les photos et ...... faire le résumé de la journée.

Demain nous partons pour deux jours de canoë, donc nuit sous la tente et, bien sur, pas de message demain.

Donc prochain message mercredi soir ou jeudi.

Grosses bises à tous

Nestor et Biquette

2

C'est donc parti pour deux jours de randos canoë.

Départ 9 h 30 avec une Land Rover tirant une remorque avec 4 canoës et portant sur son toit un canoë et un kayak.

Auparavant nous avons choisi nos pagaies, gilets, casques et la veille on nous a donné un sac étanche de 30 litres pour nos affaires. Un petit bémol nous sommes obligés de libérer nos chambres pour la nuit que l'on va passer sous la tente.

30 mn de trajet au cours duquel le canoë et le kayak du toit se détachent et tombent sur le capot de la Land ! Plus de peur que de mal et après un meilleur arrimage nous arrivons à l'embarcadère. Rien de bétonné ici, juste deux rails parallèles à 1 m de hauteur avec des boudins de caoutchouc en travers qui permettent de faire glisser les canoës jusqu'à la rive.

Quelques instructions pour embarquer : celui ou celle de devant est chargé(e) de faire avancer le bateau et celui ou celle de derrière doit le diriger. C'est Biquette qui prend le poste arrière. Quelques explications rudimentaires sur le maniement de la pagaie et les conséquences sur la direction du bateau et c'est parti.

Nous avons au préalable chargé tout le nécessaire, en particulier la nourriture sur les canoës.

Notre guide, Romain, pilote le kayak et nous suit en observant notre façon de faire. Ça se passe pas trop mal, il faut dire que nous sommes sur des lacs aux eaux calmes entourés du même type de forêts que celles que nous avons (par)courues avec les chiens !

Il fait plutôt beau avec quelques passages nuageux.

Première halte pour aller voir des pétroglyphes célèbres en Finlande. Petite boisson chaude au préalable. Toujours dans des "firecamp" dans la foret qui permettent de faire du feu et donc de faire chauffer de l'eau. C'est à 20 mn de marche pratiquement plate.

Les peintures se trouvent sur une petite falaise et sont accessibles par une passerelle flottante prévue pour la visite. On distingue des personnages stylisés dont les têtes sont triangulaires et les corps eux-mêmes sont des traits droits. Tout cela avec une "peinture" rouge faite de sang, de terre rouge et de blanc d’œuf. On distingue des animaux. Les experts ont du mal à interpréter ces peintures, ne sachant pas, en particulier, si elles ont été peintes depuis des bateaux sur l'eau ou sur le lac gelé.

Retour au bateau pour continuer le voyage. Entre les lacs, il y a parfois des rapides pas très pentus, mais pas toujours faciles à négocier. Biquette et moi nous retrouvons invariablement "plantés" dans une des rives et nous en sortons souvent en marche arrière en adressant une prière en haut lieu pour que le courant nous amène dans la bonne direction. Qui est-ce qui guide le bateau déjà ?

Nous sommes 10 dans le groupe : une famille qui habite la Guadeloupe Valérie et Ludovic et leurs deux enfants Lison (23 ans) et Louka (ortho?) (16 ans demain!) ainsi que 2 individuels Nelly et Olivier.

Ils étaient déjà avec nous hier pour la canirando.

Tous très sympas !

L'eau des lacs est très sombre, presque noire. Il faut dire que nous sommes dans des tourbières, d'où l'eau acide et très sombre. Malgré leur uniformité les paysages sont assez variés, en particulier du fait de l'alternative de moment d'ombre et de plein soleil qui change beaucoup les couleurs et la perspective.

A midi nous accostons à un nouveau "firecamp". Bien plus rudimentaire que celui de la canirando, il n'y a pas de poêle à bois mais des zones carrées délimitées par des poutres qui servent de bancs. Au centre un cercle délimité par des pierres où l'on fait le feu.

La technique du feu est un peu différente : Romain façonne deux bûches plates qui vont servir de base au feu. Puis deux rangées de deux bûches perpendiculaires qui délimitent le cœur du feu. Ensuite c'est quasiment pareil. Une alternative à l'écorce de bouleau est le lichen séché que l'on trouve sur certains arbres (nous en avons trouvé lors de notre marche vers les peintures). Puis l'amorçage avec écorce de bouleau et lichen sur une petite bûche plate allumée avec la pierre à feu. Quand ça brûle on met tout ça au cœur du feu dans lequel on a mis au préalable bouleau et lichen et quelques bûchettes.

Au menu aujourd'hui saumon et riz aux légumes en papillotes ! C'est la grande classe. L'eau chaude permet à ceux qui le désirent de prendre une soupe. En dessert, banane au chocolat mais en papillote cette fois. Bref, nous qui redoutions les poissons séchés et autres clichés gastronomiques nordiques nous sommes très agréablement surpris.

L'après-midi dans un rapide le canoë de Valérie et Ludovic verse et se remplit d'eau : Valérie est projetée à l'extérieur du canoë, dans l'eau. Fort heureusement elle ne se cogne ni au canoë ni aux rochers. Plus de peur que de mal. Elle n'a que le gros inconvénient d'être trempée des pieds à la tête. Comme il y a un vent frais ça doit pas être très agréable.

Il nous faut une heure de canoë pour rejoindre le firecamp où l'on va dormir sous la tente. Valérie est heureuse de pouvoir se sécher et passer des vêtements secs.

Deux tentes sont déjà montées (d'une précédente rando canoë faite par Romain). Elles sont attribuées à Muriel et Yves et nous. Petit thé après que le feu ait été allumé. Une fois l'installation faite, le groupe part en balade à l'exception d'Yves et moi. Lui s'occupe du feu pour le garder en vie et je vais m'allonger dans la tente.

Vers 19 h préparation du repas du soir : couscous ! (si si vous avez bien lu). Donc préparation des légumes : aubergines, courgettes, poivrons, oignons. La viande est une sorte de haché de porc que l'on fait cuire et il y a des falafels (ortho ?) sortes de boulettes de pois chiche. La traditionnelle semoule est faite par Romain.

C'est vraiment excellent !

Ensuite discussion autour du feu ..... il ne manque plus qu'une guitare !

Avant le repas un couple de jeunes finlandais arrivent avec un bébé de 5 semaines. La tradition veut que personne ne connaisse le prénom du bébé avant la cérémonie traditionnelle (baptême ?). Nous savons juste que c'est un garçon. On leur laisse, bien sûr la cabane habitable qui dispose d'un poêle à bois et dans laquelle il fait bien chaud.

Puis l'heure du coucher. On n'a pas froid car les duvets sont de bonne qualité. On a juste une pensée émue pour les matelas des chambres !

Il tombe quelques gouttes dans la nuit, on a une pensée pour Romain qui dort à la belle étoile mais ça s'arrête vite.

Le matin Louka est accueilli au son d'un "Joyeux anniversaire" improvisé. 16 ans !

Après le petit dej on plie les tentes et tout le matériel et on repart en bateau. Romain annonce un rapide délicat. Depuis la pause d'hier après midi on a changé de position : je m'occupe de la direction du canoë. Sans vouloir être trop vantard, le bateau progresse beaucoup plus droit qu'avant. Dans la descente du rapide délicat tout se passe bien même si Romain dit que j'ai eu de la chance ! (je ne vois vraiment pas pourquoi ! j'ai au contraire le sentiment d'avoir relativement bien maîtrisé la chose). Le petit rapide qui suit lui donne raison car une fausse manœuvre nous conduit tout droit sur des racines d'arbre sur la berge. Comme le rapide est en lacets, personne ne nous a vu (l'honneur est sauf !).

Il fait très beau malgré quelques passages nuageux.

Romain nous ménage quelques moments de détente où on s'allonge dans les canoës et ou on se laisse dériver. Il nous montre les oiseaux : faucon en particulier mais aussi des palmipèdes (une maman et ses trois petits).

A midi arrêt sur une plage ! C'est presque un village plus qu'un firecamp. Il y a des bateaux et plusieurs habitations. Romain dit que c'était un camp de scouts par le passé. Lison et Olivier ont le courage de se baigner. Tout le monde salue l'exploit. L'eau n'est pas aussi froide que l'on pourrait le penser : ~17°C.

Un renne vient nous voir mais de loin quand même.

Au menu sandwich chauds (pain grillé sur le feu et jambon fromage crudités presque panino)

Petite sieste au soleil sur le canoë après le repas.

Puis 1 h heure pour rejoindre notre camp de base. La dernière ligne droite semble longue. Le vent est contraire et les bras commencent à être lourds.

On accoste et on participe au rangement des différents matériels et des canoës. Chacun part dans sa chambre avec l'objectif d'une douche bien appréciée.

Après un peu de repos certains vont au sauna puis se baigner dans le lac.

Même Biquette se serait baignée mais les témoignages se contredisent certains prétendent qu'elle ne se serait que trempée les pieds ce qui me parait plus probable.

Demain journée libre (pour moi traduisez journée farniente)

Grosses bises à tous

Nestor et Biquette

3

Aujourd’hui journée libre, donc rien de prévu par l’organisation et donc lever à une heure libre …. Pas trop tardive quand même pour ne pas louper le petit déjeuner (9h30 au plus tard).

0,45 de glycémie ! Donc hypoglycémie pour Nestor. La « joie » du diabétique : sucre obligatoire ! Je commence par du chocolat dans la chambre puis le petit déjeuner sera agrémenté de confiture et de yaourt au fruit en plus du pain beurre traditionnel. Bizarrement je ne sens pas cette hypo pourtant bien basse ! Ne cherchons pas trop !

Nous retrouvons petit à petit les membres du groupe au petit déjeuner. Nos nuits respectives semblent avoir été bonnes, certainement à cause des efforts physiques consenties sur les canoës. Nous avons décidé depuis lundi (et la canirando) d’aller voir le chenil qui se trouve à 4 km du camp, dans l’après-midi de cette journée libre.

Après le petit déjeuner chacun vaque à ses occupations : les filles vont à une séance de gym improvisée coachée par Cathy et Muriel, Yves va faire du jogging, ……… et Nestor va faire son reportage. Je me sens un peu vaseux genre la « mer est mauvaise ». Ça m’arrive souvent le lendemain d’une journée sur l’eau. Je ne suis jamais malade en bateau mais c’est le lendemain que ça tangue ! Mon oreille interne doit avoir du retard à l’allumage !

Yves prévient Muriel qu’il a heurté une racine dans son jogging et qu’il s’est blessé au mollet. Il rentre en clopinant. Biquette fournit anti-inflammatoire, pommade au camphre et arnica.

Le repas de midi se passe dans le plus grand calme : nous sommes quasiment les seuls à table (gros contraste avec le petit déjeuner pendant lequel le restau est plein !).

Nous partons vers le chenil à ~15 h. Contrairement aux annonces météo qui annonçaient la pluie il fait un temps magnifique, pas de nuages et il fait très bon, presque chaud. Malheureusement nous devons marcher sur la route car il n’y a pas de chemin qui mène au chenil. Mais la circulation est vraiment minime. Yves a préféré prendre un vélo qui préserve un peu son mollet qui a bien souffert dans la chute.

Nous papotons par petit groupe et nous mettons ~1 h pour faire le trajet. Quelques rares maisons le long du trajet avec des pelouses bien entretenues, un sculpteur sur bois dont l’une des œuvres est un ours gardant l’entrée. On entend le chenil à plus d’un km du but. On nous avait dit que le chenil était éloigné à cause du bruit : on comprend vraiment pourquoi.

A l’arrivée Léo notre guide de la canirando de lundi nous accueille et nous briefe sur le plan du chenil.

Nous passons voir Blizard le mâle alpha qui est le premier géographiquement à l’entrée du chenil. C’est voulu pour que les autres comprennent bien que c’est lui le chef ! Il se fait vieux, ça se voit à sa démarche mais il se fait encore respecter. Viennent ensuite les conducteurs de traîneaux : 4 mâles et une femelle (parité non respectée !). Du coup tout le monde va d’abord voir Kiwi la femelle.

Nous allons ensuite voir les 9 chiots nés d’une portée il y a deux mois. Ils sont adorables, nous lèchent et nous mordillent …… trop cute ! Vient ensuite un enclos avec Nina qui va accoucher dans quelques jours. Sans qu’on sache trop pourquoi elle est devenue peureuse depuis le début de sa grossesse.

Nous avons reçu les recommandations de Léo, ne pas les nourrir, ne pas entrer dans les enclos. Il nous a dit que certains étaient plus timides mais à aucun moment il n’est fait mention d’un chien un tant soit peu agressif ! Ces animaux sont vraiment des crèmes ! On peut sans problème les approcher, les caresser, les câliner …… ils adorent ça.

Puis viennent les enclos (toujours deux chiens par enclos) des « vieux ». Ces chiens ont entre 12 et 16 ans et sont à la retraite (comme moi !) pour ce qui est des attelages de traîneaux. Certains font encore les canirando. Certains de 16 ans sont encore en forme alors que d’autres à 12 ans se traînent vraisemblablement perclus de rhumatismes et d’arthrose !!! A la suite des enclos des « vieux » deux enclos vides. Une idée subite : je me demande si le groupe ne m’a pas amené là pour me laisser !!!!

Mais non ! nous continuons vers les enclos de mâles et des femelles (toujours par deux mais géographiquement séparés). Arrivé vers son enclos j’appelle Louna qui m’a traîné tant bien que mal Lundi. A mon premier appel elle sort de sa niche et vient se faire caresser. Effet de mon imagination ou m’a-t-elle vraiment reconnue ? Léo me dit que c’est tout à fait possible. Je multiplie les caresses et les crounch-crounch et comme tous les autres elle apprécie. Je lui fais la promesse de venir la revoir dimanche (gâteux moi ?) car nous devons revenir au chenil dimanche lors de notre journée trappeur.

A 17 h nous reprenons le chemin du retour. Il fait toujours très beau et nous mettons à peu près le même temps pour revenir qu’à l’aller. Petite boisson sur la terrasse du camp avant de partir pour la douche. Moins de candidats au sauna du fait de la température assez chaude de la journée.

Au cours du repas du soir nous apprenons par Romain que nous allons demain en rando (ce devait être samedi selon notre planning).

Grosses Bises à tous

Nestor et Biquette

4

Cette nuit Biquette a mis son réveil à 1 h pour aller à la chasse aux aurores boréales. Bien lui en a pris ! elle en a vu ! Oh ce n’est pas l’illumination de vert que l’on peut espérer mais c’est quand même bien visible sur les photos. Elle m’a, parait-il appelé et envoyé un SMS : je n’ai rien reçu ! Elle a dû envoyé ça à un autre Philippe !

Lever vers 8 h. Le beau temps est toujours de la partie. Après le petit déjeuner départ en minibus vers le même endroit que celui où nous avons mis les canoës à l'eau. C’est juste de l’autre côté du parking. Nous faisons quelques dizaines de mètres et Romain nous explique le pourquoi du comment de la présence de ce canyon. On appellerait plutôt ça une gorge chez nous où peut être un fjord en Norvège. En fait c’est le résultat du choc de deux plaques tectoniques qui ont soulevé deux grandes masses de roches magmatiques qui ont ensuite été façonnées par les glaciers. Elles sont couvertes de lichens et il y a peu de terre au-dessus de ces roches. La végétation est toutefois bien fournie : toujours des pins et des bouleaux et un sous-bois formé de myrtilliers et de camariniers noirs mais cette fois nous avons parfois des fougères. Le sentier est, au départ, recouvert de tout venant qui donne un côté « touristique » inhabituel dans ce que nous avons vu jusqu’à présent. Mais cet « embellissement » ne dure pas et nous retrouvons le bon vieux sentiers assez étroit tracé dans les myrtilliers. Beaucoup de racines et nous faisons d’autant plus attention que nous pensons à la mésaventure d'Yves d’hier ! De son côté le mollet est toujours raide mais n’est plus douloureux. Il sera d’ailleurs « chien de tête » pour toute la rando.

Nous marchons avec le canyon sur notre gauche. La hauteur des falaises doit être de 50 à 70 m. L’eau est toujours très noire : il s’agit d’ailleurs d’une tourbière que nous verrons en arrivant à la fin du canyon.

Après une petite heure de marche nous arrivons à hauteur d’un pont suspendu qui nous permet de passer sur l’autre rive. Il nous faut descendre des escaliers en métal très sécurisés avec main courante, puis marcher dans de gros blocs de rochers, éboulements créés essentiellement par l’eau qui, en s’infiltrant dans les fissures de la roche, la fait éclater l’hiver sous l’effet du gel. Le chemin est, là aussi, bien tracé avec main courante. Le pont est en bois (Finlande oblige) mais posé sur de gros câble qui le soutiennent. C’est du solide ! Evidemment ça balance pas mal pour peu que quelques petits malins synchronisent leur marche sur le pont !

Nous remontons sur l’autre rive et continuons à progresser vers le « fond » du canyon. Le relief est quand même beaucoup plus accidenté que nos marches lors de la canirando ou lors du canoë. Il y a beaucoup de formations rocheuses et le sentier offre de petites montées et les descentes correspondantes assez souvent. Mais pas suffisamment longues pour être fatigantes.

Nous nous arrêtons souvent dans les « spots » de myrtilles pour en manger quelques-unes. Olivier est un grand amateur. Elles sont meilleures que lundi et seront vraiment excellentes dans quelques jours surtout s’il continue à faire beau comme aujourd’hui.

Sur ce versant comme sur l’autre de nombreux ruisseaux traversent le chemin en direction du canyon : ce sont des sources qui jaillissent de la roche et se déversent dans le lac du canyon. Pas étonnant que l’eau soit limpide et potable ! Dans son circuit sous terrain elle doit traverser de nombreuses couches de sable et de roches volcaniques qui constituent un filtre biologique parfait !

Nous arrivons au fond du canyon, le lac a presque disparu au profit de la tourbière avec sa végétation propre. Romain nous y présente un petite plante carnivore (drosophile ?) qui s’est adaptée pour pouvoir manger les insectes.

Nous faisons une petite halte « méditation » de 5 mn : très relaxante dans ce silence de cathédrale.

Puis à quelques mètres le fireplace assez sophistiqué avec sa réserve à bois, ses toilettes sèches, un abri deux pentes pour s’abriter des intempéries et le coin feu traditionnel.

C’est Muriel qui allume le feu avec écorce de bouleau et barbe de lichen (que j’ai ramassé sur un arbre mort). Une classe totale ! le feu démarre du premier coup et c’est parti pour faire cuire le repas.

Aujourd’hui croque-monsieur (si si !) et salade de tomate concombre. En dessert ananas très bien coupés par Olivier. Au départ nous sommes seuls mais rapidement de petits groupes de finlandais arrivent. On se tasse un peu pour que tout le monde ait accès au feu. On les voit tous préparer leur saucisse typique du pays : une saucisse genre knacki mais trois fois plus grosse en diamètre. Ils font sur la saucisse des entailles en quinconce qui s’écartent à la cuisson en un très joli quadrillage. Ils ne mangent que cela et partent aussitôt après ! Romain nous dit qu’ils font tous comme ça en randonnée mais cuisinent lorsqu’ils sont chez eux.

Après le repas petite sieste d’1/2 heure mais très difficile à cause des moustiques qui ne craignent ni bracelet ni produits vaporisés ni rien et qui se livrent sur nous à une attaque en règle très bien coordonnées.

Nous repartons vers 15 h par la même rive que celle par laquelle nous avons commencé notre rando. J’explique à Biquette comment c’est possible : c’est long mais ça finit par percuter ! En fait nous faisons un 8 dont le centre de symétrie est la passerelle. Entre notre lieu de déjeuner et la passerelle le sentier est particulièrement agréable : composé de mousse et d’aiguilles de pins c’est un véritable tapis très épais et très moelleux. Une aubaine pour le mollet d'Yves.

Nous croisons une grosse vipère qui s’enfuit dans les myrtilles mais pas de rennes au grand dam de Muriel (nous en avons vu un sur la route ce matin). Un petit lac témoin de l’activité glaciaire ancienne.

Nous reprenons le pont suspendu dans le même sens que ce matin. Le ciel s’est couvert depuis l’heure du repas et l’éclairage est moins bon pour les photos que l’on espérait faire du canyon (ce matin c’était à contre-jour). Nous prenons l’autre rive (en face de ce matin) pour retourner au parking.

En route tout le monde pense que Lison est avec Yves un peu distancée. En fait il n’en est rien ! Yves est toujours « chien de tête ». Lison est donc toute seule ! Pas prudent ! Nous décidons Cathy, Nelly et moi de l’attendre (rien de dangereux dans cette rando mais une entorse est si vite arrivée !). Elle arrive très vite et nous finissons la rando ensemble (plus rassurant pour tous).

Nous arrivons à l’hôtel à 17 h 30 comme hier. Rituel identique avec sauna et baignade pour certains, repos pour d’autres et douche bien méritée.

Nous nous reposons dans l’attente du repas

Grosses bises à tous

Nestor et Biquette

5

Comme son nom l’indique cette journée ne comporte rien d’organisé.

En plus, au lever il fait gris donc une excellente journée pour se reposer. Je profite de l’occasion pour finir mon polar qui en est à sa phase cruciale.

Les filles vont faire de la gym. Yves est parti pêcher sur le lac, enfin bref vraie détente.

Je vois passer deux jeunes rennes devant la fenêtre de la chambre. Le deuxième s’arrête pour me regarder : aucune peur dans son regard. Il s’en va tranquille. Ces animaux font vraiment partie du paysage quotidien : ces deux-là restent très souvent dans l’enceinte (non fermée) de notre camp.

Le ciel se dégage et du coup dans l’après-midi une grosse moitié du groupe part faire une petite rando jusqu’à la maison du parc. Cette rando correspond à la première partie de celle que nous avons faite le premier jour avec les chiens. Parmi les non partants à la rando Muriel qui veut une vraie journée off, les deux jeunes Lison et Louka et ma pomme qui souffre d’un genou (paradoxalement c’est celui qui est le plus valide d’ordinaire).

J’en profite pour préparer le prochain voyage prévu : Birmanie fin novembre. A la fin de l’après-midi le schéma général du programme est quasiment fini.

Lorsque les randonneurs rentrent, on se retrouve tous à la réception et nous prenons une boisson. Puis certains discutent, d’autres jouent aux cartes (rami et un jeu sans nom pour Muriel, Olivier et moi) bain norvégien pour Cathy, Lison, Nelly, Louka, Valérie (?). Ensuite partie de billard entre Louka et moi largement suivie par d’autres membres du groupe.

Repas ensemble et discussion tous azimuts (en particulier les trois films préférés de chacun). On laisse la salle de restaurant à la personne qui la prépare pour demain matin.

Yves et moi allons dans nos chambres pour lire un peu avant le coucher (j’ai commencé un livre d’une auteure birmane !), il s’agit de bien préparer la journée de demain dite « Journée trappeur ».

Grosses bises à tous

Nestor et Biquette

6

Journée Trappeur donc. Vous savez peut-être déjà que le nom trappeur vient de trappe au sens de piège que ces chasseurs utilisaient pour capturer les animaux.

Nous avons deux guides aujourd’hui : Romain et Léo que nous connaissons déjà bien tous les deux.

Nous partons en barque depuis la plage du camp. Nous serons donc 12 pour 4 barques donc 3 par barque. Ludo, Lison et Louka dans une barque, Muriel, Valérie et Yves dans une autre, Romain, Olivier et Nelly dans une troisième, Cathy et moi nous embarquons avec Léo. Un seul rameur par barque. Deux barques emportent un petit moteur électrique à hélice et une batterie 12 V pour le faire fonctionner.

Les premiers rameurs sont Olivier, Yves, Ludo et moi. Je me remémore la technique apprise lors des stages d’aviron et ça revient vite. On a l’impression de pouvoir ramer des heures sans se fatiguer. Heureusement parce qu’il y a du vent contraire. Nous avons également 3 cannes à pêche. Chez nous c’est Léo qui s’y collent pour essayer d’attraper le déjeuner. 5 minutes après le départ la barque Olivier Romain Nelly casse une « dame de nage » (support pour tenir une rame). Ils continuent donc au moteur électrique.

Nous passons par les endroits en bord de rive où poussent les roseaux. Le poisson roi dans ces eaux est le brochet qui aime bien chasser dans ces endroits. Mais au lancer ou à la traîne rien n’y fait : personne ne prendra quoi que ce soit. Ludo et Loulou débarquent sur une île privée qui semble particulièrement bien équipée. Il n’y a personne ce qui facilite l’exploration.

Nous accostons sur une plage dans le but de ramasser des branches de genévrier. L’idée de Romain est de faire fumer le poisson avec. Encore faudrait-il qu’il y ait du poisson ! Nous repartons toujours avec du vent contraire. Léo n’arrête pas de me demander si je veux qu’il prenne les rames mais je sais qu’il a beaucoup d’occasion où il n’a pas le choix et ça ne me dérange vraiment pas de le faire. Au contraire c’est bon pour moi !

Toujours pas de touches et une dernière ligne droite toujours avec le vent contraire. Nous laissons les barques que Romain et Léo viendront chercher à la fin de la journée (d’où les moteurs électriques).

Romain nous conseille de nous mettre pieds nus pour faire le début de la marche à pied. C’est très agréable : nous marchons sur un tapis de mousse légèrement humide, un régal ! Bientôt nous arrivons à une large route en terre sur laquelle nous faisons une marche de ~20 minutes. Avant même de démarrer la marche nous voyons un renne sur la route, il arrive dans notre direction. Dès qu’il nous voit, il quitte la route et passe à distance respectable de notre groupe et se mettant même à galoper. Il rencontre un autre renne et rebrousse chemin sur la route pour revenir sur nous. Ils finissent par s’éloigner.

Nous ne tardons pas à entendre les chiens ce qui nous indique la proximité du chenil. Arrivés là-bas nous posons nos sacs et nous saluons Blizzard le mâle alpha qui nous accueille avec joie malgré sa difficulté à se déplacer. Nous ferons une visite approfondie du chenil dans l’après-midi.

Romain prend les ingrédients et se dirige au-delà du chenil à la fireplace du chenil. Préparation du feu qui n’a plus de secret pour nous et Romain sort un très gros filet de truite acheté au supermarché du coin : c’est plus prudent. Les cuisinières nous ont également préparé une pâte à pain qui a très bien monté en gonflant le sac en plastique dans lequel elle était placée. Romain et Léo nous apprennent à enrouler la pâte à pain sur un bâton et la manière de la faire cuire au feu.

Le poisson est posé sur une grille au-dessus d’un lit de copeaux de hêtre et de branches de genévriers dans un plat rectangulaire en métal. Une fois muni de son couvercle le plat est posé sur le feu pour la cuisson. Pas très simple de faire cuire le pain sans le brûler tout en le cuisant jusqu’en son centre. Mais après quelques essais chacun y arrive à peu près. Le poisson sera accompagné de carottes cuites en sauce qui cuisent dans une poêle sur le feu.

Tout cela est excellent et le repas se conclut par de succulents cookies maison faits par Marion et les inévitables tablettes de chocolat.

Nous allons ensuite dans le tipi du chenil. Il est très grand ~2,5 m bien qu’il en existe des plus grands encore. Romain nous parle des principaux animaux de la faune de la forêt boréale : félins (lynx, qui marchent sur les doigts), plantigrades (ours, gloutons, qui marchent sur les mains), ongulidés (rennes, élans qui marchent sur les ongles = sabot). Il nous montre le travail que font les castors sur une branche de bois.

Ensuite nous allons revoir le chenil et c’est Léo qui répond à nos questions. Nous avons le droit de rentrer dans les enclos moyennant précautions et la présence proche d’un des guides. Nous sommes passé devant l’enclos de détente qui est un grand espace dans lequel deux chiens sont mis pour quelques temps. C’est une espace de 30 m sur 10 m à peu près dans lequel les chiens peuvent faire de l’exercice tout seul. Ils y vont toujours par deux à tour de rôle. Nous assistons au changement de chiens pour l’espace détente. Tous les chiens se mettent à aboyer. Amandine et Jessica s’occupent de ramener chacune un chien vers son enclos. Elles doivent les soulever par le collier pour que seules les pattes arrière repose sur le sol, sinon, sur 4 pattes, les chiens avec leur très grande force auraient vite fait de s’échapper (même si c’était des hommes qui étaient à la manœuvre). Même topo en sens inverse pour conduire les deux nouveaux élus à l’espace détente.

Léo nous explique les signes en regard des noms des chiens sur les enclos. Il faut savoir d’abord que dans chaque enclos il y a un chien dominant (sur deux). Lorsqu’il y a un C en regard du nom d’un chien c’est que non seulement il est dominant mais qu’en plus il doit être attaché pendant qu’il mange faute de quoi le dominé ne mangerait pas ! Il y a aussi des + et des – en regard de certains noms de chien. C’est juste pour dire qu’on doit donner à ces chiens-là + (ou -) que la ration normale.

Nous passons voir « nos » chiens de la canirando (ma Louna !!!) mais aussi tous les chiens dont le plus balèze, un timide, un jeune avec une maladie de poil (en cours de guérison) et enfin l’enclos des récemment nés (3 mois) dans lequel nous avons le droit d’entrer. Ils sont vraiment trognons ! il faut commencer à les « dresser » : c’est l’âge où ils doivent comprendre de ne pas sauter sur nous (il faut dire « non » et les repousser fermement).

A propos du fait que les chiens sont dans des enclos. Les dits enclos font 1 m 80 de haut. Inutile de dire que n’importe lequel de ces chiens peut, s’il le veut sauter par-dessus cet enclos. Cela arrive fréquemment mais généralement le chien revient de lui-même dans son enclos ou à proximité du chenil. Ils sont habitués et acceptent (?) la vie en meute et le principe de la hiérarchie de la meute et de la hiérarchie dans l’enclos.

Après cette visite on nous ramène au camp qui n’est qu’à 4 km.

Vers 18 h les adeptes du sauna se retrouvent et je suis chargé de les filmer dans leur routine 10 minutes de sauna un bain dans le lac. Ce rituel est effectué plusieurs fois. Biquette prétendait qu’elle se baignait. Je constate preuve à l’appui (vidéo) qu’elle ne se mouille que jusqu’aux genoux !

Demain début de notre dernière « épreuve » : Rando VTT sur deux jours avec nuit sous la tente. Donc pas de message demain.

Grosses bises à tous

Nestor et Biquette

7

C’est parti pour deux jours de VTT dans la taïga avec une nuit sous la tente.

Explication sur comment fonctionnent ces VTT, très modernes avec freins à disques et dérailleurs actionnés par des cliquets pour les vitesses et les plateaux. Valérie rembarre Romain sur le côté un peu infantilisant des conseils comme seule une capricorne peut le faire !

On commence par 2 ou 3 km de route en file indienne pour voir si tous se passe bien, puis nous rentrons dans le parc par sa porte principale et nous nous arrêtons à la maison du parc que ceux qui ont fait la petite rando lors de la journée libre connaissent déjà. Petite visite à la boutique et nous voilà repartis pour les choses sérieuses. Nous allons faire du « single track », littéralement piste unique, c’est-à-dire un chemin de 30 à 40 cm de large où évidemment on ne se croise pas. Le sol serait sympa s’il n’y avait pas ces racines à éviter. Je prends la première gamelle de la journée au bout de 200 m : pour éviter une racine en travers du chemin je passe la roue avant très légèrement dans les myrtilliers, manque de bol il y un caillou, le vélo s’arrête mais pas moi ! Je fais un vol plané incontrôlé par-dessus le vélo dans les myrtilliers de l’autre côté du chemin ! Comme je suis dans les derniers, personne ne m’a vu ! L’honneur est sauf !

En plus des racines les pédales s’accrochent dans les buissons de chaque côté et ça oblige souvent à mettre pied à terre. De plus les troncs de certains arbres sont tout prêts du chemin et l’espace qu’ils laissent entre eux est souvent plus étroit que la largeur du guidon ! chercher l’erreur !

Si les sentiers étaient un peu plus larges est sans obstacles ce serait vraiment sympa. On pourrait prendre le temps d’admirer le paysage. Mais là on (enfin peut être que moi ?) est obligé de regarder par terre et d’éviter comme on peut les racines vraiment très nombreuses, alors les paysages sont pour les haltes !

En plus il y a les montées ! pour certaines très très raides ! et également avec des racines bien sûr ! Alors là le gros de la troupe descend de vélo et pousse son vélo jusqu’au sommet avant de remonter dessus : c’est beaucoup moins pratique qu’un chien !

En plus je suis juste derrière Biquette qui a peur. Certaines montées pourraient être plus facilement négociables en prenant de l’élan (dans ce pays chacun pourrait même prendre son élan !) mais qui dit élan dit vitesse et qui dit vitesse dit peur chez Biquette donc beaucoup de « pousse vélo ».

Autre charme du VTT dans ces sous-bois les passerelles en bois qui permettent de passer au sec dans les passages très humides. Là aussi c’est folklo ! Comme pour les montées il faut aborder la passerelle avec de l’élan sinon c’est périlleux de rester droit. La encore ça se termine souvent par pousse vélo. Je laisse souvent de la marge avec Biquette et les autres et avec de l’élan j’arrive presque bien à passer ces passerelles avec parfois des impressions d’équilibristes quand le pneu est à moitié à l’extérieur ! Je mets aussi parfois le pied à terre et je finis à pied comme tout le monde.

A midi nous nous arrêtons pour manger sur le même site que là où l’on a dormi lors de la randonnées canoë. Au menu avocat, tomates et pommes de terre. Donc feu pour faire cuire les patates. C’est Valérie qui s’essaie à l’allumage du feu. Elle s’escrime avec la pierre à feu mais les bouleaux et barbe de lichen ne prennent pas. Tout le monde l’encourage et lui dit d’être patiente. Je lui glisse à l’oreille qu’il faudrait faire les étincelles en bas du tas de produits d’allumage et en trois coups ça marche ! Les étincelles partent vers le bas et n’ont aucune raison de tomber vers le produit donc si l’on produit les étincelles en haut ça marche moins bien.

Il va falloir faire cuire les patates, en papillotes. Mais comme on n’a pas assez d’alu on essaie de les mettre toutes dans une seule grosse papillote. On attend assez longtemps mais la papillote est trop haute par rapport au feu. On essaie de mettre la papillote directement « dans » le feu, toujours sur sa grille. Mais rien n’y fait ! Ça se termine par les patates directement dans le feu. Donc la peau est calcinée et le cœur est bien croquant ! Romain se fait des reproches à la fois sur la cuisson des patates et sur le fait de prévoir cet aliment pour un midi de rando VTT ! Nous le rassurons et le résultat est là : toutes les patates sont mangées !

Nous repartons dans nos sentiers « single track » avec le même genre de déboires que le matin. Nous passons une énième passerelle. J’attends que Biquette et les filles soient passées pour prendre de l’élan selon ma technique maintenant bien rodée. J’entends des hurlements de Muriel qui vient de tomber de la passerelle avec son vélo. En quelques secondes je sens que ces hurlements sont mêlés à des rires. En fait rien de grave mais l’endroit est tellement humide et boueux qu’elle s’est enfoncée presque jusqu’à genou et qu’elle n’arrive pas à s’en sortir (un peu comme dans des sables mouvants dira-t-elle plus tard) ! Je tente de sortir la caméra pour immortaliser ce moment comique mais elle est dans le sac et quand je l’ai enfin, Muriel aidée des autres filles est debout sur la passerelle ! Dommage !

Juste après une halte du groupe. Deux rennes viennent à notre rencontre. C’est une maman et son enfant. Ils nous gratifient du spectacle du petit tétant sa maman : très sympa ! Nous reprenons notre progression jusqu’à une petite halte au bord de l’eau pour boire un coup et éventuellement manger une barre de céréales.

Pour c’est la dernière ligne droite (si l’on peut dire !) vers l’endroit où nous passerons la nuit. Le sentier est un sentier de rando pas prévu pour le VTT. Donc en plus de tout ce qu’on a déjà subi le matin il y a deux types d’obstacles en supplément : des cailloux de bonne taille dans le chemin (en plus des racines) et des troncs d’arbres en travers qui nous obligent à chaque fois à descendre de vélo pour leur franchissement. Olivier, plutôt dans la catégorie « expert » du groupe tente le franchissement d’un de ces arbres à vélo : la roue arrière ne passe pas car le pédalier accroche le tronc. Il tombe et s’entaille le mollet mais peut quand même repartir.

Nous arrivons au campement. Nous y retrouvons JC qui a apporté en minibus les caisses du repas du soir, les tentes, les duvets, les matelas et nos affaires (préparées hier dans des sacs étanches comme pour la rando canoë). Il y a un mobile home garé sur le parking. Il y a des toilettes sèches et le traditionnel coin feu avec la réserve de bois à côté. Nous sommes au bord du lac : il y a un ponton qui s’avance dans l’eau et une mini plage de chaque côté dont une où il y a quatre barques.

Il y a cinq tentes (Romain dort à la belle étoile !). Chaque binôme choisit son emplacement et nous montons les tentes. Il y a très longtemps que je n’ai pas fait ça (Biquette jamais !) mais après avoir vu les autres faire la dernière fois c’est pas sorcier ! Nous arrivons sans problème à une tente qui, si elle ne remporte pas le premier prix, nous permettra de dormir à l’abri en cas de pluie !

Puis préparation du repas : couscous. C’est la deuxième fois que nous préparons ça donc nous sommes bien rodés et même si ça prend du temps c’est plus motivant que pour les patates de midi ! C’est toujours aussi bon et nous mangeons avec délectation. En dessert nous avons droit à des fruits qui peuvent être trempés selon les goûts dans une fondue chocolat. Romain nous a en plus apporté une surprise : des marshmallows que l’on peut (ou pas) faire griller dans le feu.

Je pars lire dans la tente vers 21h ! Biquette vient chercher les cartes mais les joueurs renoncent : trop de moustiques !

La nuit sous tente est plus difficile que la première fois (pour ce qui me concerne mais apparemment je ne suis pas le seul !). Enfin on se repose quand même.

Petit déjeuner avec pain grillé (au feu de bois !) et fromage blanc avec myrtilles et/ou confiture, enfin bref de quoi bien se nourrir avec la deuxième journée de vélo.

Romain a choisi un itinéraire sans « single track » pour nous ménager. Nous roulons principalement sur des routes en terre ou en gravillons. Une petite portion sur la « route des crêtes » qui ressemble aux chemins de la veille pour ce qui est de la qualité du sol et des montées/descentes, mais celui-là est large et nous permet d’évoluer plus facilement.

Nous roulons jusqu’à la frontière russe par une route en gravillons. Romain me propose de me reconduire au camp (très proche) : ça doit être à cause de ma propension à râler après les passages difficiles : je suis tenté mais comme je suis le seul à l’être je décline et nous partons.

Route assez facile, quelques montées mais relativement facile.

Pour la frontière Romain nous indique de bien faire attention à respecter la ligne du « no man’s land », sorte de zone franche de 2 à 3 km de large qui sépare la Finlande de la Russie. Il y a des caméras et il est déjà arrivé que des personnes ayant franchi la ligne symbolique ait été arrêtée et c’est assez compliqué de les récupérer ! Je ne suis pas un spécialiste de l’histoire de la Finlande et/ou de la Russie mais il me semble que la Russie a envahi la Finlande à plusieurs reprises au cours de l’histoire. Ça explique peut-être ce genre de choses.

Ici pas de fireplace ! Nous délimitons un cercle de feu à l’aide de pierres et c’est aussi bien. Nous apportons deux grandes billes de bois pour servir de siège et voilà une fireplace improvisée presque aussi bien que celles du parc !

Au menu salades et saucisses finlandaises. Pour ceux qui suivent nous avons, lors d’un de nos repas, des finlandais faire cuire ce type de saucisses. Ce sont des sortes de gros de knackis qui ont le goût …… de knacki ! En dessert Marion, chef de cuisine du camp, a refait ces excellents cookies, il reste des fruits d’hier soir et les traditionnels carrés de chocolat.

Ensuite Romain propose une demi-heure de pause sieste ou méditation au calme dans la nature (c’est vrai que nous sommes les seuls). Nous repartons vers 14 h et nous rencontrons une invitée surprise : la pluie ! Nous protégeons nos sacs à dos et certains passent le K-way et nous roulons sous la pluie.

Je ne sais pas si c’est la pluie ou la proximité de l’écurie (oui comme les vieux chevaux !) mais je file à toute allure juste derrière Romain et Yves. Finalement la pluie s’arrête et nous arrivons au camp aux alentours de 15 h. Petit nettoyage/graissage des vélos et chacun peut aller prendre la douche tant désirée.

Ainsi se termine notre grosse semaine en Finlande

Grosses bises à tous

Nestor et Biquette