Deux semaines en Indochine (je parle de la péninsule géographique) qui nous conduira au Vietnam au Laos et au Cambodge.
Du 22 novembre au 4 décembre 2014
13 jours
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Bonjour tous,

Il est 20h ici donc 14h pour vous. Ça fait 30h que nous sommes partis !

Départ à 8h30 de la maison vendredi. Taxi jusqu'à l'aéroport. Peu de circulation, personne à l'aéroport : à 9h20 toutes les formalités sont bouclées. C'est le moment où Biquette débloque le compteur de moufleries. Nous prenons un café et un thé au Starbucks de St Ex. Je sucre avec mes sucrettes. Nous partons en direction des contrôles d'embarquement et je m'aperçois que je n'ai plus mes sucrettes. Biquette les a jetées à la poubelle avec les gobelets ! Nous retournons voir car le sac poubelle est transparent : elles sont là ! Évidemment au fond du sac. Je plonge le bras jusqu'à l'épaule et du bout des doigts j'attrape l'objet. C'est le moment que choisi une jolie fille pour venir vider son plateau. Elle me regarde d'un air mi-charmeur mi-amusé. Je ne trouve rien d'autre a dire que : "j'ai retrouvé l'indispensable". Elle part en pouffant !

Vol sans histoire jusqu'à Paris. Juste le temps de faire le changement de terminal et nous embarquons dans l'avion pour Bangkok.

Le vol est plutôt chahuté au dessus de la Turquie. C'est suffisamment violent pour que je ne dorme pas mais pas assez pour faire asseoir l'équipage, ce qui est bon signe. Ça finit par se calmer ce qui nous permet de mieux dormir. Arrivée à Bangkok à 7h heure locale soit 1h du matin pour nos organismes. Il nous faut sortir de la zone de transit pour récupérer nos bagages. Biquette ronchonne contre l'inefficacité des contrôles de police ..... Mais nous avons 5h devant nous !

Une fois les bagages récupérés il nous faut refaire tous les contrôles, les ronchonnements reprennent de plus belle.

Nous manquons nous endormir en attendant le vol pour Hanoi mais nous sommes finalement bien dans l'avion.

A l'arrivée nous voyons une pancarte à nos noms comme c'était prévu. Le jeune homme nous fait asseoir et part s'occuper de nos visas. Il nous conduit à une voiture et nous explique que le chauffeur devra s'arrêter à quelques mètres de l'hôtel. Pas grave !

En chemin le chauffeur téléphone à notre hôtel sans doute pour demander le chemin. Notre logeuse demande à me parler : "ce n'est pas son chauffeur qui nous a pris en charge!"

Il doit donc y avoir arnaque. Elle me demande avec insistance de ne rien payer.

Le chauffeur roule prudemment, enfin à l'asiatique bien sûr mais pas vite.

Il semble rappeler notre logeuse. Finalement nous arrivons. Le mari de la logeuse arrive.

Le chauffeur ne demande rien ! Bizarre ! Ils ont du s'arranger entre eux.

Ça semble quand même bien à une arnaque qui n'a pas bien tourné pour les arnaqueurs !

Il doit avoir les noms par quelqu'un de l'immigration car il faut faire une demande par internet avant de partir. Vraiment bizarre.

Notre chambre est vaste, propre et au calme.

Petite douche pour se réveiller et nous partons en exploration dans le quartier. Nous sommes dans Ba Dinh District, un quartier excentré sans touristes dans lequel on ne badine pas avec la circulation !. La circulation est infernale avec des centaines de 2 roues et des coups de Klaxon quasiment en continu : même quand on connaît, ça surprend toujours !

C'est un quartier commerçant : pleins de boutiques de vêtements, chaussures, droguerie, bagages, ...... mais pas de petit market pour acheter de l'eau et du coca .... il n'y a pas beaucoup de restaurants. Les rares que l'on voit n'ont pas de carte en anglais.

On finit par trouver un "Ultime-Bbq". On s'imagine avec des grillades frites ! Que nenni ! Ce n'est ni plus ni moins qu'un chinois avec la serveuse pleine de bonne volonté mais parlant très peu l'anglais. On arrive quand même à s'alimenter.

Retour à l'hôtel avec quelques péripéties pour trouver notre chemin. Mais notre logeur nous a donné un plan et a marqué l'adresse en vietnamien. Les gens nous aident gentiment ! Nous arrivons à l'hôtel un peu fatigués.

Demain départ pour deux jours dans la baie d'Ha Long.

Grosses bises à tous

Nestor & Biquette

PS : pas encore de photos mais c'est pour bientôt !

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Bonjour à tous

Drôle de nuit. Coucher 21h30. Nous sommes assez fatigués. Je me réveille en sursaut avec l'impression de n'avoir pas entendu le réveil. Il est 22h45 ! Ça m'arrive souvent en voyage avec décalage. C'est le cas de Biquette aussi. C'est très calme. Pas un bruit on se rendort jusqu'à 5h et somnolons jusqu'à 6h30. Préparation pour le départ. Nous rencontrons notre logeuse que nous n'avions pas vue hier. Elle parle un très bon français, nous offre thé et café ainsi qu'une banane du jardin de sa mère pour la journée. Nous prenons un taxi pour le centre de Ha Noï ou se trouve le point de rendez vous. Nous arrivons juste à l'heure 8h et évidemment il n'y a personne. Nous faisons quelques photos. Il y a de la brume. On sent le soleil derrière mais il n'arrive pas à percer.

Je commence a avoir des problèmes avec un appareil photo (pas de panique Yves c'est le 40D !) : refus de déclencher ! Après quelques tests le fonctionnement est très aléatoire et le rend inutilisable. Bon il nous reste 3 boîtiers ! Quelques minutes après Biquette a des soucis avec son boîtier principal (le 5D Yves ! Le 5D !) bref nous n'avons plus qu'un boîtier chacun ! Biquette se chargera des paysages et moi des portraits. Notre guide Hiep (se prononce hip) arrive enfin et nous montons dans un minibus. Nous sommes 14 et nous serons 20 sur le bateau. Un petit groupe en comparaison de certains.

Hiep fait le briefing et nous parle un peu du Vietnam. Il nous explique en particulier pourquoi beaucoup d'immeubles sont 13 et 3 (euh pardon ! très étroits !). Il s'agit, bien sûr, du prix exorbitant du mètre carré, en particulier au centre de Ha Noï.

Il nous faut 4h pour rejoindre Ha Long. Il y a 190km. En fait ils conduisent lentement. Les routes ne sont pas mauvaises mais il y a très peu d'excités comme en Inde ou en Thaïlande ! Hiep me dit que c'est parce que les vietnamiens sont paresseux ! Le prix de l'essence est peut être une autre raison. Notre chauffeur est très prudent. Le voyage est très agréable mis à part les incessants coups de Klaxon. Le coup de Klaxon ici est plus pour manifester sa présence (quand je double à droite par exemple) que pour "incendier" l'"adversaire"!

Nous trouvons le pays plus propre que les autres pays d'Asie que nous connaissons. Nous voyons d'ailleurs beaucoup de personnes (homme et femme) avec un balai à la main en train de nettoyer le trottoir voir même la route lorsqu'un camion a laissé de la terre par exemple ! Étonnant !

A mi-parcours nous nous arrêtons pour une pause d'1/2h dans un centre artisanal de travailleurs handicapés ! Il y a des ateliers de sculpture, broderie, couture, peinture, laque, ...... On voit les personnes travailler et leur production est exposée pour vente. Très intéressant. Quelqu'un du groupe demande si on s'arrêtera demain au retour : la réponse est oui, ça évitera de trimbaler les achats pendant la croisière. Je sens Biquette soulagée ! Je crains le pire !

Arrivée à Halong. Il y a moins de monde que je ne le pensais. Je m'attendais a une cohue pas possible : ce n'est pas le cas. C'est un port d'embarquement construit spécialement pour les croisières dans la baie, en dehors de toute habitation, loin de la ville d'Halong, que nous ne traversons pas d'ailleurs. Le temps de boire une tasse de thé dans un espace réservé à notre agence et nous embarquons sur une barge qui nous amène vers le bateau sur lequel on fera la croisière. Gilet de sauvetage obligatoire sur la barge. On commence a apercevoir les premières formations karstiques (Gogol est votre ami !) si caractéristiques de la baie. Je crois me rappeler que c'est un plateau dont les terres meubles se sont effondrées laissant la place à ces rochers si particuliers.

Hiep nous avait prévenu dès le départ que ce n'est pas la bonne saison pour visiter la Baie d'Halong car il y a toujours de la brume. En arrivant surprise ! Le temps est parfaitement dégagé ! Très rare parait-il. Toujours est-il que la journée sera effectivement super jusqu'au coucher du soleil.

Après installation dans les cabines (très sympas avec WC douche !) repas dans le restau du bord bien aéré. C'est une journée très chaude selon Hiep mais l'air du large rend la température très bonne voire fraîche. Pendant que le bateau vogue à travers les formations rocheuses, repas "à la chinoise" : de petites portions mais beaucoup de choses. Salade de concombres (!) poisson pané maison, brochette de poulet, curry, crabe, fruits de mer, riz, ..... Et du melon peu sucré (water melon) en dessert. Bref on est rassasiés.

Nous nous levons sans arrêt pour aller prendre des photos. Le spectacle est grandiose, à la hauteur de nos attentes, même si on a vu ces décors des centaines de fois dans les films.

Après le repas nos reprenons la barge pour accoster une des petites îles avec plage (île de Sois Sim). Peu de monde : un seul autre petit groupe à part nous. Objectif : se baigner ou grimper au sommet de l'île ou les deux.

La grimpette est facile, un large escalier a été construit. J'avais compris 400 marches, il y en a en fait "que" 200. Une formalité avec notre excellente condition physique (enfin surtout Biquette, mais non je ne souffle pas comme un bœuf !) D'en haut le spectacle vaut l'ascension, on voit les deux côtés de l'îlot. Ça mitraille avec le seul appareil qui nous reste (Biquette a encore tenté le 5D qui rend l'âme définitivement !). A la descente, en bas quelques singes bien nourris se baladent sur les paillotes en bambou qui bordent la petite plage. On tente quelques portraits. Ils ne sont pas farouches mais restent à distance. Bien qu'ils se baladent sur les tables et les chaises des paillotes, pas question d'établir le contact apparemment et c'est bien ainsi.

Ensuite baignade (enfin moi, pas Biquette : l'eau est beaucoup trop froide vous pensez ! 24 !).

Retour au bateau pour une petite douche. Ensuite possibilité de kayak pour ceux qui le veulent. Le kayak permet d'accéder à des formations rocheuses plus étroites inaccessibles avec le bateau. Nous préférons le coucher de soleil, les kayakistes rentreront bien après le coucher de soleil qui disparaît à 17h.

Nous gagnons une partie abritée de la baie où beaucoup de bateaux (tous ?) se rassemblent.

Farniente sur le pont supérieur en attendant le repas qui a lieu à 19h.

C'est très calme malgré le bruit des moteurs des bateaux ! Dommage mais les moteurs tournent pour que l'on ait de l'électricité entre autres.

Nestor & Biquette

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Bonjour à tous

Hier soir dîner du même genre que le midi. Plutôt bon. Ensuite cours de pêche. Si j'ai bien compris on cherche à pêcher avec un cylindre en plastique avec 4 hameçons mais sans appât. Le jeu consiste à faire monter et descendre cette chose avec la ligne. Le peu qu'on en voit personne n'attrape quoi que ce soit avec cette méthode.

Nous montons sur le pont supérieur pour transférer les photos et faire la sélection.

Ce matin réveil a 6h. J'ai dit hier que le lever de soleil, prévu à 6h06 ne sera pas terrible alors je laisse Biquette se lever et aller au cours de Tai Chi a 6h30 et je dors jusqu'à 6h55 heure limite pour le petit déjeuner de 7h.

Copieux, salé et sucré, bien pour ce qui nous attend.

Nous allons visité un ensemble de grottes parmi les plus belles du Vietnam. Hiep nous a prévenu qu'il y avait du monde et il n'a pas menti.

Il y a 5 ou 6 bateaux en même temps et c'est un peu comme le métro aux heures de pointe pour accéder à la première salle.

Ce sont des escaliers assez raides et certains ont du mal. D'un autre côté vu le bouchon on monte deux marches et on a du temps pour respirer ! A partir de la première salle il y a de l'espace et nous n'avons plus l'impression d'être nombreux jusqu'à la fin. Le circuit est à sens unique et le bateau vient nous chercher à la sortie des grottes qui est à un endroit différent de l'entrée.

Les formations rocheuses sont très belles et bien mises en valeur. Il y a une inscription en français "Équipage du Jacquo 327eme jour de 1903". D'après ce que j'ai compris ce sont des français qui ont découvert ces grottes.

Il y a toutes sortes de formes et l'imagination humaine y a reconnu de nombreuses sculptures naturelles : un vieil homme, un bouddha, un koala et bien sur ... un phallus ! La troisième salle est immense et très belle. Il fait bon dans ces grottes et l'air circule très bien.

A la sortie nous voyons des pêcheurs qui exposent dans des bassines divers poissons et crustacés.

La barge nous ramène sur le bateau ou il nous faut libérer les chambres.

Pour les photographes, les investigations d'hier ont mis le boîtier 5D hors de cause : c'est l'objectif Canon 24-105 qui pose problème.

Après avoir libéré les chambres, cours de cuisine. Hiep nous apprend a faire les rouleaux de printemps. Nous sommes tous à table avec nos feuilles de riz et une assiette d'ingrédients (concombre, carotte, laitue, omelette, poulet et nouille). Nous apprenons à mouiller correctement la feuille de riz, à positionner les ingrédients et à rouler le tout délicatement. Le résultat est présentable et même bon.

Après avoir mangé notre production on nous sert le repas. Il est 11h45 mais nous devons libérer le bateau pour ceux qui arrivent à midi et qui vont commencer la même croisière que nous.

Après un matin nuageux le temps se lève et le spectacle est aussi beau qu'hier voire même un peu plus dégagé : c'est assez dur à photographier et à raconter mais ça vaut bien sa réputation. Les vietnamiens parlent d'une des merveilles du monde. C'est peut être un peu excessif, mais le site est classe à l'Unesco depuis 20 ans.

Nous prenons la route du retour vers 12h30 avec le même minibus et le même chauffeur. Ce gars -là risque vraiment la radiation ! Il roule doucement, il ne double pas quand il y a une ligne continue, quand il y a du monde en face, quand il n'a pas la visibilité et il ne double pas non plus par la droite ! On y gagne en sérénité : nous nous accordons même un petit somme, mais nous n'avons pas ces montées d'adrénaline normales lorsqu'on fait de la voiture en Asie : on ne peut pas tout avoir !

On nous dépose près du lac dans le vieux Hanoi. Changement totale de décor. Autant notre premier soir était un quartier sans touristes et tout ce qui va avec, autant là c'est très touristique ! Que des boutiques de fringues et de souvenirs. On est harponnés à tous les coins de rue. Le seul point commun : le bruit et entre autres les klaxons.

Et, il fallait bien que ça arrive, nous faisons la grosse erreur de débutant. Biquette a repéré des beignets sucrés genre churros. Je proteste en prétextant ma glycémie mais elle n'y tient plus. Nous nous arrêtons lorsqu'une dame nous propose de goûter. Biquette goutte puis on dit oui 2 à la banane 2 aux pommes et 1 au chocolat. La dame met ça dans un sac et dit "one fifty" je comprend 15000 dôngs = 2€50. On essaie de se retrouver dans les billets. Elle dit en anglais "je fais la monnaie" elle prend un billet de 200 000 dôngs nous rend 50 000. Le temps qu'on réagisse, elle est partie. Nous venons de payer 5 beignets 10€ !!! Par curiosité je demande à une autre le prix d'un beignet, elle me dit 10 000 soit 50 centimes d'€ ! Je pars elle me dit 10 000 les 2, puis les 3 puis les 4. A chaque fois je m'enfonce un peu plus dans la honte.

C'est ça l'Asie. Un bref moment où on baisse la garde et c'est le piège !

Demain on va être la risée de tout Hanoi !

Nous partons un peu penaud mais nous nous disons avec philosophie que ce n'est que 5€ chacun et que cette dame a gagné sa journée.

Nous allons mangé dans un restau cher et nous commandons une pizza et des spaghettis carbonara pour nous consoler. Il y a des poivrons dans la pizza alors que ça ne faisait pas partie des ingrédients annoncés. Bref ça couronne cette fin de journée.

Nous nous promettons de manger local demain !

Nous prenons un taxi pour rentrer. Il nous coûte 2 fois plus cher que celui d'hier matin pour le même trajet !

Enfin' c'est quand même moins cher que les cinq beignets !

Bises à tous

Nestor & Biquette

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Bonjour à tous

Pas de réveil précipité ce matin, les principales curiosités d’Hanoï se font facilement en une journée. Notre logeuse Thuy nous offre thé et café et des bananes. Elle nous indique les coins et restau intéressants. Nous lui montrons ce que nous pensons faire : elle valide.

Nous partons par le même chemin que le premier soir en direction du quartier des monuments officiels.

La circulation est la même que le premier jour mais on s'habitue. Il y a près de 7 millions d'habitants à Hanoï, 1 millions d'automobiles et 4 millions de 2 roues motorisés ! Les deux roues qui déboulent dans les carrefours de toute part et dans tous les sens (au sens propre de l'expression !) sont très impressionnants. Mais on prend vite la technique pour traverser : un premier 2 roues qui change de direction pour vous laisser passer et les autres suivent ...... enfin en principe !

Nous commençons par un temple que nous avons du mal à trouver, le plan du guide est faux, c'est un petit plan touristique piqué hier au mauvais restau qui nous sauve ! Petit temple classique comme on en voit beaucoup dans tous les pays d'Asie bouddhistes. Tout est écrit en vietnamien sauf l'urne pour les offrandes ou la traduction en anglais est faite : Donation box !

Nous prenons ensuite le chemin des monuments officiels dont le mausolée d'Ho Chi Minh. Ce grand homme du Vietnam est encore très présent dans la vie des vietnamiens : son portrait est sur les billets de banque, sur les façades des ministères. Son mausolée est dans la plus pure tradition communiste : carré enfin cubique, austère froid, enfin moche. Nous photographions à côté le palais présidentiel un peu plus gai avec ses façades jaunes : c'est interdit par des panneaux mais tout le monde le fait dans l'indifférence totale des très nombreux gardes et militaires présents.

Nous prenons la direction du temple de la littérature et au coin d'un carrefour nous voyons ..... une Citroën Traction familiale noire ! En très bon état ! Est-ce un souvenir de la colonisation ?

Nous arrivons au temple de la littérature. Mes Crocs avec lesquels j'ai pourtant fait des dizaines de km me blessent. J'entre dans une petite pharmacie et j'essaie d'expliquer mon problème. Mais comment dit-on pansement en anglais ..... ça m'échappe ! Biquette vient à la rescousse "dressing wound" ! Bingo ! Je repars avec deux beaux pansements Urgo !

Le temple de la littérature à été une université vietnamienne pendant 7 siècles depuis le 11ème siècle. C'est aujourd'hui une sorte de parc composé de plusieurs cours intérieures.

Aujourd'hui est le jour de la remise des diplômes. Je suppose qu'elle se déroule ici pour le symbolisme du lieu.

Les lauréats (je devrais dire lauréates, il n'y a presque que des filles !) posent en costume (proche de celui des étudiants américains ! Un comble !) soit en groupe soit avec des ami(e)s non costumé(e)s. Nous prenons également des photos. Moment bien sympa, leur joie est communicative !

Nous allons déjeuner dans un restau indiqué par Thuy. Un établissement immense dont l'ambiance ressemble à Chartier (pour les parisiens ou ceux qui ont vécu à Paris) ! Des serveurs partout, un rythme de service délirant !

Nous repartons en direction du lac central de la ville (beaucoup de lacs a Hanoï). Il faisait gris ce matin mais le temps s'est découvert et maintenant il fait beau. Nous faisons le tour du lac puis passons sur le célèbre pont rouge qui amène à un temple situé sur une petite île. Quelques vues bien sympas de la ville depuis cette petite île.

Je ne sais plus si j'ai dit que la fin de l'année est la période des mariages au Vietnam. Le lac et la petite île sont des endroits privilégiés pour les mariés pour faire des photos. Nous en profitons aussi pour faire des photos des mariés les plus originaux.

Nous allons ensuite au théâtre des marionnettes sur l'eau. Vieille tradition vietnamienne qui perdure que de faire évoluer des marionnettes sur un plan d'eau intérieur qui doit faire 10m x 10m. Les marionnettes sont manipulées par des tiges et ficelles qui sont sous l'eau. Les marionnettistes leur font faire des cabrioles impressionnantes. Il y a des personnages humains des animaux des dragons. Ce sont de petites scènes de la vie courante ou de la mythologie vietnamienne. Il y a sur le côté un orchestre et des chanteurs.

Certaines scènes sont difficiles à comprendre car il y a beaucoup de textes vietnamiens.

Très bon moment pour le moins original.

Nous allons jusqu'au marché central que le guide nous recommande : déception ! Il n'y a que des vêtements tissus chaussures pour les gens du pays ! Nous faisons ensuite le vieux quartiers d’Hanoï. Chaque rue est un ancien quartier des corporations. Bien que les choses aient un peu changées, il subsiste quand même des boutiques typiques comme dans la rue des papiers où l'on voit encore beaucoup de boutiques qui fabriquent et vendent des lampions par exemple.

Vers 18h nous prenons le chemin du deuxième restau indiqué par Thuy : c'est en fait un deuxième restau de la même chaîne que celui de midi. Il y a à peu près les mêmes plats mais vu la longueur de la carte ce n'est pas un problème. Nous mangeons local (à part une assiette de frites que nous partageons) nous nous en mettons plein la lampe pour 20€ à deux.

Nous rentrons à pied, les jambes commencent à être lourdes !

Thuy n'en revient pas que nous ayons fait tout ce chemin à pied.

Demain nous quittons le Vietnam pour le Laos. Avion de Hanoï a Vientiane.

Grosses bises à tous

Nestor & Biquette

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Bonjour à tous Lever 6h ce matin ! Dur ! Mais la nuit d'une seule traite à été réparatrice. Nous faisons nos adieux a Thuy notre logeuse qui a vraiment été super ! Une adresse a recommander ! Seul point difficile : assez éloigné du centre ville. Nous prenons un taxi pour l'aéroport après les embrassades avec Thuy qui nous a demande si une autre de ses clients pouvait partager notre taxi. Je pense que le dit taxi nous balade un peu mais à quoi bon discuter. Je dois avoir raison car la course coûte près de 2 fois le prix indiqué par Thuy. Petite inquiétude de Biquette à l'aéroport : il y a deux vols identiques à 9h40 pour Vientiane. Ça arrive souvent : deux compagnies (Vietnam airlines et Lao airlines) proposent des vols aux mêmes heures et bien sûr elle s'entendent pour savoir qui va opérer réellement le vol. Nous avons soigneusement évité Lao airlines classée en liste noire de nombreux sites évaluant la sûreté des compagnies, bien que les vols y soient deux fois moins chers. Bon il s'avère que c'est bien Vietnam airlines qui assure le vol. L'idéal aurait été de réserver sur Lao airlines mais il est assez difficile de savoir à priori qui va opérer le vol. Vol tranquille. Arrivée à Vientiane capitale du Laos. Il fait un temps splendide : pas un nuage, plus de 30 degrés. Quel contraste avec Hanoï ! Les gens sont calmes réservés. On prépaie le taxi à un opérateur d'état (je pense !) ce qui évite toute discussion. Un taxi de marque japonaise ou coréenne flambant neuf. Un chauffeur très calme. Et grande surprise, la conduite au Laos est complètement opposée à celle du Vietnam. Les gens respectent les feux, pas de coups de klaxon, peu de deux roues mais eux aussi respectent les stops, les feux, roulent du bon côté de la route ! Impressionnant. Visiblement le Laos s'est vite habitué à l'économie de marché. Au vu du nombre de 4x4 de luxe, de BMW Mercedes Audi .... que l'on voit, une classe très aisée s'est vite constituée. Tout est propre, coquet, ..... vraiment un très grand contraste avec Hanoï. Nous arrivons à notre chambre d'hôte. Notre logeur avec lequel j'ai dialogué par Internet est aux petits soins. Il nous propose un minibus pour demain, pour aller à Luang Prabang notre prochaine étape, à peine plus cher que le bus et 4h de moins de trajet qu'avec le bus régulier. Nous partons pour la visite de la ville. Quel facilité pour traverser les rues. On pourrait presque dire qu'ils s'arrêtent pour vous laisser passer ! On commence par se restaurer, il est midi et nous tombons dans ..... une crêperie tenue par un français. Beaucoup de français d'ailleurs. Pour moi ça sera un complète et un banane caramel beurre salé ! Nous repartons bien restaurés et avec un plan tout récent gentiment donné par le patron qui nous assure que tous les plans des guides sont faux. Il fait chaud, mais la chaleur est plus sèche et donc moins désagréable qu'à Hanoï. Nous visitons un temple en cours de restauration (financement allemand !). Nous voyons des bonzes "modernes" avec téléphone portable ! Les noms de rue sont écrits en laotien (impossible à lire car utilisant un alphabet particulier) mais chaque plaque comporte également le nom en ..... français ! Vestige du colonialisme sans doute ! En tout cas c'est bien pratique pour nous.

Nous prenons l'avenue principale de la ville qui conduit à un Arc de Triomphe qui a une lointaine ressemblance avec son modèle parisien.

Encore un gros kilomètre assez éprouvant vu la chaleur et nous arrivons au monument symbole du Laos : une stupa dorée, pas très belle (certains disent qu'elle ressemble à un dépôt de missiles !). L'un des temples adjacents comporte une statue de bouddha couché de bonne dimension et des bâtiments bien décorés. Nous faisons le retour à l'hôtel en tuk-tuk (voir photo).

Le prétexte est que si on rentre à pied on va louper le coucher de soleil sur le Mékong mais on en a tout simplement plein les pattes. Petite pause à l'hôtel avant de prendre la direction des rives du fleuve Mékong. Les premières habitations sont loin du fleuve, je dirais 200m. Il y a une avenue et un immense bord de fleuve aménagé avec encore quelques dizaines de mètres entre cette esplanade et le fleuve lui même. Nous installons le pied photo et attendons que le soleil de couche. Nous prenons comme à chaque fois de nombreuses photos à chaque étape de la descente de l'astre vers l'horizon.

Ensuite nous repartons dans la ville vers le marché de la nourriture. Là, nous trouvons un Laos plus populaire et traditionnel avec des marchands très modestes avec leurs étals ambulants qui proposent leur nourriture. C'est très varié et très appétissant, sauf peut être les insectes grillés proposés par certains ! Nous allons ensuite dans un restau de cuisine laotienne recommandé par notre logeur. Les Nems sont meilleurs qu'à Hanoï, mais le riz frit moins à mon goût. Au retour nous nous arrêtons pour une coupe glacée dans un établissement qui sent bon les USA. C'est d'ailleurs une chaîne américaine qui s'est installée là paraît-il. La glace est bonne. Retour à l'hôtel en ayant trouvé sur le chemin un petit market pour que je prenne un coca pour la nuit chose que l'on n'a jamais trouvée à Hanoï dans notre quartier. Donc Vientiane est la bonne surprise de ce début de voyage et donne déjà envie de retourner au Laos

Nestor & Biquette

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Bonjour à tous Lever 7h. Nous devons prendre le bus pour Luang Prabang notre nouvelle destination. Nous avons décider de prendre une petit déjeuner avant le départ prévu à 9h. Nous partons donc à 8h vers une boulangerie à quelques 200m de l'hôtel. C'est organisé sur le modèle fastfood mais les viennoiseries sont faites maison. Nous prenons ce petit dej dehors sur la rue. Il faut beau, pas encore chaud, super ! Retour à l'hôtel, salutations à notre hôte puis c'est le départ dans un grand tuk-tuk chargé de faire la tournée des hôtels. Il nous conduit ensuite à un minibus. On n'est pas très bien installé : Biquette sur un passage de roue et un sac à nos pieds. En plus on a droit à de la "dance music" sous forme de clips vidéos ou des danseuses anorexiques se trémoussent sur des musiques à la Gangam style ! Super ! Enfin nous partons direction Vang Vieng ou l'on doit changer de bus. Au début c'est la plaine qui entoure Vientiane et des cultures de riz. Les rizières sont au repos. Donc peu de travailleurs s'y trouvent. Seuls quelques uns doivent régler des détails avant la nouvelle plantation. Petit à petit le paysage devient vallonné. Le moindre espace plat est configuré rizières avec un ou deux étages. Rien à voir avec les rizières de montagne. Elles ne sont donc pas très belles avec des pieds de riz desséchés. Quelques animaux s'y trouvent. Surtout des vaches. En regardant bien on voit qu'il y a des pousses vertes entre les pieds de riz. C'est ce qu'elles doivent manger. Sans être des laitières du Poitou, elles ont l'air bien nourries. On voit aussi des chèvres et même de petites chevrettes toutes mignonnes. La route est belle au début. Il n'y a pas beaucoup de circulation. Puis avec le vallonnement la route commence à présenter des trous et le chauffeur est obligé de ralentir voir de s'arrêter de plus en plus souvent. Ça n'arrange pas notre moyenne ! Les villages du bord de route sont assez semblables à ceux qu'on voit ailleurs en Asie. Les maisons sont quand même plus travaillées. Il y a souvent des portillons, voire des murets avec des grilles qui entourent le terrain. Les murs sont peints avec goût. Bref par rapport à d'autres pays, ils doivent avoir des moyens à consacrer à l'embellissement de leurs maisons ! Tant mieux !

Vers 12h30 nous arrivons a Vang Vieng après 3h de route. Nous débarquons du minibus. On nous prévient que celui de Luang Prabang part à 14h30. Nous allons manger dans un des petits restau du coin. A 14h20 on nous présente le minibus pour Luang Prabang : il s'agit en fait d'un 4x4 allongés avec 3 rangées de 3 places (2 vraies et un strapontin) Biquette et moi nous mettons d'autorité à côté du chauffeur. On est mieux installé que ce matin. La route est encore inégale. On voit beaucoup d'engins de chantier japonais flambants neufs qui sont en train de refaire certaines portions de la route. Toujours peu de circulation. Le chauffeur est prudent et on n'a plus de dance music ! Un peu plus loin le paysage devient vraiment montagneux. On reste assez longtemps dans une vallée le long d'une rivière, mais rapidement on commence l'ascension pour passer certains cols.

Notre voiture a 378 000 km et le pauvre moteur a du mal dans des montées qui dépassent souvent 10%. Les paysages sont splendides. Certaines montagnes ressemblent aux roches de la baie d'Halong. La végétation est toujours luxuriante malgré l'altitude. Je pense qu'on doit dépasser les 1500 m. Malgré la longueur du trajet on ne regrette pas d'avoir pris cette option minibus qui nous a bien montré la vie des campagnes de cette région Nord du Laos et de très beaux paysages.

Nous arrivons aux portes de Luang Prabang vers 18h30 et la surprise notre chauffeur s'arrête et nous explique que la station de bus de l'extérieur de la ville est à 200m devant et que si l'on veut aller au centre ville il faut le payer 10 000 Kips (1€) par personne. Comme je suis devant je hausse un peu le ton et je dis qu'il n'en est pas question. Il fait semblant de pas comprendre mon anglais. Les autres passagers, plus jeunes, semblent prêts à se laisser faire. Il finit par nous conduire gratuitement à la station de bus. Nous descendons tous, prenons nos affaires. Il y a des tuk-tuk, peut être de mèche avec lui, qui proposent de nous emmener mais à des prix exorbitants pour le pays. Je fixe mon prix a 2€ et je fait mine de partir. Un tuk-tuk vient vers nous et dit OK pour ce prix. J'avais déjà entendu parler de cette arnaque. J'aurais bien aimer faire plier le chauffeur pour le principe mais il aurait fallu que les autres passagers fassent bloc. Ça n'a pas été le cas. Il y en a même un qui s'est fait conduire au centre ville tout seul par le chauffeur escroc ! Le tuk-tuk nous conduit d'abord au mauvais hôtel, mais les noms sont très proches. Nous finissons par arriver à notre hôtel qui semble très bien. Nous partons ensuite dans la ville à l'aide du plan fourni par le réceptionniste de l'hôtel. La rue principale est un marché nocturne pour touristes. Avec les habituels habits, bijoux, babioles. Nous allons presque jusqu'au bout de le rue vers un restau indiqué par l'hôtel. Nous finissons juste à côté dans un restau dont le patron est un laotien qui a vécu à Marseille et qui parle un français parfait. Bon repas sur la terrasse en bordure du Mékong. Il fait presque frais, on sent qu'on est en altitude.

Mais d'après la météo on devrait avoir plus de 30 demain. Sur le chemin devant un des restau on voit deux voitures anciennes : une traction familiale (encore) et un Mercedes 190. Elles appartiennent au restau apparemment. Il faudra qu'on aille discuter anciennes avec le patron. Au retour on se perd un peu. Il faut dire qu'il n'y a pas de plaque avec les noms de rue. Nous arrivons à l'hôtel et je pense qu'on ne se fera pas bercer avec toutes ses émotions.

Grosses bises à tous

Nestor & Biquette

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Bonjour à tous Un petit répit ce matin : le réveil ne sonne qu'à 8h30 ! On part au petit dej vers 9h. Il fait gris et il fait froid ! Si si ! A tel point que je retourne chercher ma veste. On aura tout vu. La météo et la réception confirment : c'est gris jusqu'à midi et ça se découvre ensuite. Nous partons pour faire le tour de la ville selon Lonely Planet. On commence par la petite colline de la ville, le mont Phousi. Sur le chemin un petit musée présente les différentes ethnies du Laos. Très intéressant ! Il faut monter 100m de marches et sentier pour arriver au sommet. Pas de difficulté particulière, peu de monde. Arrivés en haut nous faisons le tour de la petite stupa dorée que l'on voyait déjà d'en bas y compris hier soir éclairée dans la nuit. Le spectacle des deux fleuves, le Mékong et un de ses affluents est très beau mais peu photogénique vu le temps gris. Un très gros gecko s'est installé sur la peinture dorée de la stoupa : goût de luxe ? L'or garde t il mieux la chaleur ? Mystère !

Nous redescendons par un autre chemin qui nous conduit directement au palais royal qui est transformé en musée depuis la chute de la royauté. Là encore de belles constructions colorées mais peu mises en valeur par le manque de soleil. Nous passons dans des petites ruelles pour aller au bord du Mékong.

Il n'y a pas réellement de bord de fleuve. La rue est construite assez haut (20m) au dessus du niveau de l'eau. Le fleuve doit être assez bas en cette période de saison sèche. Nous trouvons un bout d'escalier puis des traces de pas qui descendent au bord du fleuve. La partie escalier ça va mais le partie dans la terre et dans l'herbe avec des chaussures genre tong à peine améliorées c'est sportif ! Indiana Jones ! Pourvu que ça fasse pas Titanic ! Quelques photos, le soleil est en train de se lever.

Poursuite le long du fleuve et arrivée au plus beau temple de la ville. Le soleil est complètement sorti maintenant. Les couleurs des bâtiments sont superbes sur le ciel tout bleu. Biquette doit mettre une écharpe autour de la taille, elle a pourtant une robe qui descend au genou, et elle doit mettre ma veste pour couvrir ses épaules ! N'ayez crainte, j'ai la photo ! On se promène parmi les bâtiments. On entre voir les différentes statues du bouddha. Peu de monde, c'est sympa. Poursuite selon l'itinéraire préconisé. D'autre temples et constructions officielles avec toujours les noms en français en plus des noms en laotien. En revanche pas de panneaux pour les rues comme à Vientiane.

Ça ne facilite pas le repérage. Il y a plein de chats qui ressemblent à Lilou ! En moins bien évidemment ! Nous revenons sur une rue empruntée hier où l'on a vu une affiche vantant les mérites d'une "egg tart" (tarte aux œufs) qui ressemble comme deux gouttes d'eau à la fameuse "pasteis de nata" de Lisbonne. Nous mangeons là. Biquette un sandwich jambon fromage et moi une pizza fromage (le typique local c'est pour le soir !) Après manger nous repassons par le palais royal pour quelques photos sous le soleil, puis nous allons voir une série d'autres temples un peu excentrés. Moins pimpants que ceux du matin, ils ont quand même leur charme. Dans un de ces temples nous entendons parler. Nous pensons à une prière, il s'agit en fait d'une jeune anglophone qui donne des cours d'anglais à une dizaine de bonzes. Une allemande s'est mêlée à la leçon pour des traductions allemandes. Elles nous invitent à venir mettre notre grain de sel en français. Ce sont des mots simples : bonjour, comment allez vous, j'aime, je n'aime pas, ..... Petit moment Sympa ! A 16h ils partent.

C'est à ce moment que nous entendons des klaxons genre mariage. A n'en pas douter ils fêtent quelque chose. Les voitures sont décorées de feuilles de palmier et de fleurs et tous passent en klaxonnant. Nous revenons à l'hôtel pour prendre le pied photo, puis direction le mont Phousi pour le coucher de soleil. La montée est plus raide que ce matin, en plus il faut un peu se dépêcher si l'on ne veut pas arriver trop tard ! On s'installe parmi les nombreux adeptes de ce spectacle. On attend puis on mitraille : la routine coucher de soleil quoi !

En redescendant, nous allons réserver pour la journée de demain. Une excursion le matin pour voir des grottes sacrées et une l'après-midi pour des cascades où l'on va pouvoir se baigner. Si l'on a le courage demain on essaiera de se lever à 6h pour voir la cérémonie des offrandes aux moines qui viennent faire remplir leurs bols de nourritures données par les habitants. Maintenant qu'ils ont des téléphones portables on va dire qu'ils sacrifient à une tradition ancestrale qui symbolise le dénouement dans lequel vivent les moines (!) et la charité dont font preuve les habitants.

Grosses bises à tous

Nestor & Biquette

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Bonjour à tous Revenons à hier soir. A la question traditionnelle "où on mange ce soir ?" Biquette répond "et si on allait voir la-bas?" La-bas c'est le coin où les autochtones font la nourriture laotienne à manger dans la rue. "Si on mangeait là ?" Là c'est un des étals où on fait à manger. C'est le genre buffet où on remplit une assiette et on en a pour 1€50. Vous dire exactement ce qu'il y a à manger je ne saurais. Je dois faire une tête pas racontable. Après avoir décrété que je mangerai pas la, je me dis que je vais essayer. J'y vais à reculons. Mais en cherchant bien je trouve des ingrédients que j'arrive a identifier : du riz blanc, des nouilles chinoises, des œufs au plat, des brochettes avec des blancs de poulet, des Nems non identifiés et des beignets non identifiés. Je remplis à peu près mon assiette. Il faut dire que c'est le coin de tous les babas occidentaux. Celui que nous avons choisi est le plus fréquenté. Bon honnêtement ça se mange. Rien d'extraordinaire mais ça se mange. Les Nems et le beignets ne sont pas plus identifiables après les avoir mangés qu'avant ! Chance, il n'y a pas de desserts donc on va manger une salade de fruits au yaourt dans le monde civilisé ! Ce matin le réveil a pitié de nous et ne sonne pas. La séance pour voir les moines est donc reportée à demain. Réveil à 7h15 pour notre excursion sur le Mékong. Nous avons juste le temps de prendre un gâteau en guise de petit déjeuner. Un van nous emmène au port pour prendre le bateau. Ça discute, ça parlemente et nous nous poireautons.

Enfin vers 8h45, l'appel est fait et nous allons vers les bateaux. En terme de bateau il n'y a plus rustique : c'est le genre pirogue améliorée par la pose d'un toit et d'un plancher. 6 par bateau + le pilote. Il faut faire attention de repartir les masses sinon gros risque de gîte comme à l'aviron. Nous sommes répartis en 3 rangées de deux. Je change de place avec Biquette pour mieux équilibrer le gros asiatique installé devant. Et c'est parti ! Poste de pilotage rudimentaire : un volant qui tire sur une corde d'un côté ou de l'autre (encore une ressemblance avec l'aviron, à part le volant). Bref ça avance et même relativement vite. Il fait froid. Le temps est brumeux comme hier. L'air est déjà froid mais le fleuve en rajoute une couche. Nous regardons le paysage des berges, des gens qui travaillent, des enfants qui jouent à être des pêcheurs. Très sympa ! Le fleuve est très large : a vue de nez 400 à 500 m. Mais il doit être relativement bas. La partie navigable est donc repérée par des bouées. Enfin des bouées ....... des dispositifs qui font office de bouée ! Des bouteilles plastiques, des blocs de polystyrène, des morceaux de bambou, des bidons. Mais le top du top c'est le bidon d'huile ! Pour sa couleur jaune ou rouge vif il marque les périls les plus dangereux. Notre jeune pilote semble connaître le fleuve comme sa poche.

Nous faisons une halte au village du whisky ! Si si les laotiens sont arrives à produire avec du riz ce qu'ils appellent du whisky. C'est un village de tisserands. Toutes les échoppes ont leur petit métier à tisser. Certaines femmes sont en train de travailler et la vitesse à laquelle elle manie cet engin rudimentaire est impressionnante. Le village est très grand et doit alimenter la grande ville en tissage. Nous arrivons jusqu'au temple très coloré et nous y voyons un bonze très âgé mais qui fume une cigarette. Au retour, Biquette me fait négocier trois écharpes. Au moment de repartir nous assistons à une scène cocasse. Un asiatique, passager de notre bateau, est en train de parlementer avec des gamins (un garçon d'environ 12 ans et deux plus petits un garçon et une fille d'environ 7 ans) qui essaient de vendre des porte-clés faits maison. On ne sait pas exactement ce qu'il dit, mais il brandit quelques billets. Il doit vouloir trop pour ce qu'il promet car les gosses disent non de la tête. En gesticulant il fait tomber un billet. Je vois la petite mettre le pied sur le billet à la vitesse du serpent. Elle prend un air angélique. Notre asiatique regarde par terre partout et ne voit pas son billet. Il commence à fulminer, soupçonne les garçons leur fait même les poches ..... indécent ! Le manège dure 5 bonnes minutes. Il finit pas s'en aller. Ce n'est que lorsque le bateau est reparti que je vois la petite bouger et ramasser le billet. Je leur fait un grand signe de la main et ils me répondent ..... aux anges !

Nous arrivons aux grottes promises. Rien d'exceptionnel, mais on le savait par la lecture des guides. La première grotte est profonde de 50m, non éclairée mais nous avons notre lampe de poche. Il y a des statues de bouddha de différentes tailles. Ces grottes ont été utilisées pour des motifs religieux bien avant l'arrivée du bouddhisme en Indochine, vers le 8ème siècle. Elles ont été décrites pour la première fois en 1865 lors d'une expédition française de reconnaissance du fleuve. La deuxième grotte n'en est pas vraiment une. C'est plutôt un surplomb au dessus du fleuve. L'avantage c'est qu'on voit mieux. L'inconvénient est qu'il y a beaucoup de monde.

Nous reprenons le bateau pour un voyage qui va être plus rapide puisque dans le sens du courant. A un moment le moteur s'arrête. Le pilote s'active, va voir le moteur plusieurs fois. Le moteur démarre mais cafouille et cale. Ça dure 5 mn. Un autre bateau de notre équipée s'arrête pour nous prêter main forte mais notre moteur redémarre et il n'y aura plus de problème jusqu'à l'arrivée. Le temps s'est levé comme hier et le spectacle des berges du fleuve est encore plus beau.

Nous avons juste le temps de casser la croûte car le bateau nous laisse a 12h50 et que l'excursion de l'après midi démarre à 13h30. Nous partons en petit van 6-7 places, nous sommes 5. Je suis à côté du chauffeur. En voilà un qui fait l'exception qui confirme la règle : il roule vite, mal (dès qu'il y a une descente il passe la 5eme et freine tant que ça peu !), double n'importe où ...... donc l'adrénaline coule à flot ! Nous arrivons au petit parc dont l'intérêt principal est les cascades. Il y a beaucoup d'arbres et bien que le soleil se soit levé il fait presque frais. Un sentier conduit aux cascades. A l'entrée des enclos où vivent des ours. Ce sont des animaux qui ont été confisqués à des braconniers et que l'on essaie de reconstruire dans l'espoir de pouvoir les relâcher dans la nature. Nous arrivons aux premières cascades, modestes de quelques dizaines de centimètres à 3-4 m. Mais ce qui est intéressant c'est la couleur de l'eau qui d'un bleu très pale dans les retenues et blanche dans la cascade elle même. Avec la végétation verte et le soleil, c'est un très beau spectacle. Je suis le premier à mettre les pieds dans l'eau et je suis déjà sur que Biquette ne se baignera pas ! C'est froid ! Il y a pas mal de gens qui se baignent. Moi je pourrais y aller mais je n'ai pas chaud et la raison pour laquelle je me baigne en général c'est pour me refroidir ! Nous arrivons à la cascade principale. Celle-ci fait 25m de haut et sans être Iguazu c'est quand même impressionnant. Biquette voyant des jeunes aller au pied de la cascade se faire photographier veut faire pareil. Je me retrouve tel Pirlouit avec 3 appareils photos et 3 sacs pieds nus en train d'approcher la cascade pour pouvoir faire des photos de la star ! Ça doit être cocasse ! Petite pause au frais sous les arbres puis retour à la voiture où notre pseudo chauffeur nous attend et à l'air de vouloir rentrer rapidement.

On se rappellera du dépassement d'un autobus de bonne taille dans une côte sans visibilité où nous arrivons à peine à hauteur de l'avant du bus quand nous sommes au sommet de la côte. Par chance personne de l'autre côté ! Nous arrivons vers 16h30. Le temps de poser quelques affaires et nous repartons pour le coucher du soleil cette fois depuis les rives du Mékong très proches de notre hôtel. C'est presque plus joli que du mont Phousi où nous sommes allés hier. La lumière se reflète dans les eaux du fleuve et la présence de bateaux meuble un peu le paysage. Nous rentrons pour le mail et les photos et j'en apprend une bonne : "ce soir on mange comme hier !"

Nestor & Biquette

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Bonjour à tous

Hier soir, même restau (si l'on peut dire que la veille). J'investigue un peu plus que la veille en demandant à un "serveur" ce que sont les différents types de beignets. Il y a beignet de pain, beignet de courge et beignet de banane. Voilà qui m'ouvre des horizons. Pour le reste je fais comme la veille blanc de poulet, riz blanc, riz parfumé. On s'habitue à tout.

Ensuite petite promenade dans le marché du soir qui propose tout un tas de choses pour touristes. Biquette a trouvé des petites pochettes assez sympas. Grosses négociations pour 5 pochettes. Je n'arrive pas à avoir le dernier mot. Comme c'est une fille de 12 -13 ans on rit on fait le coup de partir et Biquette revient pendre les sacs au dernier prix proposé par la jeune fille.

S'ensuit le traditionnel smoothie mangue, banane, ananas et yaourt à la même échoppe que la veille où la proprio est sympa et donne du rab !

Ensuite retour à l'hôtel, tri des photos, envoi des mails et dodo tôt car demain lever 5h30 pour la cérémonie des donations de nourriture aux bonzes.

Lever 5h30 donc. Nous sortons. Il fait encore nuit, mais dans notre rue des vendeurs sont déjà installés avec leurs produits. Le marché de notre quartier est essentiellement consacré à la nourriture.

Nous allons vers un des temples de la rue principale. Les fidèles et quelques touristes sont déjà prêts. Les fidèles ont des paniers avec du riz cuit, des bananes et autre. Nous attendons quelques minutes. Les moines apparaissent alors dans l'enceinte du temple. Ils se regroupent sans critère apparent et par petit groupes en file indienne ils sortent de l'enceinte et passent devant les fidèles. Chaque fidèle donne au moins une grosse pincée de riz et une banane.

Les moines ont une espèce de boîte cylindrique portée en bandoulière et compartimentée.

Les fidèles mettent directement les ingrédients dans la boîte.

Les autorités mettent en garde les touristes pour ne pas transformer cet événement quotidien en attraction touristique. Des affichettes sont placardées partout dans le ville. Une amicale pression est mise sur les touristes pour empêcher l'utilisation des flashes par exemple.

Ce matin les consignes sont respectées. Il y a eu quelques flashes pour prendre en photo les fidèles, mais dès que les moines se présentent, plus aucun flash. Le silence est respecté et les touristes se font discret.

A 6h30 nous retournons nous coucher.

Lever 10h. Petit déjeuner à l'hôtel puis balade dans le marché alimentaire. Du serpent, des scarabées vivants, des petits crabes vivants, des poissons énormes (carpes et silures) en provenance du Mékong. Bref beaucoup de choix de produits.

Sur le chemin nous croisons un conducteur de touk-touk qui nous propose une balade d'1h. Nous déclinons mais j'en profite pour lui demander s'il nous conduirait pas a l'aéroport vers midi. Il connaît notre hôtel et dit OK.

Nous rentrons finir les bagages et à l'heure dite il arrive.

Nous chargeons notre mètre cube et nous partons pour l'aéroport. Conducteur prudent, touk-touk confortable, l'aéroport est proche et nous sommes à pied d'œuvre à midi.

Notre vol est prévu à 14h15. Nous n'avons plus qu'à patienter en essayant de trouver des bricoles pour liquider l'argent qui nous reste.

Vol sans histoire sur un ATR72 à hélices.

A l'arrivée sur Siem Reap on voit le pays complètement inondé, on apprendra plus tard que c'est bon pour les cultures.

Les formalités sont assez vite passées. Comme convenu le chauffeur de touk-touk de notre hôte nous attend. Il est souriant, charmant et conduit lentement.

10 mn après nous arrivons à la maison d'hôte. Michel avec lequel j'ai beaucoup discuté par e-mail nous accueille. Sa femme Siyoeun le rejoint, elle a vécu plus de 30 ans en France. Ils se sont rencontré à Dijon. Après avoir vécu à Fréjus ils sont venus s'installer au Cambodge.

Nous discutons de choses et d'autres en particulier de la situation difficile du monde rurale au Cambodge. Le taux de mortalité infantile est encore très élevé.

Nous décidons de manger avec eux et de ne pas sortir ce soir.

Demain 1ère journée de temples, départ conseillé par nos hôtes à 7h30 !

Grosses bises à tous

Nestor & Biquette

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Bonjour à tous

Hier soir repas préparé par notre hôtesse : gambas et légumes dans une sauce maison et riz blanc. Excellent ! Nous en reprenons 3 fois. En dessert des fruits de production locale : succulents ! Nous discutons de la vie au Cambodge et de chose et d'autre. Siyoeun (prononcer Siyeun) a un an de plus que moi, elle est khmère et est partie du Cambodge à 22 ans, a vécu à Dijon, employée dans la restauration, puis a monté son restaurant à Fréjus et a enfin décidé de revenir au Cambodge accablée par les taxes en France. Michel était ingénieur métallurgiste à Dijon où ils se sont rencontrés, a vécu l'expérience de Fréjus et ils sont venus en 1998 monter leur chambres d'hôte à Siem Reap. Le Cambodge est vraiment très pauvre, à part la classe dirigeante. Pratiquement 2 générations d'intellectuels ont été détruites par les khmères rouges. Il n'y a plus de contestation. Il faudra du temps pour que le niveau de vie des habitants s'améliore ! Nous parlons de notre séjour. En gros, temples lundi, mercredi et vendredi, le mardi excursion dans un village sur l'eau, jeudi campagne, artisanat .... avec notre hôtesse : on va Siyoeuner la région quoi ! Aujourd'hui petit dej à 7h avec des croissants et de la baguette. Ils ont un ami boulanger qui a travaillé de nombreuses années dans la région parisienne : ça se goûte ! Départ à 7h30 avec notre chauffeur de touk-touk Vouti. Il conduit prudemment et lentement. J'ai soumis la liste de temples que j'avais préparée à Michel. Il approuve sans réserve. La liste est fournie à Vitou et c'est parti. Il ne fait pas très beau, mais du coup la température est supportable. Il paraît qu'il fait plus chaud que d'habitude, Siyoeun est d'ailleurs très indisposée par la chaleur, depuis toujours même dans les premières années de sa vie au Cambodge. Il est vrai que cette chaleur est humide et assez suffocante. Enfin là il y a de l'air et le touk-touk à l'air libre est très bien climatisé !

Les temples d'Angkor sont construits sur des principes très voisins. Les constructions qui sont venues jusqu'à nous sont toutes des édifices religieux construits entre les 9ème et 13ème siècles. Ils sont construits selon un plan immuable. Une structure carrée ou rectangulaire orientée est-ouest. Certaines pouvant faire 5 km de côté. La 4 ème enceinte est appelée enceinte de la cité. Elle n'existe que pour les plus grandes structures. Il y a une porte par point cardinal, ces portes étant reliées par un mur. Dans ce que l'on visite aujourd'hui il peut y avoir 500 m et plus entre la porte extérieure et la 3 ème enceinte. Cet espace était destiné aux constructions des maisons des habitants et des palais des souverains. Ils étaient construits en bois ou autres matériaux périssables. Aucune construction n'est arrivée jusqu'à nous. C'est redevenu un espace naturel avec des arbres et des sentiers. A partir de la troisième enceinte, les constructions ou leurs ruines sont là car tout l'espace était destiné aux divinités. Il pouvait y avoir plus de 500 divinités "installées" dans un temple. L'enceinte centrale étant dédiée à la divinité la plus importante. La symbolique bouddhiste n'est apparue dans ces temples qu'à partir du 10 ème siècle date à laquelle les marchands indiens l'ont introduite. Chaque temple que l'on visite est un immense puzzle plus ou moins avancé de blocs de pierres. Il y a pas mal de chantiers de restauration en cours.

Au moins un temple a longtemps été préservé dans l'état où il était lors de sa découverte, c'est à dire avec la végétation qui l'a envahi. En particulier les arbres dont les racines s'entremêlent aux blocs de pierre. La situation est alors inextricable : les racines des arbres tiennent les roches entre elles. Les enlever est une action pratiquement impossible. Lorsqu'un arbre meurt par exemple le temple correspondant s'effondre : on en a vu des exemples.

Ces visites sont aussi grandioses que ce que j'imaginais. Bien que d'architecture similaire les sites sont tous différents. Il faudrait passer des heures dans chacun d'eux. Nous avons LE livre référence en la matière. Il nous permet des visites où l'on comprend la majorité des choses. Il nous faut entre 30 mn et 1 h par site. Après un des sites nous nous asseyons sur un banc pour souffler et boire un coup. En repartant j'oublie mon précieux livre sur le banc. Je dis a Vouti de revenir. Évidemment le livre a disparu. Je suis quitte pour en racheter un 15$ !

Encore deux temples et nous décidons de laisser le reste pour mercredi.

En route nous disons a Vouti de nous arrêter dans un mini market pour faire le plein de coca light et de bricoles à grignoter pour le midi. Ce midi nous avons acheté des fruits : d'excellents ananas, des mangues vertes (pouah !) et de bonnes bananes. Nous rentrons à la villa pour la douche et une peu de repos avant de partir dîner. Nous discutons avec Michel et Siyoeun, nos hôtes pour leur demander entre autres ou aller manger dans Siem Reap. Soudain Siyoeun dit :"j'irais bien manger au restaurant !" Nous voilà parti tous les quatre sans le touk-touk de Vouti, direction le centre de Siem Reap. Ils connaissent évidemment la ville par cœur et nous emmènent dans une boulangerie café qui fait également restaurant. Ce sera pizza pour eux et pour moi et poisson riz pour Biquette. Repas et discussion intéressante. Nous allons ensuite flâner dans le quartier animé de Siem Reap. C'est très bruyant avec des orchestres, des bars, des boîtes, .... heureusement que nous ne logeons pas la ! Nous arrivons vers le marché de nuit où nous aidons Biquette à faire ses emplettes : le Hard Rock Café tout récent pour le traditionnel cadeau de Roméo, et une bricole pour mettre dans notre vitrine des objets ramenés de voyage. Nous rentrons à 22h et avons hâte de nous coucher. Demain village sur l'eau et les centres de tissage.

Grosses bises à tous

Nestor & Biquette

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Bonjour à tous Lever plus tranquille de matin pour une départ à 8h30. Nous allons voir un village de pêcheur en bordure du lac Tonlé Sap. Ce lac, le plus grand du Cambodge, fait 240 km de long et c'est (ou ça a été) le plus poissonneux du monde. C'est assez loin de Siem Reap, il faut une heure de touk-touk pour y aller. Nous prenons la nationale 6 (si, si) encore appelée route 66 sur quelques km. Puis une route moins importante mais goudronnée et enfin une route en terre dont le début est acceptable mais qui, ensuite, est à la limite du praticable. Michel nous accompagne ce qui est fort appréciable pour les explications. Au fur et à mesure qu'on s'éloigne de Siem Reap les habitations deviennent plus modestes. A partir de la départementale, les maisons sont sur pilotis pour cause d'inondations possibles lors de la saison des pluies. D'abord en bois sur pilotis en béton, puis le bois devient de moins bonne qualité, puis on en vient aux feuilles tressées. Un autre indice est l'état des vaches : de plus en plus squelettiques ! Les habitants sont souriants et les enfants nous font des signes que nous leur rendons bien volontiers.

On arrive à un péage tenu par des Coréens qui ont promis l'arrosage de la route en terre en échange de l'exploitation touristique du site que l'on va visiter. Le niveau d'eau baisse et les bateaux commencent à avoir du mal à passer. Selon Michel dans moins d'un mois la balade en bateau sera impossible. Ça n'isole pas pour autant le village qu'on va voir car l'eau en descendant laisse place à un chemin qui, une fois sec est praticable. Nous montons tous les 3 dans un bateau deux fois plus gros que celui que l'on appris sur le Mékong. Le pilote est un petit jeune qui fait le malin. Au bout de 100 m il s'éloigne du milieu de la voie navigable et ..... s'enlise ! Il essaie de dégager le bateau en descendant dans l'eau : rien à faire. Un collègue à lui arrête son bateau et, en ayant enlevé son pantalon, descend l'aider. Ils arrivent a deux à désembourber le bateau. Notre pilote tout fou lui n'a pas enlevé son pantalon et ...... a trempé son beau portable ! Nous naviguons dans une sorte de chenal bordé par la végétation. Les sacs plastiques accrochés aux branches indiquent que l'eau est descendue de 2m-2m50. Des grosses boules genre essaims de frelons sont accrochées dans certains arbres. Ce sont des nids de ..... fourmis ! Ce sont des fourmis terrestres qui vivent normalement dans la terre quand l'eau est basse et qui construisent ces nids dans les arbres quand l'eau monte.

Nous arrivons au village. Toutes les habitations sont sur des pilotis d'environ 10 m de haut. On ne sait pas pourquoi si haut. On suppose que l'eau pouvait monter plus dans un passe lointain. Les gens sont des pêcheurs. On les voit d'ailleurs se livrer à un exercice bizarre : ils ont des filets destinés à pêcher des petits poissons genre friture. Une fois les filets retirés de l'eau, une ou deux personnes enroulent le filet en le passant haut dessus d'un morceau de bois horizontal à 2 m de haut, ceux qui sont côté filet non encore enroulé tapent sur le filet avec des raquettes pour décrocher les poissons pris dans les mailles du filet. C'est plus facile à comprendre en voyant les photos ! Les gens sont souriants, les enfants font des signes ... Nous allons un peu plus loin et nous nous arrêtons à un bar restaurant flottant. C'est aussi l'endroit où des villageois, surtout des femmes, proposent des barques pour aller se promener à l'intérieur de la mangrove. Le canal est maintenant bordé de mangrove des deux côtés. Nous observons le manège de ces barques, puis nous embarquons de nouveau et poursuivons notre chemin dans le chenal. Au bout de quelques minutes le chenal s'arrête, nous sommes dans le lac. C'est effectivement impressionnant : vu la taille du lac on ne voit pas les rives, à part celle d'où l'on vient. On se croirait arrivés à la mer.

Retour par le même chemin. Notre pilote, plus intéressé par sa coiffure, il se repeigne toutes les 5 mn, que par la conduite de son bateau est toutefois plus prudent au retour et nous ne nous enlisons pas. Nous reprenons la route avec le touk-touk et nous atteignons Siem Reap 1 h après.

Nous mangeons à la villa. C'est Siyoeun qui a fait à manger : filet mignon pommes de terre sautées carottes et riz. En dessert des fruits. Je n'ai pas dit que Siyoeun était "toque blanche" dans son restaurant gastronomique de Fréjus, inscrit au Michelin ! L'après midi nous partons en touk-touk pour visiter la ferme de la soie. Le Cambodge a des établissements qui couvrent tout le cycle de vie de la soie. La ferme que nous visitons est plutôt côté production des fils de soie et essais de tissage. Un guide nous rappelle le cycle de vie qui part du papillon Bombyx du mûrier jusqu'à l'apparition du cocon et nous montre les chenilles dans leur différents stades. Nous voyons ensuite le filage de la soie. Un cocon permet de faire 100 m de fil de soie de seconde qualité et 300 m de fil de première qualité. Ensuite les différentes étapes jusqu'à la coloration et au bobinage. Ensuite nous voyons la production de tissu avec des métiers rudimentaires. Sur le premier la navette est actionnée entièrement à la main. Ensuite nous passons dans la boutique, mais Biquette n'étant pas une fan de la soie nous ressortons sans rien. Il y a un petit restau que Siyoeun recommande pour ses glaces. Nous ne voudrions pas vexer donc nous mangeons une deux boules fort bonne. Sur le chemin du retour nous passons par le réservoir d'eau qui alimente la ville. C'est une retenue d'eau de 8 km sur 4 assez impressionnante. Quand nous repartons le soleil apparaît au moment où une averse se déclenche. Nous avons droit à un superbe arc-en-ciel. Après une petite douche nous repartons avec nos hôtes pour une soirée spectacle "danses traditionnelles cambodgiennes". Pour la somme modique de 12$ nous avons droit à un buffet immense et au spectacle de danse. Nous sommes bien placés mais le restau doit faire 800 à 1000 couverts ! Les danses sont très expressives et Siyoeun nous explique le sujet lorsque ce n'est pas évident. Nous rentrons après avoir fait un tour en voiture dans la ville. Demain nous reprenons la visite des temples. Donc lever tôt pour éviter les cars de chinois !! Grosses bises à tous

Nestor & Biquette

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Bonjour à tous Journée temples aujourd'hui. Lever 6h pour petit dej à 6h30 et départ 7h. Vouti notre chauffeur de touk-touk est en retard mais bast ! Quelle importance ! Nous devons commencer par un des temples les plus éloignés dans le périmètre dit des "temples d'Angkor". Il faut compter 1 h pour aller jusqu'à ce temple. Il fait gris et presque froid sur le chemin, le touk-touk est un véhicule très aéré ! La campagne environnante est plus riche que celle d'hier sur le chemin du village sur l'eau. Ça se reconnaît à quelques indices que Michel nous a indiqués. Il y a plus de buffles que de vaches. Les vaches sont en bonne forme apparemment mieux nourries. Ces deux animaux servent essentiellement au labourage des rizières. Le buffle mange tout de qu'il trouve un peu comme le cochon ce qui fait qu'il est facile à nourrir. Les maisons sont en bois et le bois est de bonne qualité et bien entretenu. Les enfants ont l'habitude de voir des touristes sur cette route et nous sollicitent par des "hello" souriants. En route, les nuages s'en vont et un beau soleil prometteur pour la journée apparaît. Notre touk-touk est à bout de souffle ! Vouti est prudent et roule doucement également pour ne pas trop consommer. Bref nous sommes dépassés par des cars et minibus plein de touristes ce que nous voulions éviter en partant tôt ! Arrivés sur place il se confirme qu'il y a beaucoup de groupes d'asiatiques, sans doute chinois et coréens (pour eux ce n'est pas loin !). Certains ont de magnifiques T-shirts rose fluo. Ça va être super sur les photos. Ce petit temple n'est pas celui d'un souverain mais celui d'un architecte de souverain. Il est construit sur le modèle classique. Quelques détails intriguent encore les archéologues : les portes font 108 cm de haut, le rôle de certains bâtiments n'a pas encore été découvert, ..... pas mal de mystères encore dans ces temples. Notre livre est très bien car il explique l'histoire du temple, son plan et la meilleure façon de le visiter. À part dans les endroits où de grosses modifications ont été apportées, on s'y retrouve assez facilement. Je fais la lecture à Biquette qui s'y intéresse très moyennement ! Genre : "quoi ? Un temple c'est un temple !" De quoi décourager le plus passionné des archéologues.

On va enfin avoir des photos sous le soleil. Nous évitons autant que faire se peut d'inclure trop de chinois dans les photos. Après ce temple nous allons voir à 12 km de là un autre endroit sur lequel nous n'avons rien dans notre guide. C'est une balade de 1500 m avec des passage en montée. Biquette glisse sur une pierre et s'étale au début de la montée. Plus de peur que de mal : elle s'en tire avec un coude râpé. L'appareil photo non plus n'a pas de dommage. Il fait étouffant sous la végétation. Je ruisselle littéralement. La montée n'est pas difficile mais l'air est suffocant. Arrivés en haut nous sommes un peu déçus. Il ne s'agit que d'un ruisseau dans lequel les roches sont sculptées avec des images de bouddha. Rien de bien passionnant. En tout cas si l'on ne reste pas un mois dans la région ça ne mérite pas l'heure de touk-touk et l'heure de balade à pied.

Sur le chemin du retour en sent quelques gouttes de pluie. En arrivant en bas la route est bien mouillée. Nous repartons et au bout de quelques minutes il s'arrête pour mettre une sorte de Kway très léger et nous continuons. La pluie s'intensifie et cette fois il s'arrête pour mettre une sorte de ciré et pour baisser les protections de la cabine du touk-touk. La pluie redouble de violence, il pleut à verse. Nous devons aller voir un temple qui est encore assez loin. Comme ça ne se calme pas on repère vaguement un restaurant et on lui demande de s'arrêter. Il ne se fait pas prier, il faut dire que conduire un touk-touk dans ces conditions ne doit être facile. Il se range le plus près possible de l'entrée et le patron vient avec un parapluie pour les 3 m qui restent. C'est vraiment la pluie tropicale ! Chaque fois que l'on croit que ça s'arrête ça repart de plus belle. Nous commandons des Nems et un poulet aux noix de cajou pour Biquette et un riz cantonnais pour moi. Il pleut assez longtemps. Nous repartons alors que la pluie s'est arrêtée. Interrogé sur le sujet Vouti dit que dans la direction où on va c'est bon mais nous montre des nuages noir dans une autre direction qui n'inspirent rien de bon. Après quelques minutes de route la pluie recommence toujours aussi forte. Nous roulons comme ça pendant un bon 1/4 d'heure. On se dit que l'on va lui demander de rentrer à la maison. En moins de 5 minutes la pluie s'arrête et le soleil apparaît ! Nous pouvons donc visiter les trois temples qui nous restaient au programme.

A la sortie d'un des temples nous nous laissons alpaguées par des vendeuses plutôt sympas. Nous négocions dans la bonne humeur et nous partons avec deux pantalons colorés pour Biquette et une chemise et un T-shirt pour moi. Retour à la villa à 17 h. Discussion avec nos hôtes. Siyoeun nous fait déguster un fruit qui ressemble à un kiwi mais qui n'en a pas le goût. On dirait plutôt de la poire. Un peu de repos jusqu'à 19 h et après nous irons en ville.

Grosses bises à tous

Nestor & Biquette

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Bonjour à tous Nous choisissons de partir plus tôt : 6h30. On veut essayer de visiter Angkor Vat, le plus célèbre des temples avant l'arrivée des cars entiers de chinois ! J'ai rien contre les chinois hein ! Mais bon ils sont assez envahissants lors des visites. Nous arrivons un peu avant 7 h. Il y a déjà quelques touristes mais c'est plutôt vide. Il fait gris mais sans brume. Ma première impression est plutôt négative. D'où viennent les photos d'Angkor avec de belles pierres jaune orangé ? Toutes les pierres sont en réalité noires a 90% ! L'effet sur la construction est catastrophique. Ça rappelle les grandes gares françaises au temps du charbon ! Bref on visite quand même, on est la pour ça ! Le site fait à peu près 1,5 km par 1,3. Une grande avenue nous conduit à la première enceinte. Là, les bas reliefs nous scotchent pour leur grandeur et leur qualité. Il y a aussi les apsaras (divinités filles sculptées sur le côté des portes). Nous regardons en détail le bas relief d'une bataille. Il doit faire 2 m de haut et 100 m de long. De chaque côté, il représente chaque armée en marche vers la bataille (le centre du bas relief). Puis au fur et à mesure qu'on s'approche du centre de la scène, les armées se disloquent et au centre la bataille fait rage. Très inventif et superbe. Dans la première enceinte une grande statue de Vishnu à huit bras. Notre livre dit qu'on pense que cette statue devait être à l'origine dans le sanctuaire intérieur à la place centrale : le temple d'Angkor Vat étant dédié à Vishnu.

Nous passons les différentes enceintes. La qualité de l'implantation des bâtiments est remarquable. Quasiment tous les bâtiments sont debout et ornés des scènes sculptées en particulier les apsaras. L'impression change, on oublie presque la noirceur des pierres pour admirer les prouesses architecturales et la beauté de l'ensemble. Il nous faut 2h30 pour faire le tour de l'édifice. Bien sûr nous n'avons pas le temps de voir ne serait ce que tout ce qui est décrit en détail dans notre guide. Nous choisissons quelques scènes au gré de nos déambulations. On revient par le même chemin et là dans l'avenue qui mène au temple c'est la cohue.

Ça ressemble à ce qu'on a vécu en allant visiter le Taj Mahal (ça c'est pour ceux et celles qui l'on vécu ou qui ont suivi les précédents épisodes !). Vouti nous attends pour nous conduire à la merveille suivante Angkor Thom. La on change complètement de type de site. L'espace est un carré de 3 km de côté qui abritait une ville immense. Comme d'habitude la plus grande partie est maintenant une forêt. Seuls subsistent les temples religieux. On visite quand même une des portes de la ville. Vouti nous laisse d'un côté de la porte et vient nous cherche de l'autre. Il nous ménage et nous évite les 1,5 km à faire à pied. Nous voyons le temple forteresse, tellement bien conçue qu'elle sera utilisée par tous les souverains du X ème au XVIII ème siècle (l'habitude étant plutôt de raser et de recommencer !), chacun rajoutant des tours selon ses envies. Un peu les uns sur les autres mais des tours dites "aux autres visages" du plus bel effet. Puis toujours dans Angkor Thom des temples plus classiques : un comportant une seule pyramide à 5 niveaux, des terrasses dont une soutenue par des colonnes en forme d'éléphant.

Le soleil s'est levé, il fait très chaud, je ruisselle mais semble moins incommodé par la chaleur que Biquette. Nous nous arrêtons dans un petit boui-boui tels qu'il en existent dans tous les entrées / sorties de temples. Une boisson fraîche et un fruit brassé, cette petit pause est la bien venue. Une cohorte de marchandes de toutes sortes se précipitent sur Biquette pour proposer des écharpes, T-shirts et autres magnets. Comme elle s'y intéresse et qu'elle commence à acheter d'autres rappliquent, flairant le bon filon. Évidemment c'est moi qui négocie ! On ne s'en sort plus. Un couple d'allemands assis à côté de nous rigole bien devant ce manège. Nous partons suivis par cette cohorte et Biquette trouve encore le moyen d'acheter quelque chose dans une des boutiques le long du chemin pour aller retrouver Vouti ! Ce n'est que quand le touk-touk démarre que nous avons enfin la paix. Nous allons alors voir trois temples assez éloignés de Siem Reap. Il nous faut une demi heure. Ça nous permet de souffler un peu dans l'environnement bien aéré du véhicule. Les trois temples sont petits mais plutôt sympas. En plus il n'y a pas grand monde : c'est parfait. Le plus petit des trois est dans un triste état mais il y a des échafaudages partout ce qui est bon signe pour lui. Je vois un chat sont j'essaie d'attirer l'attention : rien à faire. Je comprends qu'il est a l'affût de quelque chose et je découvre un lézard de bonne taille ! J'attends un peu mais rien ne se passe. Je les laisse à leurs destins respectifs.

Nous rentrons à la villa non sans être passés à la poste pour acheter des timbres pour les cartes postales ! On passe aussi à la banque car un phénomène curieux se produit au Cambodge. A Siem Reap la monnaie officieuse est le dollar américain. Mais si on a un billet à peine usé personne ne le prend. Nous avons un billet de 100 dollars dont aucun commerçant, même les restaurants ne veut ! Eh bien la banque n'en veut pas non plus ! Spécificité cambodgienne paraît-il ! Nous arrivons à la villa, le ciel est noir. A peine avons nous débarqué du touk-touk qu'une pluie diluvienne s'abat sur Siem Reap. Heureusement qu'on n'est pas en touk-touk sous ce déluge ! Il s'en est fallu de peu. Demain dernière journée ici. Le soir nous prendrons l'avion pour Bangkok et samedi midi nous reprendrons le chemin de la France. Un dernier envoi demain bien sur !

Grosses bises à tous

Nestor & Biquette

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Bonjour à tous

Hier soir nous dînons à la villa. Siyoeun fait des cuisses de grenouille frites et un poisson en sauce (amok je crois !) avec du riz dit "nouvelle récolte", c'est à dire qui vient d'être récolté.

Tout est excellent ! C'est rare dans ces voyages que la cuisine soit faite spécialement pour nous par le (enfin la) chef d'un restaurant étoilé !

Ce matin relative grasse matinée : lever 8h. Nous allons visiter une école. Hier Siyoeun et Biquette sont allées faire le plein de fournitures scolaires pour une classe de CM2 de 45 élèves.

Ce matin nous remplissons un sac pour chacun des élèves avec un cahier, une règle, un stylo et une boîte de 12 crayons de couleur.

Au moment de partir la voiture ne démarre pas ! Ils appellent un dépanneur qui fait démarrer l'engin. Ça fait trois fois qu'ils font le coup, personne ne pense à recharger la batterie ! Nous partons à l'école qui est à 1/2 heure de voiture. La campagne en question est pauvre mais les rizières sont magnifiques : toutes les couleurs selon le degré de maturation entre le vert et le jaune. La variété de riz plantée ici est une variété très haute, à peu près la hauteur du blé chez nous.

Nous arrivons à l'école. Les enfants nous lancent des "hello".

Siyoeun va discuter avec les instits. Elle nous appelle et nous rentrons dans "notre" classe.

Les pupitres sont en bois plutôt de qualité bien qu'assez ancien. L'école de 5-6 classes aurait bien besoin d'un coup de pinceau mais les crédits manquent ! Enfin ...... pas pour tout le monde !

Siyoeun fait les présentations, traditionnel bonjour. Je dis quelques mots, genre "nous vous avons apporté des fournitures scolaires pour que vous puissiez travailler mieux à l'école, parce que c'est très important de bien travailler à l'école ! ......." Si ils savaient comment moi je travaillais à l'école à leur âge !...... enfin c'est (peut être) pour leur bien !

Ensuite distribution par nos soins puis photos de classe avec l'instit.

Un peu de gêne chez tout le monde mais très sympa.

Au moment de repartir la voiture ne démarre pas. La c'est plus compliqué, on est loin de tout. Mais Michel et Siyoeun sont connus et tout le monde se met en quête d'une solution. Arrive une voiture avec le directeur de l'école et une personne qui constate l'état. Ça discute avec les hommes du village. La solution mise en œuvre est dépose de la batterie de nos hôtes, remplacée par la batterie de l'autre voiture. Démarrage de la voiture en panne. Tout en restant démarrée on lui enlève la batterie prêtée (on se demande comment la voiture continue de tourner ?). Repose de la batterie fatiguée.

Soudain je comprends pourquoi cette manip marche. Parce que la voiture en panne est un diesel donc pas besoin d'étincelles. (Les pros qui nous lisent vont se dire que je suis un sacré boulet de ne pas avoir compris ça plus vite depuis le temps qu'ils m'expliquent tout en long en large et en travers !).

Au retour nous nous arrêtons au "senteurs d'Angkor", plutôt pour les filles, mais nous voyons quand même les ouvrier(e)s qui travaillent au tressage à partir des feuilles de palmier, teinture des boîtes, boîtes faites en branche de palmiers, épices, huiles essentielles,....

Nous rentrons à la villa.

Nous allons en touk-touk (la voiture ne démarre évidemment pas) manger à la boulangerie habituelle. Puis nous allons aux ateliers des artisans d'Angkor. Visite guidée en français pour voir le travail de peinture sur soie, céramique, laque, sculpture sur grès, sculpture sur bois, .....

Les ouvrier(e)s sont en majorité des personnes handicapées. Elles vendent leur production directement à la boutique que l'on trouve en fin de visite, mais elles ont aussi des commandes pour la restauration ou la réalisation de copies pour la restauration des temples.

Nous rentrons à la villa pour finir les bagages. Dans 1h30 nous partons a l'aéroport.

Les adieux sont déchirants. Nous nous sommes vraiment appréciés mutuellement avec nos hôtes. Nous avons passé beaucoup de temps ensemble puisque nous étions leurs seuls clients avant que la saison ne commence vraiment. Ils nous ont beaucoup accompagné et beaucoup expliqué leur pays.

Ils nous offre à chacun une écharpe en soie, je pense que nous garderons contact !

Vouti nous emmène à l'aéroport en touk-touk. Il est ravi du pourboire que nous lui donnons.

Les formalités sont assez longues 1h15. En plus notre vol est retardé de 3/4h. Ce sera un ATR72 comme le vol précédent.

Nous arrivons à Bangkok à 22h45. Les formalités sont rapides car beaucoup de passagers sont en transit.

Nous trouvons le point de rencontre où notre nom est écrit. Le transfert aéroport était prévu.

Nous sommes un peu entassés dans un minibus mais il n'y a pas beaucoup de route.

Nous prenons possession de la chambre qui est très bien. Pour 55$ avec les 2 transferts aéroport et le petit déjeuner y a rien a dire.

Demain nous prenons l'avion a 12h25 pour Amsterdam arrivée 18h je crois puis re-décollage vers 20h avec arrivée à Lyon à 22h25 je crois.

Ainsi s'achève le voyage de Nestor et Biquette en Indochine.

A bientôt pour de nouvelles aventures !

Grosses bises à tous

Nestor & Biquette