3 semaines en Indonésie avec quelques sauts de puces entre Jakarta, Lombok et Bali
Du 14 septembre au 3 octobre 2012
20 jours
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Kikoo

Tout va bien - stop - après 12h de sommeil journée de visite - stop - soirée danses indonésiennes - retour 23h ! - stop - reportage plus sérieux demain après midi - stop - grosses grosses bises - stop

Tintin & Biquette

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Déjà 48h que nous sommes arrivés et demain nous reprenons l'avion à 6h !

Mais n'allons pas trop vite ..... Flashback .....

Vendredi 14 septembre

26h de voyages ! (train Lyon Paris avions Paris Amsterdam puis Amsterdam - Kuala Lumpur (Malaisie) puis Kuala Lumpur - Jakarta puis Jakarta - Yogyakarta) Et nous voilà à notre première étape Yogyakarta (prononcez Djodjakarta ou plus simplement tout le monde dit Djodja). Nous sommes donc sur l'île de Java où se trouve Djakarta la capitale de l'Indonésie.

Yogyakarta à été longtemps la capitale de l'île de Java. Elle est pas loin de la mer dans une riche vallée au confluent de deux fleuves et au pied du volcan Merapi. Terre volcanique + irrigation facile = grande fertilité.

Les religions bouddhiste et hindouiste se sont partagées l'île plus ou moins pacifiquement selon les époques jusqu'à ce qu'au XVI ème siècle l'islam débarque et mette tout le monde d'accord. Si nous faisons étape ici c'est essentiellement pour deux sites religieux : Prambanan (rien a voir avec une invitation pour le dessert !) et Borobudur (rien ne me vient pour ce nom). Le premier est le plus grand site hindouiste d’Indonésie et le second n'est ni plus ni moins que le plus grand monument bouddhiste du monde.

À l'aéroport nous prenons un taxi : la municipalité à décidé d'un prix forfaitaire légal ce qui évite toutes les sortes d'arnaques que l'on trouve un peu partout dans le monde quand on débarque à l’aéroport. Nous arrivons à l'hôtel Peti Mas (on n'est pas arrivé à savoir si c'est un dérive du français Petit Mas !). Petit hôtel très sympa dont les bâtiments de plein pied ou d'un étage sont construits autour de la petite piscine et du restaurant semi-ouvert. Tout ceci dans un jardin rempli d'orchidées et de bonsaïs et d'arbres un peu plus grands taillés comme des bonsaïs. Malgré la fatigue, l'oreille de Biquette s'allume !

La chambre est grande, propre et sans charme mais fonctionnelle.

Nous décidons de nous remettre de notre voyage autour de la piscine. Vers 16h nous partons en exploration dans l'avenue principale qui est à deux pas de la rue de l'hôtel.

La conduite que nous avons déjà vue avec le trajet aéroport est tout à fait digne des pays asiatiques comme l'Inde. Nous ne sommes pas dépaysés par rapport à l'an dernier !

Beaucoup de monde et, en particulier, beaucoup de motos, enfin plus précisément des scooters déguisés en motos pour la plupart. Ils se faufilent partout à une vitesse folle. À chaque feu rouge il y en a quelques dizaines entassés les premiers prêts à partir : ça ressemble à des manifs de motards. Dans la rue les gens sont très souriants. Avec nos deux boîtiers photos chacun et des objectifs monstrueusement gros on est l'attraction du jour.

C'est plutôt propre, en tout cas bien plus que l'Inde. Les motards et passagers ont tous un casque. La police doit être très attentive à ça.

Nous allons jusqu'au palais du sultan qui est fermé à l'heure à laquelle on arrive. Il n'est pas prévu que l'on visite. Sur le chemin, nous trouvons la poste ! Et de plus elle est ouverte. La préposée parle un peu français et sait comment affranchir les cartes postales pour le France ! Incroyable ! Un des trucs qui nous enquiquine pendant tous les voyages est résolu dans les deux premières heures !!! Dieu existe ! (mais lequel ?) Tiens au moment où je tape ce mot un muezzin commence son appel à la prière. J'ai oublié de dire que les indonésiens pratiquent l'islam à plus de 80%. Bon nombre de femmes portent le foulard mais on rencontre aussi des femmes habillées à l'occidentale voire même des filles en short très court. La cohabitation semble ne pas poser de problèmes.

Nous allons ensuite chercher un des restaurants recommandé par le Routard. Vu les plans et les indications on ne trouve pas : il faut dire qu'il fait nuit. La nuit tombe très vite comme dans tous les pays proches de l'équateur (nous sommes à 7° dans l’hémisphère sud).

Nous choisissons un restau au hasard, je reste prudent avec un spaghetti carbonara (vive la mondialisation de la cuisine italienne) Biquette s'aventure sur un plat indonésien apparemment pas trop épicé mais je ne m'y risquerai pas.

Le service est long mais c'est peut être une impression due à notre état de fatigue. À la fin du repas il est 9h et nous rentrons nous coucher et nous endormons immédiatement.


Samedi 15 septembre

Réveil. Vers 9h ! Tour du cadran réussi d'une seule traite !

Petit dej à l'hôtel et direction une agence pour aller à Prambanan. Nous avons vu à l'hôtel que le fameux spectacle de danse indonésienne dit "Ramayana" à lieu ce soir sur ce site.

Nous avons suivi le Routard qui conseille quelques uns des temples autour de Prambanan. Un chauffeur viendra nous chercher à l'hôtel à midi et nous conduira à chacun de ces temples avant de nous déposer à Prambanan. Après le spectacle l'agence nous reconduira à l'hôtel : pourvu qu'on se retrouve !

Notre chauffeur est assez cool pour un asiatique et presque prudent. Un premier temple le candi (temple) Sambisari est une petite construction bien restaurée située dans une excavation plus bas que le niveau du sol. On n'a aucune information. Il n'y a personne d'autre que des "officiels" qui ne parlent pas un mot d'anglais. Mais le site est plutôt joli.

Nous nous dirigeons ensuite vers le Ratu Boko. Là on en sait un peu plus. C'est un palais de sultan mais dont il ne reste pas grand chose. Le site est très grand. Il ne reste effectivement que peu de constructions mais plusieurs esplanades immenses avec quelques bâtiments dont il ne reste presque que les fondations ou parfois un mur d'enceinte. Là encore, très peu de monde. Nous sommes les seuls touristes. Autour de ces esplanades quelques maisons se sont installées. On rencontre des gens qui travaillent dans de minuscules lopins de terre avec des outils traditionnels, d'autres qui essaient de trouver à manger pour leurs animaux alors que l'herbe est brûlée par le soleil. Il fait très chaud mais il y a, fort heureusement, un peu de vent qui nous rafraîchit. En route ensuite vers le candi Plaosan. Tout autre chose ici. Deux temples hindous "debout" entourés par plusieurs dizaines d'emplacements d'autres temples réduit à l'état de tas de pierres ! Comme qui dirait un puzzle 3D géant à peine commencé avec plusieurs centaines de milliers de pièces à mettre en place.

C'est l'UNESCO qui finance comme elle peut la reconstruction de ces temples. Certains chantiers sont arrêtés faute de moyen. Pour tout arranger un tremblement de terre de grande magnitude a eu lieu en 2006 et de nombreux temples sont soit tombés soit ont été fragilisés.

Cap ensuite sur le clou de la journée le Prambanan.

Tout autre ambiance ici : beaucoup de touristes mais peu d'occidentaux. Des temples classiques de l'hindouisme. En particulier un complexe de six temples dont trois sont consacrés aux 3 divinités majeures de cette religion : Brahma le créateur, Vishnou (non pas la paix !) le dieu soleil et Shiva celui de la Bienfaisance. Les trois autres sont consacrés aux montures de ces 3 dieux.

Le plus grand, celui de Shiva ne se visite pas car, bien qu'il soit resté debout, il a été très fragilisé par le tremblement de terre.

Ça ressemble un peu aux photos d'Angkor Vat, toutes proportions gardées, car ici c'est beaucoup plus petit. Cet ensemble est dans un parc de 60ha dans lequel nous allons faire un tour. Il y a d'autres temples plus ou moins en ruines dont un ressemble un peu à Plaosan avec un seul temple debout et une vingtaine d'autres en puzzle.

Le parc est vraiment sympa et très calme en comparaison du site des temples principaux. Nous longeons un très vaste enclos où les biches nous regardent avec des daims (!) et plus loin un émeu qui nous émeut tant son enclos est petit.

Nous nous dirigeons vers la sortie et demandons comment faire pour aller au théâtre des danses de ce soir. Fort gentiment comme toujours plusieurs personnes nous indiquent le chemin. Nous partons en direction du théâtre alors que la nuit est tombée. On voit au loin les lumières dans la direction indiquée pour le théâtre. Au passage nous tentons quelques photos des temples hindous qui sont faiblement éclairés. Certaines seront potables (voir message séparé).

Comme il nous a été dit il y a un restau à l'entrée du théâtre. C'est une formule buffet qui nous convient très bien. La cuisine est plutôt dans le style chinois.

La foule commence à affluer. Nous entrons. Nous avons choisi les places les moins chères (moi qui suis économe !) et comme l'annonçait le Routard, très bien placés, certes sur le côté mais très proches de la scène.

Le ballet de Ramayana est une histoire très célèbre ici : c'est le prince Rama qui se trouve très épris d'une jeune fille, mais un vilain prince concurrent enlève la belle. Batailles acharnées pour la récupérer. Finalement Rama la récupère. Mais il est torturé parce qu'il pense que sa belle n'est plus pure (bien qu'elle l'assure du contraire. Pas gonflé le mec ! Bonjour la confiance !). Bref la belle finit par s'immoler par le feu et comme elle est pure le feu ne la brûle pas ! Elle est donc bien pure et tout est bien qui finit bien.

Les scènes du ballet sont beaucoup plus expressives et facile à comprendre que ce que l'on avait vu en Thaïlande par exemple. Certaines comportent quasiment des cascades, en particulier pour les combats. On voit du feu réel sur scène. C'est vraiment très bien fait. Ce qui n'empêche pas Biquette de s'endormir ! Pourtant les sièges sont durs ! Je fais une photo de cette scène navrante et le flash la réveille. Elle voit donc la fin en bougonnant que c'est quand même un peu long.

Lorsque le spectacle s'achève les danseurs restent sur scène et nous incitent à venir prendre des photos ( voir message ).

À la sortie nous galérons un peu pour trouver notre chauffeur mais il y a bien quelqu'un qui cherche Mr Cordil ! Tout va bien ! Coucher minuit après cet bonne journée.

J'arrête là alors que la journée du dimanche se termine. Mais il faut aller se coucher tôt. Nous prenons l'avion demain à 6h , donc lever 4h30 !

Nous allons à Surabaya puis nous entamons nôtre période Haroun Tazieff : deux volcans à Java et un dans l'île de Lombok.

Pas sûr qu'il y ait internet donc pas d'inquiétude.

Grosses bises à tous

Tintin & Biquette

3

Lundi 17 septembre

Le réveil sonne à 4h ! Il y a un petit instant ou l'on se demande qu'elle est cette galère !

Puis on se raisonne et on se lève. 3 mn après être levés le muezzin appelle à la prière dans son porte voix électrique. On se dit que de toute façon on aurait été réveillés.

La réception va chercher le taxi et nous donne 2 boxes avec le petit déjeuner. Le prix du taxi est le même qu'à l'aller 4€ !

L'avion pour Surabaya est un ATR72 à hélices comme on en voit encore sur certaines lignes intérieures françaises. L'avion est quasiment plein et nous sommes les seuls occidentaux.

Une petite heure de vol et nous voici sur la côte nord est de l'île de Java.

Un chauffeur d'une cinquantaine d'année nous attend une pancarte à la main. La voiture est un 4x4 Suzuki qui n'est plus tout jeune. Après un premier examen, le chauffeur est considéré comme bon et prudent, ce qui nous permet d'essayer de continuer notre nuit.

Nous somnolons plus que nous ne dormons, la route étant un peu bosselée et la conduite nécessairement heurtée vu l'intense circulation.

Notre véhicule n'a pas beaucoup de reprise ce qui fait que quand on est obligé de ralentir derrière un véhicule très lent, tous les scooters nous dépassent ce qui rend le dépassement d'autant plus délicat.

Nous sommes sur une plaine côtière où l'on cultive surtout le riz, mais là, sur des étendues à perte de vue. Avec toujours un découpage permettant d'étaler les récoltes sur l'ensemble de l'année.

Nous nous arrêtons à midi pour un petit frichti dans le dernier restau avant la montée vers le volcan. Après manger nous allons sur la plage toute proche. Il y a des bateaux de pêcheurs qui vont de la pirogue à balancier au petit catamaran. Le sable est noir lorsqu'il est mouillé et gris une fois sec.

Il y a aussi des cultures de tabac et nous voyons souvent, y compris au bord de la route, des clayettes sur lesquelles sèche le tabac. Elles font à peu près 1m sur 0,5m et peuvent être mise inclinées pour être vraiment péremptoires aux rayons du soleil.

Nous quittons le bord de mer pour nous rapprocher du volcan. La route devient une vraie route de montagne et notre véhicule un peu poussif a du mal. Sur la fin, la route est complètement ravinée et on a l'impression de rouler dans le lit d'un torrent. On avance vraiment au pas.

Bref au bout de 8 heures arrêts compris nous arrivons dans une plantation de café qui possède des chambres. C'est rustique mais propre.

Notre guide (Martono) nous propose une ballade avant la nuit. Nous voyons la végétation du coin avec l'arbre sur lequel pousse l'avocat. Contrairement à ce qu'on pensait c'est un arbre très grand et les fruits sont parfois en grappe (cf. photos). Il y a des sources d'eaux chaudes sulfureuses. Un petit bain de pied est très agréable dans cette eau.

Nous allons également au pied d'une cascade, certes modeste mais dont le débit doit être important avec le bruit en conséquence.

De retour au corps d'habitation, Martono nous fait visiter les ateliers de la plantation. Nous découvrons comment on extrait la graine de café de sa coque. Deux méthodes : un circuit d'eau à travers des grilles de filtres et autres dispositifs permet de ramollir la coque qui s'en va toute seule en fin de parcours. La deuxième méthode est plus surprenante. Ils élèvent des sortes de fouines (en plus gros) qui sont friandes de ces graines de café avec la coque. Lors de la digestion la coque est dissoute et la graine reste intacte. Il suffit de passer les excréments de ces bébêtes sous un jet d'eau et on récupère les graines de café. Avis aux amateurs de café !

Repas unique pour tout le monde le soir à 19h. Il y a pas mal d'occidentaux, en particulier français que l'on retrouvera sans doute demain.

Pas d'Internet bien sûr dans ce coin reculé vous aurez donc ce message en différé.

Demain lever 4h (encore !) approche en voiture et deux heures et demie de marche raide paraît-il suivi de 7h de voiture pour aller au mont Bromo, volcan suivant, où l'heure de lever sera 3h15 !

Et on appelle ça des vacances !

Grosses bises à tous

Tintin & Biquette

4

Mardi 18 septembre

Lever 4h. Petit en-cas rapide avec une tasse de thé et c'est parti pour 3/4h de voiture pour aller au départ du sentier qui conduit au mont Ijen (pas sur que ce soit un mont, c'est peut être simplement un plateau). Il fait nuit au départ mais le jour se lève quand nous commençons la marche. Le sentier est très large 5 à 6 mètres. Il a visiblement été construit comme une route. Un vrai 4x4 pourrait passer. Le sol est en terre très fine qui soulève de la poussière. Ça commence tranquille. Ici on compte le trek en km. Nous avons 3,5 km à faire. Au bout de 500 m ça commence à grimper. Ça grimpe quasiment tout droit avec une forte pentes. Les lacets sont peu nombreux donc il faut bien se ménager dans ces montées (on peut me faire confiance pour ça !).

J'explique à Martono que chez nous on compte en dénivelé. Il convient que c'est plus logique. Nous commençons à rencontrer des ouvriers du soufre qui descendent le sentier avec leur chargement. Ils portent sur les épaules 80 à 90 kg de soufre sous forme de blocs jaunes. Le premier nous montre des petits blocs sculptés que nous lui achetons pour 1€. On sait par le Routard qu'ils sont payés 3€50 par jour pour 2 voyages. Martono confirme. Si on peut leur arrondir les journées avec quelques achats ...

Au bout d'une heure nous avons fait 400 m de dénivelé environ. Le sentier devient alors presque plat car nous sommes arrivés sur le bord du cratère. On voit d'ailleurs la fumée s'échapper du volcan.

Tout d'abord on ne voit pas grand chose car la fumée qui s'échappe du volcan masque tout. Il n'y a que les ouvriers qui montent ou descendent un sentier interdit au public et qui conduit au centre du cratère. Selon le vent la fumée se déplace. On commence à voir le lieu où les ouvriers découpent les blocs de soufre : c'est juste là où sort la fumée qui s'échappe en un jet puissant par un trou de 50 cm environ. Ils sont à moins d'un mètre de ce jet qui change brusquement de direction et les enfument au passage. Certains ont des masques mais pas tous.

C'est vapeurs sont bien évidemment sulfurées et déposent au passage le soufre tout autour de l'orifice. Le jaune vif du soufre est très joli mais c'est la seule de ses qualités. J'aime autant pas connaître l'espérance de vie de ces ouvriers ! Du Zola comme dit le Routard mais en jaune (c'est moins moche que le noir !). Du coup nous rachetons des blocs de soufre. Certains demandent des cigarettes ! Heureusement qu'on n'en a pas !

Petit à petit le soleil atteint le fond du cratère. À côté de l'endroit où les ouvriers ramassent le soufre se trouve un lac aux eaux bleu turquoise. Malheureusement les fumées empêchent de voir distinctement ce lac, en particulier sur les photos.

On attend longtemps qu'un coup de vent dissipe ces fumées mais nous devons renoncer.

Je m'approche de la zone des travailleurs pour voir les choses de plus près. Rien de dangereux si ce n'est que c'est interdit. Je ne fais que suivre un jeune belge avec qui je discute et qui m'apprend qu'il parcourt le monde pour faire des photos publicitaires pour un marque de bière. Il pose deux petites bouteilles et prend des photos avec le lac, le jaune du soufre et les ouvriers. Sympa comme boulot !

Je remonte en zone permise. Tout le monde me demande si c'est facile de descendre. Je dis ......... c'est easy ! Les gens comment à descendre. Moment où arrive un policier qui descend à son tour pour faire remonter tout le monde.

Nous prenons le chemin de la descente. La montagne environnante est très belle avec le lever du soleil. La descente est plus périlleuse que la montée. Aux endroits où la pente est forte on dérape malgré les bonnes chaussures. Je m'étale en glissant et me rattrape à une branche avant la gaufre complète. Biquette me houspille en disant que "c'est bien fait parce que je le fais exprès" je proteste car ce n'est pas le cas et ..... Biquette se gaufre ....sur les fesses ! Je ne fais aucun commentaire. À part deux échardes chez moi rien de grave.

À 9h nous repartons pour 7h de route et pour rejoindre le volcan suivant : le Bromo.

Notre voiture a bien du mal dans ces routes pentues. Je regarde le compteur : il affiche 472 234 km !

Je comprends mieux certaines choses : le moteur poussif, le manque de reprise, le vacarme du moteur, l'inconfort des sièges .......

La circulation est toujours aussi rock and roll. En fait il y a deux flux distincts : les voitures et camions d'une part et les motos et scooters d'autre part. Les seconds sont négligeables pour les premiers et n'ont qu'à se débrouiller. Mais ils ne s'en laissent pas compter : ils roulent toujours à vitesse maximale ~70km/h et se faufilent, doublent à droite et à gauche. Quand le trafic est ralenti tous les deux roues doubles toutes les voitures ralenties. Quand enfin une voiture a la place de dépasser elle se fait klaxonner méchamment par toutes les motos qui sont en train de la doubler !

Nous arrivons vers 16h30 à notre nouvel hôtel. Bien joli même si un peu sommaire (douche commune à l'extérieur).

Demain le lever est à 3h15 mais on va en jeep au lieu duquel on voit le mieux le lever de soleil. Ensuite on prendra un escalier de 250 marchés pour attendre le bord du cratère.

Grosses bises à tous.

Tintin & Biquette

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Mercredi 19 septembre

Lever 3h06 ! Nous nous équipons en montagnards. Hier soir la réception de l'hôtel nous a prévenu que la route qui mène à l'endroit prévu pour voir le lever du soleil est fermée pour travaux. Nous irons à un autre endroit mais il faudra marcher 200m ! Nous partons dans une jeep Toyota avec notre nouveau guide un jeune qui est arrivé le dernier et qui n'a pas l'air bien réveillé. Heureusement le conducteur de la jeep semble, lui, tout à fait d'attaque.

Il s'arrête à un carrefour pour demander si la route du point de vue normal est bien fermée : la réponse est oui, donc direction le deuxième. On s'arrête avec des dizaines de jeeps. Le Bromo est le plus touristique des volcans de Java car l'accès en est facile. À partir du parking des jeeps nous montons sur un sentier assez abrupte et couvert de poussières volcaniques. Des habitants du coin proposent une montée sur des chevaux d'une race de petite taille. Nous jouons aux vrais montagnards et refusons, à regret pour ce qui me concerne. C'est un effort d'une grosse 1/2h assez difficile vue l'heure. Il fait nuit noire bien sur. Nous arrivons avec tous les autres touristes et commençons notre attente du lever de soleil.

Du côté est on mitraille le lever de soleil et du côté ouest nous avons les volcans de l'est de Java dont le Semaru (le plus élevé de Java) et le Bromo beaucoup plus modeste en altitude. Tous ces sommets émergent d'une mer de nuages. Les tons sont toute la palette de gris. C'est vrai que ces formes volcaniques grises sans rien d'autre à proximité donne un côté lunaire au paysage ..... si ce n'est qu'il y a cette brume et que si mes souvenirs sont bons, sans atmosphère il n'y a pas de brume sur la lune !

C'est vraiment un très beau spectacle. Le volcan Semaru, point culminant de l'ensemble émet un petit panache de fumée toutes les 1/2h. Amusant !

Au fur et à mesure que la brume se dissipe, on distingue une plaine de sable gris noir au pied du Bromo. Le guide nous explique que l'on va aller grimper sur la crête du volcan.

La descente se fait sans encombre. Les buffs (foulards que nous a fait découvrir Momo) sont bien utiles pour éviter de respirer la poussière soulevée par les touristes et par les chevaux. Il faut, bien sûr, prendre soin de ne pas laisser tomber son buff à l'eau (je sais mais à cette heure je ne peux pas faire beaucoup mieux)

Un petit 1/4h de jeep et nous voilà dans la plaine lunaire. Harcèlement des conducteurs de chevaux mais nous tenons bons : il faut s'entraîner pour le trek de demain au Rinjani où nous aurons 2100m de dénivelé à faire.

Beaucoup de touristes mais moins concentrés qu'au point de vue : la plaine est large et certains ne doivent pas monter tout de suite au Bromo.

Dès que ça commence à monter c'est assez dur car c'est comme marcher sur un plage de sable mais en montée. Enfin sur la dernière pente il y a un escalier de 240 marches recouvert de sable mais résistantes à notre poids.

Le cratère n'a rien d'exceptionnel. De la fumée s'échappe mollement du Bromo, rien à voir avec le débit du mont Ijen d'hier. De plus le fond du cratère n'est pas encore éclairé et on ne fait que distinguer ce qu'il y a sous la fumée. Apparemment des roches soufrées jaune pâle. Nous n'avons pas le temps d'attendre que le soleil l'éclaire.

Descente en jeep jusqu'à l'hôtel. Petit déjeuner .... enfin ! Puis départ pour l'aéroport de Surabaya en prévision du vol pour l'île de Lombok, à l'est de Bali.

Ici se termine notre séjour à Java.

Trois jours à Lombok terminerons nos vacances Haroun Tazieff.

Ce message pourra peut être partir ce soir si l'hôtel de Lombok a le wifi. Dans le cas contraire il partira samedi 22 dans la partie farniente de nos vacances.

Grosses bises à tous

Tintin & Biquette

6

Jeudi 20 septembre

Vol sans histoire hier après midi. Arrivée un peu en retard. Le chauffeur nous attend avec une Toyota flambant neuve. Ça nous change de la Isuzu à 472000 km. Il nous annonce 3h30 de route ! En fait nous mettrons que 2h30. La route est bonne mais étroite. Il y a peu de circulation. Le chauffeur doit être vigilant car les obstacles non éclairés sont fréquents : autres véhicules bien sûr mais également des piétons et des enfants qui jouent au bord de la route voire sur la route ! Le chauffeur est jeune mais très prudent. Nous arrivons à l'hôtel. Notre chambre est immense avec deux lits d'au moins 180 de large ! Une grande salle de douche. Repas rapide puis briefing sur le trek : le principal à retenir sont les 2000 m de dénivelé à faire dans la journée.

Debout 6h. Petit dej copieux puis départ en jeep et arrivée au Rinjani Trek Center.

Inscription sur le registre. Les français sont très largement majoritaires suivis par les anglais.

Le sentier est agréable au départ : il est tracé dans la forêt, il fait donc frais. Toutes les heures de marche une pause est prévue. On y rencontre d'autres touristes que l'on finit par reconnaître d'un arrêt sur l'autre. Par moment le sentier se complique avec des marches de différentes tailles : c'est assez casse-pattes. Biquette rouspète que c'est fatigant. Je lui apprend la technique du moindre effort (dont je suis le grand spécialiste quel que soit le domaine !), à savoir, en matière de montée, de faire des pas qui font monter toujours la même hauteur : la plus petite possible. Donc quand ça monte beaucoup, prendre tous les appuis intermédiaires pour éviter le pas de grande hauteur, éventuellement monter en lacets. Dans la séquence suivante elle applique la tèquenique et se fatigue beaucoup moins.

Dans les arrêts, j'utilise le 100-400 pour faire des portraits, essentiellement des blondinettes, mais pas que. Cet objectif fait merveille. Je repère une brunette que je n'arrive pas à "attraper" ! Ce sont des choses qui arrivent.

Nos cuisiniers préparent le repas et nous installent deux fauteuils en toile. On a l'impression d'être le roi et la reine de l'endroit.

Le groupe de la brunette vient s'installer près de nous pour manger. On les entend parler et on s'aperçoit que ce sont des français. Une des filles à des ampoules et souffre le martyr. Bien qu'une autre des filles soit médecin (la brunette) ils n'ont rien pour la soulager. Nous proposons notre trousse magique et la conversation s'engage. Un des couples habite Jakarta et l'autre Lyon ! Lui joue dans l'équipe de rugby de Rillieux la Pape ! Ces deux là viennent de passer 3 mois en Australie et continuent par l'Indonésie puis finiront par la Malaisie avant de rentrer à Lyon.

Nous allons faire le même périple au Rinjani, sauf qu'eux vont monter en plus sur le mont Rinjani qui culmine au dessus du volcan à 3700 m. Nous nous promettons de nous revoir ce soir sur le lieu ou nous allons tous dormir.

Nous repartons après une halte d'au moins une heure et demie. Juste après le départ nous rencontrons un singe qui doit être attiré par les odeurs de nourriture. Nous mitraillons et j'essaie de m'approcher, il s'en va précipitamment. Le sentier continue dans la forêt comme dans les tronçons précédents. Le problème est identique que dans les précédentes marches : les sentiers sont tracés droit dans la pente. D'où des passages assez pénibles. Nous savons d'après le briefing d'hier qu'à un moment donné le sentier continue dans les hautes herbes et que le dernier tronçon est dans les cailloux. Je me dis que dans les hautes herbes ils ont du tracer le sentier en lacets : que nenni ! Ça monte toujours tout droit. Je leur raconte la blague savoyarde qui explique comment sont tracées les routes de montagne. Pour ceux qui ne connaissent par : les ingénieurs de ponts et chaussées achètent un âne vivant dans le village d'arrivée, le descendent dans le village de départ, le laissent une semaine sans manger et le libèrent. Il ne reste plus qu'à suivre l'animal en plantant les piquets pour avoir le tracé. L'animal montera en lacets !

Le problème de ce tronçon dans les herbes c'est que la pente est beaucoup plus raide que dans la forêt ! On en bave des ronds de chapeau. Je calcule que je m'arrête pour reprendre ma respiration tous les 25 pas. Très fatigant ! Le dernier tronçon (dans les cailloux) est au départ encore plus dur que la partie dans les herbes. Heureusement la fin est presque plate.

Le spectacle est grandiose. D'un côté nous voyons le cratère du volcan qui doit faire 10 km de diamètre avec le mont Rinjani qui culmine et de l'autre nous avons le coucher de soleil sur l'île de Lombok et les trois petites îles dites "Gilis" que nous retrouverons dans deux jours.

Nous retrouvons nos deux fauteuils royaux, ainsi qu'un groupe de hollandais que nous avons rencontrés dans la montée.

Petit thé avec biscuits proposés par nos cuisiniers (et acceptés).

Lorsque le soleil commence à décliner nous allons à quelques mètres de notre tente au point stratégique pour prendre des photos du coucher de soleil. Le groupe des lyonnais (Audrey et Thomas) et des javanais (Odile et Justin) nous a rejoint. Nous avons parlé photo à midi (nous ne passons pas inaperçus avec nos appareils!) et nous sommes sollicités par Thomas en particulier pour connaître la bonne technique pour photographier le coucher de soleil. De fil en aiguille quelqu'un dit : "mais alors on pourrait faire la fameuse photo du baiser en ombre chinoise devant un coucher de soleil".

Je m'y colle et la photo est bonne. Du coup tout le monde veut la sienne. Ça s'arrête vite car ici le soleil tombe très rapidement. Nous récupérons les e-mail pour pouvoir envoyer les photos.

Le groupe des 4 va faire un feu ce soir (ils ont ramassé du bois en route) et nous invite à venir après manger. Nous avons tenté de le faire mais à la lampe de poche nous ne les avons jamais trouvés !

Coucher 8h pour un lever à 6h.

Vendredi 21 septembre

Biquette va voir le lever du soleil que je regarde en flemmardant depuis la tente. Nous nous sommes beaucoup réveillés dans la nuit : matelas symbolique, bruits divers et variés (des mulots apparemment).

Je finis par me lever. Petit déjeuner pantagruélique toujours dans nos fauteuils de souverains.

Nous allons descendre dans le cratère au bord du lac et aux sources d'eaux chaudes. Le lac est à 2000m et les sources à 1800m. Nous nous allons remonter dans l'après midi alors que nos nouveaux amis iront au camp de base du mont Rinjani (que Biquette continue à appeler Reggiani !) qui est également à 2600m mais sur l'autre versant. La descente est très raide voire style via ferrata. Ça promet pour remonter ce soir.

2h30 plus tard nous voici au bord du lac. Joli bleu vraisemblablement dû au soufre mais pas d'odeur particulière.

Si vous regardez la photo du lac vous voyez un cratère qui émerge du lac. Il faut dire qu'avant 1994 le lac de cet immense cratère était rond sans la présence de ce nouveau cône. En 1994 a eu lieu une énorme éruption au dessous du lac ce qui a donné ce cône, son cratère et des millions de tonnes de cendres et de pierres volcaniques qui l'entourent. Les îles de Bali, Lombok entre autres sont restés dans la grisaille provoquées par l'explosion pendant 3 mois. Enfin aujourd'hui plus aucun signe d'activité.

Nous tâtons l'eau du lac Catherine et Audrey diagnostiquent 15 à 16°C. Un peu froid quand même. Nous descendons jusqu'au sources d'eaux chaudes. Ce sont deux petits bassins surplombés chacun d'une cascade d'une dizaine de mètres. L'eau est très chaude. Genre Spa. À coup sur plus de 30°C. Le milieu des bassins est très profond et suite à la démonstration d'un "local" plusieurs jeunes hommes se jettent d'en haut. Nous restons là pendant plusieurs heures. C'est très agréable et comme nous sommes très sales à cause de l'action combinées du manque de sanitaires à ces altitudes et de la poussière volcanique marron noire, ça nous permet de nous décrasser au sens propre (si j'ose dire !) du terme.

Nous mangeons au bord des bassins alors qu'Audrey et Thomas remontent au bord du lac. Nous restons seuls aux sources d'eaux chaudes. Biquette en profite pour prendre des poses à la Anika Ekberg (si c'est bien elle!) dans la Dolce Vita.

Nous remontons vers midi. Nous avons pris un seul sac à dos et nous décidons de mettre les 2 appareils photos dedans. Je porte le sac le premier. Et là je galère. La pente est ultra raide et irrégulière. Je qui oblige de m'arrêter tous les 100 pas pour reprendre ma respiration. Biquette me sens proche du malaise, ce qui n'est pas du tout le cas. Et pourtant les muscles et les genoux vont très bien : merci Arnica ! Et pourtant on n'est pas dans le Montana (celle-ci est réservée aux initiés).

Enfin la mi-parcours arrive et c'est Biquette qui prend le sac. Elle en profite pour demander à Lasa (notre guide) s'il ne peut pas prendre les appareils dans son sac. Évidemment après le sac ne contient plus qu'un paquet de mouchoirs et c'est plus simple! Cela dit, vu la pente, je m'arrête toujours pour reprendre mon souffle mais un peu moins souvent.

On arrive enfin un peu avant 16h. Nos guides nous font un petit en-cas puis le repas. Au coucher nous apercevons le camp de base de nos nouveaux amis et nous avons une petite pensée pour eux qui se lèveront à 2h du matin pour arriver en haut du mont Rinjani (3700m j'imprime même pas!) avant le lever du soleil.

Assez fatigués nous nous endormons vers 19h30.

Samedi 22 Septembre

Lever 6h30 comme d'hab et après le petit dej : sandwiches pain de mie omelette fromage et beignets de bananes et en grande quantité !

Nous commençons la descente. Au programme 2000m de dénivelé par le même chemin que le premier jour, à savoir des sentiers qui vont droit dans la pente. Rien de spécial à dire c'est galère et on dénombre une chute chacun suite à glissade heureusement sans gravité (Biquette aura un peu mal au poignet le soir).

À l'aller nous avions vu un singe dit sauvage. Au retour à un des arrêts prévus une ribambelle de singes de la même race que notre découverte de l'aller attendent que les porteurs leur donnent à manger. Un grand mâle s'approche d'un porteur qui lui lance d'abord un peu de nourriture. Le singe grogne et montre les dents. Il lui tend la nourriture pour que le singe la prenne dans sa main. Le singe grogne de plus belle! Le message est clair : je vais prendre ce que tu me donnes mais t'avise pas de me toucher ou je mords !

Nous arrivons à midi, ce qui fait une descente assez rapide. Mais là je ne m’essouffle pas.

Petite douche à notre agence et départ vers le port d'où part le ferry. Nous faisons le trajet avec un couple de français qui vont au même endroit que nous : Gili Air où nous passerons presque 5 jours pour la période farniente de notre séjour. Nous négocions ferme tous les quatre et obtenons un prix correct. 15 mn de bateau et 5 mn de carriole à cheval et nous voici chez Rosa une française qui habite ici depuis 3 ans. Elle nous accueille avec un jus de fruit de bienvenue : super.

Nous prenons un masque partons nous baigner. À quelques mètres du bord commence la parade des poissons exotiques. Il y a beaucoup de beaux poissons : chirurgiens, papillons, balistes, perroquet et même un poisson coffre (photos demain grâce à l'appareil étanche de Valérie). Nous nous apprêtons à rentrer et je tombe sur une tortue : c'est la grosse attraction ici et certains au bout de plusieurs jours n'en ont toujours pas vu. Je reprends pied et appelle Biquette qui était déjà presque sortie de l'eau. Elle revient et nous nageons avec cette tortue solitaire et très placide, que nous n'avons pas du tout l'impression de déranger. Nous nageons une dizaine de minutes au dessus d'elle et nous la regardons partir sans doute à la recherche de nourriture.

Nous sortons de l'eau et après une bonne douche, Cathy va avec Rosa voir le coucher de soleil et je me mets à jour des reportages de Tintin.

Demain commencent donc 4 jours de farniente, enfin c'est ce qui était prévu mais Biquette, qui ne tient pas en place, commence à remplir l'agenda.

Ce soir restau poisson fruits de mer recommande par Rosa.

Grosses bises à tous

Tintin & Biquette

7

Dimanche 23 septembre

Pas de fruits de mer au restau hier soir. Biquette prend un poisson (perroquet) grillé et je me rabats sur la pizza Margarita. Le poisson est très bon, la pizza honnête sans plus.

Coucher tôt (20h30). Nuit sans escale pour moi. J'entends vaguement Biquette se lever vers 5h, sans doute pour les photos du lever de soleil. J'émerge vers 8h30. Petit dej avec une préparation locale à base de farine de riz et de banane. Pas mal mais un peu bourratif. Sinon thé fruits frais et pancake à la banane.

Après le petit dej devinez quoi ? Plongée bien sur. C'est marée basse, il faut un peu plus marcher. À peine à l'eau nous trouvons une tortue. Comme hier nous ne la perturbons visiblement pas. Elle cherche de la nourriture sous un corail. Par rapport à hier nous retrouvons le mêmes espèces mais quand même quelques nouveautés : poisson couteau (je crois que ça s'appelle comme ça), chirurgien lineatus, de nouveaux poissons coffres un peu différents. J'ai un peu de mal mais j'essaie de photographier. On voit mal l'image sur l'écran donc il est assez difficile de viser.

Nous croisons un banc de chirurgiens presque noirs avec un liseré jaune vers le stylet. Il sont entre 80 et 100 à vue de nez. Ils sont de bonne taille 40 à 60 cm. Très sympa.

Un autre snorkeller nous fait signe pour nous montrer une deuxième tortue.

D'un seul coup je vois ce que je pense être un serpent ! Noir et blanc anneau alternés comme les élaphes 1,5 à 2m de long et 8 à 10 cm de diamètre (Flo au boulot pour l'identification !). Je le montre à Biquette qui prend peur ! Je concède qu'il est assez impressionnant. Mais il serpente entre les coraux sans nous prêter attention.

Une dernière tortue sur notre route du retour. Celle-ci nage et s'en va. Biquette la suit et je mitraille la nage conjointe des deux.

Au bout de 2h nous sortons de l'eau et je constate que je n'avais pas mis de carte mémoire dans l'appareil.

Repos en bouquinant à l'hôtel jusqu'à 15h30 heure à laquelle nous retournons à l'eau avec un appareil dote d'une carte mémoire. Moins de poissons cette fois à part quelques nouvelles espèces de chirurgiens magnifiques mais bien sûr pas de tortue. On verra demain.

Après la douche nous allons au traditionnel coucher de soleil sur la côté Ouest. C'est très beau avec des nuances de couleurs infinies.

L'île est très petite, on en fait le tour à pied en moins d'une heure.

Demain et les jours suivants risquent d'être calqués sur celui-ci : farniente et masque tuba.

Grosses bises à tous

Tintin & Biquette

8

Lundi 24 septembre

Hier soir dîner au même restau, Biquette reprend un poisson grille. Toujours pas de fruits de mer donc je prends spaghetti carbonara. Sauf que les lardons sont remplacés par du poulet (pays musulman oblige !) et oignons ! Mais c'est pas mauvais. Coucher tôt et nuit de presque 12h.

Petit dej communautaire avec tous les français de chez Rosa. C'est très sympa car on échange tous nos expériences et nos "bons coins".

Vers 9h30 départ pour une première séance masque tuba. Rien de spécial sauf que c'est toujours aussi beau et qu'aujourd'hui le courant est très fort. Impossible de lutter. Il faut se laisser emporter par le courant. Heureusement que ce courant est parallèle à la côte et ne nous éloigne pas du bord. Au bout de 2 heures nous sortons de l'eau et nous revenons chez Rosa par la plage.

Nous décidons d'aller manger un petit en-cas de l'autre côté de l'île. Nous passons par l'intérieur où nous voyons la vie non directement liée au tourisme. Il y a des vaches, des poules, apparemment pas de moutons. Pas de rizières non plus.

Arrivés au sud de l'île, il y a énormément de vent, beaucoup plus qu'au nord-est, là où nous sommes. Ça fait l'affaire des kite surfeurs qui filent le long de la côté à une vitesse supersonique, dépassant allègrement les bateaux qui doivent lutter contre les courants.

Nous trouvons le petit restau indique par Rosa et prenons un petit plat de frites (si si ! et très bonnes en plus !) et un dessert (bananes grillées au chocolat pour Biquette et pancake à la banane pour moi). Très bon !

Nous revenons à pied par la côte ouest, ce qui nous fait faire quasiment le tour de l'île. Il y a pas mal de petits "hôtels" formés de bungalows individuels un peu à l'écart de la côte. Au bord de la mer un bar-restau ouvert, couvert de paille et de petits abris de paille pour deux ou quatre et des chaises longues en bambous avec où sans parasol fixes en paille.

Il sont quasiment tous déserts. On ne sait pas si c'est parce que la saison est terminée ou s'ils ont pris des vacances.

Au retour séance de masque tuba. L'eau est plus claire et je vois l'écran de l'appareil, ce qui me permet d'enfin viser des poissons en position téléobjectif. Toujours tout ces très beaux poissons. Puis une murène couleur marron foncé unie que nous avons à peine le temps de voir et de prendre en photo avant qu'elle ne rentre dans son repère. Puis une tortue que nous suivons un peu plus que les autres. Je fais de belles photos du duo Biquette tortue. Beaucoup moins de courant que ce matin.

Au retour on regarde les photos, toutes celles de la murène et du duo sont floues. L’appareil a du se dérégler ! À refaire donc.

Le soir nous allons manger italien, toujours dans un restau indique par Rosa. Je prends une pizza prosciutto (donc c'est possible !) et Biquette des pâtes carbonara. Au retour à la pension on papote avec les autres français. Nous passons nos photos de tortue à ceux qui n'ont pas d'appareils puis dodo pour encore une grande nuit.

Grosse bises à tous


Ps : toujours pas d'Internet suffisamment rapide pour envoyer les photos. Hier tentative pour envoyer 7 photos de petite taille : plantage au bout d'1/4h ! Donc vraisemblablement pas avant jeudi à Bali.

Tintin & Biquette

9

Mardi 25 septembre

Routine farniente bien réglée !

Biquette part faire un jogging sur la plage vers 6h30!! Inutile de dire que je ne la suis pas. Elle revient vers 8h30 heure à laquelle nous allons faire le petit dej avec tous les français. Petite discussion avec eux jusqu'à 10h. Puis masque tuba jusqu'à midi.

Toujours aussi génial, rencontre avec 2 tortues et de superbes poissons slalomant entre les coraux multicolores. Ensuite petite douche avant de partir prendre un en-cas dans un restau indiqué par notre logeuse. Aujoud'hui resto un peu haut de gamme comparé aux autres de l'île mais des énormes fauteuils en osier avec vue imprenable sur le bord de mer !! Avec en prime un excellent sandwich chicken, avocado, oignons ..un pur délice !..

Retour vers 15h30 pour la seconde plongée du jour. Vers 17h Biquette va parfois photographier le coucher de soleil. De 18h30 à 19h30 discussion avec la communauté, puis repas du soir et coucher vers 21h30 22h.

Routine sympa comme vous le voyez.

Aujoud'hui un événement sous marin : rencontre avec un Imperator. Pour les non initiés le Pomancanthus Imperator est considéré comme le plus beau poisson tropical. Celui-ci arborait sa robe adulte ... magnifique !

Malheureusement je suis en délicatesse avec l'appareil photo étanche et plus ça va,et moins je fais de belles photos !

Nous sommes finalement arrivés à envoyer les messages avec photos en partageant la connexion de notre logeuse depuis son iPhone ! Une bonne 1/2 heure pour 9 photos 1024x768.

Grosses bises à tous

Tintin & Biquette

10

Mercredi 26 septembre

Dernière journée dans ce havre de paix dans l'océan indien.

Départ à 6:30 pour 2 tours de l île en footing!.. Génial de courir dans ce décor fabuleux : mer turquoise au soleil levant.

Petit bain de pieds dans l'eau à 27 et balade sur le bord de plage pour revenir à l'hôtel en recherchant quelques coraux et coquillages ! Philippe râle déjà pour le poids ...

Petit dej et nous voilà frais et dispos pour aller voir les poissons, tortues, coraux .....

(c'est Biquette qui a écrit le texte ci-dessus !)

Le séance sous marine commence. C'est assez simple : le courant nous entraîne péremptoirement à la côte et après 1h30 nous remontons le courant. Si le courant est trop fort nous sortons de l'eau et nous remontons à pied. Il y a vraiment beaucoup de poissons et le corail se reconstitue. La présence de bénitiers, rares mais de bonne taille, témoigne de la qualité de l'eau retrouvée.

Parmi les points notables de ce matin un Imperator juvénile et une murène nous montrant 40 à 50 cm de son corps. Elle semble moins peureuse que la précédente et nous laisse la photographier.

Retour à la chambre pour une douche et départ pour le casse croûte au même resto qu'hier la Scallywags (ça veut dire chenapan en anglais). Nous reprenons le sandwich avocat poulet avec ciabatta. Super !

Petite séance lecture au retour avant de repartir vers le monde sous marin vers 16h. Nous commençons cette fois par remonter le courant à pied par la plage afin de voir si le récif est différent plus au nord de l'île. Bien nous en prend : nous tombons immédiatement sur 2 tortues ensembles une petite et une grosse (>1m) qui a de très belles couleurs. De face ces bestioles placides auraient presque l'air méchant. Dans la suite un autre poisson ange très difficile à suivre et donc à photographier.

Après la plongée et la douche séance discussion avec les autres français de l'hôtel. Tous partent demain comme nous. Nous trouvons un hôtel qui marie l'envie de poisson grillé de Biquette et ma préférence pour la pizza. Le resto est plein et on nous colle au bar pour attendre une place libre. L'organisation flotte un peu, comme toujours ici, mais tout s'arrange. La bouffe est très bonne.

Retour pour la dernière nuit. Demain direction Bali (enfin !)

Grosses bises à tous

Tintin & Biquette

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Jeudi 27 septembre

C'est le jour du départ de Gili Air. Finie la période farniente !

Biquette se lève pour le dernier lever de soleil sur Gili. Je reste au lit, bien sur. Nous allons déjeuner avec nos amis français qui partent aussi. Quelques photos souvenirs faites par Rosa. Embrassades !.. Snif !

Nous prenons une carriole du style de celle de Borobudur (ça c'est pour ceux qui suivent !). Les autres, plus jeunes et surtout moins chargés, y vont à pied. Nous prenons dans la carriole les sacs des deux filles.

Je n'ai pas dit qu'il y a ni voitures ni motos à Gili Air. Quel calme du coup ! Que des sentiers en terre (où peuvent quand même passer les carrioles à un seul cheval). Deux sentiers bétonnés pour traverser l'île du sud au centre et du milieu est au milieu ouest.

Nous arrivons au port à 10h15. Le ferry est prévu à 10h30. Il arrive à 11h05. Il ne concerne pas tous les passagers : certains vont dans d'autres ports de Bali.

Le premier est le nôtre.

Nous devrions directement partir vers Amed (est de Bali). En fait nous commençons par retourner à Lombok (c'est de la que nous venions à l'aller). Bilan nous partons à 11h45, c'est l'heure d'arrivée à Amed officiellement !

Il y a du vent et un petit clapot qui fait que le bateau "tape" plus ou moins fort à chaque vague. Le pilote est habitué et conserve la vitesse maximale. Certain(e)s commencent à flipper (dont Biquette bien sur !). Ça semble interminable et certain(e)s commencent à se sentir mal. Une des filles va à l'avant du bateau vraisemblablement pour aller aux toilettes ! Elle a pas l'air au mieux de sa forme (son compagnon non plus d'ailleurs). Les toilettes sont à l'avant du poste de pilotage, là où sont entassés les bagages, on y accède par un porte d'à peine 1m de haut ! Autant elle que moi ! Le pilote a la délicatesse de ralentir tant qu'elle n'est pas sortie. Quelques minutes après, le bateau ralentit de nouveau. Un membre d’équipage (!) vient à l'avant toujours dans le même espace bagages toilettes ..... et ressort avec tournevis pinces ..... d'ici qu'on reste bloqués en pleine mer !!! Finalement on repart !

Bref à 13h15 heure d'arrivée effective, tout le monde est soulagé d'être sain et sauf !

Notre chauffeur nous attends. Il nous demande la permission de faire monter à bord sa femme et sa fille qui vont voir un oncle hospitalisé pas loin de notre destination.

Nous acceptons bien volontiers !

Nous convenons de l'itinéraire et des stops et nous voilà partis !

Biquette est toujours un peu barbouillée alors j'ai réduit au minimum les haltes.

On a bien changé d'île ! On voit tout de suite la différence. La religion est beaucoup plus présente. Les maisons arborent presque toutes une niche pour les offrandes. Les plus aisées ont des mini temples et des portails avec les dragons et les monstres gardiens du logis. Changement également par le nombre de rizières. Nous sommes ici dans les collines au pied des montagnes et le moindre petit lopin de terre, y compris au cœur même des villes et des villages est planté de riz, éventuellement en terrasses si le terrain est naturellement en pente.

Dans la campagne ces rizières sont superbes. Il ne fait pas très beau aujourd'hui mais chaque fois que le soleil fait une apparition nous avons droit à un spectacle de différents tons de vert .... Magnifique !

Nous nous arrêtons au Water Palace un jardin avec des fontaines et des piscines construit par un souverain du 18 ème siècle. C'est plutôt joli et très "chinois". Il y a des carpes koï d'une taille impressionnante.

J'incite Biquette toujours barbouillée à un petit frichti dans le resto qui est à l'entrée du palais. Nous prenons des sandwiches et des fruits frais. Elle se sent mieux après.

La campagne continue son spectacle de rizières en terrasse avec les gens qui travaillent dans ces rizières. La route est très étroite et le soleil absent. Notre chauffeur doit faire des prouesses pour doubler une ribambelles de camions escargots. Nous n'avons pas le cœur de le faire arrêter pour qu'il doive tous les redoubler ! Nous photographions à la japonaise, directement par la fenêtre de la voiture.

Puis nous rejoignons la grand route et la circulation moderne.

Nous arrivons à Ubud, à notre hôtel. Accueil charmant par la patronne qui nous fait asseoir et qui va nous faire des jus de fruits. Arrive un homme de 75 à 80 ans qui est hollandais et patron de l'établissement.

Il parle un français très correct et nous donne plein de renseignements utiles.

L'hôtel est très sympa : ce sont des petites maisons à un étage avec une chambre en haut et une chambre en bas. Chacune a un balcon avec deux fauteuils et une petite table avec un Thermos de thé (free refill). Il doit y avoir 6 ou 8 de ces pavillons. La propriété comprend en plus un restaurant et une piscine. Super sympa.

Nous allons explorer les alentours avant le repas du soir que nous prendrons peut être à l'hôtel.

Grosses bises à tous

Tintin & Biquette

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Vendredi 28 septembre

Lever 8h. Petit dej copieux et très bon à l'hôtel.

Après ça direction la Sacred Monkey Forest. Un grand parc avec des temples et des singes partout. Très sympa, pas trop de monde. Biquette n'est pas rassurée. Elle a le souvenir de s'être fait agresser par un singe en Thaïlande alors que tout le monde avait dit que ça ne craignait rien ! Un singe me monte sur la jambe car j'ai eu le malheureux de laisser une bouteille d'eau apparente. Je le repousse gentiment mais fermement et je range la bouteille d'eau dans le sac à dos à l'abri des regards de ces espiègles !

L'endroit et sympa. Il fait frais sous les grands arbres.

Nous regardons les singes qui se bagarrent ou qui se nettoient consciencieusement (chacun nettoyant son voisin et réciproquement). Quelques bagarres dégénèrent dans de grands cris et des courses impressionnantes dans les branches des arbres.

Le temps n'est pas terrible : c'est plutôt très nuageux avec quelques rares apparitions du soleil. L'atmosphère est très humide : la saison des pluies se prépare. Nous sommes dans la période transitoire où la température augmente et où l'air se charge en humidité.

Après cette visite nous partons en direction d'une ballade dans les rizières. Mais le temps n'étant pas au beau, la luminosité ne sera pas très bonne et nous décidons de reporter.

Nous passons par le marché. Biquette est à son affaire pour trouver des m.... à rapporter. Evidemment je suis charge des négos.

Après une bonne glace, nous rentrons à l'hôtel. Nous commandons un petit en-cas ! Et ..... il pleut. Juste une petite averse, mais c'est la première depuis le début du voyage.

Vers 17h nous repartons vers le centre de la ville. Nous passons par le supermarché pour essayer de trouver des confitures exotiques.

Nous allons ensuite dans un resto recommandé par Rosa : excellent !

Retour à l'hôtel à 20h30.

Demain ballade écologique à vélo dans les rizières.

Grosses bises à tous.

Tintin & Biquette

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Samedi 29 septembre

Lever 6h30 pour le tour écologique à vélo.

Nous devons prétendre le petit dej compris dans le forfait mais notre logeuse insiste pour que nous mangions SON petit dej avant. Dont acte, d'autant qu'il est très bon et compris dans le prix de la chambre.

Un jeune balinais souriant arrive et se présente Ring : c'est lui notre guide pour la journée. Nous montons dans un minibus où sont déjà présents 3 hollandais. On fait un peu la tournée pour remplir le minibus. Il y aura en plus 4 anglais et 3 brésiliennes (dont une ..... qui pourrait très bien faire papy-sitter !)

Nous voilà partis à l'assaut du lac Batur notre destination pour le petit dej. Nous nous arrêtons en route dans une agro-tourism ferme qui recense et présente tous les principaux végétaux et les techniques agricoles de la région. Nous y retrouvons notre fameux Luwak avec présentation d'un jeune de quelques mois qui nous sent et qui nous mordille les doigts comme le ferait un chat.

Nous arrivons ensuite dans un lieu créé de toute pièce pour le tourisme. Quelques restaurants se sont montés à l'endroit où on a la plus belle vue sur le lac et les volcans environnants. Petit dej buffet "all you can eat" qui se traduit surtout par des fruits pour nous qui avons déjà déjeuné.

Nous redescendons en bus jusqu'au point où on nous donne des vélos. De bons VTT visiblement bien entretenus. Ceux qui veulent peuvent mettre des casques. Et c'est parti ! Tout en descente heureusement car certaines pentes sont raides.

On s'arrête voir l'habitat d'une famille balinaise qui s'occupe de traiter le bambou et élever des cochons. Aucun côté mercantile dans cette démarche. Les gens sont aimables mais continuent leurs occupations. Tout est utilisé dans le bambou soit directement pour la construction (charpentes, échafaudages) soit pour être tressé (murs, cloisons, paniers) ce qui n'est pas assez solide est mangé par les animaux.

L'arrêt suivant concerne une plantation de riz. Même ambiance. Nous passons dans les rizières et voyons les gens y travailler, depuis la nursery où les graines donnent les premières pousses qui sont replantées dans les terrasses. Quelques rayons de soleil permettront peut être d'avoir de belles photos.

L'arrêt suivant rend hommage à un arbre multicentenaire (500 ans) : rien n'est plus parlant qu'une photo (cf. Mail suivant).

Sur le dernier tronçon, il y a quelques petites montées. Dur, dur dans la chaleur et l'humidité ! Nous arrivons au restau pour le déjeuner. Buffet de cuisine balinaise où Biquette part en éclaireur. Elle me dit en revenant : pas de soucis rien n'est épicé !

J'y vais confiant et prends un peu de tout autour de mon riz blanc. Je prends une petite fourchette de légumes balinais et pan ! les papilles gustatives détruites pour les deux heures à venir !

On nous dépose à notre hôtel après les adieux déchirants (surtout avec les brésiliennes !). Il est 16h. Petite piscine pour moi puis un peu de farniente sur notre balcon.

Nous partons à 18h et nous allons nous faire arranger les pieds et les mollets par de petits poissons qui mangent nos peaux mortes. C'est à la limite entre chatouille et petite décharge électrique. Marrant ! Après 20 mn je ne vois aucune différence avec avant !

Retour après une petite bouffe légère.

Demain journée voiture avec un autre coin à rizières dans la montagne.

Grosses bises à tous.

Tintin & Biquette

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Dimanche 30 septembre

Nous partons à 9h en voiture avec chauffeur (le frère de la patronne de l'hôtel) direction le temple de Batukau haut lieu sacré de l'hindouisme balinais. Tous le long de la route nous voyons des hommes et des femmes qui apportent des offrandes sophistiquées. Aujourd'hui c'est la pleine lune ici et c'est une des occasions principales de l'année pour une grande cérémonie. Il faut dire que si 80% des indonésiens sont musulmans, 80% des balinais sont hindouistes. Enfin bref, de toute façon, ce n'est que Bali......vernes (je sais mais c'est la fin du séjour!).

Le temple est un lieu très paisible. Il y a peu de touristes mais beaucoup de pèlerins. Ils sont très calmes : ça fait plutôt réunion de famille que cérémonie religieuse. Un lieu bien intégré à la nature, simple et de bon goût. Nous faisons le tour qui est très plaisant.

Nous prenons ensuite la direction de Jatiluwih. Ce sont les rizières en terrasse les plus renommées d'Indonésie. Il est question qu'elles soient classées au patrimoine mondial par l'Unesco.

La route pour y aller elle, si elle est un jour classée, sera classée route la plus m.....dique du patrimoine mondial des ponts et chaussées ! Une horreur ! Des trous partout ! On ne peut dépasser les 5 km/h. Un bon marcheur sans être Diniz, irait bien plus vite que nous. Comble de l'ironie, dans un des 5000 virages ils sont en train de finir de poser une glissière de sécurité flambant neuve ! À 5km/h je vois pas trop à quoi ça va servir !

Les rizières sont magnifiques ! Il ne manque que le beau temps pour pouvoir mettre cette impression sur des photos ! Il fait très couvert et les rares rayons de soleil n'éclairent jamais toute la scène.

Les terrasses des rizières épousent la forme du terrain au centimètre près, ce qui donnent des variations de forme à l'infini. De plus chaque parcelle n'est pas au même stade de croissance que les parcelles environnantes. En plus des formes incroyables on voit des différences de teintes qui apportent encore à la diversité. Superbe !

Nous retrouvons une route normale pour aller jusqu'au lac Beratan, plus particulièrement un temple au bord du lac. Nous commençons par visiter .... le restaurant du coin pour un petit buffet balinais très réussi. Le temple ressemble à celui Batukau, si ce n'est qu'il est au bord de l'eau. Le problème est qu'il ne fait vraiment pas beau.

Nous poursuivons jusqu'à Munduk petit village de montagne ... que nous ne verrons pas ! Notre chauffeur nous amène à une cascade, au demeurant fort jolie, et décide qu'il n'y a rien d'autre a voir (ce qui est faux !). J'insiste un peu, mais pas trop car il fait vraiment moche.

Nous retournons à Ubud où nous arrivons vers 17h. Nous partons manger en espérant trouver les fameuses Bali ..... vernes et nous trouvons d'abord une cérémonie privée, où il est de bon ton de ne pas rentrer, puis une cérémonie dans un temple public réservé aux pratiquants. Nous restons un peu sans rien comprendre mais comme il y a la musique, ça fait patienter en attendant le repas.

Grosses bises à tous

Tintin & Biquette

15

Lundi 1er octobre

Hier soir sur le chemin vers le resto un américain sans doute un peu éméché nous présente "le meilleur chauffeur de Bali". Petite discussion et nous convenons d'un prix pour ce matin où nous allons au temple de Tampaksiring.

Le chauffeur est à l'heure et nous partons. Il propose de passer par des petites routes pour que nous voyons des paysages balinais et pas des voitures et des motos. On approuve. Il nous parle un peu des méfaits du tourisme sur l'agriculture de son pays. Les terrains agricoles sont convoités par les promoteurs et les jeunes préfèrent essayer de travailler dans le tourisme que le dur labeur agricole. Vaste problème.

Nous arrivons au temple et nous tombons en pleine cérémonie. Les gens apportent toujours les offrandes. Elles sont stockées dans différents endroits du temple. En fait ces assemblages sophistiqués sont uniquement composés de nourritures. Les photos de près vous éclaireront mieux qu'un long discours. Ici c'est le "Lourdes" local ! Le temple est construit sur une source sacrée. Cette eau guérit tout et chaque pèlerin se baigne dans les eaux pour se débarrasser de tous ses problèmes physiques et moraux !

Toujours plus une ambiance de fête familiale que de cérémonie religieuse.

Le circuit est fait de telle façon que l'on est obligé de passer devant une ribambelle de boutiques. Nous sommes très sollicités et comme Biquette à des "trucs" à ramener on se laisse faire. Elle choisit je marchande, c'est mieux que l'inverse. Bref on se retrouve avec quelques babioles de plus.

On reprend la voiture pour un autre temple. 240 marches à descendre puis, bien sur, à remonter. Plein de boutiques le long de la descente, au delà des boutiques de très jolies cultures de riz en terrasse. Le temple est formé de deux falaises de 10m de haut de chaque côté d'une rivière. Dans ces falaises sont sculptées 2 séries de pagodes identiques se faisant face. Les guides disent que la signification de cette construction reste mystérieuse.

La remontée est difficile mais nous en profitons pour négocier encore et toujours des babioles. Finalement nous atteignons le sommet sans trop de mal mais au prix d'une bonne suée.

Nous partons ensuite pour un petit lunch dans un café que nous ont recommandé les français rencontrés chez Rosa lors de notre période farniente. Le café à été construit face à de très belles rizières. Malheureusement toujours pas de soleil !

Nous commandons un petit en-cas et nous mitraillons à tout va les rizières d'en face.

Le café est plein et le service à du mal à se faire rapidement.

Comme cet après midi il est prévu d'aller au marché d'Ubud, Biquette s'impatiente. Donc pas de dessert et on va payer à la caisse. À peine a-t-on payé que le soleil apparaît et éclaire enfin les rizières. Nous re-mitraillons sous le soleil ..... enfin !

Retour à l'hôtel, petite piscine et séance relax avant d'affronter le marché !!!

Biquette a une liste impressionnante de m......douilles à acheter. Nous avons un avantage sur l'"ennemi" c'est d'avoir déjà "fait" le marché avant hier. Je repère donc tout de suite les boutiques où j'ai déjà âprement marchandé. Ça nous donne un prix de départ bien plus correct. Bref nous nous en sortons plutôt bien. Le marchandage ici n'est jamais agressif. Tout se passe dans la bonne humeur.

Après le marché nous partons en quête d'un spectacle de danses balinaises. Notre chauffeur nous a conseillé le Lotus Café. Nous passons prendre les billets et allons chercher un resto.

Le spectacle commence à 7h30 pour une grosse heure. Il n'y a qu'une cinquantaine de personnes. Le spectacle est divisé en plusieurs séquences d'environ 10 mn. Chacune a un thème qui est expliqué au dos du billet. Heureusement, ça facilite grandement notre compréhension de ces danses. Les costumes sont très colorés, les danseurs et danseuses sont très expressifs. Le jeu des mains et des yeux est très important. Le spectacle se termine par une invitation aux spectateurs à venir participer. La danse s'appelle "Flirtuation". Quelques courageux accepte l'invitation de la danseuse. Ils essaient tant bien que mal de la suivre dans ses mouvements : pas simple. Très sympa.

Retour à l'hôtel pour notre dernière nuit à Ubud, non sans avoir pris au passage un petite glace.

Grosses bises à tous


Tintin & Biquette

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Mardi 2 octobre

Dernière journée complète de ce séjour en Indonésie.

Nous partons ce matin en direction du sud. Nous passerons la nuit précèdent notre départ dans un village proche de l'aéroport mais qui ne manque pas de charme comme vous le verrez.

Nous allons profiter de la route pour aller voir certains lieux de l'artisanat balinais. Nous portons notre choix sur les sculpteurs sur bois. Le village s'appelle Mas et nous nous arrêtons dans un atelier. Les objets exposés sont magnifiques mais très chers. Malheureusement les ateliers sont presque déserts. La fête de la pleine lune semble se poursuivre (on voit toujours des gens dans les rues apporter des offrandes sophistiquées vers les temples). Bon, pour nous ce n'est pas dramatique, nous avons longuement vu travailler les sculpteurs thaïlandais il y a quelques années.

Nous continuons vers le sud pour le village de Sukawati pour lequel le Routard et le lonely planet vantent les qualités de son marché. Marché alimentaire pour l'un et textile pour l'autre mais authentiquement local pour les deux. Les choses ont elles changé ? Sans doute car nous ne trouvons qu'un marché pour touristes, du reste quasi désert à cette heure matinale. Nous partons à sa recherche. Nous demandons de ci de là : rien. Pas d'autre marché que la réplique de celui d'Ubud que nous avons "fait" hier. Et encore celui d'Ubud est un peu moins touristique que celui-ci.

Troisième étape le village de Batubulan connu pour ses ateliers de sculpture sur pierre. Là nous avons la chance de voir un sculpteur travailler sur une statue de 80cm dans une roche volcanique presque blanche. La roche est à la fois tendre et solide. Il est en train de faire une divinité hindouiste. Il travaille à une vitesse hallucinante. Il n'a pas de modèle. Sans doute a-t-il déjà fait cette œuvre des dizaines de fois. Très impressionnant.

Ensuite nous allons vers le temple de Tanahlot. Très connu et très visité de Bali. Les visites se font en général au coucher du soleil. Nous y serons pour midi. Le site est très joli. Le temple ne se visite pas. Il est de toute façon sur une île à 100m du bord et on ne peut l'approcher qu'à marée basse. Je me décale de la foule pour trouver un angle de prise de vue et je tombe sur un varan d'un bon mètre cinquante. Je savais qu'il y en avait ici, mais c'est le premier. J'avais déjà vu de près ce genre de bestiole et c'est lui qui a le plus peur. Il part de sa démarche caractéristique dans les buissons proches. Pas eu le temps de shooter ! Dommage.

Après les photos d'usage, nous retournons au parking et pas de traces du chauffeur. Nous tournons bien 1/2h ..... rien ! On commence à se demander s'il n'y a pas un coup fourré mais ce serait étonnant vu que nous payons tout à la fin. Je m'approche de l'entrée, le parking étant vers la sortie et je l'entends me héler ! Ouf ! C'est un jeune chauffeur qui a encore beaucoup à apprendre !

Direction Jimbaran maintenant où nous avons réservé une chambre. Non sans être passés par le Hard Rock Café de Kuta (le Hard Rock Café est une tradition de longue date dans nos voyages). Quand on questionne les gens qui connaissent Bali, ils disent du Sud de l'île que c'est Ibiza ! Quand on voit Kuta on veut bien le croire. Ce ne sont que grands hôtels et boutiques riches. On dirait la côte d'azur.

Jimbaran fait encore un peu exception, mais pour combien de temps ? Notre hôtel est à 50m de la plage. La chambre sans clim est à 15€. Et le bord de mer est constitué de warungs, petits restos traditionnels balinais. Nous profitons de la piscine pour nous rafraîchir et nous reposer un peu. Vers 17h nous partons pour le coucher de soleil sur la plage qui est orientée plein ouest. Les warungs installent des tables sur la plage et proposent des repas de fruits de mer. Nous nous laissons tenter et c'est très bon : langoustes, gambas, poissons, ..... excellents ! Le coucher de soleil n'est pas mal non plus. Seule une invasion sino-japonaise dans le warungs d'à côté est un peu bruyante.

Nous sommes à l'hôtel à 20h. Il ne reste qu'à organiser les sacs pour demain. Nous devons être à l'aéroport à midi. Nous attendrons tranquillement au bord de la piscine.

Grosses bises à tous

Tintin & Biquette

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J'avais caressé l'espoir de passer la dernière matinée relax au bord de la piscine comme vous l'avez sûrement lu dans le message précédent. C'était compter sans Biquette qui, dès 7h du matin, a commencé à tourner comme une toupie en soupirant qu'elle n'avait plus sommeil ! J'ai fais semblant de rien et réussi à somnoler jusqu'à 9h mais là il a fallu se lever, manger en 4ème vitesse pour aller "faire un tour" !

Traduisez : aller marcher sur la plage en plein cagnard ! On est presque arrivés jusqu'à l'aéroport et retour. Puis il a fallu aller voir les rares boutiques de m.......douilles ouvertes à cette heure sans touristes. Nous sommes de retour à l'hôtel à 11h25 pour un taxi pour l'aéroport à midi !

J'écris ce message de l'aéroport de Kuala Lumpur où nous venons de manger un McDo "quarter pounder" ! On se croirait à New York !

Ainsi s'achève le périple Indonésien.

À bientôt pour de nouvelles aventures

Grosses bises à tous


Tintin & Biquette