Un tour de la terre dont les étapes sont les suivantes : Sydney, Auckland, Polynésie française, Île de Pâques, Santiago du Chili, Buenos Aires, chutes d’Iguaçu, Rio de Janeiro
Du 17 janvier au 15 février 2010
30 jours
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En fait vol QF2 (Qantas la compagnie australienne une des mieux notées au monde)

Le vol Lyon Londres qui nous inquiétait un peu à cause de la neige, de la grève des aiguilleurs du ciel ...... arrive ..... en avance !

Le voyage est sans histoire. Pour moi ce sont deux nuits enchaînées : un premier vol Londres Bangkok avec 2h pour le décollage le repas du soir 6h de sommeil et 2h pour petit déjeuner atterrissage. Apres un transit d'1h a Bangkok où l'on fait le plein de baume du Tigre, le même vol pour Bangkok Sydney.

Biket dort moins que moi et s'impatiente de la longueur du vol !

Arrivée à Sydney a 6h30 heure locale (20h30 le jour d'avant en France)

Formalités sans histoire à l’aéroport, pas de bagage perdu !

Neil nous attend, il a l'air assez endormi ! Il faut dire qu'il est tôt pour un dimanche. Un peu de cafouillage : il ne retrouve plus la voiture ! Petit trajet d'1/2 h en voiture : il roule a gauche (comme les autres !) et c'est un peu flippant pour nous.

Nous arrivons chez eux et faisons la connaissance de Claire. Ils habitent un super appart dans une proche banlieue très résidentielle avec beaucoup de verdure et de nombreux oiseaux aux très jolies couleurs. Claire est enceinte de jumeaux qui doivent arriver le mois prochain. Elle redoute la chaleur (pour l'instant c'est très supportable : environ 26°C) et commence à se plaindre de sa "mobilité" entravée par le précieux fardeau. Ils doivent passer la journée à l’hôpital pour les cours d'accouchement.

Ils nous ont tout préparé : plan de la ville, trajets en bus, ...

Nous partons vers le centre ville vers 9h30.

Pendant le trajet en bus (25 mn) nous pouvons prendre un premier contact avec la ville : ça fait très américain à part la conduite à gauche. La signalisation routière est la même. Les constructions sont un mélange d'immeubles très British du 19 ème siècle et de buildings ultra modernes. Tout cela entrecoupé de larges zones de verdure comme l’université et l’hôpital de Sydney.

Arrivés au centre ville, une dimension se rajoute au tableau : la mer. On verra au cours de la journée qu'elle est omniprésente dans la ville. Pour ceux qui connaissent on dirait un mélange de Philadelphie et Boston.

Il fait plutôt chaud mais la brise marine rafraîchit bien l’atmosphère et nous ne souffrons pas trop de la différence avec la température que nous avons quittée en France.

Nous visitons le quartier de "The Rocks" lieu des premiers immigrants anglais. Il y a un marché dominical très sympa avec de nombreux musiciens amateurs. Aux constructions typiques de cette époque s'ajoute le pont (Harbour Bridge) qui enjambe la baie. Son style est très fin 19 ème et rappelle la tour Eiffel.

Apres avoir traversé le "Circular Quay" lieu de départ des nombreux ferries nous allons voir le fameux "Opera house" construction moderne typique de la ville. Il est bâti sur une pointe qui s'avance vers la mer. Il est formé de bâtiments en forme de voile de bateau selon nos guides. Il ressemble selon moi aux énormes coquillages que l'on voit chez le capitaine Némo !

A côté un immense parc : le jardin botanique avec de nombreuses espèces rares de la région. Un problème écologique est la présence de très grosses chauve souris qui détruisent les arbres. Le problème étant qu'aussi bien les arbres que les chauve souris sont des espaces protégées !!! Quelques tentatives pour éloigner les chauve souris en émettant des ultra sons n'ont pas couronnées de succès.

Nous poursuivons notre visite par Hyde park (baptisé ainsi en l'honneur de son homologue londonien). Puis direction Darling Harbour un autre port de la ville. Un mélange hétéroclite de buildings modernes donnant sur le port qui abritent des vieux bateaux militaires à côté de grands voiliers du 19 ème siècle, de voiliers modernes et de ferries. Un pont de 1900 enjambe le port et un train monorail suspendu circule au milieu de tout cela. L'espace est très restreint et forme un ensemble très sympa avec les restaurants du port et les artistes présentant leur spectacle sur le quai.

Nous finissons la visite par le traditionnel quartier chinois moins étendu que ceux des villes américaines et composé surtout de restaurants. Nous allons chercher quelques fruits dans un immense marché couvert typique de l'effervescence asiatique.

Biket qui a moins dormi que moi pendant le voyage est un peu fatiguée.

Nous rentrons chez Claire et Neil vers 17h30

Apres un excellent moment de relaxation sur la terrasse de leur appart nous allons manger dans un petit restaurant italien de la résidence nous allons nous coucher tôt : le décalage horaire commence à faire son effet.

Grosses bises a tous.

Tintin et Biquette

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Le décalage continue de nous réveiller naturellement vers 6h !

La journée s'annonce encore très belle.

Au programme aujourd'hui une excursion organisée vers les Blue Mountains à quelques 120 km de Sydney.

Nous avons rendez vous avec l'agence à 7h25 devant chez Claire et Neil. Ils arrivent à 7h50. Le minibus est un peu délabré mais j'avais évité les grandes agences à dessein.

Le guide est sympa et nous apprend que le français est la langue officielle de 23 pays dans le monde ce qui est un record devant l'espagnol et l'anglais.

Nous arrivons à un parc animalier où nous restons 3/4h un peu juste à notre gout.

Le zoo hier avait été l'occasion d'un premier contact avec les habitants naturels du pays, là ce serait plutôt l'immersion !

En particulier les kangourous et les koalas. Ils sont en liberté dans le parc et nous arrivons au moment des repas.

Ils ne boudent pas la nourriture. Cela nous permet de les approcher et même de les caresser. Il y a de nombreuses espèces de kangourous dont des arboricoles. Les fourrures sont parfois très douces chez les wallabies par exemple. Quant aux koalas ce sont de véritables peluches très placides et nous ne pouvons résister à l'envie de les touiller !!!

Nous changeons de minibus et de guide pour rejoindre un autre groupe et un nouveau guide.

Ce nouveau guide parle un anglais très pur et facile à comprendre. Environs 65 ans très grand et très amoureux de la nature de son pays. Nous allons rendre visite à une maman kangourou en liberté dans la forêt : elle est avec un petit (déjà bien grand) et un autre dans la fameuse poche. La forêt est très belle, composée essentiellement d'eucalyptus et d'acacias.

Nous allons ensuite vers le site de Blue Mountains proprement dit. Blue Mountains (appelées ainsi a cause de la couleur bleue qui provient du reflet de la lumière sur les vapeurs d'huiles dégagées par les eucalyptus) est un plateau à 1500m d'altitude qui a été creusé par les eaux qui ont laissé place à des falaises. Le même principe que le Grand Canyon mais la comparaison s’arrête la : le creusement a du être plus lent ce qui a modelé quelques falaises mais beaucoup moins encaissées. Les vallées creusées sont beaucoup plus larges et recouvertes de forêt.

Nous faisons une petite marche vers les cascades bien modestes en quantité d'eau mais très belle car la roche est dans les tons rouge et ocre.

Apres le repas nous allons à Katoomba le lieu touristique de l'endroit. Heureusement en cette période il y a peu de monde. Les falaises sont équipées de télécabines (suisses cette fois !) ce qui est bien agréable vu le fort dénivelé de l'endroit et le peu de temps dont on dispose. Une formation des falaises s'appelle les three sisters et ressemble assez aux three gossips du parc Arches de l'ouest américain. Nous faisons une promenade dans la Rain Forest très différente de la première que nous avons vu : celle-ci est très dense et ne laisse pas passer la lumière. Il y a d'immenses fougères et elle ressemble à une forêt tropicale, la chaleur en moins car il fait presque frais et on supporte bien le sweat.

Au retour nous traversons le parc olympique construit sur une ancienne zone industrielle réhabilitée pour l'occasion et qui a obligé à un très grand chantier de dépollution des sols. Nous y prenons un ferry qui nous amène en presque une heure au point central de la ville : Circular Quay. Il est 19h et les couleurs du coucher de soleil en particulier sur Opera House sont magnifiques.

Nous rejoignons Claire et Neil dont la journée s'est passée autour de l'avant dernière échographie qui montre que tout se passe bien pour Claire et les bébés.

Là encore le sommeil est très facile a trouver.

Grosses bises a tous

Tintin et Biquette

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Mercredi 20 janvier

Aujourd'hui journée mythe australienne. ....."genre australien blond sable chaud, surf sur les vagues sel sur la peau, grand les sourires, gros biscotos ....." dit Jean Jacques Goldmann. Nous allons visiter deux plages très célèbres des environs immédiats de Sydney.

Manly tout d'abord, qui est à 20 mn de ferry de Circular Quay. C'est un des endroits ou Claire et Neil envisagent d'acheter un appartement : avec l’arrivée des jumeaux il faut s'agrandir ! C'est un peu comme Staten Island à New York : beaucoup de gens y habitent et viennent travailler à Manhattan en ferry. Comme ce sont encore les vacances d’été et que nous prenons le ferry à 10h, ce sont plutôt des parents ou papy mamy qui emmènent leurs (petits) enfants à la plage.

On débarque sur une grande avenue piétonne et très touristique qui nous conduit à la plage principale de Manly. Joli sable blond, la mer est très bleu-vert et il y a pas mal de vagues. Pas de surfer à l'ouvrage, la vague ne doit pas être encore assez forte. Je me baigne rapidement : la force des vagues est impressionnante on se fait littéralement balayer à l'aller lorsque la vague s’écrase sur la place et au retour quand elle revient ! Il y a pas mal de monde mais comme la plage est grande on n'est pas les uns sur les autres.

Nous prenons la balade le long du littoral. Après la plage une alternance de formations rocheuses et de plages plus ou moins grandes. Le chemin est large et goudronné. On y croise des joggers (très nombreux), des vélos, des poussettes et bien sûr des piétons. Nous choisissons une de ces petites plages pour nous arrêter un moment. Biket fait semblant de se baigner (enfin elle dit à juste titre que tu rentres dans l'eau et que la vague suivante te mouille entièrement ..... surtout elle !!!).

A propos de taille, j'ai jamais vu un endroit où il y a autant de gens plus grands que moi ! A commencer par Neil qui avoisine sans doute les 2 m mais lui est canadien ! Mais ici, aussi bien dans les rues que sur la plage, les 2 m et plus sont légion ! En regardant alternativement ces surfeurs et biket je vais chopper un torticolis.

Nous reprenons le ferry pour rentrer sur Sydney. La mer est de plus en plus houleuse avec de très larges et grands creux. Le commandant annonce une zone de hauts fonds et est obligé de ralentir. Le ferry se transforme en immense balançoire pour la plus grande joie des enfants qui rient en chœur. Nous prenons ensuite le bus pour Bondi (prononcer bon daille). Le bus est bondé (si j'ose dire). Après 35 mn nous arrivons sur une plage du même genre que celle de Manly.

Les vagues sont beaucoup plus fortes. Nous prenons là aussi le chemin du littoral pour aller en direction de la plage de Bronte (prononcer Bron Ti). Les vagues se déchaînent contre les rochers et donnent un très beau spectacle d’écume et de jets d'eau. Ça fait également beaucoup de bruit. Nous arrivons à la plage de Bronte et la baignade que nous tentons l'un après l'autre n'est pas de tout repos : à la force des vagues qui arrivent s'ajoute un courant parallèle à la plage qui nous propulse à 20 m de l'endroit où se trouvent nos affaires. Biket fait des "figures" pour rester en équilibre qui ne sont racontables qu'en vidéo. La baignade est en fait interdite et les sauveteurs sont très près de la plage et surveillent attentivement les quelques baigneurs en les rappelant à l'ordre continuellement. Seul un surfeur s'est aventuré au large pour prendre la vague naissante. Il parcourt toute la vague de façon assez impressionnante. Les sauveteurs ne lui disent rien et pour cause : c'est un des leurs. Nous l'apprenons car une fois sa perf finie ils les rejoint et ça discute ferme entre eux.

Après une petite glace nous prenons le chemin du retour et terminons la journée par un petit repas au resto chinois dans Chinatown. De retour chez nos hôtes nous prenons le frais sur leur terrasse en papotant avec eux jusqu’à l'heure du coucher.

Jeudi 21 janvier

Claire a la gentillesse de se lever pour nous conduire à l'aéroport.

Le vol Sydney Auckland dure 3h et il y a 2h de décalage en plus. Facile maintenant nous avons +12h par rapport à vous ; quand il est 8h du soir chez nous il est 8h du matin pour vous.

Quand on arrive à Auckland il pleut ! Mais le temps de prendre le bus pour le centre ville et le ciel s'est dégagé. Nous partons en exploration. Biket qui a vu que nous avons une kitchenette dans la chambre veut à tout prix aller à un marché qui ferme à 18h. Nous cavalons dans les rues jusqu'au marché qui ferme à ....17h !

Nous retournons vers le centre et la pluie revient. Ce sont, en fait des averses qui durent très peu de temps : 5 mn pas plus. Mais il pleut beaucoup. Nous en essuierons (c'est le cas de le dire !) 5 ou 6 jusqu'au soir. Nous allons jusqu'au port, qui comporte trois zones : le port de marchandises assez impressionnant avec ses murs de conteneurs, le port des ferries, et le port de plaisance où nous trouvons le tour opérateur qui organise les tours en voiliers (ceux de l'America's Cup).

Renseignement pris nous ne savons toujours pas si notre excursion de samedi aura lieu ou pas (faute de participants). Nous trouvons un restau italien sur le port où la cuisine est excellente. Petite journée mais entre voyage et décalage il ne restait pas grand chose !

Vendredi 22 janvier

Aujourd'hui c'est notre journée tour culture maorie. Le minibus arrive à l'heure et le chauffeur qui est en même temps le patron de cette petite agence nous apprend que nous ne serons que tous les deux pour cette journée. Nous commençons par nous rendre dans une maere : c'est une maison moderne dont les habitants perpétuent les traditions de la culture maorie. Nous apprenons pour l'occasion une petite chanson en langue maorie pour la cérémonie de bienvenue qui a lieu en arrivant. La famille est habillée de façon moderne. Ils effectuent quelques rituels dont certains ressemblent au Haka des All Blacks. D'autres semblent être des prières. Notre guide qui est en partie d'origine maorie prononcent quelques mots et nous chantons notre petite chanson. A la suite de cela c'est le bonjour maori : on se sert la main et nos fronts et nos nez doivent se toucher. Ils nous offrent le thé et nous discutons.

Des membres de leur famille ont vécu en France comme joueurs de rugby : un à Lyon et un à Agen. Ils vivent de façon moderne mais leur activité est tournée autour de la culture maorie : présentations aux touristes, cours de langue maorie, manifestations, .... Ils ont également quelques subventions de l'état. Après le thé je prends un cours de danse guerrière avec un bâton à bout pointu d'un côté et en forme de lame tranchante de l'autre. Pendant ce temps Biket apprend à tresser avec des feuilles d'une plante locale. Ils sont vraiment très gentils et nous nous sentons très à l'aise avec eux. Petite cérémonie d'adieu lors de notre départ.

Nous allons ensuite au musée d'Auckland pour avoir une explication historique par notre guide. En fait la Nouvelle Zélande à été peuplée à partir de Tahiti. Le flux migratoire tel que le pensent les historiens actuellement s'est effectué à partir de Taïwan puis petit à petit vers les Philippines puis Samoa et les Fidji puis la Polynésie française et enfin le Nouvelle Zélande. Nous assistons également à un spectacle de chants et de danses dont le célèbre Haka.

Nous allons ensuite en divers points autour de la ville. La verdure est omniprésente. La ville est construite autour de volcans éteints et nous pouvons voir certains cônes volcaniques intacts bien que recouverts de végétation. Nous allons également en différents points de vue sur la mer. Il y a toujours ces averses de courtes durée mais très fréquentes au rythme des nuages qui passent très vite dans le ciel. Paul notre guide nous ramène à l'hôtel vers 18h.

Nous avons passé une excellente journée. Nous retournons au port pour apprendre que notre croisière de demain aura bien lieu. Il va falloir s'habiller chaudement et sortir les Kway !

Grosses bises à tous

Tintin et Biquette

PS : internet commence à être rare et ça risque d'être encore pire en Polynésie

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Et maintenant a vous de retrouver parmi ces quelques photos : Koala, Kiwi, Opera House, Auckland Harbour, Ibis, Sydney City, Sydney Beach, Auckland Sky Tour, Kangourou, Blue Moutains Park, Surfeur et pour finir perruche multi-couleur !!!

A vous de jouer !!

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Samedi 23 janvier

Je m'aperçois en relisant que j'ai oublié de parler hier de notre passage au Zoo. Notre guide Paul connait beaucoup de monde à Auckland et en particulier Marylin qui travaille au Zoo d'Auckland. Après le musée hier et après un repas sur le pouce nous allons au zoo où nous retrouvons Marylin pour une visite guidée personnalisée. D'abord la présentation par un ranger de la faune du pays : lézards, oiseaux et surtout le kiwi. Le kiwi est une sorte de gros oiseau qui ne peut pas voler. Il a un long bec droit qui lui permet de chercher la nourriture dans la terre, des plumes marron clair et il est très craintif. La population est en danger actuellement. Par le passé abondante c'est aujourd'hui une espèce menacée. Ensuite, visite du zoo et en particulier des animaux dont Marylin est la plus fière. Elle connait tous les animaux et leur histoire. L'éléphant se promène en liberté dans le zoo. Une hippopotame est ici depuis plus de 50 ans mais va devoir être transférée pour cause de travaux. Guépard, tigres, lions, zèbres, girafes, ..... tous les animaux ici respirent la santé et sont vraiment dans des conditions de captivité optimales (si l'on peut dire). Le zoo est le seul au monde à posséder un hôpital complet avec blocs opératoires stériles. Ils soignent des animaux venus de tous les endroits du monde.

Aujourd'hui journée mer.

On commence par une expérience en voilier. Il s'agit d'aller dans une île où nous passerons l'après midi. Le voilier doit faire à peu près 25 m. Nous sommes 5 "touristes" et deux skippers (un néo-zélandais et une anglaise). Le temps n'est pas génial mais il y a suffisamment de vent. Le début de la traversée s'effectue par vent arrière et notre vitesse moyenne est de 6 nœuds (~11 km/h). C'est plan plan et le bateau reste bien à plat. Le skipper met les deux voiles en papillon. L'idée est lorsque le vent est presque arrière si les deux voiles sont dans le même sens (légèrement à gauche de l'axe du bateau par exemple) la voile qui est sur le devant du bateau ne reçoit pas de vent puisqu'elle est presque entièrement cachée par l'autre voile. L'idée est de mettre cette voile de devant à l'envers, c'est à dire à droite de l'axe si l'autre est à gauche. La manœuvre est semble-t-il assez délicate et tenir ces deux voiles dans des sens inverses demande de la dextérité de pilotage. Lorsque nous sommes en vue de l'arrivée les skippers remettent les deux voiles dans le même sens le vent se lève subitement et ils doivent faire face à une situation apparemment compliquée. Heureusement on sent qu'ils maîtrisent. La bateau va tout de suite bien plus vite (jusqu'à 11 nœuds soit presque 20km/h). Le bateau gite et Biket s'inquiète et se cramponne !

Vers midi nous arrivons sur l’île de Waiheke. Nous partons du quai de débarquement pour une balade qui longe la côte jusqu'au village principal. Le paysage ressemble un peu aux parties sauvages de la côte d'Azur (y en a t il encore ?). La végétation est très dense des pins aux branches très tourmentées, des buissons et de l'herbe. Par endroit on a l'impression qu'on a du creuser un tunnel dans les buissons pour faire passer le sentier. L'herbe est très compacte : on a l'impression par moment de marcher sur une moquette très épaisse. Quelques maisons disséminées pour la plupart du très haut de gamme. A un moment nous nous trompons de chemin et nous traversons une propriété privée qui doit avoir quelques hectares de terrains avec une oliveraie et une vigne. Devant la maison un green de golf ainsi que deux bungalows haut de gamme pour les invités. Heureusement il n'y a personne car nous sommes obligés d'escalader le mur pour sortir. Le reste de la balade se fait sur la petite route qui serpente entre les vignes (l’île est connue pour son vin).

Nous arrivons au village pour un petit frichti dans un des restaus du centre. Petit tour par la plage et retour vers Auckland par le ferry. Un peu de shopping sur le chemin du retour. Le soir nous grimpons sur la Sky Tower, fierté des néo_zélandais, qui domine la ville à plus de 200 m. La vue sur la ville est impressionnante et nous tentons des photos nocturnes, exercice toujours délicat.

Le temps est toujours le même alternance de soleil et de passages nuageux avec averse. La température varie entre 20 et 25 selon que le soleil est là ou pas.Comme je le disais hier internet va devenir difficile à trouver (à partir de demain nous sommes en Polynésie) et cela d'autant plus que notre PC n'arrive pas à se connecter aux réseaux Wifi !!!

Grosses bises à tous

Tintin et Biquette

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Dimanche 24 janvier

C'est le jour du départ vers la Polynésie. Aujourd'hui rien de planifié. Notre avion est prévu à 15h50. Il nous faut donc être là-bas vers 13h30. Nous nous levons vers 9h et nous partons en quête de souvenirs. Sur le chemin nous trouvons par hasard un petit parc sympa avec la statue de la reine Victoria. Quelques personnes s'entraînent à un art martial. Peu de monde et très calme : bon moment de détente.

Vers midi nous retournons chercher les bagages et prenons le bus vers l'aéroport. Petite restauration rapide et nous embarquons pour un vol Air Tahiti Nui. On est tout de suite dans l'ambiance : les hôtesses et stewards sont polynésiens. Les filles ont des fleurs dans les cheveux et tous ont des tenues de couleur unie avec des fleurs blanches dessinées. 5 heures de vol pendant lesquelles j'essaie vainement d'expliquer à Biket comment en partant dimanche à 16h on peut arriver samedi à 22h. Ce peut être pour les lecteurs le quizz du jour ! En pratique ça ne nous fait qu'une heure de décalage.

Nous sommes accueillis par le trio tahitien guitare ukulélé et chant ainsi que la remise de fleurs à tout le monde. Les douaniers font du zèle : bienvenue en France ! Notre motel est bien en face de l’aéroport mais à 150 m plus haut. Il pleut et l'air est très humide. Notre chambre est au 2 ème sans ascenceur. Je suis en nage et je ressemble à Depardieu dans les Anges Gardiens lorsqu'il sort de l'avion à Roissy !

Le nuit est courte car il faut être à l'aéroport à 6h30 Dimanche 24 janvier (2 ème voir ci-dessus !). Vol sans histoire jusqu'à Huahine. Aller dans une île qui s'appelle "foufoune" c'est pas banal (hua = sexe hine = femme comme dans Vahine)! Nous partons sous les nuages mais le ciel semble se dégager au fur et à mesure que l'on s'approche de Huahine (40 mn de vol). L'avion est un ATR 72 à hélice et bien que petit il n'est qu'à moitié plein.

A l'arrivée la personne d'Europcar nous attends et nous prenons possession d'une Dacia toute neuve et climatisée. Nous allons jusqu'au village de Fare où nous achetons de quoi pique-niquer. Outre pain et chips pour assurer la survie nous tentons une salade de bénitiers (pauvre bêtes) et une préparation à base de poisson cru. Le quai du village est petit il y a quelques personnes qui ont apporté des aliments qu'ils vendent (dont nos deux expériences). Nous allons sur le bord du quai et nous voyons nos premiers poissons tropicaux. L'eau est très claire. Les gens nous disent tous bonjour (ou Ia orana).

Un peu plus loin l'église avec des gens endimanchés. On s'arrête pour quelques photos ; ils nous invitent gentiment à entrer. Nous prenons place au fond. L'office commence et le premier chant est un délice : une chant religieux typique tahitien avec des chœurs mais sans maître de chant chacun à une place non déterminée dans l'église. Superbe !

Nous continuons notre route et nous prenons au hasard des chemins qui vont vers la mer. La végétation est très dense : les montagnes ressemblent à celles que l'on voit dans Jurassic Park, pas une roche apparente tout est recouvert d'arbres très verts. Et dès qu'on s'approche de la mer des cocotiers et cette eau avec différents tons de bleu selon qu'il y a plus ou moins de fond. Les points de vue varient sans cesse selon les méandres de la route et les arrêts sont nombreux. On croise très peu de voitures et on peut même s'arrêter sur la route pour une photo sans se garer.

Vers midi nous arrivons là où notre logeur nous a conseillé une plage. Il n'y a personne, la plage est naturelle donc non nettoyée mais on ne trouve aucun déchet humain. Petit casse dalle (le bénitier n'est pas très bon, heureusement qu'il y a les chips !) et enfin première baignade. L'eau est chaude et limpide. C'est du sable mais très rapidement des formations coralliennes (appelées patates apparaissent). Et là c'est l'aquarium récifal naturel ! On n'en prend plein les yeux. Pour les connaisseurs : des demoiselles noires, bleues, jaunes et bleues, des poissons perroquets, des chaetodons, des chirurgiens enfin bref c'est super. On sort de l'eau avec la peau toute fripée tellement on est resté longtemps.

Nous reprenons la route pour finir le tour de l'île. Un site nous est proposé par les guides : les anguilles sacrées. On s'arrête là où nnous supposons l'endroit (aucun panneau pour le signaler) ; on se renseigne et on nous indique un pont sur une petite rivière qui longe la route. Nous longeons une eau brunâtre sans rien voir. Un petit bambin de 5 ans nous dit "elles sont pas là, elles sont là bas" en nous montrant la direction du pont. Nous nous y dirigeons et je lui dit "je ne vois rien" il me répond " mais oui mais il faut leur donner à manger !" une dame derrière confirme " il a raison il faut leur donner des maquereaux, ils en vendent à la boutique ..." Nous allons acheter une boite de maquereaux que la dame nous ouvre. Nous la donnons au gamin qui tout sourire va se placer à l'endroit stratégique. En 10 secondes apparaissent une dizaine d'anguilles dodues et voraces d'un bon mètre cinquante et qui se jettent sur les morceaux de poisson. Elles ont les yeux bleus et le corps gris noir. Elles sont très belles. Un "grand" dit quelque chose au gamin en tahitien, le gamin change de place et les anguilles sortent carrément de l'eau pour attraper les morceaux de poisson. Le gamin est aux anges et encore plus quand nous lui donnons l'équivalent de 50 c d'euros pour sa prestation.

Nous continuons la boucle et nous visitons deux marae (temples des anciens polynésiens) sorte d'empilement de grosses pierres sur 2 m de haut et qui fait 10 m par 15 m c'est du moins ce qu'il en reste.

Nous retrouvons notre logeur à 18h à l'aéroport où nous laissons la voiture. Walter est de l'Aveyron et sa femme Kim et lui sont venus s'installer en Polynésie en 2004. Ils ont loué un terrain sur un motu (petite île dans le lagon) et y vivent depuis deux ans tout en ayant construit deux bungalows à louer aux vacanciers.

Petite traversée entre l’île principale et le motu. Nous arrivons dans leur "royaume". Ils ont tout construit eux-mêmes. Leur propre fare (maison) et deux bungalows avec salle de bains séparée. C'est vraiment super et nous sommes enchantés de ce que l'on découvre. Il y une cuisine commune et un espace repas également commun. C'est un peu Robinson Crusoe mais il y a quand même le courant (panneau solaire). L'eau est celle récupérée lors des pluies. Seule ombre au tableau : les moustiques ! Et il y a en prime les nonos (sorte de petits moucherons qui piquent : moins sournois que les moustiques : on sent la piqûre puis plus rien!). Les moustiques on peut essayer de combattre les nonos non !

Nous nous endormons tôt et Biket est bien décidée à aller voir le lever de soleil le lendemain matin à 5h. A peine fini notre casse croûte du soir terminé, il se met à pleuvoir à seau et cela pendant trois bonnes heures (c'est bon pour les citernes de récup !).


Nestor et Biquette

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Lundi 25 janvier

Le réveil de Biket sonne à 4h30.

Elle se lève. J'hésite à la suivre mais la flemme l'emporte et je reste couché. J'aurais mieux fait de me lever : comme elle remet la moustiquaire avec les moufles, la suite de ma nuit sera une bataille rangée avec une armée de moustiques tous plus coriaces les uns que les autres.

Je me lève à 7h pour constater que Biket m'a enfermé avec l'armée ennemie .... J'hésite à tenter une sortie par une des fenêtres lorsque je la vois revenir de ses explorations matinales. Elle est ravie et me raconte les dangers qu'elle a du affronter : principalement les crabes de 5 cm qui ont du s'enfuir à son approche. Il faut dire que les noix de coco tombent des arbres femelles et que là il y a réel danger.

Après un petit dej rapide, Biket est impatiente de me montrer ses découvertes. Nous allons sur la côte est de l'île où nos hôtes ont aménagé un coin de plage : en fait ils ont nettoyé 30 m de plage et installé un coin avec un toit des bancs qui permet de se mettre à l'ombre. Nous décidons de faire le tour de l'île (au moins de la plage qui est côté est) à l'endroit où l'on arrive côté ouest nous marchons dans l'eau ou sur la plage selon l'accessibilité du terrain. Nous dérangeons surtout les crabes. Deux sortes de ces bébêtes : des crabes aquatiques qui ressemblent à ceux que l'on connait sur les côtes françaises et les crabes terrestres qui eux vivent dans des trous qu'ils creusent dans la terre. Ces derniers sont très voleurs un peu les pies de l'endroit. Ils transportent tout ce qui traînent : brosse à dents, lunettes, ..... Ils sont également très voraces et montent sur les cocotiers pour manger les noix de coco jeunes. C'est ce qui explique que certains troncs sont équipés de cerclages en aluminium d'une cinquantaine de cm qui les empêchent de monter.

Arrivés sur la côte ouest nous mettons masque et tuba et le spectacle reprend. Cette fois nous voyons des anémones et bien sur des clowns (pas ocellaris comme Némo mais ses cousins !). On voit même un Naso lituratus (les spécialistes apprécieront) et trois murènes à 1m du bord planquées chacune dans un trou mais avec la tête sortie dans l'attente d'une proie imprudente. Nous voyons également de superbes bénitiers de toutes les couleurs, eux qui ont besoin de beaucoup de lumière sont servis : l'eau est limpide et le soleil tape abondamment.

Nous retournons vers notre bungalow et nous trouvons Walter en train de préparer des noix de coco pour les vendre à Papeete. Ils nous apprend plein de choses sur les noix de cocos et leur utilisation. Il nous prépare une noix de coco verte qu'il nous apporte avec deux pailles : le lait de la noix de coco verte est très désaltérant car peu sucré et très frais. Après l'avoir entièrement bu il la fend en deux et nous montre la chair de la noix verte très mince et beaucoup mois écœurante que celle de la noix mure (celle que l'on trouve chez nous).

Après le repas de midi (la préparation à base de poisson cru est bien meilleure que la salade de bénitiers) et un petit temps de repos pour éviter la grosse chaleur, nous prenons masque et tuba pour aller de l'autre côté de l’île. Le spectacle est très différent : moins de poissons mais davantage de coraux de toutes couleurs, de très petits aux formes très fines à des anémones d'un mètre de diamètre regroupées par dizaines. Kim nous a parlé d'une patate spéciale clown que nous avons du mal à trouver. Finalement nous voyons les deux autrichiens qui sont dans l'autre bungalow loué par Walter et Kim (nous sommes donc 7 en tout dans cette île de 10 hectares environ !) arrêté depuis un moment à 10m de la plage : ils sont sur la fameuse patate à clown. Comme ils s'en vont ils nous donnent le reste du pain qu'ils ont apporté pour donner aux habitants de la patate. Nous sommes dans moins d'un mètre d'eau la patate fait 5 m de diamètre je plonge la main avec un morceau de pain dedans et c'est la frénésie : population dominante les demoiselles noires avec deux tâches bleues et d'autres gris foncé à rayures, il y en a 200 au bas mot, certaines manque la cible et picorent mes doigts. Viennent ensuite les clowns qui voudraient bien profiter du festin mais n'osent pas trop quitter leur anémone de peur de se la faire piquer ; ils viennent quand même, prennent un morceaux et repartent aussitôt. Ensuite les chaetodons plus craintifs mettent plus de temps à venir mais finissent par succomber à la tentation. C'est vraiment super à voir !

Vers 17h il fait une averse et nous rentrons nous mettre à l'abri. Discussion avec Walter sur la Polynésie, il nous prête un livre qui explique plein de choses : de la formation des îles à leur peuplement en passant par les techniques de construction de pirogues. Nous nous couchons tôt vers 9h : nous prenons le rythme des îles !

Mardi 26 janvier

Jour de départ à Bora Bora.

L'avion est à 13h20 ce qui nous laisse la matinée de libre. Nous décidons une matinée Cousteau : nous allons refaire les meilleurs moments de nos observations en prenant le caméscope pour lequel nous avons un sac étanche. Nous faisons donc la patate des clowns sur la côte est et les meilleurs endroits de la côte ouest.

Midi arrive vite et nous devons préparer les sacs et partir à l'aéroport.

Adieux chargés d'émotion avec Kim et Daisy, puis Walter nous conduit à l'aéroport.

1/4h de vol entre Huahine et Bora Bora. De l'avion nous voyons le lagon de Bora : c'est effectivement féerique ! Les couleurs du lagon surpassent tout ce que nous avons pu imaginer. Les photos que nous avons tous pu voir sont bien réelles : inutile de trafiquer, les couleurs naturelles sont somptueuses.

L'aéroport de Bora est dans un motu donc navette aquatique pour rejoindre le village de Vaitepe. En route les vues sur le lagon et les hôtels de luxe, sont très belles. L'île ne ressemble pas du tout à ce que j'imaginais : le village et les alentours sont typiques de ce qu'on a déjà vu à Huahine en un peu plus "moderne" (on paie en carte bleue, il y a des distributeurs de billet). Donc un environnement naturel peu "pollué" par le tourisme de luxe. En fait notre logeur, que l'on questionne, dit que les hôtels de luxe sont des prisons dorées dont les touristes (essentiellement américains) ne sortent pas.

Notre logement fait partie de la vie normale de l'île. Les bungalows sont répartis dans une véritable jungle naturelle. On accède à notre logement par un dédale de sentiers dans cette nature luxuriante. Le tout agrémenté de statues qui ne sont pas sans rappeler celles que l'on voit dans Vol 714 pour Sydney (il faudra que je le relise en rentrant pour savoir si Allan a détourné l'avion de Carreidas dans une île polynésienne). Le bungalow est superbe tout en bois précieux avec une grande terrasse donnant sur la baie et une partie kitchenette douche très originale : c'est une tahitienne qui déverse l'eau de la douche (une statue malheureusement !).

Notre logeur nous prête des vélos et nous décidons d'aller à la pointe de Matira : la plage de nombreux hôtels de luxe dont une partie est restée public. Les vélos sont à rétropédalage donc ne comportent pas de freins classiques mais il faut pédaler "à l'envers" pour freiner. Biket est un peu inquiète, d'autant que le vélo est trop grand pour elle, mais elle s'en sort très bien.

La plage est belle mais fréquentée : peu de monde mais des bateaux amarrés. Les fonds marins sont moins beaux que sur Huahine. Mais cette partie de Bora ne doit pas être la meilleure à explorer.

Nous revenons vers 18h en passant par le premier magasin de perles et là Biket n'a aucun mal à arrêter son vélo ! Dînette dans le bungalow et coucher 9h comme d'hab

Grosse bises à tous

PS : les pièces jointes marchent pas bien dommage y en avait plein !

8

Pour ceux qui en parlent, le cyclone Nisha (ortho?) ne viendra pas en Polynésie et de plus l'ogre s'est calmé !

Jeudi 28 janvier

Il fait de moins en moins beau ! Nous restons le matin dans notre bungalow à jouer au rami. Je gagne bien sûr ! Vers 11h on se dit que tant qu'à être mouillé autant aller dans l'eau, d'autant plus qu'il y a pas mal de lumière et que ça doit être bien pour voir les poissons.

Notre logeur Nir nous trouve LE loueur de bateau sans permis. Il vient nous chercher à la pension et nous conduit à son emplacement de location de petites barques en aluminium moteur de zodiac mais 6 cv. Il nous montre le fonctionnement, la carte avec les bouées et les emplacements à voir en particulier le jardin de corail.

20 mn plus tard nous mouillons dans 3 m d'eau à quelques mètres des premières patates de corail. La pluie s'est arrêtée et on voit même le soleil ce qui augmente encore la possibilité de voir les poissons. Nous avons pris du pain pour nourrir la poiscaille. La population dominante est une poisson de taille moyenne rayé verticalement noir et blanc. Nous le baptisons "bagnard". J'essaie toujours de filmer avec la caméscope dans le sac étanche. Dès que Biket présente les premiers morceaux de pain c'est la ruée : il doit y avoir plus de 200 "bagnards" qui s'agitent dans tous les sens pour participer au festin. D'autres "jouent des coudes" et parviennent à se frayer un chemin jusqu'à la bouffe !

Après le repas nous avons tous le loisir de parcourir ce jardin. Toujours les mêmes poissons communs à tous les récifs : Chaetodons, demoiselles, clowns ..... Mais ici en plus des balistes qui sont même pas dans le manuel (du moins dans ceux que j'ai qui datent de 20 ans). Ici le plus beau est la collection de bénitiers que l'on découvre. Il y a à peu près toutes les teintes que l'on peut imaginer dans les verts, les bleus, les mauves, les turquoises, les marrons, les noirs ..... c'est splendide !

Nous retournons au port d'attache de la barque car nous devons nous préparer pour le départ vers Papeete. Nous prenons la navette (ferry) pour l'aéroport (l'aéroport de Bora est sur un motu).

Sur le quai juste avant de monter sur le ferry je croise Alexis Maquet (que certains d'entre vous connaissent). Je savais qu'il travaillais ici dans un hôtel, j'avais demandé ses coordonnées à son père qui ne me les avais pas transmises. Nous n'avons que le temps d'échanger trois mots, j'allais monter dans le ferry et il prenait un taxi. Il a l'air content et en bonne forme.

Vol sans histoire jusqu'a Papeete (40 mn). Nous retournons au motel de l'aéroport car nous partons tôt demain pour Moorea.

Nous allons au centre de Papeete en taxi (apparemment pas de navette) pour le repas du soir. Le chauffeur de taxi nous déconseille les restaurants au profit des "roulottes' moins chères et meilleures d'après elle. J'avais effectivement lu ça dans les guides. Nous voici donc sur le quai de Papeete : une grande esplanade où se trouve une quinzaine de "camions pizza". Il y en a pour tous les goûts : pizza, poissons, chinois (communauté chinoise importante en Polynésie). J'emporte le morceau et nous allons dans une pizza. En fait, en pratique, on peut très bien commander à plusieurs "camions" et manger tout à la même table, même si en principe chaque table est la propriété d'un seul commerçant. Nous essayons de rentrer en bus mais il y en a peu. Un taxi en maraude nous propose un tarif intéressant : nous le prenons.

Vendredi 29 janvier

Nous prenons l'avion à 7h sur Air Moorea (Air Tahiti sous traite ses vols pour Moorea à Air Moorea). En terme d'avion on passe à la taille au dessous. Celui-ci a 19 places. Le pilote n'est pas séparé de la cabine et nous apprendrons plus tard qu'il navigue à vue. Il faut dire que le vol dure 10 mn. Le temps ne s'est pas arrangé : toujours de la grisaille et des averses.

Nous prenons possession de notre véhicule de location et nous partons jusqu'à notre pension. Nous y arrivons vers 8h30. Corinne et Philippe nous accueillent en présentant l'endroit : 4 bungalows construits autour de la salle commune (fare pote). Le terrain donne directement sur la mer où il y a un ponton d'à peu près 25 m. Ce ponton est construit sur un "platier" (sous l'eau peu de sable mais de la roche pratiquement plate). Au bout du ponton un "tombant" : le platier s'arrête brusquement et la profondeur passe de moins d'un mètre à 8-10 mètres. C'est sur toute cette zone verticale que le corail et les poissons sont installés (ainsi que sur le platier).

Corinne nous emmène au bord du ponton et fait la traditionnelle séance de nourrissage des poissons : ça grouille pas mal ici aussi avec des espèces communes aux autres endroits mais aussi quelques spécimens que nous n'avons pas encore vu. Corinne nous dit qu'il y a une raie une murène et une tortue dans les parages et même parfois un dauphin. Ils nous offre un café.

Nous bavardons un moment : ils nous donnent plein d'information. A notre programme il y a le lagonarium installé sur un Motu et qui montre les grosses espèces en semi-liberté. Nous y allons mais c'est fermé !

La Polynésie est sous le coup d'une alerte cyclonique (qui, en fait, a tourné en rien du tout !) et j'ai l'impression que c'est un bon prétexte pour certains pour fermer leur commerce sachant que l'on est en basse saison et qu'il y a peu de touristes et donc ouvrir n'est pas forcément d'un très bon rapport.

Bref nous nous retournons vers le Tiki Village. Le Tiki village est une institution à Moorea (et même dans toute la Polynésie). Un français a créé cette fondation dont le but est la préservation des arts de la Polynésie. On y trouve représentés tous les métiers ancestraux des îles polynésiennes : gravure, sculpture, tatouage, travail des tissus, culture des perles, ....... ainsi qu'une troupe de chanteurs, musiciens et danseurs.

Lorsque nous arrivons il n'y a aucun touriste et l'un des artisans nous prend en charge pour nous faire visiter le village : c'est un polynésien originaire des Touamotus qui a vécu en Europe (Espagne, Italie, France, ....) et qui est revenu "au pays". Il a un noble espagnol dans ses ancêtres (arrière grand-père). Chaque artisan nous présente son métier et ses œuvres avec passion et disponibilité. Nous entamons des discussions sur la culture polynésienne et son histoire ..... super !

A midi nous prenons un petit frichti et nous avons droit à un mini spectacle de chant et de danse. La troupe du Tiki village fait des tournées en Europe et dans le monde entiers : ça vous donne une idée de la qualité du spectacle. Nous assistons ensuite à une répétition qui se passe dans la joie et la bonne humeur. Régler les chorégraphies ne semble pas une mince affaire. Nous promettons de revenir demain si le grand spectacle a lieu et si nous ne sommes pas obligés de partir en catastrophe vers Papeete pour cause de cyclone.

Nous rentrons à la pension car le temps est toujours aux averses. Je vais voir les poissons mais ne reste pas très longtemps car la mer est un peu démontée et la visibilité pas très bonne. Nous faisons un rami avec Biket et je me fais traiter de tous les noms parce que je gagne.

Le repas du soir se passe dans le fare pote avec d'autres hôtes (un couple d'italiens de Venise dont le mari est très handicapé et en fauteuil roulant). Je baragouine un peu sachant que j'ai pas parlé depuis 35 ans. Enfin j'arrive à me faire comprendre et surtout à comprendre et traduire ce qu'ils disent. Le repas est excellent bien que les crevettes soient trop épicées !!!

Nous allons au lit vers 10 h. L'atmosphère est très moite (100% d'humidité) mais on commence à s'habituer.

Samedi 30 janvier

Toujours le mauvais temps. Nous ne décollons de la pension que vers 9 h après un excellent petit déjeuner à la pension : fruits frais (pamplemousse, papaye, banane, ananas) venant tous de la propriété ainsi que confitures maison (goyave, mangue, pamplemousse et ananas).

Nous voulons visiter le lycée horticole mais il est fermé car les sentiers sont glissants. Nous voyons quand même une plantation d'ananas qui nous rappelle notre voyage en Thaïlande.

Nous continuons sur la même route vers le Belvédère d'où nous avons une belle vue ..... sur le dernier lacet de la route ..... le reste est dans le brouillard !

Nous allons voir un marae (temple) : nous y voyons également les ruines d'une aire destinée à un jeu ancestral de lancer de flèches avec des arcs. Il semble que l'arc et les flèches n'aient jamais servi aux polynésiens qu'à des fins de divertissement. Les sages des tribus avaient banni l'arc comme arme de guerre car faisant trop de dégâts ! (s'ils avaient su !). Devant cette aire de lancer un couloir de 300 m était creusé dans la forêt. Lors des compétitions des arbitres montaient sur les arbres pour constater la trajectoire des flèches (qui ne devaient pas toucher les arbres) et à l'arrivée des flèches, des arbitres avec des drapeaux indiquaient le score des concurrents. Le seul enjeu était semble-t-il que les vainqueurs festoyaient au frais des vaincus !

Lors d'une éclaircie nous retournons au Belvédère duquel nous voyons cette fois les deux baies de l'île (Opunohu et Cook). Nous prenons ensuite la voiture pour aller vers l'autre côté de l'île. Un surplomb de la route combiné à une des rares éclaircies de la journée nous permettent d'avoir une vue du lagon avec les bungalows sur pilotis de l'hôtel Sofitel (photo cliché !).

Nous rentrons à la pension et je retourne voir les poissons : quelques belles espèces que nous n'avions pas encore vues et j'aperçois la murène de la même famille et presque aussi grosse que celle que nous avons vu à Tahaa. Elles n'attaquent pas sauf si elles se sentent coincées : il vaut donc mieux leur laisser un espace de sortie de leur trou. Si on est devant et qu'on les coince, si elle font mine de rentrer dans leur trou c'est souvent qu'elle prenne de l'élan en prenant appui au fond du trou pour attaquer. Vu les dents que vois je lui laisse un grand espace libre !

Ce soir nous allons à la grande soirée polynésienne au Tiki village.Demain nous partons tôt pour Papeete où nous avons prévu le tour de l'île Le soir départ pour l'île de Pâques où nous arriverons le 1er février à 11h15 (17h15 pour vous)

Grosses bises à vous tous


Tintin et Biquette

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(Enfin un cyber schtroumpf ! Le PC Linux a de plus en plus de mal a se connecter ! Grosses bises a tous)

Samedi 30 janvier

Soirée polynésienne au Tiki village. Les Tiki sont de petites statues de pierre qui représentent les dieux polynésiens et ont pour but, à l'origine, de protéger la maison et ses habitants. C'est un peu les nains de jardin d'ici !

Nous arrivons au Tiki village vers 19h. Tout d'abord visite du village, ce que nous avons déjà fait la veille. Nous en profitons pour revoir les endroits qui nous avaient le plus intéressés. Ensuite repas buffet : avec notre chance habituelle nous tombons sur un couple de beaufs français. Lui a de grandes idées sur la Polynésie, entre racisme, colonialisme et bêtise ! Elle, au bout d'un moment, je me demande si elle ne serait pas attardée mentale ! En tout cas c'est bien imité ! Nous mangeons en 4 ème vitesse et profitons des moindres prétexte, comme la présentation des façons d'accrocher son paréo, pour quitter la table. Le repas est excellent et rapidement place au spectacle !

Nous avons déjà vu une partie des répétitions hier mais là avec les costumes c'est autre chose qu'en survêtement et baskets ! Outre une histoire à l'eau de rose d'une fille qui rêve tellement de perles et essaie d'en trouver dans la mer, que le dieu de la mer l'enferme dans une huître géante (grande cousine d'une certaine de nos lectrices) et qu'elle se retrouve emprisonnée dans la nacre. Heureusement un prince trouve l’huître et libère la belle jeune fille de sa double prison : mariage heureux et ..... rien sur la suite. C'est assez naïf mais bien chorégraphié et la musique est belle.

S'en suivent toutes sortes danses acrobaties sortes de hakas. Très bien huilés (je ne sais plus si j'ai dit que cette troupe tournait partout dans le monde). Les vahinés sont plutôt enrobées à part une qui frôle l'anorexie. Les tanes ne sont pas maigrelets non plus. Mais tous sont en bonne forme physique et leurs performances ne semblent pas souffrir de ce surpoids.

Nos hôtes nous ont dit que le modèle américain : 4x4, MacDo, ..... s'est très bien implantés dans les îles de la Société. Selon eux le mythe de la vahiné polynésienne en prend un sérieux coup ces temps-ci !

Dimanche 31 janvier.

Lever 5h ! Dur dur.

Je manque le carrefour de l'aéroport et je manque rentrer dans un portail mais nous arrivons quand même à l'aéroport ! Cette fois nous sommes 4 dans l'avion de 6h15 vers Papeete. Je me mets au premier rang quasiment à la place vacante du copilote. Un atterrissage en direct, en douceur et sans bavure.

Après avoir récupéré notre voiture de location nous prenons vers le centre de Papeete en direction du célèbre marché. Il y a des jours où voyager avec Biket est un plaisir sans cesse renouvelé : celui-ci en est un. Nous avions prévu de voir le marché : dans mon esprit (sans doute un peu trop étroit) ça voulait dire voir un endroit pittoresque comme un marché de poissons par exemple. Eh bien là non : Biket avait entendu dire par notre hôtesse de Moorea que le marché de Papeete comporte un étage avec artisanat, tissus et j'en passe. Comme nous arrivons à 7h30 la moitié des stands du marché sont fermés, en particulier l'étage tant convoité !

Nous ressortons pour trouver de quoi faire un p'tit dej. Papeete un dimanche matin en basse saison est désert (à part le marché). Rien d'ouvert à part la pharmacie et un coiffeur. Nous désespérons de trouver quelque chose quand une pâtisserie ouverte nous tend les bras. Nous faisons un vrai petit dej avec des viennoiseries toutes chaudes : un vrai régal.

Biket fort soucieuse depuis notre passage au marché, interroge la pâtissière et là catastrophe : l'étage babiole et chiffons est fermé le dimanche ! Ça lui provoque une ringue pas possible : les polynésiens sont traités de fainéants et de profiteurs d'impôts des vrais français ...... Évidemment je ne dis rien, le moindre mot ne ferait qu'amplifier le problème.

Côté temps (le vrai !) le ciel s'est dégagé et il fait un beau soleil. Nous trouvons un Champion d'ouvert et nous nous arrêtons pour prendre des boissons pour la journée et quelques grignotages. Il y a bien quelques babioles et chiffons mais rien qui puisse calmer l'orage qui gronde dans la voiture. Sur cette humeur massacrante, nous prenons la route du tour de l'île par l'ouest (recommandé par les guides) qui donne comme première étapes le musée tahitien et le lagonarium. Sur la route, Biket pousse un grand cri : "Carrefour !" Il y a effectivement un magasin Carrefour dont le parking est suffisamment plein pour indiquer que le magasin est ouvert. Je ne pose même pas la question et je m'arrête.

L'orage se dissipe : le rayon chiffons est très bien pourvu. Je pars rassuré vers les rayons intéressants : électronique photo ...... pour avoir une idée des prix. Je retrouve une Biket, je ne dirais pas rayonnante, mais en tout cas apaisée avec un monceau de je ne sais quoi dans les mains. Nous payons et nous partons. Nouveau cri : "j'ai oublié la confiture !". Retour à Carrefour pour les confitures locales (très bonnes il est vrai).

Cap ensuite (enfin) sur le musée qui nous trouvons fort difficilement. Très intéressant sur l'histoire de Tahiti où nous apprenons pas mal de choses intéressantes dont la principale est qu'une bonne partie de la Polynésie a été léguée à la France par le dernier roi Pomare V qui n'avait pas de descendant. Le musée se termine par des planches explicatives des essais nucléaires français à Mururoa (archipel des Tuamotus) ce qui nous rend un peu honteux !

Nous trouvons le lagonarium un peu plus facilement. En fait notre difficulté à trouver le musée de Tahiti est que les panneaux indicateurs du musée ont été tagués jusqu'à devenir illisibles par 4 fois et que, de guerre lasse, la municipalité a renoncé à en installer d'autres. Avec toutes ces péripéties nous arrivons au lagonarium vers 13h (nous avons du faire 7 km sur les 60 que compte le tour de l'île).

C'est en fait un restaurant qui a construit des parcs avec filets dans la mer et une pièces dans l'eau à laquelle on accède par un ponton et dans laquelle il y a des vitres qui permettent de voir dans ces parcs à filets. Rien d'extraordinaire à part quelques beaux poissons dont des chirurgiens (grands nageurs) de 50 cm, bien malheureux dans un espace trop petit pour eux !

Nous continuons notre tour de l'île par un marae (temple) avec pas mal de tikis et une rivière qui nous permet de nous rafraîchir, mais les moustiques passent à l'attaque et nous battons en retraite.

Vers 16h le ciel se couvre et la pluie se met à tomber. Nous allons sur Tahiti Iti dite la presqu'île (Tahiti se compose de deux "îles" une grande Tahiti Nui et une petite Tahiti Iti).

La route ne fait pas le tour de la presqu'île : au bout on trouve des plages de sable noir, caractéristiques de Tahiti et en particulier de la presqu'île.

Nous remontons la côte est de Tahiti Nui. Elle est beaucoup plus escarpée que la côté ouest et par endroit la route est carrément taillée dans la roche. De très beaux points de vue malgré la pluie avec pas mal de surfeurs qui essaient d'apprivoiser la vague : pas évident apparemment.

Il y a pas mal de monde dans les parkings des points de vues. Surtout des jeunes avec des 4x4 dont les auto radios sont à fond et qui papotent en buvant des bières et en rigolant. J'entends un "Pas étonnant que tout soit fermé avec ces feignasses qui ne pensent qu'à draguer et à boire toute la journée !". Je rappelle quand même avec beaucoup de précautions oratoires que l'on est dimanche mais je ne convaincs (ortho ?) pas !

Nous retournons à l'aéroport vers 19h et s'en suit une longue attente dans la chaleur étouffante (aéroport de Papeete non climatisé) : l'avion part à 0h30 !

Lundi 1er février

Vol sans histoire jusqu'à Hanga Roa (capitale et seule ville de l'île de Pâques) : environ 5h de vol et 6h de décalage. Nous avons maintenant 6h de décalage avec vous : quand il est midi ici il est 18h en France métropolitaine. Nous entrons au Chili dont l'île de Pâques est une province. L'attente est assez longue à la police et doublée d'une attente à la douane, en fait nous passons devant des personnes du ministère de l'agriculture qui sont très regardantes sur les denrées alimentaires qui pourraient être introduites sur l'île. J'ai le malheur de dire que nous avons de la vanille. Bilan : la vanille achetée est confisquée (encore une source d'orage) ainsi que les échantillons de sable pour Anne qui se trouvaient à proximité (adieu sable de Sydney, Auckland, Huahine, Bora Bora, et sable noir de Tahiti !)

Notre logeur nous attend et après un petit tour en voiture nous conduit à la pension. Nous voilà "Chez Jérôme". Après un petit cocktail de bienvenue et une petite douche pour se rafraîchir et surtout se réveiller, Jérôme nous conduit de nouveau au centre de la ville, je devrais dire du village, pour que nous prenions nos marques.

Nous prenons de l'argent et nous visitons un peu le côté du port. C'est notre première occasion de voir des statues de Moaï : il y en a deux qui donnent sur le port. Il est assez difficile de décrire ce village. J'espère que nous pourrons joindre des photos lors de notre prochain envoi. C'est très espacé, par exemple le port est très petit 100 m à peu près. La rue qui longe cet espace au bord de la mer fait peut-être 300m et de l'autre côté de cette route le stade de foot. Attention ça n'a rien de Maracana, il sont en train de ceinturer le stade de deux gradins en béton et l'une des cages est cassée !

Nous débarquons en plein Tapati ! Le Tapati est la fête annuelle de l'île. Elle dure 15 jours et nous sommes au milieu de la première semaine. Cette fête comprend une compétition ancestrale entre les familles de l’île. Ce sont des épreuves sportives et artistiques pour lesquelles chaque famille présente des candidats. Le classement de chaque épreuve rapporte des points un peu comme dans un décathlon. L'équipe est aussi représentée par une jeune fille dont le prénom est d'ailleurs le nom de l'équipe.

A 14h30 Jérôme passe nous chercher au port pour nos premières visites. En quelques minutes nous quittons la route goudronnée pour une piste qui exige une conduite attentive. Nous arrivons au premier site Ahu Ariki. C'est un site important qui comporte 7 statues moai (prononcer moaille). L'île de Pâques aurait été peuplée vers le 10 ème siècle par un roi et ses sujets qui auraient été battus par une autre dynastie et qui auraient du quitter l'île où ils vivaient, conformément à la tradition. Le roi aurait envoyer un fils des chefs de chacune de ses 7 tribus pour trouver une terre d'accueil. Cette terre aurait été l'île de Pâques et les 7 statues du Ahu Akiri représente ces 7 fils de chefs et ce sont les seules statues tournées vers la mer, orientées exactement vers les îles Marquises.

Nous allons ensuite voir la carrière où était ébauchées les coiffes rouges que l'on trouvent sur certaines statues de l'île. Seul endroit de l'île où se trouve cette pierre rouge, les coiffes parcouraient 20 km pour arriver sur le lieu où elles devaient prendre place sur certaines statues. On ne sait pas exactement si ces coiffures sont des chapeaux ou des chignons, les deux hypothèses restent ouvertes.

Notre dernière visite est un Ahu avec une seule statue. Elle a la particularité de se trouver loin de la mer et une hypothèse est qu'elle représente le fait qu'à une époque la côte étant surpeuplée, les habitants ont commencé à migrer vers le centre de l'île. Cette statue est apparemment pas terminée pour une raison inconnue. La présente de 4 mains sur cette statue permet d’émettre l'hypothèse que, comme les chapeaux, les statues quittaient la carrière unique où elles étaient fabriquées, à l'état d'ébauche et qu'on les finissaient dans leur lieu définitif.

Après ces visites nous retournons à la pension pour une sieste. Il faut prendre du repos car la nuit de festivités commence à 22h et risque de finir tard dans la nuit.

Repas à la pension : le chef cuisinier est diplômé de l'école de cuisine chilienne une des meilleures du monde. Nous sommes que tous les deux mais d'autres convives vont arriver demain.

Nous partons à pied pour le festival en longeant la côte depuis notre pension. Le bord de mer est très joli et .... désert jusqu'à l'entrée du village à part un petit port de pêche.

Le festival se déroule en plein air la scène est assez grande avec un écran géant de chaque côté. Les sièges sont des chaises de jardin en plastique sponsorisées par Coca Cola. Mis à part les premiers rangs, réservés aux notables, officiels et famille des participants, il doit y avoir environ 200 places mais de nombreuses personnes sont debout derrière.

Les premiers numéros sont des petites pièces de théâtre en rapa nui, autant dire qu'on ne comprend rien. Mais c'est assez plaisant à regarder. Suivent des épreuves pour les "reines" des deux familles en compétition : tango rapa nui, chant, danse, ..... En fin de soirée une troupe professionnelle exécute des chants et danses spectaculaires. Musique et chorégraphie sont vraiment excellentes.

Nous rentrons à pied à la pension (1/2h de marche) vers 2h du matin.

Mardi 2 février

Lever tardif vu l'heure de coucher !

Petit déjeuner à la pension : bien mais bizarrement pas de fruits ! Solène une jeune fille en stage linguistique de 2 mois chez Jérôme et dont les parents habitent Nouméa, nous conduit au centre ville. En chemin nous apprenons qu'elle va intégrer le Lycée du Parc de Lyon l'année prochaine ! (le monde est petit).

Cette journée, pas de visites prévues, mais nous allons assister aux compétitions du match qui oppose les deux familles de l'île. Au programme du matin : sculptures par les membres de la famille compétents dans ce domaine et confection de colliers de fleurs par les deux reines (Valeria et Abigaël). Pour les sculpteurs (4 par équipes) un modèle (photo N&B sur papier) leur est donné et ils doivent exécuter la sculpture en deux heures. Les blocs font à peu près entre 40 et 50 cm de côté selon les œuvres. C'est une roche tendre bien sur. Impressionnant de les voir à l'oeuvre : ils dessinent les motifs au crayon puis jouent du ciseau avec dextérité.

Juste avant la fin du concours de sculpture les deux jeunes filles démarrent leur épreuve de confection de collier de fleurs qui doit durer 1h1/2. Rien n'est imposé à part la longueur du collier qui doit être au minimum de 60 cm.

Ces épreuves ont lieu sous une tente ouverte et beaucoup de spectateurs tentent de voir les concurrents et de faire de photos. Il y a même un cameraman de la TV.

Vers 13h les résultats sont donnés : Abigaël gagne l'épreuve du collier et Valeria celle de la sculpture.

Nous allons manger rapidement dans un petit restaurant car à 14h débute la compétition de canoë. Les canoës polynésiens sont des kayaks à balancier menés par une seule personne. Le départ a lieu assez loin et l'arrivée se fait au port. Les concurrents ont une pagaie simple qu'ils utilisent alternativement de chaque côté du canoë. L'arrivée est très serrée entre trois candidats, les autres sont distancés. Contestations (bon enfant) palabres en rigolant et ensuite podium, séances de photos avec les reines félicitant leur champion. Nous naviguons au milieu de tout ça sans restriction d'accès : c'est vraiment une ambiance simple et chaleureuse.

A la suite de ça petit tour dans la ville pour faire les boutiques et voir l'artisanat local, puis retour à la pension pour un petit break avant le repas (19h) en vue du spectacle du soir.

Pendant le repas nous faisons connaissance avec un couple d'anglais et un couple de québécois très sympas. Visiblement les deux couples sont retraités. Les anglais sont partis de Southampton dans le but de voyager 4 ou 5 ans autour du globe sur leur voilier de 14m. Ils allaient aux Galapagos quand ils ont démâté !! Sans qu'ils aient eu à affronter du gros temps. Apparemment un problème de fabrication dans le mât ou son système d'attache. Après moult palabres le fabriquant a bien voulu prendre à sa charge le nouveau mât. Une plaisanterie qui va quand même leur coûter 30 000 € ! Leur bateau a été remorqué en Équateur (Quito). En attendant les pièces et la réparation ils voyagent en Amérique du sud par avion. Ils sont très sympas.

Après le repas nous partons tous les 6 vers le festival. En cours de route les québécois ont un coup de barre et rentrent, les anglais nous suivent jusqu'au théâtre en plein air. Nous ne trouvons pas de places ensemble. Nous nous retrouvons debout mais face à la scène. C'est la soirée des enfants. Après une grosse averse qui rend les écrans géants inopérants et pose de sérieux problèmes à la sono, les numéros commencent.

Ce sont les enfants des deux équipes qui font un spectacle de chant et danse. Ils ont jusqu'à 13 ans et se débrouillent très bien.

Ensuite concours de Kaï Kaï (pas sur de l'orthographe) : c'est une technique qui consiste à réaliser une scène symbolisée à l'aide d'une corde circulaire de 2 m de diamètre environ. On représente des vagues, un bateau, une île .... avec la cordelette et on raconte une histoire illustrée par le "dessin" fait avec la cordelette. Parfois, au cours de l'histoire, le concurrent change de dessin en temps réel pour illustrer la progression de l'histoire. Impressionnant. Malheureusement l'histoire est racontée en Rapa Nui et on ne comprend pas grand chose.

Ensuite compétition de chant toujours par les enfants. Un peu fatigués nous partons à minuit juste avant le Kaï Kaï des adultes. Cette fois nous rentrons en taxi 1500 $ chilien (2€ !) pas de quoi se priver

Mercredi 3 février

Journée entièrement consacrée aux visites des sites où se trouvent les moaïs (fameuses statues). Nous sommes avec les deux couples d'hier soir. On sait peu de choses sur l'histoire des pascuans : aucun écrit et la tradition orale s'est un peu perdue. Il fait beau mais très venteux ce qui nous annonce des averses.

Il y a 887 statues recensées dans l'île et seulement une cinquantaine ont été relevées : la première en 1956 à l'aide de troncs d'arbre et en insérant des cailloux au fur et à mesure jusqu'à ce que la statue soit droite. On ne sait pas grand choses sur ces statues : sans doute un Ahu (sanctuaire) regroupant plusieurs statues était la propriété d'une tribu et chaque statue représente un des chefs de la tribu. La statue d'un chef aurait été façonnée du vivant du chef et c'est son successeur qui aurait eu la charge de la faire installer sur le Ahu. Outre les statues desquelles se dégagent un mystère et une majesté indéniable nous voyons des restes de maison qui ont toujours une forme de bateau : on pense que les premiers habitants auraient retourné les pirogues avec lesquels ils étaient venus pour s'abriter et qu'ils auraient garder la forme pour les autres constructions. Ces maisons ne servaient qu'à dormir : elles font au maximum 1m30 de haut.

Nous visitons également la carrière où ont été faites toutes les statues (ce type de pierre ne se trouve qu'à un seul endroit de l’île). C'est impressionnant ! 230 statues ou ébauches de statues ont été dénombrées sur ce site. Les statues ont été sculptées couchées face vers le ciel. On commençait par creuser dans la montagne pour dégager un bloc de pierre de la taille de la future statue puis on ébauchait le corps, la tête .... à la fin on creusait sous la statue en laissant dessous au centre comme une quille de bateau (la statue tenait à la montagne par cette quille). On remplissait le dessous de la statue avec des galets puis on cassait la quille. La statue étant sur des galets, on pouvait la pivoter pour la mettre dans la pente de la montagne (toujours sur le dos, les pieds en avant) puis on la faisait glisser sur le flanc de la montagne jusqu'à ce qu'elle s'arrête. Là on creusait la terre au pied de la statue jusqu'à ce qu'elle se redresse verticalement sous son poids. Les sculpteurs complétaient le travail en redessinant mieux les parties de la statue ; bras, épaules, ....

Puis la statue était acheminée vers son lieu d'exposition (on n'est toujours pas sûr de la méthode employée mais la tradition orale dit que la statue marchait jusqu'à la mer !) La théorie la plus en vogue aujourd'hui est qu'on aurait déplacé la statue debout en lui imprimant un mouvement de balancier soit avec des cordes attachées à la tête soit avec un tronc ou soit avec un tronc d'arbre fixé horizontalement au niveau de la taille dans tous les cas sur des galets. Un peu comme quand on déplace un frigo debout : un mouvement à droite, un à gauche .........

Sur le lieu définitif d'exposition les sculpteurs finissaient le travail en dessinant les mains, les orbites des yeux, les tatouages dans le dos, ...... On ne sait pas avec certitude si les yeux en nacre était mis en permanence ou seulement pendant les cérémonies. Mystère ô combien passionnant !

Après la visite des principaux sites coupés par un pique-nique sur la plus grande plage de l'île nous terminons notre journée par la visite du volcan principal de l'île. Le cratère est impressionnant, il est rempli d'eau douce et il y a quelques décennies les habitants de l’île venaient encore dans ce cratère chercher l'eau. C'est aussi le point de départ d'un étrange culte : le culte de l'homme oiseau. Les moaïs protecteurs des populations perdirent leur crédibilité pour une raison inconnue. Les guerres tribales s'en suivirent et ces gros problèmes de rivalités entraînèrent une réelle menace pour la survie de l'île. Les chefs de tribus décidèrent d'une compétition entre les champions des tribus. Le gagnant apporterait à sa tribu le gouvernement de l'île pour un an. La compétition consistait à dévaler les pentes du volcan pour se jeter dans la mer et nager jusqu'à une petite île pour ramener un œuf fraîchement pondu par une sterne. Le concurrent devait ensuite s'attacher l’œuf sur le front et le rapporter entier à son chef de tribu. Il faut savoir que le haut de la falaise culmine à 300 m. De nombreux accidents et morts survenaient pendant cette compétition. Elle ne fut interdite par les missionnaires qu'en 1866

Le soir lors du dîner notre hôte Jérôme nous annonce que notre avion de demain est annulé : il vient de Papeete où le cyclone annoncé lorsque l'on y était, est arrivé. Nous prendrons donc le vol du soir .... peut-être !

Un peu fatigués par cette journée nous faisons l'impasse sur le spectacle Tapati pour aujourd'hui

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(Encore un cyber lieu qui nous sauve. L’hôtel avait bien des pc en libre service mais clé USB interdite ! Grosses bises a tous)

Jeudi 04 Février

L'avion que nous devions prendre pour Santiago et qui devait partir à 12h venait de Papeete. Tous les vols de Papeete étant annuler nous allons prendre le vol Île de Pâques Santiago de 19h. Cela nous laisse une journée presque complète sans programme précis.

Nous allons donc suivre les compétitions Tapati du jour. Ce matin les sculpteurs doivent faire des yeux de statue moai. Un bloc de roche volcanique blanche et un bloc de roche rouge pour l'iris. Les yeux ont une forme en amende de 50 cm de long. La dextérité de ces hommes (apparemment aucune femme ne pratique la sculpture) est très impressionnante. Ils ont deux heures pour réaliser la pièce et il ne faut pas chômer. Le gagnant aura quand même fini en 1h1/2. En parallèle se déroule la compétition de rongo rongo. Ce sont des tablettes en bois de 30 cm de large sur 10 de haut, gravées des deux côtés. Ce qui est écrit sur ces tablettes n'a pas encore été déchiffré.

L'après midi est consacré à la mer.

Première épreuve : prendre la vague est rester le plus longtemps dans celle-ci par tous les moyens (mais sans accessoires). Ils dépensent une énergie impressionnante pour ne pas se laisser déborder par la vague. Après une heure, même exercice mais avec une sorte de forme oblongue de la taille d'une planche à voile, constituée de roseaux liés entre eux. Ça va effectivement beaucoup plus loin. Les hommes sont presque nus avec seulement une sorte de string en guise de cache sexe (costume traditionnel). Certains se sont dessinés des peintures de guerre avec de l'argile blanche. D'après ce que nous avons compris, les points sont partagés entre les deux équipes aussi bien pour les épreuves du matin que pour celles de l'après midi.

Vers 16h nous retournons à la pension pour préparer nos affaires.

Vol sans histoire.

Nous ne dormons pas car pour nos organismes le vol arrive à minuit. En fait nous prenons 2h de décalage et le vol arrive à 2h15. Un service de taxi à l'arrivée du vol (là où on récupère les bagages) nous facilite les choses et à 3h30 nous sommes au lit. Nous avons décidé de ne pas mettre de réveil tôt : nous n'irons à Valparaiso (goodbye farewell !) uniquement si nous nous réveillons tôt. Nous mettons quand même le réveil à 10h pour ne pas manquer le petit déjeuner

Vendredi 5 février

 ..... et nous avons bien fait ! puisque c'est le réveil qui nous sors du lit ! Après le petit dej nous retournons nous coucher : cette étape apparemment anodine nous a crevés. Nous émergeons vers midi et partons à la découverte de Santiago

Nous logeons très près du centre : la Plaza de Armas (non non pas à cause de Pinochet mais créée par les fondateurs de la ville). C'est vrai que cette ville n'a pas une grande réputation touristique mais nous nous y sentons tout de suite bien. C'est très animé (évidemment nous sortons à l'heure de la pose déjeuner) et les gens ont l'air sympas et joyeux. Il fait un temps superbe : nous n'avons pas eu un ciel sans nuage comme celui-ci depuis Sydney.

Nous décidons tout de suite d'aller sur la plus haute colline de la ville, Cerro San Cristobal, qui mine de rien culmine à 900 m (la ville de Santiago elle est à 550 m). Pour y grimper un funiculaire assez ancien. Il y avait jusqu'à récemment un téléphérique qui apparemment ne fonctionne plus. Une étape importante est le jardin zoologique. Des affiches montrent des tigres blancs qui viennent d'avoir une portée en 2009. C'est uniquement pour ça que nous y allons et nous ne sommes pas déçus. Tout d'abord ils sont visiblement en excellent état. La maman regarde son petit monde. Lequel petit monde s'agite, joue et explore les alentours. Le zoo a décidé de mettre leur intelligence à rude épreuve : ils peuvent facilement aller dans des endroits en cul-de-sac et doivent bien comprendre qu'il faut rebrousser chemin ou sauter d'une hauteur impossible pour leur taille. Il faut les voir couiner en regardant en bas bien conscients que le saut est impossible. Ce sont d'abord des couinements d'incompréhension puis, devant la placidité de leur mère, on perçoit clairement de l'énervement. Ils finissent tous par rebrousser chemin et à trouver leur salut.

Du sommet de la colline un très beau spectacle sur la ville très étendue (1/3 de la population du Chili habite Santiago) pas trop polluée apparemment.

Nous redescendons par le même funiculaire et nous traversons le quartier Bellavista surnommé le "Montmartre" de Santiago. Ce n'est pas du tout ressemblant mais l'atmosphère est assez similaire : une des rues serait le Montmartre touristique avec beaucoup de restaurants qui pratiquent un racolage sympathique et de boutiques souvenirs.

Une autre avenue est davantage celle des intellectuels : elle commence par l'ancienne demeure de Pablo Neruda, transformée en musée, puis c'est une succession de restaus branchés et de petits théâtres.

Nous passons ensuite au quartier Santa Lucia qui s'étend autour d'une petite colline qui est un parc municipal très ombragé où il fait presque frais. C'est visiblement le repaire des couples d'adolescents. Au sommet un autre belvédère sur la ville mais cette fois en son centre.

Nous mangeons rapidement dans un restaurant du centre qui ressemble à Chartier à Paris (pour ceux qui connaissent). Beaucoup de bruit, des tables sur trois niveaux, chacun se débrouillant à trouver sa table. Nous ne nous attardons pas car le restau est fumeurs ce que nous n'avions pas vu en entrant !

Demain suite de la visite de Santiago et départ pour Buenos Aires en fin d'après midi

Grosses bises à tous

Tintin et Biquette

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(Toujours les Cyber machins qui nous sauvent du mutisme. Tout se passe bien on se relaxe un peu avant le bouquet final de Rio Bises a tous)

Samedi 6 février

Comme nous avons vu l'essentiel de Santiago hier nous nous autorisons une relative grasse matinée jusqu'à 10h. Après le petit déjeuner à l'hôtel nous prenons la direction du marché central. C'est un marché couvert assez sophistiqué avec beaucoup de restaurants et de boutiques à touristes. Néanmoins les étals de marchands de poissons sont nombreux et bien fournis. Biket se fait brancher par un chilien qui lui dit qu'elle doit faire très attention à son appareil photo. Comme elle flippe un peu j'essaie de la rassurer en disant que le gars a du dire ça pour faire l'intéressant.

Nous sortons du marché couvert et nous apercevons en face quelques parasols indiquant d'autres marchands ; nous y allons et trouvons une autre partie du marché, bien plus populaire celle là. Une partie est couverte et semble permanente. Les avertissements et conseils de prudence redoublent y compris de la part des policiers. Nous accélérons le mouvement, le temps de voir quand même les très nombreux fruits et légumes à des prix dérisoires pour nous.

Nous retournons au centre ville et repassons par la place centrale (plaza de armas) où nous revoyons ses principaux monuments sous un autre éclairage.

A 2h nous regagnons l'hôtel pour nous préparer au départ. Vol tranquille vers Buenos Aires. Pendant le vol nous engageons la conversation avec notre voisin jeune avocat argentin. Outre la politique, le foot et le rugby il nous donne de précieuses indications pour nos visites.

Nous arrivons en taxi à notre pension. En fait il s'agit plutôt d'une chambre d'hôte et à notre arrivée les hôtes .... ne sont pas là ! Le chauffeur de taxi très serviable se démène et finit par trouver quelqu'un au téléphone qui dit arriver dans 10 mn. Entre temps une touriste danoise qui loge dans la pension, arrive. Elle nous ouvre et nous pouvons monter nos bagages. L'hôtesse arrive et tout rentre dans l'ordre. C'est un grand appartement au dernier étage de l'immeuble où elle loue 4 chambres. Elle nous explique son quartier en long et en large et nous donne le plan. C'est un quartier très animé et très sur. A Buenos Aires la vie commence à 22 h.

Nous partons donc manger à peu près à cette heure là. Il est vrai que la rue est très animée. Nous cherchons un restau et trouvons quelque chose de sympa. Nous voulions commencer tout de suite à manger de la viande mais les termes lomo chorizo et autres ne nous disent pas grand chose et comme nous n'avons pas pris notre lexique nous jouons la prudence avec une pizza ! (un des plats nationaux du Brésil du fait de la très forte immigration italienne à une certains époque). Nous rentrons vers minuit et demi et la rue est toujours pleine de monde.

Dimanche 7 février

Au petit matin nous sommes réveillés par l'orage ! Ça gronde sérieux et il tombe des trombes d'eau ! Nous attendons que cela s'améliore mais ça semble parti pour durer. Nous prenons le petit déjeuner avec la touriste danoise. Elle nous raconte ses quelques jours passés à Buenos Aires. Nous sommes en train de réviser nos plans et nous essayons de faire la liste des musées. Par chance notre immeuble est situé juste devant une sortie du métro.

Nous essayons de trouver les musées qui remplissent les critères d'être proches d'un métro, d'être ouvert le dimanche, d'être bien notés par Le Routard.

Vers midi la pluie cesse et nous partons vers le centre historique de la ville. Il fait encore un temps très menaçant mais il ne pleut plus. Après les classiques monuments de la place : église, musée et hôtel de ville nous prenons une rue dans le quartier de San Telmo où se tient le dimanche une sorte de marché des antiquaires qui ressemble davantage à un vide-grenier par moment. C'est très sympa et le tango est partout. D'abord dans la musique que dispensent quelques marchands puis carrément par de petits orchestre et bien sur des danseurs. Ce sont principalement les restaurants qui rivalisent pour attirer le client. Aussi bien les musiciens que les danseurs sont excellents et, la pluie ayant définitivement cessé, des attroupements se forment autour des meilleures formations. Nous flânons dans ce quartier pendant pas mal de temps au gré des choses exposées puis nous prenons un taxi pour le quartier de La Boca, quartier populaire mythique pour les amateurs de foot puisque c'est ici que se trouve le stade et le club de Boca Juniors.

C'est également ici que se trouve la rue très populaire auprès des touristes de Caminito. Au début du siècle un orphelin a été recueilli par une famille pauvre de ce quartier. Devenu un peintre célèbre il a créé une école pour ce quartier. Pour égayer un peu l'école il a demandé aux habitants du quartier de venir peindre les murs de l'école. Chacun a joué le jeu de venir avec un reste de peinture. Cela a donné une mosaïque de couleurs vives que les habitants ont trouvé jolies et ont reproduit sur leur propres maisons faites de tôles ondulées et de bois. Le résultat a attiré les artistes de tout poil et le quartier est devenu un petit Montmartre (encore un) et sa popularité a explosée. Le résultat est effectivement très sympa et, comme le lieu est très touristique, les restaurants se sont installés et avec eux les musiciens et danseurs comme il se doit.

Nous rentrons chez nous vers 19h avec un taxi dont on suppose que le chauffeur est un évadé de l'asile ! Avec une 504 hors d'âge il roule à un train d'enfer. Son grand jeu est de foncer sur les feux rouges et soit de freiner comme un malade s'il faut s'arrêter soit d'accélérer encore si le feu passe au vert et de se faufiler entre les voitures arrêtées au feu. On en a déjà vu des fous du volant dans nos différents voyages mais celui-ci a la classe internationale ! Enfin nous arrivons à bon port. Comme nous sommes un peu barbouillés Biket et moi, pas par la conduite du taxi mais par les divers changements de nourriture, nous mangeons sur le pouce et allons nous coucher.

Lundi 8 février

Aujourd'hui visite des quartiers chics de Palermo et Recoleta. Le premier est formé de maisons bourgeoises qui donnent sur un immense parc : un peu le Boulevard des Belges sur le parc de la tête d'or en plus grand. Le parc a été dessiné par un français sur le modèle du bois de Boulogne. A l'inverse d'hier il fait très beau, heureusement avec un petit vent qui rafraîchit bien l'atmosphère. Nous nous promenons tour à tour dans le jardin botanique, autour du jardin zoologique qui ne semble pas présenter un intérêt flagrant, autour de la roseraie qui serait très intéressante mais fermée, autour des nombreux points d'eaux et dans le jardin japonais, offert par le gouvernement japonais à Buenos Aires en remerciement de l'accueil fait aux premiers immigrants.

Après un petit frichti en terrasse nous allons voir le cimetière de Recoleta, sorte de père Lachaise de la ville. Les mausolées sont très hauts et très serrés. On dirait le Manhattan des cimetières ! De véritables rues et avenues se trouvent dessinées par ces caveaux tous plus hauts les uns que les autres. Il n'y a pratiquement pas de tombes simples. Tout à fait original comme spectacle. Nous nous plions au rituel qui consiste à aller voir le caveau d'Eva Peron, bien modeste au demeurant.

Nous prenons ensuite une avenue principale de se quartier et nous croyons nous retrouver instantanément à ..... Paris ! Ce quartier a été dessiné par des architectes français et ça se voit. Tous les immeubles et hôtels particuliers sont dans le plus pur style Haussmann. Un petit moment de France quoi ! D'ailleurs c'est le quartier chic d'ici et les boutiques s'appellent Cartier Louis Vuitton ........ Cette avenue débouche sur l'ambassade de France qui n'est pas le moindre des très beaux immeubles de cette avenue.

Nous arrivons alors sur l'avenue du 9 juillet (date importante pour l'indépendance du pays). Cette avenue est sans doute la plus large du monde (125m) elle est le fruit des délires des dictateurs de ce pays. Elle a nécessité de raser 25 pâtés de maisons. Le résultat est assez impressionnant il faut bien le dire, à l'exception d'un obélisque affreux planté en son milieu. Cette grande avenue de 3 ou 4 km nous amène à la place de Maio, celle que nous avons vue le premier jour par temps couvert et que nous ne sommes pas fâchés de voir sous le soleil.

Ce soir bon repas de viandes ou spectacle de tango ou les deux

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(J'ai failli faire comme dans le temple du soleil mais je suis reste du bon cote des cascades !!! Gros bisous) ???

Mardi 9 février

Finalement nous ne trouvons aucun des restaurants indiqués par notre hôtesse. Nous trouvons nous même un Parrilla (équivalent à grill). La viande est excellente et le resto sympa.

Aujourd'hui transition entre Buenos Aires et Iguazu (1h45 de vol). L'heure de l'avion ne nous permet pas d'envisager une visite supplémentaire à Buenos Aires. Nous discutons avec les autres locataires pendant le petit déjeuner tardif et le temps de boucler les bagages, il est temps de partir pour l'aéroport.

Avion à moitié vide mais nous devons payer 25€ pour excédent de bagage : il faut dire qu'un des sacs fait presque 30 kg. Nous arrivons à notre hôtel vers 16h30. C'est en pleine cambrousse à quelques km du centre de Puerto Iguaçu. Sorte de motel à l'américaine tout en bois construit en L autour d'une piscine. A peine nous avons les clés de la chambre que nous nous prélassons dans la piscine. Il fait 35°C et l'eau doit être à 28°C. Bref on ne peut rêver mieux. Vers 18h30 taxi pour aller manger au centre de Puerto Iguazu. Le taxi nous propose pour un petit supplément, un tour de la ville. Nous voyons en particulier le confluent du fleuve Iguaçu et du fleuve Parana (je crois !). Il forme un Y renversé (vu de l'Argentine. L'intérieur du Y est l'Argentine, la branche droite le Brésil et la branche gauche le Paraguay. Chaque pays a installé de son côté une borne de 2 m à ses couleurs que l'on voit très bien de chacun des points de vue. Repas dans le restaurant indiqué par le chauffeur, également recommandé par le Routard et nous rentrons vers 21h pour dormir.

Mercredi 10 février

Lever 7h. Petit dej rapide. Au moment d'aller demander un taxi un couple de jeune (un français et une anglaise) demande la même chose. Nous décidons de prendre le même et de partager. Arrivés sur place nous nous donnons rendez vous pour faire de même au retour. Sur les conseils d'un français qui gère l'hôtel nous prenons un tour appelé la Grande Aventure comprenant un tour en 4x4 dans la jungle et une excursion en bateau au pied des chutes. La partie 4x4 est quelconque : cette jungle (toute relative) est supposée abriter de nombreux animaux sauvages : puma, jaguar entre autres. De fait à part les papillons (très jolis et certains de très grande taille) nous ne voyons pas grand chose.

Nous embarquons sur de grand zodiac de 40 personnes environ et tout de suite pour nous mettre dans l'ambiance on donne à chacun un sac étanche dont le pilote donne le mode d'emploi et un gilet de sauvetage. Tout de suite après le départ le bateau s'arrête près du bord pour nous permettre de voir un petit caïman qui se dore au soleil. Puis on remonte le fleuve et d'un seul coup le spectacle des chutes nous cloue sur place : c'est grandiose. Très étendu, formant une sorte d'amphithéâtre et des milliers de tonnes d'eau qui se déversent dans un vacarme assourdissant. C'est en fait une multitude de cascades très différentes, placées très proches les unes des autres qui forment cet ensemble impressionnant. Difficile à raconter, aucune photo aucun film ne pourra approcher de cette réalité : à voir absolument. Roosevelt visitant Iguaçu aurait dit : "Pauvre Niagara", nous n'avons pas vu les chutes du Niagara mais tous les gens que nous avons rencontrés et qui ont vu les deux confirment, y compris les beaufs du Tiki village de Moorea (pour ceux qui suivent!).

Après nous avoir permis de photographier et filmer jusqu'à plus soif le pilote indique qu'il est temps de ranger les appareils dans les sacs étanches. Et là, vous l'avez compris, il approche le zodiac jusqu'à ce qu'on sente bien l'eau. Une petite pluie fine d'abord puis crescendo jusqu'à être carrément au-dessous d'une des cascades et qu'il faille à chacun retenir sa respiration pour ne pas boire la tasse. J'essaie désespérément de garder les yeux ouverts car le spectacle des chutes depuis l'intérieur est, lui aussi, inoubliable. Après quelques virées dans les remous nous accostons. Chacun enlève tout ce que la décence permet d'enlever et essore tant bien que mal les litres d'eau qu'il a reçu. Je commence par n'essorer que le T-Shirt mais en me mettant à marcher mes pieds font des bruits de gargouillement insoutenables : il faudra retirer chaussures et chaussettes et essorer ces dernières.

Nous prenons ensuite les sentiers (enfin souvent ce sont des passerelles !) qui nous donnent des points de vue sans cesse différents sur les chutes. S'il est un animal sauvage que l'on voit beaucoup c'est le coati, sorte de raton laveur à nez pointu.

En fait de sauvage il s'est très bien habitué à la présence de l'homme et suit les groupes à la recherche de quelque nourriture facile (bien qu'il soit demandé de ne pas les nourrir). Biket qui veut prendre un panoramique avec le petit appareil qui a un mode approprié me confie la garde de son sac à dos qu'elle pose sur le rebord du chemin formant une espèce de banc. A ce moment un petit groupe de coatis débarque sur le chemin. Je prends le caméscope et je filme les bébêtes tout en gardant un œil sur le sac. Le coati que je suis dans mon viseur se dirige vers notre sac à dos, avant que j'ai le temps de dire ouf il plonge le museau dans le sac et en 1/2 seconde ressort avec une barre de céréales ! Rapide et rusée la bébête ! Dommage, j'ai arrêté de filmer en ayant peur qu'il prenne quelque chose de plus précieux ! Mais il ne s'est pas trompé !

A la fin du sentier nous nous arrêtons pour le frichti habituel. Je prends un Coca Light. A un moment je bois une gorgée de coca et je sens quelque chose dans le liquide, je crache mais trop tard : l'abeille a piqué ! Heureusement elle a piqué le palais juste au dessus des incisives. La sensation est la même qu'une piqûre de dentiste : ce sont les lèvres qui encaissent. J'en serai quitte pour une petite gêne pendant une heure au niveau de la lèvre supérieure.

Nous prenons ensuite le sentier supérieur fait de passerelle qui nous permettent de voir le spectacle du dessus. Dans certains cas il ne faut pas avoir le vertige mais c'est aussi super vu d'en haut. Le clou de la visite est une passerelle au dessus de la gorge du Diable. La légende dit qu'une très belle jeune fille était convoitée par le dieu des eaux, mais elle s'enfuit avec son amant. Le dieu des eaux les rattrapa et transforma la jeune fille en une roche (que l'on ne voit pas car il y a trop d'eau en cette saison) et le jeune homme en palmier. Puis il creusa une grotte au pied des chutes d'où il se marre depuis ce temps là. C'est effectivement un point où convergent de nombreuses cascades dans un bruit menaçant. Il y a tellement d'eau que malgré la hauteur, des jets de gouttelettes d'eau remontent jusqu'au sommet et au delà donnant au passage de superbes arcs en ciel.

Nous reprenons le chemin du retour et nous nous relaxons dans la piscine. J'ai oublié de dire qu'après un début de matinée un peu couvert, le soleil s'est levé et que certaines marches sur les sentiers en plein soleil s'avèrent assez difficiles.

Ce soir nous allons peut être nous contenter de grignoter au bord de la piscine sans se compliquer la vie avec taxi pour resto en ville.

Demain matin, départ de l'hôtel pour aller voir les chutes du côté brésilien. Le taxi aura nos bagages et après la visite nous partirons directement à l'aéroport brésilien d’Iguaçu direction Rio !

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(Si tu vas a Rio ....... eh bien j y suis depuis peu Allez ici il fait 38 ..... au dessus de zero !!!! Grosses bises a tous)

Jeudi 11 février

Lever 7h pour avoir le temps de visiter le côté brésilien des chutes.

Notre taxi s'occupe de tous les papiers aux deux frontières : sortie d'Argentine et entrée au Brésil super ! En fait les deux villes Puerto Iguazu argentine et Foz do Iguazu brésilienne sont très proches et l'aéroport de Foz do Iguazu est également proche des deux villes.

Nous sommes donc rapidement à l'entrée du parc Iguazu du côté brésilien. Notre taxi nous donne rendez vous 2 h après : temps qu'il estime nécessaire pour la visite des chutes. Dommage le ciel est couvert. Un bus parcourt les 5 km qui séparent le début du sentier de l'entrée du parc. Pour ceux qui veulent il y a quelques arrêts permettant de prendre des chemins qui parcourent la jungle. Comme côté argentin c'est une passerelle qui permet de s'approcher des chutes. Le côté brésilien est très différent du côté argentin. Sur une grande partie du sentier on est de l'autre côté du fleuve par rapport aux chutes. C'est donc moins impressionnant mais en revanche, on a une vue panoramique de l'ensemble des chutes que l'on avait pas hier. Ça mitraille à tout va. Certain(e)s prennent des pauses qui frôlent le ridicule mais chacun ses goûts. Vers la fin du sentier on découvre une partie des chutes qui nous était cachée. Une partie purement brésilienne pourrait-on dire. C'est un amphithéâtre d'à peine 100 m de diamètre avec quasiment une seule cascade sur tout le pourtour. Une passerelle nous conduit au centre de l'amphithéâtre où l'eau nous arrive dessus en fine gouttelettes (très agréable car l'atmosphère est moite et un peu étouffante) : à cet endroit on est à 30 - 40m de l'eau. Après, le sentier remonte sur un côté et on là on est très proche de l'eau 2 à 3 m on pourrait presque la toucher. On se rend particulièrement bien compte de la quantité d'eau qui tombe et de la force qu'elle doit avoir.

Nous reprenons le bus pour retourner vers l'entrée. A un moment le bus s'arrête brusquement et nous voyons un daim traverser la route, d'autres vont pour le suivre mais rebroussent chemin en apercevant le bus. Le chauffeur coupe le moteur et attend un bon moment en espérant le passage des autres daims.

Finalement il renonce et repart. Nous voyons le reste de la troupe qui nous regarde passer avec dédain (je sais ça fait pas marrer mais j'pouvais pas m'en empêcher !). Comme nous avons le temps nous visitons le parc des oiseaux qui se trouve en face de l'entrée au parc des chutes. Nous y voyons en particulier beaucoup de toucans, pas farouche du tout et qui viennent vers nous dans l'espoir d'un peu de nourriture supposons nous. Il y a 37 espèces différentes de toucans et une dizaine présentes dans le parc. Des ibis rouges, de nombreux papillons et des perroquets complètent une petite visite d'1h.

Ensuite direction l'aéroport, vol tranquille de 2h et nous voilà à Rio. Nous prenons un taxi pré-payé un peu plus cher mais on évite les mauvaises surprises, selon tout le monde y compris le Routard. Au début du trajet il y a des embouteillages monstres, il faut dire qu'il est 18h30. Ça fait le plus grand plaisir de jeunes (et moins jeunes) brésiliens et brésiliennes qui vendent des boissons et des trucs à grignoter en se mettant entre les files de voiture. Ils brandissent un sorte de cylindre qu'ils ont fait en mettant bout à bout un exemplaire des canettes et des bouteilles qu'ils vendent. C'est astucieux car on sait tout de suite qui est susceptible de fournir le breuvage ad hoc (genre Sprite Zero ou Fanta light).

En route nous apercevons au loin le christ de Corcovado et le pain de sucre. Nous arrivons au bord de la mer par la célèbre plage d'Ipanema, une des plus au sud que nous remontons jusqu'à arriver à la non moins célèbre plage de Copacabana. Notre hôtel est situé sur l'avenue qui longe Copacabana. Je demande une chambre donnant sur la mer : il y a un supplément de 200€ ! Nous serons très bien sur la cour, nous aurons moins de bruit ! De plus il y a au 12ème étage de l'hôtel une piscine et une terrasse permettant de voir toute la baie.

Nous ressortons vers 20h pour une petite balade sur la plage. Pour ceux qui connaissent ça ressemble assez à la promenade des anglais de Nice. L'avenue est un peu plus large, les immeubles un peu plus haut, la plage (de sable à la différence de Nice) est beaucoup plus grande mais il y a un petit air de famille. En revanche pas d'hôtel particulier ou d'hôtel genre Negresco : tout a été construit à partir des années soixante et pas avant.

Nous prenons un petit repas dans une des petites baraques donnant directement sur la plage. Il fait bon : 29°C mais avec un petit vent. La plage est éclairée et il y a des parties de foot acharnées entre adultes ainsi que du beach volley un peu partout. Certains se baignent et nombreux sont les joggers, sur le sable ou sur la route : une voie leur est réservée.

Au centre de l'avenue une multitude de stand de boutiques (en fait des toiles de tente) pour touristes qui allument l’œil de Biket. Il faudra revenir dit elle ! ..... sans blague ?

14

Vendredi 12 février

Lever 8h pour ce jour de visite complète avec notre guide francophone Aurelio.

Le petit déjeuner est pantagruélique : c'est un buffet où l'on trouve tout ce qu'on peut imaginer.

A 9h Aurelio arrive avec une Fiat Diablo configurée pour 6 places. Il a déjà deux passagères polonaises pour le tour. Il fera les commentaires en anglais, langue, comme d'habitude commune à tout le monde. Il nous donne le CD de la musique du défile de son école de samba et nous l’écouterons toute la journée dans la voiture. Pour nous c'est une aubaine puisque nous allons défiler (voir plus loin) et qu'il faudra chanter cette chanson pendant la parade.

Nous commençons le tour par Pedra Bonita une des nombreuses montagnes qui entourent Rio (520m quand même). Ça grimpe sérieux et la Fiat en bave des ronds de chapeaux. La vue sur Rio est superbe bien que partielle : on ne voit "que" la partie très au sud et en particulier la plage de Sao Conrado. C'est de Pedra Bonita que partent les deltaplanes. Quand on arrive certains sont en train de monter leur matériel. Nous voyons quelques départs d'on ne peut plus près : sensations garanties. Les conditions sont idéales : temps superbe, vent constant ..... on peut suivre leur vol jusqu'à l’atterrissage sur la plage de Sao Conrado.

En redescendant (notre guide ne connait pas le frein moteur, il se met au point mort et freine ...... je prie pour que Fiat est un système de freinage à toute épreuve ....... visiblement oui ...... il doit changer ses plaquettes souvent !) nous nous arrêtons dans la forêt de Tijuca. Forêt tropicale très dense. Dès qu'on avance un peu sous les arbres il fait presque frais.

Nous allons ensuite dans un des lieux les plus connus de Rio : le Christ de Corcovado. Cette statue est très moche vous en conviendrez mais a deux avantages : il n'y a que d'ici qu'on ne la voit pas et surtout la vue sur Rio de cet endroit est à couper le souffle. On voit toute la côte depuis l'extrême nord où il y a l'aéroport jusqu'à la plage de Sao Conrado et même au delà. Vraiment superbe !

Nous redescendons de Corcovado pour aller dans le quartier de Santa Teresa. Encore un disciple de Montmartre selon le Routard. C'est vrai qu'il y a de nombreuses galeries d'artistes. Les maisons sont anciennes et certaines fort belles.

Nous nous arrêtons et Aurelio nous emmène dans le musée du tramway. Un vieux tramway parcourt les rues de Santa Teresa. Il ressemble beaucoup à celui de Lisbonne, ce qui ne doit pas être une coïncidence. Les voitures sont plus petites que celles de San Francisco ou celles de Hong Kong. La raison principale pour laquelle Aurelio nous emmène dans ce musée est que l'on y voit de nombreuses photos de la fin du XIXème siècle et début du XXème de tous les quartiers de Rio. On voit bien que l'intérêt pour les bains de mer n'est venu qu'ensuite : Copacabana et Ipanema était de vrais terrains vagues à cette époque.

Nous descendons encore vers le Sambodrome. C'est l'endroit où ont lieu tous les grands défilés du Carnaval. Véritable institution avec des loges, des tribunes : certains disent que cela a tué le carnaval spontané des rues. D'après ce qu'on peut voir, le carnaval des rues existe encore bel et bien : nous avons le programme de ces défilés et ils sont nombreux. Aurelio qui a ses entrées nous permet de pénétrer dans l'enceinte mythique qui se prépare à l’événement : en particulier les réglages de sono. Nous avons le privilège de remonter les 400m du Sambodrome. Aurelio se met à danser spontanément sur les musiques qui servent de réglage à la sono, il invite Biket à le rejoindre : l'un est d'origine brésilienne l'autre pas, devinez qui ? En discutant nous apprenons que NOUS allons défiler dans le Sambodrome !!! Lors de mes premiers contacts avec Aurelio il m'avait dit : "vous pouvez défiler avec nous si vous voulez". J'avais sauté sur l'occasion. Ce que je ne savais pas c'est que le "nous" d'Aurelio c'est l'école de samba Da Rocinah qui fait partie disons de la D2 des écoles de Samba. Ces écoles défilent la veille de la grande parade sur le Sambodrome et la gagnante rejoint la D1 pour l'année suivante. Il va donc falloir qu'on soit bons ! De plus France 5 fait un reportage sur les français qui vont défiler cette année et nous devrions être interviewés ! On vous tient au courant !

Encore une étape dans un lieu mythique : le stade de Maracana. Les filles ne viennent pas mais je vais avec Aurelio à l'intérieur du stade : en haut tout d'abord pour une vue d'ensemble puis sur la pelouse. Bien que je ne sois pas un véritable fan de foot ça fait tout drôle de marcher sur cette pelouse. Encore un avantage des entrées d'Aurelio, nous passons par les vestiaires, salles de massage, salle d'entrainement. Ces lieux sont assez petits et ça fait aussi tout drôle de savoir qu'ici ont marché les Garrincha, Pelé, Zicco, Ronaldo et autres .....

Nous partons ensuite vers le lieu (secret) où l'école Da Rocinah prépare ses chars pour la parade. On doit laisser les appareils photos à l'entrée. C'est une vraie compétition et les différentes écoles sont un peu paranos. Un immense hangar où les techniciens sont en train de mettre la touche finale à 6 chars qui font à peu près 10m de haut. pour, je dirais, 15m de long. Très impressionnant ! C'est très coloré, avec des petits miroirs de partout, difficile à décrire on fera des photos pendant la parade on devrait être aux premières loges !

Nous passons par le centre ville avec tous les bâtiments administratifs et musées sans charme particulier et nous nous dirigeons vers le Pain de sucre, montagne baptisée ainsi par les portugais en raison de sa forme similaire au pain fabriqué au Portugal. Il fait chaud, très chaud (38°C) mais il y a toujours de l'air et c'est supportable en buvant beaucoup. Aurelio nous laisse monter par le téléphérique, en fait deux téléphériques car deux montagnes distinctes. C'est le deuxième meilleur point de vue sur Rio celui-ci est au bord de la mer (le Christ étant lui à l'intérieur des terres). Très jolie vue également : celle-ci est à 360°. Superbe !

Nous rentrons à l'hôtel en taxi car les polonaises vont dans le centre, opposé à Copacabana où nous logeons par rapport au Pain de Sucre, et que vers 18h la circulation est difficile.

Nous finissons la journée sur la terrasse de l'hôtel au 12ème étage où il y a une petite piscine bien rafraîchissante et nous admirons le coucher du soleil sur la plage de Copacabana.

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Samedi 13 février

Aujourd'hui une bonne partie de la journée est consacrée à la préparation de la parade de cette nuit. Nous ne savons pas grand chose si ce n'est que nous défilerons à 4h du matin ! Le matin Aurelio nous apporte les costumes. Pour voir la chose se reporter aux photos jointes. Le point est que ces costumes sont de la demi-série et qu'il faut faire des ajustements. Je dois trouver un slip de bain couleur bleu pétrole pour mettre dessous le bas du costume. Nous nous apercevons que le bas de Biket a la même taille que le mien et ne pourra tenir qu'à l'aide d'une épingle à nourrice !

Nous voilà donc en quête d'un slip de bain et d'épingles à nourrice. Ça va nous occuper une bonne partie de l'après midi. Nous allons quand même d'abord, après le petit déjeuner, en direction de la plage d'Ipanema. Copacabana et Ipanema se suivent sur la côte de Rio. Ipanema est plus au sud. Entre les deux une pointes rocheuse appelée Arpoador. De cette pointe de rocher le point de vue sur Ipanema est très joli. La plage d'Ipanema elle même ne nous convainc pas : elle est plus petite que celle de Copacabana, l'avenue qui la longe est étroite et n'a pas autant d'animation. Bref, elle a beau avoir supplanté Copacabana au niveau renommée elle nous parait moins bien.

Nous revenons donc sur "notre" plage pour buller un peu. L'hôtel a un service plage qui fournit serviettes et parasols seuls les sièges de plage sont payants si on en veut. L'eau est fraîche et, si elle n'était pas horriblement sale, ce serait parfait : on est loin des eaux limpides de la Polynésie !

Vers 16h départ pour la quête des objets indispensables à la parade. Nous trouvons un immeuble entier (11 étages) de petites boutiques consacrées quasi exclusivement aux maillots de bain ! Copacabana oblige ! Malheureusement il est fermé ! Une seule boutique est ouverte et on trouve un truc approchant sur lequel on se précipite. Nous parcourons ensuite l'avenue parallèle au bord de la plage de Copacabana. Il y a de nombreuses drogueries qui sont en fait sur le modèle des drugstores américains : moitié pharmacie moitié self service parapharmacie et droguerie. Allez expliquer que vous chercher des épingles à nourrice ! Je sais même pas comment on dit ça en anglais ! A force de mimiques on se fait comprendre. En revanche pas d'épingles à nourrice. Nous faisons à peu près toutes les drogueries et il faut dire qu'il n'en manque pas sur cette avenue. Enfin au bout d'une bonne dizaine nous trouvons enfin l'objet tant désiré.

Entre temps nous avons mangé un morceau dans une cafétéria. C'est un endroit où il n'y a pas de touristes, uniquement des brésiliens. On met un peu de temps à comprendre : à l'entrée on nous remet un billet avec des cases. Il y a de nombreux buffets et on finit par comprendre que l'on paie au poids. Au fur et à mesure que l'on consomme des bandelettes de papier avec le poids et le prix sont collés sur notre billet. Pour les boissons, ce sont des cases qui sont cochées. On trouve vraiment de tout : crudités, salades, pâtes, viandes, pizzas, fruits, gâteaux ..... C'est bon et très bien présenté et la nourriture est très fraîche, changée en permanence. A la fin on passe à la caisse et on nous donne un reçu qui nous permet de sortir : la personne qui donne les billets à l'entrée contrôle que l'on a bien payé à la sortie.

Vers 18h nous rentrons et nous dormons jusqu'à 21h pour essayer de tenir le coup jusqu'au défilé.

A 21h nous trouvons Aurelio par hasard à la réception de l'hôtel : il est en train de vendre des billets pour la grande parade de dimanche. On dirait un agent de change : le portable à l'oreille, les dollars dans l'autre main et un groupe de 20 personnes essayant de se disputer l'obtention du précieux laisser-passer. Il nous dit que le rendez vous avec France 5 est annulé (adieu célébrité !) et qu'il viendra nous chercher à 1h pour la parade et qu'il faut que l'on mette nos costumes avant de partir (on va avoir l'air fin comme vous pouvez le constater sur les photos !).

Bref à 1h du matin nous partons en taxi avec Aurelio, une jeune fille (sa fille ?) et nous allons au Sambodrome. Arrivés sur place il y a beaucoup de monde. On entend les musiques des défilés en cours. Nous marchons longuement pour trouver le lieu de rassemblement de Rocinha notre école de samba d'adoption. Des panneaux indicateurs nous donnent la direction et nous finissons par arriver sur une portion d'avenue où nous voyons les "officiels" avec les T-Shirts aux couleurs de l'école Rocinha.

Les gens se regroupent logiquement par costumes. Il y a au moins une quinzaine de costumes différents, sans parler des "individuels" : couples de danseurs, personnages particuliers qui montent sur les chars. C'est très impressionnant. On essaie d'évaluer, rien que pour notre costume il doit y avoir à peu près 70 personnes. Peut être pas autant pour chaque costume, mais en gros on doit être entre 700 et 1000 rien que pour une école !.

L'attente est assez longue : chacun ajuste son costume avec l'aide des autres, de lourdes incertitudes pèsent sur la façon de mettre tel ou tel équipement. On change trois fois la façon de mettre notre collerette par exemple. Il fait encore 28°C et sous le déguisement il fait chaud. Une fois que tout est en place chacun retire les éléments lui permettant de retrouver un peu de fraîcheur relative en étant sur de pouvoir se rhabiller rapidement. Une équipe officielle de lutte contre la déshydratation passe dans les rangs pour distribuer gratuitement de l'eau et elle est la bienvenue bien que l'eau ait un goût de javel ... au moins on risque pas la septicémie ! Soudain tout le monde s'affole : c'est la mise en place !

Nous suivons notre groupe de guerrier avec lance. Nous serons visiblement dans les premiers. Chaque groupe a des "coaches" officiels de l'école de samba. Celui de notre groupe n'est autre qu'Aurelio notre guide. Lui si calme est complètement surexcité ! Il n'arrive pas à nous mettre en rang comme il ferait avec une armée. Il faut dire qu'il y a parmi notre groupe, des vieilles routières du défilé qui n'en font qu'à leur tête, quittent le groupe, papotent, changent de place ....... Bref nous arrivons péniblement à former la ligne. Nous avançons progressivement en vue du Sambodrome.

Puis ça y est c'est nous ! On comprend que le speaker officiel annonce l'école Rocinha, cite sans doute ses dignitaires, les compositeurs de la chanson et ...... c'est parti ! Nous avançons au rythme de la chanson que nous avions hier dans la voiture et dont nous connaissons au moins les deux refrains. L'indiscipline disparait brusquement : on sent que les présents (à part nous !) ont la samba "naturelle" et du plus jeune au plus âgé, du plus mince au plus gros tout le monde se trémousse en rythme avec aisance. Biket et moi essayons tant bien que mal de suivre le rythme en regardant sur nos voisins et finalement nous nous débrouillons pas si mal. Les tribunes sont pleines et par moment la foule salue notre passage. Le plus impressionnant est que nous allons passer 38 mn montre en main et sans arrêt à nous agiter en chantant cet air de samba. Avec la chaleur c'est fatigant si ce n'est épuisant. Mais il est important de faire bonne figure jusqu'au bout : les juges n'en perdent pas une miette et pour en avoir parlé avec Aurelio, ils sont très sensibles au fait que les gens ne bougent plus ou ne chantent plus. Nous nous appliquons du mieux que l'on peut. Ayant enfin atteint la ligne d'arrivée, biket récupère l'appareil photo, soigneusement sauvegardé dans une poche intérieure sous mon slip de bain avec les clés de la chambre, quelques sous et les photocopies des passeports !, et part sur la ligne d'arrivée pour photographier la suite de la parade de notre école. Je reste à l'arrière pour garder les costumes et j'en prends plein les yeux également en voyant les arrivants qui nous suivent (particulièrement quelques arrivantes déguisées en papillons, coccinelles, ...... bref super spectacle !). La brigade anti déshydratation redouble d'efforts auprès de ceux qui viennent d'arriver. Aurelio est inquiet : un des points du règlement est que l'ensemble de l'école doit avoir passé la ligne d'arrivée en 58mn.

Finalement tout se passe bien .... de justesse. Les jeunes filles de notre groupe cherchent à récupérer le maximum de costumes et c'est un groupe très chargé qui se retrouve à chercher un taxi pour rentrer.

Les taxis ne se bousculent pas pour prendre des gens costumés et chargés de nombreux éléments de costume.

Finalement nous trouvons un taxi pour nous deux qui nous conduit à bon port bien qu'il n'ait pas d'éclairage, ce qui ne l'empêche pas de rouler à plus de 100 km/h dans les avenues, et de griller les feux considérés comme "inutiles".

Nous nous couchons à 5h30 fatigués mais très heureux d'avoir participer à cette expérience inoubliable. Seule inquiétude : que va t on pouvoir voir de mieux demain ?

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Dimanche 14 février

Le réveil sonne à 9h45.

Si on veut aller profiter de cet excellent buffet petit dej il faut se lever ..... après 3h30 de sommeil. Biket est debout pour y aller, je résiste à l'envie de rester au lit et je me lève au prix d'un effort surhumain ! Petit déjeuner un peu dans le coaltar mais aussitôt fini nous remontons nous coucher dans la douce fraîcheur de la clim.

Réveil naturel vers 13h30. Difficile d'émerger tout de même ! Nous décidons de ménager les montures et d'aller buller sur la plage en attendant l'heure d'aller au Sambodrome pour la compétition des écoles les plus huppées. Elles sont douze et défileront ce soir et le 6 lundi. Puis les délibérations dureront jusqu'à la fin de la semaine où nous connaîtrons le vainqueur. La plage est bondée : on se croirait sur la côte d'azur en juillet août ! En plus nous sommes du côté de Copacabana où la plage se rétrécit, mais on pourra voir de la terrasse que même là où la plage est large, elle est autant couverte de parasols de toutes les couleurs. Il faut dire que c'est dimanche, que tout le monde est en congés jusqu'à mercredi, carnaval oblige. De plus, la mer monte et les premiers rangs doivent se lever sous peine de se trouver trempés. Au bout de quelques temps nous sommes les premiers et une vague plus importante que les autres nous trempe : habits, bouquins, ....

Nous envisageons de partir mais le personnel de l'hôtel, aux aguets, nous repère et nous trouve une autre place. La mer étant un peu plus agitée que la veille, l'eau est encore plus sale. Encore un point commun avec la côte d'azur ! En fait, vu l'orientation de la plage "notre" côté amasse tous les morceaux d'algues en suspension, c'est également flagrant vu de la terrasse. Si nous étions ici pour des vacances plage il suffirait de faire quelques dizaine de mètres vers le nord pour trouver une eau relativement propre.

17h ! il est temps de se préparer pour rejoindre le Sambodrome.

Nous cherchons un taxi. Plusieurs se proposent au forfait : 50 reals 80 reals jusqu'à 120 reals. Nous commençons à connaître la musique (samba !). Nous prenons un taxi à la volée et cela nous coûtera 25 reals soit 10€ pour un trajet de 3/4h.

Arrivés au Sambodrome il nous faut marcher un peu pour trouver notre tribune. Ce sont des gradins en béton mais nous avons pris le soin d'acheter des coussins après un marchandage acharné ! Il est 19h, le défilé commence à 21h et les tribunes sont déjà bien garnies. Nous prenons un peu de temps pour choisir nos places de manière à avoir des angles de vues corrects.

Puis je pars à la recherche de nourriture, nous n'avons rien avalé depuis ce matin. Je trouve facilement le Bob's Burger installé sous la tribune. Deux cheeseburgers et un mini paquet de chips feront l'affaire. Il fait toujours 28°C et les vendeurs de boissons et de sorbets font des affaires. Ceci dit leur tâche n'est pas simple : trimbaler de grosses glacières pleines de canettes, de bouteilles et de glaces en se faufilant entre les gens installés de façon pour le moins désordonnée ...... chapeau !

Vers 20h30 le speaker prononce l'ouverture de la soirée. On ne comprend pas grand chose mais la jeune brésilienne qui est à côté de nous et qui parle anglais nous traduit l'essentiel. On entonne l'hymne brésilien, moi seulement l'air : merci aux coupes du monde de foot !

Puis des chansons traditionnelles brésiliennes que je connais pour les avoir jouées avec mon père.

A 21h pile la première école (l'ordre se fait par tirage au sort) commence. Quelques pétards de feu d'artifice donnent le top et c'est parti. A ce moment là nous n'avons pas la doc nécessaire pour connaître le thème choisi par l'école. Nous ne faisons qu'admirer la beauté des costumes et des chars. Notre voisine est trop excitée par le rythme des musiques pour nous expliquer. Les coaches de chaque groupe tente de faire participer le public qui est prêt à s'enflammer à la moindre sollicitation. A des moments stratégiques, des "complices" font passer des drapeaux, foulards et autres instruments dans les tribunes pour que les spectateurs les agitent. Ça fonctionne à merveille ! Ça dure un peu plus longtemps que nous hier : 58mn pour nous 1h06 je crois pour eux. Il me semble que cette première école est un peu en retard. Ça se voit car les groupes ont des moments où ils avancent et des moments où ils dansent sur place, c'était pareil pour nous hier.

A la fin de la parade, non seulement les groupes ne s'arrêtent plus mais ils forcent la cadence. Je crois savoir que les dépassements de temps sont lourdement sanctionnés. A la fin du passage du groupe, tout le monde se rassoit en profite, après avoir bien chanté et dansé, pour se réhydrater. C'est le coup de feu pour les vendeurs, mais chacun trouve facilement de quoi boire et éventuellement manger (mais pour ça il faut se déplacer). Pour nous c'est agua pour Biket et coca zéro pour moi.

Nous avons un petit quart d'heure de repos qui correspond à peu près au temps que le cortège arrive au fond de l'avenue du Sambodrome (nous sommes placé à peu près au milieu).

La deuxième école Imperatriz est très connue car elle a gagné de nombreuses fois lors des dernières éditions. Le thème de son spectacle s'intitule Brazil de todos deuses (Brazil terre de toutes les religions). Les différents chars sont plus faciles à reconnaître : le néant puis le dieu païen Tupa puis l'arrivée du christianisme, les dieux africains, l'islam ......... Le spectacle et les costumes sont magnifiques mais le défilé semble plus austère et le public participe beaucoup moins que pour le précédent.

La troisième école s'appelle Tijuca (c'est le nom de la forêt que nous avons vue le premier jour). Leur thème s'intitule "It's secret" (c'est secret), je ne me rappelle plus du titre en brésilien. Dès le départ ils font un triomphe : le premier char représente la scène d'un spectacle de magie. Un magicien effectue des tours sur 6 danseuses. L'idée est de changer leurs habits. Au fur et à mesure de leur progression elles ont par exemple cachées au public par un cylindre de tissu déployé par un assistant du magicien. Quelques secondes après on enlève le cylindre et leur costume rouge à pois bleus est devenu vert pomme. Peu après le groupe des danseuses est masqué des spectateurs sous une grande cape et quelques secondes après la cape est retirée et les costumes sont bleus à paillettes. C'est un triomphe dans la foule. Il semble même que le jury se soit levé pour applaudir.

Les chars présenteront ensuite toutes sortes de secrets ou énigmes de l'histoire : le cheval de Troie, l'Arche d'alliance, l'incendie de la bibliothèque d'Alexandrie, le mystère des pyramide, le jeu d'échecs ....... Puis des thèmes plus modernes : Spiderman, Batman, la zone 51 de Rosewell, un Michael Jackson cryogénisé (re-triomphe dans la foule) ....... Les costumes sont aussi superbes que les autres mais ce qui fait la différence c'est l'animation qu'il y a sur les chars : l'incendie de la bibli d'Alexandrie est rendu par des soufleries qui agitent des morceaux de tissus jaune et rouge : on s'y croirait ! Les spidermans montent sur un plan incliné avec les mêmes postures que dans la BD ou le film. Les batmans déploient leurs capes en descendant le même plan incliné à ski ! Les pièces du jeu d'échecs apparaissent et disparaissent car montées sur des plaques pivotantes manipulées par des opérateurs invisibles. De plus ils sont dans les temps donc leur spectacle est entièrement maîtrisé ce qui n'est pas le cas des deux précédents. C'est véritablement le triomphe. Les défilés ont pris du retard et il est 1h30. Nous commençons à fatiguer et nous décidons de rentrer bien que 3 parades soient encore à venir. Nous prenons un taxi toujours en évitant les petites arnaques des forfaits et nous sommes couchés à 2h ravis de cette soirée.

Lundi 15 février

C'est encore le réveil qui nous sort du lit à 9h45. Gros petit déjeuner comme d'hab. Puis nous partons pour une promenade vers Ipanema avec retour vers Copacabana. Les 11 étages de maillots de bain sont fermés au grand dam de Biket. Les journaux et les gens dans la rue ne parle que de Tijuca ? on ne s'était pas trompés. Nous allons sur la terrasse de l'hôtel pour les 2 ou 3 heures qu'il nous reste avant de prendre l'avion. Si nous avons bien compris nous allons passer de 38°C aujourd'hui à -5°C (ou pire) demain. Nous ne réalisons pas vraiment ! Enfin il faudra bien s'y faire

Grosses grosses bises à tous

PS pb avec les photos