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4 participants
Voyage en Malaisie de Clo, Sev, Mumu et Patrick T, chez Momo
Juin 2011
2 semaines
Ce carnet de voyage est privé, ne le partagez pas sans l'autorisation de l'auteur.
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Nous partons en Malaisie dans juste un mois.

Au programme, une semaine de trek dans les forets des Kelabit Highlands et une semaine à Kuala Lumpur chez Momo, une expat. Départ de Paris le 9/06 par Air Asia, arrivée à Miri le 10/06. Une journée à Miri, le temps de souffrir de la chaleur et de récupérer des chaussettes anti-sangsue.

Le 11/06 petit coucou pour Bario, le plus important village des Kelabit Highlands. 5 jours de trek dans la boue (Bario Loop) du 12/06 au 16/06. Le 17/06, 2 avions pour revenir à KL. Et le programme à KL on en reparlera plus tard.

Patrick T

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Routarde pour la première fois

C’est l’aventure et un grand émoi

Cette randonnée me tracasse

Excitation et peur en moi s’entrelacent

Au cœur de la jungle nous irons

Sur des sentiers, le guide, suivrons.

Contre les sangsues nous combattrons

Equipés de chaussettes nous vaincrons

Les moustiques aussi nous attaquerons

Mais de pieds fermes les attendrons.

Haro sur ce qui coure qui vole qui pique

Et qui rendent mes compagnes hystériques

A la nuit tombée, dans les maisons longues

Chez les Kelabits, aux oreilles longues

Nous ferons halte et dormirons

Pendant sept jours nous avancerons

De village en village jusqu’à destination

Le retour par avion nous rendra à la civilisation

Sur le tarmac Momo l’expat’ nous attendra

Et à son tour de guide nous servira

La ville by night elle nous fera

Puis de jour dans KL on se perdra

Une semaine pour découvrir Kuala Lumpur

Ensuite, très vite nous serons de retour

Mumu

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Avant les Kelabits, il faut s’entraîner !

On fait des marches dans la campagne autour de Rosny sur Seine dans les conditions du trek. Départ tôt le matin, sac à dos chargé, forêts, montées, descentes, pique-nique, chaleur, il manque juste la pluie.

17km le 10 avril, 27km le 8 mai.

On commence à être en forme. Dernière marche prévue le 29/05.

Patrick T

Les comètes, Sev perdue sur la plateau, dans les fleurs, Longue montée
• • •

Afin de nous familiariser avec le peuple le plus important (et surtout omniprésent !) de Malaisie.

Pique-nique au bord de la Seine
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Il était une fois,

des amis qui se rencontrèrent très, très régulièrement dans un bar nommé "La Comète".Ils se mirent à rêver d'un voyage lointain pour rendre visite à une expat Momo.

Patrick.T proposa un trek afin d'enrichir le voyage d'une note aventurière sans doute. Clo fut désemparée mais très curieuse de découvrir une activité totalement inconnue .Un challenge à tenir entre amis l'enthousiasmait ainsi que Mumu & Sev.

Certains amis, ne pouvant faire partis du groupe, encouragèrent vivement ces 4 participants.

Ils s'unirent sous le nom "des Comètes"et firent beaucoup de kilomètres de marche tous ensemble pour s'entrainer.

Clo

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• • •

Pour une fois j’ai tout réservé.

Arrivée le 10 à Miri, nuit à l’hotel Minda Guesthouse

11 : avion Miri – Bario, nuit à l’hotel Bario Lodge

12 : Voiture 4x4 de Bario à Pa Mada, début du trek jusqu’à un abri à la frontière. Nuit dans la forêt.

13 : Marche en Indonesie dans la forêt puis trek jusqu’à Pa Dalih. Nuit dans la maison longue.

14 : Trek Pa Dalih – Ramudu. Nuit dans la maison longue.

15 : Trek Ramudu – Pa Mada, Nuit dans la maison longue.

16 : Retour à pied à Bario. Nuit à l’hotel

17 : Avion Bario – Miri - KL

Patrick T

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Hou la la ! Mumu a placé la barre très haut avec son 1er article.

Du coup, j'ai l'impression qu'on ne peut pas faire mieux pour parler de nos appréhensions diverses.

J'ai donc décidé de vous parler des choses à emporter pour notre voyage.

En commençant par le plus glamour :

  • Le traitement anti-palu évidemment
  • la pharmacie doit aussi comporter du doliprane, de l'imodium et son contraire, un anti allergique, du locoid (pour les piqures d'insectes), de l'oroken (maladies bactériennes) : c'est tout ce que m'a prescrit mon médecin. Une amie a ajoutée une bande pansement (en cas de foulure !) et un collyre
  • Tous ces médicaments doivent être enfermés dans une boite en platique afin d'éviter l'humidité.
  • Ne pas oublier le gel anti-bactérien qui devrait bien faire rire les malaisiens.
  • Les pastilles de purification d'eau
  • Des petits sachets de sel (comme nous l'a rappelé Momo)

Les petites choses à emporter juste pour le confort :

  • un truc pour boucher les éviers (ça s'appelle un bouche-évier peut-être ???)
  • quelques épingles... à nourrice et ...à linge
  • des sachets de thé !!!
  • .....des suggestions ?

Voilà, c'est mon 1er article de blog.

Grâce à lui, vous me connaissez un peu mieux et vous savez que je n'ai pas l'âme poétique de Mumu. Sev

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Dernier entrainement avant le trek. Départ Vernon rive gauche de la seine, 14 km jusqu'à courcelles sur seine . Traversée de la seine, non pas à la nage et retour rive droite de la seine jusqu'à Vernon. 30km 8 h de marche sous la chaleur tropicale de la normandie avec une traversée d'un champs d'orties.

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J'ai réquisitionné du sel au boulot contre les sangsues.

J'en ai profité pour prendre aussi du poivre, ça marche peut être aussi.

Patrick T

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Youpi ! Demain on décolle

Pas question de rater le vol

Surtout après avoir fait les valises

Où j’ai faillit piquer une crise!

Limitée à 15 kilos de bagages

Il a fallut faire de l’arbitrage

Que prioriser, trek ou ville ?

Le choix fut difficile.

Un peu moins de ceci et de cela

Elle est enfin bouclée, Na !

Petite prière à la machine de Momo !

Que ton tambour soit fortissimo

Pour laver le linge de Mumu

Qui sans cela sera toute nue.

Non c’est une blague

A KL nous surferons sur la vague

De boutiques en magasins

Nous referons le plein.

Malaysia nous voilà

Brilles de tout ton éclat

Mets nous en plein les yeux

Que nous ayons des souvenirs merveilleux !

Mumu

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Ca donne des responsabilités d’avoir organisé la semaine à Bornéo, j’espère que tout va bien se passer.

RV demain à 7h20 pour prendre le bus à Invalide. Il ne faut pas qu’il y ait un accident qui bloque l’accès à Orly. Les Boarding pass sont imprimés on rentrera dans l’avion (il n’y a pas de surbooking sur Air Asia ?).

Vendredi matin passage à KL, on n’aura pas perdu les bagages puisqu’il n’y a pas de correspondance. On a 1h30 avant l’enregistrement des bagages pour Miri, il ne faut pas que l’avion ait du retard.

J’ai confirmé hier l’hôtel de Miri, pour m’apercevoir que le site Internet n’existe plus ! Et l’hôtel, il existe toujours ? En plan B il faut que je prenne l’adresse de l’hotel ou j’ai été la dernière fois, et tous les hotels de Miri, on ne sait jamais.

Il ne faut pas oublier de confirmer l’avion pour Bario dés qu’on arrive à Miri, il est tout petit cet avion.

Météo à Miri : 30 degrés, orage. Pas de problème si l’orage ne bloque pas l’avion pour Bario.

Samedi, arrivée à Bario, avec tous les mails que j’ai échangés avec l’hotel de Bario, pas d’inquiétude, on nous attendra à l’aéroport (et s’il y a personne, on fait quoi ?) Il reste à discuter avec le guide pour vérifier si on est bien d’accord sur tout pour le trek.

Ouf, dimanche on commence à marcher !

Mais non, tout va bien se passer !

Patrick T

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ça y est !

C'est le grand jour. Nous avons les billets, les valises sont prêtes. (avec beaucoup de difficulté pour ne pas dépasser ces fichus 15kg).

L'excitation grandit alors que, étrangement, les doutes disparaissent.

Pourtant, le dernier entrainement n'a pas été facile : 30km, 8h de marche, 2 ampoules forcées. au bout de 6h, je ne désirais plus qu'une seule chose : faire de l'auto-stop !!!

Et, nous avons eu droit à une mini-jungle faites de roseaux et d'orties. J'ignorais d'ailleurs que les orties pouvaient atteindre et même dépassées les 150 cm !

D'ailleurs, pour nous récompenser, la municipalité a tiré un très joli feu d'artifice....avec musique, confettis, et retraite aux flambeaux.

Voilà, le prochain article sera écrit de Malaisie. D'où exactement ?? Nous verrons bien !

C'est l'aventure qui commence....

Sev.

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Voila, nous sommes arrives en Malaisie.

Ce 1er article en direct de Miri est très difficile a écrire : c'est un qwerty sans les accents de notre langue ! Les autres se moquent de moi par ce c'est sans intérêt.

Voila donc un petit résume de notre voyage :

13h dans un avion réfrigéré pour Mumu et Sev et confortable pour Patrick et Clo.

Les 2 repas du vol étaient frugale mais le repas végé était très bon dixit Mumu.

Particularité : tout le monde dort la journée et fait la fête des qu'il fait nuit : impossible de dormir pour Patrick.

Petit déjeuner au Mc Do a KL, si bien qu'on a eu l'avion de Miri de justesse.

2h dans un avion plus petit, petit dodo pour tous les 4.

A l'arrivée nous avons vu notre futur avion a hélices. Prenons un taxi pour rejoindre la guest house qui est très agréable.

Surprise du jour ; on a droit qu'a 10kg de bagage pour Bario au lieu des 25 indiques sur le billet. Il faut refaire les sacs en urgence. On laisse le surplus a Miri.

On a enquête sur les taxis disponible a 7h du matin pour aller demain a l'aéroport.

Et on a quand même eu le temps de visiter le marche et le temple chinois et même de manger un peu.

Les comètes

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On a bien trouve notre taxi pour l'aéroport a 7h. On n'avait que 26kg a enregistrer, mais il ne suffit pas de peser les bagages, il faut aussi qu'on monte sur la balance.

Petit avion a hélices de 19 places, on s'assoit juste derrière le pilote, vue directe sur le cockpit. On vole entre 2 couches de nuage. Climatisation avec 2 petits ventilo. Le co-pilote signale un trou dans les nuages au dessus de Bario : on peut descendre ! Des qu'on sort des nuages on découvre le paysage, des routes de terre et rivières sinueuses et la foret tout autour. Descente rapide en faisant un demi tour avant l'atterrissage sur une piste humide.

Transfert de bagages portes par des hommes. Riddish est bien la pour nous réceptionner. Transfert en voiture vers l'hotel, la piste de terre est bien boueuse.

Bonnes chambres, douche et toilettes spartiates pour les filles.

Accueil avec ananas et riz frit.

Petite promenade dans le centre de Bario : un poste de police, quelques épicerie-bar, un marche, un coiffeur (ferme), un web-centre (ferme) et ... c'est tout.

Déjeuner : deux types d'herbes, ananas pimente, riz blanc, œuf brouille.

Le guide nous apprend que nous serons les premiers touristes a faire le trek jusqu'à l'abrit dans la foret (Patrick le savait déjà, surprise pour les filles).

Petite sieste.

Longue balade dans la campagne. Piscicultures ou rizières, buffles, grande école secondaire, voiture embourbe, sorte de toucan.

Diner : riz (on n'écrira plus qu'il y a du riz au menu dans la suite du blog, il y en aura toujours), poisson avec beaucoup d'arrêtes, ananas (bière pour Patrick)

On se précipite pour se coucher avant l'extinction du générateur a 22h. finalement il ne s'est pas éteint de la nuit.

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La nuit on a eu droit aux hurlements d'un chien fou et au discours des hirondelles qui logent dans l'hotel près de la chambre des filles.

Lever a 7h15

Petit déjeuner : nouilles sautées a l'omelette, pancake, ananas.

On monte dans la voiture. C'est un 4X4 pickup. Clo et Mumu choisissent de s'assoir derrière dehors sur une planche de bois. Piste avec de grosses ornières, pont a moitie effondre, passages de boue très profonds. Dérapages plus ou moins contrôlés, ça secoue même a l'intérieur, celles qui sont dehors sont debout a s'accrocher a la rambarde. Durant 2h !

Arrêt près du village de Pa Mada. On marche 500 mètres jusqu'au village. On fait bien attention d'éviter de marcher dans la boue pour ne pas salir les chaussures. 1er franchissement de palissade sur des tronc équarris. Premier pont suspendu, impressionnant pour les filles (pour Patrick c'est un beau pont très solide, on verra peut être pire).

Déjeuner au village, riz cuit dans des feuilles, du porc sauvage, du poisson arrose de the sucre.

Et le trek commence !!!!!

Que de la boue. Boue aspirante, glissante et imprévisible. Tout le trajet est un succession de montée et descente a négocie dans le boue, avec des passages soit disant plus faciles en équilibre sur des bambous. Il y a même de véritables murs de boue. On arrive a un passage de riviere avec un choix : tronc de 8 mètres de long a 3 mètres de hauteur ou traversée dans la rivière avec de l'eau a mi-mollet . On choisi tous de passer dans la rivière, sauf le guide. Tant pis nos chaussures seront pleines d'eau.

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Quelques centaines de mètres plus loin, encore un passage de rivière, mais sans choix, il faut marcher dans la rivière, heureusement qu'on n'avait pas choisi le tronc au premier passage ! On marche donc le reste du trajet avec des chaussures pleines d'eau qui font des bulles.

Patrick voit un très beau serpent bleu et orange, mais ne le dit pas au filles.

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Découverte du refuge dans la foret. Une belle cabane, mais il faut qu'on reste au rez-de-chaussée, directement sur la terre. Un feu dans un coin pour la cuisine. Deux planchers en bois légèrement surélevés pour le couchage. Infeste de milliers de petits cafards qui courent même dans la nourriture.

On mange tôt avant la tombée de la nuit. On se couche a 19h. Bonne nuit ?

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Non ! Vraiment pas bonne nuit. C'était pratiquement impossible de dormir dans cette cabane. La planche était dure comme du bois. La nuit ne suffira pas à trouver une bonne position. Sev a été sauvé par la moustiquaire de Béa. Les petits cafards trottinent sur la tête des autres. On ne traine pas sur la planche, dès le lever du jour, on est debout. On n'a pas faim, on ne mange presque rien au petit déjeuner... Peut-être parce qu'on a mal partout.

Il pleut. On part marcher avec la cape, bien que la pluie s'arrête dès les premiers mètres. On retrouve notre chemin de boue en forte montée jusqu'à l'Indonésie qu'on atteint en 1h20. Patrick et Mumu vont voir la borne officielle séparant la Malaisie et l'Indonésie à quelques mètres en pleine forêt. Cette borne est gardée par une armée...de sangsues. Ce n'était qu'une excursion. Il faut redescendre au refuge où on déjeune.

En début d'après midi, on reprend les sacs et la direction de Pa Dali. Le guide nous conseille à juste titre de mettre nos chaussettes anti-sangsue pour la première fois. Elles se portent sous les chaussettes. Dès le début, on traverse la rivière, nos chaussures sont pleines d'eau pour l'après-midi. On doit passer quelques ponts faits de tronc ou de bambous assez difficiles. Le pire d'entre eux n'est pas très long mais n'a pas de rampe. Il fallait en même temps surveiller les sangsues. Sitôt que l'on passe, elles se dressent pour se coller aux chaussures, grimper aux chaussettes et se coller sur une partie dénudée du corps.

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Le chemin est glissant. On entend "Au Secours !!!::". Sev est tombé sur le dos et son sac l'empêche de se relever. Les bras et les jambes s'agitent frénétiquement. Une véritable tortue à l'envers.

On sort enfin de la forêt . Aux premiers cultures, on fait un long arrêt. On en profite pour vider les chaussures qui grouillent de sangsues. On arrive au village après 3h30 de marche. On s'installe dans une jolie maison en bois. Oui ! Il y a des matelas dans les chambres ! Et on a aussi une salle d'eau...Elle se compose d'un grand baquet d'eau froide et d'un petit récipient avec lequel on s'asperge. En attendant le repas, on aide les petites filles de la famille à faire un puzzle. Bon repas de riz, de porc sauvage et de "légumes verts". Malheureusement, on ne mange pas avec la famille. Ils attendent devant la télé qu'on ait fini pour prendre notre place.

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On a oublié de dire qu'on marche avec un guide et un porteur. C'est un couple, la femme est notre porteur. Aujourd'hui pas de forêt, on suit la piste de bucheron de Pa Dali vers Ramudu. On visite un mégalithe (Pubhan Liban Pa Dali) à la sortie du village où les Kelabits plaçaient la tête de leur mort avant d'être christianisés.

Le terrain est plus facile que dans la forêt, il n'y a que quelque passages de boues, mais il fait très chaud et il n'y a pas d'ombre. On commence même par une longue montée.

Beaucoup de papillons, des toiles d'araignées au sol emprisonnant la rosée...On monte et on descend, on remonte et .....on redescend...etc. Finalement, on arrive à Ramudu après 3h32 de marche.

On est toujours accueilli avec du thé très sucré, du café, des biscuits et des beignets. Ce soir, on loge dans la maison longue. Pour dormir, on nous a installé 4 tentes dans une pièce pas vraiment terminée au bout de la maison.


Les pièces où vivent la famille n'ont pas vraiment de séparation, juste quelques planches à hauteur de genou pour bloquer les tout-petits, comme dans un parc. Il y a d'abord le salon, sans aucun meuble, un berceau est suspendu au toit par des tendeurs, ce qui permet de le bercer facilement et vigoureusement. Il y a ensuite la cuisine avec une table pour manger (le seul meuble de la pièce), l'âtre dans un coin permet la cuisson du repas. Puis vient la salle d'eau séparée de l'évier uniquement par un rideau. Pour atteindre les toilettes turques rudimentaires, il faut traverser cette salle d'eau, chaussé d'une paire de tong, pour éviter les projections diverses. Remarque : Les enfants n'ont pas toujours le temps d'aller au toilette et peuvent utiliser la salle d'eau.

L'après midi, on fait une excursion jusqu'à un mégalithe. On marche dans la boue, on n'en avait pas eu le matin, cela nous manquait. On est accompagné d'une meute de chien qui partent chasser le porc sauvage. On n'atteindra jamais le mégalithe. Il aurait fallu monter une échelle de bambou pourrie qui n'a pas supporté le poids de Patrick. Retour à la maison longue, les filles sont déçues.


Pour remonter le moral de tout le monde, notre guide cueille des sortes de pamplemousse (chadeck). Mumu montre les photos à un petit garçon "Apoï", surnommé photo lagi (photo suivante, car c'est ce qu'il dit tout le temps). 3 plats de poissons ce soir pour le diner. Comme habituellement, on se couche très tôt.

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Départ à 9h30 pour une marche en pleine forêt, « easy », d’après le guide.

Le chemin est très étroit, le guide doit souvent utiliser son coupe-coupe pour le tracer. De très fines lianes piquantes s’agrippent à nous. On marche en essayant de ne pas trop s’enfoncer dans la boue sans s’arrêter pour que les sangsues n’aient pas le temps de monter sur nos chaussures. On arrive à une traversée de rivière avec un choix : soit passer dans l’eau, soit au sec en équilibre sur des pierres. Les filles choisissent les pierres. La notion d’équilibre n’étant pas la même pour toutes. De toute façon, au passage suivant, c’est chaussures dans l’eau pour tout le monde. Le guide nous fait signe de reculer : il a vu un nid d’abeilles. On a fait un grand détour pour les éviter, cela n’a pas empêché Clo de se faire piquer au bras. Rem, notre porteuse, a aspiré le venin, mais cela est quand même très douloureux. Au détour d’un arbre, le sentier disparait sous un glissement de terrain. On ne voit pas par où passer. Mais le guide nous taille un sentier de la largeur d’une chaussure à flanc d’éboulis. Il faut être concentré et ne pas regarder le précipice si on a le vertige.

Tout à coup, cri d’effroi de Sev : « Ahhhhh ! Des bêtes, des bêtes ». Patrick, qui marchait en dernier, la rejoint et s’aperçoit qu’on est attaqué par des abeilles géantes. Il commence à être piqué aussi et donne un grand coup à Sev (qui était tétanisée) et crie « Cours, Cours ! ». Ils rejoignent le reste du groupe. Mumu, qui avait entendu le cri de Sev, s’approche tranquillement sans prendre la mesure de la situation. Elle voit effectivement sur son tee-shirt un insecte orange et noir plus gros qu’un bourdon. Le guide analyse la situation et nous demande de nous éloigner le plus rapidement possible. Clo part loin devant et en se retournant voit effectivement l’essaim qui nous poursuit. On sort enfin du territoire des monstres. Nous nous arrêtons pour évaluer les dégâts. On recense sur Sev et Patrick une dizaine de piqures chacun. Ils souffrent atrocement. Ils évoquent tous les deux d’intenses et insupportables brûlures. Mais, il nous reste plus d’une heure de marche avant de rejoindre le village. On repart péniblement. Alors que le guide construit notre second pont de bambou, Sev pense qu’elle a une sangsue dans la nuque. On traverse notre pont et la porteuse s’aperçoit que Sev saigne beaucoup à la nuque et décide de ne rien dire pour ne pas l’effrayer davantage. Mumu et Clo la soigne.

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Après plusieurs réparations de pont, on fait une dernière pause pour se débarrasser des sangsues. Patrick trouve une grosse sangsue sur son ventre et demande à Mumu de verser un peu de sel pour la décoller. Mumu verse une bonne rasade de sel sur la sangsue… et la plaie à vif. Patrick hurle : « ça brûle ! ». On rentre au village. On a marché 7h au lieu des 3 prévues ! Et on n’a pas déjeuner !!!

A l’arrivée, douche froide pour tout le monde et installation dans les chambres : Il y a des lits ! Le repas est vite expédié et tout le monde au lit à 18h30. On ne peut pas dormir : Le générateur est sous la fenêtre et la messe commence dans l’église à côté. C’est une messe entrainante et gaie : On reconnait l’air de « Babylone » ! Patrick et Sev tentent quand même de s’endormir malgré les brulures.

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Ce matin, le réveil local est constitué d'un tambourin à 5h15, suivi d'un autre provenant d'un autre endroit du village, puis 5 minutes plus tard, le tocsin, qui déclenche le hurlement de tous les chiens alentours. Sev se réveille le visage enflé par la piqure à la tête.


Après quelques minutes d'observation, Mumu s'exclame qu'elle ressemble à Avatar. Notre expérience de la veille nous incite à rejoindre Bario par la piste et non par la forêt, nous partons à 8h via l'éternel chemin boueux. Une heure plus tard, la 1ère voiture de la journée nous double et s'arrête spontanément. Vu son état, Sev choisit le plan B : la voiture l'emporte vers Bario avec les sacs de la porteuse. Gros coup de bol, la voiture suivante n'est passé que 3h plus tard !! Elle se propose de nous emmener à Bario mais les filles déclinent la proposition car Patrick n'a pas encore rejoint les filles.


Depuis le début du trek, il nous manquait la pluie. Elle arrive enfin à l'heure du déjeuner. Dès les 1ères gouttes, la piste se transforme en patinoire. On s'arrête pour manger dans un abri de chantier. Les filles attendent l'arrivée de Patrick avec impatience : C'est lui qui porte les rations de riz ! Pendant ce temps, Sev est arrivée à Bario après quelques sueurs froides (son chauffeur avait une conduite très sportive et s'est enlisé dans le boue). Elle se repose maintenant tranquillement dans son lit et a une pensée pour ses camarades toujours sur la route.

Le reste du groupe reprend sa marche après le déjeuner. La pluie s'est heureusement arrêtée. Une nouvelle pause permet de prendre le thé chez des amis de notre guide. Très bon accueil ! Le guide annonce alors qu'il reste encore 3h de marche. On repart mais la marche est de plus en plus pénible. La fin de la marche vers Bario semble interminable. On se motive en pensant à un coca ou à une bière bien fraiche. Mumu et Clo, pressées d'arriver, devancent le guide, la porteuse et Patrick (quelques centaines de mètres plus loin). Enfin !!!! Bario est là. On l'a fait en 9h. Tout le monde est épuisé, même le guide et la porteuse.


Le trek est terminé, chacun a mérité son coca (1 pour 2) et une bière chaude.

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Une petite grasse matinée, pas de stress aujourd’hui en dehors de la douche froide pour les filles.

Nous sommes déposés à l’aéroport de Bario. La douane est représentée par un vieillard édenté qui a encore fière allure dans son uniforme.

Le vol est agréable, le ciel est dégagé la vue excellente.

A Miri nous regagnons la Guesthouse ou nous avions laissé notre surplus de bagages. Nous demandons à notre hôte s’il est possible de lui laisser nos sacs à dos le temps d’aller déjeuner, puis au retour de pouvoir bénéficier de ses douches. Il est d’accord. Sev ôte ses lunettes de soleil, il regarde Sev un instant, ouvre de grands yeux, reprend son souffle, la pointe du doigt et s’esclaffe

« Avatar! Avatar ! » Il est stupéfait, incrédule et ravi, il n’arrête pas de répéter « Avatar ! ».

Du coup nous avons droit à une chambre, les douches et internet où nous pouvons enfin poster nos deux premiers articles sur le trek.

Le déjeuner est pris rapidement dans un resto du quartier, où Patrick à la grande consternation de Mumu va choisir dans l’aquarium le poisson qu’il va manger.

En fin de journée deux taxis nous emmènent à l’aéroport de Miri.

A KL Momo l’expat nous attend.

Une heure de route nous conduit à sa maison où le repas agrémenté de jambon, de pain et de camembert relègue le trek au rang des souvenirs.

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Nous passons tous une très bonne nuit, lit confortable, climatisation et couette comme à la maison. Le seul bémol, le PC de Momo est en rade nous ne pouvons pas poster d’articles sur le trek.

Après petit dej’ et piscine nous suivons Momo pour notre première visite de KL.

Nous visitons Dataran Merdeka (Place de l'Indépendance), Sainte Mary’s Cathedral (1894), la mosquée Masjid Jamek où les filles doivent enfiler une robe et mettre des foulards, on dirait les « vamps » !

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Déjeuner dans le quartier chinois chez Roland suivi de la visite du temple chinois Guan Di, et du temple indien Sri Maha Mariammam. Puis on déambule dans le quartier de la contrefaçon.

Nous prenons le métro climatisé et moderne, contraste saisissant avec le marché que nous venons de quitter afin de rejoindre Little India.

Il y a énormément de petites échoppes qui se succèdent et préparent des plats plus exotiques et étranges les uns que les autres. Les odeurs tantôt suaves ou épicées font places à celle du Durian reconnaissable entre tous.

Après cette journée un plongeon dans la piscine est bien mérité.

Mais à KL, à la tombée de la nuit une autre partie de la ville s’anime. Nous prenons l’apéritif au Luna Bar (bar/piscine en terrasse au sommet d'une tour), puis nous dinons au Havana (resto/dancing tapas et marguarita dans un cadre de style colonial) et finissons la soirée au Rum Jungle (club musique éclectique, électrique et tonitruante).

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Après le petit dej’ nous enchaînons sur un massage Thaï à Bangsar Village. Huumm !!! Qu’il est loin le trek !

Déjeuner dans le resto Thaï Planter Jinn’s puis dessert au Tea for 2 (des pâtisseries "françaises" à la sauce Malaisienne : c'est étonnant !).

Petit tour dans le mall dans des boutiques de fringues, ensuite direction KLCC et les fameuses tours Petronas. Encore un mall gigantesque, moderne et clinquant. Le contraste avec le mini market de Bario est saisissant !

Promenade dans le parc au pied des tours suivi d’une boisson rafraichissante dans le café The Library en attendant le coucher du soleil.

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Retour aux tours qui s’illuminent sur le fondu d’un ciel au couchant. Puis les tours opalescentes se dessinent dans la nuit, et posent telles des stars sous les flashs qui crépitent. On les photographie dans toutes les positions. Et, pour quelques minutes, nous aussi, nous sommes des stars ! On pose à qui mieux mieux devant ces célébrités.

Nous les quittons finalement pour aller diner indochinois (Vietnam, Cambodge, Laos) dans un jardin luxuriant en dehors de la ville, au Tamarind Springs.

Fin d’une petite journée tranquille.

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Lever tôt 6h30 pour déposer Alexis à l’école et surtout prendre le petit déjeuner à base de « roti canaï » dans une cahute au bord de la route. Puis nous partons voir la mosquée Masjid Wilayah Persekutuan (terminée en 2000) à Jalan Duta dans la lumière du petit matin. Elle peut accueillir 17000 pèlerins, compte 22 dômes et 4 étages. Nous pouvons la visiter tranquillement : pas d'autres touristes et ce n'est pas l'heure de la prière. Une employée de la mosquée nous accompagne et nous ouvre la salle des mariages. Deux gros coussins au fond de la pièce accueillent les futurs mariés : nous y prenons place et faisons quelques photos avec la complicité de notre accompagnatrice.

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En chemin nous avons aperçu le nouveau palais du premier ministre.

Ensuite nous mettons le cap sur le lac Titiwangsa (situé dans KL), nous en faisons tranquillement le tour afin de découvrir les différents points de vue sur KL.

Nous visitons l’entrée de l’opéra, puis parcourons l’exposition de la galerie d’art Nationale situés à proximité.

Nous déjeunons au bord du lac sous l’œil intéressé des oiseaux. Certains ont oublié de précisé "not spicy", mais finalement, on s'habitue petit à petit à cette nourriture un peu plus épicé que d'ordinaire.

Nous partons pour le musée National (Muzium Negara) qui retrace le développement de la nation. (Nation toute neuve, constituée aujourd'hui de multiples ethnies qui restent à rassembler d'une manière ou d'une autre, d'où le One Malaysia qui figure partout : les affiches, les publicités, les magasins, les écoles ...) Sur le trajet nous nous arrêtons à l’ancienne gare de KL (Heritage Old Station) d’inspiration indienne terminée en 1910.

Ce soir apéro et diner à la maison, Momo l’expat nous fait un repas local un curry qu'elle a dû alléger pour que nos pauvres palais français ne souffrent pas trop.

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Bien qu'il se lève tôt Patrick à la surprise de voir que les filles sont déjà en train de prendre le petit déjeuner, visiblement elles sont motivées pour se rendre à la plage de Port Dickson, station balnéaire située à une soixantaine de Km de KL.

Tout au long de l’autoroute une succession monotone de palmeraies (pour la production d’huile de palme, la Malaisie étant le premier producteur mondial).

Un appel de phare nous incite à la vigilance, nous ralentissons et respectons la vitesse demandée. Bien nous en a pris, un peu plus loin la police qui a fermé 3 voies sur les quatre de l’autoroute, (qui occasionne par la même occasion un superbe embouteillage !) sélectionne les véhicules figurants sur sa liste.

Arrivés à Port Dickson nous tournons en rond pendant près de 45 minutes afin de trouver une petite plage repérée par Momo antérieurement.

Quand nous la trouvons enfin, le soleil est déjà bien chaud et nous avons la plage pour nous tout seul. Une plage de sable blanc, quelques cocotiers étiques, une île verdoyante à quelques mètres du rivage et au loin deux plateformes pétrolières évanescentes dans la brume.

L’eau bien qu’un peu trouble est agréablement fraiche.

Nous déjeunons au resto de la plage et prenons un lemon iced tea local, puis avisant la marée descendante nous décidons de partir à la conquête de l’île.

Le trajet qui y mène n’est pas aisé, une alternance de sable doux comme du velours et de reste de coraux aux arêtes vives, nous incite à la prudence. Nous accostons sur l’île de mangrove, dérangeons un aigle, un crabe et des Bernard l’Hermite. Un tout petit tour, car il est bientôt l’heure de rentrer et d’aller chercher Alexis à l’école.

Après une bonne douche nous postons notre quatrième article sur le trek et sortons acheter notre diner à Bangsar Shopping Center. Pour les locaux, c'est le royaume de l'exotisme : on y trouve du pain (qui ressemble vraiment à du pain et qui en a le goût), du fromage (camembert, roquefort, vache qui rit...), du vin, de la charcuterie... ça fait bizarre de voir un pont-l'évêque en Malaisie !

Comme nous aurons bien le temps de manger tout ça à notre retour en France, on achète finalement du poulet Tandoori, des nouilles (à l'ail) et du riz sauté pour Patrick (parce que pour lui l'oignon et l'ail, c'est beurk).

Et avant de rentrer à la maison déguster nos plats, nous prenons un apéro au Wip où Momo avait réservé un petit coin sofa sur la terrasse avant les courses.

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Ce matin changement de programme, au lieu du marché Pudu on décide de faire les magasins dans les malls, à la grande joie de Patrick Hi Hi !

On commence par Berjaya Time Square qui compte plus de 1000 boutiques et services, un hôtel 5 étoiles, on ne les fait pas toutes évidemment, on se promène juste sur 1 étage (il en compte 48).

On enchaîne dans le quartier de Bukit Bintang avec le Sungei Wang Plaza (7 étages, 200 boutiques et services).

Tous ces magasins ça creuse, on déjeune au Food Court (Lower ground) dans le Lot10 beaucoup plus petit (seulement 100 boutiques et services). Cet espace est constitué de divers stands de cuisines différentes (chinoise, thaï, indienne, indonésienne, allemande...), on s’éparpille afin de trouver un repas à son goût, Patrick revient avec un dessert vert fluo gluant et tremblotant qu’il déguste au grand dégout de Clo et Mumu. Puis on va prendre un café au Jackie Chan Cafe - 1er étage où manque de bol, la machine à café est en panne. Qu’à cela ne tienne, les divans sont vraiment confortables, on commande une boisson pour en profiter.

On part chercher Alexis à l’école, pour une fois on est en avance. On essaye de voir les singes, mais ceux-ci sont absents.

Vers 17h00 nous allons sur Jalan Conlay visiter le centre artisanal Komplex Budaya Kraf où l’on peut voir de la peinture sur soie, des batiks imprimés à la main et diverses activités de la tradition Malaisienne.

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En sortant nous allons au Sky Bar situé sur le toit de l’hôtel « Traders », pour admirer le coucher du soleil sur les tours Petronas, nous consommons évidemment une petite boisson pour combler l’attente.

Une fois nos photos prises, la musique étant très entrainante, nous décidons d’investir la piste de danse vide…

Nous dansons jusqu’à minuit puis nous rentrons à la maison où, pour se rafraichir nous sautons tout habillé dans la piscine. Refroidissement garanti… Brrrr

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Aujourd’hui nous allons à Bandar Melaka dans l’état de Malacca à 2H30 de KL. On va visiter une maison traditionnelle Chinoise Baba Nyonya Heritage Museum ayant adoptée la culture malaise. Maison avec cours intérieures, meubles sculptés ou incrustés de nacre et du cognac…

Nous déambulons dans le quartier chinois, puis un petit tour par Dutch Place (la place hollandaise), où se dressent des bâtiments rouges aux allures incontestablement occidentales, nous amène au bord de l’eau ou nous déjeunons. Ensuite nous avons suivi la rivière Malacca sur les berges harmonieusement aménagées mais le soleil est écrasant. Nous nous engouffrons avec délices sous des palétuviers, pour profiter d’une fraicheur relative, et dérangeons des varans qui plongent dans la rivière pour s’éloigner.


Dans le quartier Kampung Mortem, village de maisons traditionnelles malaises, nous visitons la Villa Sentosa. Le petit-fils du propriétaire nous fait faire le tour de la maison nous racontant les histoires de la famille. Ce vieux bavard nous retient pendant une heure, nous photographiant ou demandant à être photographié avec nous, on n’arrive pas à s’en dépêtrer. Les autres visiteurs se sont éclipsés subrepticement. Nous avons même « l’obligation » de feuilleter les albums photos, il y en a une dizaine, j’espère qu’il ne faut pas tous les regarder. Une ultime photo, une petite phrase gentille dans le livre d’or, quelques ringgits et on s’enfuit. Ouf sauvés ! Ce n’est pas très gentil, il est passionné par son histoire et tient à la faire partager, mais par Toutatis que c’était long !

Nous reprenons notre promenade le long de la rivière jusqu’à l’embarcadère qui nous permettra de prendre un bateau pour revenir vers la place hollandaise.

Nous jetons un œil à l’ancien palais du sultan, il est tout en bois, nous passons devant la porte de Santiago. Nous faisons un détour par le quartier chinois où nous pouvons admirer le temple Cheng Hoon Teng puis nous regagnons la voiture.

Nous voulons être à la Mosquée de Putrajaya avant le coucher du soleil, or la sortie de Melaka aux heures de pointe est bouchée. La chance est avec nous, une voiture officielle se fraie un chemin dans l’embouteillage, nous nous mettons à sa suite pour profiter de l’aubaine, sortie de ville réussie !! yahouuh !! Vive Momo !

Nous arrivons à temps à la mosquée. C’est l’heure de la prière nous ne pourrons pas la visiter mais le spectacle en vaut la peine. Nous admirons aussi le pont à haubans qui prend toutes les teintes de l’arc-en-ciel dans la nuit, Seri Wawasan Bridge.

Retour à la maison pour se délasser avec un petit apéro. Dîner dans le quartier, nans et poulet tandoori.

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Ce matin grasse matinée, nous nous levons à 8h00. Nous commençons à rédiger un article quand Momo nous signale que le jardin de la maison d’en face se fait fumiger contre les moustiques.

Nous sortons pour prendre des photos. Momo demande aux intervenants s’ils peuvent aussi procéder à une fumigation de son jardin. Nous fermons la maison pendant l’intervention et prenons des photos à travers la baie vitrée. Le jardin et la véranda disparaissent complètement dans une épaisse fumée blanche qui heureusement s’évapore rapidement. Nous continuons notre article pendant que Momo et Clo font piscine.

A midi juste, respectant le planning, Patrick sonne la fin de la piscine et l’on part pour visiter le temple chinois Thean Hou qui est en cours de rénovation. En sortant vers l’arrière du temple nous découvrons une mare remplie de tortues, il y en a tant qu’elles sont les unes sur les autres.

On mange dans Little India « Brickfield » puis on part chercher Alexis.

Certains font à nouveau une pose piscine, quand de la rue provient le bruit d’une moto accompagné d'une sonnerie particulière. Momo nous dit qu’il s’agit de vente ambulante. Celles qui étaient en maillot s’enveloppent rapidement dans un drap de bain et on sort découvrir le vendeur. Pas facile, il y a tant de choses sur la moto, et on n’en connait pas la moitié. Finalement on opte pour du pain de mie pour le petit déjeuner et des gâteaux verts. Décidemment Patrick n’aime pas les légumes verts, mais quand il s’agit d’un dessert cela semble être sa couleur favorite.

On part pour Batu Caves, immense grotte gardée par la statue dorée de Muragan 42 m de haut (plus jeune fils de Shiva) dans laquelle se trouvent des temples indiens. Cette grotte peut accueillir 800 000 pèlerins. Pour y accéder 272 marches escarpées à gravir, la vue de là-haut est vertigineuse. Outre les temples il y a aussi des singes (macaques à longues queues) à l’affût des visiteurs et d’éventuelle nourriture.

Nous en avons vu un tranquillement assis qui buvait sa canette de coca, ou plutôt celle de Clo. Elle l’avait posée à terre pour prendre une photo et se l’est fait chapardée. Plus loin un jeune et une vieille femelle sont affairés avec une grande bouteille de fanta. N’ayant pas la force de la soulever, ils la basculent et lapent le liquide qui se répand sur le sol. Au fond de la grotte une immense cheminée par laquelle on peut apercevoir le ciel, les parois sont arborées et c’est le refuge des singes.

Nous déambulons tranquillement dans la grotte plus intéressés par le comportement des singes que par les services religieux donnés par les Brahmanes quand Clo arrive et dit « je me suis fait mordre par un singe » et l’homme qui l'a secouru lui dit qu’il fallait faire une injection. Elle n’a pas compris tout ce qu’il a dit mais les mots injection et clinique étaient parfaitement clairs. Je regarde la blessure sur l’épaule gauche, cela ressemble plus à une griffure, mais il faut partir, nous n’avons plus nos trousses d’urgence dans nos sacs. On descend rapidement, en regardant bien nos pieds car les marches sont étroites, on retrouve Momo et on lui explique la situation. On part à le recherche de la clinique, on tourne un peu en rond malgré le GPS, puis on la trouve : la Polyklinik Rassi. Clo est tout de suite prise en charge, elle a droit à une injection un pansement et des antibiotiques pour trois jours.

Après cet imprévu nous partons pour le Firefly Park Resort voir les lucioles. Il faut y être à la tombée de la nuit. Le long de la route des singes font la manche.

Nous nous installons dans des bateaux à moteurs électriques. Le silence est seulement troublé par la faune et les gloussements d’une touriste. Au début nous ne voyons rien, seulement la silhouette dense des arbres sur le ciel clair du début de la nuit. Quelques étoiles scintillent, puis petit à petit les arbres s’y mettent aussi. Ils semblent s’éveiller, prendre vie avec ces milliers de lumières fugitives et brèves. Cela semble d’autant plus intangible, irréel que nul bruit n’accompagne ces clignotements.

Parfois une luciole s’envole et se confond avec les étoiles et notre regard se perd dans les cieux, mais on revient immanquablement aux arbres et à leur chorégraphie hypnotique. Le tour sur l’eau s’achève trop vite, rompant la transe de la féérie dans laquelle nous étions plongés mais nous repartons avec l’empreinte de la danse des lucioles.

Nous reprenons la route pour KL et nous dirigeons vers le Havana, une autre source de lumière plus agressive mais accompagnée de sons lancinants et irrésistibles.

A peine arrivés nous commandons cocktails et tapas et allons enfiler nos tenues de reines de la piste, que nous ne quittons qu’à la fermeture à 3h00 du matin.

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C’est notre dernier jour, snifff !!! Nous nous levons à 9h30, on s’était couché tard la veille ! Nous commençons la préparation des valises, puis nous écrivons le dernier article sur le trek, en attendant le lever le Momo. Pauvre Momo, nous allons la laisser sur les jantes à la fin de notre séjour, elle se donne à fond pour nous.

Nous partons à midi pour aller manger du cochon de lait au Elcerdo, mais le restaurant et la majorité de ceux du quartier sont fermés, ils n’ouvrent que le soir. On se rabat sur le Celsius, très beau cadre moderne par un habile mélange de bois foncé et d’inox accompagné de jeux de lumières tamisées.

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Après le déjeuner nous allons à la KL Tower, d’où nous pouvons voir les alentours. Momo nous aide à reconnaître les endroits que nous avons visités.

De là-haut nous voyons que le centre de KL est complètement embouteillé. Il y a diverses manifestations et des groupes musicaux à tous les coins de rues. Ce WE il y aura le marathon de KL.

Nous rentrons à la maison et finissons les valises.

Ce soir nous ouvrons le champagne pour fêter l’anniversaire de Clo. David nous a fait des papadam, sortes de chips indiennes à base de farine de lentilles qui gonflent dans l’huile bouillante.

Après ce dernier apéro nous partons pour l’Elcerdo. Nous sommes placés en terrasse.

David commande le fameux petit cochon, avec un peu d’accompagnement.

Quand il arrive c’est la surprise, le cochon est écartelé sur une planche, la tête est ouverte en deux.

Une jeune hôtesse blonde nous explique qu’une tradition espagnole consiste à couper ce cochon avec une assiette. Je (mumu) ne sais pas pourquoi mais c’est moi qui suis choisie, l’hôtesse me donne une assiette. Je n’aurais peut être pas dû répondre à la question de David ! L’hôtesse me demande de choisir un partenaire, je choisis Patrick espérant me débarrasser de ce rôle qui m’était échu et lui tend mon assiette. Mais que nenni ! L’hôtesse me tend à nouveau une assiette. Elle explique que le cochon sera tranché par nous trois et par trois coups chacun. Elle commence par lui trancher la colonne vertébrale. Puis c’est mon tour, j’assène trois horribles coups. Tranché de cette façon je trouve cela brutal, violent. Après avoir été tuée, rôtie, écartelée, la voilà maintenant débitée à coups d’assiette…

Il est très bon ce petit cochon, tendre et goûteux.

Il est 22h30, embrassades abrégées, nous nous engouffrons dans le taxi

Un dernier regard aux silhouettes chinoises sur le pas de la porte et nous voilà partis

En route pour l’aéroport, les vacances sont bien finies !!!

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Merci pour ton hospitalité

Merci pour ta générosité

Merci d’avoir partagé

Ton engouement pour ta nouvelle cité

Un programme chargé tu as fourni

Et même plus nous avons suivi

Malls, musées, marchés, temples et mosquées

Nous avons tout visité

Souvent le GPS s’est perdu

A cause des routes suspendues

Ici fairplay ne rime pas avec circulation

Au moindre écart le klaxon est la sanction

Mais tu te faufiles avec maestria

A travers tout ce fatras.

A Patrick tu as fait découvrir

Une autre facette de KL qu’il va chérir

Pour Sev se fut une découverte

Grâce à toi elle put partir à perpète

Clo retient ton accueil, ta simplicité

Ton sens de la fête, ta disponibilité

Merci aussi à toute la famille

Dont nous avons troublé la vie tranquille

David qui malgré un repos mérité

Avec nous les WE a passé

Alexis à cause de nous n’a pas bien dormi

Et de plus a subit nos taquineries.

Du fond du cœur, de nous quatre

Milles mercis, Momo l’expat

Mumu