Carnet de voyage

Gabon

La grande forêt, les gorilles, les rivières, les éléphants, les chutes d’eau, les crocos : le Gabon c’est l’Afrique Centrale rêvée de notre enfance.
Du 6 août au 2 septembre 2018
4 semaines
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6
août

Je suis bien arrivé à Libreville. D’abord la petite présentation habituel du nouveau pays.

Le Gabon, c’est la moitié de la superficie de la France mais c’est très peu peuplé, moins de 2 millions d’habitants.

Le Gabon devient indépendant en 1960. Le premier président est Léon Mba. En 1967, Omar Bongo devient président et en 2009 son fils Ali Bongo lui succède, il a toujours été réélu depuis. Le Gabon a toujours été un partenaire très proche de la France.

Le revenu par habitant du Gabon est un des plus élevés d’Afrique. La principale recourse est le pétrole, mais comme c’est les premiers gisements qui ont été exploités dans la région, ça devrait être les premiers à être épuisés. Il y a aussi des exploitations minières importantes comme le manganèse.

Les transports sont rendus difficiles par la configuration de terrain, il y a quand même un train qui fonctionne de Libreville à Franceville, je l’utiliserai pour revenir à Libreville. Port-Gentil, la capitale économique du pays, était jusque récemment accessible que par bateaux ou avions, une route est en construction vers le sud.

J’ai fait mon visa à Paris. Il y a un système de e.visa à obtenir sur internet, je me suis inscrit en mai, mais je viens juste de recevoir une réponse positive, je n’avais pas attendu pour faire le visa au consulat du Gabon à Paris avant de partir. Le consulat exige qu’on soit présent pour demander un visa de tourisme, je n’ai pas pu passer par mon agence habituelle. Il faut fournir énormément de papiers, jusqu’à un relevé bancaire. Il faut des lettres de confirmations de réservations d’hotels mais pas pour tout le séjour. Si on donne tous les documents demandés et si on présente bien, je pense qu’il n’y a pas de problème pour obtenir le visa. Il faut compter trois jours pour l’avoir.

Pas de problème avec l’administration pour rentrer au Gabon. Par contre c’est un peu bizarre comme organisation à l’aéroport. Il faut sortir de l’aérogare et rentrer par une autre porte pour aller faire valider son visa par la police, et pareil pour récupérer ses bagages (en fait c'est parce que je suis arrivé au petit terminal d'AfriJet et pas au terminal principal).

C'est la même heure que l'heure d'hiver en France.

Le Gabon a la volonté de développer les parcs nationaux, ils représentent 11% du territoire. C’est le pays de la région où il semble qu’il est le plus facile de visiter les parcs nationaux. Je veux en visiter trois : les parcs de Loango, de la Lopé et d’Ivindo. J’ai réservé un guide pour plusieurs jours dans le parc de Loango dès le début de mon séjour. C’est pour cela que je commencerai que par une nuit à Libreville et à Port-Gentil, en prenant l’avion entre ces deux villes, je visiterai plus longtemps ces villes plus tard.

Je reste 28 jours au Gabon.

7
août

Libreville

J’ai passé qu’une nuit à Libreville et je ne passerai que la nuit prochaine à Port-Gentil mais, comme je l’ai déjà dit, je reviendrai dans ces deux villes.

C’est parce que des esclaves ont été libérés ici que la ville s’appelle Libreville.

Je n’ai pas du tout visité Libreville, j’ai juste fait le tour du quartier de mon hotel. Je ne pense pas que j’étais en plein centre, le quartier est curieux, les batiments sont construits sans aucune uniformité, mais il y a quelques bons restos.

En fait j’ai passé mon temps à préparer la suite de mon voyage, j’ai rencontré un responsable des parcs nationaux pour réserver mon séjour au parc d’Ivindo, j’espère que je n’aurai pas trop de problème de transport pour y être le 23.

J’ai aussi, pour la première fois, acheter un téléphone local. Il faudra que je puisse prévenir les parcs que j’arrive ou que j’ai du retard. C'est un téléphone neuf, mais un vieux modèle, à part téléphoner, je ne sais pas comment ça marche.

Hotel Le Patio

67€ avec petit déjeuner que je n’ai pas pu prendre. Calme, mais ce n’est pas le luxe. Cher pour la qualité, mais ça semble être les prix du Gabon.




Port-Gentil

Comme de Pointe-Noire à Libreville, j’avais un ATR à hélices de 66 places pour aller à Port-Gentil. A peine 30 minutes de trajet.

Je ne sais pas pourquoi, sans doute parce qu’on m’avait dit que c’était la capitale économique du pays, mais je croyais que Port-Gentil était une grande ville. En fait c’est minuscule, j’ai l’impression qu’il n’y a qu’une rue avec des commerces, rien à voir avec Pointe-Noire.

Son nom ne vient pas du fait que tout le monde soit aimable au bord de l’eau, mais à cause d’Emile Gentil, un français.

Ici j’ai eu le temps de faire le tour de la ville, mais c’est vite fait, il faut faire des pauses pour que ça dur plus longtemps.

Les Bougainvilliers

52€ sans petit déjeuner. Les chambres donnent sur l’extérieur, elles sont disséminées dans un jardin. Restaurant attenant à l’hotel.



Demain je vais à Omboué en voiture. J’aurai un bon hotel à Omboué, mais comme c’est isolé, je ne pense pas qu’il y a Internet. Ensuite je vais dans le parc de Loango.

Je reviendrai à Port-Gentil le 14, peut être pas de nouvelles avant.

8
août

Route Port-Gentil - Ombouè

Pour aller vers le parc, il faut d’abord suivre la nouvelle route qui doit désenclaver Port-Gentil et permettre d’aller de Port-Gentil à Libreville par la route. La route n’est pas finie, parfois on prend la route, mais on utilise plus souvent la piste de service qui longe la route. Cette route est impressionnante, il y a deux ponts de plus de 4 km, qui passent par-dessus les lagunes et marécages. Bien sûr elle est construite pas les chinois, les travaux étaient suspendus, faute de financement, mais il semble qu’il y ai eu un accord, et que les travaux reprennent.

Omboué

Seule petite ville relativement importante de la région, Omboué est au bord de la lagune. Avant qu’il y ait la route Omboué n’était accessible que par bateau. Toutes les localités sont coté lagune, aucun village n’est installé au bord de la mer.

Campement d’Enamino

Première étape, le campement d’Enamino. 20 km après Omboué, en direction du parc. Il est justement installé au bord de l’infinie plage déserte. Tenu par une famille gabonaise. Il paraît qu’on peut voir des tortues de des baleines, je n’en ai pas vu mais je reviendrai ici au retour du parc.

Demain je continue jusqu’au parc, une heure de voiture et une demie journée de bateau, mais je suis prêt.

11
août

Au milieu du parc de Loango, le campement d’Enamino, dont j’ai parlé la dernière fois, gère un bivouac. Pour baisser le cout, j’ai retrouvé un groupe de 6 touristes catalans à ce bivouac.

L’infrastructure de ce bivouac est minimale. Le bivouac est au bord de la rivière, on y arrive en bateau (1ère photo). Il est face à une grande prairie (2ème photo). On peut voir les animaux de l’autre coté de la prairie (3ème photo). Le soir on fait du feu pour éloigner les animaux (4ème photo), mais on a pour consigne de ne pas sortir de la tente en pleine nuit. A chaque repas on mange le poisson pêché dans la rivière quelques minutes plus tôt.


J’oubliais la 5ème photo, le trône royal dans la forêt, face à la rivière.




On va chercher les animaux en bateau où à pied. Lorsqu’on est à pied, il faut bien suivre le guide en file indienne. Mais le guide, un gabonais, Philippe, connait bien les animaux, il faut suivre ses consignes. Il fait attention que les animaux ne nous chargent pas, il nous a prévenu que s’il dit « courez » il faut courir dans l’autre sens, mais ça ne s’est pas produit. On marche souvent dans les prairies, on se croirait dans des jardins de châteaux anglais s’il n’y avait pas les éléphants dans le fond.

Il y a beaucoup d’éléphants, ils sont faciles à trouver. A pied on reste quand même à distance, c’est depuis le bateau qu’on s’approche le plus près. On a même vu un éléphant en train de traverser la rivière à la nage.

Celui que je préfère, c’est celui qu’on a vu du bateau. Il était derrière des arbres, mais quand il nous a vu, pour partir, il est passé à découvert et c’est presque enlisé dans la boue.

Quelques vidéo d'éléphants :

J’ai trouvé le crocodile sur une branche, peut être un faux-gavial.

Il y a aussi des buffles mais impossible de les approcher, c'est curieux, ils sont marron.

Et de grandes antilopes, des sitatungas.

Et les petits singes cachés dans les arbres.

Et beaucoup d’oiseaux, mais qui ne se laissent pas facilement prendre en photo.

Et un groupe de chimpanzés, mais trop loin pour la photo. Le guide nous a dit qu’il avait vu une queue de panthère mais qu’elle est parti parce qu’on a fait trop de bruits.

12
août

Il y a deux espèces de gorilles. Les gorilles de montagnes, très peu nombreux, qu’on trouve au Rwanda, en Ouganda et dans l’est de la RDC. Je les avais vu au Rwanda. Et les gorilles de plaine, beaucoup plus nombreux qu’on trouve dans les forêts humides du Cameroun à la RDC, et bien sûr au Gabon. Les gorilles de montagnes sont plus connus, peut-être parce qu’ils sont moins nombreux et plus en danger. Ils sont étudiés depuis plus longtemps.

Une grande partie des gorilles de montagne est habitué à l’homme, c’est-à-dire qu’ils ne considèrent plus l’homme comme un animal dangereux, on peut donc les approcher facilement. Pour habituer les gorilles, les chercheurs doivent les approcher régulièrement, de plus en plus près, pour que les gorilles trouvent normal la présence des hommes, comme s’ils étaient en présence d’une antilope, par exemple.

Il y a très peu de tentative d’habituer les gorilles de plaine. Ce n’est pas la même espèce, les gorilles de plaine ne réagissent pas comme les gorilles de montagne, ils ne se laissent pas habituer facilement.

Il y a un projet pour habituer les gorilles de plaine, à Yatouga, dans le parc de Loango. C’est un projet de l’université de Leipzig. Les touristes peuvent voir ces gorilles que depuis 2016. Ils disent que c’est un groupe de gorilles habitués, mais pour moi, ça n’a rien à voir avec les gorilles du Rwanda, c’est encore un projet en cours. Il y a actuellement 16 gorilles dans ce groupe.

Et donc, vous l’avez compris, j’ai voulu voir ces gorilles.

Le point de départ est l’hotel « Louango Lodge », au bord de la lagune. Le nombre maximum de touristes pouvant voir ces gorilles chaque jour est de 4. On était 3, j’étais avec un couple germano-galloise. On a une heure de traversée de la lagune pour arriver au camp où est l’équipe qui s’occupe des gorilles. On est au camp à 8h30. On a d’abord droit à une présentation du projet, et aux consignes de sécurité.

Les gorilles dorment dans des nids qu’ils construisent dans les arbres avant le coucher du soleil. Ils dorment toute la nuit. Dés le lever du jour ils partent rechercher de quoi manger, ils peuvent faire plusieurs dizaines de kilomètres dans la journée, surtout en ce moment, à la saison sèche, où il n’y a pas beaucoup de fruits.

Dés 7h une équipe de pisteur est partie chercher les gorilles, dés qu’ils les trouvent, ils doivent appeler le camp pour qu’on les rejoigne. Au Rwanda, il y a des rangers qui suivent tout le temps les gorilles pour les protéger des braconniers, c’est donc facile de les trouver. Ici il n’y a pas de braconniers, et les gabonais ont trop peur des éléphants pour rester dans la forêt la nuit. Parfois, ils perdent le groupe de gorilles plusieurs jours.

Je vous raconte tout ça parce qu’on attend. L’étudiant en charge de nous accueillir, un écossais, ne sait plus quoi nous dire pour nous faire patienter. On nous donne même des sandwichs pour nous occuper. Vers 12h j’entends l’appel des pisteurs, ils ont trouvé le nid, ils n’ont aucune idée de la direction prise par les gorilles à leur réveil. Je suis pessimiste.

Les européens en charge du camp nous propose de faire une marche dans la forêt autour du camp, et ils nous appelleront si les pisteurs trouvent les gorilles. J’ai l’impression que c’est plus pour qu’on ne parte pas sans avoir rien fait.

On marche avec trois guides gabonais. On nous a bien indiqué que l’animal le plus dangereux était l’éléphant. L’éléphant est plus dangereux dans la forêt parce qu’on le voit au dernier moment. Et bien sûr après quelques dizaines de minutes de marche on tombe sur un éléphant. On nous dit de reculer mais je prends quand même quelques photos. C’est impressionnant. Les congolais ont vraiment très peur des éléphants.

Puis il y aura un deuxième éléphant (sans photo). On change de circuit pour ne pas retomber sur les éléphants. C’est une belle forêt.

Sur le chemin un guide remarque une crotte de gorille. On marche encore un peu et au bout du chemin, derrière les arbres : un gorille !! La photo n’est pas extraordinaire, on voit juste la silhouette derrière les feuilles, mais on a trouvé les gorilles avant les pisteurs ! Les gorilles sont en train de marcher et ne s’arrêtent pas. Ils savent qu’on est là et font un détour pour nous éviter, ce qui me fait dire qu’ils ne sont pas vraiment habitués. On voit juste la tête d’un autre dans les herbes.

Nos guides appellent les pisteurs. Il faut qu’on les attende avant de les suivre. Ils perdent les gorilles, mais finalement on les retrouve. Ils sont dans une forêt très dense. Tout d’un coup on entend un gorille crier et bouger les arbres, je ne le vois pas, mais il est à quelques mètres. Il faut rester immobile, à moitié courbé, sans regarder le gorille dans les yeux.

Il s’en va et on peut avancer. On arrive pas loin d’un groupe de 4 gorilles, trois adultes et un petit. Les autres ne sont surement pas très loin. Je les vois assez bien, mais avec toutes les feuilles devant je n’arrive pas à régler les photos. Il faudrait que j’apprenne à prendre les photos avec le réglage manuel. Mais comme le bébé qui doit avoir 1,5 an est plus petit, il a moins de feuilles devant et j’arrive à le prendre en photo. C’est toujours émouvant de tomber sur ce genre d’animaux, surtout en pleine forêt. Je suis tellement captivé par ce que je vois que je ne pense pas à avoir peur.

Les gorilles reprennent leur route. On essaie de les suivre mais ils traversent un marais, facile pour eux, trop difficile pour nous, et il faut les laisser partir.

On termine par une photo du groupe qui s’occupe des gorilles.

15
août

Campement d’Enamino

Sur le chemin du retour je suis retourné au campement d’Enamino. J’ai retrouvé Philippe, la gabonais qui nous a servi de guide dans le parc de Loango et qui est propriétaire d’Enamino. Au premier passage j’étais tout seul, cette fois-ci c’était la foule. J’ai retrouvé les 6 catalans et Antonio, le guide espagnol. Il y avait aussi deux français et 4 tchèques qui allaient dans l’autre sens. Le Gabon est quand même plus touristique que le Congo.

Philippe nous avait préparé une surprise (le python est vivant).

Mission Sainte-Anne

Je voyage de nouveau avec les catalans jusqu’à Port-Gentil. On visite la mission Sainte-Anne, de l’autre coté de la lagune d’Omboué, à 1h de bateau.

C’est une mission catholique qui date du 19ème siècle. Il y a toujours une école, mais c’est les vacances. L’église a été construite sur les plans de Gustave Eiffel, avec les restes non utilisés dans la construction de la tour Eiffel. Transportée de France en pièces détachées elle a été montée sur place. Elle prend un peu l’eau et aurait besoin d’une restauration. La dernière photo, c’est la cathédrale de bambou.

Ils ont aussi un petit singe.

Omboué

Nouveau passage à Omboué, toujours aussi calme. Cette fois-ci j’ai passé la nuit.

Port-Gentil

Et retour à Port-Gentil, je voyage de nouveau seul.

J’ai eu le temps de faire un bon tour de la petite ville. Dans l’ordre des photos : le front de mer, on peut voir une plateforme pétrolière dans le fond. La cathédrale Saint-Louis de 1926. Le centre-ville. Et la plus grande bière du Gabon.

J’ai presque rattrapé mon retard de la mise à jour de mon blog.

Demain à 7h je prends le bateau pour Lambaréné et l’intérieur du Gabon.

17
août

De Port-Gentil à Lambaréné, il n’y a pas de route, il faut faire 7h de bateau le long du fleuve Ogooué.

Lambaréné est une petite ville, habituellement tranquille, au bord du fleuve Ogooué.

On peut y visiter la mission des sœurs de l’Immaculée Conception et l’église de la mission Saint-François-Xavier.

Mais aujourd’hui, 17 août, la ville est un peu moins tranquille, c’est la fête nationale, le fête de l’indépendance. Comme dans toutes les villes du Gabon, il y a un défilé. C’est la société civile qui défile devant les autorités locales. Agences locales des ministères, entreprises privées, clubs de sport, communautés locales des autres pays africains …

La principale attraction de Lambaréné est l’hôpital du docteur Albert Schweitzer. Le célèbre docteur est arrivé à Lambaréné en 1913 pour créer un hôpital de brousse. Arrêté et emprisonné en France pendant la guerre parce qu’il était alsacien, il revient au Gabon en 1924, et reconstruit pour la 3ème fois sont hôpital en 1927, c’est celui là qui est aujourd’hui transformé en musée ou en gesthouse.

L’hôpital existe toujours aujourd’hui dans d’autres batiments plus modernes grâce à la fondation qui porte son nom.

L’hôpital fonctionnait comme un village, les malades pouvaient venir avec leur famille et leurs animaux, mais les bien-portants devaient travailler pour l’hôpital.

Dans l’ordre des photos : La rue de l’hôpital avec la cloche qui rythmait la vie de l’hôpital. Le batiment où habitait le docteur. La bibliothèque du docteur avec son piano qu’il a fait venir d’Europe. Chaque ethnie avait sa maison, ici c’est la maison des malades blancs, c’est où j’ai dormi. Le réfectoire, aujourd’hui on y sert le petit-déjeuner aux touristes. La salle d’accouchement de l’époque.


Guesthouse de l’hôpital, 39€ avec petit déjeuner, très bien, pas cher pour le Gabon. J’ai eu la dernière chambre, il vaut mieux réserver.

22
août

Ville de La Lopé

Le point d’accès au Parc de La Lopé est la petite ville de La Lopé, sur la ligne de chemin de fer.

Hotel Mbei


En ville, presque sur la route de Libreville, à 15 minutes à pied de la gare. 52€ avec petit déjeuner, conforme aux standards qualité/prix gabonais, restaurant.



Transport

Nombreux taxis-brousse de Lambaréné à Njolé.

J’ai trouvé une voiture entre Njolé et La Lopé, donc, malgré ce qu’on vous dira, c’est possible en saison sèche, mais certains passages doivent vite devenir des bourbiers s’il pleut. On peut aussi essayer de monter dans les minibus qui font Libreville – Franceville ou dans un camion. Il faut entre 4 et 5 heures pour 150 km.

Il y a 6 trains de nuit par semaine dans les deux sens, il n’y a pas de train dans la nuit du samedi au dimanche. Ils passent vers 1h du matin à La Lopé. Et j'étais justement le samedi à Njolé, c'est pour ça que j'ai pris une voiture.

Campement de Mikongo

J’ai visité le parc de La Lopé depuis le campement de Mikongo, géré par Vision’Mikongo. Le campement est en pleine forêt à 1 heure 30 de voiture de la ville de La Lopé. Les cabanes où on loge sont en bois, mais il n’y a rien à l’intérieur, qu’un matelas avec une moustiquaire. Ma cabane était la dernière contre la forêt. Pour se laver il y a la rivière en dessous du camp, à 5 minutes à pied. C’est agréable après une longue marche.

Il n’y a qu’un écosystème à Mikongo, la forêt. Toutes les marches se font donc dans une forêt très dense. La forêt est belle mais on a une vue un peu dégagée que quand il y a une rivière.


A propos de rivière, on la traverse sur un pont, qui est un des plus simples ponts suspendus que je connaisse, même en Malaisie, il n’y en a pas des comme ça.

Le problème de la forêt est qu’on ne peut pas voir les animaux de loin. Je marche avec un seul guide. Le principe est de marcher, de s’arrêter sans faire de bruit et d’écouter si on n’entend pas un craquement où des mouvements de branches qui pourraient être provoquer par des animaux, mais en général on n’entend rien et on peut marcher des heures sans rien voir.

Et quand on entend un animal on ne le voit pas forcément, il est souvent caché derrière des arbres, ou si on l’aperçoit, il est trop caché pour les photos. Bref, c’est quand même un peu frustrant de marcher dans la forêt.

C’est justement le cas de l’éléphant. Après plusieurs heures de marche on a aperçu un grand éléphant, un male isolé avec de grandes défenses. Il devait manger et faisait bouger les arbres autour de lui, mais impossible de prendre une photo avec toute cette végétation. On c’est un peu approcher en coupant des branches, mais mon guide a trouvé que c’était trop dangereux d’aller plus loin, et j’étais de son avis, donc pas de photo de l’éléphant.

Il faudra se contenter de petits singes, mais souvent en mouvements et hauts dans les arbres.

On m’a demandé un serpent, voilà une photo d’un petit serpent vert, il parait qu’il est inoffensif.

J’ai aussi vu un touraco, mon oiseau préféré.

J’ai entendu des pas dans la forêt, sur le coup j’ai pensé que c’était des humains. Mais mon guide était en alerte et m’a dit de ne plus bouger. Et j’ai vu deux gorilles passés à quelques mètres dans les broussailles. Le premier était le male dominant à dos gris, je n’en voyais qu’un derrière, mais il était surement suivi par tout le groupe. D’un coup le premier à fait demi-tour en criant sur celui qui le suivait. Je me demandais pourquoi il lui en voulait et étais soulagé qu’il s’en prenne à un autre gorille plutôt qu’à nous. Mais mon guide m’a expliqué qu’il nous avait vu et que son cri était pour dire aux autres de faire demi-tour. Impressionnant, ici ce ne sont pas des gorilles habitués à l’homme.

Quand je suis arrivé il y avait un grand groupe de 10 personnes au campement, mais ils sont partis et je me suis retrouvé tout seul. Mais quand je dis tout seul, c’est vraiment tout seul, l’après-midi après m’être reposé je suis sorti de ma cabane et il n’y avait pas un guide, j’avais l’impression qu’on m’avait abandonné dans le camp, mais les animaux ne sont pas venus non plus.

26
août

Makokou

Pour aller aux chutes de Kongou et au parc d’Ivindo, il faut transiter par la ville de Makokou. C’est une petite ville, mais elle est assez étendue. Je n’ai pas visité, j’ai juste été à la cathédrale dans la mission catholique, au pied de mon hotel.

Hotel Belinga

Le meilleur hotel de la ville, 34€ sans petit déjeuner.

Transport

Pour aller à Makokou depuis La Lopé, il faut d’abord prendre le train jusqu’à Boué. De Boué des minibus partent au lever du jour pour Makokou, 4h30 de trajet. Comme le train arrive en pleine nuit, il faut attendre le jour à Boué, soit sur le parking, soit dans le petit hotel près de la gare. Mon train est arrivé à 4h, j’ai essayé de dormir dans le minibus qui était déjà ouvert sur le parking.

Parc de l’Ivindo, chutes de Kongou

Dans le Parc National d’Ivondo, il y a deux sites qui se visitent, les chutes de Kongou et le bai de Langoué, où il y a des animaux. Je n’ai pas été au bai de Langoué, je ne peux pas aller partout. Donc uniquement les chutes de Kongou, le but ici c’est le paysage, pas les animaux.

Un campement est installé en haut des chutes, pour y arriver depuis Makokou, il faut descendre la rivière Ivindo pendant 3 heures grâce à des pirogues. Ici c’est des vrais pirogues, longues, en bois et à moteur. Je suis le seul touriste.

Ce n’est pas une gentille rivière comme à Loango. Il faut traverser des rapides, des endroits où des rochers peuvent crever la pirogue sous l’eau et des passages où il n’y a pas assez d’eau et où il faut pousser avec des grands bâtons. Le plus dur c’est le retour quand il faut remonter la rivière. Les guides sont très fort pour passer les rapides, j’ai l’impression qu’ils connaissent chaque rocher par cœur, même ceux qui sont sous l’eau. On est quand même resté bloqué sur un rocher et une autre fois il n’y a pas assez d’eau pour monter le rapide. Là, les guides doivent sauter à l’eau pour tirer la pirogue centimètres par centimètres. Moi je reste sur le bateau. Je n’ai pas beaucoup de photos des rapides parce que je ne voulais pas que mon appareil photo prenne l’eau.

Le camp est en pleine forêt, au début des chutes, en haut, juste avant que la rivière ne soit plus navigable. Il y a même un petit point de vue pour voir les chutes, c’est aussi où on se lave. Le camp est composé de cabanes en bois assez confortables, avec de vrais lits et une moustiquaire.

Les chutes de Kongou sont parmi les plus importantes et les plus belles d’Afrique Centrale. En fait l’eau ne tombe pas à une seule grande chute, c’est plutôt tout un secteur de plusieurs kilomètres carrés, avec une multitude de cascades. La rivière se divise en formant des îles qui donnent autant de chutes, plus ou moins hautes. L’après-midi de premier jour, le jour où on est arrivé, on va voir des chutes pas très loin. Comme je l’ai déjà dit, les chutes d’eau c’est mieux en vidéo.

Le deuxième jour on est allé voir les plus grandes chutes. Il faut près de deux heures de marche aller dans la forêt avec une traversée d’un bras de la rivière. Comme par hasard pour traverser ce bras de rivière, une pirogue nous attendais, on se croirait dans Pékin Express.

Et il faut faire attention à ne pas mettre les pieds n’importe où.

Et on arrive aux chutes. C’est des chutes jumèles qui se rejoignent en bas, et c’est vrai que c’est magnifique.


30
août

Booué

Je suis arrivé à Booué à 14h, comme le train est à minuit, cette fois-ci j’ai pris un hotel. Mais je me suis reposé. Le centre-ville est très loin de la gare, mais je suis resté dans le quartier de la gare.

Hotel Splendeur de l’Equateur


Sur une hauteur qui domine la gare, à 5 minutes de la gare, restaurant.




Il y a 337 km de Booué à Libreville. Le train vient de Franceville, prévu à minuit, il est arrivé à 2h du matin. Il devait arriver à 7h30 à Libreville, on est arrivé à midi. C’est bien marqué sur les tickets que les horaires ne sont pas garantis. Heureusement on peut bien dormir dans le train, c’est des sièges inclinés (qui ne se redressent pas), il faut un masque pour les yeux et bien se couvrir à cause de la clim. Il y a un wagon restaurant qui sert des omelettes au petit déjeuner.

Pointe Denis

Après un bref passage à Libreville, j’ai été à Pointe Denis.

Si vous regardez un plan de Libreville, la ville n’est pas vraiment au bord de la mer, mais au bord d’un grand estuaire. Pointe Denis est de l’autre coté de l’estuaire.

Pointe Denis est une sorte de station balnéaire, très bien pour se reposer un peu à la fin de ce voyage très chargé au Gabon. C’est juste à la pointe de l’estuaire, avec des plages sans vague du coté de l’estuaire (1ere photo) et d’autres plages à perte de vu coté mer (2eme photo).

L’ambiance est très bizarre, coté mer c’est désert, mais coté estuaire il y a plein de villas. La plupart appartiennent à des blancs, mais ils ne viennent que le weekend. En semaine on a l’impression que tout est abandonné, il n’y a presque personne sur la plage. On n’a pas le droit de rentrer dans les villas, mais comme il n’y a personne j’ai fait un petit tour.

Et j’ai profité des transats d’un hotel fermé la semaine, j’ai supposé que c’était en libre service.

Chez Papa Kodjo


Peut être le seul endroit pas trop cher où dormir, et en plus c’est ouvert la semaine. Juste derrière l’hotel Maringa, 45€ avec la clim.

1
sept

Comme vous commencez à la savoir, les grandes villes ne sont pas ce qu’il y a de plus intéressant en Afrique subsaharienne. Mais Libreville n’est pas désagréable, c’est vrai que, si j’y ai passé 5 nuits, je ne suis resté que 2 jours complets. Les quartiers qui se visitent s’étendent le long de la mer, et monte légèrement en allant vers l’intérieur. A cause de la configuration du terrain, il n’y a pas une planification en damier, mais on ne peut quand même pas se perdre, il suffit de savoir qu’il faut descendre pour aller vers la mer. Une large avenue suis le bord de mer.

Mon hotel est dans le quartier Louis, un des plus animés le soir, et comme c’est animé, ce n’est pas dangereux, je peux sortir à pied.

Un autre quartier intéressant, c’est le centre-ville. C’est où il y a beaucoup de commerces, les administrations, les banques… Mais j’ai été pris par la pluie.

Comme attractions touristiques il y a la vielle cathédrale qui tombe en ruine, et un beau musée, c’est que le petit batiment au premier plan, derrière c’est Total Gabon.


Quand on pense à l’Afrique Centrale, on pense aux trajets en pirogues au milieu des grandes forêts accessibles sur les rivières se transformant en chutes d’eau sous les regards des gorilles, des petits éléphants et des crocodiles … Et le Gabon c’est exactement ça. C’est peut-être aussi le cas dans d’autres pays d’Afrique Centrale, mais c’est le seul où les parcs nationaux sont bien organisés et accessibles.

On verra sans doute moins d’animaux qu’en Tanzanie où en Afrique du Sud, mais ici au Gabon on est à pied, où sur une pirogue, et ça change tout. On ne peut pas oublier une rencontre avec un gorille ou un éléphant au détour d’un sentier dans la forêt !

Si on ne veut pas perdre du temps sur internet à Libreville où Port-Gentil, il faut préparer son voyage à l’avance et réserver les excursions dans les parcs nationaux, voici mes contacts :

Pour Loango :

Philippe, le meilleur guide d’Afrique Centrale : enamino@gmail.com

ou antonio@gabonuntouched.com

Pour La Lopé :

ndjibadi@gmail.com

Pour Ivindo :

okouyi_joseph@yahoo.fr

Les transports en commun ne sont pas toujours faciles, mais si on a le temps on en trouve toujours, comme les hôtels. On est toujours bien accueilli. Malgré ce que disent les gabonais eux même, il n’y a pas les problèmes d’insécurité qu’on peut retrouver dans les grandes villes du continent.

Le seul reproche que je ferais est que le Gabon est un pays cher.

Pour résumer, allez au Gabon, vous en rapporterez des souvenirs pour la vie.