Carnet de voyage

Asie de l'Ouest et du Centre

40 étapes
238 commentaires
Le but de mon Voyage infini est d’aller dans tous les pays du monde. Je commence par la région de l’Asie de l’Ouest et du Centre. Et comme premier voyage dans cette région l’Iran.
Du 29 août au 18 novembre 2016
82 jours
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14
juil

Bientôt un nouveau voyage et voila déjà le nouveau blog.

Il n'y encore rien, je vous expliquerai le principe du voyage la semaine prochaine.

Pour le moment, c'est juste pour vérifier que vous y avez bien accès, vous pouvez aussi essayer de mettre un commentaire.

Et vous pouvez vous inscrire si vous voulez recevoir automatiquement un message dès que je publie une nouvelle étape.

Et en attendant le départ vous pouvez relire les anciens blogs en cliquant sur les lien ci-dessous. :

La Malaisie et l'Indonésie

Le sud de l'Afrique

A la semaine prochaine.

20
juil

Aujourd’hui, selon mes calculs, il y a 196 pays dans le monde. J’ai déjà été dans 114 pays (dont 1 qui n'existe plus).

Le but du voyage est d’aller dans les 83 pays que je ne connais pas, à mon rythme, pas en allant juste deux jours dans la capitale pour faire une photo, mais en les visitant vraiment. Et je retournerai aussi dans les grands pays (Chine, Inde, USA …) ou il me reste beaucoup à voir.

J’ai divisé le monde en 9 grandes régions, vous voyez ces régions sur la carte, avec, en parenthèses, le nombre de pays que je ne connais pas.

Chaque année je visiterai une de ces grandes régions. Je voyagerai 6 mois dans l’année. Pas forcement 6 mois en un seul voyage. Ça peut être 2 voyages de 3 mois, 6 voyages d’un mois, peu importe. Et je ne dis pas que je visiterai tous les pays qui me manque dans une région en 1 an. Pour les 2 régions ou il me manque plus de 20 pays ce n’est pas possible, il me faudra 2 ou 3 ans.

Une exception pour 2016/2017, comme on est déjà au milieu de l’année je visiterai une seule région sur cette période, et donc en 9 mois de voyage.

La semaine prochaine je vous dirai dans quelle région j’irai pour 2016/2017.

25
juil

J'ai choisi comme première région à visiter (en 2016/2017) l'Asie de l'ouest et du centre. La seule raison, c'est que c'est, de loin, la région que je connais la moins. Je n'y ai visité que 3 pays sur 23.

Ces 3 pays (en vert sur la carte) sont la Turquie, la Syrie et l'Arménie. Je parlerai, et mettrai des photos de ces 3 anciens voyages lors des prochaines étapes. Je vous recommande les photos de la Turquie qui seront étonnantes.

Impossible de visiter les 20 pays qui restent dans les 17 prochains mois, surtout qu'il y en a qui ne sont pas très accueillants en ce moment. Je vais me contenter de 9 ou 10 pays en 3 voyages.

- Premier voyage, un seul pays, l'Iran. 80 millions d'habitants, 3 fois la superficie de la France, 5 000 ans d'histoire, ce pays vaut bien un voyage. J'irai du 29 août au 18 novembre, j'ai déjà mon billet d'avion.

- ensuite les pays du Golfe : Koweït, Bahreïn, Qatar, mais surtout les Emirats Arabes Unis (Dubaï, Abou Dhabi) et Oman (montagne et désert). j'irai de février 2017 à la mi-avril.

- Troisième voyage, l'Asie Centrale ; le Kazakhstan (le plus grand pays ou je n'ai pas été) en allant à Astana pour l'Expo universelle ; L'Ouzbékistan (Samarkand, Boukhara ...) et le Kirghizstan avec (peut être) le Tadjikistan, deux pays de hautes montages. Ce sera de la mi-juin 2017 à début octobre.

29
août
29
août


Istanbul

J'ai été en Turquie il y a très longtemps, en 1977, en caravane avec mes parents, et toute la famille (mes 2 frères, mes 2 sœurs et même le chien). On a été jusqu'en Cappadoce et à Konya.

On a retrouvé quelques photos du voyage.

Istanbul, un village du centre, la Cappadoce.
Traversée des Dardanelles
La caravane dans le désert de l'intérieur de la Turquie et au camping
3
août
3
août


Palmyre

J’ai visité la Syrie en septembre 2010.

Magnifique pays, plein de merveilles historiques. La mosquée des Omeyades à Damas, le bazar d’Alep, le monastère de Mar Mousa en plein désert, les citadelles franques, les écritures d’Ougarit, les norias d’Hama, les colonnades de Palmyre. Les villages kurdes, les villes alaouites, les quartiers arméniens, les cafés, l’houmous au petit déjeuner, le kebab aux cerises avec une bouteille de vin au diner.

Mais surtout un pays ayant un des peuples les plus accueillants. Quand j’étais dans le Djebel Zawiye au nord d’Alep, à la recherche des anciens villages chrétiens du moyen-âge, toutes les voitures ou motos s’arrêtaient pour me prendre en stop, et quand je marchais sous le soleil on m’offrait de l’eau et même des gâteaux.

Quel plaisir de voyager dans ce pays !

La guerre civile a débuté en mars 2011.


Damas : mosquée des Omeyyades, café, bazar
Maaloula (village chrétien), Krak des chevaliers, mosquée d'Alep, enfants syriens, repos à Alep
Noria à Hama
9
août
9
août


Monastère de Noravank

Troisième et dernier pays où j’ai déjà été en Asie de l’Ouest : l’Arménie.

J’y ai été en 2014. Beau pays en altitude (90% du territoire est à plus de 1000 mètres), désertique au sud, boisé au nord.

Premier pays chrétien de l'histoire, le voyage en Arménie consiste à chercher les vieux monastères dans des paysages dramatiques.



Le mieux est de loger chez l’habitant où on y sert des petits déjeuners gargantuesques.




Place de la République à Erevan. Mariage arménien. Temple de Garni (1er siècle). Monastère troglodyte de Geghard (intérieur et extérieur). Monastère de Sevanavanik et lac de Sevan. Pont du 12ème siècle à Alaverdi, Monastère de Sanahin. Rue à Gumri.

Monastère de Haghpat
13
août

Quelques mots de l'itinéraire que j'ai prévu en Iran, et je vais en profiter pour vous présenter la géographie de l'Iran, un des grands pays les plus montagneux du monde.

Le centre d'Iran, c'est un grand plateau semi-désertique. Il est limité au nord par la chaîne de l'Elbrouz, qui culmine à 5671 mètres au nord de Téhéran, et à l'ouest et au sud par les immenses monts Zagros, (1500 km de long, 4548 m d'altitude maximum). Les nuages des deux mers (Caspienne et golfe persique et d'Oman) sont bloqués par les montagnes et ne peuvent pas modifier le climat de l'intérieur du pays. Il n'y a aucun fleuve important.

Donc j'arrive à la capitale Téhéran le 30/08 ou je reste quelques jours.

Téhéran est à 1200 mètres d'altitude, je prends la route qui traverse les monts Elbrouz pour descendre sur la mer Caspienne. Quelques jours sur la Caspienne et remonté sur le plateau. Route jusqu'à Tabriz en visitant châteaux et sites archéologiques.

Tabriz, à 1300 mètres d'altitude, est la capitale de l'Azerbaïdjan iranien. Il y a beaucoup de neige en hiver, mais l'automne est la saison idéale. Les azerbaïdjanais sont la première minorité d'Iran.

Boucle au nord ouest de Tabriz à la recherche est des églises arméniennes. Et direction sud, par Hamadan et Kermanshah avec des sites au patrimoine de l'humanité.

Et je descends dans la seule vrai plaine de l'Iran, qui géographiquement fait plus parti de la plaine de Mésopotamie que du plateau iranien. La grande ville l'Ahwaz n'a pas d'intérêt, mais il y a des sites archéologiques dans la région, le plus connu étant Suse, bien représenté au Louvre.

Retour sur le plateau, dans le cœur historique du pays, pour les 3 joyaux de l'Iran : Chiraz, Ispahan et Yazd. Je passerai une petite semaine dans chacune de ces villes. Persépolis, près de Chiraz est le plus important site archéologique du pays.

Et je vais aussi faire un tour dans le désert de Kavir à Garmeh avant de revenir à Téhéran.

18
août


J'ai mon visa. En haut à droite : پاتریک تیبو

C'est mon nom, ou plutôt patrik tibo (à lire de droite à gauche si vous voulez déchirer les lettres).

En Iran on parle le Farsi (on peut aussi dire le persan), c'est une langue indo-européenne, donc rien à voir avec l'arabe, sauf qu'elle s'écrit avec des caractères arabes.

Sur le visa, vous pouvez aussi voir qu'on est dans l'année 1395 dans le calendrier iranien.

Ce n'est pas difficile d'avoir le visa iranien, mais il faut bien suivre la procédure en 3 temps, et il faut s'y prendre au moins 45 jours à l'avance. Pour être plus sur d'avoir le visa, je suis passé par une agence de Paris (Action Visa), c'est plus cher, mais c'est beaucoup plus facile.

Première chose à faire pour obtenir le visa, aller au consulat d'Iran faire enregistrer ces empreintes digitales. On n'a pas à prendre rendez vous et c'est très rapide.

Deuxième temps, le plus compliqué, il faut un numéro officiel délivré par le Ministère iranien des Affaires Etrangères. Pour avoir ce numéro, il faut une invitation officielle. Sans mon agence, je ne sais pas comment faire. Avec l'agence, j'ai payé 60 euros et ils se sont débrouillés pour obtenir ce numéro. L'invitation est bien sûr bidon, personne ne m'attendra à l'aéroport.

Troisième temps, une fois qu'on a le numéro officiel, on peut porter son passeport au consulat d'Iran à Paris. C'est l'agence qui s'en ai chargé. Le visa coute 50 euros, et l'agence prend 69 euros de plus.

La durée maximum du visa est de 30 jours. Il faudra donc que je le fasse renouveler 2 fois en Iran. On peut le faire renouveler dans toute les capitales régionales, mais le renouvèlement est plus ou moins facile suivant la ville. Et le premier renouvèlement est plus facile que le deuxième. J'ai choisi de faire le premier renouvèlement à Tabriz et le deuxième à Chiraz. On verra si ça marche !

23
août


Une visite du Louvre constitue une bonne introduction aux antiquités iraniennes. 10 salles leurs sont consacrées.

Les objets présentés les plus anciens dates du VIème millénaire avant JC.





La majorité des objets proviennent du site de Suse qui a été fouillé par des archéologues français.

Suse a été fondée 4200 avant JC, c'est une des premières villes de l'humanité.

Mais les salles les plus spectaculaires sont dédies au palais de Darius 1er, toujours à Suse (époque Achéménide, VIème siècle av JC), avec le chapiteau d'une colonne et la frise des lions.

27
août

Je suis prêt pour le départ !!

Je suis vacciné et mon sac est rempli. Je n'ai pris qu'un petit sac de 45 litres contenant 10kg. Je peux voyager léger, Je dormirai à l'hotel, pas besoin de tente, sac de couchage et autres matériels de camping. Pas besoin non plus de vêtements pour les grands froids.

J'ai appris la phrase vitale : man piyoz va sir nemi-khoram : من پیاز و سیر نمی خورم

Ce qui veut dire : je ne mange pas d'oignon et d'aïl.

Je voyage avec Qatar Airways (418 euros A/R). Je pars lundi à 22:35, arrivée à Doha (Qatar) mardi à 6:10, heure du Qatar (5:10 heure française, il n'y a qu'une heure de décalage avec le Qatar). Départ de Doha à 8:00, arrivée à Téhéran à 11:35 (9:05 heure française, il y a 2 heures et 30 minutes de décalage entre la France et l'Iran).

J'espère qu'Internet va fonctionner et que vous aller pouvoir suivre mon blog. Vous pouvez écrire des commentaires. Ceux qui sont des habitués de mes précédents blogs s'en doute, il y a un concours, avec un cadeau aux 3 qui écriront le plus de commentaires. Le concours se limite à ce voyage en Iran, mais les commentaires déjà envoyés comptent. 1 seul point par étape, même si vous faites plusieurs commentaires sur une étape, et il faut de vrais commentaires, pas juste un ou deux mots.

Voila, prochain article le semaine prochaine d'Iran.

31
août

Je ne suis arrivé qu’hier à Téhéran mais j’écris déjà mais premières impressions, pour que vous sachiez que je suis bien arrivé, que j’ai accès à mon blog, et parce que le plus dur quand on tient un blog, c’est de ne pas être en retard.

Tout parait très simple, beaucoup plus qu’on pourrait le penser avant de partir, mais en fait, les voyages, c’est toujours comme ça.

D’abord, l’entrée dans le pays : aucun problème pour passer le contrôle de police, le policier a examiné mon passeport pendant 3 minutes et m’a juste demandé mon nom. Contrôle des douanes : aucun, je n’ai même pas dû mettre mon sac dans le scanner, contrairement aux iraniens.

Circulation, métro, circulation

Téhéran est plus facile à vivre que je ne l’avais lu. D’accord, ce n’est pas une belle ville, j’y reviendrai dans le prochain article, il y a de la circulation, de la pollution et il fait chaud (22/36), mais c’est supportable, surtout que c’est une chaleur seiche. Bon, c’est vrai que depuis le sud de la ville ou est mon hotel, on ne voit pas les montagnes à cause de la brume.

J’avais lu qu’on ne pouvait marcher que de toutes petites distances, ce n’est pas vrai. Les rues ont des trottoirs sur lesquels on peut marcher et on n’est pas épuisé dès qu’on a fait 500 mètres comme dans les pays humides. Sinon il y a quand même quelques lignes de métro faciles à utiliser.

Le plus difficile est de traverser les rues, les passages pour piétons ne sont pas respectés (et encore dans le nord de la ville il y a plus de feux), mais j’y arrive en slalomant entre les voitures et les motos, surtout les motos à contre sens.



Il y a quelques cafés agréables, mais pas énormément vu la taille de la ville, il vaut mieux connaître les adresses plutôt que d’espérer tomber dessus par hasard.



Le plat de base est une brochette de viande (sur la photo du poulet) avec du riz, et pour office de légume uniquement une tomate et un piment, le plat idéal ! Il y a même de la bière … bon, d’accord, sans alcool.




Je pensais ne rester que 3 jours à Téhéran parce que je croyais la ville inviable, mais je vais sans doute rester un peu plus (et moins en novembre). Mon blog peut aussi aider les futurs voyageurs en Iran, donc je donne des renseignements pratiques.

Renseignements pratiques

Change : il faut changer dans les « exchange shops », pas dans les banques, même pas aux banques de l’aéroport, le cours y est beaucoup plus favorable et c’est tout à fait légal. Actuellement pour un euro on obtient 39 980 rials. On trouve de nombreuses maisons de change au carrefour Ferdosi X Jomhori. Les prix dans ce blog sont en euros et sont basé sur ce cours. Le monnaie de l’Iran est le rial, mais les prix sont souvent en toman, 1 toman = 10 rials

Hotel : le prix des hotel est pour une chambre simple.

J’ai été au Firouzeh, rue Amir Kabir, 23 euros, chambre climatisée, comme tout l’hotel, douche dans la chambre, mais toilette dans le couloir. Petit déjeuner léger inclus. Correct.

Par contre le quartier n’est pas terrible, juste un petit resto en face de la rue de l’hotel, et c’est tout, sinon des vendeurs de pièces détaché pour voitures. Il faut prendre le métro pour trouver d’autres resto ou des cafés. Il se dit que l’hotel est bien placé parce qu’on peut aller à pied visiter les attractions touristiques (bazar, musée, palais Golestan), mais moi je préfère prendre le métro la journée que le soir pour aller manger. Il faudrait trouver un petit hotel dans un autre quartier.

4
sept

Téhéran n’est la capitale de l’Iran que depuis 1795, on n’y trouve donc pas de monuments très anciens. Et les différents souverains n'ont jamais eu de plan particulier pour en faire une belle ville. La ville se compose d’une succession d’avenues bordées de bâtiments sans intérêt. Mais c’est la capitale, une agglomération de 15 millions d’habitants, donc c’est à voir pour connaître l’Iran.

Excusez moi de ne pas mettre de photos de rue, mais on n’a pas le droit de photographier des bâtiments officiels, et dans une capitale c’est difficile d’être sûr qu’il n’y a pas un bâtiment officiel dans le champ de la photo.

Il y a quand même des visites à faire, de nombreux musées.

Le palais Golestan, le plus vieux bâtiment historique de la ville, c’est là où avait lieu les couronnements des shahs (photos ci-dessous).

Dans le nord le palais Saad Abad, c’était plutôt le parc résidentiel du shah, dans lequel il a fait construire 18 palais. Maintenant c’est un parc-musée ouvert à tout le monde. Contrairement à ce qu'on pourrait penser, rien n'a été détruit à la révolution (sauf la statue du shah) et c'est maintenant de très beaux musées. Il y a quelques parcs dans la ville, ce qui permet de respirer un peu.

Le palais blanc, les bottes de shah (tout ce qui reste de sa statue), la Rolls-Royce du shah

Le vendredi en Iran, c’est le jour férié, et à Téhéran c’est le jour ou tout le monde part respirer en marchant dans la montagne. J’ai fait pareil. Les 3 photos ci-dessous : 1) les premiers kilomètres sont bien aménagés dans la verdure avec des restos 2) ensuite c’est plus sec et difficile avec la chaleur 3) et je me suis arrêté de monter au bout d’une heure 30 de marche lorsque j’ai pu prendre un thé à l’ombre.

Sinon, quand je ne visite pas, je me promène dans les quartiers à la recherche de cafés ou de restos sympathiques. J’ai trouvé une nouvelle bière.

Donc je pars demain de Téhéran, Je précise mon trajet jusqu'à Tabriz : je vais d'abord directement jusqu'à Zanjan, à 320 km. Je reviens sur mes pas jusqu'à Qazvin. Un tour dans la montagne pour les châteaux des assassins. Retour à Qazvin et descente sur la mer Caspienne. 2 étapes, une au bord de la mer dans un lieu à définir et une dans le village de montagne de Massouleh. Je longue la Capsienne presque jusqu'à la frontière de l'Azerbaïdjan pour aller à Ardabil. Détour par le château de Babak, et j'arrive à Tabriz.

7
sept


On dit que le voyage commence vraiment lorsqu’on quitte la capitale, donc, ça y est, je démarre le grand tour de l’Iran. Je voyage en bus, et, surprise, c’est un des bus les plus confortables que je n’ai jamais eu. En largeur, il n’y a qu’une rangée de 1 et une rangée de 2 (on est loin des 2 rangés de 3 avec un morceau de bois dans le couloir comme au Népal par exemple). Comme j’ai le temps je ne fais jamais de long trajet, mais avec ce style de bus on peut rouler toute la nuit. Et on nous donne même un gâteau et une bouteille d’eau. Je sais que je n’aurai pas ce type de bus pendant tout le trajet, mais c'est toujours ça de gagné. A oui, le prix, 5 euros pour 340 km. Et la route aussi, c’est une surprise, une autoroute très large parfaitement goudronnée.

Zanjan est une ville moyenne de 370 000 habitants. C’est une ville agréable, beaucoup plus facile de s’y retrouver qu’à Téhéran. On pourrait dire que l’ambiance est méditerranéenne, en début d’après-midi les magasins sont fermés et il n’y a personne dans les rue. Ça rouvre vers 16h et à 19h, au coucher du soleil, tout le monde est dehors. Je suis très à l’aise à me promener dans cette ville bien que je n’y aie pas vu beaucoup de touristes.

L'ancien lavoir souterrain, une rue , la mosquée Seyid Ibrahim, le bazar

Et fait, si on vient à Zanjan, c’est surtout pour Soltaniyeh, à 40 km. C’est aujourd’hui un village, mais au 14ème siècle c’était la capitale des mongols Ilkhan (les mongols qui c’étaient convertis au chiisme et assagis en s’installant en Iran). Il reste quelques monuments de cette époque, et surtout le magnifique mausolée. Il faut 48 mètres de haut et 25 de large, c’est le plus grand dôme entièrement en brique du monde.


Et pour ceux ou celles qui ont demandé des selfies et comment s’habille les femmes, je réponds aux 2 questions en une seule photo.




Renseignements pratiques

Hotel : Amir Kabir

Véritable petit hotel iranien, douche et toilette sur le palier, clim, propre, il faut même enlever ces chaussures pour monter dans les chambres. En plein centre rue Iman Khomeini, entre les place Sabz et Enqelad. 18 euros, cher pour une simple, mais ça semble être une double.

Derrière il y a l'hotel Ghasr, surement mieux, mais le double. Par contre on peut utiliser gratuitement la Wifi du Ghasr, et en payant 2 euros prendre le petit déjeuner au Ghasr.

11
sept

Dans le bus de Zanjan à Qazvin, les passagers de devant et de derrière (je rappelle qu’il n’y en a pas sur le côté, c’est des rangés de un) n’arrêtaient pas de me parler (en anglais) : « qu’est-ce que je fais ? comment je trouve l’Iran ? n’est pas que c’est mieux que ce qu’on en dit en Europe ? … bon, j’ai quand même réussi à dormir.

Qazvin est un peu la sœur jumelle de Zanjan, même taille, le bazar, de belles mosquées, la même animation le soir. J’ai un petit appareil photo discret que je peux mettre dans ma poche, mais ici je n’ai aucune crainte, je peux me promener avec mon sac. Je dis ça, peut être que demain je vais me faire voler, mais ça m’étonnerait.

Chetel Sotun (palais royal), Mosquée Nabi, Bazar.

La vallée d’Alamut, c’est ou on trouve les châteaux des assassins, mais c’est quoi alors ces assassins ?

Bon, d’abord le lieu, c’est une vallée qui était très difficile d’accès, au milieu des monts Elbourz, maintenant il y a une belle route de montagne et le chauffeur du taxi collectif que j’ai pris était prudent. Dans cette vallée vivaient ces fameux assassins. Ils faisaient partie d’une secte musulmane, les ismaéliens pour les experts. Comme ils n’étaient pas appréciés des autres musulmans ils ont érigé des châteaux imprenables pour protéger leur vallée. Il parait qu’il faisait des raids pour tuer les chefs politiques et religieux de la région, d’où leur nom. Mais ça je pense que c’est une histoire inventée pour leurs porter tort, j’ai vu des ismaéliens au nord de Pakistan, c’est parmi les plus paisibles du monde. Ça c’était du 11ème au 13ème siècle. Les châteaux pouvaient tenir de long siège grâce à de grande réserve de nourriture et un système sophistiqué de citernes d’eau qui récupéraient l’eau de pluie. Mais finalement ils ont été attaqués par les mongoles et le dernier château a été pris après un siège de 17 ans, et les ismaéliens ont disparu de la région, et les châteaux sont tombés dans l’oubli. On peut quand même se demander comment ils ont tenu 17 ans sur leur petit rocher, peut-être qu’il y a des passages secrets ou une porte spatio-temporelle.

Les châteaux n’ont été redécouverts qu’en 1930. Voilà, à la demande générale, c’était l’histoire des assassins, écrite dans mon petit hotel de Gazan Khan, ou il n’y a pas internet et où il n’y a rien d’autre à faire, une fois la nuit tombée, que d’écrire des histoires d’assassins.

Le château le mieux conservé, le plus accessible et le plus spectaculaire est le château d’Alamut, au-dessus du village de Gazan Khan. Il est au sommet d’un immense rocher. On est à 2000 mètres d’altitude, il fait toujours chaud la journée, mais il commence à faire froid le soir et le matin. Comme c’était le week-end iranien (jeudi et vendredi) il y avait beaucoup d’iraniens venus se reposer de Téhéran. On peut faire de nombreuses marches autour de Gazan Khan, ce que j’ai fait, mais je me suis aussi reposé en profitant du calme de la campagne. En voyage on est plus souvent en ville que dans des villages. Comme en plus la famille qui tient l’hotel est très accueillante je suis resté 3 nuits. Mon programme ici, marche jusque vers 14h et repos ensuite. Pendant que je marche, tout le monde me salut et me demande d’où je viens, bien qu’ils ne comprennent pas que j’aille nulle part. On m’a même offert des fruits.

Les photos : 1) Le rocher du château d’Alamut, il faut l'agrandir pour voir le chemin, voir les personnages en train de monter et se rendre compte de la taille. 2) La montée au château. 3) la montée au château, suite (non, les petites filles ne sont pas voilées). 4) le château en haut du rocher.

Le village de Gazor Khan, vue du château et la place principale avec la mosquée au centre :

Une autre marche à Andej :

Le village d’Andej, une rue d’Andej



Allez, encore un selfie (depuis le château).





Merci pour tous vos commentaires, j’y réponds sur le commentaire lui-même.

Prochaine étape, la mer Caspienne.

Renseignements pratiques :

Hotel à Qazvin

Khaksar, dans une ruelle presque en face de l’Alborz, s’appelle aussi Talegani Inn. Très bien, 15 euros, avec douche et toilette. Ni petit déjeuner ni wifi. Comme il y a 2 lit, je ne sais pas si c’est le prix d’une simple ou d’une double. J’ai pris le petit déjeuner à l’Alborz (3 euros) et utilisé leur Wifi, sans rien demandé, le code est affiché dans le hall.

Trajet Qazvin – Gazor Khan

Gazor Khan est le village au pied du château d’Alamut. A l’aller j’ai partagé un taxi avec 3 autres touristes, 8 euros par personne. Au retour, taxi jusqu’à Mo’allem Kelayeh (6€) ou il y a des savaris (taxis collectifs) pour Qazvin à 6 €.

Hotel à Gazor Khan

Golestan, j’ai pris la chambre la plus chère : 21 euros, avec douche chaude et toilette, très bien. Ça fait très gite rural, accueil très chaleureux. Excellant petit déjeuner inclus, servi dans le jardin. Les repas en terrasse sont également très bons. C’est la photo à côté. Vue sur le château.


12
sept

Hier, quand je suis revenu à Qazvin, j’étais plus préoccupé par transmettre mon article (comme je n’ai pas la Wifi dans mon hotel) que de terminer la visite de la ville. J’ai donc envoyé mon article trop tôt et j’ai un complément à écrire.

L’après-midi, je suis passé presque par hasard par le mausolée d’un fils du 8ème imam. Je ne vais pas expliquer ici le chiisme, mais ce qu’il faut savoir, c’est que les chiites vénèrent un peu comme des saints les successeurs du prophète (qui sont forcément descendant du prophète) et leurs descendants. Le 12ème imam ayant disparu en 874 et étant donc le dernier reconnu.

J’ai été impressionné par le mysticisme qui se dégageait autour de ce mausolée (je ne suis pas rentré dans le mausolée lui-même) et le désordre organisé, avec des personnes, surtout des femmes assises tout autour, les gens allant et venant, les enfants courant. J’ai plus ressenti l’atmosphère des temples indous que le calme des mosquées sunnites.

Et devant l’entrée principale des grandes roues pour enfants.

J’hésitais à prendre des photos, mais un officiel n’a dit que c’était possible.

A noter que si la plupart des femmes sont en noir ce n’est pas leur tenue habituelle, c’est la tenue pour aller dans les lieux saints. Et pour devancer les critiques, je rappelle que ne peut pas s’habiller comme on veut pour rentrer dans les églises en Italie et en Côte d’Ivoire (entre autres).

15
sept

Pour voyager, le mieux c’est le bus, mais si les horaires ne conviennent pas ou pour aller dans les petites villes, il y a les taxis partagés qu’on appelle ici savari. C’est assez confortable, 1 seule place devant, c’est celle que j’essaie d’avoir même si c’est un peu plus cher, et 3 à l’arrière. Par contre il part quand il est plein.


En 200 kilomètre depuis Qazvin j’ai eu l’impression de changer de continent. Quand je suis arrivé c’était couverture nuageuse épaisse, pluie et froid. Le semi-désert a laissé la place à de grandes forêts. Les nuages qui sont arrêtés par les monts Elbourz sont coincés ici. Et le pire c’est que les touristes iraniens aiment ça, ils viennent en grand nombre pour être mouillés ! Bon, en fait le lendemain c’était déjà mieux.

Après avoir hésité j’ai choisi de prendre mon hotel à Bandar-e-Anzali, c’est au bord de la mer contrairement à Rasht et j’avais des infos sur les hôtels abordables contrairement à Ramsar.

Donc me voilà au bord de la mer et pourtant 30 mètres sous le niveau de la mer. Bandar-e-Anzali était une concession russe à la fin du 19ème siècle et il reste quelques beaux bâtiments de cette époque. Il y a une longue promenade le long du port où viennent les familles en fin d’après-midi, mais j’ai évité les photos du port et des militaires pour ne pas y rester plus longtemps que prévu.

Quant à la plage c’est plutôt de la terre que du sable et la mer ne donne pas envie de se baigner. Par contre elle a l’air de plaire aux iraniens qui y font du jet-ski et du quad. En Iran les filles font même du quad.

De Bandar-e-anzali j’ai été visiter Ramsar. C’était la grande station balnéaire de la bourgeoisie de Téhéran à l’époque du shah. Dans l’ordre des photos : 1) ici aussi il y a un ancien palais royal, transformé en musée, avec des bélugas dans le bassin. 2) il reste aussi le grand-hotel décrépi. 3) et l’allée du professeur, anciennement allée du casino, mais de casino, il n’y a plus. 4) la plage est sans doute plus populaire, mais toujours aussi moche.

Masouleh est réputé comme étant un des villages les plus beau d’Iran et cette réputation est sans doute justifiée. C’est un village de montage à 960 mètres, coté Caspienne, donc coté arrosé et vert de la montagne . Il s’agit d’un village millénaire, il est construit à flanc de coteau. On a l’impression que les maisons sont les unes sur les autres, et c’est presque vrai, le toit d’une maison devenant une rue ou une place à l’étage supérieur. L’unité des maisons en pisé aux tons ocre participe à sa beauté. Ce n’est pas la peine de le décrire plus, autant voir les photos.

Il y a énormément de touristes iraniens, au moins la journée, ils prennent tous des photos. Ça me permet aussi de prendre des photos d’iraniens en passant inaperçu.

Renseignements pratiques :

Hotel à Bandar Anzali

Diamond : à l’est de la ville, Boulevard Atteba, à 100 m de la plage, à 10 minutes en taxi du centre-ville. Tout confort. Bâtiment moderne. 38 euros. Destiné aux touristes iraniens, un peu cher à cause de la proximité de la plage. Wifi dans le hall, c’est aussi pour cela que je l’ai pris.

Hotel à Masouleh :

Mehran, 22€, tout confort, avec un balcon dominant le village, petit déjeuner. Dans le village. Comme à Gazor Khan, j’ai dû avoir une des meilleures chambres des hôtels du village.

Transport

Pour se déplacer le long de la mer caspienne, il ne semble pas qu’il y ai des bus. Les savaris permettent d’aller de villes en villes : Rasht – Fuman, Fuman – Masuleh, Rasht – Bandar-e-Anzali, Rasht – Lahijan, Lahijan – Ramsar. Pour gagner du temps j’ai pris un taxi complet de Bandar-e-Anzali à Lahijan (15€) et de Ramsar à Bandar-e-Anzali (23€).

17
sept


J’ai quitté la mer, et suis remonté sur le plateau à 1354 mètres d’altitude, mais les nuages m’ont suivi, on peut même dire qu’il fait froid, dans les 18 degrés.

Je suis dans l’Azerbaïdjan iranien, à quelques kilomètres de la frontière. Les azéris sont la première minorité de l'Iran, presque un quart de la population. Entre eux ils parlent turc. Mais moi je continue à parler à tout le monde en farsi (en persan si vous préférez).

Cette ville me fait une impression bizarre, je ne sais pas si c’est juste à cause du froid et de la pluie, mais je la trouve beaucoup moins avenante que Zanjan et Qazvin, moins moderne, plus grise. Bref pas un lieu où on a envie de s’attarder.





Mais si je suis venu ici c’est pour voir le très beau mausolée de Sheikh Safi-od-Din, un bâtiment du 14ème siècle, classé au patrimoine de l’humanité. Sheikh Safi-od-Din c’est le fondateur d’une école du soufisme.

Renseignement pratique

Hotels

Ideal (c’est le nom de l’hotel) place Abdolmaleh. Ressemble plus aux hôtels des chaines premier prix en France qu’à un hotel iranien : chambre minuscule, mais tout confort, Wifi. 19€. Mais on ne s’est pas compris sur le fait que je voulais rester 2 nuits, donc j’ai dû changer.

Naderi, Rue Beheshti, juste au nord du carrefour avec la rue Ezqelab, et juste au nord hors du plan du Lonely. 10€. Choix, pour le même prix, entre une grande chambre avec une fenêtre mais toilette et douche sur le palier ou petite chambre sans fenêtre mais avec toilette et douche. J’ai choisi la 2ème option. Wifi, ce qui est exceptionnel pour le prix.


J'ai mis à jour la carte du nord ouest de l'Iran. Les prochains jours je ne serai que dans de petites villes, peu de chance d'avoir Internet.

19
sept

En m’éloignant de la mer j’ai retrouvé le ciel bleu. Kaleybar est la toute petite ville (2 rues principales) au pied du château de Babak.

Le plus de l’Iran, c’est la surprise, l’inattendu. Il y a beaucoup de belles choses dans beaucoup de pays du monde, mais pour les grands pays touristiques on a déjà vu de nombreuses photos ou vidéos avant de voir le vrai site, donc on n’est pas vraiment surpris. De l’Iran on ne connaît rien. Le château de Babak, par exemple, qui en a déjà entendu parler ? Je ne le connaissais pas avant d’en avoir lu quelques lignes dans mes guides, et encore tous les guides n’en parlent pas. Et je n’avais jamais vu de photos, donc lorsqu’il surgit juste après un col on reste forcément ébahi.

C’est un château historique pour les azéris, il a résisté à l’invasion arabe au 9ème siècle et est devenu le symbole de toutes les résistances azéries, même contre les perses.

Je vais vous raconter ma marche (il faut compter 5heures A/R) jusqu’au château de Babak en photo :

Les photos ci-dessous : 1) La marche commence par 30 minutes d’escaliers, et il y en aura d’autres, idéal pour tester le genou. 2) ensuite 30 minutes de prairie. 3) le premier objectif est la petite cabane dans le fond …


… pour prendre un thé réconfortant.






Encore des passages dans les roches, un long escaler, et juste après un col la première vue époustouflante du château en haut du rocher.

On descend un peu, on monte les 10 zigzags de la photo précédente et on arrive au pied du château (enfin, le rocher qui supporte le château). Si vous regarder bien vous voyez le chemin d’accès au château tracé contre la paroi rocheuse.

Les photos ci-dessous : 1) le chemin d’accès 2) une partie du château et le chemin d’accès vu de haut 3) le château 4) la tour finale.

Renseignements pratiques

Transport d’Ardabil à Kaleybar

Je me posais des questions sur le transport d’Ardabil à Kaleybar qui n’est décrit dans aucun guide. En fait rien de plus facile. Il y a des savaris Ardabil – Meshgin Shahr, Meshgin Shahr – Ahar et Ahar – Kaleybar. Chaque trajet prend environ une heure et coute 2€. Je n’ai pratiquement pas attendu aux correspondances, j’ai mis 3h30 pour la totalité du trajet.

Hotel à Kaleybar

Hotel appelé Kaleybar Grand Hotel dans le Lonely, mais qui a pour seul nom affiché en anglais : « Hotel ». Au début et en haut de la rue principale en venant d’Ahar. Douche et toilette (qui pourraient être plus propres) sur le palier. Pas de petit déjeuner, Bonne Wifi. 15€.




Il y a un nouvel hotel (Paradisio) à 50€, mais je n'y ai pas dormi, trop cher. J'ai juste vu cet animal à l'entrée, mais je ne sais pas ce que c'est.






23
sept

On est passé à l’heure d’hiver. L’Iran passe à l’heure d’hiver le jour de l’automne. C’est dommage, ça fait une heure de soleil de perdue tous les jours. Le soleil de lève maintenant à 6h10 (au lieu de 7h10) et se couche à 18h25 (au lieu de 19h25), mais le pays ne se lève pas très tôt, par exemple les hôtels servent le petit déjeuner à partir de 8h, donc l’heure de soleil du matin est perdue. Il n’y a plus qu’une heure et 30 minutes de décalage avec la France.

D’après les guides, il n’y a pas de transport entre Kaleybar et Jolfa, je n’ai pas cherché à vérifier. J’ai loué un taxi pour faire le trajet et en plus il s’est arrêté aux sites à voir sur le trajet, le long de la rivière Araxe.

L’Araxe sert de frontière nord à l’Iran. Au début de mon parcourt en allant vers Jolfa, elle sert de frontière avec la partie de l’Azerbaïdjan occupée par l’Arménie. On s’est arrêté pour voir un vieux pont, j’en ai profiter pour photographier un village en ruine, coté azerbaïdjanais. Toute cette zone occupée est abandonnée de toute population, et peuplée que de militaire. Juste après avoir pris la photo, j’ai vu débarqué deux militaires iraniens à moto, c’est interdit de prendre des photos de la frontière. Mais ils ont juste discuté une minute avec mon chauffeur et on a pu repartir. Comme cette photo aurait pu me poser des problèmes, je la mets. Mais après je n’ai pas trop fait de photo de la rivière bien que le paysage, fait de succession de petites plaines et de gorges étroites, est très beau.

Après la zone occupée d’Azerbaïdjan, la route continue à longer la rivière et la frontière de l’Arménie puis du Nakhitchevan (mais ça c’est pour les experts). Et mon chauffeur s’arrête pour me faire visiter le vieux village de Oshtabin, un ancien hammam, et les chutes d’eau d’Asiab. Les iraniens, plutôt habitués au désert apprécient beaucoup dès qu’il y a de l’eau.

Jolfa est une petite ville frontière du Nakhitchevan. C’est une ville agréable et, je ne sais pas si c’est parce que c’est une ville frontière mais il y a beaucoup de sortes de restaurants par rapport à la taille de la ville, j’ai mangé une pizza. Je dois être le prototype du local de Jolfa parce que les automobilistes m’arrêtent très souvent pour me demander leur chemin. C’est de Jolfa qu’on visite l’église arménienne de Saint-Stéphane.

Maku est à une vingtaine de kilomètre de la frontière turque. Bizarre cette ville dans une sorte de canyon. Elle est toute en longueur, avec juste une rue principale, et pas beaucoup de choix de restos. C’est de Maku qu’on visite l’église de Saint-Thaddée. A Maku, j'ai discuté avec un jeune passionné de foot français qui connaît le PFC, incroyable !!



De nombreux arméniens vivaient dans la région au 16ème siècle. En 1604, le shah d’Iran déplaça de force tout ceux de Jolfa pour construire la nouvelle capitale d’Ispahan. Depuis les autres arméniens ont rejoint les villes, il y a quelques milliers d’arméniens en Iran et toujours un quartier arménien à Ispahan qui s’appelle aussi Jolfa. Mais la plupart sont partis pour l’ex république soviétique d’Arménie.

Il y a deux églises arméniennes en Iran inscrites au patrimoine de l’humanité, Saint-Stéphane et Saint-Thaddée. En fait ce sont plus que des églises, c’étaient des monastères.

Comme souvent en Arménie, Saint-Stéphane est dans un site qui met en valeur la beauté des monuments. Je pensais trouver une église désertée avec de l’herbe poussant sur le toit. C’est réconfortant de voir une église extrêmement bien entretenue par l’Iran et les touristes iraniens venir les visiter. Le monastère est entouré de remparts. L’église était en restauration, on ne pouvait pas visiter l’intérieur. Il y a de très beaux bas-reliefs (photo : lapidation de Saint-Stéphane).

L’église de Saint-Thaddée est très originale, elle est constituée de deux églises collées, une ancienne sombre et une nouvelle claire. A l’intérieur on ne voit pas la différence. Etant plus difficile d’accès, il y a beaucoup moins de touristes qu’à Saint-Stéphane. L’église est toujours consacrée, tous les ans un pèlerinage arménien s’y déroule.

Renseignements pratiques

Taxi Kaleybar – Jolfa

Le chauffeur du taxi a été contacté par le gérant de l’hotel de Kaleybar, je n’ai pas pris n’importe quel taxi au hasard. Le prix de base est de 35€, auquel il faut ajouter de 5 à 8€ par détour. Finalement j’ai payé 53€ pour 6h de trajets et visites. Je recommande.

Taxi Jolfa – Maku

J’ai cherché, mais il n’y a pas de savari Jolfa – Maku par la voie directe (par Poldasht), il faut passer par Marand et Khoy, d’où un grand détour. J’ai pris un taxi pour 20€, mais je pense que le prix normal est plus élevé, le chauffeur voulait aller à Poldasht, ou d’ailleurs il m’a transféré dans un autre taxi.

Taxi pour l’église Saint-Stéphane depuis Jolfa

8€ aller, 10€ A/R avec temps d’attente gratuit, mais il faut se mettre d’accord avant. J’ai demandé 2h d’attente bien que je sois revenu au bout d’une heure. Mais on ne pouvait pas visiter l’intérieur de l’église en restauration.

Taxi pour l’église Saint-Thaddée depuis Maku

J’ai payé 20€, A/R bien sûr puisque si on prend qu’un aller on n’a aucune chance de revenir.

Hotel à Jolfa

Tourist, le meilleur hotel de la ville, 28€, tout confort, petit déjeuner, Wifi. Rien à signaler, heureusement pour le prix.

Hotel à Maku

L’hotel Tourist (25€) était complet en cette période de vacances.

Alvand, 10€, douche chaude et toilette sur le palier. Correct pour le prix.

25
sept

J’ai terminé la première partie de mon voyage, de Téhéran à Tabriz, j’en profite pour donner quelques réflexions sur mon voyage en Iran jusqu’ici.

D’abord, mais ce n’est pas une surprise, il est très facile de voyager en Iran. On trouve suffisamment d’hôtels pour ne pas avoir à réserver, je suis tombé juste une fois sur un hotel complet parce qu’il accueillait un groupe de touristes iraniens, mais j’ai trouvé un autre hotel à 500 mètres. Il faut quand même connaitre les adresses à l’avance, il n’y a pas un hotel correct à chaque coin de rue, le Lonely fait souvent l’affaire, sinon j’ai trouvé le très bon site : www.sfiran.com

Pour les restos il y a toujours les petits restos qui servent du riz et des brochettes. Si on veut autre chose ça dépend de la ville, mais je n’ai pas compris la logique. Par exemple, ici à Tabriz j’ai l’impression qu’il y a un choix beaucoup plus grand qu’à Téhéran. Dans tous les cas on peut toujours manger à sa faim. La photo c'est une pizza iranienne.

Puisque j’en suis au resto, une particularité ici, on mange avec une cuillère et une fourchette, pas de couteau. Si besoin je me sers de la cuillère comme couteau, mais, je vous rassure, il n’y a pas de steak.

J’adore le petit déjeuner azéri, on met sur le pain un mélange de fromage et de miel. La photo c'est le petit déjeuner typique des hôtels.

Autre particularité culinaire, on sert du sucre en morceau mais pas de cuillère avec le thé. Je me suis demandé comment mélanger le sucre. En fait les iraniens mettent directement le morceau de sucre dans la bouche et le font fondre avec la gorgé de thé.

Pour ce qui est des transports, il y a un réseau de bus au départ des grandes villes (mais je n’ai pris que 3 fois le bus) et un réseau de taxis collectifs (savaris) entre les villes moyennes. Par contre entre les petites villes hors des grands axes (comme Kaleybar – Jolfa – Maku) ou pour aller sur un site en pleine campagne, il n’y a rien, il faut louer un taxi. Il faut compter 25€ pour 100 km, si on l’utilise souvent ça fait augmenter le budget. Pour ceux qui ont peur dans les transports, les bus sont prudents mais pour les savaris ça dépend, certains ont l’air pressés. Je me répète, mais le niveau des routes et autoroutes est excellent, pas un nid de poule en vue.

C’est un pays ou les habitants viennent très facilement parler spontanément, sans que ce soit intéressé. Le mieux pour rencontrer du monde c’est les bancs publics, on s’assoie et une autre personne vient discuter. Et c’est des gens très cultivés qui connaissent la politique internationale et française (j’évite la politique iranienne). A Ardabil j’ai discuté avec un homme âgé qui parlait très bien français, il pouvait même réciter des poèmes. Il m’a dit qu’il était agriculteur, mais il avait été en mission au Mexique, donc je ne pense pas que c’était n’importe quel agriculteur. Ici, le vendredi le parc se transforme un peu en puce. J’y ai discuté, en anglais, avec un homme qui vend des perruches qu’il élève. Mais c’est juste un passetemps, le reste de la semaine il vend des tapis au bazar.

Je n’avais pas beaucoup d’idées préconçues avant de venir en Iran, mais je croyais que les hommes et les femmes n’étaient jamais ensemble dans les lieux publics. C’est faux, à part les bus de ville ou il y a une partie réservée aux hommes et une partie réservée aux femmes, et le métro de Téhéran ou il y a des wagons réservés aux femmes (mais les femmes peuvent aller dans tous les wagons). Les hommes et les femmes sont ensembles dans la rue, dans les restos et dans tous les lieux publics. Je croyais qu’un homme ne devait pas s’adresser à une femme, c’est faux. Il y beaucoup d’employés, à la réception des hotels par exemple, qui sont des femmes. Si je demande une direction à un couple, c’est souvent la femme qui répond. Et c’est souvent les femmes qui demandent de faire une photo avec moi. A noter qu’on voit très souvent les couples se tenir par la main dans la rue … comme en France.


Il y a plein de chats en ville, surtout dans les parcs, mais aussi au bazar. Ils ont l’air d’appartenir à personne, mais ils doivent trouver de quoi manger, ils n’ont pas l’air malheureux.




Merci pour vos commentaires, bien qu'il n'y en ai plus beaucoup en ce moment. Quand j'écris une étape et qu'il n'y a pas de commentaire, ça me rappelle l'époque de la poste restante, quand j'allais à la poste et qu'il n'y avait pas de courrier. Pour vous encourager, il y a une prime aux premiers commentaires sur l'étape précédente.

Et pour que vous puissiez suivre la suite, je vous donne mon plan pour le 2ème partie de mon voyage, de Tabriz à Chiraz en 3 semaines environ, mais pas par la voie classique, par l'ouest ... si mon visa est prolongé.

26
sept

Une excursion à ne pas manquer à une heure de Tabriz, le village troglodyte de Kandovan. Oui, je sais, ne n’ai pas encore publié l’étape de Tabriz, mais c’est normal, j’y suis toujours.

En fait, il n’y a pas que des villes en Iran, il y a aussi de beaux villages.

Comme à Massouleh, les photos parlent d’elles-mêmes. Juste quelques infos : un nouveau village, qui ne parait pas très jeune, a été construit sous le village troglodyte. C’est beaucoup moins touristique que Massouleh, mais il y a quand même beaucoup de boutique de souvenir ou de miel dans les maisons troglodytes (je n’ai rien acheté). Les restos par contre sont en dehors du village, en bas le long de la rivière.



Et, après celui de l’hotel, un deuxième petit déjeuner pour me reposer de la visite du village. Miel, beurre, pain et thé. Si vous arrivez à agrandir le miel, vous voyez qu’il sort directement de la ruche.

Et celui qui dit que ça ressemble à la Cappadoce, il est interdit de blog.


Concours de commentaires :

Rappel du règlement : il n’y a qu’un commentaire par article et par personne qui compte, mais vous pouvez bien sûr en écrire plusieurs si vous voulez.

Nouveau règlement à partir de cette étape : le meilleur commentaire de chaque étape (au bout de 72h) compte double.

Mais vous pouvez toujours commenter les anciens articles.

Si vous vous êtes inscrit sur MyAtlas, ce qui est mieux, autant envoyer son commentaire en étant connecté à MyAtlas, ça vous permet par exemple de la modifier.


Renseignement pratique

Transport pour Kandovan

Il faut prendre un savari pour Osku (1€) puis un taxi Osku – Kandovan, j’ai payé 4€ à l’aller et 5€ au retour (il y a très peu de taxis pour revenir), plus 1€ d’accès au site, soit un total de 11€.

Le départ des savaris pour Osku n’est pas exactement ou indiqué dans le Lonely, mais au sud du parc Golestân.

29
sept

Dernière minute !!!

Je viens d’avoir la prolongation de mon visa pour trente et un jours, je peux donc rester en Iran jusqu’au 29 octobre, il m’en manquera encore une vingtaine. Pour plus de détail, voir les renseignements pratiques. Donc je peux reprendre la route, c’est la loi du voyageur. Je quitte Tabriz. Je vais tout de suite au terminal de bus pour en chercher un pour Takab. J’espère y arriver aujourd’hui, mais il y a plus de 300 km.

Bon, l’étape de Tabriz maintenant :

Tabriz c’est la capitale de l’Azerbaïdjan iranien, la grande ville du nord-ouest du pays avec un million et demi d’habitants. Au fait, il y a plus d’azerbaïdjanais en Iran qu’en Azerbaïdjan. Cette ville m’a tout de suite plu, c’est aéré, on respire bien, les rues sont bordées d’arbres, mon hotel est dans un quartier agréable, plein de restaurants variés, on peut traverser les rues relativement facilement, bref : l’inverse de Téhéran.


Tabriz c’est d’abord son bazar envoutant. Avant de s’y aventurer (il parait qu’il y a plusieurs dizaines de kilomètres de ruelles), je suis passé à l’office de tourisme qui en donne un plan vital.

Déjà célèbre au 13ème siècle le long de la route de la soie, les très beaux bâtiments actuels date du 18ème siècle.

Presque au centre, le bazar des tapis est le plus imposant bâtiment, les tapis peuvent valoir très cher, peu de monde peuvent les acheter, ce n’est pas le lieu du bazar le plus agité.

Les ruelles les plus encombrées sont celles où on vend les produits de tous les jours, vêtements, alimentation…



Et il faut faire attention aux porteurs qui ne peuvent pas facilement freiner avec leurs lourdes charges.




Le bazar est réparti par secteur d’activité, beaucoup de monde au bazar des bijoutiers, mais peut-être moins d’acheteurs. Et moins de passants au bazar de la laine (enfin je crois que c’est de la laine).

Mais ce que je préfère c’est les couleurs des bazars des épices ou des fruits secs …



Et même toutes les sortes de riz blanc.





Il n’y a pas que le bazar à voir à Tabriz, il y a le beau parc d’Elgoli, le musée d’Azerbaidjan, la forteresse ou simplement flâner dans les rues. Mais il y a surtout la mosquée bleue.

C’est une mosquée du 15ème siècle (époque timouride) qui étaient couvertes de céramique bleue. Mais endommagée par un tremblement de terre au 18ème siècle, il ne reste plus beaucoup de céramique à l’extérieur à part sur la grande porte.

Il y a beaucoup plus de bleu à l’intérieur. A noter que cette mosquée fait office de musée aujourd’hui, on ne voit personne y prier à l’intérieur, on n'y voit que des touristes, c’est-à-dire presque personne.


Renseignements pratiques

Hotel

Azarbaidjan : 25€, le petit déjeuner pourrait être un peu plus copieux et la Wifi plus régulière, sinon c’est parfait. Emplacement idéal.



Prolongation Visa

Il faut aller au « Passport department » , rue Saaeb, juste avant Laleh zar en venant de la rue Shari’ati. C’est indiqué (à un pâté de maisons près) sur le plan donné par l’office de tourisme, et c’est aussi écrit en farsi, ce qui permet de montrer ou on veut aller au chauffeur de taxi.

Le bureau des étrangers est au 1er étage. Il faut :

- une photocopie de la page du passeport ou il y a le nom et de la page du visa avec le tampon d’entrée.

- deux photos d’identité. De l’autre côté de la rue du bâtiment de la police, il y a deux boutiques ou on peut faire des photocopies et des photos d’identité.

- deux exemplaires remplis d’un formulaire en anglais que nous donne le policier

- un exemplaire d’un formulaire en farci uniquement, qu’à rempli le policier pour moi, je n’ai eu qu’à signer, mais je ne sais pas ce que j’ai signé. Ce formulaire il faut aussi aller le faire signer par le grand chef du bureau.

- une lettre de l’hotel certifiant qu’on est bien hébergé chez eux.

- le passeport, bien sûr.

C’est là que ça se corse :

- Une chemise spéciale pour ranger tous les éléments du dossier, cette chemise s’achète (1€) à un bureau au rez-de-chaussée.

- la facturette du paiement par carte de crédit effectué au bureau du premier étage. On n’a plus à aller payer (345 000 Rials, soit 9€) à la banque, ii faut payer par carte bancaire. Mais seule les cartes bancaires iraniennes sont acceptées, sachant qu’aucun touriste n’a de carte bancaire iranienne. Il faut donc trouver un iranien qui va payer à notre place et à qui on va donner l’équivalent en cash. Comme je ne comprenais pas le policier à désigner un iranien qui attendait dans la salle d’attente pour je ne sais quelle raison, et qui s’est donc spontanément porté volontaire pour que je puisse utiliser sa carte de crédit.

- la photocopie de la facturette, à faire, si vous avez suivi, le l’autre côté de la rue.

Voilà, c’est simple non ? Et alors que je croyais tout en ordre et je pensais qu’on obtenait la prolongation dans la demi-journée, ils n’ont dit de revenir chercher mon passeport 48 heures plus tard.

1
oct

Takab (prononciation Tikab) est une ville majoritairement kurde. Les kurdes représentent 9% de la population de l’Iran. Ce sont des Indo-européens, comme les perses.

C’est une petite ville de 50 000 habitants, il n’y a qu’une longue avenue commerçante et pratiquement pas de restaurants. C’est certainement le lieu le moins touristique depuis mon arrivée en Iran, mais la population est très accueillante. A 1800 mètres, il fait vraiment froid le soir. A Takab on voit quelques hommes porter les vêtements traditionnels kurdes avec le pantalon bouffant, et ils sont fiers de se faire photographier.

Takht-e-Soleiman est à une quarantaine de kilomètres de Takab.

Takht-e-Soleiman était sous la dynastie perse des Sassanides le plus important centre religieux du Zoroastrisme.

Le Zoroastrisme est la religion dont le prophète est Zarathoustra (qui a vécu vers 600 Av JC). C’était la religion officielle de l’Iran avant l’invasion arabe et la conversion à l’islam. Il reste quelques dizaines de milliers d’adeptes de cette religion en Iran, mais la plupart sont partis en Inde ou ils sont connus sous le nom de Parsi (mot qui a la même origine que le mot Farsi, la langue de l’Iran). Je n’ai pas vraiment bien compris de cette religion mais ils vénèrent les quatre éléments, la terre, l’air, l’eau et le feu.

Takht-e-Soleiman est le lieu le plus magique depuis mon départ. Toutes les ruines sont autour d’un lac qui remplit le cratère d’un volcan. L’eau et le volcan font autant parti du site religieux que les temples. Et justement il y avait des adeptes de cette religion qui faisaient une cérémonie autour du lac.

Les autres photos : 1) l’ensemble des ruines. 2) L’entrée de l’autel du feu, il n’y a plus de feu mais à l’époque il y avait un feu permanant alimenté par les gaz du volcan 3) la vue de la campagne depuis le site, dans le fond un autre volcan, également sanctuaire religieux, j’y suis monté bien sûr, il n’y a pas d’eau dans le cratère, étroit et profond (80m), c'est Sandan-e-Soleiman. 4) un corridor ou le fameux passage secret ?

Et pour se faire plaisir, une autre photo du lac.

Renseignements pratiques :

Trajet Tabriz – Takab

Il faut prendre un bus, depuis le principal terminal de bus de Tabriz pour Miyandoab (3h, 2€). Puis un demi-bus de Miyandoab à Takab (2h30), je ne sais pas le prix, je n’ai pas réussi à payer, les autres passagers ont payé pour moi.

Hotel à Takab

Ranji, 25€, petite chambre, tout confort, petit déjeuner, Wifi. Un peu cher pour les standards iraniens mais il ne semble pas qu’il y ait de concurrence.

Trajet Takab – Takht-e-Soleiman et Sandan-e-Soleiman

J’ai loué un taxi par l’intermédiaire de l’hotel. Le prix de base était 15€, mais j’ai payé 20€ parce que je suis resté longtemps sur les 2 sites.

4
oct


Un dicton dit « A Hamadan même la chaleur du feu gèle ». C’est vrai qu’à 1800 mètre d’altitude il fait vraiment froid le matin et le soir (ça descend à 1 degrés au petit matin) mais sous le soleil, ça va, un bon 18 degrés cet après-midi. Dans un peu plus d’un mois c’est la neige ici. La ville (500 000 habitants) paraît plus traditionnelle que ce que j’ai vu jusqu’à présent, beaucoup de femmes en tchador, mais c’est vrai que ça protège du froid. J’ai trouvé un seul café et très peu de restaurants. Mais mon hotel est bien avec de l’eau très chaude. La ville est organisée autour de la place de la photo, c’est la place Iman Khomeiny, comme souvent les places ou avenues principales.

Pas de site exceptionnel à voir absolument mais beaucoup de sites intéressants historiquement.


Et d’abord le mausolée d’Esther et Mardochée. Je vous laisse relire la bible pour savoir qui sont Esther et Mardochée, mais oui, il s’agit d’un site juif. Qui aurait pensé qu’on trouvait un site juif en Iran ? Et visite guidée effectuée par le rabbin en français ! Il reste plusieurs dizaines de milliers de juifs en Iran.




Un autre mausolée, de celui qui est connu en occident sous le nom d’Avicenne. Peut-être le plus grand savant du 11ème siècle. Son traité de médecine sera un ouvrage de référence en occident jusqu’au 17ème siècle.




Le lion de pierre (3ème siècle av JC, époque parthe), bon mais avec l’eau qui a dû tomber dessus depuis, il fut savoir que c’est un lion.






Le site archéologique d’Ecbatane, l’ancienne capitale du royaume mède (6ème siècle av JC). Le site est immense, mais qu’une petite partie a été fouillée.




A 8 kilomètres d’Hamadan, au pied de la montagne se situe le site de Ganjnameh. Il s’agit de deux textes gravés sur la pierre à la demande des rois Darius 1er et Xerxès 1er il y a environ 2500 ans. Ils sont écrits en trois langues : vieux perse, élamite et babylonien, avec des caractères cunéiformes. A côté il y a une petite cascade qui intéresse plus les iraniens et plein d’attractions sportives comme du saut à l’élastique. Je me suis contenté de monté à 2745 mètres, mais pas à pied, en télécabine fabriquée en suisse.

Un commentaire demandait quel était la nourriture de base, oui, c’est bien le pain.

Renseignements pratiques :

Trajet Takab – Hamadan

J’ai pris le bus de 9h pour Téhéran (par Zanjan) qui m’a déposé à Bijar (1€, 1h30). Ensuite à 11h, demi-bus Bijar – Hamadan (1€, 2h15).

Hotel

Ordibehesht, l’entrée ne paie pas de mise mais correcte à l’intérieur. Chambre « VIP » (c’est comme ça qu’ils les appellent) à 18€. Petite chambre mais tout confort. Wifi. Normalement pas de petit déjeuner mais finalement ils me le servent dans la chambre.


7
oct

En descendant de 400 mètres (donc à 1400 m) j’ai retrouvé la chaleur, 28 degrés l’après-midi.

Kermanshah est une ville de 700 000 habitants. C’est la grande ville qui a été le plus touché par les bombardements irakiens pendant la guerre Iran/Irak, à vol de bombardiers Bagdad n’est pas très loin. On voit encore des maisons détruites mais il y a beaucoup de grands bâtiments neufs dans le centre-ville.

Depuis le 2 octobre a débuté le mois du calendrier musulman le plus sacré pour les chiites (Moharram), c’est le mois de la plus importante fête religieuse Ashura (le 11 octobre cette année). Je ne sais pas si c’est pour cela ou parce que j’ai changé de région qu’il y a beaucoup de femmes en tchador. J’ai l’impression que pour Ashura les iraniens achètent des tambours comme nous des sapins pour Noël.



Quelque chose que je n’aime pas en Iran, c’est toutes ces boutiques qui vendent des téléphones. J’ai l’impression que la moitié des boutiques vendent des téléphones, non, j’exagère un peu, mais quand même, si on pouvait en remplacer quelques-unes par des cafés ou des restos. Ah oui, parce qu’ici ils vendent des téléphones mais ni vrai resto, ni café.



Il n’y a pas grand-chose à visiter en ville, la principale attraction est Takieh Mo’aven ol-Molk. Je n’ai pas très bien compris sa fonction mais c’est un bâtiment sacré chiite, il y a un coran que les iraniens embrassent. Il y a également de très belles céramiques et j’ai remarqué un ange qui porte le drapeau chiite, qui ressemble étrangement aux anges zoroastriens de la grotte sculptée qu’on va voir plus bas (la 2ème photo en pierre). Par contre je trouve que le décolleté de cet ange n’est pas très conforme !

Dans l’antiquité on était sur la route reliant les grandes villes du plateau iranien au grandes villes de Mésopotamie. Des rois ont voulu y laisser des messages à l’adresse des voyageurs en sculptant la roche. Dans les environs de Kermanshah on trouve deux sites exceptionnels, deux groupes de rochers sculptés.

Le plus récent, Taq-e-Bostan (4ème siècle, époque Sassanide). Dans un site majestueux et apaisant, avec la montagne et le lac.

Il est composé de deux grottes et d’un bas-relief. On y voit des rois avec les dieux et déesses zoroastriens.

Sur un côté de la première grotte, une très belle cène de chasse.

L’autre site, beaucoup plus ancien, c’est Bisotun. Le plus célèbre bas-relief est du 6ème siècle av JC, époque Achéménide. On y voit Darius 1er (celui dont le royaume allait de la Grèce à l’Inde, celui qui a perdu la bataille de Marathon), ces ennemis devant, enchainés, ces alliés derrières, et au-dessus le dieu zoroastrien. Les écritures tout autour, en élamite, babylonien et vieux perse ont permis de déchiffrer ces langues, comme la pierre de Rosette pour l’égyptien.

Ah, vous ne voyez pas très bien, c’est vrai, il faut des jumelles et un bon zoom (ce que j'avais), c’est juste au-dessus des échafaudages qui servent je ne sais pas à quoi.

Il n’y a pas que ça à Bisotun, en cherchant on peut trouver (entre autres) une pierre sculptée parthe (début de l’air chrétienne). Vous la voyez sur la première photo ? J’ai dit qu’il fallait chercher …

… et un Hercule, une plateforme pour des cérémonies parthes (le trou est d’origine) d’où ont a une belle vue sur la campagne …

… et ici, au premier plan un caravansérail transformé en hotel (90€ la chambre double), et derrière vous voyez la montagne entaillée sur 200 mètres de long et 38 mètres de haut, on n’en connaît pas l’objet, mais on peut imaginer que c’était pour préparer un immense bas-relief qui n’a jamais était sculpté. Sur la deuxième photo, il y a un homme en bleu pour avoir une idée de la taille.


Et après tout ça, un bon thé dans une maison de thé sur le site, c’est dur la vie en Iran.





Khorramabad


Maintenant je suis à Khorramabad, encore plus bas (1200m) et encore plus chaud (31°). En fait c’est juste une étape technique pour couper la route vers la plaine de Susiane. Il y a quand même une belle forteresse (entrée très chère, 11€), mais on ne peut pas monter sur les remparts.



Concours de commentaires

Le classement des 10 premiers à la moitié de mon voyage (dans l’ordre) : Françoise, Poupounie, Jean-Jacques, Soso, Marguerite, Béa, Yves, Claude, Monique, Morgane.

Comme il y a beaucoup de commentaires, il y aura un cadeau pour les 5 premiers.

Je marque dans la réponse du commentaire celui qui compte double.


Renseignements pratiques

Transport Hamadan – Kermanshah

Demi-bus qui partent quand ils sont pleins, j’ai attendu 1h45. 2h30 de trajet, 2€.

Transport Kermanshah – Khorramabad

Il doit y avoir un bus direct, mais à 8h25 il était déjà parti. Savari pour Nurabad (1h30, 3€) puis savari Nurabad – Khorramabad (1h, 3€).

Hotel à Kermanshah

Mon premier choix, Le Meraj n’avait plus de simple à 18€ mais que des doubles à 33€ et comme ils n’avaient pas la Wifi je n’ai pas vu l’intérêt de payer aussi cher. Et de toute façon la personne à l’accueil avait plus envie de dormir que de recevoir les clients. J’ai donc été en face au :

Nabovat (il n’y a écrit que « Hotel » en caractères latins). Petite chambre qui sent un peu le renfermé, avec douche, mais toilette sur le palier. Ni petit déjeuner, ni Wifi. 13€. Pour le petit déjeuner je n’ai trouvé que des pâtisseries et du thé de l’autre côté de la rue. Egalement de l’autre côté de la rue, en montant 50 mètres il y a un cafenet.

Hotel à Khorramabad

Karoun, rue Shariati, à 1km de la forteresse. 25€, Wifi dans l’entrée uniquement, et finalement internet est tombé en panne, mais ce n’est pas la faute de l’hotel, sinon rien à dire, en général à partir de ce prix les hôtels sont corrects. C’est le genre d’hotel et de prix que je cherche, mais je ne trouve pas toujours. J’en profite avec cette photo de l’hotel pour dire qu’il y a des Tours Eiffel partout (tee-shirts, affiches…), je ne sais pas ce que ça représente pour les iraniens.


9
oct

40 degrés à l’ombre !

Pour une semaine je suis descendu des montagnes, je suis dans la plaine de Susiane, presqu’au niveau de la mer. Les paysages ont changé, les odeurs ont changé et il fait très chaud, impossible de sortir en milieu d’après-midi. Ça me rappelle d’autres voyages, J’aime bien tôt le matin, quand il ne fait pas encore trop chaud et qu’on sait qu’on va souffrir de la chaleur. Pour la première fois depuis Alamut, j’ai pu prendre mon petit déjeuner dehors et non dans un triste restaurant d’hotel.

Et d’abord la petite ville de Shushtar (66 000 habitants) avec une photo que je n'aurais pas imaginée en Iran, avec les buffles.

Shushtar est célèbre pour son réseau de gestion de l’eau qui date de l’époque sassanide, vers le 3ème siècle, il aurait été construit par des romains fait prisonniers. Il fonctionnait encore il y a un siècle. Il s’agit de ponts-barrages qui permettent à la fois de contrôler les crues, d’irriguer la campagne, et le plus spectaculaire, d’envoyer l’eau sur des moulins à eau en déviant l’eau dans des tunnels. Aujourd’hui il n’y a plus de moulin, mais on voit l’eau ressortir des tunnels en cascades.

J’ai toujours trouvé que les cascades ça ne rendaient pas sur des photos, il manque le mouvement et le bruit, mais je ne peux pas mettre de vidéo sur ce blog.

Et pour celles qui trouvent qu’il n’y a pas assez d’animaux sur mon blog, deux petits oiseaux.

Renseignements pratiques :

Trajet Khorramabad – Shushtar

Les demi-bus partent quand ils sont pleins, ça vaut peut-être le coût de chercher des savaris.Demi-bus Kermanshah – Andimeshk, 2h15 de trajet, mais j’ai attendu 2h30 le départ. Taxi Andimeshk – Dezful, 4€ ce qui n’est sans doute pas leprix. Demi-bus Dezful – Shushtar, 1h et j’ai attendu 1h le départ.

Hotel à Shushtar

Jahangardi, 21€, au bord de la rivière. Bon Wifi. Tout confort.

13
oct

Pour ceux qui n’aiment pas les vielles pierres, désolés, c’est quand même une des spécialités de l’Iran depuis plus de 5000 ans. Et moi j’adore les sites archéologiques donc vous allez en avoir un certain nombre.

Suse est le nom francisé de Shush, la petite ville de 40 000 habitants où se trouve le site archéologique.

Je n’avais pas prévu que presque tout était fermé pour Achoura, et en plus ça dure deux jours. Donc il a fallu que je reste 2 jours à Shush à me reposer en attendant la réouverture du site archéologique. Mon hotel était quand même ouvert (mais pas le restaurant le soir) et j’ai aussi trouvé un glacier avec une TV pour voir le match Iran – Corée. J’ai quand même l’impression d’avoir arrêté mon voyage pendant deux jours, et en plus il n’y a pas internet dans cette ville.

Pendant Achoura presque tout le monde est habillé en noir, ça tombe bien, moi aussi. Il y a des défilés au son des tambours et des chants religieux, les hommes répètent les mêmes mouvements en cadence et font semblant de se flageller. Bien que je n’aie ressenti aucune agressivité à mon égard, j’ai préféré regarder de loin et ne pas prendre de photos. Je simplifie un peu, bien sûr, mais je ne vais pas vous faire un cours sur l’origine du chiisme.

A Suse on est sur les terres du début de la civilisation, Suse c’est une des premières villes de l’humanité, habitée dès le 4ème millénaire avant notre ère. Suse est la capitale de l’Elam jusqu’en 500 av JC puis ville importante sous les Achéménides.

Après les attaques mongoles Suse est abandonnée et disparaît sous le sable. Elle est découverte en 1851, les fouilles sont effectuées par des archéologues français qui récupéreront les objets les plus importants, dont les frises en briques moulées. Pour les voir reportez-vous à mon étape du 23 août «L’Iran au Louvre».

Tous les guides disent qu’il ne reste rien à Suse, je ne suis pas d’accord. Il ne reste que le bas des murs, mais on peut imaginer le reste. Sur la terrasse il y a deux palais achéménides de Darius 1er, un qui fait 250m X 150m et l’autre qui a 36 colonnes, c’est sur ces colonnes qu’on trouvait le taureau qui est à Paris. Le château qu’on voit dans le fond a été construit au 19ème siècle par les français pour protéger les archéologues contre les attaques des tribus arabes. Et une dernière photo d’une fouille plus petite, mais qui date de 1500 av JC (Elam), on voit la profondeur à laquelle il faut creuser pour remonter 3500 en arrière.

A Shush il y a également le mausolée de Daniel. Comme pour celui d’Esther, je vous laisse relire la bible pour savoir qui c’est. Mais Daniel, lui, attire à la fois les pèlerins juifs et musulmans.

Il y a un site plus impressionnant que Suse à quelques kilomètres de Shush, c’est Choqa Zanbil.

Tout le monde a vu des peintures européennes de la tour de Babel, les peintres ne connaissaient pas Choqa Zanbil qui était enfoui sous le sable à cette époque, pourtant en voyant Choqa Zanbil on est obligé de penser à la tour de Babel. Il s’agit d’une ziggourat. A l’origine il y avait 5 étages (60 mètres) plus un temple au sommet. Il en reste qu’un peu moins de la moitié. C’est entièrement en brique, il n’y a pas de pierre dans la région. Et ça date de 1340 avant JC (époque du royaume d’Elam).

AHVAZ

Encore un arrêt technique à Ahvaz, avant le long trajet pour quitter la plaine de Susiane et monter sur le plateau central. Ahvaz avec un million d’habitants est largement la plus grande ville de la région. Très touchée par la guerre Iran/Irak, elle n’a aucun intérêt touristique, mais si on voyage de jour, c’est presque indispensable d’y dormir avant de changer de région. Je n’y suis resté qu’une nuit mais elle m’a paru agréable avec son grand fleuve.


Renseignements pratiques

Trajet Shushtar – Shush

Cette fois-ci j’ai fait Shushtar – Dezful en savari et je n’ai pas attendu. Ensuite Dezful – Shush en demi-bus, je n’ai pas attendu non plus, mais ça doit juste être de la chance. Au total 2h pour Shushtar – Shush.

Hotel à Shush

Apadana, 26€, un peu cher mais il ne semble pas qu’il y ait de concurrence (le Nazr m’a paru fermé). La soi-disant Wifi n’a jamais fonctionné, en fait je pense qu’il n’y en a pas. Petit déjeuner minimum. Accueil plutôt froid.




Hotel à Ahvaz

Iran, l’adresse est Imam Khomeini Cross Road, contrairement à ce qu’il y a d’indiqué dans le Lonely. 30€. Wifi presque inutilisable. Bon petit déjeuner. Bon accueil. Il y a d’autres hotels dans les 100 mètres autour.

16
oct

Avant de commencer mon article : On me pose souvent des questions sur les iraniennes, comme c’est plus facile pour des femmes d’y répondre, je vous propose lire ce blog de françaises qui ont voyagé en Iran : https://www.myatlas.com/AcrosstheLine/liran-dans-le-viseur

Ceci dit : Bishapur ! Encore un site archéologique ! je vous avais prévenu.

Ici on est à l’époque des Sassanides, c’est leur capitale au 3ème siècle (800 ans après les photos de Suse, 1600 ans après celles de Choqa Zanbil, il ne faut pas comparer). On est à l’époque des victoires contre les romains, il y a même un empereur romain qui sera capturé.

Ok, je sais, ce n’est pas facile, j’ai l’impression que l’histoire de l’Iran est la plus compliquée du monde.

La photo ci-dessous, c’est deux colonnes perdues au milieu de ce qui semble un désert de pierre, en fait ces pierres proviennent de bâtiments de secteurs qui n’ont pas été fouillés, seul 5% du site a été fouillé. Et ici, à part un ou deux gardiens à l'entrée, j'étais vraiment tout seul.

Les fouilles concernent principalement un secteur royal entouré d’une haute muraille (1er photo), on y trouve divers bâtiments, dont une salle de réception royale (2ème photo) et un temple à Anahita, la déesse de l’eau zoroastrienne, le bassin au milieu du bâtiment devait être rempli d’eau.

A 500 mètres, le long de la montagne, il y a 6 bas-reliefs représentant les rois Sassanides dominant les romains ou recevant le pouvoir des dieux zoroastriens.

Bishapur peut se visiter sur une longue journée depuis Chiraz, mais je préfère prendre mon temps donc je l’ai visité depuis Kazerun qui se trouve à 20km du site. Kazerun est très étendue avec un centre minuscule. La photo (floue malheureusement, mais je la mets quand même) est prise dans le plus grand resto que j’ai trouvé en ville, après celui de l’hotel. Je n’y ai pas mangé, j’ai mangé à l’hotel, j’ai juste pris un Zamzam, le coca local. Bizarrement dans cette ville il y a un grand hotel.


Renseignements pratiques

Trajet Ahvaz – Kazerun

Les bus directs Ahvaz – Shiraz étaient complets, j’ai donc dû inventé un autre itinéraire.

Des bus Ahvaz – Behbahan partent du terminal Est (pas le terminal principal), le mien est parti à 8h25, je ne sais pas quelle était l’heure officielle. 2h45 de trajet, 3€.

Il y a un bus Behbahan – Chiraz à 12h30 (4€), il m’a déposé à l’embranchement pour Kazerun, à Qa’emiyeh, ou des savari pour Kazerun attendent. Comme le savari m’a amené jusqu’à l’hotel j’ai dû payé plus (3€). 4h de Behbahan à Qa’emiyeh.

Au total j’ai mis 10h d’Ahvaz à Kazerun (d’hotel à hotel) pour 450 km environ, sans doute le plus long trajet de mon voyage.


Hotel à Kazerun

Bichapour. Le meilleur, ou peut être le seul de la ville, je n’en ai pas vu d’autre. Loin du centre, il faut traverser une zone désertique pour y arriver. 29€. Très bonne Wifi.


La suite

Ça fait plus d’un mois et demi que je suis en Iran, j’ai déjà vu de nombreux sites magnifiques et pourtant ce qui me reste à voir, c’est la partie la plus touristique du pays, ce qui est habituellement proposé par les agences de voyage. Les trois grandes villes touristiques sont Yazd, Chiraz et Ispahan. Je vais visiter ces villes dans cet ordre, ce qui n’est pas logique à la vue de la carte, mais c’est pour être à Chiraz pour renouveler mon visa, il paraît que c’est plus facile à Chiraz. Celui en cours se termine le 29 octobre. Ensuite j’irai faire un tour dans le désert (Garmeh), avant de remonter tranquillement vers Téhéran.

23
oct
23
oct

Dans la vielle ville de Yazd, pas besoin d’avoir recourt à son imagination pour savoir comment était la ville il y a plusieurs siècles, on a l’impression qu’elle n’a pas bougé depuis le passage de Marco Polo au 13ème siècle. Ville idéale d’Asie centrale, en plein désert, je croyais que ce genre de ville ne pouvait exister qu’en rêve. C’est tellement beau et surprenant que j’ai envie de mettre une centaine de photos, mais je vais essayer de me limiter.

Contrairement à ce qu’on pourrait penser en voyant les photos, Yazd est la ville la plus touristique d’Iran. Ça fait bizarre de voir tous ces touristes pour la première fois de mon voyage. Inconvenant : c’est plus cher et j’ai eu du mal à trouver un hotel. Avantage : il y a de bons restos, je comprends enfin quand on me parle de la variété de la cuisine iranienne, il y a autre chose que les brochettes au riz, le poulet ou le poisson. Notamment un ragout avec une sauce de grenade et de noix, excellent !

La vielle ville est un labyrinthe de ruelles bordées des murs des maisons en terre. Il n’y a aucune fenêtre, les ouvertures sont sur des cours intérieures. Parfois les maisons sont même au-dessus des ruelles qui se transforment en tunnel.

Et si on rentre dans une maison on arrive souvent dans un patio comme cet hotel ou je voulais dormir mais qui était complet.

Une des caractéristiques de Yazd, c’est les tours du vent. Elles captent le vent en hauteur pour l’envoyer rafraichir le rez-de-chaussée des maisons. Il ne faut pas oublier qu’on est dans le désert et qu’il peut faire très chaud en été.

Une autre particularité, moins visible, les qanats. C’est un réseau de canaux en sous-sol qui alimentait la ville en eau depuis 2000 ans. Les canaux ont leurs origines dans les montagnes autour de la ville. On peut y accéder par de longs escaliers.

Yazd, c’est aussi de superbes monuments, dans l’ordre des photos, la mosquée du vendredi, le complexe Amir Chakhmaq (ce n’est qu’une façade), la prison d’Alexandre (qui n’a jamais servi de prison), le jardin Dolat Abad (avec la plus haute tour du vent).

Enfin à Yazd il y a la plus grande communauté zoroastrienne. On peut y voir, dans un petit temple du feu une flamme qui brule depuis 1500 ans. On peut également monter aux tours du silence. Pour ne pas polluer le sol et l’air, les cadavres des zoroastriens étaient exposés en haut de ces tours où ils étaient mangés par les vautours. Elles ne sont plus utilisées.

Mais finalement c’est peut-être la nuit que Yazd est la plus belle.

Renseignements pratiques

Hôtels

La ville est tellement touristique que j’ai eu du mal à trouver un hotel, il vaut mieux réserver. J’ai dû prendre un premier hotel en dehors de la vielle ville, le seul ou j’ai trouvé une chambre à un prix correct. Un deuxième, le jour suivant, dans la vielle ville, mais il était complet le lendemain, et finalement un troisième pour le reste de mon séjour. La ville est la plus cher d’Iran, on m’a proposé une chambre sans fenêtre pour 47€ (je ne l’ai pas prise, bien sûr). Attention aussi, un autre défaut des villes touristiques, il y a des rabatteurs dans la vielle ville qui font augmenter les prix puisqu’ils prennent une commission, mais c’est difficile de trouver son chemin quand on arrive dans le labyrinthe de la vielle ville.

Hotel Farhang, vers la place Beheshiti, dans la même rue que le Rose hotel. Comme il n’est dans aucun guide il y a de la place. 30€. Bien sauf que pas dans la vielle ville. Au départ il n’y avait pas de Wifi, et après ils en ont trouvé.


Jungle Bed and Breakfast, juste au nord du Konan Hotel, 31€. Wifi faible. Petit déjeuner sur le toit.





Kourosh traditional hotel, juste à l’ouest du Konan, dans une rue parallèle. 25€ pour une petite chambre. Toilette et douche privée mais très loin de la chambre. Bon accueil. Wifi faible.

24
oct

Et non, Yazd ce n’est pas terminé ! il reste beaucoup à voir dans les environs de la ville.

Yazd étant entre deux déserts, c’était un point de passage obligatoire pour qui voulait traverser les déserts. Il y avait des caravansérails le long des routes manant à Yazd, séparés d’une journée de trajet en chameau (environ 30 kilomètres), et il y avait également des forteresses pour protéger ces lieux de repos.

MEYBOD

Au nord de Yazd. Les deux premières photos c’est la forteresse, toujours en briques et en terre. La troisième est prise de la forteresse, on voit dans le fond un bâtiment rond, c’est une glacière géante, on y mettait de la glace en hiver et elle était conservée tout l’été. La quatrième photo c’est un ancien relais de la poste, quand le courrier était transmis par les chevaux.

SARYAZD

Ici la forteresse est aux portes du désert, une impression de désert des Tartares.

MEHRIZ (Jardin de Pahlavanpur)

Il y a 9 jardins d’Iran inscrits au patrimoine de l’Unesco (qui comptent que pour 1 site). Le jardin de Pahlavanpur est un des plus petits, mais aussi le plus naturel. Le traditionnel bassin d’eau au centre du jardin est ici un vrai ruisseau au milieu des racines. C’est impressionnant la fraicheur de ces jardins au moment les plus chauds de la journée, et surtout juste après avoir visiter la forteresse de Saryazd. Je m’y suis même endormi.


Et pour finir un dernier thé à Yazd.






Renseignements Pratiques

Transport pour Meybod

Il y a des minibus ou des savaris qui font le trajet Yazd – Meybod (2€). Départ au sud de Yazd, place Iman Hossein. La forteresse et les autres sites sont au sud-ouest de Meybod (à droite à l’entrée de la ville en arrivant de Yazd). A Meybod il est facile de trouver un taxi pour aller de l’arrêt des savaris à la forteresse, c’est plus difficile dans l’autre sens. Il y a 10 minutes à pied de la forteresse aux autres sites autour de la glacière.

Transport pour Mehriz et Saryazd

Il y a des savaris sur le trajet Yazd – Mehriz qui partent très loin du centre-ville, sur la route de Kerman. Mais comme le chauffeur de savari m’a proposé un taxi jusqu’à Saryazd pour 5€, je l’ai pris. Saryazd est environ à 10km de Mehriz dans le désert. Le site des deux caravansérails est au bout de la route goudronnée, après le village de Saryazd. La forteresse est un kilomètre de piste plus loin. On ne la voit pas depuis le parking, la piste est à droite (au sud).

Le jardin Pahlavanpur n’est pas dans le centre de Mehriz, mais au sud de la ville. Il faut traverser la ville si on vient de Yazd ou Saryazd. Difficile de trouver un taxi Saryazd – Pahlavanpur, mais j’ai trouvé quand même (5€).

Le tour depuis mon hotel, Saryazd, Pahlavanpur, retour à l’hotel m’est revenu à 22€, on doit pouvoir faire mieux.

26
oct

Le 26/10

Ma demande de prolongation de mon visa a été refusée ce matin à Chiraz. Ils m’ont dit que pour ce type de visa (le B, je ne sais pas ce que ça veut dire) on ne pouvait avoir qu’une prolongation de visa.

J’ai sauté dans un bus pour Ispahan (la photo), où je viens d’arriver. Je vais réessayer demain matin ici. Je vous rappelle que mon visa est valable jusqu’au 29 octobre.

Je vous tiendrai au courant en mettant à jour cet article. Vous ne recevez pas de message pour une mise à jour, il faudra regarder de temps en temps.


Le 27/10

J’ai été ce matin au bureau des passeports d’Ispahan, ils m’ont dit de revenir samedi, comme mon visa se termine samedi. Ils ont regardé mon passeport, ils ont bien vu que j’avais déjà fait prolonger mon visa une fois, ils ne m’ont pas dit que c’était impossible comme à Chiraz. Donc prochain épisode samedi. En attendant je vais visiter Ispahan.

Le 29/10 10h30

Ca a l'air d'etre bon. j'ai rempli le dossier, j'ai la signature du grand chef, j'ai paye les frais a la banque. Ils ont l'air d'etre en train de traiter mon passeport. Ils m'ont dit de revenir dans une heure et justement il y a un internetcafe en face du bureau des passeports. A tout a l'heure.

Le 29/10 13h

Ca a pris un peu plus d'une heure, mais c'est bon, j'ai un visa jusqu'au 19 novembre. Là, je vais visiter la ville et je vous raconte toute l'histoire ce soir.

Le 29/10 19h30

D’abord je vous remercie toutes et tous pour vos encouragements et votre confiance.

A Chiraz, je ne l’avais pas dit pour me pas trop vous inquiéter, mais ils m’avaient dit que j’avais 3 jours pour quitter l’Iran.

Donc ce matin j’arrive au bureau de la police des passeports vers 9h, il y a beaucoup d’afghans, mais en tant que touriste on est quand même privilégié. Je monte à l’étage et je n’attends pas au guichet, je suis reçu dans le bureau 18. J’explique mon cas et tout de suite je montre mon billet d’avion pour le 18/11. Deux policiers discutent entre eux, il y en a un qui me dit qu’il faut que j’aille à Chiraz (ils ne savent pas que ma demande a été refusée à Chiraz). L’autre comprend que ce n’est pas possible puisque c’est mon dernier jour de visa. Et il rédige un bordereau en me disant d’aller le porter au grand chef, au bureau 8.

Quand j’arrive au bureau 8, c’est fermé. Je vois un policier devant, je lui demande s’il faut frapper ? En fait ce policier, c’est le grand chef et il ouvre avec sa clef, ça me fait rigoler, et lui aussi, ça détend l’atmosphère. Il a l’air sympa, mais je me méfie quand même. Il me demande pourquoi je veux rester en Iran, je lui montre le billet d’avion et lui dis que l’Iran est un grand pays et que deux mois ça ne suffit pas pour le visiter (ce qui est vrai). Ça a l’air de lui plaire. Et il signe le bordereau.

Je comprends maintenant qu’une fois que le grand chef a signé le bordereau (c’était pareil à Tabriz) la demande est acceptée, le reste ce n’est que de l’administratif.

Donc ensuite je retourne au bureau 18 avec le bordereau, ils me disent d’aller chercher les formulaires au rez-de-chaussée. Là il y a un bureau près de l’entrée, dans la cours, ou on achète la fameuse chemise pour classer le dossier (la même qu’à Tabriz), avec le formulaire en 2 exemplaires. Au même bureau ils ont une photocopieuse et il faut faire des photos des pages principales du passeport en 2 exemplaires, c’est payant bien sûr. On va à un autre bureau, toujours dans la cours, où ils agrafent 2 photos qu’il fallait avoir sur soit, et ils me disent d’aller payer l’équivalent de 9 euros à la banque Melli.

Je sors, et comme par hasard, un chauffeur de taxi me demande si je veux aller à la banque Melli (c’est quand même bien, il y a des pays ou dès qu’il y a un besoin, il y a un service). Et à la banque, c’est lui qui fait tout, je lui donne l’argent et il revient avec le bordereau de payement. Et il me reconduit au bureau des passeports, tout ça pour 2,5 euros.

Je retourne au bureau du rez-de-chaussée qui agrafe et paraphe tous les documents dans la chemise. Et me dit de retourner au bureau 18, ce que je fais, mais ils me disent de porter d’abord mon dossier au bureau 14, ce que je fais, par contre je n’ai pas compris ce qu’ils avaient fait au bureau 14. Après quelques minutes ils me rendent mon dossier, je retourne au bureau 18 qui me dit de porter mon dossier au bureau 19. Au bureau 19 ils me disent de m’assoir, mais les quelques places assises sont prises par des afghans. Un policier me voyant attendre me dit de revenir dans une heure. Il est 10h30 et c’est là où j’ai écrit mon message dans le café internet.

11h20, je reviens, on me dit de revenir dans une heure.

12h10, je reviens, tous les bureaux sont fermés, c’est l’heure de la prière.

12h30, je reviens, les bureaux sont ouverts mais il n’y a personne au 19. Il y a toujours autant d’afghans. Je discute avec un afghan qui parle très bien anglais, il ne dit que je peux aller en Afghanistan, que ce n’est pas dangereux, mais qu’il faut que je me promène avec un garde du corps armé. Et à ce moment-là un policier m’appelle et me donne mon passeport, je vérifie, j’ai la prolongation jusqu’au 19/11, j’ai même un jour de plus que mon billet d’avion. C’est gagné !

Bon, si quelqu’un veut tenter l’expérience, je pense que j’ai eu la prolongation parce que j’avais un billet d’avion, parce que je n’ai demandé que 20 jours (et non le maximum de 30 jours), parce que c’était le dernier jour de mon visa et que je n’avais plus le temps d’aller ailleurs et parce que j’ai une bonne tête. Bref, je pense que dans la plupart des cas la prolongation n’est pas acceptée.

A oui, j’anticipe une question de Jean-Jacques : c’était quoi le plan C. C’était d’aller en Arménie et de revenir en obtenant un nouveau visa à la frontière, mais comme il y a 1500 km, c’était si j’avais était refusé jeudi quand j’ai été pour la première fois au bureau des passeports d’Ispahan jeudi. Si non j’avais quand même vu qu’il y avait un vol Ispahan – Dubaï ce soir, hier il y avait encore de la place.

La suite, Ispahan est sans doute la ville d’Iran ou il y a le plus à voir, donc je pense y rester encore 3 jours et après je retourne dans la région de Chiraz terminer mon séjour interrompu brutalement.

C’est tout pour aujourd’hui et pour cet article, sauf les réponses à vos commentaires.

1
nov

Une photo a été rajoutée depuis ce matin, en bas.

On est à la fin du 16ème siècle, sous la dynastie perse des Safavides, le roi décide de transférer sa capitale de Tabriz, trop près des frontières, au centre du pays à Ispahan. Et il y crée de nouveaux quartiers avec des palais et des mosquées qui doivent refléter la grandeur de la Perse. C’est ces monuments qui font toujours la renommée d’Ispahan.

Aujourd’hui Ispahan est une grande ville moderne de deux millions d’habitants où on construit le métro, mais la ville est très agréable avec ses rues bordées d’arbres.

Ispahan est très touristique, il faut avoir son temps et laisser passer les groupes pour pouvoir faire une photo correcte de certains monuments.


Ispahan, c’est d’abord l’ancienne place royale. Une des plus belles places du monde, et de cette taille, 512 m x 160 m, je ne vois pas d’autres places qui pourraient l’égaler. On y revient toujours aux différents moments de la journée.


La place est bordée au nord par l’entrée principale du bazar, à l’est par la mosquée du cheikh Lotfollah, à l’ouest par le palais Ali Rapu et au sud par la mosquée de l’Imam.

Il y a beaucoup de monuments à voir à Ispahan, et des monuments où on peut rester plusieurs heures. Je ne vais pas tout vous montrer, juste les monuments qui vaudraient à eux seul le voyage dans cette ville.

Mosquée de l'Imam

Ancienne mosquée du shah, chef-d’œuvre de la nouvelle ville du 17ème siècle, couverte de faïence bleue.

Mosquée du cheikh Lotfollah

Cette mosquée n’a ni cour, ni minaret, mais juste une salle de prière sous un dôme, c’était la mosquée privée du roi. Mais c’est un véritable bijou, entièrement couverte de céramiques fines.

Mosquée du Vendredi

Dans la vielle ville, cette mosquée existait bien avant qu’Ispahan soit la capitale, c’est pour cela qu’elle est un peu hétéroclite, chaque dynastie, turque, mongole ou perse y ayant posée sa marque. Mais ça en fait une sorte de musée d’architecture islamique. C’est une des rares mosquées d’Iran dont des salles datent du 11ème siècle.

Palais des quarante colonnes avec son jardin

Petit palais qui servait à la réception des ambassadeurs étrangers. Son jardin fait partie des neuf jardins persans du patrimoine de l’Unesco.

Les églises arméniennes

Je vous avais dit quand j’étais dans le nord à Jolfa que les arméniens avaient été déportés à Ispahan pour y construire la nouvelle capitale parce qu’ils étaient réputés comme étant de bons artisans. Ils ont créé à Ispahan un quartier qui s’appelle aussi Jolfa avec de belles églises. Les photos, c’est l’église Vank pour l’extérieur et l’église Bethléem pour l’intérieur.

Les ponts sur la rivière Zayandeh

De vieux ponts du 17ème siècle traversent la rivière. Malheureusement en automne il n’y a pas d’eau. C’est beau quand même, mais j’ai vu des photos avec le reflet des ponts dans l’eau, c’est encore plus beau. Même quand il y a de l’eau, cette rivière n’arrive jamais à la mer et se perd dans le désert. Ça fait un mois que je n’ai pas eu une goutte de pluie, depuis Hamadan, et encore ça n’a pas duré longtemps.



Une nouvelle photo, un café au bazar.





Renseignement pratique :

Hotel :

Le premier hotel que j’avais repéré dans le Lonely, le Totia était complet. Je pense que tous les hotels qui sont indiqués dans les guides sont complets et qu’il faut réserver si on veut un hotel précis. Mais il y a beaucoup d’hotels qui ne sont pas dans les guides

J’ai été au Meraji, juste en face du Totia, 23€, très bien.

4
nov

Et j’ai repris la route du sud vers Chiraz, l’esprit tranquille par rapport à la semaine dernière dans l’autre sens.

L’Iran c’est une machine à remonter le temps. A Ispahan on était au 17ème siècle après JC, à Pasargades on est au 6ème siècle avant JC, à l’époque de Cyrus II le Grand. Il crée une nouvelle dynastie, les Achéménides et une nouvelle ville Pasargades.

La photo au-dessus est la vue du site depuis les fortifications, à l’autre extrémité par rapport à l’entrée, mais ce n’est pas la sortie, il faut faire demi-tour. Le site est immense, il faut beaucoup marcher pour tout voir, les palais sont disséminés dans une sorte de steppe. Tout ce qu’on voit sur la photo, jusqu’au zone cultivée, fait partie du site et est cloturé. Le vendredi, je pensais qu’il y aurait beaucoup de monde, mais ça va, je n’ai pas trop été gêné par la foule.

Les autres photos, c’est :

- Le plus important monument de Pasargades, le tombeau de Cyrus le grand, le fondateur de la dynastie des Achéménides.

- La salle d’audience.

- La résidence royale.

- Les canalisations du premier jardin perse, à l’époque tous les palais étaient entourés de jardins.

- Le mur d’une tour dont on ne sait pas à quoi elle servait

- Les fortifications.

Le matin, il fait un peu froid le matin, 9 degrés. Mais dès que le soleil commence à chauffer ça monte à 26 degrés à l’ombre, mais il n’y a pas beaucoup d’ombre à Pasargades. Le soleil se lève vers 6h17 et se couche à 17h09.

Concours de commentaires

Le classement est le suivant : Poupounie, Françoise, Jean-Jacques, Soso, Marguerite, Yves, Bea, Monique, Morgane, mjcthibau. Ça semble joué pour les 4 premiers, mais tout est possible pour la 5ème place.

Renseignement Pratique :

Transport vers Pasargades

J’ai visité Pasargades depuis Persépolis. Aller Taxi Persépolis – Pasargades : 15€. Au retour, pas de difficulté pour faire du stop (gratuit) un vendredi.

5
nov

Le dernier site archéologue du voyage, mais j’ai gardé le meilleur pour la fin.

On est juste un peu plus tard par rapport à Pasargades, toujours sous les achéménides. Persépolis a été construite à partir de 518 avant JC et a été brulée par Alexandre le grand, le macédonien, en 330 avant JC.

L’arrivée sur le site est déjà impressionnante. Persépolis est sur une terrasse artificielle. Il a fallu aplanir la montagne d’un coté et surélever la plaine grâce à d’énormes blocs de pierre de l’autre coté. Il faut monter sur la terrasse par un escalier monumental pour découvrir Persépolis. Au pied de cet escalier on comprend qu’on va rentrer dans un des grands sites archéologiques de l’humanité.

Sur l’esplanade on trouve les ruines de différents monuments, mais c’est l’ensemble, difficile à rentre en photo, qui fait la beauté du site. Les 4 photos suivantes sont la porte des nations, l’Apadana (le palais principal avec ces colonnes de 20 mètres), le palais des cent colonnes avec ses portes sculptées et le Hadesh.

Le chef d’œuvre de Persépolis c’est les bas-reliefs très bien conservés, sur 30 mètres, le long des parapets des escaliers qui montent à l’Apadana. Il y a notamment une frise ou les 22 peuples de l’empire perse apportent des offrandes au roi.

Je croyais avoir tout vu, il ne me restait que des tombes royales à aller visiter à une dizaine de kilomètres de Persépolis. Et là je tombe sur le site le plus impressionnant du pays. Les quatre tombeaux royaux sont taillés en forme de croix au milieu de la falaise.

En dessous des tombeaux, les Sassanides ont taillé des bas-reliefs 800 ans plus tard (3ème et 4ème siècle après JC). Il y a également un bâtiment cubique dont on ignore la fonction.

Renseignements pratiques

Hotel

Pratiquement tout le monde, sauf moi, visite Persépolis en prenant un tour organisé ou au moins un taxi depuis Chiraz, et s’ils visitent aussi Pasargades, ils visitent les deux sites dans la même journée, soit 230 km aller-retour. Je ne comprends pas comment c’est possible et ça ne laisse pas beaucoup de temps sur les sites. J’ai été à l’hotel Persepolis Tourist, à un peu plus d’un kilomètre du site. C’est des bungalows avec deux pièces et un coin cuisine que je n’ai pas utilisé, 40 euros. C’est le plus cher de mon voyage, mais ça m’a permis de passer le temps que je voulais sur les sites. Le restaurant n’est pas le meilleur de mon voyage.

Transport

Mon bus d’Ispahan m’a arrêté à Marvdasht, d’où j’ai pris un taxi jusqu'à l'hotel (5€).

J’ai visité Naqsh-e Rostan en revenant de Pasargades en stop (gratuit)

Le même taxi qui m’avait conduit à Pasargades m’a proposé la visite de Naqsh-e Rajab et le trajet jusqu’à mon hotel à Chiraz pour 13€.

9
nov


Chiraz c’est un peu la ville des mausolées et jardins, mais il manque un lieu central comme la place d’Ispahan ou la vielle ville de Yazd pour qu’elle égale ces deux villes. Ici le centre-ville est une succession de rues commerçantes avec beaucoup de circulation. Il y a 1,2 millions d’habitants et ici aussi on construit le métro. Les lieux à visiter sont trop éloignés pour pouvoir être tous visités à pied, il faut utiliser les taxis.



Le mausolée de Shah Cheragh est le lieu le plus sacré de Chiraz. Shah Cheragh est le frère du 8ème imam. Il n’y a pas longtemps c’était interdit aux non musulmans, maintenant on peut aller dans la cour (pas dans le batiment). Il faut théoriquement être en groupe et suivre l’iranien que j’ai pris en photo, mais il perd rapidement des éléments de son groupe et on peut divaguer seul. Quand je suis retourné le soir, on ne m’a rien dit et je me suis promené tout seul. L’intérieur ce n’est pas le même mausolée, c’est celui d’Ali ibn Hamzah, je l’ai mis pour vous montrer un intérieur. Ils sont souvent comme ça, les murs recouverts de verre et la tombe derrière une grille.

Il y a aussi les mausolées non religieux des grands poètes Saadi et Hafez. Les iraniens lisent les poésies affichées dans le mausolée. Il y a un certain art de vivre en Iran. Ces mausolées sont au milieu de beaux jardins.

Il n’y a pas que des mausolées, il y a de belles mosquées, j’aime la salle de prière de la mosquée Vakil avec tous ces piliers...


… Et aussi la mosquée Nasir Al-Molk, très photogénique, avec des vitraux, ce qui est rare dans une mosquée.


Il y a aussi un bazar, peut-être le plus beau après celui de Tabriz.


Le café ou j’ai été le plus souvent, sur la place de la mosquée. Ils commencent à me connaître, la première fois que j’y ai été, c’était le 18 octobre.




La suite : je pars demain pour 2 jours de bus jusqu’à Kashan en passant une nuit à Yazd. J’ai supprimé l’étape dans le désert à Garmeh, il faut une journée pour y aller, et une autre pour revenir et les avis sur Tripadvisor sont mitigés, ça ressemble à un piège à touristes.


Renseignements Pratiques

Hotel

Anvari : j’ai toujours été au même hotel à Chiraz, une nuit entre Bishapur et Yazd, 2 nuits avant que mon visa soit refusé et 5 nuits maintenant, l’hotel ou je serai resté le plus longtemps. Je n’ai jamais réservé et il y avait toujours de la place. 23€ plus 2€ de petit déjeuner optionnel. Tout confort, bon accueil, en plein centre, bien. La meilleure Wifi d’Iran.

Restaurants

Un mot sur les restaurants pour une fois. Il y a bien sûr le choix dans cette ville touristique. J’ai l’impression que ce qui s’appelle « Restaurant traditionnel » veut dire en fait « Restaurant pour touristes », le cadre est souvent beau, mais la nourriture n’est pas meilleure et les prix sont plus élevés. On mange très bien dans tous les restos du complexe Haft Khan, pour des prix raisonnables, malheureusement un peu excentré, il faut y aller en taxi.

12
nov

Ces petits villages touristiques d’Iran sont tous aussi beaux. Après Masouleh (15/09) et Kandovan (26/09), me voilà à Abyaneh. Le village est encore en terre, mais ici la terre est presque rouge. On a du mal à se croire à 2235 mètres, en novembre, il fait toujours aussi beau, bien sûr un peu frais le soir, mais il n’y a de toute façon aucune raison de sortir de l’hotel le soir.

La première photo ci-dessous est la photo du petit marché. Les femmes portent des tchadors à fleurs. J’ai lu que c’est la tenue des zoroastriennes. Je ne sais pas si elles ont juste gardé la tradition vestimentaire ou si elles sont encore adeptes de cette religion. La deuxième photo c’est le canal qui coure à travers le village bien que la rivière dans le vallon soit à sec.

La deuxième photo ci-dessous est la vue depuis ma chambre du deuxième hotel, ça permet de vous monter la campagne autour du village.


Cette croix était posée le long d’un mur. Je ne sais pas ce qu’elle représente mais elle n’était surement pas là par hasard.





Renseignements pratiques :

Transport :

Yazd – Abyaneh : Je voulais prendre un bus de Yazd à Kashan, mais ils étaient tous complets. C’est la deuxième fois que j’ai des bus complets, et les deux fois c’était un vendredi. J’ai donc pris un bus de Yazd à Na’in. A Na’in je voulais continuer sur Kashan, mais le bus n’était qu’à 16h30. J’ai cherché un savari sans succès. Finalement j’ai pris un taxi de Na’in à Abyaneh pour 28€, sans passer par Kashan, il y a quand même 200 km. Ça m’a fait gagner une journée, de toute façon Abyaneh n’est accessible qu’en taxi.

Abyaneh – Kashan

Taxi Abyaneh – Natanz, 6€, l’ai utilisé un taxi de touristes qui font l’aller-retour depuis Kashan, pendant que ces touristes visitaient le village, le chauffeur m’a conduit à Natanz. Savari Natanz – Kashan 2€.

Hotels : J’ai été dans deux hotels, le premier étant un peu cher.

Viuna, énorme hotel à l’entrée Est du village, prix négocié : 44€, bien que ça ne corresponde pas à mon budget, le prix me parait justifié pour ce genre d’hotel.



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Hotel sans nom, (il y a juste marqué « Hotel » en anglais sur une affichette à l’intersection avec la rue principale), à peu près au milieu du village, pour vous aider à trouver, ils font aussi des photos déguisées. La photo est ma chambre sur le toit (la porte de droite, la porte de gauche c’est pour descendre du toit. Belle vue sur le village, douche et toilette minuscule mais privée deux étages en dessous, pas de petit déjeuner. Prix négocié 24€, cher pour le standard iranien, mais pas de concurrence.

16
nov

Et voilà la dernière étape en Iran. Kashan, ville très calme de 250 000 habitants, loin de la circulation de Chiraz.

Encore un grand et beau bazar où on trouve tout et n’importe quoi :

Le jardin de Fin fait partie des 9 jardins persans inscrits sur la liste de l’Unesco (j’en aurai vu 6) et on dit que c’est le modèle de tous les jardins persans, c’est vrai qu’il est agréable avec ses basins et canaux. L’eau provient d’une source juste à coté.

C’est à Kashan qu’on trouve les plus belles maisons traditionnelles du 19ème siècle, certaines sont maintenant des musées, d’autres des hotels.

La maison Tabatabei est la plus belle de toutes, avec de vrais canards et de beaux vitraux (les 3 premières photos), la 4ème photo c’est la maison Ameriha, qui est un hotel (pas le mien).

Egalement un petit site archéologique, Sialk. Les archéologues ne sont pas d’accord sur le fait que ce soit où pas une ziggourat. L’iranien qui vend les billets d’entrée et qui parle très bien français pense que non. Il a travaillé aux fouilles de Choqa Zanbil (étape du 13/10, vous vous rappelez ?) avec l’archéologue français. Il n’a expliqué qu’à Choqa Zanbil avant les fouilles tout était recouvert, il y avait juste une légère colline, c’est les chercheurs de pétrole qui ont trouvé le site.



La fable du chat et des poissons rouges, au mausolée d’Ibrahim.






Un des derniers cafés, dans un ancien hammam. J’ai l’impression qu’il n’y a plus de hammam en activité, c’est des musées, des cafés ou des ruines.




Renseignement pratique

Hotel

Sayyah, près de la sortie est du bazar, 25€ (négocié), tout confort, petit déjeuner, Bonne Wifi, mais uniquement à l’accueil.

17
nov

Ce matin (le 17) j’ai pris le bus de Kashan à Téhéran. A partir de Qom le ciel bleu que j’ai eu presque pendant tout mon voyage a laissé la place à un ciel brumeux, sans qu’on sache s’il s’agit de nuages ou de pollution. Il y a un pic de pollution sur Téhéran.

Quand je suis arrivée à Téhéran en août, ça m’avait plu. Je n’avais pas trouvé cette ville aussi mal que je ne l’avais lu. Mais maintenant, après avoir vu des merveilles pendant deux mois et demi, j’ai l’impression de revenir dans le pire endroit du pays.

Si quelqu’un fait un plus court voyage en Iran il peut se poser la question d’éviter Téhéran. Par les compagnies du golfe, il y a des vols sur Ispahan ou Chiraz. Ou alors si on arrive le matin on peut aller directement au terminal de bus.

Heureusement je ne reste qu’une nuit à Téhéran.

Je prends l’avion demain (le 18), toujours avec Qatar Airways. Départ de Téhéran à 11h35 (9h05 heure française).

Une heure trente-cinq pour changer d’avion à Doha (de 13h10 à 14h45) mais pas de problème, c’est un aéroport qui semble efficace.

Arrivée à Paris (CDG) à 20h05.

Information pratique

Hotel

Pour changer j’ai été dans un autre hotel le Khayyam, presque à coté du Firouzeh. 31€, tout confort. Une des moins bonne Wifi de mon voyage, inexploitable dans la chambre, très lente dans le hall. Comme déjà dit le quartier est des plus moche, mais pour une nuit ces hotels on l’avantage d’être à 5 minutes du métro Melat.

19
nov

C’est fini, je suis rentré en France. J’avais déjà fait un récapitulatif de mes impressions sur l’Iran au bout d’un mois, à Tabriz, je ne reviens pas dessus. Mais il y a, pour les touristes, deux Iran. L’Iran touristique, en gros le triangle Ispahan/Chiraz/Yazd et le reste ou j’ai commencé par passer un mois et demi presque sans voir un touriste. L’Iran dont j’ai parlé à Tabriz, c’est l’Iran non touristique. Dans l’Iran touristique, on est toujours, la plus plupart du temps bien accueilli, mais il faut faire plus attention. Les conversations sont plus intéressées et tournent vite vers la boutique de tapis à Ispahan ou au taxi pour Persépolis à Chiraz. Il y a des prix pour touriste dans les petites gargotes ou les prix ne sont pas affichées. Ceci pour dire qu’effectivement on est bien accueilli en Iran, mais il ne faut pas exagérer non plus, ce n’est pas le paradis. Egalement il faut réserver les hotels à Yazd et Ispahan. Et pour les bus, c’est aussi plus sûr d’acheter son billet à l’avance.

En vrac et sans hiérarchie tout ce que j’ai oublié de vous dire sur l’Iran :

Dans toutes les villes et villages il y a des photos des morts de la guerre Iran/Irak. C’est un peu nos monuments aux morts de 14/18. Il y a eu plusieurs centaines de milliers de morts iraniens pendant cette guerre. Les iraniens n’ont pas oublié qu’à l’époque Saddam Hussein était soutenu par les américains.

Un peu partout il y a des photos ou des dessins des deux guides suprêmes, le premier Khomeini et l’actuel Khamenei. Pour ceux qui ne sont pas familier avec la politique iranienne le guide suprême est un religieux, et a plus de pouvoir que le président de la république. Personne ne m’a parler en bien du Khamenei, par contre certain ont osé m’en parler en mal. Bien que j’évitais le sujet tous les iraniens qui m’ont parlé de politique intérieure étaient opposés au régime, mais ce n’ai sans doute pas un échantillon représentatif.

Une phrase qui revient souvent : « les iraniens ne sont pas des terroristes », en référence au discourt américain qui traite l’Iran de pays terroriste. Les iraniens rappellent qu’ils sont opposés à Daech (ce qui est vrais, les chiites sont les pires ennemis de Daech) et ils sont compatissants par rapport aux attentats qui ont eu lieu en France. Un point qui uni les iraniens avec leurs gouvernants c’est l’anti-américanisme. Dès qu’on parle de politique internationale on arrive à la conclusion que le problème c’est les USA.

Finalement je n’avais pas appris assez de farsi (persan) pour faire vraiment des phrases, mais quand je prononçais des mots ils étaient compris, et ça fait toujours plaisir. Je trouve la langue persane très douce, on n’entend jamais parler fort, les iraniens restent toujours calmes (sauf dans leurs voitures où sur leurs motos).

Je l’ai déjà dit, mais le fuseau horaire de l’Iran en heure d’hiver est absurde. Le soleil se lève vers 6h30 alors que tout le monde dort et que tout est fermé et à 16h il n’y a déjà plus assez de lumière pour faire des photos. Les journées sont trop courtes. Il vaut mieux aller en Iran au printemps.

Et si non, coté pratique :

Il y a beaucoup de DAB in Iran, ils sont souvent en hauteur, ce n’est pas bête pour éviter que quelqu’un lise le code par-dessus son épaule, mais de toute façon ils n’acceptent que les cartes iraniennes. C’est l’un des deux problèmes du voyageurs en Iran (l’autre étant le visa), il faut prévoir son budget et tout emmener en liquide. J’ai dépensé 45€ par jour, 40€ dans l’Iran non-touristique, 50€ dans l’Iran touristique.

Je n’ai jamais été gêné par le muezzin. Je n’ai jamais été réveillé par l’appel à la prière de 4h45. L’appel à la prière est court. Contrairement à l’Indonésie je n’avais pas besoin d’éviter les hotels près des mosquées.

Internet est censuré, on a pratiquement accès à aucun site d’Information à part Yahoo actualité et Al Jazeera. Parfois il y a une page en Farsi qui s’affiche indiquant, je suppose, qu’on n’a pas été sur un bon site, c’est souvent le cas avec L’équipe.fr, mais là ça doit être une erreur. Quand je n’arrivais pas à accéder à mon blog j’avais toujours peur qu’il soit censuré, ou que mon PC soit bloqué parce que j’avais accédé à une page interdite. Je supprimais les cookies ou autres, mais en fait c’était toujours à cause d’une Wifi trop faible.

Quand on arrive dans un hotel il faut commencer par faire son lit, je pense que c’est pour prouver que les draps sont propres. Dans tous mes hotels, on n’a jamais fait le ménage dans ma chambre. Je préfère, c’est plus sûr contre les vols.

Souvent dans les hotels c’est des toilettes « à la turque », et dans les petits hotels la douche est parfois au-dessus des toilettes, le pire étant une salle d’un mètre carré à Abyaneh, je vous épargne la photo. Il ne faut pas faire tomber le savon !


Et pour finir en beauté, le jour où je me suis fait attaqué par un groupe de filles :

Et si vous pouvez ALLEZ EN IRAN !

29
nov

Le voyage en Iran est terminé mais pas le voyage en Asie de l’ouest et du centre. Le prochain voyage c’est les pays du golfe (Koweit, Qatar, Barhein, EAU, Oman). Départ le 31 janvier. En attendant je vous laisse tranquille pendant deux mois, je vous expliquerai fin janvier le nouveau voyage.

Ce carnet de voyage est terminé, j’en ouvrirai un autre pour les pays de golfe. Si vous cliquez sur « PatrickT » sur l’entête vous arrivez à la liste de tous mes récits de voyage … bon, pour le moment il n’y en a qu’un, mais c’est là que vous verrez celui des pays du golfe, allez voir vers le 20 janvier.

Merci aux 27 qui ont écrit 230 commentaires.

Le résultat du concours des commentaires est le suivant : 1 Poupounie, 2 Françoise, 3 Jean-Jacques, 4 Soso, 5 Marguerite, ils recevront leur cadeau d’ici la fin de l’année. Désolée pour les suivants 6 Yves, 7 Monique, 8 Béa, 9 Clo, 10 mjcthibau

A fin janvier.

Le carnet de voyage dans les pays du Golfe c'est :

https://www.myatlas.com/patrickT/pays-golfe-persique